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Un pilote de Harrier raconte sa guerre d’Afghanistan

Un pilote de Harrier raconte sa guerre d’Afghanistan | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Dans « Cauchemar en Afghanistan » (éditions JPO), le major Michael Franzak du corps des Marines des Etats-Unis, raconte avec franchise et simplicité son année passée à faire la guerre dans le ciel afghan aux commande de son Harrier… Une année de cauchemar.

C’est sur la base aérienne américaine de Bagram, coincée entre les massifs montagneux de l’Hindou Kouch dont les sommets s’élèvent à près de 7000 mètres, et à quelques dizaines de kilomètres au nord de Kaboul, que l’escadron d’attaque VMA-513 va stationner pendant un an, entre la fin de 2002 et la fin de 2003. Avec leurs six jets de combat mono-réacteur AV-8B Harrier, les « Flying Nightmares » (cauchemars volants) – surnom de l’escadron – les pilotes américains vont multiplier les missions quotidiennes de surveillance, de reconnaissance et d’attaque.

Peu, voire pas de temps de repos pour les hommes, entre les missions : décollages, atterrissages, ravitaillements en vol, combats air-sol… de jour comme de nuit, sans répit. Le rythme est tellement soutenu que le major Franzak, l’un des pilotes de l’escadron, va « craquer » plus d’une fois. C’est sans honte, sans pudeur même, que Franzak raconte son histoire. Une histoire de pilote perdu dans une guerre qu’il ne comprend pas très bien, loin de son pays, de sa famille.
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Revue de presse quotidienne des principaux articles concernant le secteur de la Défense, de ses industriels, des armements et technologies.
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Avion russe abattu: une délégation israélienne à Moscou pour contribuer à l'enquête

Avion russe abattu: une délégation israélienne à Moscou pour contribuer à l'enquête | DEFENSE NEWS | Scoop.it



Le chef d'état-major de l'armée de l'air israélienne était jeudi à Moscou pour calmer le jeu après qu'un avion russe a été accidentellement abattu par son allié syrien lors d'un raid israélien, Jérusalem soulignant le "bon état d'esprit" de la rencontre.

"Les réunions se sont déroulées dans un bon état d'esprit et les participants ont eu des échanges ouverts, professionnels et transparents sur plusieurs sujets", a annoncé l'armée israélienne dans un communiqué publié après la visite de la délégation menée par le général Amikam Norkin.

Selon l'armée israélienne, "les deux parties ont insisté sur l'importance des intérêts nationaux et la mise en place permanente d'un système de 'déconfliction'", terme désignant les informations échangées entre deux pays pour réduire au maximum les risques d'incidents aériens.


Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a indiqué jeudi qu'il avait envoyé le général Norkin à Moscou pour, entre autres, "préserver la coopération entre nos deux pays".

Lundi soir, la défense anti-aérienne syrienne a visé par erreur un Illiouchine-20 au-dessus de la Méditerranée, tuant les 15 militaires qui se trouvaient à bord. Au même moment, des missiles israéliens ciblaient des dépôts de munitions dans la province syrienne de Lattaquié (nord-ouest).

L'armée israélienne avait annoncé mercredi soir la visite à Moscou d'une délégation, afin de présenter "le rapport de situation de cette soirée (...) concernant tous ses aspects".

La Russie a accusé les pilotes israéliens de s'être servis de l'appareil russe comme couverture pour échapper aux tirs syriens.

Faux, a rétorqué Israël: non seulement l'avion russe était loin des lieux où les appareils israéliens attaquaient l'armée syrienne, mais de plus il a été atteint à un moment où ces appareils avaient déjà regagné l'espace aérien de leur pays.

Israel Defense Forces Israeli F-16 jet used in air strike on Syrian nuclear reactor in September, 2007.
Israel Defense Forces

Mardi, lors d'une conversation téléphonique, Benjamin Netanyahu avait exprimé sa "tristesse" au président russe Vladimir Poutine et lui avait proposé son aide dans l'enquête.

Paraissant plus conciliant, M. Poutine a parlé d'"un enchaînement de circonstances accidentelles tragiques" puis "exhorté le camp israélien à ne pas permettre que ce genre de situations se reproduise", selon un communiqué du Kremlin.

Selon le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, Vladimir Poutine s'est entretenu jeudi avec son Conseil de sécurité. "A l'ordre du jour, il y avait le renforcement de la sécurité des militaires russes en Syrie après la catastrophe du Il-20", a-t-il déclaré, cité par l'agence de presse Ria Novosti.
"Incident malheureux"

De son côté, le président syrien Bachar al-Assad ne décolérait pas mercredi.

"Cet incident malheureux est le résultat de l'arrogance et de la dépravation israélienne", a-t-il accusé dans une lettre de condoléances envoyée à son homologue russe.

"Nous sommes convaincus que de tels événements tragiques ne vous empêcheront pas, ni vous ni nous, de poursuivre la lutte contre le terrorisme", a-t-il poursuivi, dans ce message publié par l'agence officielle syrienne Sana.

Il s'agit du plus grave incident entre les deux alliés depuis que Moscou est intervenu militairement fin 2015 en Syrie pour épauler le régime de Damas, alors affaibli face aux rebelles et aux djihadistes.

Les frappes israéliennes de lundi sont les dernières d'une longue série ces derniers mois en Syrie, visant le régime ou son allié iranien. Le but avoué est d'empêcher l'Iran de se servir de la Syrie comme tête de pont contre l'État hébreu.

Imagesat International ISI An annotated satellite image showing the results of an Israeli air strike on a Syrian military facility in Latakia on September 17 2018.
Imagesat International ISI

Dans un communiqué, fait rare, l'armée israélienne a reconnu avoir attaqué un site de l'armée syrienne d'où des systèmes entrant dans la fabrication d'armes étaient en passe d'être livrés pour le compte de l'Iran au mouvement chiite libanais Hezbollah, bête noire d'Israël.

Le Hezbollah a répliqué mercredi. "C'est un mensonge israélien, ce n'est pas vrai", a affirmé lors d'une allocution télévisée son chef Hassan Nasrallah.

"L'Iran c'est un prétexte, le Hezbollah c'est un prétexte, la vraie cible c'est la Syrie", a-t-il poursuivi, estimant Israël surtout hostile à "l'émergence d'une armée syrienne, d'une véritable force militaire syrienne".

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Avec deux ans d'avance, 12 A330-MRTT Phénix pour l'armée de l'air d'ici 2023

Avec deux ans d'avance, 12 A330-MRTT Phénix pour l'armée de l'air d'ici 2023 | DEFENSE NEWS | Scoop.it
D'habitude, le phénix renaît de ses cendres, cette fois, le Phénix, version A330-MRTT (Multi Role Transport Tanker), va équiper l'armée de l'air deux ans plus tôt que prévu dans la loi de programmation militaire 2019-2025. Les douze exemplaires de l'A330 d'Airbus militarisé, pour le ravitaillement en vol et le transport stratégique de troupes, arriveront dans l'armée de l'air d'ici 2023. Le comité ministériel d'investissement l'a exprimé ce jour à la Direction générale de l'armement, ouvrant même la possibilité de porter le total à quinze. Pas du luxe quand on sait que les C135 et KC135 approchent dangereusement des 60 ans de service. Ils remplaceront également les A310 et A340 de transport de troupes et de fret.
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Sanctions US contre la Chine pour l'achat d'armes russes

Sanctions US contre la Chine pour l'achat d'armes russes | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L'administration Trump a imposé jeudi des sanctions à l'encontre d'un organisme militaire chinois pour avoir acheté des avions de combat à la Russie, en violation d'une loi américaine sur des sanctions adoptées contre Moscou du fait de son ingérence dans les élections américaines de 2016.

Des responsables du département d'Etat américain ont déclaré qu'ils allaient sans attendre imposer des sanctions contre le Département de développement des équipements, organisme chinois qui supervise les technologies militaires, ainsi que contre son directeur, Li Shangfu, pour avoir passé des "transactions importantes" avec Rosoboronexport, le principal exportateur russe d'armements.

Le département d'Etat reproche aux Chinois l'achat de dix chasseurs russes Soukhoï-35 en 2017 et de missiles sol-air russes S-400 cette année.

En vertu de ces sanctions, l'agence chinoise et son directeur ne pourront plus demander de licences d'exportation et s'intégrer au système financier américain. Ils sont ajoutés à la liste du département du Trésor des entités avec lesquelles les Américains ne peuvent faire de transactions.

L'administration Trump a en outre inscrit à sa liste noire 33 personnes et entités supplémentaires, liées à l'armée et aux services de renseignement russes. Cette liste découlant d'une loi de 2017, appelée CAATSA (pour Countering America's Adversaries Through Sanctions Act), comporte désormais 72 noms.

Certaines des personnes ajoutées à la liste ont été inculpées en lien avec l'ingérence russe dans les élections américaines de 2016, a déclaré un responsable du département d'Etat.


(Lesley Wroughton et Patricia Zengerle; Eric Faye pour le service français)
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L'USS Enterprise sera bien déconstruit. Mais peut-être en 2024 ou en 2034...

L'USS Enterprise sera bien déconstruit. Mais peut-être en 2024 ou en 2034... | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L'ex-porte-avions USS Enterprise (CVN 65) qui a quitté le service actif en février 2017 après son retour définitif aux USA en 2012 (lire mon post ici), risque de rester encore bien longtemps à quai, aux chantiers de Newport News en Virginie (photo US Navy).

Le 17 septembre, un marché a en effet été attribué à la société Huntington Ingalls pour une "période temporaire de stockage" du bâtiment et les préparations pour son futur remorquage. D'une valeur de 34 millions de dollars, ce marché court jusqu'en septembre 2021. Est-ce à dire que le porte-avions (76 000 tonnes) sera alors livré en vue de sa déconstruction?

Rien de moins sûr... Un rapport du GAO (Government Accountability Office) d'août dernier analyse les options de l'US Navy pour la déconstruction du bâtiment. Sans trancher mais en demandant de nouvelles études et en annonçant que la déconstruction ne devrait pas commencer avant 2024!

Première option: une déconstruction dans un arsenal (Naval Shipyard). Coût estimé: entre 1,05 et 1,55 milliard de $. Durée des travaux: 10 ans. Début en 2034. On verra ci-dessous le projet de tronçonnement de la coque en 8 sections:
Option 2: déconstruction par un chantier privé. Coût estimé: de 750 millions à 1,4 milliard. Durée du chantier: 5 ans. Début en 2024.

Huntington Ingalls a déjà procédé à "l'inactivation" du navire (voir mon post ici). Il s'agissait de retirer le combustible nucléaire des huit réacteurs du PA et de préparer son futur transfert vers son site de démantelement. Un travail délicat et long qui s'inscrivait dans le cadre d'un contrat annoncé par le Pentagone de 2013, contrat d'une durée maximale de 5 ans et d'une valeur de 745 millions de dollars.

Affaire à suivre. RV en septembr
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China, Pakistan look to strengthen bilateral military ties

China and Pakistan have expressed their intention to strengthen bilateral military ties.

“The two countriesʼ militaries should further deepen exchanges and co-operation in various fields and at all levels, take resolute measures against terrorist forces, make efforts to ensure the security of the China-Pakistan Economic Corridor [CPEC] construction, and serve as a reliable safeguard for the common interests and common development of the two countries,” Chinese President Xi Jinping was quoted by the Xinhua news agency during a meeting in Beijing with Pakistan’s Chief of Army Staff (COAS), General Qamar Javed Bajwa on 19 September.

“At present, the international and regional situation is undergoing complex changes, and the two countries are supporting each other, helping each other, and enhancing mutually beneficial co-operation, which have yielded fruitful outcomes,ˮ Xi said, adding that such efforts comply with current trends.
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Crise entre Madrid et Ryad : comment Juan Carlos 1er a sauvé Navantia

Crise entre Madrid et Ryad : comment Juan Carlos 1er a sauvé Navantia | DEFENSE NEWS | Scoop.it
L'ancien roi Juan Carlos a évité au nouveau gouvernement socialiste une crise majeure entre l'Arabie Saoudite et l'Espagne. Madrid sauve un mégacontrat militaire avec Ryad tandis que la ministre de la Défense sauve sa tête... grâce à la famille royale.

C'est une histoire incroyable comme seules les relations entre deux Etats peuvent en générer. L'Espagne est passée à un cheveu d'une crise diplomatique brutale et profonde avec l'Arabie Saoudite, comme celle qui oppose actuellement Ryad à Ottawa. Une histoire racontée dans le détail par une série d'articles du journal numérique espagnol, El Confidencial. Au prix de renoncements et de rétropédalages, Madrid a pu sauver ce qu'elle a considéré comme prioritaire, soit l'un des plus gros contrats d'armement signés en juillet entre l'Espagne et l'Arabie saoudite (1,8 milliard d'euros) correspondant à la vente de cinq corvettes Avante 2200. Ce contrat devrait générer entre 6000 et 7000 emplois en particulier en Andalousie, bastion socialiste où des élections régionales doivent avoir lieu dans les prochains mois. Accessoirement, la famille royale a également sauvé sa ministre de la Défense, Margarita Robles, dont la tête avait été demandée par Ryad.
Les prémices de la crise

Tout commence le 16 août avec un communiqué du ministère de la Défense, qui annonce que les projets de ventes d'armes et les contrats en cours avec l'Arabie Saoudite vont être examinés beaucoup plus méticuleusement. Publié en plein cœur de l'été, ce communiqué passe inaperçu en Espagne, mais pas en Arabie Saoudite. Le royaume est déjà sur le pied de guerre, il vient de rompre ses relations diplomatiques avec le Canada à la suite d'un tweet de la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, qui demandait aux autorités saoudiennes, "de respecter les droits des personnes qui militent pour la liberté".

Furieux par le communiqué publié par le ministère de la Défense espagnol, le prince héritier Mohammed Bin Salman (MBS), qui ne supporte aucune critique sur sa politique intérieure et étrangère, appelle son ambassadeur à Madrid. Il demande à Mansour Bin Khalid Al-Farhan Al-Saoud de faire passer le message qu'il ne tolérera aucune critique sur sa politique venant du nouveau gouvernement socialiste espagnol, arrivé au pouvoir fin mai.
Annulation d'un contrat de 9,2 millions (400 bombes)

Fin de l'histoire ? Pas vraiment. Car à partir de début septembre, tout s'accélère. Le 3 septembre, la radio Cadena SER révèle qu'un contrat modeste (9,2 millions d'euros) de 400 vieilles bombes guidées laser, des GBU-10 américaines d'occasion, dont l'armée de l'air souhaitait se débarrasser depuis 2014, est annulé. Et le gouvernement espagnol indique qu'il va rembourser à l'Arabie saoudite 9,2 millions d'euros déjà versés, selon Cadena Ser. Quelques heures plus tard, le ministère de la Défense confirme l'information. Pourquoi une telle décision? Le ministère de la Défense espagnol estime que ces bombes pourraient être utilisées au Yémen. D'autant que les Etats-Unis livrent aux Saoudiens ce type de bombes au compte-gouttes. Ce qui oblige l'Arabie à chercher depuis plusieurs mois des stocks de vieilles bombes en Europe pour regarnir ses stocks et disposer de munitions au Yémen.

La ministre de la Défense aurait confirmé à plusieurs journalistes ses craintes et donc son souhait d'annuler ce contrat qu'elle juge immoral. Une loi espagnole de 2007 permet de révoquer des contrats d'armement s'il existe des "indices rationnels" indiquant que les armes vont être employées "à des fins de répression interne" ou de "violation des droits de l'homme". La décision est prise par la ministre dans un contexte international agité. En août, un raid de la coalition pro-gouvernementale sous commandement saoudien a coûté la vie à 51 personnes, dont 40 enfants à Dahyan, dans la province de Saada, fief des rebelles Houthis dans le nord du Yémen. Ce carnage suscite alors une vague de réprobation internationale. Dans la foulée, le conseil de sécurité de l'ONU appelle d'ailleurs à une enquête "crédible et transparente".

Pour autant, la ministre va se retrouver très rapidement dans une situation inconfortable. Elle aurait fait passer aux yeux de tout le monde une position personnelle pour une décision interministérielle. Ce qui n'était pas vraiment le cas, mais cette position est reprise comme telle dans la presse.
La réaction brutale de Ryad

Le lendemain, le 4 septembre, MBS tonne et demande à son ambassadeur à Madrid, de passer le message au gouvernement socialiste que cette décision d'annuler ce contrat est un manque de respect de l'Espagne vis-à-vis de l'Arabie Saoudite et une attaque personnelle contre sa politique. Au sein de l'industrie d'armement espagnole, c'est la consternation, Ryad étant le cinquième acheteur d'armes ibériques. L'Espagne a exporté pour 4,35 milliards d'euros de matériel de défense en 2017, dont 270 millions à l'Arabie saoudite. L'annulation d'un contrat même symbolique risque d'entraîner des représailles terribles de la part du prince héritier, réputé pour ses colères. Les industriels de la défense estiment alors que les contrats Typhoon (l'usine d'Airbus à Getafe produit des bouts d'aile et la pointe avant du Typhoon vendu à l'Arabie en 72 exemplaires), et Avante 2200, cinq corvettes fabriquées par le chantier naval Navantia, pourraient être annulés par l'Arabie Saoudite.

Mais le sort du chantier public est très préoccupant. Navantia, qui a affiché des pertes opérationnelles en 2017 (303 millions d'euros) en 2017), est en grand danger. Il ne doit son salut commercial qu'au contrat saoudien de 1,813 milliard d'euros qui prévoit, outre la construction de cinq corvettes, la création d'infrastructures locales importantes à Djeddah, la formation de 400 marins saoudiens, etc... Très inquiète, la direction du chantier mobilise les syndicats, qui manifestent et iront même jusqu'à bloquer l'autoroute A4 et le Parti Populaire de Cadix pour s'insurger contre une position gouvernementale jugée irresponsable. A Ryad, MBS a pris la décision de mettre une pression maximale sur Madrid. Et il exige la démission de Margarita Robles faute de quoi il annule des contrats espagnols en Arabie (TGV entre Medine et la Mecque, le contrat naval...).
Le roi d'Espagne appelé pour une médiation

A peine arrivé au pouvoir, Pedro Sanchez, qui joue déjà sa crédibilité, refuse de sacrifier sa ministre de la Défense. Mais il souhaite en même temps sauver les contrats saoudiens. Une équation qui parait insoluble tant la barre mise par MBS est haute. Que faire ? Il appelle la maison royale espagnole pour une médiation en vue d'assouplir la position saoudienne. Pourquoi ce recours au roi ? Pour comprendre cette décision, il faut remonter aux années où Juan Carlos était roi et le père de MBS, gouverneur de la Mecque. Résidant régulièrement en Espagne, le futur roi d'Arabie utilisait de temps en temps les services de Mohamed Eyad Kayali, un homme d'affaires d'origine syrienne, traducteur des discussions entre les deux hommes.

Homme de confiance des deux rois, il sera d'ailleurs l'artisan du lobbying d'un consortium espagnol contre Alstom. Et fera gagner le TGV espagnol contre le TGV français. Il financera plus tard en 2011 le safari très décrié de Juan Carlos au Botswana. Un autre homme agit lui aussi dans l'ombre des deux rois, Pablo Bravo: ancien ambassadeur de Madrid à Ryad, artisan du lobbying et de la coordination entre l'industrie et la diplomatie espagnole sur quelques projets gagnants, dont le TGV, une section du métro de Ryad, un projet pétrolier dans la Province Orientale...

Pedro Sanchez décide d'utiliser la médiation royale connaissant le côté obscur des relations entre les deux familles royales - les Bourbon et les Saoud - depuis le scandale Zu Sayn-Wittgenstein. "L'amie" de Juan Carlos, la comtesse Corinna Zu Sayn-Wittgenstein, n'avait-elle pas révélé en 2015 les bénéfices financiers importants que la famille royale espagnole avait retirés grâce à son entregent sur les dossiers saoudiens au profit des sociétés espagnoles... Mais "Realpolitik" oblige, Pedro Sanchez charge alors son ministre des Affaires étrangères, Josep Borrell, en déplacement à Alger, d'appeler le palais de la Zarzuela, et plus exactement Felipe VI d'Espagne.
Juan Carlos, l'ultime recours

Mais Felipe VI connaît un peu l'Arabie Saoudite. En janvier 2017 en visite officielle pour la première fois, il avait fait chou blanc. Le roi n'était pas parvenu à conclure le contrat de corvettes attendu depuis plus de deux ans par Navantia. Aussi l'intervention de Felipe VI auprès de MBS le 5 septembre ne suffira pas. Car Felipe VI n'est pas Juan Carlos et MBS n'est pas son père, Salmane ben Abdelaziz Al Saoud. Autre temps, autres mœurs. La relation étroite entretenue par la vieille génération ne s'est pas totalement transmise à l'actuelle.

C'est à Juan Carlos, vers qui tout le monde se tourne, de jouer, notamment de ses bonnes relations avec l'Arabie Saoudite. Après avoir été appelé dans la nuit du 5 au 6 septembre, il parvient à joindre le roi Salman. Et il obtient une solution de compromis tant espérée par le gouvernement socialiste et Navantia, qui permet à tout le monde de sortir de cette histoire par le haut. Margarita Robles ne démissionnera pas mais devra s'expliquer devant l'ambassadeur saoudien. Une formule diplomatique pour éviter de présenter ses excuses. Le 6 septembre, la ministre s'exécute dans le bureau de l'ambassadeur Mansour Bin Khalid Al-Farhan Al-Saoud, qui transmet alors le contenu de son entretien à MBS. Le prince héritier accepte finalement de retirer son ultimatum.
Le contrat n'est plus annulé mais honoré

Dans la foulée, le 7 septembre, le ministère de la Défense annonce que le contrat des 400 bombes n'est plus annulé mais simplement examiné à un niveau interministériel. Ce que confirme la ministre de la Défense, le 10 septembre devant la commission de Défense du Sénat. Le contrat sera étudié de manière bilatérale "dans une optique de rigueur, de bonne relation entre les deux pays", explique-t-elle, en assurant que le différend allait "se résoudre de manière amicale". Trois jours plus tard, l'examen sera positif et le contrat controversé confirmé.

"Au final, la décision est de livrer ces bombes pour honorer un contrat datant de 2015 (...) et dans lequel nous n'avons découvert aucune irrégularité justifiant de ne pas l'exécuter", a annoncé Josep Borrell sur la radio Onda Cero le 13 novembre. "Il faut honorer ce contrat", a martelé le ministre socialiste.

Le 16 septembre, Pedro Sanchez défend la décision controversée de son gouvernement de livrer finalement les 400 bombes à guidage laser à l'Arabie saoudite, affirmant que cela était nécessaire pour préserver de bonnes relations avec la monarchie du Golfe. Lors d'une interview sur la chaîne TV La Sexta, le chef du gouvernement espagnol a révélé que son gouvernement risquait de "donner l'impression qu'il était en train de revoir totalement sa relation" avec la monarchie islamique s'il ne livrait pas les armes. Clairement, la raison d'Etat contre la morale.

"Le dilemme auquel le gouvernement était confronté était de rompre ses liens commerciaux, économiques et politiques avec l'Arabie saoudite, avec l'impact que cela pourrait avoir dans certaines régions du pays, comme dans la baie de Cadix, ou bien exécuter un contrat signé par le gouvernement précédent", a-t-il précisé.

C'est ainsi que la famille royale espagnole a mis fin à la crise diplomatique entre les deux pays déclenchée par Margarita Robles. Elle a également sauvegardé les intérêts de l'industrie espagnole en Arabie Saoudite. Le processus est à nouveau réenclenché. Le chef d'état-Major de la Marine saoudienne est attendu en octobre en Espagne et les premiers ingénieurs de Navantia doivent prochainement partir pour débuter le travail en Arabie Saoudite. L'accord avec la Saudi Arabian Military Industries (SAMI) pour la conception et la construction de cinq corvettes Avante 2200 entrera en vigueur cet automne, la dernière unité devant être livrée d'ici à 2022.

Interrogé sur les critiques des ONG, qui craignent que ces armes ne soient utilisées pour bombarder les civils, Josep Borrell a répondu que les bombes GBU étaient une arme d'une "précision extraordinaire de moins d'un mètre", qui "ne produit pas de dommages collatéraux des armes moins sophistiquées, larguées un peu au hasard, qui engendrent le genre de tragédies que nous condamnons tous". Un argument imparable qui devrait rassurer les civils yéménites... La guerre au Yémen a déjà fait 10.000 morts environ, dont de nombreux civils, depuis 2015.
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Syrie : Israël et la Russie vont renforcer leur coordination militaire

Syrie : Israël et la Russie vont renforcer leur coordination militaire | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Après avoir pointé la responsabilité de chasseurs-bombardiers F-16 israéliens pour la perte, en Méditerranée orientale, de l’un de ses avions de renseignement Il-20 « Coot », apparemment abattu par un missile tiré par un système S-200 de la défense aérienne syrienne lors d’un raid contre un site militaire à Lattaquié, le ministère russe de la Défense avait assuré qu’il se réservait le droit d’une « réponse adéquate après les actions hostiles d’Israël en Syrie. »

Mais, en dépit de la mort des 14 membres de l’équipage de l’Il-20 « Coot », le président russe, Vladimir Poutine, a semblé adopter un ton plus conciliant en évoquant un « enchaînement de circonstances accidentelles tragiques ». Et d’ajouter : « Pour ce qui est des mesures de rétorsion, il s’agit pour nous, avant tout, d’assurer la sécurité de nos soldats et de nos installations en Syrie. »

Puis, lors d’un entretien téléphonique avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, M. Poutine a toutefois souligné que « de telles opérations par les forces aériennes israéliennes violent la souveraineté syrienne » et « exhorté le camp israélien à ne pas permettre que ce genre de situations se reproduise », selon un compte-rendu du Kremlin.

Cela étant, l’état-major israélien a contesté l’explication donnée par son homologue russe au sujet de la disparition de l’Il-20 « Coot ». Pour rappel, ce dernier a affirmé que les F-16 de l’Israeli Air Force [IAF] s’étaient servis de l’appareil russe comme « couverture » radar, ce qui induit en erreur la défense aérienne syrienne. Cependant, cette version présente toutefois quelques zones d’ombres (quid du système IFF – identification, friend or foe – par exemple?).

Une délégation militaire israélienne devait ainsi se rendre à Moscou pour présenter à la partie russe l’ensemble des documents relatifs au raid mené à Lattaquié au moment de la perte de son avion de renseignement.

« La réaction russe à ce tragique incident sera une décision politique du président Poutine. Et plus les professionnels seront convaincus que ce n’est pas notre erreur, plus il sera facile pour le président russe de ne pas réagir d’une façon qui pourrait nuire aux relations entre les deux États », a commenté Yaacov Amidror, un ancien conseiller à la sécurité nationale du Premier ministre Benyamin Netanyahu.

Quoi qu’il en soit, et alors que les forces russes et israéliennes ont mis en place, dès octobre 2015, un mécanisme de coordination afin de s’informer mutuellement de leurs opérations respectives en Syrie, Israël a annoncé, ce 20 septembre, un renforcement de la coopération militaire avec la Russie.

« Ce renforcement ne signifie toutefois pas qu’Israël cessera de bombarder des cibles en Syrie », a toutefois prévenu le gouvernement israélien. « Nous ferons le nécessaire pour préserver la sécurité des citoyens israéliens et il n’y aura pas de discussions sur la fin des frappes aériennes », a insisté Avigdor Lieberman, le ministre de la la Défense.

Au cours de ces 18 derniers mois, les forces israéliennes ont effectué plus de 200 frappes en Syrie, notamment pour empêcher tout transfert d’armes fournies par l’Iran au Hezbollah, la milice chiite libanaise, et contrer la présence militaire iranienne dans le pays.

Aussi, il est essentiel pour Israël de garder une certaine liberté de manoeuvre en Syrie, pays avec lequel il est d’ailleurs toujours en guerre. D’autant plus que le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a réaffirmé que la milice libanaise y resterait « jusqu’à nouvel ordre ». « Notre présence là-bas est liée à la nécessité et au consentement de la direction syrienne », a-t-il insisté, lors d’une intervention faite la veille de la célébration de l’Achoura, un rite fondateur du chiisme.

Qui plus est, M. Nasrallah a également assuré que le Hezbollah disposait désormais de « missiles de haute précision » et des « capacités en matière d’armement ». Et de prévenir : « Si Israël veut imposer une guerre au Liban, il sera confronté à un destin qu’il n’aurait jamais pu prédire. »

À l’occasion d’une cérémonie marquant le 45e anniversaire de la guerre de Kippour, M. Netanyahu, a également haussé le ton. « Nous ne voulons pas la guerre, mais si on veut nous l’imposer, nous utiliserons toutes nos forces », a-t-il lancé. « L’Iran qui appelle ouvertement à la destruction d’Israël est en tête des menaces contre nous dans la région… Nous continuerons de nous défendre face ce danger », a-t-il assuré.
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«Si le Japon achetait des S-400, le problème des missiles nord-coréens serait résolu»

«Si le Japon achetait des S-400, le problème des missiles nord-coréens serait résolu» | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le problème nord-coréen pourrait être résolu grâce à la coopération militaire entre le Japon et la Russie, estime l’ancien ambassadeur russe à Tokyo interrogé par Sputnik. Selon lui, les systèmes de défense anti-aérienne russes seraient plus efficaces que les américains actuellement déployés au Japon.

Les systèmes américains de défense antiaérienne déployés au Japon ne garantissent pas sa sécurité, estime Alexandre Panov, ambassadeur russe à Séoul entre 1992 et 1993 et à Tokyo entre 1996 et 2003, et ancien vice-ministre russe des Affaires étrangères, interrogé par Sputnik lors de la conférence consacrée aux perspectives de la signature d'un accord de paix entre la Russie et le Japon. Il a suggéré que Tokyo puisse considérer la possibilité d'acheter les systèmes russes S-400 à l'instar de la Turquie et de l'Inde.

«Le système Patriot installé près du ministère japonais de la Défense ne sert à rien […] Si la Corée du Nord lance 200 missiles, il sera inefficace […] Je crois que si le Japon achetait nos systèmes S-400, le problème des missiles nord-coréens serait résolu», a-t-il expliqué.
Bien que la Russie soit préoccupée par le déploiement des systèmes américains de défense anti-aérienne au Japon, que Moscou considère comme étant un élément du bouclier anti-missile américain mondial, M.Panov n'estime pas qu'ils présentent un danger pour la Russie. Il suggère que le fait que ces systèmes ne sont pas dirigés contre la Russie peut être inscrit dans un possible accord entre les deux pays.

«Tokyo déclare et garantit que ce système est entièrement contrôlé par le Japon et qu'il ne vise pas un possible lancement de missiles russes […] Cela peut être inscrit dans le traité d'amitié, de bon voisinage et de coopération dont nous avons parlé aujourd'hui», a-t-il résumé.

Il s'est également prononcé sur une possible participation des militaires japonais aux prochains exercices militaires Vostok. Auparavant, Itsuro Nakamuro, politologue et professeur de l'Université de Tsukuba, avait indiqué que cette question serait à l'ordre du jour du déplacement du chef de l'état-major interarmées de la force d'auto-défense japonaise en Russie prévu au mois d'octobre.

«Si les Japonais veulent y assister, s'ils y sont invités, cela sera parfait», a-t-il indiqué.

M.Panov a également évalué les perspectives de la coopération militaire russo-nippone dans le contexte des sanctions occidentales qui frappent le secteur militaire russe.

«En ce qui concerne notre coopération militaire, elle se développe de manière assez intensive. Il s'agit du domaine visé par les sanctions américaines et européennes. Mais le Japon poursuit des échanges et des rencontres «2+2» [entre les ministres de la Défense et des Affaires étrangères des deux pays, ndlr]», a-t-il précisé.
Valeriy Kistanov, directeur du centre des études japonaises au sein de l'Académie russe des sciences, qui a également répondu aux questions de Sputnik, a, à son tour, rappelé que les menaces nord-coréenne et chinoise avaient été qualifiées de majeures pour la sécurité du Japon dans le récent Livre blanc sur la défense du pays. En ce qui concerne la Russie, Tokyo fait part de son intention de coopérer avec Moscou dans le domaine militaire.

«Je veux rappeler un évènement historique qui nous attend cette année. Il s'agit de l'entrée de navires russes dans le port d'Hakodate pour la première fois […] Du point de vue psychologique et politique, et de celui du rapprochement entre les deux pays, il est difficile de surestimer l'importance de cet évènement.»
Pour rappel, lors du Forum économique oriental de Vladivostok qui s'est déroulé du 11 au 13 septembre, Vladimir Poutine a proposé au Premier ministre japonais Shinzo Abe de conclure un traité de paix d'ici la fin de l'année 2018. Suite à cette rencontre, le politologue Itsuro Nakamuro a également suggéré que Moscou, Tokyo et Pékin pourraient former une alliance militaire afin de garantir la sécurité dans la région.
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DVD 2018: MBDA teams with Kongsberg to integrate MMP onto remote weapon stations

European missile house MBDA demonstrated a proof-of-concept mounting for the Missile Moyenne Portée (MMP) anti-tank guided weapon (ATGW) on a Kongsberg M153 Protector remote weapon station at the DVD 2018 exhibition held in Millbrook, Bedfordshire, on 19-20 September.

The M153 was shown fitted with a single dummy MMP launch tube. An MBDA representative explained that the development had been created as a proof-of-concept to showcase the possibilities of missile integration with Kongsberg's range of remote weapon stations. The representative stated that mechanical integration of the M153 and MMP system had been achieved, but that the company would await the interest of potential customers in the development before commencing digital integration.
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Hornet suisse : Tirs de vérification de missiles en Suède

Hornet suisse : Tirs de vérification de missiles en Suède | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le 20 septembre 2018, deux F/A-18 « Hornet" suisses ont atterri en Suède à l’aérodrome de Vidsel Test Range. Ils sont partis de l’aérodrome d’Emmen. Du 17 septembre au 12 octobre 2018, différents essais de missiles air-air ont lieu sous la direction d’armasuisse, centre des acquisitions et de la technologie du DDPS.

Les essais de missiles air-air modernes nécessitent de très grandes places de tir, de vastes zones de sécurité ainsi que des instruments de mesure modernes pour surveiller et évaluer les essais de tir. Peu de terrains d’essai remplissent ces conditions aux États-Unis et en Europe, et sont en outre accessibles aux forces aériennes étrangères.

Sur le site de Vidsel Test Range, une équipe mixte composée de spécialistes des forces aériennes suisses, de RUAG Aerospace et d’armasuisse effectuera, sous la direction de cette dernière, les tirs de vérification.

Deux scénarios différents sont prévus, pour lesquels un missile de type Raytheon AIM-120C-7 « AMRAAM » sera respectivement engagé contre des cibles volantes (drones). Le vol et la mission seront analysés par la suite.

Un monoplace F/A-18C « Horne »t (tirant les missiles) et un biplace F/A-18D « Hornet » (servant d’avion d’accompagnement) sont engagés pour les essais.

La campagne de vérification de cette année n’est pas la première de ce genre. La dernière campagne a eu lieu en 2007 aux États-Unis.

L’AIM-120C-7 « AMRAAM » :

L’AIM-120C-7 AMRAAM (Advanced Medium Range Air-to-Air Missile) fabriqué par Raytheon aux USA est un missile air-air à guidage radar de la toute dernière génération. Il est destiné à l’armement de l’avion de combat F/A-18 des forces aériennes suisses et remplace en partie son prédécesseur, le modèle AIM-120B acquis dans le cadre du programme d’armement 1992 (PA92). Le missile est principalement lancé sur des distances au-delà du champ de vision et capable de combattre la cible par tous les temps.

Il est relié par liaison de données à l’avion F/A-18 pour le guidage vers la cible lors de la première phase du vol. Il dispose en outre de son propre radar, la tête chercheuse, qui lui permet de repérer et de poursuivre la cible de manière autonome durant la dernière phase de vol. Le nouveau missile guidé par radar des forces aériennes suisses est introduit en grand nombre auprès des forces armées américaines et autres forces aériennes.180 millions de francs suisses ont été accordés dans le cadre du programme d’armement 2011.

L’armement de l’avion de combat F/A-18C/D se compose en Suisse d’un missile guidé par radar pour moyennes distances (AIM-120C-7 AMRAAM), d’un missile infrarouge pour courtes distances (AIM-9X Sidewinder) ainsi que d’un canon de bord 20mm. Source DDPS/armasuisse.
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Airbus H225M : La Thaïlande complète sa flotte

Airbus H225M : La Thaïlande complète sa flotte | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La Thaïlande a commandé quatre Airbus H225M supplémentaires. D’ici 2021, la Royal Thai Air Force opèrera 12 H225M.

Airbus Helicopters a annoncé le 20 septembre 2018, avoir reçu une nouvelle commande pour quatre hélicoptères de manoeuvre H225M de la part de la Thaïlande.

Le Airbus H225M (Baptisé Caracal dans l’armée de l’Air française) est un appareil de 11 tonnes, bi moteurs, doté d’un pilote automatique quatre axes. Les appareils thaïlandais sont équipés d’un système de flottaison d’urgence, d’un système électro optique, d’un phare de recherche et d’un treuil. Les six appareils actuellement en service au sein de la force aérienne thaïlandaise sont employés pour des missions de recherche et de secours et pour le transport de troupes.

Airbus annonce par ailleurs que la Thaïlande réceptionnera d’ici la fin fin 2018 deux H225M issus d’une précédente commande. La Thaïlande a aussi commandé cinq H145M d’Airbus Helicopters pour sa marine royale.

Près de 90 H225M sont en service dans le monde.
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Le chasseur embarqué Shenyang J-15 (enfin) officiellement tout-temps

Le chasseur embarqué Shenyang J-15 (enfin) officiellement tout-temps | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Il aura tout de même fallu attendre cinq ans depuis sa mise en service opérationnel. L’avion de combat multirôle embarqué Shenyang J-15 vient d’être officiellement déclaré apte aux mission de chasses tout-temps. Cette distinction très particulière implique que désormais il pourra quitter le pont du porte-avions chinois Liaoning de jour comme de nuit par beau ou mauvais temps. Un véritable plus pour la marine chinoise qui dispose donc désormais d’un aéronef capable de rivaliser avec les meilleurs avions au monde dans ce domaine : le F/A-18E Super Hornet et le Rafale M.

Cependant il faut relativiser cette annonce chinoise. En effet seule la version de chasse du Shenyang J-15 est concernée, la version de contre-mesure électronique J-15D récemment révélée elle n’a pas encore une telle aptitude. Cette dernière est considérée comme l’équivalent chinois de l’EA-18G Growler en service à bord des porte-avions américains.

Au final ce sont donc environ vingt à vingt-cinq avions qui sont concerné par cette capacité acquise. Un chiffre qui peut paraître faible au regard de la puissance militaire chinoise mais qui permet à cette aéronavale de désormais faire opérer ses avions quand elle le désire. Or entre l’exercice Vladivostok 2018 où elle participe et la tension grandissante avec les marines régionales autour des revendications insulaires il n’y a pas à douter que des Shenyang seront désormais entendus (à défaut d’être aperçus) en pleine nuit au-dessus des eaux de la zone.

Pour autant la Chine dispose t-elle désormais d’un avion de combat supérieur à ceux existant aux États-Unis et en France ? Si sa propagande d’état l’affirme rien ne semble en attester vraiment. Le Shenyang J-15 est un peu à l’instar de son grand frère russe le Sukhoi Su-33 un chasseur embarqué habitué aux ronds dans l’eau. Son porte-avions d’attache, le Liaoning, ne sort pas de la zone d’influence chinois et ne s’aventure pas loin des côtes du pays.
Comme son homologue russe l’aéronavale embarquée chinoise demeure une force très régionale, quasi locale.
Du coup pas sûr du tout de voir des J-15 interceptant de nuit des Super Hornet, sauf bien sûr si c’est l’US Navy qui fait la démarche d’aller les taquiner. Et ça c’est loin d’être gagné !
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Paris-Berlin. Pourquoi il faut sortir des procès d’intention en matière de coopération et d’exportations d’armements

Paris-Berlin. Pourquoi il faut sortir des procès d’intention en matière de coopération et d’exportations d’armements
Publié le septembre 17, 2018 par aerodefensenews

Alors que la coopération européenne d’armement connait une embellie et que l’agenda franco-allemand se garnit de perspectives ambitieuses, un débat se développe autour de la politique d’exportation qui s’appliquerait aux matériels produits en collaboration. Il est en particulier frappant d’observer le procès instruit par certains en France face aux prises de position que suscite outre-Rhin la question des ventes d’armes. Essayons d’y voir plus clair en mettant en évidence les dissymétries et les convergences de part et d’autre :

1) Il est exact que le sujet soulève, du côté allemand, une sensibilité importante de l’opinion publique, exploitée à des fins électorales par les responsables politiques. S’est ainsi installé un jeu de rôles où la gauche (SPD et Verts) s’oppose publiquement aux exportations militaires, tandis que l’alliance CDU-CSU n’y fait pas obstacle (sans s’en faire pour autant le champion…). Cette situation est évidemment liée au débat plus général qui, pour des raisons historiques, inhibe encore l’Allemagne en matière de défense. Elle est à l’opposé de ce que nous connaissons en France où rares sont les responsables politiques qui n’applaudissent pas aux récentes percées du Rafale sur les marchés extérieurs.

2) Derrière ces positions d’estrade, il y a une réalité : en 2017, l’Allemagne était, selon le SIPRI et en termes de livraisons, le quatrième exportateur mondial d’armes juste derrière la France. Et la vente d’armement obéit des deux côtés à la même double appréciation : l’une de politique étrangère, pas toujours alignée entre Berlin et Paris, même si les divergences d’évaluation d’un client potentiel ont finalement peu de raisons de se multiplier ; l’autre économique avec des objectifs de commerce extérieur et, surtout, d’amortissement du développement du matériel à exporter. Avec l’augmentation des coûts non-récurrents pour les programmes les plus avancés technologiquement, ce dernier aspect occupe une priorité accrue et non contestable. S’agissant de projets en coopération, les bénéfices à attendre de l’exportation sont par conséquent identiques pour les partenaires, et son impact politique, positif ou négatif, ne renvoie en définitive aujourd’hui qu’à des considérations intérieures.

3) Paradoxalement, la réglementation applicable aux exportations d’armement est beaucoup plus stricte en France, puisqu’elles sont tout simplement interdites, quel qu’en soit la nature ou le destinataire, sauf autorisation accordée par une commission interministérielle (la CIEEMG) aux termes d’une procédure administrative parfaitement rigoureuse. L’approche allemande, encadrée par une loi fédérale, diffère sensiblement : les autorisations d’exporter relèvent du ministère de l’Economie ; elles ne concernent en tout état de cause que les « armes de guerre » ; sauf cas particulier, elles ne peuvent pas être refusées si le pays destinataire est un pays allié (membre de l’OTAN, Japon, Australie, Suisse,…) ; en revanche, la vente est réputée interdite s’il existe un risque d’emploi dans une zone d’instabilité. Au total, le système allemand, s’il est moins lisible, n’est pas moins permissif que celui en vigueur en France, bien au contraire…

4) Cette question de l’exportation des équipements produits en coopération n’est pas nouvelle. Elle avait été abordée dans la période faste des années 1960 où de nombreux programmes collaboratifs, notamment franco-allemands, voyaient le jour. A l’époque, un accord avait été trouvé entre les deux ministres de la défense, Helmut Schmidt et Michel Debré : sans être légalement contraignant, le principe était établi qu’aucun des deux pays ne ferait obstacle aux exportations par l’autre du matériel produit en commun. Chacun trouvait son compte dans une règle simple permettant en réalité à l’industrie allemande de bénéficier, sans en assumer la responsabilité politique, de ventes conduites par la France. Mais ce principe est aujourd’hui celui qui prévaut dans les accords Eurofighter que l’Allemagne applique avec discipline, comme en attestent les récentes ventes conclues par le Royaume-Uni avec des pays du Golfe, zone réputée instable !…

Factuelle, l’analyse qui précède conduit à se demander quel est l’objectif poursuivi par ceux qui dénoncent aujourd’hui une politique allemande d’exportation restrictive en en faisant un obstacle préalable au lancement de programmes en coopération dont les perspectives à l’export s’ouvriront au mieux dans 15 à 20 ans… Pompiers pyromanes, ils ne font qu’attiser la médiatisation politique de la question outre-Rhin au risque d’en faire un véritable sujet de confrontation.
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La Russie met à l'eau son nouveau sous-marin diesel

La Russie met à l'eau son nouveau sous-marin diesel | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La Marine russe se dotera bientôt d'un nouveau sous-marin diesel-électrique dont la cérémonie de mise à l'eau se déroule actuellement à Saint-Pétersbourg.

La cérémonie de mise à l'eau du sous-marin diesel-électrique Kronchtadt du projet 677 se déroulera le jeudi 20 septembre sur les chantiers navals Admiralteïskié verfi à Saint-Pétersbourg, annonce le service de presse des chantiers dans un communiqué.

«Les chantiers navals Admiralteïskié verfi seront le théâtre de la cérémonie de mise à l'eau du sous-marin Kronchtadt du projet 677 construit pour la Marine russe», indique le communiqué.

Le sous-marin a été conçu par les spécialistes du bureau Roubine et est équipé d'un système d'armes de haute précision. Il est destiné à protéger les bases maritimes, à mener des opérations de renseignement et à détruire des submersibles ennemis.

Le navire est long de 66,8 mètres, large de 7,1 mètres et sa profondeur d'immersion maximale est de 300 mètres. Le sous-marin est capable de se déplacer à une vitesse de 21 nœuds et son équipage compte 35 personnes.
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Pour installer une base permanente en Pologne, l'US Army veut de grands espaces et des infrastructures aux normes

Pour installer une base permanente en Pologne, l'US Army veut de grands espaces et des infrastructures aux normes | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Lors d’un déplacement à Washington, le 18 septembre, le président polonais, Andrzej Duda, a dit son souhait de voir les États-Unis implanter une base militaire permanente en Pologne, en plus de la présence d’un bataillon multinational sous commandement américain, déployé dans le cadre de l’Otan. Pour cela, Varsovie propose 2 milliards de dollars pour financer les coûts d’une telle installation.

A priori, il n’est pas question, du moins pour le moment, d’établir une présence aérienne : seule l’US Army serait donc concernée. À première vue, ce dossier est relativement simple… Il suffirait, pourrait-on croire, d’installer les soldats américains dans une caserne quelconque… Mais telle n’est pas la conception du Pentagone.

Déjà, quand le président Trump a affirmé étudier de près la demande de Varsovie, le secrétaire à la Défense, James Mattis, a mis quelques bémols. « Les questions sont nombreuses. […] Il ne s’agit pas seulement d’une base. Il s’agit de zones d’entraînement, d’infrastructures, de maintenance… Ce sont beaucoup de détails que nous devons étudier avec les Polonais », a-t-il dit.

Le secrétaire à l’US Army, Mark Esper, a donné plus de précisions, rapporte l’AFP. Lors d’une visite en Pologne, faite en janvier, il a dit avoir noté que les espaces proposés par les autorités polonaises n’étaient pas suffisants (ce qui montre que l’idée d’une implantation en Pologne n’est pas aussi récente que ça).

« Ce n’était pas suffisant en termes de surface, d’espace de manoeuvre et champs de tir », en insisté M. Esper. « Il faut un grand champ de tir pour des tirs d’artillerie, par exemple. Or les terrains proposés « n’étaient peut-être pas assez grands pour nous permettre de maintenir le degré de préparation que nous aimerions maintenir », a-t-il ensuite précisé.

Un autre problème soulevé par ce responsable du Pentagone concerne la mobilité des troupes. Une question que l’Union européenne s’est d’ailleurs engagée à régler en relation avec l’Otan, avec la mise en place d’un « espace Schengen militaire ».

« Outre l’espace, l’US Army veut pouvoir se déplacer facilement en Europe, or des obstacles administratifs et pratiques la freineraient en cas de conflit », a souligné M. Esper. « Nous avons des problèmes avec le transport des équipements lourds et des choses de ce genre », a-t-il continué.

Ce problème est connu depuis au moins janvier 2017, quand une brigade blindée américaine eut des difficultés pour se rendre en Pologne, les normes selon lesquelles certaines infrastructures furent construites étant celles en vigueur lors de la période communiste. Par exemple, la hauteur des ponts posa des soucis aux blindés… De même que l’écartement des rails de chemin de fer.

« Un de nos trains a été bloqué (…) à la fois pour des raisons administratives et pour des questions d’écartement des rails », a-t-il dit. Le problème n’est pas limité à un pays en particulier », a ainsi constaté M. Esper, lors d’un transfert de troupes américaines d’Allemagne vers la Pologne pour un exercice. « C’est une combinaison de problèmes administratifs et d’infrastructure », a-t-il ajouté.
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Atterrissage et décollage automatique pour le MQ-9

Atterrissage et décollage automatique pour le MQ-9 | DEFENSE NEWS | Scoop.it
General Atomics est parvenu à réaliser un atterrissage et un décollage automatisés de son drone MQ-9 Reaper.

L'industriel américain General Atomics a annoncé le 17 septembre avoir réalisé de nouvelles avancées avec son drone MQ-9 Block 5. En effet, au début du mois d'aout, General Atomics est parvenu à faire atterrir le Reaper en mode automatique. Deux jours après avoir réalisé cette performance, le 9 août, l'industriel est cette fois parvenu à réaliser un décollage automatisé de l'aéronef. Une avancée notable dans le programme MQ-9 Block 5 !

General Atomics s'est réjoui de cette réussite, offrant de nouvelles perspectives aux opérationnels. Grâce à ce mode automatique, les forces armées verront leur sécurité accrue et pourront se concentrer sur d'autres aspects de leur mission. General Atomics continue actuellement de travailler sur ce système. L'industriel mise sur une entrée en service à l'automne 2019.
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Japon: le Premier ministre Abe se sent assez fort pour réformer la Constitution

Japon: le Premier ministre Abe se sent assez fort pour réformer la Constitution | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a affirmé jeudi qu'il engagerait le processus de révision de la Constitution pacifiste du Japon après avoir été largement réélu à la tête de son parti, une victoire qui lui donne la possibilité de rester à la tête du pays jusqu'en 2021.

M. Abe a gagné 553 voix des 807 exprimées, dont 329 des 405 députés et sénateurs membres de sa formation, le Parti libéral-démocrate (PLD). Son rival Shigeru Ishiba a obtenu un score honorable chez les représentants des militants et sympathisants.

Réécrire en partie la charte constitutionnelle est "un but pour le parti", a-t-il redit jeudi lors d'une conférence de presse.

"Nous allons soumettre une proposition dans le but d'obtenir une large compréhension" de l'opinion, a-t-il assuré.

Son souhait est d'inscrire dans l'article 9 l'existence des Forces d'autodéfense, une armée qui n'est censée entrer en action que pour défendre le pays face à une attaque extérieure.

Il faut l'accord des 2/3 des élus de chaque chambre et la majorité à un referendum pour amender le texte, mais la première condition est en théorie remplie.

"Avec vous tous, je veux travailler à la réforme de la Constitution. La bataille (électorale) est finie. Construisons un nouveau Japon en joignant les mains et en nous unissant!", a-t-il lancé.

"L'élection était vue comme un vote de confiance pour juger son travail jusqu'à présent, et M. Abe a réussi à l'emporter. Mais il ne peut pas tant se féliciter du résultat car il n'a pas gagné massivement", a souligné pour l'AFP Shinichi Nishikawa, politologue de l'Université Meiji à Tokyo.

Le parti est divisé en factions dont les élus membres sont disciplinés et votent en fonction de l'orientation donnée par le chef de chacune d'elles, dont beaucoup sont pro-Abe.

En revanche, auprès des 1,04 million de sympathisants et militants (dont les votes sont aussi regroupés en 405 voix), M. Abe n'a obtenu que 224 suffrages, contre 181 pour M. Ishiba qui, en théorie, va ainsi pouvoir peser dans le débat au sein du parti.

"M. Abe a néanmoins gagné un billet pour entrer dans les livres d'histoire en tant que Premier ministre le plus longtemps en fonction", a souligné M. Nishikawa.

- Comme en 1964 -

M. Abe avait reconnu pendant la campagne que la confiance en son gouvernement avait été en partie affectée par les scandales qui ont occupé la presse depuis deux ans: il a notamment été accusé de favoritisme envers des amis.

Si cette élection au sein du parti revêt une telle importance, c'est que ce scrutin désigne de facto le Premier ministre puisque le fauteuil de chef du gouvernement échoit pour ainsi dire automatiquement à celui qui préside la formation majoritaire à la diète.

La majorité du PLD est écrasante face à une opposition en lambeaux depuis qu'elle a perdu aux législatives de fin 2012, incapable de se relever d'une gestion jugée désastreuse de l'après-tsunami et de l'accident de Fukushima en mars 2011.

Plusieurs défis attendent cependant M. Abe et l'absence de plébiscite des militants devrait, selon des analystes, le contraindre à faire avancer réellement les dossiers économiques.

"L'année prochaine, nous aurons le changement d'empereur, puis le sommet du G20 pour la première fois (au Japon) et l'année suivante, nous aurons les Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo", a-t-il lui-même souligné.

Et de signifier qu'il espérait renouveler la performance de 1964 quand les premiers JO de Tokyo avaient donné un élan économique et une stature internationale au Japon.

"Nous allons relever le défi de créer la nouvelle place du Japon en renouvelant le pays", a-t-il encore promis.

Outre la nécessité de donner un coup de fouet pour trouver un nouveau moteur de croissance, M. Abe a promis beaucoup pour les femmes (plus d'égalité dans la vie professionnelle), pour les enfants (places de crèche, gratuité d'une partie de la scolarité), pour les salariés (meilleur environnement de travail), pour les personnes âgées (maintien de leur prise en charge, facilité à rester en activité), le tout en pérennisant le système de protection sociale déjà mis à mal.

M. Abe se dit aussi "déterminé" à faire son retour dans le ballet diplomatique au sujet de la Corée du Nord.

"Je dois rencontrer le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un" , a-t-il dit, insistant sur la nécessité "de résoudre le problème des Japonais kidnappés par la Corée du Nord" dans les années 1970-1980.

mis-kh-si-kap/uh/ia
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Tensions en mer entre Paris et Moscou

Il se sent bien isolé, le navire de la marine nationale française qui trempe au large de la Syrie. L’Auvergne, une frégate multimission, l’est d’autant plus que cette zone de la Méditerranée orientale voit croiser un nombre particulièrement élevé de bâtiments militaires russes. Vingt-cinq précisément, selon un haut gradé français. Officiellement, il s’agissait d’un «exercice» mené par la défense russe du 1er au 8 septembre. Soit peu ou prou au moment où Moscou envisageait une offensive, finalement abandonnée, sur Idblib, dernière région aux mains des rebelles syriens. A en croire l’état-major français, l’«exercice» russe s’est prolongé.

La cohabitation fragile s’est envenimée mardi, après un étrange imbroglio politico-militaire. Lundi soir, un avion de l’armée russe a été abattu au large de la Syrie. Moscou a d’abord réagi en laissant entendre que la France pourrait avoir une part de responsabilité : «Des moyens radars russes de contrôle de l’espace aérien ont enregistré des tirs de missiles depuis la frégate française Auvergne», lâche le ministère de la Défense, dans une déclaration pleine de sous-entendus. A Paris, l’état-major dément «toute implication» et tout tir de la frégate. Moscou reconnaît finalement dans la journée que la défense antiaérienne syrienne est à l’origine d’un tir ayant atteint l’avion «par erreur» alors qu’il visait les missiles largués au même moment par Israël.

Cet incident est loin d’être le premier. En avril, un avion russe avait fait une démonstration de force à proximité d’une frégate française alors positionnée dans la région. Ambiance… Mais pour la France, rester dans la zone demeure crucial : «Si on y maintient un bateau en permanence, c’est pour savoir ce qu’il s’y passe, pour pouvoir observer le renforcement russe par exemple», a détaillé l’amiral Nicolas Vaujour, mardi lors d’une conférence à la Sorbonne. Tout en reconnaissant que le voisinage n’était pas toujours simple : «Sous l’eau, il se passe beaucoup de choses en ce moment.»
Pierre Alonso
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10 blessés dans l’incendie d’une frégate de la Marine allemande

10 blessés dans l’incendie d’une frégate de la Marine allemande | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Un incendie s’est déclaré lundi sur la frégate Schleswig-Holstein pendant une croisière d’instruction, blessant 10 marins, d’après un communiqué de la Marine allemande publié hier.

La frégate avait quitté le port de Flensburg, au nord de l’Allemagne, pour effectuer un test opérationnel. La fumée a été détectée à bord lundi, vers 20 heures.

L’incendie s’est déclaré au niveau d’un panneau de contrôle du navire et 10 soldats ont inhalé des gaz dangereux, selon le communiqué de la Marine.

L’un des marins exposé aux gaz dégagés par l’incendie se trouvait dans un état grave et a dû être évacué sur le navire de secours Berlin, lundi soir, tandis que 7 autres ont été acheminés dans des hôpitaux après l’arrivée du bateau dans les chantiers navals de Kiel.

Les deux soldats restants, légèrement blessés, ont pu rester à bord du Schleswig-Holstein. Le navire a été examiné et réparé, poursuit le communiqué ; certaines pièces devaient être remplacées et un nettoyage complet sera fait à bord pour éliminer les substances toxiques.

Ce n’est pas le premier accident qui touche la Marine allemande cette année : en juin dernier, le missile SM-2 que s’apprêtait à tirer la frégate Sachsen F219 était resté coincé dans le mécanisme de lancement, provoquant une explosion puis un incendie impressionnant, mais rapidement maîtrisé. L’incident avait blessé légèrement 2 marins et endommagé le pont du vaisseau.
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USAF to test Kickstarter-style contracting for startups

The US Air Force will experiment with a Kickstarter-style contracting process in October for small businesses and startups that is designed to reduce the time it takes the service to grant contracts from months to days.

Will Roper, the USAF’s assistant secretary for acquisition and technology, said the idea was formulated as a means for the service to tap the innovative potential of cash-strapped startups that may not be able to wait several months to win a contract via the Department of Defense’s usual expedited process.

“It’s continually been a criticism of acquisition that we can do a contract in about two months, and that’s if everything goes right and we pull out all the stops and use [Other Transaction Authority] and got top cover – it‘s not something that is scalable,” says Roper. “That’s too long for a startup.”

After consulting with DOD contracting specialists and lawyers, Roper says his office discovered they could facilitate faster acquisitions using a government credit card and PayPal.

“We’ll put out a call. They’ll submit their request. We are thinking kind of a one pager or two pager on the idea,” he says. “And then, a 90-second video like Kickstarter: Pitch us your idea.”

The USAF will review the companies and their pitches, and then a subset will make an in-person pitch to a specific programme office.

“We’ll invite them to come pitch live and the idea will be 60 to 80% [of companies] have a high likelihood walking out of a live pitch being on contract that day,” says Roper.

The USAF will have the company sign a one-page contract and will make progress payments to the startup to fund the development and production of the product. Roper did not say if there is a contract amount limit. It’s also not clear if the DOD would seek equity or intellectual property rights from the companies whose products it funds.

The service plans as a trial run with the Air Force Research Laboratory by the end of October to do 50 contracts in 50 hours.

“This is huge because it suddenly pulls startups into the orbit around the programme offices,” says Roper. “Even if round one their product isn’t ready, they are aware of us as an angel investor.”
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Première vue des futures FREMM de défense aérienne

Première vue des futures FREMM de défense aérienne | DEFENSE NEWS | Scoop.it
Mer et Marine dispose enfin de la première vue des futures frégates Alsace et Lorraine (voir plus loin dans cet article), les deux dernières unités du programme FREMM, celles qui seront dotées de capacités de défense aérienne renforcées. Ces bâtiments seront très voisins des six premiers de la série. Mais cette vue demeure néanmoins intéressante car elle montre l’adaptation du mât, où réside la principale différence architecturale. Dite « taille de guêpe », cette mature, au-dessus d
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Brexit: La France veut parer à un torpillage des liens militaires

Brexit: La France veut parer à un torpillage des liens militaires | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La France et le Royaume-Uni doivent relever le défi du Brexit, accord ou pas, en approfondissant leur partenariat militaire et stratégique à condition qu'il ne souffre pas de restrictions budgétaires et n'"affaiblisse" pas l'Europe de la Défense, a déclaré jeudi la ministre française des Armées.

"Nous devons trouver une solution pour avancer", a souligné Florence Parly à Londres, alors qu'un périlleux épilogue se dessine dans les négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

"Le Brexit rend notre coopération encore plus nécessaire, mais il ne la rend aucunement plus facile", a-t-elle jugé lors d'un discours en anglais devant la 7e conférence Défense du Conseil franco-britannique, une instance réunissant représentants civils et militaires et industriels des deux pays.

"Nous allons continuer à renforcer notre partenariat stratégique, mais pas au prix d'un affaiblissement de l'Europe."

Paris et Londres sont liés depuis novembre 2010 par les accords de Lancaster House qui ont notamment institué une force expéditionnaire commune interarmées, avec l'objectif de déployer 10.000 hommes en cas de crise. Le sommet de Sandhurst, en janvier dernier, a scellé de nouveaux rapprochements, particulièrement dans l'industrie (missiles, drones, "avion du futur"-FCAS, un programme de deux milliards d'euros).

La Première ministre britannique, Theresa May, avait appelé de ses voeux en février dernier la conclusion d'un traité de défense et de sécurité d'ici le 29 mars 2019, date-butoir pour la sortie du Royaume-Uni.

"Le choix stratégique des Britanniques, c'est soit rester proches du logiciel européen, soit donner corps à une 'global Britain'. Tout cela dépend aussi des choix économiques et commerciaux qu'ils feront", estime un diplomate européen.


PERTE DE LEADERSHIP

Pour la sénatrice (PS) Hélène Conway-Mouret, vice-présidente de la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat, l'offre de May s'inscrit "dans un calendrier trop serré".

"Je ne vois pas comment les relations de sécurité et de défense pourraient ne pas être impactées par le Brexit, même s'il y a une volonté affichée de participer au programme de l'UE post-Brexit", a-t-elle estimé lors des Universités d'été de la Défense. "Une approche à la carte pourrait fonctionner."

Il y a un an, par un document sur "la politique étrangère, la défense et le développement" post-Brexit, les Britanniques ont proposé de participer à des opérations de défense européennes, d'échanger des personnels militaires, de partager des informations confidentielles sur une base de réciprocité, et même de contribuer financièrement à la Défense européenne.

Londres souhaiterait en contrepartie être associé à la "Coopération structurée permanente" mise en place en décembre 2017, dans la ligne du traité de Lisbonne, pour renforcer la coopération militaire et sécuritaire entre 25 Etats membres.

"Au-delà des partenariats bilatéraux, l'Initiative européenne d'intervention peut-être aussi un cadre", juge-t-on au ministère français des Armées. L'IEI, une coalition de neuf pays européens, dont la France et la Grande-Bretagne, qui complétera la CSP dans le domaine de la planification opérationnelle, devrait prendre corps en novembre prochain.

Un parlementaire britannique partisan du maintien du Royaume-Uni dans l'UE considère que "l'appel du grand large" de Winston Churchill, en matière de Défense, ne trouve pas d'écho au sein de l'administration britannique, "Brexiters" compris.

"On n'aime pas la réglementation, mais on veut conserver de bons liens. Face au défi que représentent aujourd'hui les Etats-Unis de Donald Trump, il y a encore plus de raisons de participer à la Défense européenne", relève-t-il.

Même si Michel Barnier, chargé des négociations du Brexit pour l'UE, "juge lui-même qu'on peut aller vers un partenariat sans précédent sur les questions de Défense, le Royaume-Uni va perdre en leadership", note pour sa part le diplomate européen.


L'INCONNUE BUDGÉTAIRE

L'appréciation militaire diffère.

"Ça reste et va rester 'business as usual'. La bascule du commandement d'Atalante, c'est un détail technique, les échanges de renseignement continueront comme avant", analyse un membre de l'état-major de la marine française.

Le transfert programmé de l'état-major opérationnel de la mission européenne Atalante contre la piraterie dans le golfe d'Aden et l'océan Indien, de Northwood à Rota (Espagne) et Brest, est un coup porté à la prééminence britannique.

Les armées françaises mettent aussi en avant la contribution britannique à l'opération Barkhane au Sahel avec l'arrivée de trois hélicoptère "Chinook" à Gao en août, ou le déploiement de forces britanniques et françaises en 2019 en Estonie dans le cadre de la "présence avancée renforcée" de l'Otan.

"Il n'y a pas de cloisons étanches entre les différents outils au service de la défense collective en Europe. Le Brexit ne constitue pas une nouvelle cloison étanche entre nous", avait déclaré le général André Lanata, ex-chef d'état-major de l'armée de l'air française, en mai dernier.

Un représentant de l'industrie française de Défense temporise : "Il est dangereux de rentrer dans ce débat avec un esprit pragmatique par trop britannique. Il nous faut un outil juridique, un traité, pour rendre compatibles l'autonomie stratégique européenne et la souveraineté britannique."

Si un cadre global s'esquisse, une inconnue demeure : le Royaume-Uni sera-t-il en mesure de maintenir un budget à la hauteur des enjeux?

Florence Parly, jeudi, a été sans détour: "Nous voulons être sûrs que notre coopération ne sera pas impactée par la réduction des ressources nationales - singulièrement pour nos programmes d'équipements conjoints".

Premier budget militaire d'Europe, le Royaume-Uni pourvoit avec la France, à ce jour, à près de la moitié du budget de Défense de l'Union européenne.

"Les Britanniques n'ont plus d'argent. On pouvait imaginer avant le Brexit qu'on jouerait un jeu à trois avec l'Allemagne, aujourd'hui on n'a pas d'autre choix qu'un face-à-face avec l'Allemagne", tranche un haut responsable militaire français.


(Edité par Yves Clarisse)
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Confirmation de l'accélération des livraisons d'A330 MRTT

Confirmation de l'accélération des livraisons d'A330 MRTT | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La ministre des Armées Florence Parly a confirmé ce 20 septembre que le calendrier de livraison des A330 MRTT serait bien accéléré. « D'ici 2023, l'armée de l'air en aura 12 », a-t-elle déclaré sur les réseaux sociaux. Par ce biais, sont corroborées les ambitions affichées dans la Loi de programmation militaire, dont le rapport annexé précise que « les livraisons des avions MRTT seront accélérées par rapport à la programmation précédente ». Le dossier de présentation de la LPM contient quant à lui la mesure annoncée ce jour par la ministre, soit « douze appareils livrés d'ici 2023 ». Le communiqué de presse du ministère indique qu'il s'agira par ailleurs de « créer les conditions pour porter la flotte à quinze appareils dans les années qui suivent », sans toutefois avancer de date précise.

Le calendrier initialement présenté dans la LPM prévoyait un parc de 12 avions fin 2025 et actait l'augmentation de la cible à 15 appareils. Le projet d'accélérer les livraisons remonte à bien plus loin. Le général André Lanata, à l'époque chef d'état-major de l'armée de l'air, avait plaidé en ce sens lors d'un entretien accordé au Journal de l'Aviation en juin 2017 (Pour l'armée de l'air, « le défi principal, c'est d'arriver à durer »). Il avait alors déclaré : « Il y a deux sujets distincts, se mettre à l'abri du risque et accélérer les cadences de livraison, pour retirer plus rapidement du service actif les C-135. [...] Autant le premier me semble être une mesure de couverture de risque à laquelle on peut difficilement échapper, autant le second relève d'un choix politique, en fonction du niveau d'ambition du pays face à l'explosion du contexte sécuritaire ». Il semble avoir été entendu, puisque la ministre indiquait pour sa part face aux parlementaires quelques mois plus tard que c'était un sujet d'attention et ajoutant : « je ne peux pas y répondre fermement pour l'instant mais c'est une option sur laquelle on nous a demandé de travailler et j'espère que nous pourrons aller au bout ».

Le premier A330 MRTT Phénix est attendu sur la BA 125 d'Istres dans les tous prochains jours. Les quinze avions remplaceront à terme la flotte de 11 C-135FR et trois KC-135RG, ainsi que deux A340 et trois A310 de l'escadron de transport 60 Estérel.
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Serbia reportedly agrees UCAV deal with China

Serbia has reportedly agreed to procure unmanned combat air vehicles (UCAVs) from China in a package that also includes technology transfers and localised production.

Serbian news agencies on 18 September quoted the country’s deputy defence minister, Nenad Miloradovic – who is visiting China with Serbian president Aleksandar Vucic – as saying that the acquisition features six UCAV systems, with five of them produced in Serbia.

Miloradovic said that China has agreed to transfer technologies to Serbian industry to facilitate local production and the integration of optical-electronic systems. The procurement also includes the supply of UCAV ground control systems.

The programme has not been officially confirmed by either government.
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Armes russes pour l’Afrique: Moscou dévoile le nombre de contrats signés en deux ans

Armes russes pour l’Afrique: Moscou dévoile le nombre de contrats signés en deux ans | DEFENSE NEWS | Scoop.it
La demande en armes et équipements militaires russes en Afrique reste bien élevée et pourrait augmenter davantage dans un futur proche, selon Rosoboronexport.Au cours des deux dernières années, la Russie a signé une vingtaine de contrats sur la livraison d'armes avec des pays africains, a annoncé le service de presse du groupe Rosoboronexport en se référant à son PDG Alexandre Mikheïev.

Selon lui, le marché africain des armements et des équipements militaires doit continuer à se développer ces prochaines années. Pour sa part, Rosoboronexport propose à ses partenaires en Afrique une coopération compréhensive qui comprend plusieurs domaines.

«Nous proposons non seulement la fourniture de nos produits, mais également l'accompagnement logistique pendant toute la durée de leur service, la formation de spécialistes et la mise en place de structures pour l'entretien et la réparation», a fait savoir M.Mikheïev.
Rosoboronexport organise également l'exposition russe dans le cadre du salon international Africa Aerospace & Defence où seront présentés plus de 280 échantillons d'armes et d'équipements militaires russes.

La Russie s'attend à un intérêt important de la part des délégations étrangères pour la production de ses entreprises, notamment pour les blindés BTR-80A et BTR-82A, le système antiaérien Pantsir-S1, ainsi que pour les lance-missiles portables Verba et Igla-S, a indiqué le PDG de Rosoboronexport.
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