Compétitivité et intelligence économique
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Automobile. Guerre économique déguisée sur le marché américain - Infoguerre

    En Mars 2009, le constructeur automobile italien rachète son concurrent américain Chrysler dont il finalise le rachat à 100% en 2014. Septième constructeur mondial, Fiat peine à se maintenir sur le marché européen et à percer sur le marché américain, c’est après des négociations tendues que se fait l’acquisition de Chrysler qui permet donc à la marque italienne de s’implanter significativement sur le marché américain. En 2014, l’allemand Volkswagen se dit être intéressé par le rachat de Fiat-Chrysler...


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Un protectionnisme américain déguisé En aout 2017, le deuxième constructeur automobile chinois General Wall Motors(GWM) annonce son intention d’ouvrir des négociations sur un rachat partiel ou total de FCA. GWM se dit très intéressé par la filiale Jeep de FCA car le marché du SUV représente environ 1,4 millions de véhicules par an, puis, au même titre que Volkswagen, GWM rachat permettrait aussi d’attaquer le marché américain. L’annonce d’une invitation à la négociation pour le rachat de FCA fait grimper les actions de ce dernier mais les négociations trainent. Suite à cette annonce, en septembre 2017, le constructeur se voit obligé de rappeler 443 000 véhicules pickups des Etats-Unis pour cause d’une avarie liée à une surchauffe d’une pompe hydraulique qui entrainerait des risques d’incendie. En octobre 2017, 646 394 SUV doivent être rappelés par FCA pour des problèmes détectés au niveau du freinage. Et enfin, toujours en octobre, quelques jours plus tard, FCA annonce devoir rappeler 470 000 véhicules pour des problèmes liés un composant qui gênerait le déploiement des appui-têtes actifs en cas d’accident. Tout ceci étant à mettre en relation avec le fait que déjà en 2015, un accord avait été signé entre FCA et les autorités américaines, sous le nom du « consent order », qui ont obligé par la suite à racheter 578 000 véhicules « défectueux » mis sur le marché nord-américain. L’avalanche de sanctions suite à l’annonce de la volonté négocier un rachat de FCA par GWM démontre clairement la volonté des autorités américaine de protéger leur marché intérieur et extérieur. Chaque attaque informationnelle a eu de lourdes conséquences sur les groupes visés les affaiblissant de fait, au-delà du sol américain, sur la scène internationale laissant par conséquent plus de places à l’industrie automobile américaine. 


 Joachim Heude

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Compétitivité et intelligence économique
Conseil en compétitivité. France, Belgique,Suisse
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Lockheed Martin fait breveter une partie de son mini-réacteur à fusion (et se rapproche du Graal nucléaire) - L'Usine de l'Energie

Lockheed Martin fait breveter une partie de son mini-réacteur à fusion (et se rapproche du Graal nucléaire) - L'Usine de l'Energie | Compétitivité et intelligence économique | Scoop.it

L'annonce avait provoqué le scepticisme général en 2014 : le champion américain de défense et de sécurité Lockheed Martin disait travailler à la création d'un réacteur à fusion compact, une technologie potentiellement révolutionnaire. Il affirmait qu'un prototype serait mis au point d'ici cinq ans. Nous y sommes presque, et pour l'instant, le conglomérat américain tient promesse. Il vient de faire breveter le design du système de confinement de son mini-réacteur, comme l'a repéré le site The Drive. C'est la preuve que le projet avance, mais ce n'est pas une garantie d'aboutissement. Les projets de développement de réacteurs à fusion nucléaire ont été nombreux depuis les années 1920, mais tous se sont avérés inefficaces et pas suffisament miniaturisés. Lockheed Martin évoquait en 2014 un réacteur de la taille d'un conteneur, transportable sur un simple camion ... ou dans une navette en route pour Mars, puisque c'est l'un des débouchés possibles de la technologie. L'unité développée par l'Américain aurait le potentiel d'alimenter une ville de 80 000 habitants.

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Réseaux sociaux: Pour le lanceur d'alerte, Facebook doit être «réparé» - Monde - 24heures.ch

Réseaux sociaux: Pour le lanceur d'alerte, Facebook doit être «réparé» - Monde - 24heures.ch | Compétitivité et intelligence économique | Scoop.it
Christopher Wylie, qui a révélé le siphonnage de données Facebook par Cambridge Analytica, accuse son ex-employeur d'avoir manipulé la présidentielle américaine.
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Comment Facebook a perdu 60 milliards en Bourse (et Zuckerberg 5 milliards)

Comment Facebook a perdu 60 milliards en Bourse (et Zuckerberg 5 milliards) | Compétitivité et intelligence économique | Scoop.it

L'action du réseau social perd 11 % sur deux jours après l'annonce du scandale Cambridge Analytica. La capitalisation passe sous les 500 milliards. La sanction a été immédiate et sévère. Après les révélations concernant l'utilisation abusive de données par Cambridge Analytica qui a touché Facebook, le titre du réseau social a reculé de 6,77 % lors de la séance de lundi à 172,56 dollars, du jamais vu depuis mars 2014. Il a également entraîné avec lui les autres valeurs technologiques. Alphabet (Google) a par exemple cédé 3,16 %. Facebook a aussi lourdement pesé sur Wall Street. Le Nasdaq a enregistré une baisse de 1,84 %, le S & P 500 a cédé 1,42 % et le Dow Jones 1,35 %.

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Les produits technologiques chinois dans le collimateur de Donald Trump - rts.ch - Economie

Les produits technologiques chinois dans le collimateur de Donald Trump - rts.ch - Economie | Compétitivité et intelligence économique | Scoop.it
Donald Trump veut imposer des tarifs douaniers pouvant représenter jusqu'à 60 milliards de dollars sur les importations chinoises. Le président américain entendrait cibler les secteurs de la technologie et des télécommunications.
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Décryptage "à la française" de la guerre de l'information par Paul Moreira

Décryptage "à la française" de la guerre de l'information par Paul Moreira | Compétitivité et intelligence économique | Scoop.it

L’analyse des phénomènes de guerre de l’information ne se résume pas à un exercice de style et exige une approche rigoureuse du sujet. A ce propos, Paul Moreira n’est pas un inconnu. Ce journaliste d’investigation a déjà fait parlé de lui dans le passé en créant quelques controverses comme le souligne l’article « TV: « Fabrication d’un monstre » daté du 24 avril 2017 et publié par le quotidien Le Monde. Dans cette rubrique télévisions/radio, le journaliste Christophe Ayad estimait que Paul Moreira se « perdait en chemin » en critiquant par ces mots le mode opératoire suivi par Paul Moreira : « C’est un procédé efficace et « concernant », comme on dit dans le jargon du journalisme télé : partir du particulier et du personnel pour éclairer la grande histoire. Sauf qu’ici, il ne fonctionne pas. Paul Moreira en avait déjà usé en Syrie, où il se mettait en scène à la recherche du groupe de rebelles qu’il avait filmé en 2012, pour les retrouver quatre ans plus tard, racontant l’histoire d’une révolution écrasée entre la tyrannie du régime de Bachar Al-Assad et la cruauté meurtrière des djihadistes de l’organisation Etat islamique (EI). C’est aussi un moyen pratique de réutiliser de riches archives de tournage qui, les années passant, prennent valeur de documents. » Paul Moreira a-t-il récidivé dans ce nouveau documentaire diffus par la chaîne Arte ? On peut se poser la question. Personne ne peut nier que la Russie est à l’offensive dans le domaine de la guerre de l’information mais c’est aussi le cas des États-Unis qui préparent l’après Poutine. Cette guerre de l’information a lieu sur différents points du globe. La Russie a été notamment à l’offensive lors des élections américaines et françaises. On attend l’éventuel futur documentaire de Paul Moreira pour nous expliquer comment les puissances occidentales, principalement anglo-saxonnes, mènent une guerre de l’information toute aussi masquée contre la Russie pour soutenir l’arrivée au Kremlin d’une nouvelle classe politique qui gouvernera ce pays dans le sens de leurs intérêts. Christian Harbulot

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Guerre économique : le réveil des consciences ?

Guerre économique : le réveil des consciences ? | Compétitivité et intelligence économique | Scoop.it

Ali Laïdi reçoit deux spécialistes de la guerre économique : Christian Harbulot, fondateur et directeur de l'École de guerre économique, et Nicolas Moinet, professeur des Universités. Les deux experts ont respectivement publié "L'Art de la guerre économique" et le second, "Les sentiers de la guerre économique".

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Les raisons sous-jacentes à l’émergence d’une guerre de l’information contre les politiques migratoires

Les raisons sous-jacentes à l’émergence d’une guerre de l’information contre les politiques migratoires | Compétitivité et intelligence économique | Scoop.it

Faisons trois pas en arrière. La racine du mal est à lire sur un autre échiquier. Les États-Unis ne savent pas contenir la Chine et ne veulent pas affronter plusieurs adversaires en même temps. Ils ne veulent donc pas d’une Europe à la recherche d’une autonomie stratégique, et susceptible un jour de se retrouver dans leur dos. Ils ont déjà fort à faire avec la renaissance de la puissance russe et du jeu iranien au Moyen Orient. Faute d’avoir réussi à réduire les États-nations du vieux continent à des fonctions supplétives, Washington appuie résolument et de manière indirecte les politiques migratoires afin d’affaiblir les bases socioculturelles de l’Europe. Ces manœuvres de « soft » cover action* aboutissent aujourd’hui à la renaissance des courants nationaux populistes en Hongrie, en Autriche et désormais en Allemagne. Pour l’Europe, c’est un retour en arrière aux conséquences incalculables. Pour les États-Unis. c’est un moyen, à moindre frais, de repousser l’éventualité d’une Europe puissance qui sortirait de son état de vassalité depuis 1945.

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Le buzz des Etats-Unis : Trump bloque la plus grosse opération de l'histoire de la tech

Le buzz des Etats-Unis : Trump bloque la plus grosse opération de l'histoire de la tech | Compétitivité et intelligence économique | Scoop.it

L'offre à 142 milliards présentée par le singapourien Broadcom sur l'américain Qualcomm, tous deux fabricants de microprocesseurs, a été jugée à risque pour la sécurité nationale.

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Affaire des Rafale, la portée du droit américain plus longue que celle des missiles. | Portail de l'IE

Affaire des Rafale, la portée du droit américain plus longue que celle des missiles. | Portail de l'IE | Compétitivité et intelligence économique | Scoop.it

La nouvelle fait grand bruit : la vente de douze Rafale à l’Égypte serait mise entre parenthèses par Washington. La difficulté ne vient pas des avions à proprement parler, mais des missiles de croisière « SCALP », que les égyptiens souhaitent monter sur les Rafale. Ces missiles, pourtant développés par MBDA et fabriqués dans le Loir-et-Cher, comportent en effet « une petite puce électronique » d’origine américaine : dès lors, la simple présence de ce composant leur permet l’application de l’extraterritorialité de leur droit. La vente à l’Égypte, bien partie lors de la visite d’Emmanuel Macron en fin d’année dernière et qui avait reçu l’aval de la commission interministérielle pour l'étude des exportations de matériels de guerre (CIEEMG), achoppe aujourd’hui sur la décision des États-Unis de ne pas exporter une pièce nécessaire à la fabrication des missiles. Ce composant Made in USA donne en effet lieu à l’application des normes ITAR (International Traffic in Arms Regulations). L’ITAR est l’une des multiples émanations de la fameuse extraterritorialité du droit américain. Ce terme désigne la possibilité pour les États-Unis d’appliquer leurs propres normes si un quelconque élément américain venait à se trouver imbriqué dans des faits litigieux, ou contraires à leurs intérêts, et ce partout dans le monde. Il revient à l’esprit de tous l’exemple de la banque BNP-Paribas, condamnée à une amende de 7,9 milliards d’euros pour avoir contourné des embargos américains tout en libellant ses transactions en dollar ; On peut également citer le cas Alstom, condamné à une amende record pour des faits de corruption violant le FCPA américain (Foreign Corrupt Practices Act), qui a la possibilité d’intervenir quand les faits sont commis - entre autres - par une entreprise cotée à la Bourse américaine, ce qui était le cas d’Alstom en 2004. Malgré ce rapport de force déséquilibré, il faut savoir que « le terrain judiciaire n’a jamais été exploré par crainte pour les groupes visés de se voir boycotter en plus d’être déjà sanctionnés financièrement. Leur pusillanimité se comprend quand on examine les maigres chances de succès d’une action devant la Cour suprême des États-Unis. » (Hervé Guyader). L’ITAR est relié au DDTC (Directorate of Defense Trade Controls), dont le but affiché est de veiller à ce que les exportations commerciales d'articles de défense et de services de défense soient conformes aux objectifs de sécurité nationale et de politique étrangère des États-Unis. Cette extraterritorialité peut se révéler un véritable instrument de guerre économique (rappelons que l’amende subie par Alstom avait entrainé la vente de sa branche énergie à General Electric) comme un moyen de pression (ce qui semble être le cas du présent sujet). Concernant les motifs susceptibles de pousser les États-Unis à freiner la vente, il est possible que les autorités américaines redoutent une montée en puissance militaire d’une Égypte qui semble se rapprocher de la Russie. Les relations entre le Caire et Washington se sont de plus largement détériorées depuis le coup d’état survenu en Egypte en 2013, plaçant le général Al-Sissi à la tête de l’État ; ce contexte s’était révélé une aubaine pour les Russes et les Français, lesquels ont pu réaliser une grande percée dans le pays, au détriment des Américains. Une autre hypothèse - probablement concomitante à la première – pourrait être que, du point de vue américain, « ce type de missile serait tout à fait problématique dans toute la région du Moyen-Orient s'il venait à être utilisé par exemple contre les intérêts, pourquoi pas israéliens, pourquoi pas engagés en Libye. C'est une arme qui a véritablement un potentiel de changer la balance ou l'équilibre des forces au Moyen-Orient. » (Alexandre Vautravers). La France, qui avait déjà réussi, rappelons-le, à revendre aux égyptiens les navires Mistral refusés à la Russie, notamment sous la forte pression américaine, ne semble donc plus faire les affaires de Washington en faisant celles du Caire.

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Trump fait planer le spectre d'une guerre commerciale

Trump fait planer le spectre d'une guerre commerciale | Compétitivité et intelligence économique | Scoop.it

VIDEO. Elu en promettant de « déchirer » les traités commerciaux signés par l'Amérique depuis 50 ans, Trump vient de relever brutalement les taxes sur l'acier et l'aluminium importé, provoquant une onde de choc au niveau mondial. 


Retour en six questions. 

Que dit la décision annoncée jeudi ? Donald Trump compte porter les taxes sur l'acier et l'aluminium importés à respectivement 25 et 10 % , mais les détails ne seront connus que dans les jours qui viennent. Tous les pays sont concernés, y compris les plus gros fournisseurs des Etats-Unis (Canada, Brésil, Corée du Sud, Mexique pour l'acier, Canada, Russie, Emirats pour l'aluminium). « Le Président a dit clairement qu'il n'y aurait pas d'exemptions pour ces taxes, a insisté la Maison Blanche . Si on commence à en accorder, on ne pourra plus s'arrêter ». Une question reste néanmoins ouverte : y aura-t-il des exemptions sur certains types d'acier, comme ce fut le cas en 2002 avec les produits semi-finis ? L'objectif de la décision est de relancer la production d'acier américain, une industrie très symbolique aux yeux de son électorat et qui a été frappée de plein fouet par la surproduction mondiale qui a fait plonger les prix. L'acier est pour lui la mère de toutes les industries. « QUAND ON N'A PAS L'ACIER, ON N'A PAS DE PAYS », a-t-il tweeté vendredi. Pour justifier ces mesures, Trump a toutefois invoqué le motif très inhabituel de la sécurité nationale, un calcul visant à échapper à la vigilance de l'OMC (organisation mondiale du commerce). S'appuyant sur une loi datant de la Guerre froide, il présente ainsi les importations d'acier comme une menace pour la sécurité du pays, faisant notamment valoir le caractère stratégique de l'acier et de l'aluminium pour la Défense. 


Y a-t-il un risque d'escalade ? 

 Les Etats-Unis étant les plus gros importateurs d'acier au monde, plusieurs pays producteurs ont promis sans attendre des mesures de rétorsion. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a annoncé dès vendredi soir d es contre-mesures affectant l'équivalent de 3,5 milliards de dollars de marchandises américains (lire ci-contre), tandis que d'autres plus conséquentes, sur l'agriculture et l'industrie, sont dans les tuyaux. Dès le lendemain, Trump promettait dans ce cas de surenchérir en s'en prenant à l'automobile européenne , oubliant que les constructeurs européens emploient des milliers de salariés aux Etats-Unis. Le Canada, premier partenaire des Etats-Unis avec 17 % des importations américaines, a également prévenu qu'il rendrait les coups, tout comme le Brésil, et la Chine, qui a prévenu qu'elle ne resterait pas « les bras croisés » . L'Australie et le Japon ont adopté un ton plus modéré, dans l'espoir d'obtenir des exemptions. Ces réactions n'ont toutefois pas affolé le Président américain, qui s'est dit prêt à affronter une guerre commerciale. « Quand un pays (les Etats-Unis) perd des milliards dans les échanges commerciaux avec à peu près chacun de ses partenaires, les guerres commerciales sont bonnes et faciles à gagner », a-t-il tweeté vendredi, avant d'évoquer l'idée de « taxes réciproques » envers ses partenaires commerciaux, pour « les taxer autant qu'ils nous taxent ». Trump va néanmoins devoir compter sur la mobilisation d'une partie des élus Républicains, comme le président de la commission des finances du Sénat, Orrin Hatch, qui a jugé qu'il s'agissait « d'une hausse d'impôts inutile, que les Américains ne peuvent pas se permettre. » 


 Sa décision est-elle compatible avec les règles fixées par l'OMC ?

 Si les mesures sont confirmées, se posera la question d'éventuels recours devant l'OMC, où Washington est déjà visé par une plainte de la Corée du Sud pour des mesures sur l'acier remontant à l'administration Obama. L'Europe compte faire jouer une clause qui permet de riposter à des mesures de sauvegarde injustifiées (lire ci-contre). Mais ces procédures peuvent être longues et leur issue incertaine. L'OMC pourrait en outre devoir se prononcer sur l'utilisation de l'argument de la sécurité nationale, invoqué par les Etats-Unis, mais qui fait partie des exceptions prévues par ses textes. Son directeur général se montre en tout cas préoccupé. « Personne n'a à y gagner. Le risque d'escalade est élevé, comme on l'a vu avec les premières réactions à ces annonces », a indiqué Roberto Azevedo. Des déclarations d'autant plus fortes qu'il s'était montré jusqu'ici très prudent dans ses propos sur Donald Trump, qui n'a eu de cesse de critiquer l'organisation. Quels sont les précédents ? Trump, qui a par ailleurs pris des mesures pour protéger les panneaux solaires et les machines à laver américaines, n'est pas le premier à chercher à protéger l'acier américain. En mars 2002, George W. Bush avait imposé des taxes allant jusqu'à 30 % sur une dizaine de produits importés, dont l'acier plat laminé. Le champ des produits touchés était toutefois plus restreint et son objectif était explicitement de protéger des industries menacées et non de préserver la sécurité nationale. La mesure prévoyait en outre des exemptions, pour le Canada, le Mexique, Israël et la Jordanie. Sollicitée par une quinzaine de pays, l'OMC a donné tort aux Etats-Unis, qui ont supprimé ces taxes fin 2003 . Certaines études estiment qu'elles ont coûté 200.000 emplois à l'économie américaine. Barack Obama a ensuite cherché à freiner certains types d'acier, en particulier chinois, avec des mesures ciblées dans l'automobile. 


 Quelles seront les conséquences sur le marché de l'acier ? 

 Si l'objectif de Donald Trump est de brider les exportations d'acier chinois vers les Etats-Unis, il risque fort de rater son objectif. Sur les 35,6 millions de tonnes importées l'an dernier par l'Oncle Sam, à peine 2,9 % provenaient de Chine, selon les statistiques recueillies par Wood Mackenzie. En revanche le Canada (16,7 % des importations), le Brésil (13,2 %), la Corée du Sud (9,7 %) ou le Mexique (9,4 %) risquent d'être plus affectés. Le premier européen, l'Allemagne, n'en représente que 3,7 %. Devenu non compétitif sur le marché américain, l'acier surtaxé de ces pays producteurs pourrait devoir trouver d'autres débouchés. En partie, en tout cas. « Les Etats-Unis n'ont pas vraiment la capacité de produire beaucoup plus, et de remplacer toutes leurs importations par de la production locale », souligne Marcel Genet, expert du secteur, fondateur de Laplace Conseil. Les experts estiment que la moitié environ des importations (soit entre 15 et 20 millions de tonnes) pourrait être concernée, affectant potentiellement les pays producteurs, mais aussi les marchés les plus ouverts, susceptibles alors de se voir imposer une nouvelle concurrence, dont l'Europe. « C'est le marché où il y a le moins de surcapacités, et qui reste ouvert pour de nouveaux volumes », écrivent les analystes d'UBS. Chez Jefferies, Seth Rosenfeld voit plus loin. Cette politique « pourrait forcer la main de la Commission Européenne, pour prendre des mesures tout aussi fermes au bénéfice des acteurs locaux », écrit-il. Et si la Commission parvient à négocier un accord particulier pour l'Europe, « les producteurs européens pourraient bénéficier d'un accès à l'un des marchés mondiaux de l'acier les plus chers », poursuit-il. Pas de quoi en tout cas affecter les prix globaux. « 17 millions de tonnes de flux déplacés, sur 500 millions environ échangés chaque année dans le monde, c'est négligeable », conclut Marcel Genet. 


 Quelles entreprises américaines seront affectées ? 

 Si la sidérurgie américaine sera gagnante, de nombreuses entreprises qui dépendent de l'acier vont en pâtir, ce qui pousse certains à se demandent s'il est raisonnable de courir un tel risque. Selon un rapport du Cato Institute, un think tank libertarien, l'acier emploie en effet 140.000 personnes aux Etats-Unis et crée 36 milliards de dollars de richesse par an, tandis que les secteurs qui en dépendent directement emploient 6,5 millions de personnes, pour une contribution de 1.000 milliards de dollars à l'économie américaine. Au premier rang des inquiets, figure l'industrie automobile. Déjà mise à mal aux Etats-Unis, elle agite un risque de hausse des prix pour le consommateur final. « D'un coup de crayon, on pourrait supprimer les bénéfices de la réforme fiscale et d'autres initiatives de l'administration visant à faire revivre notre industrie et à protéger notre sécurité nationale », juge John Bozzella, le responsable de l'Association des constructeurs automobiles, qui regroupe des constructeurs étrangers présents aux Etats-Unis, comme Toyota, Hyundai ou Nissan. Les constructeurs américains avaient, eux, déjà alerté la Maison Blanche sur le fait qu'une restriction des importations d'acier pourrait avoir un impact sur leur compétitivité. Mais les conséquences pourraient être néfastes pour un très grand nombre d'industries, des constructeurs de bateaux à l'Armée, en passant par les pétroliers ou... les marques de bière. Celles-ci consomment de l'aluminium en quantité pour leurs canettes. Le brasseur Miller Coors s'est adressé à Donald Trump sur Twitter, soulignant que l'offre domestique n'était pas suffisante et qu'il devait se fournir à l'étranger. Une hausse des tarifs pourrait donc entraîner, là aussi, une augmentation du prix de la bière et des pertes d'emplois. En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/monde/etats-unis/0301367632116-trump-fait-planer-le-spectre-dune-guerre-commerciale-2158190.php#AblXe4Gtd2vC9gF3.99

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A qui profite America First?

A qui profite America First? | Compétitivité et intelligence économique | Scoop.it

La doctrine de Donald Trump, réitérée à Davos, selon laquelle l’Amérique défendra ses intérêts et exclusivement ceux-ci, ne devrait pas réjouir les autres pays. Les fans helvétiques d’America First - il en existe un certain nombre, qui y voient un modèle à suivre - se tirent une balle dans le pied. Si ce discours était adressé aux Américains en Amérique, on pourrait à la rigueur en saluer le patriotisme. Mais il est adressé au reste du monde. Ce qui signifie: «Sachez que l’Amérique défendra encore plus agressivement ses intérêts. Si vous êtes malins, faites-en de même.» Tant mieux, diront ceux qui, chez nous, rêvent d’un «Switzerland First». Tant mieux, diront aussi les anti-globalisation et les souverainistes. Tant mieux, diront les détracteurs de l’interventionnisme militaire et du «Nouvel ordre mondial». Vaste erreur. Tous les pays n’ont pas la même puissance. Quand le pays dont les dépenses militaires pèsent autant que celles des dix armées suivantes réunies affirme le principe du «chacun pour soi», ce n’est pas une bonne nouvelle pour les autres. Balayés, les buts communs, le primat de la diplomatie et de la coopération, les accords multilatéraux, l’idée de communauté internationale, sans parler de l’humanitaire ou des projets de sauver la planète. Les Etats-Unis continueront d’intervenir militairement là où cela les arrange, sauf que cela se limitera plus encore à leurs seuls intérêts sécuritaires et économiques. C’est l’officialisation du divorce américain de l’ONU et des comptes rendus à la communauté internationale, tendance visible dès les années Bush. Sur le front de la globalisation, qu’on ne se leurre pas plus: Trump n’épargnera pas par principe les OGM et la viande aux hormones aux anti-TAFTA, qui se sont trop vite réjouis. Il trouvait simplement les termes des traités transatlantique et transpacifique trop au désavantage des Etats-Unis. Si l’avantage américain devenait beaucoup plus flagrant, le 45e président ferait l’éloge de la globalisation. D’ailleurs, Davos lui en a donné l’occasion. Tel un CEO venu convaincre son assemblée générale d’actionnaires, l’homme d’affaires a incité l’élite mondiale du business à venir investir aux Etats-Unis, après que Tim Cook (qui avait pris position pour la candidate Hillary Clinton) a mordu à l’hameçon et rapatrié 350 milliards de bénéfices d’Apple. L’Amérique est une entreprise à but lucratif. Du point de vue suisse, on a meilleur temps de se souvenir de l’épisode très «western» de la fin du secret bancaire et de s’interroger: comment en tant que petit pays peut-on favoriser ses intérêts lors de discussions bilatérales avec les Etats-Unis? Qu’arrive-t-il si l’Amérique estime qu’un pays a empiété sur America First? Comment résoudre des problèmes globaux comme celui de l’évasion fiscale si les Etats-Unis – premier centre offshore, désormais - ne participent pas? Dans le monde interdépendant d’après-guerre, le multilatéralisme a été inventé pour trouver des solutions globales à des problèmes plus globaux que jamais. Pour faire front sur des causes mondiales communes, ne pas polluer la planète ou déséquilibrer l’économie mondiale (taux de change, excédents commerciaux). Pour prendre en compte des intérêts allant au-delà de ses seules frontières. Pour conférer un poids égal à toutes les nations, fédérer des intérêts et permettre des alliances entre petits pays, suivant le principe que l’union fait la force. L’ancienne doctrine internationale était de coopérer, pour le meilleur et pour le pire (tout en essayant de tricher). La nouvelle posture américaine est de faire cavalier seul pour se dissocier des problèmes du monde, tout en utilisant l’international à son avantage exclusif. Le pire des deux mondes?

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"La compétitivité du transport aérien français est un enjeu majeur" (Elisabeth Borne)

"La compétitivité du transport aérien français est un enjeu majeur" (Elisabeth Borne) | Compétitivité et intelligence économique | Scoop.it

La ministre des Transports est sur tous les fronts. Elle va mener au printemps la concertation pour la réforme de la SNCF, mais aussi, du 20 mars jusqu'en septembre, les Assises de l'aérien. Dans les deux cas, l'objectif est de renforcer la compétitivité et la « performance » des entreprises de transport. Face à la demande des compagnies aériennes d'un allègement des charges sociales, elle se dit prête à ouvrir le débat sur les taxes et redevances du secteur. Les Assises traiteront aussi d'aménagement du territoire et de la concurrence avec les compagnies étrangères.

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Olivier Passet, Xerfi - La France "off-shore" : une puissance trop sous-estimée - Décryptage éco - xerficanal-economie.com

Olivier Passet, Xerfi - La France "off-shore" : une puissance trop sous-estimée - Décryptage éco - xerficanal-economie.com | Compétitivité et intelligence économique | Scoop.it

Focalisés sur nos indicateurs de suivi économiques traditionnels centrés sur le territoire, on oublie trop souvent que l’économi
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Macron compte faire de la France un champion de l'intelligence artificielle - Free Actu

Macron compte faire de la France un champion de l'intelligence artificielle - Free Actu | Compétitivité et intelligence économique | Scoop.it

Emmanuel Macron dévoilera jeudi un plan pour faire de la France un champion de l'intelligence artificielle, ensemble de nouvelles technologies appelées à révolutionner l'économie de la planète. "La France a les capacités pour jouer dans la cour des grands" aux côtés des Etats-Unis et de la Chine, de loin les principaux acteurs de l'intelligence artificielle (IA), affirme l'Elysée. "La France a raté toutes les dernières révolutions technologiques, comme la robotique. Elle ne doit pas rater le train de l'IA", même si elle "n'a pas de géants" capables de rivaliser avec les Gafa américains (Google, Apple, Facebook, Amazon), selon la présidence. "Nous allons expliquer comment la France sera leader sur le sujet, et comment elle le fera de façon responsable sur les questions éthiques", a précisé de son côté mardi matin le secrétaire d'Etat chargé du numérique Mounir Mahjoubi sur CNews. Le président veut que la France trouve "un équilibre entre performance et humanité", a-t-il précisé. La stratégie que présentera Emmanuel Macron s'appuiera sur le rapport du mathématicien Cédric Villani, proche du chef de l'Etat devenu député LREM. Depuis septembre, le lauréat 2010 de la médaille Fields - le prix Nobel des maths - a mené une large réflexion sur l'IA qui, en donnant aux machines de nouvelles capacités d'analyse et d'apprentissage, promet de bouleverser la manière dont fonctionnent bon nombre d'industries et de services. Elle est au coeur par exemple du développement des voitures autonomes, des enceintes connectées ou de la médecine prédictive. Le chef de l'Etat accueillera d'abord mercredi soir 15 sommités mondiales du secteur, dont le Français Yann Le Cun (scientifique en chef de l'IA chez Facebook), la Japonaise Noriko Araï, qui a conçu un robot capable de réussir un examen d'entrée à l'université, le spécialiste israélien Ran Balicer ou le Britannique Demis Hassabis, fondateur de la société DeepMind, rachetée par Google en 2014. Jeudi, après avoir reçu le président du géant sud-coréen Samsung, Young Sohn, Emmanuel Macron visitera un centre de recherche sur le cancer à l'Institut Curie à Paris en pointe dans les nouvelles technologies de dépistage. Puis il présentera la "stratégie nationale" pour l'IA au Collège de France, où se tiendra le "Sommet de l'intelligence artificielle" avec notamment la ministre allemande de la Recherche Anja Karliczek, et le commissaire européen à l'Innovation et aux Sciences Carlos Moedas. - Avec les Gafa - Partant du constat que l'Hexagone "n'a pas l'écosystème qui permette l'émergence de géants du numérique", le gouvernement veut agir à tous les niveaux: la formation, la recherche, le financement des investissements, le cadre réglementaire... La priorité est de former plus de chercheurs, ingénieurs et techniciens spécialisés, et d'éviter qu'ils ne partent ensuite à l'étranger. Comme l'ont fait ces dernières années de nombreux chercheurs, formés à l'excellence des écoles mathématique et informatique françaises, avant d'être attirés dans la Silicon Valley ou à Singapour. "Nous faisons face à une pénurie de compétences en informatique et en IA", regrette Franck Gayraud, patron d'une PME de 28 personnes spécialisée dans le traitement des images. Emmanuel Macron devrait également annoncer un engagement financier "à la hauteur des enjeux" pour développer les "technologies de rupture" comme l'IA dans la santé, les transports, l'écologie et la défense. Des milliards d'euros pourraient être dégagés pour cela par des privatisations, a récemment indiqué le ministre de l'Economie. Le gouvernement a en outre annoncé début mars la création d'une Agence de l'innovation de défense, dont l'une des priorités sera de se doter de compétences dans le domaine de l'IA, avec un budget de 100 millions d'euros. L'objectif n'est pas "de construire contre les Gafa, mais avec eux, en les attirant en France", précise l'Elysée. Google a récemment annoncé l'ouverture d'un centre de recherche fondamentale dévolue à l'IA à Paris, son troisième dans le monde, tandis que Facebook a prévu de doubler le nombre de chercheurs de son centre sur l'IA créé en 2015. Les enjeux de l'IA ne sont pas seulement économiques mais aussi politiques et sociaux. Les pouvoirs publics vont ainsi devoir trouver le juste équilibre entre la protection de l'intimité des citoyens et la nécessité pour les entreprises d'accéder aux montagnes de données disponibles. Ils doivent aussi réfléchir aux moyens d'éviter que l'IA ne mette au chômage des cohortes de personnes remplacées par des machines plus efficaces sur les tâches répétitives.  

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RGPD : pourquoi héberger ses données en France

RGPD : pourquoi héberger ses données en France | Compétitivité et intelligence économique | Scoop.it

Dans un mois, le RGPD entre en vigueur. Entre autres, les entreprises devront s'interroger sur les processus de stockage et de traitement des données par les fournisseurs d'infrastructures de Cloud computing, en particulier la question de la localisation des données et de leur transfert. Par Jules-Henri Gavetti, président d'Ikoula. Il reste environ un mois pour se mettre en conformité avec le règlement européen sur la protection des données, dit RGPD, (ou GDPR en anglais). Le RGPD repose sur une logique de responsabilisation des entreprises, avec l'obligation de mettre en œuvre des mesures appropriées de protection des données par une approche par les risques, mais aussi l'obligation de démontrer cette conformité. Or, si certaines sociétés ont démarré un programme de mise en conformité, d'autres ne l'ont pas fait, soit parce qu'elles connaissent peu ce texte ou n'en ont pas compris les termes et les enjeux, soit parce qu'elles ont le sentiment d'être déjà en conformité puisqu'elles le sont avec la réglementation française en vigueur. Outre la mise en œuvre de mesures techniques et organisationnelles en interne, les entreprises vont aussi devoir se poser la question de la mise en conformité des services fournis par leurs prestataires. Elles doivent notamment s'interroger sur les processus de stockage et de traitement des données par les fournisseurs d'infrastructures de Cloud computing, en particulier la question de la localisation des données et de leur transfert. 


 Un code de conduite pour encadrer les transferts hors UE 

Avec le RGPD, les transferts de données hors UE, y compris en ce qui concerne l'hébergement, restent possibles à condition d'être encadrés, par exemple par une décision d'adéquation d'un pays tiers, la signature des clauses contractuelles types ou encore l'adhésion à un code de conduite approuvé. Dans ce contexte, en octobre 2016, plusieurs fournisseurs de solutions IaaS en Europe se sont regroupés en association, le CISPE (Cloud Infrastructure Services Providers in Europe), et ont lancé le premier code de conduite relatif à la protection des données. Ils se sont ainsi engagés à offrir à leurs clients la possibilité de traiter et de stocker leurs données exclusivement en Europe. Ce code déjà en vigueur depuis plusieurs mois entend défendre de bonnes pratiques dans ce domaine et, ce faisant, est conforme au RGPD tout en le complétant avec des recommandations propres à l'industrie spécifique de l'hébergement informatique. Cela étant dit, à l'heure où le secteur numérique est dominé par les géants américains, confier l'hébergement de ses données à un prestataire déclaré conforme, mais aussi dont les Datacenter et les équipes sont situés sur le territoire national, est la meilleure garantie pour les entreprises françaises d'une réelle protection de leurs données. Privacy by design, Privacy by default, FISAA... autant de raisons pour les entreprises françaises d'héberger ses données en France. Depuis juin 2013, et la révélation par Edward Snowden de l'existence du programme de surveillance américain PRISM, l'actualité est riche en ce qui concerne le stockage des données des citoyens européens par des fournisseurs IaaS américains. La Cour suprême des Etats-Unis a actuellement sur son bureau le dossier judiciaire opposant Microsoft aux services de renseignement américains, concernant des données personnelles stockées en Irlande... Le Parlement américain vient de reconduire pour cinq ans la loi FISAA (« Foreign Intelligence Surveillance Act ») qui autorise la surveillance des données des citoyens non américains par les services de renseignements US... Quant à l'accord Privacy Shield signé en 2016 entre la Commission européenne et les Etats-Unis pour « sécuriser » les transferts de données personnelles, il fait l'objet de nombreuses critiques, y compris des autorités européennes de protection des données, et est par ailleurs sous le coup de deux recours en justice... On le voit bien, faire héberger ses données auprès d'un prestataire de services d'infrastructures Cloud chez « l'oncle Sam » peut créer pour les entreprises françaises à la fois des risques en termes de protection et de sécurité des données et une incertitude juridique. Recourir à un prestataire installé dans un autre pays non membre de l'UE, ou installé en France mais dont le centre support ou le centre de supervision est localisé dans l'un de ces pays, peut aussi poser problème. Par exemple, le Canada ou la Nouvelle-Zélande ont bien été reconnus par la Commission européenne comme des pays offrant un niveau de protection adéquat des données, mais ils appartiennent au groupe des « Five Eyes », cinq pays reliés entre eux par un traité prévoyant la coopération entre les différents services de renseignements quant à la collecte de données télécoms et numériques. Proximité, Open Source ; pour une meilleure protection des données Aussi, avant de choisir un fournisseur de services IaaS, toute entreprise souhaitant faire héberger ses données devrait se demander où elles sont stockées et se poser un certain nombre d'autres questions. Le centre de support client est-il basé en Europe ? Les données qu'il collecte et traite dans le cadre de ses missions ne risquent-elles pas à un moment ou un autre d'être transférées en-dehors de l'UE, surtout dans le cadre de sous-traitance de second rang décidée par un fournisseur de services non européen ? Le centre de supervision est-il localisé en Europe et ses équipes sont-elles toutes installées sur notre continent ? L'utilisation de systèmes propriétaires pour la gestion des infrastructures ne risque-t-elle pas de donner lieu à des transferts de données hors UE ? A contrario, l'utilisation de l'Open Source pour gérer les infrastructures ne permet-elle pas de maîtriser les échanges entre les infrastructures et les centres de supervision des éditeurs ? La localisation en France des Data centers garantit aux clients la confidentialité et la sécurité de leurs données, mais aussi la simplicité, les entreprises étant plus à même de constater par des visites sur place, dans quelles conditions réelles leurs données seront stockées. La localisation en France des équipes de support clients et des centres de supervision des infrastructures permet elle aussi une meilleure protection des données. De même, l'utilisation de l'Open Source pour gérer les infrastructures permet de maîtriser les échanges entre ces infrastructures et les centres de supervision des éditeurs. Application systématique des principes de Privacy by design et de Privacy by default, réalisation d'analyses d'impact de la vie privée, tenue d'un registre des activités de traitements, notification des violations de données... Ces quelques exemples de nouvelles exigences témoignent de la nécessité de mettre en place dès à présent un programme de mise en conformité. Data centers et équipes en France, Open Source, autant de choix pour être au plus près des exigences du nouveau règlement européen tout en garantissant une innovation, une simplicité et une satisfaction client au cœur de ses solutions.

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Données personnelles : la vidéo qui accable Cambridge Analytica

Données personnelles : la vidéo qui accable Cambridge Analytica | Compétitivité et intelligence économique | Scoop.it

"Déjà accusée d'avoir exploité illégalement les données de millions d'utilisateurs de Facebook, la société est ciblée par une vidéo compromettante. Habituée à travailler dans l'ombre, la société Cambridge Analytica se retrouve à la Une de l'actualité ces derniers jours, et pas pour des raisons très reluisantes. Les ennuis de l'entreprise britannique, spécialisée dans la communication stratégique, ont débuté ce week-end avec la publication d'une longue enquête de médias anglo-saxons affirmant que Cambridge Analytica aurait récupéré sans leur consentement les données de 50 millions'"

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Google et Apple vont être assignés en justice par la France - rts.ch - Economie

Google et Apple vont être assignés en justice par la France - rts.ch - Economie | Compétitivité et intelligence économique | Scoop.it
Le ministre français de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a annoncé mercredi que l'Etat allait assigner en justice les géants du numérique Apple et Google pour "pratiques commerciales abusives".
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Taxation des Gafa : l'Europe bouscule le calendrier

Taxation des Gafa : l'Europe bouscule le calendrier | Compétitivité et intelligence économique | Scoop.it

'Union européenne va proposer une taxe de 3 % sur le chiffre d'affaires des géants du numérique. A l'OCDE, qui publie un premier rapport sur le sujet, le débat sur la taxation du numérique divise les Etats-membres. La taxation des Gafa s'accélère. Sujet ô combien complexe et épineux, l'imposition des géants du numérique que sont Google, Apple, Facebook et Amazon (Gafa) fera, dès mercredi, l'objet d'une première annonce

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L’Intelligence territoriale allemande : ce que la République fédérale peut nous apprendre | Portail de l'IE

L’Intelligence territoriale allemande : ce que la République fédérale peut nous apprendre | Portail de l'IE | Compétitivité et intelligence économique | Scoop.it

Outre-Rhin, la culture économique est par essence axée sur les échanges. Ceci provient notamment du territoire allemand, structuré par des voies de communication naturelles, qu’elles soient maritimes ou qu’elles soient fluviales avec le Rhin, le Main, le Danube et l’Elbe. Ces dernières favorisent une véritable ouverture du pays sur l’Europe. Mais la caractéristique majeure de l’économie allemande est sa compétitivité qui s’appuie notamment sur un profond sentiment collectif de « patriotisme économique ». Ainsi, les dirigeants aiment rappeler que la diversité des territoires allemands permet d’avoir une compétitivité efficace dans les secteurs économiques. Celle-ci provient de la confrontation et de l’adaptation constante des pratiques. Cette culture est très présente chez les différents acteurs économiques du pays mais aussi dans les politiques des différents Länder, véritables États composant la République fédérale. Ces derniers ont en effet une latitude importante en termes de politique de développement régionale. Rappelons que la structure politique de la République fédérale d’Allemagne est polycentrique : on y retrouve l’idée de partenariat et donc un fédéralisme coopératif. Ce dernier présente deux caractéristiques essentielles : l’équilibre entre autonomie et concurrence des Länder d'une part, et la répartition des compétences entre le Bund (le pouvoir fédéral) et ces derniers, d'autre part. Par ailleurs, la notion de partenariat est très présente en Allemagne, y compris dans son système d'intelligence économique. Ce dernier repose sur un centre vers lequel converge l'ensemble des flux d'information ainsi que sur une longue tradition de synergie décisionnelle et stratégique entre les banques et les grands groupes industriels nationaux. Ceci s’explique notamment par le développement de l'économie allemande moderne dans un contexte de faiblesse étatique.

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Taxes américaines: l'OMC met en garde contre un risque d'escalade - Challenges.fr

La commissaire européenne au Commerce Cecilia Malmström a souligné - sans toutefois mentionner explicitement les Etats-Unis ou M. Trump - que le protectionnisme était "utilisé comme une arme pour nous menacer et nous intimider".
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«Changer ou disparaître», le livre-choc sur le capitalisme français

«Changer ou disparaître», le livre-choc sur le capitalisme français | Compétitivité et intelligence économique | Scoop.it

La lutte des classes continue à imprégner notre vision de l'entreprise. Syndicats et patronat se complaisent depuis trop longtemps dans un faux dialogue social qui ne fait que masquer une conflictualité latente et dégrade notre compétitivité. La solution ? Un vrai partage du pouvoir. Le nouveau livre choc de Jean Peyrelevade.

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France. Industrie : un rebond en trompe l'oeil ?

France. Industrie : un rebond en trompe l'oeil ? | Compétitivité et intelligence économique | Scoop.it

En 2017, 125 ouvertures de sites industriels ont été recensées contre 100 fermetures selon le cabinet Trendeo. Ce solde positif ne doit pas faire oublier que l'industrie française continue de traverser des difficulté à répétition. Le tissu industriel français retrouve quelques couleurs. Selon la dernière étude du cabinet Trendeo publiée le 2 mars dernier, le nombre d'ouvertures d'usines a dépassé celui des fermetures en 2017 et le nombre de créations d'emplois présente un solde positif de 93.038. Un chiffre inédit depuis que l'organisme privé a commencé sa collecte de données en 2009. De son côté, la direction générale de l'industrie a noté que la production manufacturière a bondi au quatrième trimestre 2017 (+2,5% après +0,8%), dans un bulletin de conjoncture publié le premier mars dernier. Ce rebond est porté par une croissance de l'ensemble des activités. Si ces constats peuvent paraître favorables à première vue, l'industrie française reste un secteur très fragile dans l'économie française. Les derniers déboires de l'usine Ford Aquitaine et la fermeture récente de l'usine Tupperware à Joué-lès-Tours illustrent bien toutes les difficultés d'une industrie tricolore sous tension.

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Trump vante les guerres commerciales, les alliés des Etats-Unis indignés

Trump vante les guerres commerciales, les alliés des Etats-Unis indignés | Compétitivité et intelligence économique | Scoop.it

Donald Trump a loué vendredi les mérites des "guerres commerciales" après avoir annoncé l'imposition de fortes taxes sur les importations d'acier et d'aluminium aux Etats-Unis, provoquant l'ire de leurs principaux alliés. "Les guerres commerciales sont bonnes et faciles à gagner", a twitté le président américain à l'aube après avoir affirmé la veille qu'il promulguerait dès "la semaine prochaine" de nouvelles mesures tarifaires. "Et elles seront appliquées pour longtemps", a-t-il souligné.

Le président américain a évoqué des tarifs douaniers de 25% pour l'acier et de 10% pour l'aluminium sans toutefois spécifier quels pays seraient visés. L'Union européenne "va réagir fermement et proportionnellement pour défendre (ses) intérêts", a rétorqué le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, ajoutant que la Commission présenterait "dans les prochains jours une proposition de contre-mesures contre les Etats-Unis, compatibles avec les règles de l'OMC (Organisation mondiale du commerce), pour rééquilibrer la situation". M. Juncker a été épaulé vendredi par l'Allemagne. Berlin "rejette" la décision de Donald Trump, a déclaré le porte-parole d'Angela Merkel Steffen Seibert, en soulignant qu'elle ne permettrait "pas de régler le problème des surcapacités mondiales dans la sidérurgie". Du côté du Canada, premier partenaire commercial de Washington, le ministre du Commerce international, François-Philippe Champagne a prévenu que toute éventuelle taxe douanière imposée par les Etats-Unis serait "inacceptable". "Vous devrez reconstruire vos industries", a-t-il indiqué à l'intention des industriels, ajoutant que les importations à bas prix aux Etats-Unis "détruisent nos entreprises et nos emplois". Moscou a pour sa part déclaré "partager la préoccupation" de "nombreuses capitales européennes". La Chine, premier producteur mondial d'acier mais qui n'en vend que très peu aux Etats-Unis, s'est en revanche abstenue d'évoquer d'éventuelles mesures de rétorsion, se contentant d'appeler les Etats-Unis à "réfréner leur recours à des mesures protectionnistes". L'annonce américaine intervient alors que Liu He, conseiller économique du président chinois, est en visite à Washington. Il doit rencontrer des responsables de la Maison Blanche mais pas M. Trump, ont indiqué à l'AFP des responsables américains. Toyota a pour sa part mis en garde contre une augmentation considérable "des prix des voitures et camions vendus en Amérique", si le constructeur japonais n'est plus en mesure d'y importer de l'acier bon marché. Donald Trump avait en principe jusqu'au 11 avril dans le cas de l'acier et jusqu'au 19 avril dans celui de l'aluminium pour se prononcer sur des mesures visant les importations qu'il accuse d'être subventionnées et écoulées à des prix inférieur à leurs coûts de production (dumping). L'annonce surprise du président américain a jeté un coup de froid sur les places boursières de la planète. Après une forte baisse de 1,72% à Wall Street, Tokyo a lourdement chuté de 2,50% en clôture vendredi, Hong Kong et les Bourses de Chine continentale accusant également le coup tandis que les places européennes évoluaient en territoire négatif. Le président de la banque centrale américaine (Fed), Jerome Powell, qui vient de prendre ses fonctions après avoir été nommé par Donald Trump, a également fait part de ses réticences face à l'arme des sanctions commerciales, estimant que "les droits de douane n'étaient pas la meilleure approche" et que "d'une façon générale" les échanges commerciaux avaient "un impact positif" sur l'économie.


L'administration Trump avait dévoilé à la mi-février trois scénarios pour taxer les importations d'aluminium et d'acier, mettant en avant la nécessité de préserver la sécurité nationale et les emplois aux Etats-Unis. La première option consisterait à taxer l'ensemble des importations de ces deux secteurs jugés stratégiques, la deuxième propose une taxation encore plus lourde envers certains pays, et la troisième verrait la mise en place de quotas, avait expliqué le ministre du Commerce Wilbur Ross. Dans le détail, une taxe d'au moins 24% est envisagée sur toutes les importations d'acier quel que soit le pays d'origine; ou une taxe d'au moins 53% sur celles provenant de douze pays dont la Chine, la Russie, le Brésil, la Corée du Sud et la Turquie; ou un quota équivalent à 63% des importations provenant de chaque pays sur la base des quantités de 2017. Les propositions pour l'aluminium sont similaires avec une taxation générale d'au moins 7,7%, ou d'au moins 23,6% sur celles provenant de Chine, Hong-Kong, Russie, Venezuela et Vietnam. L'option du quota serait de 86,7% des importations sur la base de celles de 2017. Les Etats-Unis sont les plus gros importateurs d'acier au monde. Les déclarations du président américain réveillent les craintes de guerre commerciale mondiale, notamment avec la Chine, deuxième partenaire commercial des Etats-Unis. Pourtant, ce pays est loin d'être le principal fournisseur d'acier des Etats-Unis, comptant pour moins de 2% des importations totales. Celles-ci proviennent principalement du Canada (16%), du Brésil (13%) et de la Corée du Sud (10%).

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Evénement. 100ème séminaire de l'EGE : Une école de pensée sur la guerre économique - Formations Intelligence économique Cyber Sûreté

Evénement. 100ème séminaire de l'EGE : Une école de pensée sur la guerre économique - Formations Intelligence économique Cyber Sûreté | Compétitivité et intelligence économique | Scoop.it

A l’occasion du 100ème séminaire de l'Ecole de Guerre Economique, vous êtes invités à participer à l’évènement constitutif de ce laboratoire de production et de diffusion d’idées sur les jeux de puissance économiques, qui se tiendra le 8 mars 2018 à 18h30 heures à l’auditorium de la MACIF, 17 place Etienne Pernet 75015 Paris.

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Le froid entraîne des exportations record de gaz russe vers l'Europe - Économie

Le froid entraîne des exportations record de gaz russe vers l'Europe - Économie | Compétitivité et intelligence économique | Scoop.it
Le géant russe Gazprom a battu six jours d'affilée des records d'exportations de gaz vers l'Europe, balayée depuis quelques jours par un froid glacial venu de Sibérie.
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