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Sahel: vers une grave crise alimentaire | Slate Afrique

Sahel: vers une grave crise alimentaire | Slate Afrique | crise alimentaire | Scoop.it
Après la Corne de l'Afrique, les ONG tirent la sonnette d'alarme sur une possible crise alimentaire dans le Sahel.

Via Anna Gueye
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Envolée des cours, production en baisse et population en hausse : une énorme crise alimentaire mondiale est-elle sur le point d’éclater ?

Envolée des cours, production en baisse et population en hausse : une énorme crise alimentaire mondiale est-elle sur le point d’éclater ? | crise alimentaire | Scoop.it

Depuis mai, le prix du blé a augmenté de près de 40 %, celui du maïs de plus de 60 %. Riz et soja pourraient bien suivre la même tendance. Des hausses qui se traduiront par une augmentation des prix des aliments.



Atlantico : La Banque mondiale s’est inquiétée jeudi de la hausse des prix des céréales, en déclarant : "nous ne pouvons tolérer que cette envolée historique des prix fasse peser un risque permanent sur les populations". Les prix du maïs ont augmenté de 13 % entre juin et juillet dans certains pays d’Afrique, comme le Mozambique. Une crise alimentaire mondiale est-elle sur le point d’éclater ?

 

Philippe Chalmin : Une crise alimentaire du modèle de celle de 2007 / 2008, avec des émeutes et des instabilités politiques, est fort peu probable. Les tensions sur les prix mondiaux sont avant tout des divergences qui concernent le maïs et le soja et, dans une moindre mesure, le blé.

 

Pour l’instant, le marché de la céréale la plus importante pour les populations des pays en voie de développement, c’est-à-dire le riz, n’est pas touché. Voilà pourquoi la crainte d’une crise alimentaire modèle de ce que nous avons connu au cours des années 2007 / 2008 me paraît excessive.

 

Face à la flambée des prix actuels, ce sont les éleveurs des pays développés qui sont les plus touchés, notamment ceux de volaille et de porc, dans la mesure où ils peuvent avoir du mal à transférer la hausse du prix sur le marché des viandes.

 

Il est certain que pour différentes populations pour lesquelles le maïs joue un rôle important, notamment les pays d’Amérique latine comme le Mexique, la situation est toute autre. Tout dépendra des approvisionnements locaux. S'ils sont mal faits, les pays risquent de connaître des situations pénibles comme des pénuries.

 

L’Afrique Sahélienne est une autre zone qui connaît une crise alimentaire profonde liée à la sécheresse de l’année dernière qui dure depuis plusieurs mois.

 

 

Les prix du maïs et du soja ont bondi respectivement de 25 % et 17 % sur le marché mondial, peut-on s’attendre sur le long terme à des répercussions sur la viande ?

 

Oui, mais pas de toutes les viandes ; sur le prix de la volaille et du porc, certainement. L’essentiel de la production de viande bovine n’utilise pas d’alimentation complémentaire ; ce sont des exploitations situées dans des prairies, qui sont donc moins affectées. Par contre, on peut en trouver aux Etats-Unis dans les feed lots (parc d’engraissement), qui pourraient être touchées. En Europe, ce ne sera pas le cas.

 

 

Contrairement aux Etats-Unis, à la Russie ou encore l’Ukraine, la France a réalisé une bonne récolte de blé, Comment notre pays se prépare-t-il à l’augmentation des prix des aliments ?

 

La France n’est pas trop concernée pour le blé, la situation est bonne et le pays est un exportateur. La situation est plus difficile pour les exportateurs de porcs et de volailles. Nous avons actuellement des tensions autour de ce sujet-là...

 

 

Justement, le ministre de l’Agriculture Stéphane le Foll a déclaré dernièrement que des négociations sont en cours avec les céréaliers afin d’aider les éleveurs…

 

C’est vrai, mais je ne suis pas du tout sûr que les céréaliers soient prêts à vendre moins cher leurs céréales aux éleveurs, on est dans une logique de marchés mondiaux.

 

 

La Banque mondiale se dit prête à augmenter son programme d’assistance allant jusqu’à 9 milliards de dollars. Concrètement, comment cela peut-il prendre forme sur le terrain et cela sera-t-il suffisant pour répondre à la demande ?

 

Nous raisonnons sur des échéances qui sont longues. La Banque mondiale a joué un rôle non négligeable dans la remise en cause des politiques agricoles ces vingt dernières années. Voilà quatre ans que la Banque mondiale fait de la question de l’agriculture une problématique importante, il faut développer des programmes pour établir une agriculture de premier rang. Le problème vient que les discours de la Banque mondiale n’ont pas été suivis de réalisations.

 

L’assistance doit se faire dans les pays importateurs, il est essentiel de réhabiliter des programmes agricoles durables.

 

 

Les 20 principaux pays industrialisés et émergents attendent de connaître les prévisions agricoles des Etats-Unis, qui seront publiées le 12 septembre, avant de prendre des mesures. A quoi peut-on s’attendre comme prévision ?

 

Je ne m’attends pas à des prévisions catastrophiques, on a déjà dans les données des éléments négatifs. Selon moi, deux inquiétudes règnent : la première est de connaître l’impact que la sécheresse va avoir sur la récolte américaine, la seconde est de savoir si nous n’avons pas un accident climatique dans l’Hémisphère sud, un autre « el niño » qui pourrait mettre en péril d’autres récoltes en Australie et en Argentine.

 

Pour l’instant, on ne sait que peu de chose, on n’a pas tous les détails, mais la flambée des prix est une anticipation. Sur le court terme, il y a presque rien à faire. En cas d’extrême détresse, il va falloir mettre en place des programmes d’aide alimentaire.

 

Le vrai problème vient de notre manque d’investissement dans un programme agricole durable (avec des prix stables pour les agriculteurs), c’est la raison qui explique l’augmentation des prix tous les ans. Je ne vois pas une autre manière de relancer la dynamique agricole dans d’autres pays.

 

 

La Banque mondiale, l’Organisation Mondiale pour l’Alimentation (FAO) peuvent-ils engager une remise en cause de cultures destinées à la culture de biocarburants (maïs, sucre…) ?

 

Je pense que ce sont deux problèmes différents. La canne à sucre est une super machine pour capter la photosynthèse. L’éthanol aux Etats-Unis est différent, Je vois mal Barack Obama ou Mitt Romney à quelques mois des élections remettre en cause des programmes dont bénéficient des électeurs américains. Un jour, il va falloir finir avec les biocarburants de première génération qui pèsent un peu plus sur les cours mondiaux. Aujourd’hui, 1/3 de la production de maïs américaine est utilisée dans la production d’éthanol. Le Brésil étudie déjà la production de biocarburants de seconde génération à base de bagasse, qui n’entre pas dans l’alimentation.

 

Propos recueillis par Charles Rassaert

 


Via Damoclès
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SOMALIE: la récente crise alimentaire a fait 258.000 morts, surtout des enfants

SOMALIE: la récente crise alimentaire a fait 258.000 morts, surtout des enfants | crise alimentaire | Scoop.it

Près de 260.000 Somaliens, dont une moitié d’enfants de moins de cinq ans, sont morts de faim entre octobre 2010 et avril 2012 lors d’une grave crise alimentaire à laquelle la réponse humanitaire a été insuffisante, selon une étude publiée par l’ONU jeudi.

 

Selon ce document, ce bilan de la crise qui s’est traduite par six mois de famine est supérieur à celui de la terrible famine de 1992, présumée avoir tué 220.000 personnes en douze mois, mais un plus fort pourcentage de la population avait alors péri.

 

«La famine et la grave insécurité alimentaire en Somalie ont tué quelque 258.000 personnes entre octobre 2010 et avril 2012, dont 133.000 enfants de moins de cinq ans», conclut cette étude commandée par la FAO, l’Organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture, et le Réseau d’alerte précoce de la Famine (Fews-Net), financé par l’agence américaine pour le Développement (USAID).

 

Selon cette «première estimation scientifique» du bilan de la récente crise alimentaire, «4,6% de la population totale et 10% des enfants de moins de cinq ans sont morts dans le sud et le centre de la Somalie».

 

Dans les régions du Bas-Shabelle, de Mogasdiscio et de Bay, les plus durement touchées, la crise alimentaire a tué respectivement 18, 17 et 13% des enfants de moins de cinq ans. En outre, la faim a causé «environ 30.000 morts (...) par mois entre mai et août 2011».

 

L’état de famine avait été déclaré en juillet 2011 dans deux régions de Somalie puis étendu au reste du pays les mois suivants. L’ONU avait levé l’état de famine en février 2012, tout en avertissant qu’un tiers de la population somalienne avait toujours besoin d’une aide alimentaire d’urgence.

 

Les résultats de l’étude, dirigée par un épidémiologiste et un démographe, «indiquent que ce qui s’est passé en Somalie est l’une des pires famines des 25 dernières années», a estimé Chris Hillbruner, conseiller de Fews-Net, cité dans un communiqué conjoint avec la FAO.

 

Le bilan cité par l’étude s’ajoute aux 290.000 décès présumés survenus dans la zone au cours de la période considérée, soulignent la FAO et Fews-Net dans un communiqué.

 

«Cette mortalité de référence, qui comprend les décès liés au conflit (somalien), représente un taux de mortalité deux fois supérieur à la moyenne de l’Afrique subsaharienne», ajoutent-elles.

Réponse humanitaire tardive

 

La famine de 2011-12 a touché environ 4 millions de personnes, soit la moitié de la population somalienne.

 

Principalement provoquée par la grave sécheresse qui a frappé l’ensemble de la Corne de l’Afrique à l’époque, la crise alimentaire a été aggravée par la situation catastrophique de la Somalie, plongée dans le chaos et la guerre civile depuis la chute du président Siad Barre en 1991.

 

«Les effets de la sécheresse ont été aggravés par divers facteurs dont une aide humanitaire faible et la hausse des prix alimentaires», écrivent les auteurs. Ils mentionnent aussi une «crise prolongée combinant conflit armé, catastrophes naturelles et conditions économiques défavorables».

 

Ils jugent «incontesté que la réponse humanitaire à la famine a été pour l’essentiel tardive et insuffisante et que l’accès limité aux populations touchées, conséquence de l’insécurité généralisée et des restrictions opérationnelles imposées à diverses agences d’aide, a été une contrainte majeure.

 

La Somalie est livrée depuis 1991 aux milices claniques de chefs de guerre, aux groupes islamistes et aux gangs criminels.

 

Outre le million de Somaliens réfugiés dans les pays voisins, un autre million est déplacé à travers le pays.

 

La récente débandade militaire des islamistes shebab et l’élection en septembre de nouvelles autorités ont fait naître un mince espoir de stabiliser la Somalie et la doter d’un véritable gouvernement dont elle est privée depuis 22 ans.

 

Mardi, une conférence internationale réunira à Londres une cinquantaine de pays et d’organisations internationales sur les moyens d’aider la Somalie à poursuivre les progrès.

 


Via Damoclès
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Tiken Jah Fakoly appelle à la mobilisation au Sahel

Plus de 10 millions de personnes sont concernées par la crise alimentaire au Sahel dont 1,7 million au Burkina Faso.

Via Juan Carlos Hernandez
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Famine Afrique : dessin de presse | Actualités Afrique

Famine Afrique : dessin de presse | Actualités Afrique | crise alimentaire | Scoop.it
Un dessin de presse du dessinateur Néerlandais Tjeerd Royaards qui relate très bien la situation de crise alimentaire provoquée par l'occident en Afrique.

Via Pascal Gibert
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Corne de l'Afrique : mobilisation internationale contre une famine exceptionnelle

Corne de l'Afrique : mobilisation internationale contre une famine exceptionnelle | crise alimentaire | Scoop.it
Sous l'égide de l'ONU, la communauté internationale tout entière s'est mobilisée lundi 25 juillet 2011 afin de porter secours aux populations de la Corne de l'Afrique affectées par la sécheresse et la famine. La crise alimentaire dans la Corne de l'Afrique, déclenchée par la sécheresse, les conflits armés et l'envolée des prix des produits alimentaires, affecte plus de 12 millions de personnes, notamment dans deux régions du sud de la Somalie, ou l'état de famine a été déclaré.


12 millions de personnes souffrent de la faim...

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