Biodiversité & conservation | Biodiversity & conservation
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Climat : le demi-degré qui changerait tout

Climat : le demi-degré qui changerait tout | Biodiversité & conservation | Biodiversity & conservation | Scoop.it

Alors que le Giec vient de publier son Rapport spécial sur l’impact d’un réchauffement global de 1,5°C, trois spécialistes du CNRS qui ont participé à sa rédaction – l'écologue Wolfgang Cramer, le paléoclimatologue Joël Guiot et l'économiste Jean-Charles Hourcade – font le point sur les possibilités de contenir le dérèglement climatique en dessous de l’objectif actuel des 2°C.


Entre 1,5 et 2 °C d’augmentation des températures, on assiste à une hausse très significative de la probabilité d’un basculement irréversible de nombreux systèmes, comme la perte des récifs coralliens dans les océans tropicaux ou la banquise arctique. Par conséquent, une hausse de 2 °C constitue un horizon en termes de changements et d’impacts, mais aussi dans notre capacité à prévoir et donc à anticiper les bouleversements à venir. À l’inverse, une hausse de « seulement » 1,5 °C augmenterait notablement nos chances de nous maintenir en deçà d’une situation climatique hors de contrôle.


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Rapport spécial Réchauffement planétaire de 1,5 ºC : http://www.ipcc.ch/report/sr15/
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The tropics are in trouble

The tropics are in trouble | Biodiversité & conservation | Biodiversity & conservation | Scoop.it

Conducting an extensive review of academic literature, a group of scientists, led by Jos Barlow, highlights the extent of biodiversity across the seas, savannas, and forests that lie between the Tropics. “Tropical ecosystems —and therefore at least 78% of global biodiversity— are at a critical juncture. Multiple interacting local and global stressors that are driving species extinctions and potentially irreversible ecosystem transitions are set within a changing socio-economic context. This changing context is characterized by growing and more affluent populations, an increasingly globalized world, and weak governance and research capacity—all of which threaten to increase environmental degradation, conflict and inequality.”


To stave off this bleak future, the researchers call for “major improvements in local and global governance capacity and a step-change in how environmental objectives are integrated into broader development goals.” This includes conceiving and implementing conservation strategies that address the underlying drivers of environmental change, continuing to support research, and encouraging innovation with new approaches and interventions.


“We need to act now to address the pressing environmental challenges facing the tropics. A failure to act decisively and to act now will greatly increase the risk of unprecedented and irrevocable biodiversity loss in the hyperdiverse tropics.”

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Full article: go.nature.com/2Ov05Ko
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L'homme est un prédateur pour la planète

L'homme est un prédateur pour la planète | Biodiversité & conservation | Biodiversity & conservation | Scoop.it

La destruction de notre planète est une politique de prédation sociale, peut-être même la plus grave, car irréparable : en détournant le regard face au réchauffement climatique, nos dirigeants s'enferment dans une attitude méprisante, coupable et dangereuse.


Les victimes se situent en premier lieu dans les pays les plus chauds, dont nombre n’ont pas bénéficié de la prospérité d’un monde qui consomme plus qu’il ne devrait. Elles se situent aussi chez nous, dans les pays développés, et jusqu’au cœur de l’Europe. La destruction environnementale se nourrit des inégalités : en moyenne, les 10% les plus modestes polluent huit fois moins que les 10% les plus riches.


Ces catastrophes ont aussi un coût, et ce dernier explose : en 2017, le coût des catastrophes naturelles liées à l’action humaine s’élevait à 300 milliards de dollars, le double de 2016, dont seulement la moitié était couverte par les assurances – ce qui signifie que l’autre moitié fut très largement supportée par les contribuables.

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Destruction de la nature : un crime contre l’humanité

Destruction de la nature : un crime contre l’humanité | Biodiversité & conservation | Biodiversity & conservation | Scoop.it
C’est la première fois. La première fois depuis quinze ans pour l’un, quarante ans pour l’autre, que nous travaillons dans la protection de l’environnement, que nous entendons cela. Dans notre réseau professionnel et amical, des directeurs de grandes associations naturalistes, des responsables de réserves naturelles nationales, des naturalistes de terrain sont de plus en plus nombreux à le dire, en «off» : «C’est fichu !» Ils n’y croient plus. Pour eux, les politiciens, les industriels mais aussi le grand public, personne ne comprend la catastrophe environnementale qui s’est enclenchée.

Ils continuent la lutte car il faut bien le faire, mais au fond, ils pensent que l’homme ne pourra pas faire machine arrière. Nous courons à notre perte. Quand on a, comme nous, consacré sa vie à la protection de l’environnement, de tels discours font froid dans le dos. Jusqu’ici, nous autres naturalistes, pensions que nous arriverions un jour à faire bouger les choses, à faire prendre conscience à l’humanité de son autodestruction. Mais si même nous n’y croyons plus, qui y croira ?

On rétorque depuis des années aux scientifiques et aux naturalistes qu’ils sont «anxiogènes». Mais ce n’est pas d’alerter, ce n’est pas de parler du problème qui est anxiogène. C’est de laisser faire les choses sans réagir, alors qu’on a encore quelques moyens d’agir. Ce qui est anxiogène, ce sont les résultats d’études scientifiques qui s’accumulent depuis des décennies et qui vont aujourd’hui tous dans le même sens de l’accélération et de l’irréversibilité.

Nous sommes au-delà de l’urgence. Ceux qui auront contribué à la destruction de la nature, et donc des hommes, seront accusés, et peut-être même qui sait un jour jugés, pour «crime contre l’humanité».
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L’homme, une espèce cancérigène pour la faune sauvage ?

L’homme, une espèce cancérigène pour la faune sauvage ? | Biodiversité & conservation | Biodiversity & conservation | Scoop.it
Le lien entre pollution et taux de cancer est désormais largement établi chez l’homme, mais est-ce que les espèces sauvages développent également des cancers avec des prévalences plus élevées dans des habitats impactés par les activités humaines ? Une étude publiée dans Nature Ecology and Evolution suggère que les mêmes mécanismes physiologiques (modifications de secrétions hormonales, du taux de mutation de l’ADN ou de l’activité du système immunitaire) connus pour stimuler la progression tumorale chez l’homme, pourraient être impactés par une exposition aux polluants chez la plupart des espèces sauvages.

De précédents travaux ont montré que le cancer a été détecté chez toutes les espèces chez lesquelles il a été recherché et que certaines espèces développent des taux extrêmement élevés de cancer en milieux pollués. Ainsi, des prévalences pouvant atteindre 27 % ont été mesurées dans une population de beluga dans l’estuaire du Saint Laurent au Canada (un milieu pollué par l’industrie métallurgique), empêchant potentiellement cette population de récupérer après une forte baisse due à des pressions de chasse trop élevées.

La présente étude propose aussi d’autres processus par lesquels l’homme pourrait influencer les taux de cancer dans la faune sauvage. Par exemple, la pollution par la lumière artificielle nocturne et son impact sur le sommeil et les sécrétions hormonales, notamment de mélatonine (une hormone aux propriétés anti-tumorales), est connue pour influencer les taux de cancer chez l’homme et les modèles de laboratoire, et pourrait également avoir les mêmes effets sur le terrain. De la même manière, la nourriture accessible aux animaux sauvages en milieux urbains (mangeoires, déchets) ne correspond pas à leurs besoins et sa consommation entraîne des carences en micronutriments et des modifications du microbiome. De plus, la nourriture fournie aux animaux sauvages, et notamment aux charognards avec des carcasses de bétail, contient dans certains cas des composés aux propriétés cancérigènes. Par exemple, des résidus d’antibiotiques aux propriétés cancérigènes ont été détectés chez 92 % des vautours fauves testés.
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Avoiding meat and dairy is ‘single biggest way’ to reduce your impact on Earth

Avoiding meat and dairy is ‘single biggest way’ to reduce your impact on Earth | Biodiversité & conservation | Biodiversity & conservation | Scoop.it
Avoiding meat and dairy products is the single biggest way to reduce your environmental impact on the planet, according to the scientists behind the most comprehensive analysis to date of the damage farming does to the planet.

The new research shows that without meat and dairy consumption, global farmland use could be reduced by more than 75% – an area equivalent to the US, China, European Union and Australia combined – and still feed the world. Loss of wild areas to agriculture is the leading cause of the current mass extinction of wildlife.

The analysis shows that while meat and dairy provide just 18% of calories and 37% of protein, it uses the vast majority of farmland (83%) and produces 60% of agriculture’s greenhouse gas emissions. Other research shows 86% of all land mammals are now livestock or humans. The scientists also found that even the very lowest impact meat and dairy products still cause much more environmental harm than the least sustainable vegetable and cereal growing.

The study, published in the journal Science, created a huge dataset based on almost 40,000 farms in 119 countries and covering 40 food products that represent 90% of all that is eaten. It assessed the full impact of these foods, from farm to fork, on land use, climate change emissions, freshwater use and water pollution (eutrophication) and air pollution (acidification).

“A vegan diet is probably the single biggest way to reduce your impact on planet Earth, not just greenhouse gases, but global acidification, eutrophication, land use and water use,” said Joseph Poore, at the University of Oxford, UK, who led the research. “It is far bigger than cutting down on your flights or buying an electric car,” he said, as these only cut greenhouse gas emissions. “Agriculture is a sector that spans all the multitude of environmental problems,” he said. “Really it is animal products that are responsible for so much of this. Avoiding consumption of animal products delivers far better environmental benefits than trying to purchase sustainable meat and dairy.” 
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Traquer la biodiversité grâce à l’ADN

Traquer la biodiversité grâce à l’ADN | Biodiversité & conservation | Biodiversity & conservation | Scoop.it

Détecter des espèces discrètes, voire invisibles, c’est aujourd’hui possible, grâce à l’ADN présent dans l’environnement. Une technique qui révolutionne les études naturalistes et les comptages écologiques, dans tous les milieux où la vie se cache. Pas en envoyant des enquêteurs aux quatre coins du monde observer les espèces en voie d’extinction, mais en traquant leur présence dans les sols, sédiments, matières fécales ou simplement dans l’eau.


Ce champ de la recherche, qui s’apprête à bouleverser notre mode d’observation de la nature, et par là sa connaissance, a un nom : ADN environnemental. Balbutiant il y a encore cinq ans, il connaît une véritable explosion avec quelque 170 articles publiés au cours des cinq premiers mois de 2018 contre 20 pour toute l’année 2013.

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Pourquoi la nature nous fait du bien, les scientifiques expliquent

Pourquoi la nature nous fait du bien, les scientifiques expliquent | Biodiversité & conservation | Biodiversity & conservation | Scoop.it

Alors que l’hypothèse d’un lien entre le bien-être humain et la nature est depuis longtemps admise, des recherches menées dans des domaines d’étude aussi variés que la médecine, la psychologie, ou encore les sciences cognitives valident effectivement cette théorie. Il faut aussi prendre en compte les bouleversements sociaux et environnementaux des dernières décennies qui impactent la nature et nos relations avec elle.


Récemment, des chercheurs ont dressé un panorama des différents axes de recherche explorés et des résultats autour de la thématique du bien-être humain et de la nature. La notion de bien-être, telle qu’entendue ici, ne se rapporte pas seulement à la santé, en tant qu’absence de maladie, mais désigne plus généralement un état physique, mental et social de bien-être.

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Les « forêts urbaines », essentielles aux villes de demain

Les « forêts urbaines », essentielles aux villes de demain | Biodiversité & conservation | Biodiversity & conservation | Scoop.it

Les zones urbanisées occupent environ 10 % des surfaces terrestres, une proportion qui ne cesse de croître. Ces espaces constituent les milieux de vie de plus de 50 % de la population mondiale et contribuent de manière importante au changement climatique.


Face à ces réalités, des efforts de plus en plus importants sont engagés dans de nombreuses villes pour améliorer la qualité de vie et limiter les contributions de ces espaces aux changements globaux, grâce notamment à des plans d’adaptation au changement climatique et en faveur de la biodiversité. Parmi ces actions, l’accroissement de la place accordée aux arbres, avec l’objectif d’évoluer vers de véritables « forêts urbaines », représente une contribution majeure.


Que ce soit pour des raisons climatiques, sanitaires ou simplement pour le plaisir des yeux, les arbres sont essentiels aux citadins. Nombre de métropoles l’ont déjà compris.

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L’extinction paradoxale des animaux les plus charismatiques

L’extinction paradoxale des animaux les plus charismatiques | Biodiversité & conservation | Biodiversity & conservation | Scoop.it
Tigres, éléphants et lions figurent en tête des animaux les plus aimés au monde. Loin d’être étonnant, ce constat établi par une équipe internationale pilotée par Franck Courchamp, écologue CNRS au laboratoire « Ecologie, systématique et évolution » (CNRS/Université Paris-Sud/AgroParisTech), a pourtant débouché sur de réelles surprises. Omniprésentes dans notre quotidien, les espèces charismatiques sont en réalité fortement menacées d’extinction, ce que la plupart des gens ignorent.

Selon les chercheurs, leur popularité biaise notre perception : nous avons tendance à croire ces animaux plus répandus qu’ils ne le sont réellement dans la nature. Ils proposent que les entreprises utilisant l’image de ces espèces à des fins commerciales contribuent aux campagnes d’information destinées à leur sauvegarde. Cette étude est publiée le 12 avril 2018 dans la revue PLOS Biology.
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- Entretien CNRS Le Journal avec Franck Courchamp, qui pilote cette étude : https://lejournal.cnrs.fr/articles/ces-animaux-stars-menaces-dextinction
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Biodiversité: l’état d’urgence

Biodiversité: l’état d’urgence | Biodiversité & conservation | Biodiversity & conservation | Scoop.it

L’IPBES, le « Giec de la biodiversité », vient de rendre publics ses cinq rapports lors de sa 6e session plénière qui s’est achevée le 24 mars à Medellín, en Colombie. À travers cette synthèse des connaissances scientifiques actuelles sur la biodiversité, les experts dressent un panorama alarmant de l’état du vivant et de la détérioration des sols, tout en proposant des pistes de solutions politiques.


« La dégradation des terres, l’érosion de la biodiversité et le changement climatique sont les trois aspects d’un même problème majeur : l’impact dangereusement croissant de nos modes de vie sur la santé de la nature et des écosystèmes. Nous ne pouvons plus nous permettre de lutter isolément contre ces trois menaces », a déclaré Robert Watson, président de l'IPBES, en marge de la 6e session plénière, du 17 au 24 mars à Medellín. Et d’appeler à une réponse politique et citoyenne, locale et globale.

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What is biodiversity and why does it matter to us?

What is biodiversity and why does it matter to us? | Biodiversité & conservation | Biodiversity & conservation | Scoop.it

The air you breathe, the water you drink and the food you eat all rely on biodiversity, but right now it is in crisis – because of us. What does this mean for our future and can we stop it?


Biodiversity: The variety of life on Earth, in all its forms and all its interactions. If that sounds bewilderingly broad, that’s because it is. Biodiversity is the most complex feature of our planet and it is the most vital. “Without biodiversity, there is no future for humanity,” says Prof David Macdonald, at Oxford University. The term was coined in 1985 but the huge global biodiversity losses now becoming apparent represent a crisis equalling – or quite possibly surpassing – climate change.


- What is biodiversity?

- Do animals and bugs really matter to me?

- Just how diverse is biodiversity?

- How bad is it?

- What about under the sea?

- What about bugs – don’t cockroaches survive anything?

- What’s destroying biodiversity?

- Could the loss of biodiversity be a greater threat to humanity than climate change?

- What can be done?

- What’s next?

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The 8 Million Species We Don’t Know - E.O. Wilson

The 8 Million Species We Don’t Know - E.O. Wilson | Biodiversité & conservation | Biodiversity & conservation | Scoop.it

The extinction of species by human activity continues to accelerate, fast enough to eliminate more than half of all species by the end of this century. Unless humanity is suicidal, we will solve the problem of climate change. Yes, the problem is enormous, but we have both the knowledge and the resources to do this and require only the will.


The worldwide extinction of species and natural ecosystems, however, is not reversible. Once species are gone, they’re gone forever. Even if the climate is stabilized, the extinction of species will remove Earth’s foundational, billion-year-old environmental support system. A growing number of researchers, myself included, believe that the only way to reverse the extinction crisis is through a conservation moonshot: We have to enlarge the area of Earth devoted to the natural world enough to save the variety of life within it.


As we focus on climate change, we must also act decisively to protect the living world while we still have time. It would be humanity’s ultimate achievement.

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Des solutions existent pour protéger la nature

Des solutions existent pour protéger la nature | Biodiversité & conservation | Biodiversity & conservation | Scoop.it

En 15 ans, presque 13 000 articles de recherche ont été publiés dans les principales revues dédiées aux sciences de la conservation. Pourtant, la biodiversité reste menacée partout dans le monde. Deux chercheurs du CNRS, Vincent Devictor et Laurent Godet, se sont penchés sur ce paradoxe inquiétant en décortiquant cette riche littérature. Selon eux, l'un des obstacles majeurs serait la recherche constante d'arbitrages plus favorables à l'exploitation qu'à la conservation.


Après avoir mis de côté les articles de discussions internes à la discipline, ils ont pu brosser le premier portrait de la production scientifique en matière d'état des milieux naturels et des populations, d'identification de menaces, de proposition et d'évaluation des politiques de conservation. Leur première conclusion est sans appel. Les principales menaces qui pèsent sur la biodiversité sont connues depuis 40 ans, surnommées « les quatre grands maux » : (i) la trop forte exploitation des ressources, (ii) la fragmentation de l'habitat des espèces, (iii) l'introduction d'espèces invasives et enfin (iv) les extinctions en chaîne qui peuvent découler des trois premiers facteurs. S'y ajoutent aujourd'hui les changements climatiques qui déséquilibrent plus encore les milieux naturels. La biodiversité «exotique» n'est d'ailleurs pas la seule en danger : la majorité des recherches s'intéressent plutôt aux écosystèmes européens, et ont mis en évidence la chute de populations communes comme celles d'oiseaux dans les campagnes françaises.


La recherche en conservation porte aussi de bonnes nouvelles : le retour spontané d'espèces tel le loup en Europe, ou la nette amélioration de situations de crise grâce à des mesures de protection. Les sciences de la conservation ne sont donc ni pessimistes, ni optimistes, mais réalistes. Selon les chercheurs, les propositions de solutions durables, compatibles avec les activités humaines, ne manquent pas. Le frein majeur réside plutôt dans la demande permanente de compromis toujours plus favorables à l'exploitation qu'à la conservation.

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Communiqué de presse : www2.cnrs.fr/presse/communique/5688.htm

Appel de la FRB pour ses 10 ans : www.fondationbiodiversite.fr/10ans/appel-de-la-frb/
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Depuis le début du siècle, 8 espèces d’oiseaux se sont éteintes

Depuis le début du siècle, 8 espèces d’oiseaux se sont éteintes | Biodiversité & conservation | Biodiversity & conservation | Scoop.it

Selon une nouvelle étude statistique de Birdlife International, évoquée par le Guardian, huit espèces d'oiseaux dont l'ara de Spix, le po-o-uli, la chevêchette des Moore ou l'anabate cryptique auraient disparu (ou quasiment) depuis le début du XXIe siècle. Mais à la différence de précédentes extinctions dans les décennies passées, il s'agit cette fois-ci d'espèces continentales et non pas d'espèces insulaires menacées par la chasse. En cause aujourd'hui : la déforestation, notamment en Amérique du sud, et plus particulièrement au Brésil.

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Lézards vs. ouragan : la sélection naturelle à l’œuvre

Lézards vs. ouragan : la sélection naturelle à l’œuvre | Biodiversité & conservation | Biodiversity & conservation | Scoop.it
C’est dans le cadre d’un programme d’éradication des rats qu’une collaboration franco-américaine incluant des chercheurs du CNRS et du MNHN s’est rendu, à l’été 2017 sur les îles britanniques de Turques-et-Caïques (Caraïbes) pour y étudier la population de lézards, Anolis scriptus. Leur étude prend un tout autre tournant lorsque surviennent les ouragans Irma et Maria quelques semaines après leur séjour. Emportés par les vents violents, les lézards ne firent pas long feu à l’exception de quelques chanceux à l’anatomie particulière. Les scientifiques revenus sur place remarquèrent que les survivants avaient notamment des membres antérieurs plus longs et des coussinets adhésifs plus larges sous leurs doigts, leur permettant de s’agripper aux branches. Leurs membres postérieurs étaient également plus courts et ainsi moins en proie aux vents.
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Full article: go.nature.com/2LJwrCF
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Do Conservation Strategies Need to Be More Compassionate?

Do Conservation Strategies Need to Be More Compassionate? | Biodiversité & conservation | Biodiversity & conservation | Scoop.it

Some scientists and ethicists are criticizing traditional conservation strategies, which they say focus on saving valued species while discounting the lives of less charismatic animals. Will these advocates of “compassionate conservation” point the way to new approaches, or are they simply being naïve?


“Conservation essentially developed in an era in which animals were automatons,” says Arian Wallach, an ecologist at the University of Technology Sydney in Australia. “There was a revolution in the recognition of sentience across the animal world,” and “conservation is only now coming to grips with the fact that this happened.”


Wallach identifies as a “compassionate conservationist,” the name taken by those critics of conservation’s tendency to focus on species and populations without much considering the well-being of individual animals and the ethical issues involved. “A compassionate conservation approach,” Wallach writes in a recent Conservation Biology essay, “aims to safeguard Earth’s biological diversity while retaining a commitment to treating individuals with respect and concern for their well-being.”


The first rules of "compassionate conservation": to do no harm, and to acknowledge the value of every individual’s life. Central to the movement is a deep dismay at the practice of killing some animals to help others; it doesn’t seem coincidental that many compassionate conservationists hail from Australia, a place where — along with nearby New Zealand — killing historically non-native mammals plays an outsized role in conservation.

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Comment expliquer le déni face la crise écologique ?

Comment expliquer le déni face la crise écologique ? | Biodiversité & conservation | Biodiversity & conservation | Scoop.it

Il y a eu les cris d'alarme répétés du glaciologue Claude Lorius, les COP successives, une alerte concertée et signée par 520 scientifiques internationaux, un "train du climat" rempli des scientifiques pour vulgariser le changement climatique, sans oublier le documentaire Demain, qui a quand même été vu par 1,2 millions de personnes dans les salles... Il nous est difficile aujourd'hui d'ignorer cette épée de Damoclès qui menace notre avenir. Mais alors, pourquoi change-t-on si peu nos habitudes ?


Pour Cyril Dion, une des explications est qu' "aujourd'hui les problématiques écologiques restent relativement lointaines pour nous : dans notre quotidien, on vit très peu les problèmes des changements climatiques, on ne le voit pas." Malgré le rythme alarmant de disparition des espèces, on le constate très peu. De même, des dizaines de milliers de morts sont imputés à la pollution de l'air... et pour autant les files d'embouteillages ne diminuent pas.


Le sociologue George Marshall s'est penché sur les leviers psychologiques qui nous font agir - ou pas. Et ses recherches l'ont mené à définir un "syndrome de l'autruche". Le principe est simple : nous avons toujours tendance à choisir le gain à court terme - quand on vous propose de nombreuses pertes à court terme pour d'hypothétiques gains à long terme (par exemple, si on vous dit : "si vous faites arrêtez de prendre l'avion et de manger de la viande, peut-être que le monde ira mieux dans 30 ans et que vos enfants vivront dans un monde à peu près viable"), ça ne fonctionne pas.


Marshall a également montré que les histoires sont fondamentales pour le fonctionnement cognitif : les récits permettent au cerveau émotionnel de donner du sens aux informations recueilles par le cerveau rationnel. Pour toute action, il faut que les deux s'accordent...

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Biodiversité : ça disparaît près de chez nous

Biodiversité : ça disparaît près de chez nous | Biodiversité & conservation | Biodiversity & conservation | Scoop.it

Ce sont de petits signes, auxquels on ne prête pas attention, et qui deviennent de plus en plus flagrants. Les pare-brise propres après un voyage en voiture alors qu’il y a une quinzaine d’années ils étaient maculés d’insectes écrasés. Les printemps de plus en plus silencieux, les alouettes, moineaux, perdrix ou hirondelles qu’on ne voit plus qu’occasionnellement. Les hérissons, grenouilles, libellules ou vers de terre qui se font rares. Le coquelicot qui n’égaye plus les blés, et qu’on doit réintroduire, l’immortelle des sables ou la violette de Rouen qui tirent leur révérence. C’est arrivé près de chez vous. Cela arrive près de chez nous, ici et maintenant. «Globalement, 30 % des espèces sur le territoire français sont menacées, assure Sébastien Moncorps, directeur du comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature. Cette situation est symbolique de ce qui se passe dans le monde.» La biodiversité du quotidien disparaît sous nos yeux, à une vitesse vertigineuse, ahurissante.


Fin mars, des chercheurs du Muséum d’histoire naturelle et du CNRS lancent l’alerte : dans nos campagnes, les populations d’oiseaux communs ont chuté d’un tiers en quinze ans. Un choc, quelques mois seulement après une étude allemande pointant la disparition, en trente ans, de près de 80 % des insectes volants en Europe. Il ne s’agit plus d’un ours polaire par-ci ou d’une espèce exotique de papillon par-là, mais de la faune, de la flore et des écosystèmes qui nous entourent. Et, surtout, on l'oublie trop souvent, dont l’humain fait partie et dont il dépend pour respirer, manger, boire, se soigner, s’abriter, se vêtir, obtenir énergie et matières premières, protéger les littoraux, stocker le carbone, etc. Autant de «services écologiques» gratuits et irremplaçables.

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Biais taxonomique : quand l’oiseau fait de l’ombre à l’insecte

Biais taxonomique : quand l’oiseau fait de l’ombre à l’insecte | Biodiversité & conservation | Biodiversity & conservation | Scoop.it
Dans les études scientifiques, on repère un "biais taxonomique" en faveur de certains groupes d’espèces, comme les mammifères ou les oiseaux, dans l’inventaire des êtres vivants. Cet aspect est connu depuis longtemps et a été dénoncé à de multiples reprises.

L’analyse de plus de 600 millions de données animales et végétales confirme l’existence de ce biais flagrant. Ainsi, plus de la moitié des informations concernent les oiseaux pour lesquels 13 000 espèces sont répertoriées dans le GBIF (Global Biodiversity Information Facility) ; alors que les insectes, avec 350 000 espèces répertoriées, ne "pèsent" que 47 millions d’occurrences.

Ce gouffre peut s’exprimer autrement. On possède au moins 371 données par espèce pour la moitié des oiseaux, alors qu’on doit se contenter de 3 données ou moins pour la moitié des insectes ! Sans oublier les innombrables espèces d’insectes non répertoriées ou simplement non encore décrites. D’une manière générale, les Vertébrés et les plantes sont relativement bien référencés et étudiés, contrairement aux Invertébrés et aux algues par exemple.

Non seulement certaines espèces sont mieux répertoriées, mais ce sont ces mêmes espèces dont les comportements et les répartitions géographiques sont les mieux connus. Autrement dit, il y a un "biais taxonomique" dans l’inventaire des êtres vivants mais également dans nos connaissances éthologiques et écologiques. Ces mêmes connaissances sur lesquelles nous nous appuyons pour définir des programmes de conservation de la biodiversité.
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Protection de la mégafaune : la "diversité invisible" des requins révélée à partir de fragments d'ADN

Protection de la mégafaune : la "diversité invisible" des requins révélée à partir de fragments d'ADN | Biodiversité & conservation | Biodiversity & conservation | Scoop.it
Une étude internationale, conduite en Nouvelle-Calédonie par des chercheurs de l’IRD, de l’Université de Montpellier et de l’EPHE-PSL, en association avec le CNRS, montre que des fragments d'ADN dans l’eau de mer révèlent la présence d'espèces rares et craintives de requins là où on les pensait disparues. Ces résultats publiés dans la revue Science Advances remettent en cause la distribution géographique de ces espèces et interpellent sur la protection de ces populations résiduelles dans les écosystèmes soumis à l’impact de l’Homme.

Elle révèle également le potentiel de l’ADN environnemental pour améliorer les connaissances sur les espèces rares et vulnérables. Ceci est essentiel, sachant que la liste rouge des espèces menacées n’est pas en mesure de classer près de la moitié des espèces de chondrichthyens (requins, raies et chimères) par manque de connaissances scientifiques.

« Les outils de génomique tels que le métabarcoding environnemental vont apporter de nouveaux éléments pour l’étude de la mégafaune, en comblant les lacunes actuelles sur les espèces dont on ne connaît presque rien », ajoute Germain Boussarie. « L’ADN environnemental va jouer un rôle de plus en plus important dans le futur, en fournissant des informations cruciales sur la mégafaune craintive et menacée, et va aider à mettre en place des mesures de protection plus adaptées » précise Laurent Vigliola. 
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Full article in Science Advances: http://advances.sciencemag.org/content/4/5/eaap9661
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Panama’s Lost Frogs Cling to Life in Chytrid’s Wake

Panama’s Lost Frogs Cling to Life in Chytrid’s Wake | Biodiversité & conservation | Biodiversity & conservation | Scoop.it

Hope can arrive in all different shapes and sizes. For biologists Dr. Cori Richards-Zawacki and Dr. Jamie Voyles, in 2012 hope came in the shape of a small black and golden frog sitting atop a mossy boulder, a species that had become so rare over the previous decade that scientists feared that it had vanished from Panama entirely.


Richards-Zawacki and Voyles never gave up hope that small remnant populations of this species — the Variable Harlequin Frog (Atelopus varius) — and others that had been decimated throughout the Neotropics by the deadly pathogen chytridiomycosis (chytrid), might still be holding on. That rediscovery of the Variable Harlequin Frog launched Richards-Zawacki and Voyles on a quest over the next few years that resulted in confirmation that eight additional Panamanian frog species hit hardest by chytrid were somehow surviving. This work culminated recently in the release of a much-anticipated study that finds that though the pathogen has not changed, the frogs have started to evolve better defenses against it.

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"Shifts in disease dynamics in a tropical amphibian assemblage are not due to pathogen attenuation"
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IUCN Green List of species: A new way to measure conservation

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The IUCN Red List of Threatened Species, the world’s most widely used information source on a species’ conservation status, may soon get a makeover.


The Red List measures the decline in populations of plants and animals, and classifies species into groups on the basis of their extinction risk. But what if, despite years of conservation efforts, the threat category of a species doesn’t budge. Does this mean that conservation efforts have been unsuccessful? Does it mean that the species is not recovering?


Scientists have now proposed a framework for a new “Green List of species” to change the way we measure conservation success. The framework, published in the journal Conservation Biology, shifts the focus from trying to pull a species back from the brink of extinction, as the Red List currently does, to finding ways of helping species recover to their maximum potential.


“Successful conservation of a species is not just about avoiding extinction; we want species to move towards ‘fully recovered’ which means healthy populations across its former range, interacting with its ecosystem in ways it should be,” said co-author Barney Long, director of species conservation at the NGO Global Wildlife Conservation. “Of course not all species can recover to their former range and populations but we should be trying to recover and not ‘save’ species where possible.”

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Full article in Conservation Biology: https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/cobi.13112
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Face au « choc climatique », la biodiversité menacée d’extinctions massives

Face au « choc climatique », la biodiversité menacée d’extinctions massives | Biodiversité & conservation | Biodiversity & conservation | Scoop.it

Si le réchauffement se poursuit jusqu’à + 4,5 °C, la moitié des espèces des régions les plus riches en faune et en flore risqueront de disparaître d’ici à 2080. En témoigne une étude réalisée par le Fonds mondial pour la nature (WWF) et les universités d’East Anglia (Royaume-Uni) et James-Cook (Australie), dont les résultats sont publiés dans la revue Climatic Change ainsi que dans un rapport intitulé « La nature face au choc climatique ». 


Les chercheurs se sont focalisés sur trente-cinq « écorégions prioritaires » définies par le WWF – comme l’Amazonie, la Grande Barrière de corail, le désert de Namibie ou le delta du Mékong – qui abritent nombre d’espèces emblématiques, endémiques et en danger.

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Où sont passés les oiseaux des champs?

Où sont passés les oiseaux des champs? | Biodiversité & conservation | Biodiversity & conservation | Scoop.it

L’alouette des champs ou la linotte mélodieuse font traditionnellement résonner leur chant dans les campagnes françaises. Mais pour combien de temps encore ? Deux études, menées récemment par le Muséum national d’histoire naturelle sur tout le territoire français et par le CNRS à l’échelle locale, dressent un constat alarmant : les populations d’oiseaux vivant en milieu agricole ont perdu un tiers de leurs effectifs en 17 ans.


« La situation est catastrophique, se désole Benoît Fontaine, biologiste de la conservation au Centre d’écologie et des sciences de la conservation2 (Cesco) du Muséum national d’histoire naturelle. Nos campagnes sont en train de devenir de véritables déserts. » « Les populations d’oiseaux s’effondrent littéralement dans les plaines céréalières, et cela concerne toutes les espèces, renchérit Vincent Bretagnolle, écologue au Centre d’études biologiques de Chizé3 et directeur de la zone atelier « Plaine et val de Sèvre ». Les perdrix se sont presque éteintes de notre zone d’étude… ».

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