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La Slovaquie choisira entre le F-16 et le JAS-39 Gripen pour moderniser son aviation de combat

La Slovaquie choisira entre le F-16 et le JAS-39 Gripen pour moderniser son aviation de combat | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Cela fait déjà un moment que la Slovaquie, membre de l’Otan, parle de moderniser sa force aérienne, laquelle est actuellement équipée de 12 avions de combat MiG-29, remis à jour en 2008 et dont la maintenance est assurée jusqu’en 2019, dans le cadre d’un contrat signé avec la Russie. En un mot, ce dossier est désormais urgent.

Pendant un temps, le gouvernement slovaque envisagea d’imiter son homologue tchèque en louant jusqu’à 8 avions JAS-39 Gripen auprès du constructeur suédois Saab. Cette idée avait du sens étant donné qu’il était alors question pour la Slovaquie et la République tchèque de créer un escadron de chasse commun.

Seulement, en 2015, le projet de louer des Gripen fut remis en cause, faute de moyens. « Nous envisageons trois options : la baisse du nombre d’heures (de location des Gripen), l’élargissement des capacités de nos MiG-29, ou la protection temporaire de notre espace aérien par nos partenaires de l’Otan », avait expliqué, à l’époque, une porte-parole du ministère slovaque de la Défense.

Finalement, aucun de ces trois solutions ne devrait être retenue. Entre-temps, le gouvernement slovaque a annoncé un hausse conséquente des dépenses militaires du pays, avec l’objectif de les porter de 1,16% à 1,6% du PIB en 2020, puis à 2% du PIB en 2024. Le tout accompagné d’un plan d’investissement d’environ 6,5 milliards d’euros jusqu’en 2030.

Aussi, et après avoir reçu « plusieurs offres », le ministère slovaque de la Défense a indiqué, le 2 février, qu’il avait retenu, sans plus de précisions, deux types d’avions de combat pour remplacer les MiG-29 : le F-16 et le JAS-39 Gripen.

A priori, il n’est pas question d’acquérir des avions de seconde main. Mais même si cela n’était pas le cas, l’état-major slovaque serait quand même obligé de reconduire le contrat de maintenance des MiG-29 dans l’attente de la livraison des nouveaux appareils.

Reste donc maintenant à voir quelle solution sera privilégiée… Logiquement, et étant donné l’accord qui lie Bratislava à Prague en matière de défense aérienne, le Gripen est donné favori dans la mesure où le choix de l’appareil suédois permettrait de mutualiser la formation des pilotes et la maintenance avec la force aérienne tchèque. L’on en saura plus en juin prochain.
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Revue de presse quotidienne des principaux articles concernant le secteur de la Défense, de ses industriels, des armements et technologies.
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L'OTAN aide l'Iraq à renforcer sa capacité de planification des forces, 15-Oct.-2018

L'OTAN aide l'Iraq à renforcer sa capacité de planification des forces, 15-Oct.-2018 | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Du 15 au 18 octobre 2018, l'OTAN a tenu un atelier de quatre jours visant à renforcer l'aptitude des forces de sécurité iraquiennes à planifier et à mener les missions et les tâches exposées dans la stratégie de sécurité nationale de l'Iraq. Cet atelier, consacré aux orientations stratégiques et à l'analyse de mission, est la première étape d'un processus de planification de défense global visant à aider les forces de sécurité iraquiennes à adapter leur structure de forces actuelle aux futurs défis en matière de sécurité. « L'OTAN est, pour l'Iraq, un partenaire incontournable qui l'y aidera dans les années à venir », a déclaré le général de division Adel commandant la Direction Plans de l'armée de terre iraquienne.

L'OTAN conseillera les planificateurs militaires iraquiens lorsque ceux‑ci définiront les modalités et les procédures liées à la planification de la structure de forces et aidera le ministère iraquien de la Défense à mettre en place une structure de forces et des capacités conformes aux orientations du pays en matière de sécurité nationale. « Les forces de sécurité iraquiennes ne manquent pas d'expérience pratique. Toutefois, nous voulons qu'elles évoluent et se développent encore comme celles d'autres pays autour de nous, où la planification des forces est un domaine dans lequel les officiers peuvent faire carrière. Nous devons développer nos propres unités de planification des forces », a souligné le général de division Samir, directeur de la coopération civilo‑militaire au ministère iraquien de la Défense.

Bora Onen, de la Division Politique et plans de défense de l'OTAN, a souligné que c'était l'Iraq qui était aux commandes, l'OTAN n'étant là que pour montrer le chemin et aider l'Iraq à trouver une solution. Un processus de planification est essentiel pour créer et maintenir une structure de forces et des capacités qui soient réalisables et abordables. Il définit le cadre dans lequel l'armée iraquienne affecte le personnel ayant les compétences requises, établit des structures militaires et identifie et priorise les capacités des forces et les besoins en matière de formation et d'équipement tout en tenant compte des contraintes budgétaires.

Les forces de sécurité iraquiennes font actuellement l'objet d'une restructuration visant à les rendre plus efficaces et à les préparer comme il se doit pour qu'elles puissent s'acquitter des tâches que leur confient les dirigeants politiques. Pour conclure, le général Adel a déclaré : « Nous avions beaucoup de questions à traiter lorsque nous avons commencé à analyser la stratégie de sécurité nationale cette semaine. Après examen et analyse de ce document, nous avons une vision claire des prochaines étapes et missions qui attendent le ministère de la Défense au niveau stratégique. »

Plus de 40 planificateurs iraquiens issus d'importantes directions du ministère de la Défense (Planification, Logistique, Ressources humaines, Budget et Communications, notamment) ont participé à l'atelier. Des représentants de la coalition mondiale contre l'EIIL étaient également présents. D'autres ateliers sont programmés en novembre et en décembre 2018.

Les ateliers sont animés par l'équipe de base de l'OTAN à Bagdad et s'inscrivent dans le cadre de l'action que l'Organisation mène dans le but d'aider le gouvernement iraquien à réformer ses structures de sécurité nationale, au titre des activités OTAN de formation et de renforcement des capacités en Iraq. Pour ce qui est de la planification de défense, l'OTAN apporte son soutien en coopération avec l'équipe américaine chargée de la gouvernance et de la gestion de la défense en coordination avec la coalition mondiale contre l'EIIL.

Une nouvelle mission OTAN en Iraq a été lancée au sommet de l'OTAN tenu à Bruxelles en juillet dernier. Il s'agit d'une mission « non combattante » dirigée par le major‑général Dany Fortin qui s'appuiera sur les activités de formation et de renforcement des capacités en cours. Du personnel a commencé à arriver en Iraq. La nouvelle mission devrait être en place au début de l'année prochaine.
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Safran à Euronaval 2018 : des solutions à la hauteur des nouveaux enjeux maritimes

Safran à Euronaval 2018 : des solutions à la hauteur des nouveaux enjeux maritimes | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Du 23 au 26 octobre 2018, Safran Electronics & Defense expose à Euronaval ses solutions navales et aéronavales les plus éprouvées et innovantes. Forte d’un savoir-faire perfectionné, 70 ans durant, aux côtés des marines du monde entier, la société offre la fiabilité, l’autonomie et la polyvalence indispensables aux missions des marins. De la navigation jusqu’à la dissuasion en passant par la protection, le renseignement ou encore la coercition, elle apporte à chacun de leurs besoins une solution optimale et intelligente. Navires, sous-marins, drones, sa mission est de garantir la supériorité technologique et stratégique des opérationnels sur, sous ou au-dessus des mers du globe !
SOLUTIONS POUR NAVIRES DE SURFACE
De plus en plus disputés, les espaces maritimes voient émerger de nouvelles menaces dites « asymétriques » avec, notamment, la montée en puissance d'acteurs non étatiques (terrorisme, piraterie, trafics, etc.). Les marines sont désormais confrontées à des dangers de toutes sortes provenant aussi bien de la mer (bateaux rapides, jets ski, etc.) que des airs (drones) et des côtes (vedettes, missiles d'artillerie, lance-roquettes). C'est pourquoi Safran Electronics & Defense a mis au point une gamme complète de systèmes optroniques, dotés de capteurs de dernière génération, pour apporter aux opérationnels une solution efficiente à chaque cas de figure.
VAMPIR NG, PASEO XLR et VIGY ENGAGE : SURVEILLANCE ET CONDUITE DE TIR
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AWD

Avec le Vampir NG, Safran Electronics & Defense offre aux marins un système de veille infrarouge de très longue portée conférant au système de détection de combat, un délai de réaction précieux. Doté d'une capacité de détection et de poursuite automatique de cibles multiples, le Vampir NG couvre 360 degrés avec une seule caméra infrarouge. Parfaitement intégrable, il communique spontanément au Combat Management System (CMS) du navire le type de la menace (surface, air, classique ou asymétrique).

Conçu pour s'adapter aux missions des frégates, corvettes ou encore porte-avions, le PASEO XLR offre une capacité de détection, d'identification et d'engagement des menaces de longue portée, de jour comme de nuit. Grâce à son option de veille sectorielle automatique, il est capable de détecter des menaces potentielles à très basse altitude et s'intègre parfaitement aux systèmes d'artilleries navals embarqués. Le PASEO XLR a été sélectionné en 2017 par Naval Group pour équiper les cinq frégates de taille intermédiaire de la flotte française. Mise à l'eau planifiée pour 2023.
Bateau rapide
Daniel Linares;


Pour les porteurs plus modestes tels que les bateaux semi-rigides (RHIB) ou les vedettes et patrouilleurs des gardes côtes, Safran Electronics & Defense a développé le VIGY ENGAGE, un système de surveillance de visée naval moyenne portée. Léger, modulaire, le VIGY ENGAGE comprend une voie thermique refroidie, une voie jour et un télémètre laser. Sa force réside notamment en sa capacité d'offrir des images nettes, de tout temps, y compris à grande vitesse ou sur de petites embarcations.


SOLUTIONS POUR SOUS-MARINS
Parce que garantir sa souveraineté nationale implique d'évaluer les menaces et d'anticiper les évolutions du contexte géopolitique mondial, les marines ont besoin de disposer d'une autonomie d'appréciation, de décision voire de dissuasion.
MATS OPTRONIQUES ET RADARS
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Ewan Lebourdais

Équipementier de nombreux sous-marins nucléaires et classiques, en France comme à l'export, Safran Electronics & Defense offre des solutions innovantes opérant en toute discrétion. Avec sa Série 30, la société fournit des mâts optroniques d'attaque (AOM) et de veille (MOV) « non pénétrants » qui font la différence par leur furtivité, leur architecture multi-capteurs parfaitement intégrée et compacte* et leurs modules optroniques de haute définition couvrant le champ du visible jusqu'à l'infra-rouge. Associés à des traitements d'image sophistiqués, ces modules d'imagerie offrent un haut niveau d'autonomisation, véritable atout pour la sécurité nautique, l'autoprotection et la classification des menaces. Le mât radar Série 10 CSR LPI inclut, pour sa part, toutes les fonctions d'un radar de navigation classique avec une discrétion optimale. Ensemble, ou séparément, ces produits contribueront aux succès des missions de renseignement et de dissuasion des sous-mariniers en leur apportant des solutions fiables et discrètes tant en termes de navigation que d'autoprotection, d'identification et de ciblage.

*À ce jour, Safran Electronics & Defense possède le mât d'attaque le plus discret au monde.
SOLUTIONS AERONAVALES
Face à l'intensification et à la diversification des menaces sur les mers du globe, le secteur naval et aéronaval est en train de vivre une véritable course à la suprématie technologique. Dans ce contexte, désireux de préserver leurs intérêts nationaux (territoriaux et économiques), les États réfléchissent très sérieusement à la numérisation de leurs marines et notamment à l'introduction de drones au sein de leurs flottes. Seul expert français dans le domaine des drones tactiques, et ce depuis de nombreuses années, Safran Electronics & Defense est aujourd'hui impliqué dans les programmes SDAM de la marine.
PATROLLER : LE DRONE TACTIQUE DE LONGUE ENDURANCE MULTI-SENSEURS & MULTI-MISSIONS
Patroller & Euroflir 410
Safran

Développé et produit en France par Safran Electronics & Defense, le Patroller™ est un système multi-capteurs de longue endurance conçu pour effectuer des missions de surveillance et de renseignement dans un contexte d'opérations extérieures ou de sécurité intérieure (telles que la surveillance des frontières et des côtes) en toute discrétion. Doté d'une autonomie de vol de classe 20 h, le Patroller peut embarquer une charge utile de 250 kg, tout en évoluant à une altitude maximale de 6 000 m pour une vitesse comprise entre 100 et 200 km/h. Sa portée de 200 km peut être étendue à 1 000 km avec une liaison de données SATCOM.
EUROFLIRTM 410 : NOUVEAU SYSTEME ELECTRO-OPTIQUE DE TRES LONGUE PORTÉE

L'EuroflirTM 410 de nouvelle génération est un système électro-optique de très longue portée permettant aux forces de couvrir le large spectre de missions qui leurs sont confiées : lutte contre la piraterie, trafics de toutes natures ou encore terrorisme. Ce système offre des capacités d'observation et de désignation inégalées quelles que soient les conditions météorologiques. L'EuroflirTM 410 équipe le drone PatrollerTM et pourra équiper l'ensemble des plateformes utilisées par la Marine : NH90 NFH, Panther Mk2, HIL, Falcon 50 et AVSIMAR.
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SCAF : pourtant il y a urgence

SCAF : pourtant il y a urgence | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Annoncé en juillet 2017, le projet de futur avion de combat européen (SCAF – Système de combat aérien futur) n’a toujours pas avancé de façon significative, malgré l’impulsion initiale donnée par Emmanuel Macron et Angela Merkel. Si de nombreux points restent logiquement encore indéterminés (environnement SCAF, éventuels pays partenaires supplémentaires…), tout semble se passer comme si, du côté de la DGA et du ministère, on prenait son temps dans un projet qui manque aujourd’hui de financement et de cadre. C’est-à-dire du lancement d’une étude globale d’architecture franco-allemande permettant de répondre à l’expression de besoin militaire et d’où découlera un système de combat comprenant l’avion et son environnement.

Certains pointent du doigt le risque d’intégrer cette étude à l’étude de concept post-Rafale contractée en début d’année et à laquelle sont associés les quatre grands partenaires du «club» Rafale, par le biais d’un avenant permettant d’y intégrer Airbus Allemagne. Si cela permettrait d’éviter le lancement d’une lourde procédure de marché en bonne et due forme, l’étiquette franco-française «Rafale» du cadre pourrait être utilisée par les détracteurs ou les concurrents du SCAF, notamment pour faire pression au Bundestag… Cette absence de cadre, permettant la signature d’un accord de confidentialité, est aujourd’hui un frein à l’échange de données confidentielles et au partage de résultats techniques entre les deux pays.

Ce «silence prudent» du ministère et de la DGA s’explique aussi peut-être par la volonté de Thales de s’inviter parmi les grands architectes du projet en montant sur la partie «systèmes», ce qui relancerait la question du leadership du programme par Dassault (sur l’avion) et Airbus (sur l’architecture du système global). Quel que soit le «track record» de Thales en matière d’architecture globale, et s’il paraît aujourd’hui difficile de contester la légitimité ou le savoir-faire de Dassault en qualité d’avionneur et d’intégrateur systèmes (car il s’agit d’abord de concevoir et de vendre un avion de combat !) ou d’Airbus en tant qu’architecte (systèmes SCCOA et SESAR), ce partage «à deux» repose sur un fragile et juste équilibre franco-allemand.

Ainsi, Dassault n’acceptera probablement pas d’être seulement le fournisseur d’une cellule motorisée, laissant échapper la manne que représentent les services liés aux systèmes sur le cycle de vie des appareils. Côté Airbus, on doit pouvoir être en mesure d’assurer un minimum d’activité en Allemagne (et, dans une moindre mesure, en France). D’autant que cette répartition ne présage en rien du «workshare» industriel futur sur l’une et l’autre des architectures de ce système de système, auquel seront inévitablement associés divers équipementiers d’un côté et de l’autre du Rhin et qui dépendra in fine largement du niveau des financements et des commandes françaises et allemandes. Le maintien de cet équilibre sera crucial pour que le projet soit perçu comme acceptable en Allemagne, notamment au Bundestag.

Un coup d’accélérateur est donc aujourd’hui indispensable, au risque d’éroder la confiance dans le projet du partenaire allemand, qui pourrait alors décider, en attendant, d’acheter un nombre limité de F-35. Les «clubs» F-35 et Eurofighter se rejoindraient alors, sur fond d’enlisement du projet SCAF. Le risque ? Ni plus ni moins que le lancement d’un programme de remplacement de l’Eurofighter, qui laisserait la France, Dassault et Thales seuls face au besoin d’avion futur. L’échec du SCAF est donc un scénario envisageable…
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​Cash-strapped Jakarta to renegotiate K-FX/I-FX involvement

Jakarta hopes to renegotiate its partnership with Seoul in the Korea Aerospace Industries (KAI) K-FX/I-FX fighter programme.

A team lead by Indonesia’s coordinating minister for political, legal and security affairs Wiranto will head to Seoul to discuss the issue, according the ministry’s website.

A major issue for the Indonesian side is cost, which stems from weakness in the Indonesia rupiah. The currency has lost a third of its value against the dollar in the last five years, and has performed nearly as poorly against the South Korean won.

This prompted Indonesian president Joko Widowo to dispatch Wiranto’s mission. Discussions are expected to take up to one year. The issue of renegotiation was raised during a visit by Korean president Moon Jae-in to Indonesia in September.

Under the terms of the original K-FX/I-FX deal, Jakarta would foot W1.6 trillion ($1.9 billion) of the programme’s W8.5 billion price tag.

In addition, Jakarta is concerned about areas such as cost sharing, production costs, the actual amount of technology transfer it will receive, and other areas.

Media reports from Indonesia have suggested that Jakarta is concerned about US export controls placed on certain K-FX technologies. Lockheed Martin is playing a critical role in the development of the twin-engined fighter under offset agreements for Seoul’s acquisition of 42 F-35As.

In a television interview in May, defence minister Ryamizard Ryacudu stated that Jakarta wanted to review its involvement, effectively pressing the pause button on the programme. He added that the development contract for the aircraft, signed between KAI and Indonesian Aerospace in early 2016, was somehow "incomplete", though he provided no details.

In 2016, KAI said that Indonesia Aerospace, also known as PTDI, was to send 100 staff to KAI’s Sachon factory to aide in the design of the new fighter, which is foreseen as being more advanced than the Lockheed Martin F-16, but not up to the standard as the F-35.

Original plans called for the South Korean government to foot 60% of the programme. KAI and its partners will cover the final 20%. Jakarta was to furnish 1% of the total budget by April 2016, and over 2% starting in 2017.

Jakarta’s presence in the programme has not been without controversy. Several observers have said that it would make the US government reluctant to provide export licenses for technologies related to the jet.

K-FX is destined to become Seoul’s biggest defence acquisition programme. It will see 120 twin-engined fighters delivered the country’s air force, and 80 to Indonesia.
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Première étape pour les essais en mer de l'aéronavale britannique

Première étape pour les essais en mer de l'aéronavale britannique | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Les deux F-35B embarqués à bord du porte-avions HMS Queen Elizabeth ont achevé une première phase d'essais à la mer le 16 octobre dernier (« developmental testing - 1 »). Il s'agissait notamment de pouvoir générer assez de données pour valider la capacité d'intégration des chasseurs de Lockheed Martin sur le porte-avions britannique.

Pour cette première étape, les équipages ont réalisé 38 vols et effectué 98 pontées, dont 96 appontages verticaux et deux appontages courts, dont le premier a été effectué le 13 octobre dernier. Les équipages ont également procédé à de premiers largages de bombes, des GBU-12 Paveway II. La prochaine phase d'essais, qui devrait débuter à la fin du mois, comprendra entre autres des vols de nuit

Le HMS Queen Elizabeth a appareillé le 18 août dernier de Portsmouth, pour une campagne d'essais à la mer, dont presque trois mois d'essais en vol pour les F-35B, dont le planning initial prévoit 500 décollages et appontages. Ce déploiement a également permis au porte-avions d'effectuer sa première traversée transatlantique pour rejoindre la côte est des États-Unis.

Les vols d'essais opérationnels sont prévus pour 2019, le premier déploiement opérationnel est quant à lui attendu pour 2021. A l'heure actuelle, Lockheed Martin a déjà livré seize F-35B aux forces armées britanniques.
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FFCI : exercice amphibie Puma II à Abidjan

FFCI : exercice amphibie Puma II à Abidjan | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Du 3 au 5 octobre, les forces françaises en Côte d’Ivoire (FFCI) et les équipages du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistral et du patrouilleur de haute-mer (PHM) Commandant Ducuing ont participé à l’exercice amphibie Puma II sur les rives de la lagune d’Abidjan.

Organisé en accord avec les autorités ivoiriennes, Puma II avait pour objectif principal d’entrainer les FFCI et les bâtiments de la Marine nationale déployés dans le cadre de la mission Corymbe à mener conjointement une opération amphibie. Les techniques de mises à terre depuis la mer ont également pu être travaillées pendant cette séquence d’exercices impliquant sous-groupement tactique interarmes (SGTIA) à dominante infanterie ainsi qu’un état-major tactique, armés par le 43e bataillon d’infanterie de marine (43e BIMa).

Puma II a débuté par une phase d’acculturation des fantassins du 35e régiment d’infanterie, armant actuellement le 43e BIMa. Après avoir embarqué sur le Mistral, ces derniers se sont ainsi vus présenter les capacités d’assaut amphibie du BPC, puis ont assisté à un briefing sur les opérations amphibies et les spécificités de ce domaine d’action.

Etape indispensable avant toute action amphibie, la phase d’acculturation comportait également des instructions pratiques sur la batellerie du BPC. Supervisées par l’officier de pont et dispensées par les manœuvriers du Mistral, ces instructions ont permis de valider les capacités des pilotes du SGTIA à embarquer puis débarquer leurs engins des chalands de transport maritime (CTM). Ces manœuvres ont également été exécutées depuis un engin de débarquement amphibie rapide (EDAR).

A l’issue de cette phase de qualification, le SGTIA a été projeté depuis le BPC, à l’autoposition dans la lagune, sur une plage préalablement reconnue par l’équipe de reconnaissance de plage de la flottille amphibie. Appuyée par un détachement de fusiliers-marins portugais participant à l’exercice dans le cadre de la coopération navale entre nos deux pays, cette dernière a ensuite guidé les CTM pour qu’ils puissent débarquer les fantassins et leur matériel, de jour puis de nuit.

Tout au long de cet exercice, les Gazelles du détachement de l’aviation légère de l’armée de terre (DETALAT) des FFCI, se sont entrainées au vol en patrouille aux côtés de l’Alouette III embarquée sur le Mistral ainsi qu’à l’appontage sur le pont d’envol du bâtiment, jour et nuit.

Puma II a ainsi permis une mutualisation précieuse des savoir-faire techniques des deux armées dans le domaine de la projection de forces. Cette séquence de préparation opérationnelle a en outre offert l’occasion de mettre en œuvre la chaine de commandement et de contrôle de niveau opératif, susceptible d’être activée dans l’hypothèse d’une évacuation de ressortissants en Afrique centrale et de l’Ouest.

Soulignons enfin que trois officiers de la Marine nationale ivoirienne ont suivi cet exercice à bord du Mistral en qualité d’observateur, afin de découvrir les capacités de ce bâtiment avec lequel ils participeront dans quelques semaines à l’exercice « Grand African Nemo » en coopération avec les marines africaines de la région du Golfe de Guinée.

 

Créées le 1er janvier 2015, les forces françaises en côte d’Ivoire s’inscrivent dans la continuité de l’accord de partenariat de défense de 2012 qui scelle une proximité ancienne entre la France et la Côte d’Ivoire. Les 950 militaires engagés forment la réserve opérative pour l’AFCO et sont chargés d’appuyer et de soutenir les opérations dans la zone, mais aussi de mettre en œuvre un partenariat militaire opérationnel avec la République de Côte d’Ivoire et en coopération avec les forces partenaires de la région.
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Avion de combat du futur: Airbus veut un leadership sur le Scaf

Le patron d'Airbus Defence and Space, Dirk Hoke, a plaidé pour un « leadership » d'Airbus sur le système global qui gérera l'ensemble des éléments associés au Scaf, le projet franco-allemand d'avion de combat du futur, dans un entretien à LaTribune.fr.

Le système de combat aérien du futur (Scaf), lancé par Paris et Berlin en juillet 2017, est la pièce maîtresse de la stratégie franco-allemande pour assurer la souveraineté européenne en matière de défense.

Il s'agit d'un système complet associant, outre un avion de combat, un drone Moyenne altitude longue endurance (Male), un système de commandement et d'observation aéroporté, des systèmes au sol, ou encore des patrouilles maritimes, à l'horizon 2040.

Les deux capitales ont convenu que l'avion serait développé sous leadership Dassault, tandis que le drone Male le serait avec leadership Airbus.

« Sur le futur avion de combat, nous sommes prêts à travailler avec Dassault, avec un leadership de ce dernier », a déclaré M. Hoke dans cet entretien publié jeudi.

« Il faut poursuivre dans l'ambition et la construction du projet jusqu'au Scaf dans sa globalité, car c'est plus qu'un avion », a-t-il poursuivi.

Pour le système global, « nous pensons que cela serait bien pour le développement du projet et son équilibre qu'Airbus prenne le leadership », a-t-il indiqué.

Pour autant, « avoir le leadership ne signifie pas qu'Airbus va faire tout, tout seul », a-t-il assuré.

Selon M. Hoke, aucun contrat n'a encore été signé. « Nous sommes en train de préparer la définition de l'EuroMale. Nous voulons commencer la phase de développement au plus tard au troisième trimestre 2019, puis lancer la phase de production et l'entrée en service », a-t-il dit.

Selon lui, Airbus travaille déjà avec les grands partenaires français et allemands autour de ce projet, Thales, Hensoldt, MBDA.
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Préparation de la production du T-X

Préparation de la production du T-X | DEFENSE NEWS | Scoop.it
l n’y pas de temps à perdre, l’avionneur suédois Saab a reçu une commande de Boeing pour la phase de développement de l'ingénierie et de la fabrication (EMD) de l'avion de formation au pilotage avancé T-X. La valeur de cette commande est d'environ 117,6 millions de dollars. La commande durera jusqu'en 2022.

Rappel :

Saab et Boeing ont été choisis par l’armée de l’air américaine le 27 septembre pour le programme T-X, une nouvelle ère pour le partenariat entre Saab et Boeing. Le programme T-X est divisé en plusieurs phases. Cette commande concerne la première phase, EMD, dans laquelle Saab et Boeing industrialisent l'avion T-X avec le client. EMD comprend les tests, la certification des vols militaires américains et la livraison de cinq jets. La phase EMD sera suivie d’une phase de production en série.

«Cette commande est un pas en avant passionnant vers une nouvelle ère en ce qui concerne les jets d'entraînement. Il jette les bases de notre travail commun pendant de nombreuses années. Nous sommes impatients de faire ces prochaines étapes avec Boeing », a déclaré Håkan Buskhe, président et chef de la direction de Saab.

Saab et Boeing ont développé l'avion T-X ensemble. Saab est un partenaire de partage des risques avec Boeing dans le développement. Boeing est le principal contractant désigné pour l’acquisition du système de formation de pilote avancée par l’armée de l’air américaine. Saab sert le marché mondial avec des produits, des services et des solutions de pointe dans les domaines de la défense militaire et de la sécurité civile.

Programme TX :

Le programme TX prévoit en effet, de remplacer la flotte vieille de 45 ans soit près de 350 appareils écoles T-38 « Talon ». Boeing sera le maître d'œuvre et Saab AB le partenaire principal pour couvrir des domaines tels que la conception, le développement, la production, le soutien, les ventes et le marketing.

Le TX de Boeing/Saab :

Le TX de Boeing / Saab comporte une double queue, un grand cockpit avec une excellente visibilité. Des éléments de type LERX ont été repris de la famille F/A-18 « Hornet ». Le TX dispose d’un seul moteur General Electric F404 également utilisé sur le "Hornet" et le "Gripen". Boeing affirme que la conception et la performance de l'avion à double-queue fourni un excellent contrôle, et une très bonne stabilité pour le ravitaillement. Darryl Davis, le président de Boeing's Phantom Works, a déclaré que l'avion a été conçu pour répondre à toutes les exigences du programme, et a noté qu'il offrira un angle d'attaque haut (AoA) et de haute performance en matière d’accélération. Boeing a également souligné que la conception du poste de pilotage offre un positionnement idéal pour l'instructeur avec une très bonne visibilité, tant pour l'instruction en vol que pour la formation avancée en combat aérien visuel. L'offre de Boeing/Saab utilise un cockpit moderne, semblable à celui d'un combattant, avec un écran reconfigurable à grande surface (LAD) qui imite ceux trouvés dans le F-22 et le F-35 et le nouveau Gripen E. Le Boeing TX est également compatible avec les lunettes de vision nocturne. Le Boeing/Saab TX est doté d'une capacité interne de ravitaillement en vol et il dispose d’un point d'ancrage central pour transporter des équipements connexes comme des nacelles.
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La prochaine mission du porte-avions Charles de Gaulle pourrait mettre l'accent sur la défense de la liberté de navigation

La prochaine mission du porte-avions Charles de Gaulle pourrait mettre l'accent sur la défense de la liberté de navigation | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Avant d’être immobilisé pour son chantier de modernisation à mi-vie, le porte-avions Charles de Gaulle s’était surtout concentré sur les opérations menées contre l’État islamique (EI ou Daesh) au Levant. Alors qu’il est en phase de remontée en puissance, pour son prochain déploiement, le navire amiral de la Marine nationale devrait retrouver les eaux de l’océan Indien, qu’il a régulièrement fréquentées entre 2001 et 2015.

Mais il se pourrait que la mission du groupe aéronaval ne se limite pas à l’océan Indien. Dans un entretien donné au quotidien La Provence, et à la question de savoir si le retour du porte-avions Charles de Gaulle constituera un « élément de réponse » aux ambitions maritimes chinoises, Florence Parly, la ministre des Armées a répondu que la France « a toujours été en première ligne pour défendre un droit imprescriptible qui est la liberté de navigation dans les eaux internationales, comme c’est le cas en ce moment en mer de Chine méridionale ». Et d’ajouter : « Nous manifesterons notre liberté d’agir et de naviguer dans ces eaux. »

Pour rappel, et malgré les prétentions de ses voisins, Pékin revendique sa souveraineté sur la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, carrefour essentiel des routes maritimes commerciales et dont les fonds seraient riches en hydrocarbures. Pour cela, les autorités chinoises pratiquent la politique du fait accompli en militarisant les récifs des archipels Spratleys et Paracels, en y installant des capacités de déni et d’interdiction d’accès [A2/AD].

« Le fait que le Charles de Gaulle retrouve bientôt la mer avec ses pleines capacités opérationnelles, va redonner à notre groupe aéronaval une puissance de projection et en renforcer la dimension politique. Il est d’ailleurs prévu qu’il se rende dans l’océan Indien en 2019 », a ensuite affirmé Mme Parly. Faut-il en déduire, d’après les précédents propos de la ministre, que le groupe aéronaval ira ensuite montrer le pavillon français en mer de Chine méridionale?

En tout cas, une telle mission s’inscrirait dans le droit fil des propos tenus par le président Macron lors de son déplacement, en avril dernier, en Australie. En effet, il avait affirmé vouloir « construire un axe indo-Pacifique » pour « faire respecter la liberté de navigation et de circulation aérienne » face aux risques « d’hégémonie » de la Chine, dont l’influence ne cesse s’accentuer dans la région Indo-Pacifique.

D’où, d’ailleurs, la mission « Pégase », qui conduite cet été par l’armée de l’Air avec 3 Rafale, 1 A400M, 1 A310 et 1 avion ravitailleur, a consisté à participer à l’exercice australien Pitch Black et visiter plusieurs pays d’Asie du Sud-Est, dont l’Indonésie, la Malaisie et le Vietnam [qui ont des différends territoriaux avec la Chine, ndlr].

Pour rappel, la France est aussi une puissance de la région Indo-Pacifique avec ses territoires d’outre-Mer et leurs 9 millions de km de zone économique exclusive. En 2014, un rapport du Sénat avait insisté sur le fait que la Marine nationale devait y assurer une « présence régulière et visible ». Plus tôt, un document de la Direction des affaires stratégiques [devenue depuis la « Direction générale des relations internationales et de la stratégie » – DGRIS], avait estimé que « nous devions [y] être en mesure de surveiller, de prévenir et d’agir militairement face à une menace qui porterait atteinte à l’intégrité de notre sécurité. » D’où le possible envoi de « 42.000 tonnes de diplomatie »…
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L'Europe de demain vue par la Défense britannique

L'Europe de demain vue par la Défense britannique | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le ministère britannique de la Défense vient de publier la sixième édition d’une « brique » de 270 pages intitulée « Global Strategic Trends. The Future Starts Today ». Les tendances stratégiques globales décrivent un contexte stratégique pour la défense et la sécurité à partir du milieu du 20e siècle. Ce contexte donne lieu à une vision globale de l’avenir découlant de recherches menées par le Centre de développement, de concepts et de doctrine (DCDC).

Selon les analystes du DCDC, nous sommes à un point d’inflexion car si de nombreuses tendances futures sont familières (stress environnemental et évolution démographique, accélération du changement technologique, importance croissante de l’information, renforcement du pouvoir humain et transitions nationales et internationales dans les domaines économique, politique et militaire), l’accélération sans précédent de la vitesse du changement génère des interactions toujours plus complexes entre ces tendances. Là, on se trouve devant de nombreuses et parfois inquiétantes inconnues. Leur effet cumulatif représente un défi stratégique qui nécessite une réponse stratégique. Seule une capacité accrue d’innovation et d’adaptation permanentes nous permettra de les résoudre. Et encore…



Comme l’écrivent pertinemment les rédacteurs du DCDC, il s’agit de créer, inventer, concevoir, introduire de nouveaux processus, de nouvelles façons de penser, de nouvelles formes de leadership (là, il y a un fameux travail à réaliser !) et de gestion permettant d’adopter de nouvelles idées, d’exploiter et d’intégrer de nouvelles technologies, transformant notre système actuel en un système en permanence innovant, adaptable, réactif et proactif. Nous devons explorer de nouveaux moyens de trouver des solutions rapides et pertinentes aux menaces futures et imprévisibles, être prêts à exploiter des opportunités éphémères. Cela implique de changer notre façon de penser, d’agir et d’acquérir du matériel, d’exercer le commandement, de diriger. L’ampleur du défi multiforme est celle d’un changement complet de paradigme dans la nature du conflit. D’où la seconde partie du titre donné au document utilisé en référence : l’avenir commence aujourd’hui.



Intéressons-nous à l’un des chapitres, en l’occurrence celui consacré à notre bonne vieille Europe. Celle-ci n’est certes pas en déclin généralisé mais il est évident, depuis longtemps, que sa que sa puissance historique décline depuis 1945. Jusqu’où ? Qualificatif intéressant donné par le DCDC, cette puissance se maintiendra, considérable, mais « douce » – entendez moins agressive que celle des Etats-Unis ou de la Chine, par exemple – et en dépit d’une part encore décroissante dans l’économie mondiale. Soulignons au passage que, en Europe du moins, le nombre d’acteurs politiques qui contestent la pertinence du modèle économique de croissance est en constante augmentation, vu les dégâts causés par l’économie de marché et les inégalités croissantes qui en résultent. La croissance de la productivité devrait rester faible et le chômage pourrait augmenter, ce que les « experts » européens de toutes obédiences confirment.



Néanmoins, à condition d’adapter certains modes de fonctionnement, les Européens devraient rester relativement riches par rapport aux habitants de la plupart des autres régions du monde, les pays émergents ne cessant… d’émerger dans un chaos économique et géopolitique préoccupant. Adeptes de la méthode Coué de tous pays, unissez-vous ! D’ailleurs, comme l’aurait dit Monsieur Jourdain, le voisinage de l’Europe devrait rester difficile, alors que le Moyen-Orient et l’Afrique connaîtront une croissance démographique rapide et une instabilité qui contraindra la migration vers l’Europe. L’attitude ferme de pays comme la Hongrie deviendra sans doute intenable : on n’arrête pas un tsunami avec des clôtures… Et tant qu’un homme fort comme Vladimir Poutine sera aux commandes, directement ou via des hommes de paille, les relations de l’Union européenne avec la Russie devraient également rester difficiles.



L’impact de ces facteurs ne sera pas uniforme dans les vingt-sept pays de l’Union européenne (plus vingt-huit : faisons semblant que le Brexit aura bien lieu en 019) ; le sud et l’est de l’Europe seront plus durement touchées par la faible croissance économique, le changement climatique et le vieillissement de la population. Un clivage entre l’Europe du nord et de l’ouest, plus riche, plus compétitive et au climat plus tempéré, et les plus pauvres du sud et de l’est menace déjà la cohésion européenne. Les problèmes engendrés par la gestion des flux migratoires et le budget italien n’en sont que des indices. En outre, la plupart des gouvernements seront confrontés au vieillissement de la population et à la demande croissante de dépenses supplémentaires en matière d’aide sociale.



Les climatologues le crient depuis longtemps tous azimuts : le changement climatique aura des conséquences profondes dans tous les pays européens, sud en tête. Les projections climatiques font apparaître une nette augmentation des températures extrêmes, des sécheresses et des épisodes de fortes précipitations, avec un accroissement des inondations graves comme celles auxquelles on assiste de plus en plus souvent ces dernières années (demandez l’impact aux assureurs !). Des changements dans la répartition et la configuration saisonnière de certaines infections et le risque accru de nouvelles maladies infectieuses sont plausibles. L’Europe méridionale est particulièrement vulnérable au changement climatique, de nombreux secteurs pouvant en souffrir mais d’autres en bénéficier. Se posera le problème de l’approvisionnement en eau, surtout dans le sud.



Venons-en à un sujet qui intéresse plus précisément Forces Operations : le pétrole brut dominera encore un bon moment les importations d’énergie de l’UE avec une part de 69% en 2017, suivi du gaz naturel avec 20%. En 2017, la Russie était le plus gros fournisseur de pétrole et de gaz de l’UE, devant la Norvège. Si la dépendance énergétique persiste comme prévu, l’Europe importera 93% de son pétrole et 83% de son gaz en 2030, principalement en provenance de Russie et de Norvège, ainsi que du Moyen-Orient. L’UE et la Russie ont une relation énergétique interdépendante qui devrait perdurer au cours des vingt à trente prochaines années : l’Europe a besoin de l’énergie russe et la Russie a besoin de l’argent européen. Le maintien du rythme actuel de développement des énergies renouvelables dans l’ensemble de l’Europe permettrait à l’UE d’atteindre son objectif de générer au moins 27% de sa consommation finale brute d’énergie à partir de sources renouvelables d’ici 2030. Mais bon, il est devenu un lieu commun que d’en appeler au développement des énergies renouvelables – dont la géothermie est stupidement ignorée ou presque, alors qu’elle est la seule qui soit stable tout au long de l’année – et les industries de défense n’y recourent encore que très marginalement. Idem pour nos forces armées. Une réelle tendance inverse aurait de quoi réjouir quelque 520 millions d’Européens !
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À force de réduire ses dépenses militaires, l'Afrique du Sud aura-t-elle encore des forces armées?

À force de réduire ses dépenses militaires, l'Afrique du Sud aura-t-elle encore des forces armées? | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Durant son histoire, et en raison de ses liens avec le Commonwealth, l’Afrique du Sud participa aux deux guerres mondiales, puis, à partir des années 1960/1970, mena des interventions dans son proche environnement pour contenir l’influence soviétique, comme ce fut le cas en Angola. En janvier 1988, son armée fut même engagée dans la bataille de Cuita Cuanavala, aux côtés des combattants de l’UNITA [União Nacional para a Independência Total de Angola] contre les forces angolaises, elles-mêmes appuyés par 5.000 soldats cubains.

À la fin des années 1980, les forces armées sud-africaines disposaient d’un budget équivalent presqu’à 10% du PIB. Et de telles ressources lui permirent d’envisager de se doter de l’arme nucléaire. Les bouleversements politiques, avec notamment la fin du régime de l’arpeithed et l’émergence de nouveaux équilibres régionaux (fin des guerres civiles en Angola et au Mozambique), changèrent la donne, même si des moyens relativement conséquents continuèrent de leur être alloués, ce qui leur permit, par exemple, de commander, en 1999, 26 avions de combat Gripen (livrés 2008) ou encore de participer à des missions de maintien de la paix dans le cadre des Nations unies.

Seulement, et, comme le souligne une note du Trésor, malgré de « nombreux atouts » (ressources naturelles abondantes, forte insertion dans le commerce mondial, infrastructures performantes, sophistication financière, etc), l’Afrique du Sud connaît une situation économique difficile, sur fond d’inégalités sociales encore « très marquées » et un taux de chômage de 26,7%.

Résultat : pour équilibrer les finances publiques et trouver des marges de manoeuvre budgétaires, les forces sud-africaines sont mises à contribution plus souvent qu’à leur tour. Ce qu’a dénoncé le général Lindile Yam, le chef d’état-major de la South African Army, qui est très remonté contre l’intention du gouvernement de tailler à nouveau dans les dépenses militaires.

« Ces coupes budgétaires ont des conséquences négatives sur les efforts faits pour mener des opérations », a ainsi prévenu le général Yam, en s’écartant du discours qu’il avait prévu de tenir devant la presse, le 18 octobre. « Nous sommes tombés à moins de 1% et peut-être allons-nous vers 0%, je ne sais pas », a-t-il continué, avant d’accuser les responsables politiques de son pays de « jouer un jeu dangereux ». Et d’insister : « Un danger arrive, que personne ici ne semble voir. »

« Avec 1,9% [du PIB], nous pourrions continuer et dire que nous allons conserver une certaine crédibilité », a continué le général Yam. En cas de guerre, a-t-il poursuivi, « nous ne resterons jamais les bras croisés, même si nous devons marcher à pied. […] Nous irions mais nous saignerons et vous devez le savoir », a-t-il encore fait valoir, après avoir appelé les Sud-Africains à se rendre compte dans quel état ils ont mis « leur armée », laquelle doit avoir les moyens de ses missions, qui sont le contrôle des frontière (afin d’empêcher, notamment, la contrebande qui sape l’économie du pays) et la protection des lignes de communication ainsi que des routes commerciales. Si ces dernières ne sont pas sécurisées, l’Afrique du Sud « ne saurait être stable et pourrait se retrouver dans une situation où un citoyen paierait 150 rands (10 euros) une miche de pain », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, ce dernier a aussi évoqué la menace terroriste en évoquant le Mozambique voisin, où, dans la province du Cabo Delgado, sévit le groupe Ahlu Sunnah Wa-Jamma qui, récemment créé, appartient à la mouvance jihadiste. Cette année, il aurait commis au moins une vingtaine d’attaques

« Regardez ce qui se passe chez notre voisin. Des terroristes […] décapitant les gens. Si c’est au Mozambique, c’est ici », a estimé le général Yam.

Enfin, des questions se posent désormais sur la capacité de l’armée sud-africaine à participer aux opérations des Nations unies. En tant que puissance régionale, l’Afrique du Sud a engagé des contingents relativement importants, ces dernières années, dans de telles missions, que ce soit en République démocratique du Congo ou encore au Darfour. « Mais nous n’avons pas les moyens de faire cela maintenant », a prévenu le général Yam.

Cela étant, les propos tenus par le chef de la South African Army ne sont pas surprenants. En 2014, un bilan stratégique mettait déjà en garde contre les conséquences des coupes budgétaires drastiques imposées aux forces armées. Ce rapport prônait à l’époque de doubler les dépenses militaires d’ici 2030 afin de permettre à l’Afrique du Sud, qui dispose par ailleurs d’une industrie de l’armement assez dynamique, de tenir son rang. Une recommandation tombée dans les oubliettes…
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Les Armées vont distribuer 20.000 "kits" pour aider psychologiquement les enfants des militaires partis en mission

Les Armées vont distribuer 20.000 "kits" pour aider psychologiquement les enfants des militaires partis en mission | DEFENSE NEWS | Scoop.it
À l’occasion d’une visite au Régiment d’Infanterie Chars de Marine [RICM] à Poitiers, la ministre des Armées, Florence Parly, a fait le point sur l’exécution du « Plan Famille », qu’elle a lancé en octobre 2017 afin d’améliorer le quotidien des militaires et de leurs familles. Ainsi, 80% des mesures annoncées à cette époque ont été appliquées (ou sont en passe de l’être).

Pour rappel, ce « Plan Famille », doté de 530 millions d’euros, vise à répondre à six enjeux, dont la prise en compte des absences pour raisons opérationnelles, l’intégration des familles au sein de la communauté de défense, l’amélioration du logement et des conditions d’hébergement, la mobilité et l’accès à l’accompagnement social.

Au quartier « Le Puloch », Mme Parly a souligné que des « idées nouvelles » pouvaient « émerger et se greffer au Plan Famille ». Et d’annoncer qu’une convention va être signée avec la SNCF pour que les familles puissent bénéficier, au 1er janvier 2019, de « 30% de réduction sur tous les trains à réservation, même en l’absence du militaire. » Cest une « avancée très concrète », a-t-elle souligné.

Actuellement, la caete « famille de militaire » de la SNCF, qui est une offre commerciale, permet au militaire de cumuler sa réduction de 75% (quart de place) avec une réduction de 50 ou 25% pour son conjoint et ses enfants à charge. Pour obtenir le bénéfice de cette remise, la famille doit obligatoirement voyager avec le militaire.

Cependant, il existe également une carte « famille de militaire temporaire » qui, explique la SCNF, « permet aux ayants droit d’obtenir des réductions identiques à celle de la carte famille » mais à la condition que le militaire titulaire de cette dernière soit « au moins soixante jours consécutifs pour des raisons opérationnelles (ou de service), attestées par une note de désignation ou un message officiel. »

Une autre initiative évoquée par la ministre est le « kit enfant-mission », qui sera édité à 20.000 exemplaires (et Mme Parly a remis les premiers au RICM).

« Quand un enfant se retrouve sans son père ou sa mère, parti en mission, il ne comprend pas toujours. Il a parfois du mal à appréhender et à vivre cette séparation. Ce petit kit […], c’est un lien maintenu entre un parent et son enfant. C’est un supplément d’âme pour nos militaires, pour nos enfants, pour nos familles », a expliqué la ministre.

L’objectif du « kit enfant-mission », imaginé par deux épouses de militaires, en liaison avec la la sous-direction de l’action sociale, est « d’aider les familles à gérer plus facilement l’absence du conjoint déployé, quelle que soit l’opération », explique le ministère des Armées. « Il est générique, adapté à tous types de familles et à chaque armée. Il permet aux enfants d’appréhender le mieux possible l’absence d’un parent », ajoute-t-il.

Ces 20.000 kits, dont la conception a été financée par des mutuelles « soucieuses de s’impliquer dans le plan d’accompagnement des familles », seront ditribués selon une « répartition établies par l’État-major des armées. »
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Alseamar lance un nouveau tracteur sous-marin pour commandos et plongeurs

Alseamar lance un nouveau tracteur sous-marin pour commandos et plongeurs | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Publié le 23/10/2018 par Vincent Groizeleau

La société française Alseamar lance le Murène, un nouveau tracteur sous-marin. Conçu pour les missions d’assaut ou de reconnaissance des nageurs de combat, ce SLV (Subsea Light Vehicle) peut transporter un ou deux plongeurs équipés de leur matériel sur une distance de plusieurs dizaines de milles. Bénéficiant de l’expérience acquise par Alseamar depuis 10 ans dans le domaine des engins sous-marins habités, le Murène a été conçu par d’anciens nageurs de combat et des ingénieur
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Le BPC Dixmude reprend la mer en direction de la Scandinavie (actualisé)

Le BPC Dixmude reprend la mer en direction de la Scandinavie (actualisé) | DEFENSE NEWS | Scoop.it
C’est ce lundi après-midi que le bâtiment de projection et de commandement Dixmude a quitté Brest et repris la mer en direction de la Norvège où se tient l'exercice Trident Juncture. La photo ci-dessus a été prise à 17h45 par un journaliste d'Ouest-France de Brest.

Le BPC avait regagné Brest après le crash d’hélicoptère qui a eu lieu sur son pont d'envol, le 17 octobre, vers 22h30, blessant grièvement un marin et légèrement trois autres.

Samedi, le NH-90 du 1er RHC a été gruté par une barge de la base navale de Brest. Cette manoeuvre a ainsi permis de dégager le pont d’envol sur lequel l'hélicoptère était couché sur le flanc. Des expertises ont aussi eu lieu.

Comme la Marine l'a confirmé à mes collègues du marin, "le pont d'envol a été endommagé par le choc mais superficiellement, et l’intégralité des plots hélicoptères restent donc utilisables pour l’exercice de l’Otan à venir".

Le groupement tactique embarqué de la 9e BIMa comprend, notamment, des éléments du 126e RI, une section du 6e régiment de génie d’Angers et des artilleurs du 11e Rama de La Lande d’Ouée. Deux Tigre sont également du périple.

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AVIC readies Wing Loong I-D prototype for maiden flight

State-owned aerospace and defence prime Aviation Industry Corporation of China (AVIC) is on track to perform the maiden flight of its new strike-capable Wing Loong I-D reconnaissance medium-altitude long-endurance unmanned aerial vehicle (MALE UAV) by the end of 2018, following the handover of an all-composite airframe for the prototype air vehicle by contractor Sichuan Xinwanxing Carbon Fiber Composite Co Ltd (Xinwanxing) in late August.

According to information released by Xinwanxing, the 330 kg composite airframe - which was fabricated at the company's primary production facility in Jiajiang county, Sichuan province - measures 8.7 m long and 3.2 m tall with a wingspan of 17.6 m, matching the original specifications stated by AVIC at the 2016 iteration of the Airshow China exhibition where it first announced its intention to develop an improved variant of successful Wing Loong I UAV.
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La Luftwaffe se prépare à recevoir son Airbus A321

La Luftwaffe se prépare à recevoir son Airbus A321 | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Ce n’est pas un avion très fréquent dans les forces aériennes même si dans l’Union Européenne la Belgique en a également acquis un exemplaire voici quatre ans. Un avion de ligne Airbus A321-200 va faire son entrée en service opérationnel au sein de la Luftwaffe dans les prochains jours. Le chantier de transformation qui lui a permis de devenir un avion militaire vient de se terminer dans les ateliers de la société Lufthansa Technik à Hambourg. Le biréacteur sera désormais configuré pour le transport de hautes personnalités.

Pourtant cet Airbus A321-200 n’a pas été acheté neuf par le Bundeswehr. En effet il vola entre mars 2003 et novembre 2016 sous l’immatriculation civile allemande D-AISF pour le compte de son ancien propriétaire : la compagnie aérienne étatique Lufthansa. Et donc il fallait totalement revoir l’avion avant de l’accepter au service.
Pas question de se limiter à un simple coup de peinture afin de changer de livrée. Les ingénieurs et techniciens allemands ont du quasiment démonter l’avion intégralement afin de le militariser. Et ce sont notamment les systèmes de communication qui ont demandé le plus lourd travail.

Dorénavant donc cet Airbus A321-200 s’apparente autant à un avion de transport très haut de gamme qu’à un poste de commandement aéroporté à court-moyen rayon d’action. Finie la configuration 185 places réparties en deux classes désormais ce sont 70 passagers que l’avion pourra emporter dans un confort digne d’un jet d’affaire. Mais un «gros» jet d’affaire capable également de permettre à la chancellerie allemande de diriger des opérations militaires ou de régler des crises humanitaires en temps réel.

Pour autant ce biréacteur ne sera pas le seul avion de transport de hautes personnalités à voler dans les rangs de la Luftwaffe. Celle-ci possède également trois autres avions développés par le constructeur européen à savoir un biréacteur A319CJ et deux quadriréacteur A340-300 mais également quatre Bombardier Global 5000. Des avions qui permettent à l’Allemagne de rallier à peu près n’importe quel point de la planète.
Le nouvel A321-200 permettra de retirer du service l’ultime A310-300 qui devrait normalement être réaffecté au transport de personnels, moyennant une modification de son aménagement intérieur.

Photo © Bundeswehr.
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La Belgique devrait choisir Lockheed Martin plutôt qu'Eurofighter pour remplacer ses F-16

La Belgique devrait choisir Lockheed Martin plutôt qu'Eurofighter pour remplacer ses F-16 | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Lockheed Martin ou Eurofighter ? Le remplaçant des F-16 vieillissants de la Belgique devrait être connu fin octobre, a appris Reuters le 19 octobre. Le pays pourrait privilégier le F-35 de Lockheed Martin selon plusieurs sources. En parallèle, la France aurait proposé à la Belgique une coopération étroite en matière de défense, sans postuler formellement à l'appel d'offre.

La Belgique devrait choisir d'ici fin octobre quel avion de combat remplacera ses F-16 vieillissants, a appris Reuters de plusieurs sources le vendredi 19 octobre. Selon des experts du secteur, elle devrait préférer le F35 de Lockheed Martin au Typhoon d'Eurofighter.

L'attribution de ce marché de plusieurs milliards de dollars était attendue en juillet avant le sommet de l'Otan à Bruxelles. Elle a été repoussée en raison des élections communales en Belgique et d'un rapport qui a semé le trouble en suggérant que la durée d'exploitation des F-16 aurait pu être prolongée.

Les États-Unis, à la demande de Bruxelles, ont prolongé de deux semaines, jusqu'au 31 octobre, les termes de leur offre portant sur 34 chasseurs F-35, ont dit des sources américaines. Un nouveau report, ont-elles ajouté, pourrait entraîner une modification du prix proposé.

La compétition tournerait à l'avantage du F-35

Harry Breach, analyste chez Raymond James basé à Londres, a estimé que la compétition tournait à l'avantage du F-35, en notant que les pilotes belges sont déjà familiarisés avec les F-16, qui sont aussi construits par Lockheed.

Le Typhoon d'Eurofighter serait une option plus onéreuse, a-t-il ajouté. "Pour des raisons de coût, les petits pays ont tendance à choisir un avion à réaction de taille, charge utile et portée plus réduites. Tout cela suggère le choix des F-35."

Aucun commentaire n'a pu être obtenu auprès du ministère belge de la Défense mais, selon des sources haut placées, une décision est probable avant la fin du mois d'octobre.

La France aurait proposé une coopération étroite en matière de défense

Eurofighter est un consortium constitué du Royaume-Uni, de l'Allemagne, de l'Italie et de l'Espagne.

La France, qui dispose du Rafale fabriqué par Dassault Aviation, n'a pas répondu à l'appel d'offres officiel de la Belgique. Selon des sources industrielles, elle serait cependant soucieuse d'éviter que le F-16 gagne du terrain en Europe et aurait proposé à la Belgique une coopération étroite en matière de défense.

Pendant plusieurs mois, la France a en effet mené une stratégie de rapprochement avec la Belgique en vue de remporter l'appel d'offre sans y postuler formellement. En juin, Rafale International annonçait un partenariat avec Thales en vue de développer un centre d'excellence industriel en cybersécurité en Belgique.

Avec Reuters (Andrea Shalal, Dominique Rodriguez pour le service français, édité par Marc Angrand)
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Plan famille : bilan dans l’armée de Terre

Plan famille : bilan dans l’armée de Terre | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Un an après le lancement du Plan famille, Florence Parly, ministre des Armées, s’est rendue le 18 octobre dans l’armée de Terre en vue d’en réaliser le bilan et annoncer de nouvelles mesures. Elle a pu apprécier les résultats des actions menées dans une armée de Terre dont l’ambition est que ce plan soit une réussite et qu’il se traduise pour les familles par des actions visibles et concrètes.

La ministre s’est rendue ce jeudi au régiment d’infanterie-chars de marine (RCIM) ainsi qu’à l’école nationale des sous-officiers d’active (ENSOA). Elle a tenu à revenir sur les projets mis en place dans le cadre du Plan qui se décompose en 12 grandes actions, déclinées en 46 mesures.

Au RICM, la ministre a ainsi rencontré le personnel militaire et civil du régiment ainsi que leurs familles. Florence Parly a ensuite présidé la cérémonie de remise de fourragère aux nouvelles recrues de l’unité, avant de se rendre à l’ENSOA pour participer à la remise des galons de sergent aux élèves de la 325e promotion. Les sous-officiers bénéficient en effet actuellement d’une attention particulière de la part de l’armée de Terre qui, ces derniers mois, s’est penchée sur l’attractivité et la fidélisation de cette catégorie (revalorisation indiciaire du jeune sergent, avancement…).
80 % des mesures annoncées réalisées ou presque intégralement réalisées

En un an, le ministère a rapidement mis en œuvre les mesures du Plan famille ; sur les 46 mesures annoncées, 80 % sont déjà réalisées ou sont en cours de réalisation. Pour l’année 2018, trois actions phares ont été lancées :

Le kit enfant, distribué aux familles afin de les aider à gérer l’absence d’un conjoint déployé. Les 20 000 kits commandés (dont 11 000 pour l’armée de Terre) sont destinés aux enfants (entre 3 et 11 ans) des militaires en projection.
Le portail « e-social », permettant au personnel du ministère et leurs familles de s’informer rapidement et d’effectuer les démarches en ligne (simulation de prêt…) ;
Le guide des blessés en vue d’aider le militaire blessé et sa famille dans leur parcours.

En 2019, de nouvelles mesures seront mises en place. Parmi elles, la carte famille SNCF, garantissant 30 à 50 % de réduction au conjoint et aux enfants de militaires, en l’absence du militaire.
Le réseau Terre « Plan famille »

Être militaire n’est pas un métier comme les autres et l’armée de Terre incorpore cette dimension dans ses réflexions sur la compensation des difficultés auxquelles le militaire et sa famille font face.

Comme l’affirme le chef d’état-major de l’armée de Terre, « pour un soldat, c’est la patrie qui fonde le service des armes, et c’est bien souvent la famille qui contribue à sa force morale et incarne au quotidien ce qu’il a mission de protéger. Ainsi, s’il est nécessaire de rendre hommage à l’engagement et à l’héroïsme de nos soldats, il est non moins juste de reconnaître et de soutenir leurs familles. »

Dans cette optique, l’armée de Terre a institué un réseau Terre « Plan famille » et mis en place depuis plusieurs mois une évaluation trimestrielle auprès des commandants de formation et des conjoints de militaires. La première mesure de l’effectivité des mesures sur le terrain a été réalisée en mai 2018 auprès de 104 formations et 1500 conjoints : elle révèle une satisfaction globale des commandants de formation (68%). La prochaine évaluation se déroulera avant la fin de l’année et permettra de cerner les évolutions de perception.

Ce bilan rentre d’ailleurs dans un plan global de souci de la condition du personnel de l’armée de Terre, à l’image du grand rapport de l’armée de Terre (GRAT) organisé au printemps 2018, à destination des conjoints de militaires ou encore l’enquête menée en 2017 auprès de cette même population.
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Tuer ou ne pas tuer... Le dilemme moral ignoré par les robots tueurs

Tuer ou ne pas tuer... Le dilemme moral ignoré par les robots tueurs | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L'autonomie des robots tueurs permet non seulement de transformer la conduite des opérations militaires, mais également le paradigme même de la guerre. Par Eric Martel, Conservatoire national des arts et métiers (CNAM)

Le robot tueur est par essence beaucoup plus qu'une arme, puisqu'il est apte à choisir et décider de lui même de tirer sur une cible ennemie. Étant dépourvus de conscience, les robots tueurs ne peuvent être tenus pour responsables de leurs actes. Ils ne peuvent donc être jugés, ils doivent répondre à d'autres modes de régulation. L'autonomie des robots tueurs permet non seulement de transformer la conduite des opérations militaires, mais également le paradigme même de la guerre. Les conséquences sociales, voire morales de l'usage des robots tueurs sont donc loin d'être négligeables.

Ces questions doivent être mises en perspective dans le cadre d'un processus global d'automatisation de la guerre. Nous allons nous intéresser ici à un aspect crucial de l'arrivée des robots létaux autonomes : leur capacité à décider de leur propre chef de tirer et donc tuer des combattants ennemis.
La guerre : une activité très humaine

La guerre est essentiellement une activité régie par des règles et des conventions humaines résultant de normes culturelles et religieuses. Mais elle a également sa propre logique qui défie les conventions. Pour le grand théoricien militaire Clausewitz, elle est « un acte de violence [...] qui théoriquement n'a pas de limite ». Ce que les propos d'Eisenhower tendraient à confirmer :

« En ayant recours à la force, on ne savait pas où on allait [...] Plus on s'enfonçait profondément dans le conflit, moins il y avait de limites [...] sauf celles de la force elle-même. »

Pour résumer, l'on pourrait affirmer comme le général Sherman durant la Guerre de Sécession, avant de faire évacuer puis brûler la ville d'Atlanta, que « la guerre est l'enfer ».

Néanmoins, ces tendances sont contenues, et de façon paradoxale, par les militaires eux-mêmes qui, selon le philosophe Michael Walzer, sont désireux de distinguer « la tâche à laquelle ils consacrent leur vie d'une boucherie pure et simple » par le respect des conventions de la guerre.
Les conventions de la guerre

Les conventions de Genève couvrent deux aspects : le jus ad bellum, droit de déclencher et faire la guerre, et le jus in bello, droit dans la guerre, qui nous concerne particulièrement.

Ce dernier part d'un axiome fondateur : la distinction entre les combattants et les civils. Les premiers ont le droit de tuer en vertu du fait qu'ils peuvent eux-mêmes être tués ; les seconds doivent en être préservés. De cette distinction fondamentale découle quatre grands principes :

humanité ;
nécessité militaire ;
proportionnalité ;
discrimination.

Deux principes nous intéressent particulièrement. Le premier, le principe de proportionnalitéprescrit que s'il est admissible que des civils soient tués afin de détruire des objectifs ennemis d'importance, cela doit être fait dans une juste mesure.

Selon le journaliste Andrew Cockburn, l'armée américaine considérerait aujourd'hui en Afghanistan qu'un ratio de 30 civils tués pour chaque chef taliban abattu serait acceptable.

Le second, le principe de discrimination stipule qu'il faut veiller à clairement différencier les civils des combattants militaires.

Le respect de ces deux principes dépend fortement de l'intensité du conflit en cours. Ainsi au Vietnam, les commandants, déstabilisés par un ennemi fuyant, ordonnaient systématiquement le bombardement des villages d'où quelques coups de feu étaient tirés.
L'opposition aux robots tueurs

Elle se joue principalement sur les deux critères vus précédemment. En ce qui concerne le facteur de discrimination, l'on ne peut nier qu'il représente un point faible de ces machines : comment différencier, en effet, un soldat qui se rend d'un soldat en armes, ou d'un soldat blessé ?

Si, actuellement, les techniques de reconnaissance de forme sont aptes à distinguer des uniformes, elles font néanmoins, comme l'affirme le roboticien Noel Sharkey, des confusions grossières. Par contre, il est très difficile pour un robot d'identifier un soldat blessé, voire un soldat déposant les armes.

À cela s'ajoute le critère de proportionnalité : une machine peut-elle décider d'elle-même combien de civils pourraient être tués afin de détruire sa cible ?

Pour renforcer ces deux grands arguments, les opposants aux robots tueurs posent un principe d'humanité. Ils partent du principe que les humains ne sont pas rationnels puisqu'ils ont des émotions et se fient à leur intuition. Dans leur majorité, ils manifestent une certaine répulsion à l'idée de tuer leur prochain. C'est ainsi que des études effectuées après la Seconde Guerre mondiale ont montré qu'en moyenne seuls 18,75 % des soldats américains placés en situation d'engagement avaient usé de leur arme.

Cette très vive opposition embarrasse les militaires et explique leurs hésitations quant à l'usage de ces armes. Mais nombreux sont ceux qui, au sein de l'institution, pensent que des puissances comme la Chine ou la Russie n'auront certainement pas ces appréhensions morales et n'hésiteront pas à développer à l'avenir ce type d'armements.

L'arrivée des robots tueurs serait donc inéluctable et mériterait d'être anticipée.
Qui est responsable ?

En vertu de ce principe Ronald C. Arkin, un roboticien, propose de concevoir des machines agissant de façon plus éthique que ces sujets imparfaits que sont les combattants humains. Il considère que « confrontés à l'horreur du champ de bataille », les soldats voient leur capacité de jugement brouillée par les émotions et le stress du combat. Ils auraient donc tendance à commettre des atrocités. Les robots létaux autonomes seraient donc la solution permettant de garantir le respect des lois de la guerre.

Pour Grégoire Chamayou, le problème se situe à un autre niveau. Jusqu'à présent l'arme qui est une chose et le combattant qui est une personne, donc juridiquement responsable, ont toujours été séparés. Le robot létal autonome est lui un ensemble dans lequel l'arme et le combattant sont confondus : agent et instruments sont liés écartant toute possibilité de responsabilité juridique. Comment juger une machine ? Il voit ainsi une chose qui se met à faire usage d'elle-même.

La possibilité d'accorder le droit de tuer à des machines ne serait pas sans conséquence. Si l'on prend en compte qu'à la guerre, le droit de tuer est habituellement réservé aux combattants en vertu du fait qu'ils peuvent eux-mêmes être tués, considérer qu'ils peuvent être éliminés par une machine « équivaudrait à mettre l'homicide sur le même plan que la destruction d'une pure chose matérielle ».

Cette question n'est pas que militaire. Elle aura forcément des répercussions dans l'usage d'autres systèmes automatiques tels que les voitures autonomes. On le voit déjà avec les répercussions d'accidents mortels ayant impliqué ce type de véhicules : qui est responsable ?

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L'auteur publie le 18 octobre « Robots tueurs. La guerre déshumanisée, les robots et drones autonomes visent zéro mort ».

The Conversation _______

Par Eric Martel, Docteur en Sciences de Gestion/Chercheur associé au LIRSA, Conservatoire national des arts et métiers (CNAM)

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation
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Le porte-avions Charles de Gaulle dans l'océan Indien en 2019 (Parly)

Le porte-avions Charles de Gaulle se rendra dans l'océan Indien en 2019, quand les travaux de rénovation du bâtiment engagés début 2017 seront achevés, a annoncé vendredi la ministre des Armées Florence Parly.

« Le fait que le Charles de Gaulle retrouve bientôt la mer avec ses pleines capacités opérationnelles, va redonner à notre groupe aéronaval une puissance de projection et en renforcer la dimension politique. Il est d'ailleurs prévu qu'il se rende dans l'océan Indien en 2019 », déclare la ministre dans un entretien accordé à La Provence.

« Nous avons toujours été en première ligne pour défendre un droit imprescriptible qui est la liberté de navigation dans les eaux internationales », poursuit Mme Parly. « Et chaque fois qu'il y aura des atteintes à ce principe fondamental du droit international, comme c'est le cas en ce moment en Chine méridionale, nous manifesterons notre liberté d'agir et de naviguer dans ces eaux », ajoute-t-elle.

La France est engagée dans une stratégie de diplomatie militaire afin de préserver ses intérêts et contribuer à contrer les velléités territoriales de Pékin. Fin mai, une bâtiment de projection français, le Dixmude, avait déjà croisé en mer de Chine méridionale, et une mission aérienne d'une envergure inédite a eu lieu en août en Asie du Sud-Est, impliquant 3 Rafale, un avion de transport militaire A400M, un A310 et un ravitailleur.

Depuis 2014, la France fait régulièrement patrouiller ses navires en mer de Chine méridionale pour marquer son attachement à la liberté de navigation. En 2016, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, appelait les marines européennes à « une présence aussi régulière et visible que possible dans les espaces maritimes en Asie ».
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Colombie: un hélicoptère militaire disparait avec quatre personnes à bord

Un hélicoptère militaire colombien transportant quatre personnes a disparu samedi dans le sud-ouest du pays au cours d'une opération contre le trafic de drogue, a annoncé l'armée.

«Ces dernières heures, un hélicoptère Black Hawk (...) de l'armée qui réalisait une opération contre le trafic de drogue autour de la localité d'Argelia, dans le département du Cauca, a perdu le contact avec le quartier général», a indiqué l'armée dans un communiqué.

Le contact a été perdu pour une raison encore inconnue alors que l'hélicoptère revenait à la base militaire de Popayan, chef-lieu de ce département où des dissidents de l'ex-guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), des guérilleros de l'Armée de libération nationale (ELN) et des gangs se disputent le contrôle de la cocaïne, dont la Colombie est le premier producteur mondial.

Les autorités militaires ont indiqué avoir envoyé des troupes pour les opérations de recherche de l'hélicoptère, qui n'a pas encore été localisé, ajoutant que l'accès à la zone était rendu difficile par « les conditions météorologiques ».
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Aviation de combat du futur (SCAF) : une clarification s'impose entre la France et Airbus

Aviation de combat du futur (SCAF) : une clarification s'impose entre la France et Airbus | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le ministère des Armées souhaite rester le maître des horloges et du contenu du programme SCAF, le système de combat aérien du futur. Ce que conteste Airbus sur le volet système de systèmes.

C'est clair et net. Dans l'interview que le patron d'Airbus Defence & Space a accordé à La Tribune, Dirk Hoke revendique "le leadership du SCAF" (Système de combat aérien du futur), ou en tout cas d'une partie de ce programme, avec l'assentiment de Dassault Aviation, qui développera et concevra quant à lui la plateforme de combat. En résumé, les deux industriels majeurs de ce projet très ambitieux se sont partagés le programme : à Dassault Aviation le leadership sur le futur avion de combat, à Airbus le leadership sur le système de systèmes, qui connectera toutes les plateformes aériennes de SCAF. Sauf qu'au ministère des Armées et à la direction générale de l'armement, on grimpe au rideau, selon des sources concordantes. "C'est grossièrement faux, assure-t-on à Paris, et ce partage n'engage que les industriels".

Cette "vision binaire" du programme dans laquelle les industriels veulent entraîner Paris, irrite en premier lieu le ministère. "La réalité du programme SCAF est bien plus complexe que ce partage des industriels", affirme-t-on à La Tribune. "Le leadership sur la totalité du périmètre SCAF a été donné à la France et pas à Dassault Aviation", affirme-t-on par ailleurs. A cet égard, la ministre de la Défense allemande Ursula Von der Leyen avait précisé en avril dernier lors du salon aéronautique de Berlin (ILA) que Paris prenait le pilotage du SCAF. "Quand il y a coopération (industrielle), les nations doivent décider, il y a toujours une nation leader (...) pour le SCAF ce sera la France", avait-elle confirmé. Les Allemands prenaient quant à eux le pilotage du futur char de combat et du drone Male européen... à deux moteurs.
Airbus sort du bois

Ces différences d'appréciation méritent certainement une explication claire de la ministre des Armées, Florence Parly. Car déjà à Berlin, lors du salon aéronautique, elle aurait interdit aux deux industriels de communiquer sur leur accord, selon nos informations. Ce qui avait alors provoqué une mini-crise, aujourd'hui effacée, entre la ministre et Dassault Aviation, qui s'était fait taper sur les doigts sur le thème : "vous n'avez pas à donner quoi que ce soit à Airbus sans notre autorisation". D'où l'impression d'une communication très curieuse à Berlin. Aujourd'hui, tous les industriels, qui sont susceptibles de participer au programme SCAF, attendaient donc le feu vert de la France pour communiquer sur leurs accords. Airbus est sorti du bois. Ce qui a une nouvelle fois irrité en France. Jusqu'à l'Elysée ? Pas sûr, souffle-t-on à La Tribune.

"Tant que Paris ne communique pas officiellement sur le projet en précisant quelle est l'équipe de France, quels sont les différents packages du SCAF, le sindustriels français attendent l'arme au pied", assure-t-on de source proche du dossier. Certains estiment que la situation pourrait se clarifier d'ici à la fin de l'année. "Il ne faut pas s'exciter car on parle d'un sujet qui verra le jour en 2035/2040", note un observateur. Mais Airbus, qui s'appuie sur l'accord de haut niveau (HL Coord) signé en avril à Berlin, a décidé de sortir du bois en mettant les pieds dans le plat.. et en mettant la pression sur Thales, qui se verrait bien lui aussi maître d'oeuvre du système de systèmes, explique-t-on à La Tribune.
Airbus plaide pour un équilibre

Pour Airbus, et donc pour l'Allemagne, il est logique qu'il y ait un juste partage entre les industriels français et allemands. "Dans une coopération, il y a la notion de partage", rappelle-t-on au sein du groupe européen. Cette réciprocité doit être également le cas dans les programmes pilotés par les Allemands (char de combat). Très clairement, tous les industriels concernés par le SCAF revendiquent la place où ils aimeraient être. Mais, à la fin des fins, ils devront s'intégrer tant que bien mal dans une vaste coopération où tout le monde aura sa place, a rappelé le patron d'Airbus DS. En outre, au sein du groupe européen, on plaide énergiquement pour un pilotage vertical afin d'éviter les mêmes erreurs que dans le passé (A400M notamment).

Faute de quoi, a averti Dirk Hoke, le projet va droit dans le mur. "Si dans un an ou deux ans, Paris arrive avec une proposition franco-française pour le projet SCAF, qui va atteindre la somme de 100 milliards d'euros, voire peut-être plus, l'Allemagne, qui va mettre beaucoup d'argent, ne l'acceptera pas", a-t-il expliqué lors de l'interview accordée à La Tribune. Dès lors, une clarification et une négociation s'imposent. Une clarification entre le ministère des Armées et Airbus, une négociation entre Thales et Airbus. Cela explique peut être cette sortie du patron d'Airbus DS... D'autant qu'on assure au sein du groupe européen, on ne pourra pas faire sans Thales.
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Début des pourparlers d'adhésion officiels avec Skopje au siège de l'OTAN, 18-Oct.-2018

Début des pourparlers d'adhésion officiels avec Skopje au siège de l'OTAN, 18-Oct.-2018 | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Ce jeudi (18 octobre 2018), l'ex-République yougoslave de Macédoine¹ a franchi une étape importante sur la voie de son adhésion à l'OTAN en entamant deux journées de pourparlers officiels au siège de l'OTAN à Bruxelles.

Ces pourparlers officiels portent sur les modalités détaillées de l'adhésion, y compris sur les questions politiques, militaires et juridiques. Ils sont menés sous la présidence du secrétaire général adjoint de l'OTAN pour les affaires politiques et la politique de sécurité, Alejandro Alvargonzález, qui a accueilli au siège de l'Organisation la vice première‑ministre et ministre de la Défense, Radmila Šekerinska‑Jankovska, ainsi que la délégation venue de Skopje. La secrétaire générale déléguée, Rose Gottemoeller, s'est également entretenue avec Mme Šekerinska‑Jankovska afin d'évoquer le processus d'adhésion en cours.

Cette étape du processus d'adhésion a débuté en juillet, dans la foulée de l'invitation que les Alliés ont adressée à l'ex‑République yougoslave de Macédoine lors du sommet de Bruxelles. À la récente réunion des ministres de la Défense des pays de l'OTAN, le secrétaire général, Jens Stoltenberg, a indiqué que « le protocole d'accession pourra être signé lorsque tous les amendements constitutionnels relatifs au changement de nom auront été adoptés ». Il a souligné qu'il s'agissait là d'une « occasion historique », et appelé « tous les dirigeants et partis politiques à travailler ensemble de manière constructive et responsable pour ne pas la manquer ».

Le pays coopère étroitement avec l'OTAN : il a rejoint le Partenariat pour la paix (PPP) en 1995, et participe au plan d'action pour l'adhésion (MAP) depuis 1999. Depuis de nombreuses années, il apporte un précieux soutien aux opérations et missions dirigées par l'OTAN en Afghanistan et au Kosovo.
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Manoeuvres militaires communes Chine/Asean

Manoeuvres militaires communes Chine/Asean | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La Chine et les pays de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean) vont effectuer leurs premières manoeuvres militaires maritimes communes, un signe d'apaisement dans une zone où les revendications territoriales concurrentes sont nombreuses, a annoncé vendredi le ministre singapourien de la Défense.

"En ce moment-même, les marines des pays de l'Asean font route vers Zhanjiang en Chine pour l'exercice maritime Asean-Chine", a déclaré le ministre singapourien Ng Eng Hen au cours d'une réunion des ministres de la Défense des dix pays membres de cette organisation (Thaïlande, Malaisie, Singapour, Indonésie, Philippines, Brunei, Vietnam, Laos, Birmanie et Cambodge). Ces manoeuvres doivent selon lui aider à "bâtir de la confiance".

Zhanjiang est une ville portuaire méridionale où s'étaient déroulés en août des exercices d'état-major pour préparer les manoeuvres qui se dérouleront la semaine prochaine en mer de Chine méridionale, que la Chine considère comme ses eaux territoriales. Pékin y a accru sa présence ces dernières années en construisant des îles artificielles pouvant accueillir des bases militaires.

Quatre des 10 pays de l'Aean - Bruneï, la Malaisie, les Philippines et le Vietnam - revendiquent pour leur part certaines parties de la mer de Chine méridionale, une zone de transit vitale pour le commerce mondial et considérée comme riche en hydrocarbures. Des pourparlers en vue de l'adoption d'un code de bonne conduite dans cette région ont été entamés il y a plus de 15 ans, sans succès.

Les Etats-Unis font régulièrement transiter des navires de guerre en mer de Chine méridionale pour rappeler à Pékin les principes de liberté de navigation et pour marquer leur soutien à certains pays alliés membres de l'Asean.

Afin d'apaiser les éventuelles craintes de Washington d'un rapprochement de ses alliés avec Pékin, Ng Eng Hen a affirmé que l'Asean prévoyait des manoeuvres maritimes avec la Marine américaine l'année prochaine, là aussi une première.

"Nous ne considérons pas (ces manoeuvres avec la Chine) comme contraires à nos intérêts", a jugé le secrétaire américain à la Défense Jim Mattis, présent à Singapour. "C'est transparent, ce qui manque en mer de Chine méridionale. Donc cela va aller dans la bonne direction", a-t-il estimé.

Le ministre américain a rencontré jeudi à Singapour son homologue chinois, le général Wei Fenghe, dans un contexte de tensions politiques et de guerre commerciale entre les deux grandes puissances.
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