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Mistral, le grand non-dit de la rencontre Hollande-Poutine

Mistral, le grand non-dit de la rencontre Hollande-Poutine | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La livraison des Mistral, qui empoisonne les relations franco-russes depuis des mois, est restée comme un grand non-dit entre François Hollande et Vladimir Poutine. Au cours des deux heures d'entretien qu’ont eu samedi 6 décembre les deux chefs d’Etat dans un salon privé de l'aéroport Vnoukovo-2 de Moscou, pas une seule fois le président russe n'a abordé le sujet, et son homologue français s'est bien gardé de le faire.

A l'issue de cette rencontre, au cours d'une conférence de presse séparée devant la presse russe, Vladimir Poutine a toutefois commenté le sujet : « Il y a un contrat. Nous considérons qu'il sera honoré (…) Mais si le contrat est rompu, nous ne serons pas trop mécontents. Nous espérons qu'on nous remboursera l'argent que nous avons payé. »

« Il aurait été curieux que M. Poutine dise autre chose », a commenté François Hollande dans l'avion qui le ramenait à Paris, à l'issue de la rencontre. Le président français a aussi justifié le fait que le sujet n'ait pas été abordé en expliquant : « Chacun connaît la réponse de l'autre. »
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Revue de presse quotidienne des principaux articles concernant le secteur de la Défense, de ses industriels, des armements et technologies.
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Le saviez-vous ? La lumière rouge dans les sous-marins

Le saviez-vous ? La lumière rouge dans les sous-marins | DEFENSE NEWS | Scoop.it


Contrairement au mythe bien ancré dans la culture populaire, la lumière rouge (ou lumière inactinique), dans les sous-marins, ne sert absolument pas à passer en « mode combat ». Elle permet de simuler la nuit. Lorsque l’équipage d’un sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE) ou d'attaque (SNA) plonge, celui-ci est coupé de la lumière naturelle pendant plusieurs mois. Or, les variations d’intensité lumineuse influent sur les rythmes circadiens. Ces mécanismes physiologiques définissent notamment l’alternance entre la veille et le sommeil, mais aussi la pousse des ongles et des cheveux, la tension artérielle ainsi que la sécrétion des hormones. Lorsque le cerveau est informé de la baisse de la luminosité par les photorécepteurs situés dans l’œil, la glande pinéale initie alors la sécrétion de la mélatonine, hormone qui déclenche l’endormissement. A noter également que tous les instruments de navigation ainsi que les autres supports numériques passent eux aussi en mode nuit. A titre de comparaison, ce principe est désormais appliqué sur les smartphones et les liseuses.

Sans cette technique simulant l’alternance veille / sommeil, les sous-mariniers seraient potentiellement victimes d’un dérèglement de leur horloge biologique, responsable de troubles du sommeil majorant la fatigue des marins. La mise en place de cette lumière inactinique permet aux sous-mariniers de conserver un bon rythme. Cette technique est également utilisée sûr les navires de surfaces, avec un objectif supplémentaire : maximiser la discrétion du navire pendant la nuit.
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L'Army Air Corps s'exerce au transport sous élingue sur Wildcat AH Mk-1

L'Army Air Corps s'exerce au transport sous élingue sur Wildcat AH Mk-1 | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Ce fut longtemps une des spécialités de feus les Westland Lynx AH Mk-9 aujourd’hui retirés du service. Depuis quelques jours l’armée britannique s’entraîne à diverses manœuvres de champs de bataille dans la campagne du Somerset dans le sud de l’Angleterre. L’occasion pour les équipages des hélicoptères AgustaWestland AW.159 Wildcat AH Mk-1 de s’exercer au travail aérien au profit des troupes au sol. Une coopération plus que nécessaire quand la British Army veut éviter d’avoir recours aux hélicoptères lourds Boeing-Vertol Chinook HC Mk-5 de la Royal Air Force.

Pour autant les nouveaux hélicoptères de reconnaissance et de soutien opérationnel de l’Army Air Corps sont limités en charge. Ils ne peuvent théoriquement emporter plus de 1525 kilogrammes sous élingue, et auquel cas sur un rayon d’action dérisoire puisque limité à vingt kilomètres. Dans la réalité des faits les Wildcat AH Mk-1 britanniques ne peuvent pas soulever plus de 1150kg, soit 10% de plus à peine que leurs prédécesseurs. Mais c’est là largement suffisant car cela leur permet sur le champ de bataille de transporter aussi bien des remorques chargés que des véhicules légers (vides) comme les Tomcar Springer ou encore les quads utilisés quotidiennement par les forces spéciales de Sa Majesté. Plus classiquement ils emportent régulièrement des charges de fret allant des munitions aux vivres.

Actuellement ce sont les personnels du 6th Regiment de l’Army Air Corps, le seul composé de réservistes, qui assure cette mission si particulière avec leurs Wildcat AH Mk-1. Ils s’entraînent donc à transporter leurs charges de jour comme de nuit, et peuvent même bénéficier de conditions météo dégradées, celles classiques de la fin de l’été en Angleterre.
L’exercice doit se dérouler jusqu’à ce dimanche 16 septembre 2018.

En fait toutes les aviations terrestres s’exercent régulièrement au transport de charges sous élingue. Dans l’ALAT cela revient aux Aérospatiale SA.330B Puma et aux Eurocopter AS.532UL Cougar tandis que dans l’US Army c’est le rôle des Sikorsky UH-60 Blackhawk. Trois modèles d’hélicoptères notoirement plus gros mais aussi anciens que le Wildcat AH Mk-1.

Photos © UK Ministry of Defence.
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Métiers brestois. Thales écrit le futur du déminage

Métiers brestois. Thales écrit le futur du déminage | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Un
vaisseau sans capitaine, un sonar autonome, un démineur sous-marin robotisé. Les ingénieurs de Thales participent à la confection d’une nouvelle boîte à outils pour le déminage en mer de demain. Un savoir-faire unique et brestois.

Neutraliser une mine en mer, sans plongeurs et depuis un conteneur à plusieurs kilomètres de la munition à faire sauter ? Le déminage de demain ressemblera à ça. Un futur pas si éloigné. Depuis 2015, Thales a la maîtrise d’œuvre du programme franco-britannique MMCM (Maritime Mine Counters Measures). En collaboration avec plusieurs partenaires européens, l’entreprise de haute technologie travaille sur une automatisation de la Guerre des mines (terme maritime et militaire utilisé pour désigner toutes opérations relatives aux mines sous-marines, NDLR). Une véritable boîte à outils de confection brestoise.

La commande émane de l’OCCAr, l’Organisation Conjointe de Coopération en matière d’Armement, une organisation intergouvernementale européenne. Après une première phase de design et de développement, le programme rentre dans sa phase de production. Les deux clients, la Marine nationale française et la Royal Navy Britannique, devraient recevoir le système autonome de déminage d’ici la fin de l’année. Après livraison, les ingénieurs de Thales accompagneront et superviseront les applications de leur bijou de technologie pendant deux ans.

L’ensemble de l’équipement comprend cinq unités. Tout d’abord, le drone de surface. Le bateau de 12 mètres navigue sans aucun marin à bord. Grâce à un sonar sous sa coque et un système de détection optique, il peut éviter les obstacles devant lui ou d’éventuelles mines à la dérive ou des mines à Orin (mine entre deux eaux, attaché à un poids au fond de la mer). Le navire transporte un sonar à ouverture variable fabriqué par les ingénieurs de Thales. « Cet engin peut multiplier les points de vue, ce que ne permettent pas les technologies utilisées actuellement », précise Antoine Caput, le directeur du programme.

Dans un contexte de restriction

budgétaire et de contrainte en termes de ressources humaines, nous apportons une solution pour les

armées.


Cinq personnes au lieu de 30 pour déminer

Le responsable décrit : « C’est un sonar tracté. Il peut plonger à 80 m et donc voir à 100 m de profondeur. La longueur de câble peut être contraignante, mais il bénéficie d’une autonomie accrue, il est alimenté par le générateur du drone de surface ». Partenaire de Thales pour le MCMM, l’Eca Group développe un drone sous-marin. Il peut plonger à 300 m, sans fil tracteur, mais avec une autonomie contrainte. Embarqué sur ce propulseur, un sonar et un système de communication signé Thales. Et après la détection ? La neutralisation.

Également transportable et tracté par le drone de surface, le groupe suédois SAAB fabrique un sous-marin. Celui-ci peut identifier et neutraliser par charge explosive les mines. Ici le câble de tractage n’est pas une contrainte. Il permet de retransmettre en temps réel des images prises par la caméra frontale du sous-marin. Les images parviennent à un centre opérationnel, situé dans un conteneur. Drone de surface, sonar à ouverture variable, drone de profondeur ou sous-marin de neutralisation et centre opérationnel… Tous sont transportables et largables par avions de transport militaire. Et dans le conteneur ? Quatre à cinq personnes supervisent l’opération. Cinq personnes, là où un bâtiment de déminage mobilisait un équipage de 30 marins.

« Dans un contexte de restriction budgétaire et de contrainte en termes de ressources humaines, nous apportons une solution pour les armées », conclut Antoine Caput.
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Kalachnikov lance la production en série de son nouveau pistolet

Kalachnikov lance la production en série de son nouveau pistolet | DEFENSE NEWS | Scoop.it
A partir de l'année prochaine, le groupe Kalachnikov lancera la fabrication en série de son nouveau pistolet à 15 coups destiné tant à l'armée qu'aux civils.

Le pistolet Lebedev PL-14 devrait être fabriqué en série en 2019, tout le matériel nécessaire pour la production de l'arme à feu destinée tant à l'armée qu'aux civils étant déjà en cours de préparation, a déclaré le directeur exécutif de l'usine mécanique d'Ijevsk, Alexandre Gvozdik.

Le PL-14 a pour la première fois été montré au grand public lors du Forum militaire et technique Armée 2015. Son chargeur contient 15 cartouches 9x19 Parabellum. Le poids d'un PL-14 est de 800 grammes, c'est-à-dire qu'il dépasse de 175 grammes celui d'un Glock 17 autrichien.

Le PK-15 et sa version compacte PK-15K destinés à l'armée ont vu le jour en 2016, même si pour rendre ces pistolets plus légers et moins encombrants, les constructeurs ont dû négliger certaines caractéristiques de l'arme.
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Groenland : contrer la concurrence chinoise

Groenland : contrer la concurrence chinoise | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Les Etats-Unis se disent prêts à investir dans des infrastructures aéroportuaires à usages civil et militaire au Groenland, une initiative concomitante aux efforts danois visant à contrer les intérêts chinois sur ce territoire autonome.

Le Département de la Défense va «analyser» les projets d’infrastructures aéroportuaires existant au Groenland, y compris ceux à double usage civil et militaire, et y «investira lorsque ce sera stratégiquement approprié», a annoncé John Rood, sous-secrétaire d’Etat à la Défense, dans une déclaration d’intention surprise, datée du 16 septembre et signée à la base aérienne que Washington entretient à Thulé, dans le nord de ce territoire arctique. Aucun détail n’est donné quant aux sites ni aux montants envisagés.

Cette initiative vise à «renforcer la flexibilité opérationnelle de l’armée américaine, pour répondre à l’évolution de la situation en termes de sécurité en Arctique». Elle intervient six jours après l’annonce par le Premier ministre danois, Lars Loekke Rasmussen, d’un plan d’investissement équivalant à 215 millions d’euros dans les deux principaux aéroports du Groenland, Nuuk (sud-ouest) et Illulisat (ouest), dont 33,3% deviendraient propriété danoise. Ce plan, qui sera soumis en octobre au vote préalable du parlement autonome groenlandais, est vu par les experts comme le moyen de couper l’herbe sous le pied de la Chine.

Pékin espère encore convaincre le Groenland de confier à une entreprise chinoise les travaux de modernisation des trois aéroports du territoire. Washington et Copenhague ne veulent pas en entendre parler, soucieuses qu’elles sont des éventuelles conséquences stratégiques d’une présence chinoise accrue. En 2016, le Danemark, qui conserve un droit de véto sur les questions relatives à la défense et à la sécurité du Groenland, avait bloqué le rachat par des Chinois d’une ancienne base navale dans le sud. Le vaste plan d’investissement permettrait à Copenhague de mettre son véto à un recours à des entreprises chinoises dans le secteur aéroportuaire.

Cette reprise en main dano-américaine n’est pas du goût des partisans de l’indépendance groenlandaise, qui y voient un retour du «colonialisme». La coalition autonome au pouvoir à Nuuk a enregistré le départ d’un de ses membres. Cela dit, le Groenland pourrait aussi bénéficier de cette rivalité avec la Chine pour tirer quelques marrons du feu, notent des experts. Des négociations sont en cours avec Washington en vue de revoir un contrat de maintenance de la base de Thulé, élément important du dispositif américain de détection de tirs de missiles balistiques et surveillance par satellite, de manière à ce que des entreprises locales en profitent.
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Le général Gaëtan Poncelin de Raucourt a rejoint Fiducial

Le général Gaëtan Poncelin de Raucourt a rejoint Fiducial | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Après la BSPP et Garde nationale, Fiducial Sécurité! Le général Gaëtan Poncelin de Raucourt (58 ans) a été nommé directeur général de Fiducial sécurité (5000 agents, 26 agences réparties sur le territoire national, plus de 7 500 sites gérés ou surveillés et un chiffre d'affaires d’environ 200 millions d'euros).

Le général de Raucourt a exercé des responsabilités très variées au cours de sa carrière militaire. Il a en particulier servi 19 années à la brigade de sapeurs-pompiers de Paris et en a assuré le commandement de 2012 à 2015.

A la suite des premiers attentats terroristes de 2015, il a été chargé de créer et d’assurer la montée en puissance du commandement terre pour le territoire national, puis de la Garde nationale à partir de 2016. Après avoir exercé pendant deux ans les fonctions de secrétaire général de la Garde nationale et du conseil supérieur de la réserve militaire, il a été nommé conseiller du gouvernement pour la Défense le 1er août 2018. Un poste très temporaire puisqu'il a rejoint Fiducial un mois plus tard.

Le général de Raucourt a été remplacé à la tête du secrétariat général de la Garde par un officier supérieur de la Gendarmerie, la générale Anne Fougerat.
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La Russie met à l'eau son nouveau sous-marin diesel

La Russie met à l'eau son nouveau sous-marin diesel | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La Marine russe se dotera bientôt d'un nouveau sous-marin diesel-électrique dont la cérémonie de mise à l'eau se déroule actuellement à Saint-Pétersbourg.

La cérémonie de mise à l'eau du sous-marin diesel-électrique Kronchtadt du projet 677 se déroulera le jeudi 20 septembre sur les chantiers navals Admiralteïskié verfi à Saint-Pétersbourg, annonce le service de presse des chantiers dans un communiqué.

«Les chantiers navals Admiralteïskié verfi seront le théâtre de la cérémonie de mise à l'eau du sous-marin Kronchtadt du projet 677 construit pour la Marine russe», indique le communiqué.

Le sous-marin a été conçu par les spécialistes du bureau Roubine et est équipé d'un système d'armes de haute précision. Il est destiné à protéger les bases maritimes, à mener des opérations de renseignement et à détruire des submersibles ennemis.

Le navire est long de 66,8 mètres, large de 7,1 mètres et sa profondeur d'immersion maximale est de 300 mètres. Le sous-marin est capable de se déplacer à une vitesse de 21 nœuds et son équipage compte 35 personnes.
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Pour installer une base permanente en Pologne, l'US Army veut de grands espaces et des infrastructures aux normes

Pour installer une base permanente en Pologne, l'US Army veut de grands espaces et des infrastructures aux normes | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Lors d’un déplacement à Washington, le 18 septembre, le président polonais, Andrzej Duda, a dit son souhait de voir les États-Unis implanter une base militaire permanente en Pologne, en plus de la présence d’un bataillon multinational sous commandement américain, déployé dans le cadre de l’Otan. Pour cela, Varsovie propose 2 milliards de dollars pour financer les coûts d’une telle installation.

A priori, il n’est pas question, du moins pour le moment, d’établir une présence aérienne : seule l’US Army serait donc concernée. À première vue, ce dossier est relativement simple… Il suffirait, pourrait-on croire, d’installer les soldats américains dans une caserne quelconque… Mais telle n’est pas la conception du Pentagone.

Déjà, quand le président Trump a affirmé étudier de près la demande de Varsovie, le secrétaire à la Défense, James Mattis, a mis quelques bémols. « Les questions sont nombreuses. […] Il ne s’agit pas seulement d’une base. Il s’agit de zones d’entraînement, d’infrastructures, de maintenance… Ce sont beaucoup de détails que nous devons étudier avec les Polonais », a-t-il dit.

Le secrétaire à l’US Army, Mark Esper, a donné plus de précisions, rapporte l’AFP. Lors d’une visite en Pologne, faite en janvier, il a dit avoir noté que les espaces proposés par les autorités polonaises n’étaient pas suffisants (ce qui montre que l’idée d’une implantation en Pologne n’est pas aussi récente que ça).

« Ce n’était pas suffisant en termes de surface, d’espace de manoeuvre et champs de tir », en insisté M. Esper. « Il faut un grand champ de tir pour des tirs d’artillerie, par exemple. Or les terrains proposés « n’étaient peut-être pas assez grands pour nous permettre de maintenir le degré de préparation que nous aimerions maintenir », a-t-il ensuite précisé.

Un autre problème soulevé par ce responsable du Pentagone concerne la mobilité des troupes. Une question que l’Union européenne s’est d’ailleurs engagée à régler en relation avec l’Otan, avec la mise en place d’un « espace Schengen militaire ».

« Outre l’espace, l’US Army veut pouvoir se déplacer facilement en Europe, or des obstacles administratifs et pratiques la freineraient en cas de conflit », a souligné M. Esper. « Nous avons des problèmes avec le transport des équipements lourds et des choses de ce genre », a-t-il continué.

Ce problème est connu depuis au moins janvier 2017, quand une brigade blindée américaine eut des difficultés pour se rendre en Pologne, les normes selon lesquelles certaines infrastructures furent construites étant celles en vigueur lors de la période communiste. Par exemple, la hauteur des ponts posa des soucis aux blindés… De même que l’écartement des rails de chemin de fer.

« Un de nos trains a été bloqué (…) à la fois pour des raisons administratives et pour des questions d’écartement des rails », a-t-il dit. Le problème n’est pas limité à un pays en particulier », a ainsi constaté M. Esper, lors d’un transfert de troupes américaines d’Allemagne vers la Pologne pour un exercice. « C’est une combinaison de problèmes administratifs et d’infrastructure », a-t-il ajouté.
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Atterrissage et décollage automatique pour le MQ-9

Atterrissage et décollage automatique pour le MQ-9 | DEFENSE NEWS | Scoop.it
General Atomics est parvenu à réaliser un atterrissage et un décollage automatisés de son drone MQ-9 Reaper.

L'industriel américain General Atomics a annoncé le 17 septembre avoir réalisé de nouvelles avancées avec son drone MQ-9 Block 5. En effet, au début du mois d'aout, General Atomics est parvenu à faire atterrir le Reaper en mode automatique. Deux jours après avoir réalisé cette performance, le 9 août, l'industriel est cette fois parvenu à réaliser un décollage automatisé de l'aéronef. Une avancée notable dans le programme MQ-9 Block 5 !

General Atomics s'est réjoui de cette réussite, offrant de nouvelles perspectives aux opérationnels. Grâce à ce mode automatique, les forces armées verront leur sécurité accrue et pourront se concentrer sur d'autres aspects de leur mission. General Atomics continue actuellement de travailler sur ce système. L'industriel mise sur une entrée en service à l'automne 2019.
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Japon: le Premier ministre Abe se sent assez fort pour réformer la Constitution

Japon: le Premier ministre Abe se sent assez fort pour réformer la Constitution | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a affirmé jeudi qu'il engagerait le processus de révision de la Constitution pacifiste du Japon après avoir été largement réélu à la tête de son parti, une victoire qui lui donne la possibilité de rester à la tête du pays jusqu'en 2021.

M. Abe a gagné 553 voix des 807 exprimées, dont 329 des 405 députés et sénateurs membres de sa formation, le Parti libéral-démocrate (PLD). Son rival Shigeru Ishiba a obtenu un score honorable chez les représentants des militants et sympathisants.

Réécrire en partie la charte constitutionnelle est "un but pour le parti", a-t-il redit jeudi lors d'une conférence de presse.

"Nous allons soumettre une proposition dans le but d'obtenir une large compréhension" de l'opinion, a-t-il assuré.

Son souhait est d'inscrire dans l'article 9 l'existence des Forces d'autodéfense, une armée qui n'est censée entrer en action que pour défendre le pays face à une attaque extérieure.

Il faut l'accord des 2/3 des élus de chaque chambre et la majorité à un referendum pour amender le texte, mais la première condition est en théorie remplie.

"Avec vous tous, je veux travailler à la réforme de la Constitution. La bataille (électorale) est finie. Construisons un nouveau Japon en joignant les mains et en nous unissant!", a-t-il lancé.

"L'élection était vue comme un vote de confiance pour juger son travail jusqu'à présent, et M. Abe a réussi à l'emporter. Mais il ne peut pas tant se féliciter du résultat car il n'a pas gagné massivement", a souligné pour l'AFP Shinichi Nishikawa, politologue de l'Université Meiji à Tokyo.

Le parti est divisé en factions dont les élus membres sont disciplinés et votent en fonction de l'orientation donnée par le chef de chacune d'elles, dont beaucoup sont pro-Abe.

En revanche, auprès des 1,04 million de sympathisants et militants (dont les votes sont aussi regroupés en 405 voix), M. Abe n'a obtenu que 224 suffrages, contre 181 pour M. Ishiba qui, en théorie, va ainsi pouvoir peser dans le débat au sein du parti.

"M. Abe a néanmoins gagné un billet pour entrer dans les livres d'histoire en tant que Premier ministre le plus longtemps en fonction", a souligné M. Nishikawa.

- Comme en 1964 -

M. Abe avait reconnu pendant la campagne que la confiance en son gouvernement avait été en partie affectée par les scandales qui ont occupé la presse depuis deux ans: il a notamment été accusé de favoritisme envers des amis.

Si cette élection au sein du parti revêt une telle importance, c'est que ce scrutin désigne de facto le Premier ministre puisque le fauteuil de chef du gouvernement échoit pour ainsi dire automatiquement à celui qui préside la formation majoritaire à la diète.

La majorité du PLD est écrasante face à une opposition en lambeaux depuis qu'elle a perdu aux législatives de fin 2012, incapable de se relever d'une gestion jugée désastreuse de l'après-tsunami et de l'accident de Fukushima en mars 2011.

Plusieurs défis attendent cependant M. Abe et l'absence de plébiscite des militants devrait, selon des analystes, le contraindre à faire avancer réellement les dossiers économiques.

"L'année prochaine, nous aurons le changement d'empereur, puis le sommet du G20 pour la première fois (au Japon) et l'année suivante, nous aurons les Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo", a-t-il lui-même souligné.

Et de signifier qu'il espérait renouveler la performance de 1964 quand les premiers JO de Tokyo avaient donné un élan économique et une stature internationale au Japon.

"Nous allons relever le défi de créer la nouvelle place du Japon en renouvelant le pays", a-t-il encore promis.

Outre la nécessité de donner un coup de fouet pour trouver un nouveau moteur de croissance, M. Abe a promis beaucoup pour les femmes (plus d'égalité dans la vie professionnelle), pour les enfants (places de crèche, gratuité d'une partie de la scolarité), pour les salariés (meilleur environnement de travail), pour les personnes âgées (maintien de leur prise en charge, facilité à rester en activité), le tout en pérennisant le système de protection sociale déjà mis à mal.

M. Abe se dit aussi "déterminé" à faire son retour dans le ballet diplomatique au sujet de la Corée du Nord.

"Je dois rencontrer le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un" , a-t-il dit, insistant sur la nécessité "de résoudre le problème des Japonais kidnappés par la Corée du Nord" dans les années 1970-1980.

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Tensions en mer entre Paris et Moscou

Il se sent bien isolé, le navire de la marine nationale française qui trempe au large de la Syrie. L’Auvergne, une frégate multimission, l’est d’autant plus que cette zone de la Méditerranée orientale voit croiser un nombre particulièrement élevé de bâtiments militaires russes. Vingt-cinq précisément, selon un haut gradé français. Officiellement, il s’agissait d’un «exercice» mené par la défense russe du 1er au 8 septembre. Soit peu ou prou au moment où Moscou envisageait une offensive, finalement abandonnée, sur Idblib, dernière région aux mains des rebelles syriens. A en croire l’état-major français, l’«exercice» russe s’est prolongé.

La cohabitation fragile s’est envenimée mardi, après un étrange imbroglio politico-militaire. Lundi soir, un avion de l’armée russe a été abattu au large de la Syrie. Moscou a d’abord réagi en laissant entendre que la France pourrait avoir une part de responsabilité : «Des moyens radars russes de contrôle de l’espace aérien ont enregistré des tirs de missiles depuis la frégate française Auvergne», lâche le ministère de la Défense, dans une déclaration pleine de sous-entendus. A Paris, l’état-major dément «toute implication» et tout tir de la frégate. Moscou reconnaît finalement dans la journée que la défense antiaérienne syrienne est à l’origine d’un tir ayant atteint l’avion «par erreur» alors qu’il visait les missiles largués au même moment par Israël.

Cet incident est loin d’être le premier. En avril, un avion russe avait fait une démonstration de force à proximité d’une frégate française alors positionnée dans la région. Ambiance… Mais pour la France, rester dans la zone demeure crucial : «Si on y maintient un bateau en permanence, c’est pour savoir ce qu’il s’y passe, pour pouvoir observer le renforcement russe par exemple», a détaillé l’amiral Nicolas Vaujour, mardi lors d’une conférence à la Sorbonne. Tout en reconnaissant que le voisinage n’était pas toujours simple : «Sous l’eau, il se passe beaucoup de choses en ce moment.»
Pierre Alonso
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10 blessés dans l’incendie d’une frégate de la Marine allemande

10 blessés dans l’incendie d’une frégate de la Marine allemande | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Un incendie s’est déclaré lundi sur la frégate Schleswig-Holstein pendant une croisière d’instruction, blessant 10 marins, d’après un communiqué de la Marine allemande publié hier.

La frégate avait quitté le port de Flensburg, au nord de l’Allemagne, pour effectuer un test opérationnel. La fumée a été détectée à bord lundi, vers 20 heures.

L’incendie s’est déclaré au niveau d’un panneau de contrôle du navire et 10 soldats ont inhalé des gaz dangereux, selon le communiqué de la Marine.

L’un des marins exposé aux gaz dégagés par l’incendie se trouvait dans un état grave et a dû être évacué sur le navire de secours Berlin, lundi soir, tandis que 7 autres ont été acheminés dans des hôpitaux après l’arrivée du bateau dans les chantiers navals de Kiel.

Les deux soldats restants, légèrement blessés, ont pu rester à bord du Schleswig-Holstein. Le navire a été examiné et réparé, poursuit le communiqué ; certaines pièces devaient être remplacées et un nettoyage complet sera fait à bord pour éliminer les substances toxiques.

Ce n’est pas le premier accident qui touche la Marine allemande cette année : en juin dernier, le missile SM-2 que s’apprêtait à tirer la frégate Sachsen F219 était resté coincé dans le mécanisme de lancement, provoquant une explosion puis un incendie impressionnant, mais rapidement maîtrisé. L’incident avait blessé légèrement 2 marins et endommagé le pont du vaisseau.
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USAF to test Kickstarter-style contracting for startups

The US Air Force will experiment with a Kickstarter-style contracting process in October for small businesses and startups that is designed to reduce the time it takes the service to grant contracts from months to days.

Will Roper, the USAF’s assistant secretary for acquisition and technology, said the idea was formulated as a means for the service to tap the innovative potential of cash-strapped startups that may not be able to wait several months to win a contract via the Department of Defense’s usual expedited process.

“It’s continually been a criticism of acquisition that we can do a contract in about two months, and that’s if everything goes right and we pull out all the stops and use [Other Transaction Authority] and got top cover – it‘s not something that is scalable,” says Roper. “That’s too long for a startup.”

After consulting with DOD contracting specialists and lawyers, Roper says his office discovered they could facilitate faster acquisitions using a government credit card and PayPal.

“We’ll put out a call. They’ll submit their request. We are thinking kind of a one pager or two pager on the idea,” he says. “And then, a 90-second video like Kickstarter: Pitch us your idea.”

The USAF will review the companies and their pitches, and then a subset will make an in-person pitch to a specific programme office.

“We’ll invite them to come pitch live and the idea will be 60 to 80% [of companies] have a high likelihood walking out of a live pitch being on contract that day,” says Roper.

The USAF will have the company sign a one-page contract and will make progress payments to the startup to fund the development and production of the product. Roper did not say if there is a contract amount limit. It’s also not clear if the DOD would seek equity or intellectual property rights from the companies whose products it funds.

The service plans as a trial run with the Air Force Research Laboratory by the end of October to do 50 contracts in 50 hours.

“This is huge because it suddenly pulls startups into the orbit around the programme offices,” says Roper. “Even if round one their product isn’t ready, they are aware of us as an angel investor.”
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Quel est le secret de ce fusil de sniper russe destiné à protéger Vladimir Poutine?

Quel est le secret de ce fusil de sniper russe destiné à protéger Vladimir Poutine? | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Les agents du Service fédéral de protection (FSO) qui assurent la sécurité du Président russe sont désormais équipés des fusils de sniper ORSIS T-5000. À en juger ses caractéristiques, dont la précision et la cadence de tir, cette arme dépasse tous les autres modèles analogues russe, ce qui justifie son choix, explique le Forbes.

Le fusil de sniper ORSIS T-5000, que le Service fédéral de protection (FSO) a choisi pour équiper ses agents, est l'arme de ce type crée la plus parfaite jamais créée par des armuriers russes, indique le journal américain Forbes.

Le secret de la précision de l'ORSIS T-5000 réside dans son canon en acier inoxydable fabriqué d'après la technologie du rayage à passage unique. C'est la technologie la plus coûteuse et la plus laborieuse, mais qui se justifie quand il s'agit de systèmes d'armes de haute précision. Le rayage comprend des dizaines des opérations qui sont effectuées par des machines allemandes.

Le corps de l'ORSIS T-5000 est fabriqué en aluminium, ce qui réduit non seulement le poids de fusil mais permet également de fixer fermement le viseur et d'autres équipements. La plaque de couche anti-recul est fabriquée en caoutchouc spécial avec réglage de hauteur en fonction de l'anatomie du tireur.

Le fusil est conçu pour tirer cinq types de cartouches dont la plus puissante est le.338 Lapua Magnum. La balle de 16,2 grammes quitte le canon à une vitesse de 900 mètres par seconde. Ces munitions peuvent être utilisées pour tirer depuis une distance de 2,5 kilomètres ou plus. C'est pour cela que le canon de l'ORSIS T-5000, d'une longueur de 70 centimètres, est équipé d'un frein de bouche pour compenser le recul.

Mais le fusil est capable de tirer d'autres calibres. Dans les mêmes conditions de terrain, avec le changement du coffre et quelques manipulations, il est possible, en 20 minutes, de reconstituer l'arme pour un autre type de munition selon la tâche à exercer.

Ainsi, l'ORSIS T-5000 est un fusil de sniper moderne qui dépasse tous les précédents modèles russes. Ayant dans son arsenal ces fusils ainsi que d'autres armes, le FSO peut ainsi mieux protéger le Président et d'autres hauts fonctionnaires d'État, résume Forbes
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Portugal orders Raven B UAS

Portugal orders Raven B UAS | DEFENSE NEWS | Scoop.it
The Portuguese Army Logistics Command awarded AeroVironment a EUR5.9 million (USD6.9 million) contract in late August for 12 RQ-11B Raven DDL (digital datalink) unmanned aerial systems (UAS) and associated equipment and services.

Deliveries will take place from March 2019 to January 2021 for the ISTAR Battalion’s surveillance systems company.

The NATO Support and Procurement Agency is conducting the procurement.
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Sécurité de l’information : le FSB se réorganise

Sécurité de l’information : le FSB se réorganise | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Vladimir Poutine avait fait du FSB le service leader pour les questions de sécurité de l’information, par décret signé le 22 décembre dernier. Conséquence, le service de sécurité intérieure russe s’organise : trois décrets du directeur du FSB, datés du 24 juillet 2018 et publiés le 10 septembre, organisent le fonctionnement de la mission de sécurité informationnelle.

Dans ce but, est créé au sein du FSB le Centre national de coordination sur les incidents informatiques (NKTcKI), chargé de coordonner l’activité des infrastructures critiques pour détecter, prévenir et traiter les incidents et attaques informatiques et sécuriser l’échange d’information. Le NKTcKI peut demander des informations aux organismes et organisations, y compris étrangères et internationales, mais peut également refuser de transmettre de telles informations aux organismes étrangers et internationaux si «la fourniture d’une telle information crée une menace à la sécurité de la Fédération de Russie». Il dispose même de son propre site Internet, http://cert.gov.ru/. Un système centralisé pour la détection, la prévention et la neutralisation des conséquences des attaques informatiques sur les systèmes d’informations russes (GosSOPKA) est également mis en place.

Deux points sont à relever dans les décrets du directeur du FSB : l’un est l’article 11 du décret 368, qui indique que «l’échange d’informations, sur les incidents informatiques, avec les organisations étrangères et internationales et les ONG étrangères, est fait par le NKTcKI», sauf, comme l’indique l’article 12, si cet échange est «indispensable», auquel cas la personnalité morale russe (l’infrastructure critique) envoie au Centre une demande indiquant les raisons de la nécessité de cette transmission, l’adresse de l’organisation, etc. Cela signifie-t-il qu’une grande société spécialisée dans les antivirus comme Kaspersky ne pourra plus échanger avec ses homologues étrangers avec autant de facilité, le NKTcKI ayant un droit de regard sur les échanges de l’entreprise russe avec ses homologues étrangers ?

Deuxième point, ce décret peut être considéré comme le point d’orgue de la bataille qui s’est jouée, pendant plusieurs années, entre deux services au sein du FSB : le service de sécurité de l’information (son directeur est depuis juillet 2017 Sergey Arkadievitch Skorokhodov), dépendant du 1er Service (contre-espionnage) du FSB et qui a essuyé ces dernières années plusieurs scandales (renvoi du prédécesseur de Skorokhodov, Andrey Gerassimov ; arrestation de plusieurs officiers du Service) ; et le Centre de protection de l’information et des liaisons spéciales du FSB (dirigé depuis fin 2015 par Andrey Ivashko), dépendant du Service scientifique et technique du FSB d’Alexandre Fetissov. Or, le décret 366 précise dans son article 11 que c’est le directeur du Centre de protection de l’information qui dirige le NKTcKI…
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MBDA unveils Future Land Indirect Fires concepts

MBDA unveils Future Land Indirect Fires concepts | DEFENSE NEWS | Scoop.it
MBDA has unveiled a number of land precision effects concept for integration with the ARTEC 8x8 Boxer infantry fighting vehicle to address the British Army’s future land surface-to-surface fire requirements. In April this year, UK Ministry of Defence (MoD) announced that it will re-join the Boxer programme via the OCCAR (Organisation Conjointe de Coopération en matière d’Armement/Organisation for Joint Armament Co-operation) – a move that will allow them to procure the Boxer platform to meet the requirements for Army’s Mechanised Infantry Vehicle (MIV) programme.

The concepts – part of the company’s Future Land Indirect Fires offerings for the Army – are intended to “provide the ability to flexibly engage difficult targets at range with agile targeting methods and a high degree of discrimination”, according to the company.

One concept provides for an eight-cell land indirect fire mission module incorporating a 178 mm surface-to-surface munition with either radio-frequency (RF)/semi-active laser (SAL) or electro-optic/infrared (EO/IR) seeker options. “Boxer is effectively designed to accept different mission modules that can be swapped in or out as required. So we are proposing is a modular mission module equipped to conduct a land indirect fires role,” an MBDA spokesperson told Jane’s . The concept leverages a number of technologies developed for the MBDA missile portfolio, including the 178 mm Brimstone and Spear missiles, along with the development in the 166 mm Common Anti-air Modular Missile family. One of the concept images shows what appears to be a stretched adaptation of the Brimstone missile with an aft actuator array leveraged from the CAMM effector. Another MBDA Future Land Indirect Fires concept appears to show a larger calibre air-breathing concept with an active RF seeker for longer-range effects.
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VIDEO - «À glacer le sang»: le lance-roquettes multiple russe Ouragan met en émoi les médias

VIDEO - «À glacer le sang»: le lance-roquettes multiple russe Ouragan met en émoi les médias | DEFENSE NEWS | Scoop.it
C’était l’une des armes exposées lors des exercices Vostok 2018, qui a impliqué 300.000 soldats, 1.000 avions, 36.000 véhicules blindés et deux flottes navales: les lance-roquettes multiples BM-27 Ouragan a attiré l’attention des médias britanniques lors de ces exercices d’envergure.

Le tabloïd britannique The Sun a commenté la vidéo du lance-roquettes multiple BM-27 Ouragan en action sur le polygone de Tsygol lors des exercices Vostok 2018. Le média a qualifié le tir de cette machine militaire d'impressionnant et son action en général de «à glacer le sang».

En particulier, les journalistes du tabloïd ont été impressionnés par sa cadence de tirs, notant que ce véhicule de 20 tonnes tire deux roquettes de 280 kilos par seconde:

«Des images terrifiantes ont montré cette machine de guerre de 20 tonnes tirer des missiles de 280 kg à un rythme impressionnant de deux par seconde», écrit le tabloïd.

L'Ouragan, développé et déployé par l'armée soviétique dans les années 1970, peut détruire une cible située à plus de 30 kilomètres, écrit le média.

«Connue pour sa fiabilité et sa simplicité», l'Ouragan nécessite peu d'entretien, souligne The Sun.
Plus vastes manœuvres militaires depuis 40 ans, Vostok 2018 a débuté le 11 septembre en Extrême-Orient. Ce déploiement massif auquel participent les armées chinoise et mongole se prolongera jusqu'au 17 septembre, sous la direction du ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou. Y prennent part 300.000 militaires, 36.000 véhicules blindés, 80 bâtiments et plus d'un millier d'avions et de drones.
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Avion russe abattu: une délégation israélienne à Moscou pour contribuer à l'enquête

Avion russe abattu: une délégation israélienne à Moscou pour contribuer à l'enquête | DEFENSE NEWS | Scoop.it



Le chef d'état-major de l'armée de l'air israélienne était jeudi à Moscou pour calmer le jeu après qu'un avion russe a été accidentellement abattu par son allié syrien lors d'un raid israélien, Jérusalem soulignant le "bon état d'esprit" de la rencontre.

"Les réunions se sont déroulées dans un bon état d'esprit et les participants ont eu des échanges ouverts, professionnels et transparents sur plusieurs sujets", a annoncé l'armée israélienne dans un communiqué publié après la visite de la délégation menée par le général Amikam Norkin.

Selon l'armée israélienne, "les deux parties ont insisté sur l'importance des intérêts nationaux et la mise en place permanente d'un système de 'déconfliction'", terme désignant les informations échangées entre deux pays pour réduire au maximum les risques d'incidents aériens.


Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a indiqué jeudi qu'il avait envoyé le général Norkin à Moscou pour, entre autres, "préserver la coopération entre nos deux pays".

Lundi soir, la défense anti-aérienne syrienne a visé par erreur un Illiouchine-20 au-dessus de la Méditerranée, tuant les 15 militaires qui se trouvaient à bord. Au même moment, des missiles israéliens ciblaient des dépôts de munitions dans la province syrienne de Lattaquié (nord-ouest).

L'armée israélienne avait annoncé mercredi soir la visite à Moscou d'une délégation, afin de présenter "le rapport de situation de cette soirée (...) concernant tous ses aspects".

La Russie a accusé les pilotes israéliens de s'être servis de l'appareil russe comme couverture pour échapper aux tirs syriens.

Faux, a rétorqué Israël: non seulement l'avion russe était loin des lieux où les appareils israéliens attaquaient l'armée syrienne, mais de plus il a été atteint à un moment où ces appareils avaient déjà regagné l'espace aérien de leur pays.

Israel Defense Forces Israeli F-16 jet used in air strike on Syrian nuclear reactor in September, 2007.
Israel Defense Forces

Mardi, lors d'une conversation téléphonique, Benjamin Netanyahu avait exprimé sa "tristesse" au président russe Vladimir Poutine et lui avait proposé son aide dans l'enquête.

Paraissant plus conciliant, M. Poutine a parlé d'"un enchaînement de circonstances accidentelles tragiques" puis "exhorté le camp israélien à ne pas permettre que ce genre de situations se reproduise", selon un communiqué du Kremlin.

Selon le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, Vladimir Poutine s'est entretenu jeudi avec son Conseil de sécurité. "A l'ordre du jour, il y avait le renforcement de la sécurité des militaires russes en Syrie après la catastrophe du Il-20", a-t-il déclaré, cité par l'agence de presse Ria Novosti.
"Incident malheureux"

De son côté, le président syrien Bachar al-Assad ne décolérait pas mercredi.

"Cet incident malheureux est le résultat de l'arrogance et de la dépravation israélienne", a-t-il accusé dans une lettre de condoléances envoyée à son homologue russe.

"Nous sommes convaincus que de tels événements tragiques ne vous empêcheront pas, ni vous ni nous, de poursuivre la lutte contre le terrorisme", a-t-il poursuivi, dans ce message publié par l'agence officielle syrienne Sana.

Il s'agit du plus grave incident entre les deux alliés depuis que Moscou est intervenu militairement fin 2015 en Syrie pour épauler le régime de Damas, alors affaibli face aux rebelles et aux djihadistes.

Les frappes israéliennes de lundi sont les dernières d'une longue série ces derniers mois en Syrie, visant le régime ou son allié iranien. Le but avoué est d'empêcher l'Iran de se servir de la Syrie comme tête de pont contre l'État hébreu.

Imagesat International ISI An annotated satellite image showing the results of an Israeli air strike on a Syrian military facility in Latakia on September 17 2018.
Imagesat International ISI

Dans un communiqué, fait rare, l'armée israélienne a reconnu avoir attaqué un site de l'armée syrienne d'où des systèmes entrant dans la fabrication d'armes étaient en passe d'être livrés pour le compte de l'Iran au mouvement chiite libanais Hezbollah, bête noire d'Israël.

Le Hezbollah a répliqué mercredi. "C'est un mensonge israélien, ce n'est pas vrai", a affirmé lors d'une allocution télévisée son chef Hassan Nasrallah.

"L'Iran c'est un prétexte, le Hezbollah c'est un prétexte, la vraie cible c'est la Syrie", a-t-il poursuivi, estimant Israël surtout hostile à "l'émergence d'une armée syrienne, d'une véritable force militaire syrienne".

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Avec deux ans d'avance, 12 A330-MRTT Phénix pour l'armée de l'air d'ici 2023

Avec deux ans d'avance, 12 A330-MRTT Phénix pour l'armée de l'air d'ici 2023 | DEFENSE NEWS | Scoop.it
D'habitude, le phénix renaît de ses cendres, cette fois, le Phénix, version A330-MRTT (Multi Role Transport Tanker), va équiper l'armée de l'air deux ans plus tôt que prévu dans la loi de programmation militaire 2019-2025. Les douze exemplaires de l'A330 d'Airbus militarisé, pour le ravitaillement en vol et le transport stratégique de troupes, arriveront dans l'armée de l'air d'ici 2023. Le comité ministériel d'investissement l'a exprimé ce jour à la Direction générale de l'armement, ouvrant même la possibilité de porter le total à quinze. Pas du luxe quand on sait que les C135 et KC135 approchent dangereusement des 60 ans de service. Ils remplaceront également les A310 et A340 de transport de troupes et de fret.
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Sanctions US contre la Chine pour l'achat d'armes russes

Sanctions US contre la Chine pour l'achat d'armes russes | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L'administration Trump a imposé jeudi des sanctions à l'encontre d'un organisme militaire chinois pour avoir acheté des avions de combat à la Russie, en violation d'une loi américaine sur des sanctions adoptées contre Moscou du fait de son ingérence dans les élections américaines de 2016.

Des responsables du département d'Etat américain ont déclaré qu'ils allaient sans attendre imposer des sanctions contre le Département de développement des équipements, organisme chinois qui supervise les technologies militaires, ainsi que contre son directeur, Li Shangfu, pour avoir passé des "transactions importantes" avec Rosoboronexport, le principal exportateur russe d'armements.

Le département d'Etat reproche aux Chinois l'achat de dix chasseurs russes Soukhoï-35 en 2017 et de missiles sol-air russes S-400 cette année.

En vertu de ces sanctions, l'agence chinoise et son directeur ne pourront plus demander de licences d'exportation et s'intégrer au système financier américain. Ils sont ajoutés à la liste du département du Trésor des entités avec lesquelles les Américains ne peuvent faire de transactions.

L'administration Trump a en outre inscrit à sa liste noire 33 personnes et entités supplémentaires, liées à l'armée et aux services de renseignement russes. Cette liste découlant d'une loi de 2017, appelée CAATSA (pour Countering America's Adversaries Through Sanctions Act), comporte désormais 72 noms.

Certaines des personnes ajoutées à la liste ont été inculpées en lien avec l'ingérence russe dans les élections américaines de 2016, a déclaré un responsable du département d'Etat.


(Lesley Wroughton et Patricia Zengerle; Eric Faye pour le service français)
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L'USS Enterprise sera bien déconstruit. Mais peut-être en 2024 ou en 2034...

L'USS Enterprise sera bien déconstruit. Mais peut-être en 2024 ou en 2034... | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L'ex-porte-avions USS Enterprise (CVN 65) qui a quitté le service actif en février 2017 après son retour définitif aux USA en 2012 (lire mon post ici), risque de rester encore bien longtemps à quai, aux chantiers de Newport News en Virginie (photo US Navy).

Le 17 septembre, un marché a en effet été attribué à la société Huntington Ingalls pour une "période temporaire de stockage" du bâtiment et les préparations pour son futur remorquage. D'une valeur de 34 millions de dollars, ce marché court jusqu'en septembre 2021. Est-ce à dire que le porte-avions (76 000 tonnes) sera alors livré en vue de sa déconstruction?

Rien de moins sûr... Un rapport du GAO (Government Accountability Office) d'août dernier analyse les options de l'US Navy pour la déconstruction du bâtiment. Sans trancher mais en demandant de nouvelles études et en annonçant que la déconstruction ne devrait pas commencer avant 2024!

Première option: une déconstruction dans un arsenal (Naval Shipyard). Coût estimé: entre 1,05 et 1,55 milliard de $. Durée des travaux: 10 ans. Début en 2034. On verra ci-dessous le projet de tronçonnement de la coque en 8 sections:
Option 2: déconstruction par un chantier privé. Coût estimé: de 750 millions à 1,4 milliard. Durée du chantier: 5 ans. Début en 2024.

Huntington Ingalls a déjà procédé à "l'inactivation" du navire (voir mon post ici). Il s'agissait de retirer le combustible nucléaire des huit réacteurs du PA et de préparer son futur transfert vers son site de démantelement. Un travail délicat et long qui s'inscrivait dans le cadre d'un contrat annoncé par le Pentagone de 2013, contrat d'une durée maximale de 5 ans et d'une valeur de 745 millions de dollars.

Affaire à suivre. RV en septembr
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China, Pakistan look to strengthen bilateral military ties

China and Pakistan have expressed their intention to strengthen bilateral military ties.

“The two countriesʼ militaries should further deepen exchanges and co-operation in various fields and at all levels, take resolute measures against terrorist forces, make efforts to ensure the security of the China-Pakistan Economic Corridor [CPEC] construction, and serve as a reliable safeguard for the common interests and common development of the two countries,” Chinese President Xi Jinping was quoted by the Xinhua news agency during a meeting in Beijing with Pakistan’s Chief of Army Staff (COAS), General Qamar Javed Bajwa on 19 September.

“At present, the international and regional situation is undergoing complex changes, and the two countries are supporting each other, helping each other, and enhancing mutually beneficial co-operation, which have yielded fruitful outcomes,ˮ Xi said, adding that such efforts comply with current trends.
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Crise entre Madrid et Ryad : comment Juan Carlos 1er a sauvé Navantia

Crise entre Madrid et Ryad : comment Juan Carlos 1er a sauvé Navantia | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L'ancien roi Juan Carlos a évité au nouveau gouvernement socialiste une crise majeure entre l'Arabie Saoudite et l'Espagne. Madrid sauve un mégacontrat militaire avec Ryad tandis que la ministre de la Défense sauve sa tête... grâce à la famille royale.

C'est une histoire incroyable comme seules les relations entre deux Etats peuvent en générer. L'Espagne est passée à un cheveu d'une crise diplomatique brutale et profonde avec l'Arabie Saoudite, comme celle qui oppose actuellement Ryad à Ottawa. Une histoire racontée dans le détail par une série d'articles du journal numérique espagnol, El Confidencial. Au prix de renoncements et de rétropédalages, Madrid a pu sauver ce qu'elle a considéré comme prioritaire, soit l'un des plus gros contrats d'armement signés en juillet entre l'Espagne et l'Arabie saoudite (1,8 milliard d'euros) correspondant à la vente de cinq corvettes Avante 2200. Ce contrat devrait générer entre 6000 et 7000 emplois en particulier en Andalousie, bastion socialiste où des élections régionales doivent avoir lieu dans les prochains mois. Accessoirement, la famille royale a également sauvé sa ministre de la Défense, Margarita Robles, dont la tête avait été demandée par Ryad.
Les prémices de la crise

Tout commence le 16 août avec un communiqué du ministère de la Défense, qui annonce que les projets de ventes d'armes et les contrats en cours avec l'Arabie Saoudite vont être examinés beaucoup plus méticuleusement. Publié en plein cœur de l'été, ce communiqué passe inaperçu en Espagne, mais pas en Arabie Saoudite. Le royaume est déjà sur le pied de guerre, il vient de rompre ses relations diplomatiques avec le Canada à la suite d'un tweet de la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, qui demandait aux autorités saoudiennes, "de respecter les droits des personnes qui militent pour la liberté".

Furieux par le communiqué publié par le ministère de la Défense espagnol, le prince héritier Mohammed Bin Salman (MBS), qui ne supporte aucune critique sur sa politique intérieure et étrangère, appelle son ambassadeur à Madrid. Il demande à Mansour Bin Khalid Al-Farhan Al-Saoud de faire passer le message qu'il ne tolérera aucune critique sur sa politique venant du nouveau gouvernement socialiste espagnol, arrivé au pouvoir fin mai.
Annulation d'un contrat de 9,2 millions (400 bombes)

Fin de l'histoire ? Pas vraiment. Car à partir de début septembre, tout s'accélère. Le 3 septembre, la radio Cadena SER révèle qu'un contrat modeste (9,2 millions d'euros) de 400 vieilles bombes guidées laser, des GBU-10 américaines d'occasion, dont l'armée de l'air souhaitait se débarrasser depuis 2014, est annulé. Et le gouvernement espagnol indique qu'il va rembourser à l'Arabie saoudite 9,2 millions d'euros déjà versés, selon Cadena Ser. Quelques heures plus tard, le ministère de la Défense confirme l'information. Pourquoi une telle décision? Le ministère de la Défense espagnol estime que ces bombes pourraient être utilisées au Yémen. D'autant que les Etats-Unis livrent aux Saoudiens ce type de bombes au compte-gouttes. Ce qui oblige l'Arabie à chercher depuis plusieurs mois des stocks de vieilles bombes en Europe pour regarnir ses stocks et disposer de munitions au Yémen.

La ministre de la Défense aurait confirmé à plusieurs journalistes ses craintes et donc son souhait d'annuler ce contrat qu'elle juge immoral. Une loi espagnole de 2007 permet de révoquer des contrats d'armement s'il existe des "indices rationnels" indiquant que les armes vont être employées "à des fins de répression interne" ou de "violation des droits de l'homme". La décision est prise par la ministre dans un contexte international agité. En août, un raid de la coalition pro-gouvernementale sous commandement saoudien a coûté la vie à 51 personnes, dont 40 enfants à Dahyan, dans la province de Saada, fief des rebelles Houthis dans le nord du Yémen. Ce carnage suscite alors une vague de réprobation internationale. Dans la foulée, le conseil de sécurité de l'ONU appelle d'ailleurs à une enquête "crédible et transparente".

Pour autant, la ministre va se retrouver très rapidement dans une situation inconfortable. Elle aurait fait passer aux yeux de tout le monde une position personnelle pour une décision interministérielle. Ce qui n'était pas vraiment le cas, mais cette position est reprise comme telle dans la presse.
La réaction brutale de Ryad

Le lendemain, le 4 septembre, MBS tonne et demande à son ambassadeur à Madrid, de passer le message au gouvernement socialiste que cette décision d'annuler ce contrat est un manque de respect de l'Espagne vis-à-vis de l'Arabie Saoudite et une attaque personnelle contre sa politique. Au sein de l'industrie d'armement espagnole, c'est la consternation, Ryad étant le cinquième acheteur d'armes ibériques. L'Espagne a exporté pour 4,35 milliards d'euros de matériel de défense en 2017, dont 270 millions à l'Arabie saoudite. L'annulation d'un contrat même symbolique risque d'entraîner des représailles terribles de la part du prince héritier, réputé pour ses colères. Les industriels de la défense estiment alors que les contrats Typhoon (l'usine d'Airbus à Getafe produit des bouts d'aile et la pointe avant du Typhoon vendu à l'Arabie en 72 exemplaires), et Avante 2200, cinq corvettes fabriquées par le chantier naval Navantia, pourraient être annulés par l'Arabie Saoudite.

Mais le sort du chantier public est très préoccupant. Navantia, qui a affiché des pertes opérationnelles en 2017 (303 millions d'euros) en 2017), est en grand danger. Il ne doit son salut commercial qu'au contrat saoudien de 1,813 milliard d'euros qui prévoit, outre la construction de cinq corvettes, la création d'infrastructures locales importantes à Djeddah, la formation de 400 marins saoudiens, etc... Très inquiète, la direction du chantier mobilise les syndicats, qui manifestent et iront même jusqu'à bloquer l'autoroute A4 et le Parti Populaire de Cadix pour s'insurger contre une position gouvernementale jugée irresponsable. A Ryad, MBS a pris la décision de mettre une pression maximale sur Madrid. Et il exige la démission de Margarita Robles faute de quoi il annule des contrats espagnols en Arabie (TGV entre Medine et la Mecque, le contrat naval...).
Le roi d'Espagne appelé pour une médiation

A peine arrivé au pouvoir, Pedro Sanchez, qui joue déjà sa crédibilité, refuse de sacrifier sa ministre de la Défense. Mais il souhaite en même temps sauver les contrats saoudiens. Une équation qui parait insoluble tant la barre mise par MBS est haute. Que faire ? Il appelle la maison royale espagnole pour une médiation en vue d'assouplir la position saoudienne. Pourquoi ce recours au roi ? Pour comprendre cette décision, il faut remonter aux années où Juan Carlos était roi et le père de MBS, gouverneur de la Mecque. Résidant régulièrement en Espagne, le futur roi d'Arabie utilisait de temps en temps les services de Mohamed Eyad Kayali, un homme d'affaires d'origine syrienne, traducteur des discussions entre les deux hommes.

Homme de confiance des deux rois, il sera d'ailleurs l'artisan du lobbying d'un consortium espagnol contre Alstom. Et fera gagner le TGV espagnol contre le TGV français. Il financera plus tard en 2011 le safari très décrié de Juan Carlos au Botswana. Un autre homme agit lui aussi dans l'ombre des deux rois, Pablo Bravo: ancien ambassadeur de Madrid à Ryad, artisan du lobbying et de la coordination entre l'industrie et la diplomatie espagnole sur quelques projets gagnants, dont le TGV, une section du métro de Ryad, un projet pétrolier dans la Province Orientale...

Pedro Sanchez décide d'utiliser la médiation royale connaissant le côté obscur des relations entre les deux familles royales - les Bourbon et les Saoud - depuis le scandale Zu Sayn-Wittgenstein. "L'amie" de Juan Carlos, la comtesse Corinna Zu Sayn-Wittgenstein, n'avait-elle pas révélé en 2015 les bénéfices financiers importants que la famille royale espagnole avait retirés grâce à son entregent sur les dossiers saoudiens au profit des sociétés espagnoles... Mais "Realpolitik" oblige, Pedro Sanchez charge alors son ministre des Affaires étrangères, Josep Borrell, en déplacement à Alger, d'appeler le palais de la Zarzuela, et plus exactement Felipe VI d'Espagne.
Juan Carlos, l'ultime recours

Mais Felipe VI connaît un peu l'Arabie Saoudite. En janvier 2017 en visite officielle pour la première fois, il avait fait chou blanc. Le roi n'était pas parvenu à conclure le contrat de corvettes attendu depuis plus de deux ans par Navantia. Aussi l'intervention de Felipe VI auprès de MBS le 5 septembre ne suffira pas. Car Felipe VI n'est pas Juan Carlos et MBS n'est pas son père, Salmane ben Abdelaziz Al Saoud. Autre temps, autres mœurs. La relation étroite entretenue par la vieille génération ne s'est pas totalement transmise à l'actuelle.

C'est à Juan Carlos, vers qui tout le monde se tourne, de jouer, notamment de ses bonnes relations avec l'Arabie Saoudite. Après avoir été appelé dans la nuit du 5 au 6 septembre, il parvient à joindre le roi Salman. Et il obtient une solution de compromis tant espérée par le gouvernement socialiste et Navantia, qui permet à tout le monde de sortir de cette histoire par le haut. Margarita Robles ne démissionnera pas mais devra s'expliquer devant l'ambassadeur saoudien. Une formule diplomatique pour éviter de présenter ses excuses. Le 6 septembre, la ministre s'exécute dans le bureau de l'ambassadeur Mansour Bin Khalid Al-Farhan Al-Saoud, qui transmet alors le contenu de son entretien à MBS. Le prince héritier accepte finalement de retirer son ultimatum.
Le contrat n'est plus annulé mais honoré

Dans la foulée, le 7 septembre, le ministère de la Défense annonce que le contrat des 400 bombes n'est plus annulé mais simplement examiné à un niveau interministériel. Ce que confirme la ministre de la Défense, le 10 septembre devant la commission de Défense du Sénat. Le contrat sera étudié de manière bilatérale "dans une optique de rigueur, de bonne relation entre les deux pays", explique-t-elle, en assurant que le différend allait "se résoudre de manière amicale". Trois jours plus tard, l'examen sera positif et le contrat controversé confirmé.

"Au final, la décision est de livrer ces bombes pour honorer un contrat datant de 2015 (...) et dans lequel nous n'avons découvert aucune irrégularité justifiant de ne pas l'exécuter", a annoncé Josep Borrell sur la radio Onda Cero le 13 novembre. "Il faut honorer ce contrat", a martelé le ministre socialiste.

Le 16 septembre, Pedro Sanchez défend la décision controversée de son gouvernement de livrer finalement les 400 bombes à guidage laser à l'Arabie saoudite, affirmant que cela était nécessaire pour préserver de bonnes relations avec la monarchie du Golfe. Lors d'une interview sur la chaîne TV La Sexta, le chef du gouvernement espagnol a révélé que son gouvernement risquait de "donner l'impression qu'il était en train de revoir totalement sa relation" avec la monarchie islamique s'il ne livrait pas les armes. Clairement, la raison d'Etat contre la morale.

"Le dilemme auquel le gouvernement était confronté était de rompre ses liens commerciaux, économiques et politiques avec l'Arabie saoudite, avec l'impact que cela pourrait avoir dans certaines régions du pays, comme dans la baie de Cadix, ou bien exécuter un contrat signé par le gouvernement précédent", a-t-il précisé.

C'est ainsi que la famille royale espagnole a mis fin à la crise diplomatique entre les deux pays déclenchée par Margarita Robles. Elle a également sauvegardé les intérêts de l'industrie espagnole en Arabie Saoudite. Le processus est à nouveau réenclenché. Le chef d'état-Major de la Marine saoudienne est attendu en octobre en Espagne et les premiers ingénieurs de Navantia doivent prochainement partir pour débuter le travail en Arabie Saoudite. L'accord avec la Saudi Arabian Military Industries (SAMI) pour la conception et la construction de cinq corvettes Avante 2200 entrera en vigueur cet automne, la dernière unité devant être livrée d'ici à 2022.

Interrogé sur les critiques des ONG, qui craignent que ces armes ne soient utilisées pour bombarder les civils, Josep Borrell a répondu que les bombes GBU étaient une arme d'une "précision extraordinaire de moins d'un mètre", qui "ne produit pas de dommages collatéraux des armes moins sophistiquées, larguées un peu au hasard, qui engendrent le genre de tragédies que nous condamnons tous". Un argument imparable qui devrait rassurer les civils yéménites... La guerre au Yémen a déjà fait 10.000 morts environ, dont de nombreux civils, depuis 2015.
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Syrie : Israël et la Russie vont renforcer leur coordination militaire

Syrie : Israël et la Russie vont renforcer leur coordination militaire | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Après avoir pointé la responsabilité de chasseurs-bombardiers F-16 israéliens pour la perte, en Méditerranée orientale, de l’un de ses avions de renseignement Il-20 « Coot », apparemment abattu par un missile tiré par un système S-200 de la défense aérienne syrienne lors d’un raid contre un site militaire à Lattaquié, le ministère russe de la Défense avait assuré qu’il se réservait le droit d’une « réponse adéquate après les actions hostiles d’Israël en Syrie. »

Mais, en dépit de la mort des 14 membres de l’équipage de l’Il-20 « Coot », le président russe, Vladimir Poutine, a semblé adopter un ton plus conciliant en évoquant un « enchaînement de circonstances accidentelles tragiques ». Et d’ajouter : « Pour ce qui est des mesures de rétorsion, il s’agit pour nous, avant tout, d’assurer la sécurité de nos soldats et de nos installations en Syrie. »

Puis, lors d’un entretien téléphonique avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, M. Poutine a toutefois souligné que « de telles opérations par les forces aériennes israéliennes violent la souveraineté syrienne » et « exhorté le camp israélien à ne pas permettre que ce genre de situations se reproduise », selon un compte-rendu du Kremlin.

Cela étant, l’état-major israélien a contesté l’explication donnée par son homologue russe au sujet de la disparition de l’Il-20 « Coot ». Pour rappel, ce dernier a affirmé que les F-16 de l’Israeli Air Force [IAF] s’étaient servis de l’appareil russe comme « couverture » radar, ce qui induit en erreur la défense aérienne syrienne. Cependant, cette version présente toutefois quelques zones d’ombres (quid du système IFF – identification, friend or foe – par exemple?).

Une délégation militaire israélienne devait ainsi se rendre à Moscou pour présenter à la partie russe l’ensemble des documents relatifs au raid mené à Lattaquié au moment de la perte de son avion de renseignement.

« La réaction russe à ce tragique incident sera une décision politique du président Poutine. Et plus les professionnels seront convaincus que ce n’est pas notre erreur, plus il sera facile pour le président russe de ne pas réagir d’une façon qui pourrait nuire aux relations entre les deux États », a commenté Yaacov Amidror, un ancien conseiller à la sécurité nationale du Premier ministre Benyamin Netanyahu.

Quoi qu’il en soit, et alors que les forces russes et israéliennes ont mis en place, dès octobre 2015, un mécanisme de coordination afin de s’informer mutuellement de leurs opérations respectives en Syrie, Israël a annoncé, ce 20 septembre, un renforcement de la coopération militaire avec la Russie.

« Ce renforcement ne signifie toutefois pas qu’Israël cessera de bombarder des cibles en Syrie », a toutefois prévenu le gouvernement israélien. « Nous ferons le nécessaire pour préserver la sécurité des citoyens israéliens et il n’y aura pas de discussions sur la fin des frappes aériennes », a insisté Avigdor Lieberman, le ministre de la la Défense.

Au cours de ces 18 derniers mois, les forces israéliennes ont effectué plus de 200 frappes en Syrie, notamment pour empêcher tout transfert d’armes fournies par l’Iran au Hezbollah, la milice chiite libanaise, et contrer la présence militaire iranienne dans le pays.

Aussi, il est essentiel pour Israël de garder une certaine liberté de manoeuvre en Syrie, pays avec lequel il est d’ailleurs toujours en guerre. D’autant plus que le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a réaffirmé que la milice libanaise y resterait « jusqu’à nouvel ordre ». « Notre présence là-bas est liée à la nécessité et au consentement de la direction syrienne », a-t-il insisté, lors d’une intervention faite la veille de la célébration de l’Achoura, un rite fondateur du chiisme.

Qui plus est, M. Nasrallah a également assuré que le Hezbollah disposait désormais de « missiles de haute précision » et des « capacités en matière d’armement ». Et de prévenir : « Si Israël veut imposer une guerre au Liban, il sera confronté à un destin qu’il n’aurait jamais pu prédire. »

À l’occasion d’une cérémonie marquant le 45e anniversaire de la guerre de Kippour, M. Netanyahu, a également haussé le ton. « Nous ne voulons pas la guerre, mais si on veut nous l’imposer, nous utiliserons toutes nos forces », a-t-il lancé. « L’Iran qui appelle ouvertement à la destruction d’Israël est en tête des menaces contre nous dans la région… Nous continuerons de nous défendre face ce danger », a-t-il assuré.
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