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AS Monaco : un club aux avantages fiscaux et aux handicaps princiers ? – CelsaLab

AS Monaco : un club aux avantages fiscaux et aux handicaps princiers ? – CelsaLab | CELSA étudiants | Scoop.it
AS Monaco : un club aux avantages fiscaux et aux handicaps princiers ? BY ESTELLEC · 10 OCTOBRE 2018 L’amour aura duré quatre ans. Nommé entraîneur de l’AS Monaco en juin 2014, Leonardo Jardim est sur le point d’être débarqué de son poste contre un joli chèque. Il laissera derrière lui l’image d’un homme proche de ses joueurs et à même de les faire progresser. Celle d’un tacticien bâtisseur d’une équipe en perpétuelle reconstruction, dans un contexte monégasque ô combien particulier. « Les avantages fiscaux de Monaco sont plus dégueulasses que le recrutement du PSG ». A l’image de son défunt père Louis, Laurent Nicollin, le président du MHSC, ne mâche pas ses mots quant aux particularités du régime fiscal appliqué à l’AS Monaco. Car contrairement à ses concurrents en Ligue 1, il n’est pas soumis aux réglementations fiscales françaises. La raison ? Son siège social se situe dans la principauté, c’est donc le droit monégasque qui s’applique aux salariés du club. Une particularité qui « permet » aux joueurs étrangers d’être exonérés d’impôts sur le revenu. Non négligeable lorsque l’on sait que, selon L’Equipe, neuf des dix plus gros salaires du club étaient accordés à des joueurs étrangers la saison dernière. A salaire brut égal, un joueur sera donc plus enclin à signer à Monaco que dans un autre club. Christian Vieri, Jan Koller, Oliver Bierhoff ou Eidur Gudjohnsen : nombreux furent les anciennes gloires trentenaires venus s’offrir une dernière pige dorée dans le club princier. Le Rocher, morne plaine Avec 37 000 habitants, Monaco ne peut pas s’appuyer sur un bassin de population semblable à la plupart des autres clubs de Ligue 1. Une démographie alliée à une sur-représentation de catégories socio-professionnelles traditionnellement moins attachées au football dont pâtit ou profite le club monégasque selon les périodes. Journaliste à Nice Matin et suiveur régulier du club, Vincent Menichini va dans ce sens auprès de Celsalab : « c’est toujours très calme à Monaco et ça peut être un avantage pour travailler sereinement. Même dans une période de crise comme actuellement, c’est certain que l’on ne verra pas 500 supporters à la Turbie (le centre d’entraînement de l’AS Monaco, NDLR) pour manifester leur mécontentement ». Une situation qui a sans doute permis de faire passer plus facilement la pilule des ventes massives de l’ère Jardim. Mais au-delà de l’environnement favorable au travail dans la sérénité, le calme plat monégasque a aussi son revers de la médaille. Ces 10 dernières saisons (huit en L1, deux en L2), l’AS Monaco a affiché six fois l’affluence la plus faible de son championnat. Une affluence de 9 000 spectateurs de moyenne qui peut être un frein pour les performances des joueurs. « La dernière fois contre Rennes, un match important pour se relancer, c’est sûr qu’il ne régnait pas une atmosphère propice au dépassement de soi », confesse Vincent Menichini. Joueur de l’AS Monaco à plus de 300 reprises entre 1980 et 1989, Manuel Amoros confirme à Celsalab : « Par rapport à Marseille où la motivation est naturelle du fait de la ferveur, c’est certain qu’à Monaco on devait trouver nous-mêmes les ressources nécessaires pour gagner. Ceux qui venaient du Nord de la France ou de Bretagne où il règne des ambiances plus chaleureuses, ont pu avoir du mal à s’adapter à ce climat plus paisible ». Un déficit de ferveur qui se retrouve dans les diffusions télévisés du club. Champion de France 2017 et dauphin du PSG en 2018, l’AS Monaco n’a été cette saison programmé qu’une seule fois en clôture d’une journée de Ligue 1 par le diffuseur Canal +. A titre de comparaison, les clubs de même envergure tels que l’OM, le PSG ou Lyon l’ont respectivement été à six, trois, et deux reprises. Rybolovlev et les poupées russes Si les deux particularités précédemment évoquées sont invariables, la dernière est plus conjoncturelle. Arrivé en 2011 à la tête d’un club monégasque alors en Ligue 2, Dmitri Rybolovlev a profondément changé le fonctionnement de l’AS Monaco. Depuis 7 ans, investissements massifs et ventes records rythment les intersaisons monégasques. De l’équipe type championne de France il y a 17 mois, ils ne sont plus que cinq à toujours évoluer sous les couleurs monégasques. Un business plan lucratif, mais qui cloisonnent à l’instabilité constante. « C’est sûr que ça pose un souci d’identité de perdre autant de joueurs tous les ans » ajoute Vincent Menichini.  » De son côté, Manuel Amoros y voit essentiellement des difficultés pour le coach : « le fait de voir partir beaucoup de joueurs fait qu’il ne peut pas s’inscrire dans un programme à long terme. Des joueurs partent, et vous ne pouvez pas savoir si ceux qui arrivent seront aussi forts ». Un son de cloche largement partagé sur les réseaux sociaux lorsque les rumeurs persistantes de son départ commençaient à se faire entendre. Non mais franchement ? ⁦@leonardojjardim⁩ vous a assuré des plus values de fou. Vous éparpillez l’équipe et maintenant vous voulez le virer… Même pas la reconnaissance du portefeuille. � https://t.co/YdTr44mLee — erik bielderman (@erikbielderman) 9 octobre 2018 Jardim part 4 mois trop tard mais que cela n’enlève jamais ce qu’il a réussi à faire avec l’AS Monaco. Immense entraîneur qui réalise ce que personne n’aurait réussi dans ces conditions. — Yayou �� (@Yannick_Kmbl) 9 octobre 2018 Pour beaucoup symbole d’un football désenchanté, Monaco est-il le chantre des clubs désincarnés ? Pas totalement pour Vincent Menichini : « il y a toujours quelques joueurs formés au club, et certains qui ont le blason du club tatoué sur le corps. Oui la question d’identité du club peut se poser pour les supporters, mais il y a un peu plus d’un an ils étaient tous très fiers de leur club et des joueurs qui composent l’équipe ». Un sentiment plutôt partagé par Manuel Amoros, pour qui ces conditions font désormais partie intégrante du métier de footballeur de haut-niveau : « il s’agit d’une politique de club claire dont l’entraîneur et les joueurs sont parfaitement au courant. Quand on est joueur de football il faut apprendre à se faire aux changements récurrents d’entraîneurs et de joueurs. Il ne faut pas de poser ces questions là ». Sur le cas Jardim, l’exception monégasque est toute relative : en 2017, Claudio Ranieri était lui aussi limogé par Leicester, huit mois seulement après son titre historique de champion d’Angleterre.   Théo Meunier Tags: as monacofootball YOU MAY ALSO LIKE...
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« Ô vieillesse ennemie ! » – CelsaLab

« Ô vieillesse ennemie ! » – CelsaLab | CELSA étudiants | Scoop.it
Quand les artistes prennent de l’âge Beaucoup d’artistes la redoutent. La vieillesse peut fortement déterminer la carrière d’un danseur de haut niveau ou d’un chanteur lyrique. D’autres métiers, chanteur de variété ou acteur, sont moins exigeants physiquement, mais ne sont pas exempts de discriminations liées à l’âge. Charles Aznavour, Anny Cordy, Hugues Aufray, Line Renaud… Ils ont passé 80 ans, et sont encore sous les projecteurs. Mais quand les uns mènent une carrière plus longue qu’aucune autre profession, d’autres, passés un certain âge, sont exclus de ce monde où prime l’apparence. Alors quel rapport les artistes entretiennent-ils avec la vieillesse ? « Moi j’appréhende un peu. » A 18 ans, Aline, apprentie danseuse, redoute déjà les effets de la vieillesse. Pas surprenant, pour ces professionnels qui dansent depuis l’âge de 4 ans, et dont l’usure physique se fait ressentir très tôt. Rose, 17 ans, revient d’une opération au pied. « Une fracture de fatigue », précise l’étudiante à la Paris Marais Dance School. Si vieillir apporte de la maîtrise, Carmen, 16 ans, nuance : « Avec la maturité, on pourra apporter quelque chose de nouveau à certains mouvements, mais on ne sera plus capable physiquement de les faire. » L’Insee établit la vieillesse à partir de 65 ans. Mais le danseur, quand le considère-t-on comme vieux ? La question fait sourire. 35, 40, 50, les âges donnés varient. « Cela dépend beaucoup de la personnalité de chacun », souligne Rose. Mais pour Carmen, “vieillir” est un terme impropre : « Chez un danseur, on se transforme, c’est tout. Maggie par exemple, c’est une boule d’énergie. » Maggie Boogaart, 48 ans, presse ses élèves. « Pas de temps à perdre ! » En action, ils effectuent des mouvements alternant contractions et relâchement de la tension. La respiration est placée au cœur de la danse, car elle libère les émotions et l’angoisse. Dans ce milieu, Maggie Boogaart peut être considérée comme  “âgée”. Mais son corps, tout en muscle, est capable des plus beaux mouvements : vifs, efficaces, puissants. Alors pourquoi cette professeure à la Paris Marais Dance School a-t-elle arrêté sa carrière de soliste ? Par envie de se plonger dans la pédagogie, mais aussi par lassitude : « J’étais tellement fatiguée de danser à plein temps, je n’avais plus envie d’aller à fond », explique-t-elle. Et puis maintenant je connais mes limites, et c’est très agréable. » De 21 à 45 ans, Maggie Boogaart a parcouru les scènes du monde entier. Un « marathon », selon ses mots, où elle enchaînait 60 spectacles par an et des performances d’1h30 sur scène. Mais pas de retraite subie pour cette Hollandaise, qui a toujours suivi ses propres règles. « Oui, c’est rare », confirme-t-elle. Les pressions sur les danseurs dépendent des compagnies, du mental du concerné, mais aussi des cultures de chaque pays. « En Europe, quand tu fais une erreur, on te met définitivement de côté, alors qu’aux Etats-Unis, on te laisse ta chance. Là-bas, on te juge uniquement par ton travail : si tu travailles, on te considère. Alors j’ai eu la chance, en travaillant, de me créer la liberté de choisir ma carrière. » L’Américaine Martha Graham, fondatrice d’une méthode de danse contemporaine, n’a-t-elle pas dansé jusqu’à 76 ans ? Et au moment de sa mort, à 97 ans, elle créait encore une chorégraphie. Son obsession : ne jamais se laisser gagner par la vieillesse. A lire : Martha Graham et le tabou de la vieillesse Maggie Boogaart, qui se revendique de cette école, monte encore 5 à 6 fois sur scène chaque année. Si elle ne danse plus que 30 minutes, elle n’a pas perdu de ses muscles. « Quand on voit mon visage, on voit que je n’ai pas 18 ans. Mais quand on voit seulement mon corps, je peux avoir la même énergie qu’à 25 ans ! » La fatigue n’est donc pas une fatalité. « L’énergie engendre de l’énergie. » C’est par cette formule que Ghislain de Compreignac, enseignant à la Paris Marais Dance School, aime interpeller ses élèves exténués. Ils prennent également conscience de la nécessité de prendre soin de leur corps, comme en se privant d’un verre de vin le soir. L’effet se fait sentir sur la répétition du lendemain… « De nos jours, les danseurs sont en forme plus longtemps. Parce qu’il y a 30 ou 40 ans, les notions de nutrition étaient secondaires », apprend l’ex-danseur de ballet de 61 ans. Soliste, Maggie Boogaart ne mangeait ni pain, ni café, et devait dormir 10 heures chaque nuit. Aujourd’hui, ce régime strict s’applique deux mois avant de monter sur scène. Elle évoque aussi l’interdiction de prendre des médicaments antidouleur : ils insensibilisent le corps, qui dépasse alors dangereusement ses limites. Le meilleur remède ? « Le rire, qui libère de l’endorphine. »   « De nos jours, les danseurs sont en forme plus longtemps . »   Mais la douleur physique ne la quitte jamais. « J’ai tout le temps mal ! Mais je n’en parle pas », rit-elle. Maggie Boogaart cherche à préserver son corps, mais elle le met aussi à rude épreuve. « Si je n’avais pas mal, je ne serais pas satisfaite. Je cherche à pousser mes limites, à l’infini. C’est usant, mais aussi structurant. Je ne vis pas pour épargner mon corps et vivre deux ans plus longtemps. » Ce mode de vie favoriserait même sa longévité. « Si je me limitais, je pense que je serais morte avant, par dépression ! C’est excitant de bouger, de sentir ses muscles ! » Blessée à chaque jambe, Maggie Boogaart ne cesse pourtant de progresser. Elle raconte mieux maîtriser son corps et sa conscience de l’espace. Quant à la trace du temps sur son corps, c’est une réjouissance. « Le corps accumule les années, et c’est une impression extraordinaire : il devient comme une bibliothèque. Tu as tellement de choses en toi, c’est une richesse ! ». Le pianiste Glenn Gould disait : « la visée de l’art n’est pas la décharge momentanée d’un peu d’adrénaline mais la construction, sur la durée d’une vie, d’un état de quiétude et d’émerveillement. » Vieillir peut donc être l’accomplissement de l’artiste.   « Et vous jouez toujours ? » A presque 90 ans, Jean Piat narguait la vieillesse en jouant seul sur scène la comédie Vous avez quel âge ? En 2017, on pouvait encore le voir dans la pièce Love Letters. A 92 ans, Michel Bouquet n’a pas non plus décliné. En 2016, il était nommé pour un Molière, et en mai 2018, il apparaît dans le film Lucia’s Grace sélectionné au Festival de Cannes. Même en étant retraités, beaucoup d’artistes continuent de monter sur les planches. C’est le constat de Vincent Cardon, maître de conférences à l’université Picardie Jules-Verne. Dans un article récent, il écrit qu’en 2009, 24,5 % des artistes retraités ont cumulé emploi et retraite. Car comédien, danseur ou musicien sont plus que des métiers : ce sont des vocations. Difficile d’y mettre un terme, d’autant plus qu’il y a du travail pour tous les âges de la vie. Du moins, au cinéma et au théâtre, comme l’affirme Renaud De Manoël, comédien de 64 ans : « Dans une carrière de comédien, il y a pléthore de rôles. Au début, tu joues les jeunes premiers, puis le grand frère, le père et le grand-père. » Au théâtre, il y a même une certaine flexibilité entre l’âge de l’acteur et celui de son personnage : il arrive qu’un homme de 40 ans joue les jeunes premiers, tandis qu’au cinéma, les gros plans l’interdisent. Alors pour Renaud De Manoël, pas question de paraître plus jeune : les exercices pour préserver sa jeunesse sont réservés à d’autres professions. « Les chanteurs et surtout les danseurs doivent faire attention à ce qu’ils mangent, à ne pas grossir… Nous, les comédiens, on s’autorise tout : on peut fumer, boire, manger ce qu’on veut. Le meilleur exemple, c’est Depardieu. » Un physique atypique, une voix de fumeur ou un petit bedon peut même être une façon de se démarquer, et de décrocher des rôles…   Alors, pas peur de vieillir quand on est acteur ? Pas si vite : « Pour les hommes, non. Mais pour les femmes, à partir de 50 ans, il n’y a plus beaucoup de rôles dans les pièces contemporaines », alerte Renaud De Manoël. La raison ? Elle est inconsciente : « dans le collectif mental des gens, un homme qui a des rides, c’est porteur. Alors qu’une femme qui a des rides, elle fait de la chirurgie esthétique », analyse le retraité actif. Un collectif de professionnels du cinéma, actrices et acteurs de France associés (AAFA), a donc lancé il y a deux mois une pétition pour pointer du doigt les discriminations envers les actrices et comédiennes qui ont passé la cinquantaine. Elle a recueilli plus de 5700 signatures.   « Elles sont où ? » C’est par cette chanson en cours d’écriture que Michèle Brousse, actrice de 60 ans et signataire de la pétition, interpelle sur la disparition de ces artistes post-cinquantenaires. Selon Michèle Brousse, cette discrimination commence même dès 45 ans, « l’âge où on n’est potentiellement plus maternante». Les rôles se limitent souvent à ceux de grands-mères, tandis que ceux des hommes s’élargissent aux postes de pouvoir. Or, cela ne reflète pas une réalité professionnelle. « Les décideurs étaient jusqu’à présent des hommes. Mais ça change. Alors maintenant que les femmes accèdent aux postes de pouvoir, on ne comprend pas pourquoi ces fonctions-là, dans les fictions, ne sont attribuées qu’aux hommes. » En jeu : les représentations. « La fiction, ça véhicule des valeurs. Les gamins s’y projettent, alors qu’elle véhicule de fausses images. Les fictions ne tiennent pas en compte qu’à 50 ans, les femmes ont encore la patate ! », s’anime celle qui se voit continuer jusqu’à la fin de ses jours. A lire : Une pétition contre l’âgisme et le sexisme au cinéma Mais à quel âge un acteur doit-il prendre sa retraite ? Michèle Brousse rappelle le rôle des assurances. « A partir de 80 ans, les compagnies d’assurance se défient… » Mais les problèmes de mémoire ou les difficultés à se déplacer ne sont pas des raisons de départ. « Depardieu, il a une oreillette. Il y a aussi des prompteurs. Quand vous avez une notoriété, il y a toujours des solutions. » Pour les chanteurs de variété, la notoriété fait aussi la longévité. A 94 ans, Aznavour chante encore… Avec une qualité vocale qui n’a pas pris une ride ? « On chante moins bien, mais le public ne vient plus pour votre prestation, mais pour vous », estime Mathieu Sempéré, chanteur lyrique et de variété. La longévité de l’artiste s’explique aussi par le fait que le public vieillit en même temps que son idole. Mais ces vieux de la veille sont rares, surtout chez les chanteurs lyriques, véritables sportifs de haut niveau. Vers la cinquantaine, la voix atteint une forme d’usure, et d’abord chez les femmes, dont la ménopause agit sur le tissu corporel. Donc les rôles mûrs se font plus rares, surtout en comédie musicale, où il faut à la fois chanter et danser. Mais Mathieu Sempéré pointe également une précarité économique de ce secteur, ce qui dissuade les chanteurs les plus âgés à s’engager : « En France, le chanteur de comédie musicale est sous-payé. Se “prostituer” à 20 ans, ça va, mais à 60, non. » Dernier facteur : une tendance au « jeunisme ». « Il y a de moins en moins de productions, donc elles sont plus sélectives… et privilégient les jeunes », observe l’artiste de 39 ans. Pourtant, le temps porte aussi ses fruits. A 49 ans, Patricia Samuel n’a rien perdu de sa voix, seulement en endurance. « Plus j’ai vieilli, plus j’ai gagné en technique et en connaissances musicales. », note celle qui a arrêté sa carrière de chanteuse lyrique il y a six ans pour se consacrer à l’enseignement. Le travail serait même gage de longévité : l’entraînement de la voix l’étire et l’assouplit, ce qui lui permet de tenir dans le temps. L’énergique soprano ajoute : « Nous les chanteurs, on est aussi en très très grande forme physique, parce qu’on respire beaucoup. Mais j’entends bien sûr des collègues à 50-60 ans dire qu’ils sont fatigués. Et il y a les maladies, les cancers… Quand j’ai joué dans La Vie parisienne d’Offenbach en 2002, on était quatre chanteuses. Depuis, deux ont eu un cancer, une seule s’en est sortie. » Maladie, fatigue physique, fin de contrat, démotivation… Les raisons de départ sont multiples. Mais que deviennent les artistes ayant quitté la scène ? Les sociologues ont des difficultés à suivre des parcours très divers. Certains se donnent 10 ans pour percer sur scène, avant de rejoindre une autre profession après un échec. Le chercheur Vincent Cardon a par exemple observé que les artistes entrés sur le marché du travail en 1986 ne sont plus que 5,1% à poursuivre leur carrière 20 ans plus tard. Alors que faire après ? Tout dépend du métier. A l’Opéra de Paris, les danseurs étoiles sont priés de prendre leur retraite à… 42 ans. Sauf que leur vie artistique ne s’arrête pas là : ils rejoignent d’autres productions, et notamment des compagnies réservées aux seniors. Le Collectif français des « Ouf » accueille par exemple des danseurs professionnels de plus de 70 ans. Certains artistes, surtout les femmes, se consacrent à leur vie de famille. D’autres, enfin, changent complètement de métier. Mais la plupart se dirigent vers l’enseignement de leur discipline. Une « reconversion naturelle », pour Ghislain de Compreignac, ex-danseur désormais professeur. « C’est un métier qu’on a mis en général 10 ans à apprendre, et qu’on applique pendant deux ou trois décennies. La danse, c’est votre vie », résume le sexagénaire. Chorégraphe, répétiteur, maître de ballet ou directeur de compagnie sont des postes attractifs pour ceux qui ne veulent pas quitter le milieu de l’art, et qui n’ont plus une forme physique impeccable. D’autres, enfin, percent après 45 ans. François Berléand n’a-t-il pas attendu cet âge pour connaître la célébrité, avec le film Le Septième ciel de Benoît Jacquot ? La chanteuse écossaise Susan Boyle est sortie elle de l’anonymat grâce à une émission de télécrochet. Elle avait alors 47 ans.   Constance Cabouret et Fanny Guyomard
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Journalisme sportif : quelle place pour les femmes ? – CelsaLab

Journalisme sportif : quelle place pour les femmes ? – CelsaLab | CELSA étudiants | Scoop.it
Souvent remise en cause, la légitimité des femmes dans le journalisme sportif n’est toujours pas parfaitement acquise. Les chiffres tendent à montrer une évolution positive. Mais au sein des rédactions sportives, les femmes demeurent assignées à des fonctions où l’image prédomine. Quelle est aujourd’hui leur véritable place au sein de ce paysage essentiellement masculin ? Enquête. À l’approche de la Coupe du Monde de football en Russie, l’ensemble des diffuseurs ont présenté leur dispositif pour couvrir l’événement. Comme de coutume, les émissions quotidiennes, magazines et matchs en direct feront la part belle aux journalistes sportifs bien connus du grand public. Grégoire Margotton, Christian Jeanpierre ou encore Denis Brogniart officieront sur les antennes de TF1, quand Christophe Josse, Alexandre Ruiz et Benjamin Da Silva leur feront concurrence sur beIN SPORT. Mais quid des femmes dans cet environnement ? Elles seront minoritaires, puisque seules Nathalie Iannetta et Charlotte Namura accompagneront les 10 journalistes et chroniqueurs masculins choisis par TF1 pour la Coupe du Monde. Même son de cloche du côté de beIN SPORT, où seulement deux femmes, Claire Arnoux et Vanessa Le Moigne, figurent parmi la liste des 35 noms de journalistes, consultants et animateurs dévoilée par la chaîne qatarie lors de la présentation de son dispositif. Elles seront peut-être un peu plus, si l’on compte les journalistes-reporters envoyées directement sur le terrain par beIN Sport, comme Margot Dumont et Anne-Laure Bonnet. RMC, en revanche, a choisi de retenir uniquement des hommes.  Y avait pas une seule journaliste sportive disponible ou le foot est juste une histoire de mecs ? pic.twitter.com/XoY2HhA4E7 — Ellen Salvi (@ellensalvi) 28 mai 2018 Une question d’image ? Cette situation, loin d’être paritaire, contraste avec la tendance à la féminisation du journalisme sportif apparue ces dernières années. « Les journalistes sportives s’imposent à la télévision », écrivait Paris Match à ce sujet en mai 2016, quelques semaines avant l’Euro de football. Si les Estelle Denis, Carine Galli et autres Alessandra Bianchi occupent effectivement une place de plus en plus importante à la télévision, les coulisses des rédactions sportives souffrent encore de disparités criantes. Certes, la proportion de femmes au sein des rédactions sportives est passée de 5 à 10% entre 2000 et 2016, mais l’inégalité demeure. La légitimité des femmes dans les médias sportifs est donc  loin d’être évidente, comme le reconnaît Hélène Legrais, ancienne journaliste sportive pour France Inter et véritable pionnière de la profession en France : « Je suis désolée de constater qu’aujourd’hui, les femmes journalistes sont cantonnées à certains rôles. Je pense que la société a reculé. Je croyais  que l’élan était lancé. Mais en fait, il y a encore beaucoup de travail à faire. J’imaginais qu’en 2018, il y aurait autant de commentateurs que de commentatrices, mais il n’y a qu’à regarder la Coupe du Monde : il n’y aura que des tandems masculins ». Plus que la place des femmes dans le journalisme sportif, c’est surtout l’utilisation de leur image qui suscite des interrogations. « Quand je vois les femmes aujourd’hui, je me dis qu’on en faisait davantage à mon époque, dans les années 80. Certes, il y a plus de femmes dans les émissions de sport en 2018, mais on les voit essentiellement en plateau ou alors sur le bord du terrain pour faire les interviews à la mi-temps et à la fin des matchs. En revanche, je ne vois pas de journalistes femmes qui commentent en direct comme nous pouvions le faire à l’époque… » , regrette Hélène Legrais. Elle compare la nouvelle génération de journalistes sportives à celle qu’elle a elle-même côtoyée au début des années 1980, période charnière dans la féminisation de la profession en France. Propulsées sur le devant de la scène par l’ancien directeur des sports de France Inter, Pierre Loctin, Marianne Mako, Nathalie Debrock et Hélène Legrais ont été les premières à couvrir le sport masculin au même titre que les journalistes hommes. Une véritable révolution, à l’époque, pour celle qui s’est ensuite exilée du côté d’Europe 1, avant de terminer sa carrière de journaliste sportive lors des Jeux Olympiques de Barcelone, en 1992 : « Nous n’étions que deux femmes en France à couvrir le foot pour les multiplex : Marianne Mako et moi. C’était nouveau et tout à fait exceptionnel. Sur le Tour de France par exemple, nous n’étions que 6 femmes toutes nationalités confondues », se souvient-elle. Au début des années 2000, les producteurs d’émissions sportives, par soucis d’image, ont fait le choix de propulser davantage de femmes à l’antenne. Celles-ci se trouvant souvent cantonnées à la présentation et aux interviews. Agathe Roussel, ancienne journaliste spécialisée dans les courses hippiques et le tennis, est aujourd’hui directrice adjointe au service des sports de Canal+. Elle se souvient de cette période : « C’était une volonté, amener une touche de féminité à l’écran. Cela peut se comprendre car nous, les femmes, nous n’avons pas la même approche et le même contact avec les gens, ce qui peut faciliter les interviews ». Pour autant, elle affirme que cela a permis aux femmes de faire leur entrée dans ce milieu : « Cela fait du bien d’avoir des femmes dans une équipe. Certes, c’est un peu caricatural. Avoir les filles aux interviews et les hommes aux commentaires… On tombe un peu dans les clichés. Mais cela nous a permis de faire nos preuves ». Quant à la quasi inexistence de commentatrices, Agathe Roussel admet que la voix des femmes peut poser problème : « Certaines filles ont une super voix, comme Hélène Cougoule qui commente la voile, par exemple. Dans une ambiance folle, les femmes ont tendance à pousser leur voix, à monter dans les aigus. Et ce n’est pas toujours agréable à l’antenne. Mais certains hommes rencontrent le même problème, c’est juste que les femmes l’ont plus souvent ». Les femmes journalistes sportives semblent donc se heurter à la barrière du commentaire. Toutefois, un autre élément pourrait être à l’origine des disparités hommes-femmes : l’âge. En effet, les premières journalistes sportives à avoir occupé des postes clés à la télévision et dirigé des émissions de sport arrivent à un tournant de leur carrière, où se pose la question de leur pérennité à l’antenne. Estelle Denis (41 ans), Astrid Bard (40 ans), Nathalie Iannetta (46 ans) ou encore Isabelle Moreau (41 ans) sont les figures de proue d’une génération qui a donné un nouveau souffle au sport sur nos écrans. Comme l’explique Agathe Roussel, leur âge pourrait « poser problème » dans les années à venir : « Les journalistes femmes commencent à arriver dans la zone d’âge dite “à risque”, c’est-à-dire la quarantaine. La question de savoir si elles doivent rester à l’antenne ou non va donc se poser, et je suis curieuse de voir comment cela va évoluer. Si cela n’appartenait qu’à moi, évidemment ces journalistes resteraient à l’antenne, car elles sont toutes compétentes. Je pense qu’on pourra dire qu’elles auront vraiment réussi quand on les laissera vieillir à l’antenne. C’est notre prochain défi, en France », admet la directrice adjointe des sports de Canal+. Selon elle, la culture française en matière de médiatisation du sport se situe aujourd’hui à mi-chemin entre le système anglo-saxon et le système italien. Dans le premier cas, les femmes sont davantage mises en avant pour leurs compétences. Dans le second, pour leur plastique. La Marilyn Monroe de L’Equipe du Soir ! Rdv 22h30 sur @lequipe_21 ! @CarineGalli pic.twitter.com/Hi8RgErX4x — L’ÉQUIPE du soir (@lequipedusoir) 8 janvier 2014 Faire face aux préjugés C’est d’ailleurs l’un des principaux problèmes. Souvent jugées sur leur physique, les journalistes sportives doivent sans cesse faire leurs preuves pour gagner en crédibilité face à la multitude de journalistes hommes qui arpentent les stades et les zones mixtes chaque week-end : « Je me souviens d’une fois où il m’est arrivé d’écrire, après un match, que la rencontre n’était plus vraiment du foot mais plutôt de la boxe, car il y avait eu énormément de cartons rouges », raconte Hélène Legrais, évoquant son expérience au journal L’Indépendant à Perpignan. « L’entraîneur de l’équipe en question était furieux, il m’avait insulté et m’avait dit : “vous n’y connaissez rien, vous êtes une fille”. Sauf qu’il ne savait pas que j’avais fait 5 ans de football. Alors je lui ai demandé le ballon et je me suis mise à jongler. Il n’a pas bronché, et le président du club est même venu me présenter ses excuses ». Cette anecdote révèle un mal plus profond : ces clichés misogynes qui ont freiné la progression des femmes dans le domaine du journalisme sportif. Bien que souvent félicitée et reconnue pour son travail en radio, Hélène Legrais a eu l’occasion de le constater au cours de ses 10 ans de carrière : « J’ai travaillé sur le Tour de France avec un collègue d’Europe 1 qui me traitait de groupie parce que j’avais un rapport différent avec les cyclistes », explique la catalane d’origine. L’ancienne journaliste raconte également qu’il était peu fréquent de responsabiliser les femmes sur des événements importants, comme si leurs compétences étaient forcéments inférieures à celles des hommes : « Je me souviens d’une fois où je couvrais la Coupe d’Europe de football. J’étais allée à divers endroits pour couvrir les matchs et la France s’était qualifiée pour les quarts de finale. À ce moment là, Eugène Saccomano m’avait dit : “Là, c’est les quarts de finale, c’est sérieux, c’est nous qui faisons”. Il a fallu se battre contre cela ». Bien que moins présents aujourd’hui, ces préjugés demeurent difficiles à supporter au quotidien. Pour autant, ils n’entravent pas la motivation de jeunes femmes qui souhaitent se diriger vers le journalisme sportif, à l’image de  Chloé Ronchin, étudiante en master à l’Institut Français de Presse et apprentie au sein de la chaîne CNEWS : « J’ai bien senti que lorsqu’on est une femme dans une rédaction d’hommes, il faut prendre sur soi. Cela ne m’a pas découragé : j’ai décidé de passer au-dessus de ces préjugés et de m’en servir pour les déconstruire. Je me suis dit que si l’on doutait de mes compétences, j’allais leur prouver que je m’y connaissais ». Les préjugés continuent effectivement de toucher les journalistes sportives. Agathe Roussel explique pourquoi, selon elle, les critères physiques peuvent cantonner les femmes à certains rôles : « Honnêtement, je ne me souviens pas avoir vécu des actes misogynes quand j’étais journaliste. L’avantage que j’ai eu, c’est que je n’étais pas une bimbo. Je n’étais pas assez jolie pour que l’on doute de ma compétence. Et à l’époque, il ne valait mieux pas être trop jolie lorsqu’on on était une femme à l’antenne », reconnaît-elle. Par ailleurs, son quotidien de directrice adjointe des sports aux côtés de Laurent Jaoui lui montre combien les préjugés sont ancrés au plus profond des mentalités : « C’est amusant de voir vers qui les journalistes se tournent quand ils rentrent dans notre bureau, en fonction des sujets qui les amènent. Quand les journalistes hommes ont une demande importante, ils viennent parler à Laurent. La génération des quarantenaires préfère s’adresser à lui, sauf quand ils ont des problèmes de vêtements ou de maquilleuse. Ce qui n’est pas le cas des trentenaires qui viennent plus facilement vers moi ». Vers une évolution positive ? En effet, la nouvelle génération de journalistes semble faire bouger les lignes. Agathe Roussel se réjouit de travailler avec des trentenaires à Canal+. Elle remarque une réelle évolution des mentalités : « Je suis très confiante car je côtoie tous les jours des jeunes journalistes  qui n’ont aucun préjugés envers les femmes ». De même, elle constate un changement dans le partage des rôles des journalistes : autrefois cantonnées à un rôle secondaire, les femmes s’affirment de plus en plus à l’antenne. « Pendant les Jeux Olympiques de 2016, nous avions mis en place un système avec des couples de présentateurs mixtes. Ce qui m’a plu, c’est que l’homme n’était pas toujours le leader. C’était par exemple le cas du duo Isabelle Ithurburu/Arnaud Bonin. Isabelle menait la présentation », se souvient-elle, « Même chose avec Astrid Bard. Si on la met en plateau, c’est elle la patronne. Les rôles commencent à s’inverser un peu et c’est extrêmement appréciable ». Comme le témoigne la présence régulière de journalistes sportives expertes dans des émissions de débat, les femmes ont acquis une vraie légitimité aux yeux du public et des spécialistes masculins. Pour Chloé Ronchin, leur simple présence est signe qu’un changement est en cours, même si leurs rôles sont parfois réducteurs : « Au début, je me suis dit qu’on les mettait là pour faire le pot de fleur et dire “vous voyez, il y a des femmes”. Mais en fin de compte, elles jouent quand même un rôle et elles aident vraiment à changer les représentations qu’on a sur les femmes et le sport », souligne-t-elle. Le présentateurs sportif Hervé Mathoux va plus loin dans cette affirmation. Pour lui, la présence des femmes dans l’espace médiatique sportif s’est banalisée. Autrefois considérées comme des « curiosités », comme le rapporte Hélène Legrais, les femmes font désormais partie intégrante du paysage journalistique du sport, à l’antenne comme sur le terrain : « Les sportifs ont l’habitude de croiser des femmes dans les zones mixtes. C’est devenu normal. Ce n’est plus exceptionnel ». Dans un contexte marqué par l’affaire Weinstein, certaines journalistes sportives issues de l’ancienne génération se remémorent des souvenirs qui auraient probablement eu d’autres conséquences aujourd’hui. Le sport est depuis longtemps un milieu plutôt hostile envers les femmes. Les hommes y règnent en maîtres. Certains abusent de leur pouvoir et cherchent à montrer leur prédominance, ce qui a pu donner lieu à des situations extrêmement inconfortables et difficiles à vivre pour les femmes. « Au début de ma carrière, les sportifs ont essayé de me déstabiliser car ils voulaient savoir si j’étais vraiment là pour faire mon travail. Une fois, dans les vestiaires, un joueur est sorti de la douche et a enlevé sa serviette devant moi avant que je fasse l’interview », raconte Hélène Legrais. « Si tout cela s’était passé aujourd’hui, au vu du climat actuel, il y aurait eu 2 ou 3 fois où j’aurais pu aller voir mon supérieur pour dénoncer des faits de harcèlement sexuel. À l’époque, je n’avais pas conscience que ce type de comportement était généralisé. Est-ce que j’ai eu raison d’agir comme je l’ai fait plutôt que de dénoncer ? C’est la question que je me pose aujourd’hui.» À lire également : notre interview d’Aurélie Bresson, fondatrice du magazine Les Sportives. Emilien DIAZ & Justine HAGARD
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#PortraitDeStartuper – Linkaband - Martin Zdrzalik @linkaband cc @BA06_ #Startup #FrenchTech

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Découvrez le #PortraitDeStartuper de Martin Zdrzalik co-fondateur de la startup Linkaband.
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CelsaLab – Ecologie : Quand la coloc se met au vert

CelsaLab – Ecologie : Quand la coloc se met au vert | CELSA étudiants | Scoop.it
Et parfois la nourriture vient de lieux improbables. Quelques jours auparavant, en rentrant du travail, Juliette a découvert une montagne de courgettes près des poubelles à la sortie du métro. Prêtes à être ramassées par les éboueurs, la jeune femme a récupéré les légumes encore consommables. Juliette travaille dans une ressourcerie à Corbeil-Essonnes, un endroit où on récupère des objets et on les revalorise pour les vendre. Elle a le souci de récupérer ce qui est encore en bon état, autant les légumes que les meubles. La décoration de l’appartement reflète ce recyclage : des chaises dépareillées autour de la table, deux canapés retrouvés dans la rue ou encore une table basse récupérée à la ressourcerie.   Tous les colocataires, âgés de 24 à 25 ans, ne s’estiment pas être au même niveau dans les gestes écologiques du quotidien. Mais le faire ensemble leur permet d’avancer vers un habitat plus éco-responsable. En plus de cette démarche, certains travaillent en rapport avec l’écologie. Sarah est chercheuse sur l’économie d’énergie et Thibault travaille sur des projets agroalimentaires comme analyste financier. Juliette tente de jeter un minimum de déchets quand elle le peut. Mais c’est parfois difficile, son péché mignon : les yaourts. Un opercule et un pot pour seulement 125g de yaourt. “Par contre quand je vais à la boulangerie prendre une pâtisserie, je demande le moins d’emballage possible. Je préfère prendre un dessert qui ne nécessite pas de cuillère. Et si je peux, je récupère ma part de flanc sur un mouchoir en tissu que j’ai. Les gens me regardent bizarrement mais je m’en fiche”, plaisante-t-elle. Pour Thibault, ce n’est pas encore une habitude d’utiliser moins d’emballages mais il change progressivement sa manière de consommer. “J’aimerais qu’on fasse plus de courses en vrac. C’est un de mes objectifs.” Quant à Sarah, elle préfère un sandwich à la boulangerie plutôt qu’une salade au supermarché pour le déjeuner. “Les aliments sont beaucoup trop emballés.” Ce geste zéro déchet passe aussi par la salle de bain. Sur l’évier traîne quelques cotons démaquillants lavables en machine. Le rasoir jetable est remplacé par un coupe chou. “Il faut prendre le coup de main par contre !”, plaisante Juliette. “Mais le rasoir électrique c’est pas bien ?”, demande Virgil. “Bah ça utilise de l’électricité quoi”, lui répond Juliette.
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CelsaLab – Plaider envers et contre tous

30 % d’abandon les dix premières années Karine Mignon-Louvet est avocate et présidente de la commission «prospective» au Conseil national du barreau (CNB) et travaille sur les risques psychosociaux du métier. «L’avocat doit apporter une solution à un problème. Nous sommes en permanence dans le conflit, explique-t-elle, avec nos adversaires, les magistrats et même parfois avec nos clients qui exigent qu’on travaille toujours plus vite.» Le défenseur a «le futur de son client entre les mains ». Une responsabilité dure à endosser, pour Karine Mignon-Louvet : «Selon la branche du droit, on peut lui faire perdre sa société, la garde de son enfant, sa liberté…» Inscrit depuis 1997 au barreau de Paris, Eric Morain concède porter «la peine et les soucis» de ses clients, malgré les années et l’expérience.   Ils sont 30 % à quitter la profession d’avocat avant dix ans de carrière, selon un rapport sur l’avenir du métier, remis à la Chancellerie en février 2017. «Tous les départs ne sont pas liés à l’impact psychologique», précise Karine Mignon-Louvet. Une forte désillusion frappe les jeunes diplômés à leurs débuts : la précarité des revenus. «Surtout dans le pénal. Beaucoup s’attendent à briller par leur défense sur des dossiers médiatisés, mais en réalité ils se retrouvent à plaider des petits délits et tirent la langue pour s’en sortir financièrement.» «Les faiblesses de l’avocat sont taboues. Il ne peut pas dire qu’il ne va pas bien alors qu’il porte sur ses épaules la responsabilité de défendre d’autres personnes.» Karine Mignon-Louvet, avocate. Pour la présidente de la commission «prospective», les risques psychologiques ne sont pas suffisamment encadrés. Pour palier ce manque, elle a mis en place, avec le CNB, un numéro bleu : une ligne d’écoute réservée aux avocats. A l’autre bout du fil, une équipe de psychologues qui répondent aux questions et situations de stress. Karine Mignon-Louvet souligne un bémol : «Au niveau national, ça ne suit pas. Chaque barreau est indépendant et la situation est très disparate. Par ailleurs, la question des faiblesses de l’avocat est taboue. Il ne peut pas dire qu’il ne va pas bien alors qu’il porte sur ses épaules la responsabilité de défendre d’autres personnes». L’Ecole française du barreau (EFB) qui forme les futurs avocats, n’intègre pas de cours sur la gestion du stress au cursus. A l’époque où Karine Mignon-Louvet enseignait à l’EFB, elle avait créé un module spécifique qui n’a pas été renouvelé après son départ, déplore-t-elle. Younès Faher, étudiant à l’EFB, relativise : «On apprendra à gérer le stress sur le terrain. Ce n’est pas entre les murs d’une école qu’on peut s’y préparer». Pourtant conscient que le pénal est une voie éprouvante, le jeune homme se satisfait des conseils et mises en garde de ses professeurs. «Ne jamais oublier la personne qu’on a en face de nous» fait partie des recommandations. Lors de la préparation d’une défense, l’avocat peut nouer des liens avec son client, indépendamment des faits reprochés. «On ne doit pas se laisser influencer par des sentiments qui pourraient nous détourner de notre but», récite Younès Faher. L’étudiant a toujours été passionné par les assises. Pour lui, le métier de pénaliste répond à un impératif social : «On doit rendre aux violeurs, aux meurtriers ou aux terroristes une part d’humanité, en faisant en sorte qu’ils soient jugés selon les mêmes règles de droit que les autres». Anne* a survécu à l’attaque terroriste du 13 novembre 2015 dans la salle de concert du Bataclan, à Paris. Trois ans après l’attentat, elle s’est faite à l’idée que le seul survivant du commando avait le droit d’être défendu au même titre que tous les citoyens, peu importe la gravité des faits. Younès Faher assure ne pas redouter les situations de stress ni les critiques s’il est amené à plaider des dossiers polémiques. «Il y a des risques, j’en suis conscient. Maître Dupond-Moretti a reçu des menaces de mort à l’encontre de ses enfants après sa défense lors du procès d’Abdelkader Merah. Le problème, c’est que les gens confondent l’avocat et son client. Or, on n’excuse pas le viol ou le meurtre, on défend un individu qui a droit à cette liberté.» Se faire l’avocat du diable revient à défendre une personne accusée d’avoir commis un crime jugé affreux. Eric Morain résume sa philosophie de la justice en une phrase : «Plus l’acte est grave, plus la défense est nécessaire». *Le témoin souhaite rester anonyme   Le diable ne se défend pas qu’au pénal. D’autres branches du droit regorgent de dossiers polémiques valant aux avocats leur lot d’insultes et de menaces. C’est le cas, par exemple de Samira Friggeri, avocate en droit des affaires. Elle a reçu des colis anonymes et ses confrères lui ont dit que cette livraison ressemblait à une pratique d’un syndicat.
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CelsaLab – Devenir ingénieures malgré les préjugés

CelsaLab – Devenir ingénieures malgré les préjugés | CELSA étudiants | Scoop.it
« Femme ingénieure », un oxymore ? Aujourd’hui environ 30% des ingénieurs diplômés en France sont des femmes. Un chiffre qui a augmenté au cours des dix dernières années, mais reste éloigné de l’égalité. D’autant qu’il ne se répercute pas sur les plus hauts postes, notamment à partir de 35 ans. Entre 40 et 45 ans, 60% des hommes ingénieurs ont un poste avec des responsabilités hiérarchiques contre 50% des femmes.   Pourquoi un tel écart ? Les stéréotypes de genre veulent que les femmes soient davantage tournées vers les études littéraires, les sciences humaines et les métiers du relationnel. Ces filières sont le plus souvent des voies précaires, favorisant un travail à temps partiel. Les métiers de l’ingénierie, tournés vers les sciences mécaniques, chimiques ou informatiques sont liés à des compétences traditionnellement masculines. Ainsi le cliché veut qu’à notes égales, parmi les élèves d’une même promotion ayant obtenu un bac scientifique, les garçons aillent vers une carrière d’ingénieur et les filles vers la médecine. « Elles se dirigent vers des formations liées au sanitaire et au social, alors qu’elles ont toutes les compétences nécessaires pour venir dans le domaine des sciences et de la technologie », témoigne Hervé Riou, président de l’Union des Professeurs de Sciences et Techniques Industrielles (UPSTI). Mais les mentalités et les habitudes évoluent peu à peu. Pour orienter au mieux chaque élève en fonction de ses capacités et de ses envies plutôt que de son sexe, la sensibilisation commence de plus en plus tôt. « Peu de filles s’orientent vers des formations post-bac qui les amènent à avoir des postes à responsabilités dans l’administration française et à l’international. Le plus souvent, par méconnaissance de ces métiers » Au lycée Chaptal, à Paris, par exemple, quelques professeurs organisent chaque année une journée dédiée à la présentation de ces métiers auprès des jeunes filles. Dans ce collège-lycée accueillant 17 classes préparatoires scientifiques, l’enjeu est important. « Nous avons constaté que peu de filles, proportionnellement, s’orientent vers des formations post-bac qui les amènent à avoir des postes à responsabilités dans l’administration française et à l’international. Le plus souvent, par méconnaissance de ces métiers », déclare Hervé Riou (cf photo). Cet enseignant en sciences explique qu’il travaille au quotidien auprès de ses élèves sur ces problématiques. Si cette journée est organisée pour les élèves de seconde, c’est que cette année marque un tournant dans l’orientation des jeunes. « Nous devons les amener à pouvoir faire ce choix de façon éclairée », insiste-il.
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Tentative de blocus avortée à l’université de Nanterre – CelsaLab

Tentative de blocus avortée à l’université de Nanterre – CelsaLab | CELSA étudiants | Scoop.it
Lundi matin, une cinquantaine de CRS ont fait évacuer trois bâtiments abritant le département des sciences sociales et de psychologie, bloqués et occupés par une trentaine d’étudiants depuis 7 heures. Par mesure de sécurité, les autres bâtiments ont fermé leurs portes. Leur revendication officielle? Protester contre la loi Vidal, qui instaure une sélection à l’entrée de l’université. La faculté Paris X-Nanterre est actuellement partiellement fermée, sur ordre de la direction. Sept étudiants ont été arrêté sur place, dont un militant de l’UNEF, qui est actuellement encore en garde à vue. « On Nanterre la sélection », comme celui-ci à l’université Paris X-Nanterre, les murs ont été entièrement recouverts de tags revendicatifs. Sur une cloison en bois, érigée spécialement pour l’anniversaire de Mai 68, des lettres noires dégoulinantes indiquent « Macron, on va te pendre », au dessus d’une photographique signée Jean Pottier et sous-titrée, « Mai 68, ici et encore ». Mais, cinquante ans après, que reste-il de l’esprit de mai 68 à Nanterre? « Pas grand chose », selon Myriam, étudiante en deuxième année de Licence de lettres modernes. Cette jeune femme aux longs cheveux noirs, est venue ce matin pour réviser ses partiels, qui auront lieu la semaine prochaine. « Je comprends leurs revendications, mais ils nous empêchent de travailler. Nous, on a rien demandé ! », s’indigne la jeune femme, prostrée devant le bâtiment L, qui abrite le département d’art du spectacle. Plus tôt dans la matinée, les étudiants ont organisé une assemblée générale, pour voter le blocage de l’université Paris X-Nanterre, qui s’est soldé par un échec. Adrien, étudiant en Master 2 de droit dénonce un « bordel », qui serait orchestré par une « minorité bruyante ». « C’est toujours la même chose ici. Quand vous votez contre le blocus, on vous traite de facho et on ne prend pas en compte votre avis, ce n’est absolument pas démocratique », dénonce le jeune homme, qui préfère rentrer chez lui pour travailler ses partiels, qui auront lieu dans une semaine. Pourtant, à Nanterre, le syndicat étudiant UNEF « est toujours mobilisé », assure un de ses militants étudiant en histoire, qui souhaite garder l’anonymat. « Le but du blocus organisé aujourd’hui, c’est principalement pour faire enterrer la loi Vidal. On dit non à la sélection de la fac! Mais c’est aussi plus largement le ras-le-bol d’une jeunesse qui se sent totalement délaissé par le gouvernement, qui tente de nous bâillonner! », s’insurge ce militant de l’UNEF. « On a tenté de se réunir pour une Assemblée générale à plusieurs reprises, et à chaque fois, la direction, nous en a empêché! », conclut le jeune homme. Officiellement mobilisés contre la loi Vidal qui instaure une sélection à l’entrée de l’université, une partie des étudiants déclare vouloir « défendre le service public, les infirmières, les cheminots, les zads… ». Dimanche, le président de la faculté de Nanterre, Jean-François Balaudé, avait empêché la Coordination étudiante de se réunir et d’organiser un blocus des lieux. « Ça nous fait une pub de ouf. Y a des étufiants d’autres fac qui arrivent. C’est bon pour nous », explique un étudiant. #blocus @UParisNanterre #NonALaSelection pic.twitter.com/8T02V6f7Kf — Camille Bichler (@CamilleBichler) 9 avril 2018 Au bâtiment E, qui arbitre les plus grands amphithéâtres de l’université, une poignée d’étudiants ont bloqué les lourdes portes de l’entrée avec des chaises, rendant son accès impossible. Retranchés sur les toits du bâtiment, ils ont déployé plusieurs banderoles « On Nanterre la sélection », tout en scandant « Balaudé, démission ». Face à eux, une centaine d’étudiants, intrigués, sont venus écouter les revendications de leur camarades. Parmi eux, Blandine, étudiante en troisième année de Licence de psychologie. « Je suis d’accord avec leur combat. Commencer à sélectionner les élèves dès l’entrée de la faculté, ce n’est pas égalitaire! », explique l’étudiante, avant d’aller à la rencontre d’un CRS. Sur place, l’ambiance est bon enfant. Certains étudiants se laissent même aller à quelques blagues avec les policiers, comme Adrien. « Je les plains. Ils sont venus jusqu’ici pour pas grand chose. C’est une réaction disproportionnée », confie l’étudiant en droit. Vers 13 heures, la faim des étudiants commence à se faire sentir. « On crève la dalle », lâche l’un d’entre eux. La pluie froide, de plus en plus forte, démotive certaines étudiants. La foule commence à se dissiper. Déployés autour et à l’intérieur des bâtiments, les CRS sont parvenu a évacué l’ensemble des étudiants vers 15 heures. Sept étudiants retranchés à l’intérieur des bâtiments ont été arrêtés. Un militant de l’UNEF a été placé en garde à vue. La police vient d’intervenir à la fac de #Nanterre pour déloger l’amphi dans lequel se tenait l’AG. Au moins 7 interpellations dont un militant de l’UNEF menotté dans la fac. On vient de lui signifier son placement en garde à vue. #antirep Photo via Jacques Chastaing pic.twitter.com/NkEpqx9xZr — la chouette #AvecMoiLe5Mai (@la_chouet) 9 avril 2018       L’université Paris X-Nanterre a réagi dans un communiqué publié cet après-midi, précisant, qu' »aucun dialogue n’a été possible avec ces personnes qui ont d’ores et déjà vandalisé des salles du bâtiment. Ne pouvant plus avoir de contrôle sur cette partie de nos locaux, et en considération du contexte national, nous avons décidé de procéder à l’évacuation. » « Il s’agit de mettre fin à l’occupation illégale d’un lieu », a confié Baptiste Bondu, le directeur de cabinet de l’université, au Parisien 92. Monsieur Bondu assure qu’« il ne s’agit pas pour autant d’empêcher les étudiants de se mobiliser ». La direction a également a ordonné la suspension des activités de la faculté pour la journée de lundi. Toutes les activités ayant lieu ce jour, sur le campus de Nanterre, sont suspendues. La @BUNanterre et @LaContempo_BAM sont également fermées pour la journée. Merci de votre compréhension. — Université Paris Nanterre (@UParisNanterre) 9 avril 2018    La Coordination nationale étudiante (CNE) a appelé à une nouvelle mobilisation sur les campus mardi. Camille Bichler
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Buzz-Off #6 : Think Ethics - Stéphane Billiet - Bruno Georges David - Nicole D'Almeida

⏬ Postez vos réactions ou commentaires ⏬ Le replay du Buzz-Off #6: Think Ethics, animé par Marion Bieysse. FastNCurious a accueilli Bruno Georges David
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Harcèlement de rue : une « bande de bites » pour une pub choc (Sophie) – CelsaLab

Harcèlement de rue : une « bande de bites » pour une pub choc (Sophie) – CelsaLab | CELSA étudiants | Scoop.it
Une « appli » française, contre les agressions sexistes, dévoile un clip de promotion aux images et propos crus. « Au début ça allait tu vois. C’était quelques regards. Ça draguait gentiment. Mais comme je les ai...
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Concours d'article : toi aussi, sois publié sur le Bonbon et Kulturiste !

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Meurtre à Montreuil : les habitants s’unissent contre le « mépris » des autorités – CelsaLab

Meurtre à Montreuil : les habitants s’unissent contre le « mépris » des autorités – CelsaLab | CELSA étudiants | Scoop.it
La cité de l’Amitié, à Montreuil, est bouleversée. Une voisine a été retrouvée morte fin décembre. Outre le choc, c’est l’incompréhension qui règne. Les habitants dénoncent un « mépris » de la part de...
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Le rap, grand gagnant de l’industrie musicale française – CelsaLab

Le rap, grand gagnant de l’industrie musicale française – CelsaLab | CELSA étudiants | Scoop.it
Que ferait l’industrie musicale française sans le rap ? Ce genre musical apparu à la fin des années 1980 est le plus écouté en France, mais surtout le plus vendu, comme en attestent les albums en top des ventes depuis le début de l’année. Avec son album « Ceinture noire », Maître Gims a été numéro 1 des ventes à 11 reprises depuis janvier 2018. (Capture d’écran YouTube) Après avoir étudié les chiffres des albums les plus vendus depuis janvier 2018, les résultats sont sans appel : le rap domine très largement la consommation de musique en France, tous supports confondus. Le SNEP (Syndicat national de l’édition phonographique) publie chaque semaine un classement des albums les plus vendus, comprenant à la fois les ventes physiques (CD, vinyles…), le streaming et les téléchargements. Si l’on considère les trois albums les plus vendus chaque semaine depuis début janvier, ce qui représente 120 albums, 81 sont des albums de rap, soit 68 % d’albums de rap dans le top 3 depuis début 2018. Mais, surtout, sur les 40 albums arrivés premiers du classement chaque semaine, 30 sont des albums de rap, soit 75 % d’albums de rap numéro 1 des ventes. Maître Gims, maître incontesté Sur les 10 albums les plus vendus depuis janvier, 7 sont des albums de rap. Mais certains rappeurs réalisent des performances très impressionnantes. Maître Gims, avec son album Ceinture noire, s’est ainsi trouvé 20 fois dans le top 3 en seulement 40 semaines, et a été 11 fois premier, dont 9 fois consécutives, ce qui le hisse en tête du classement, loin devant l’autre grand gagnant, Damso. Avec son album Lithopédion, le belge s’est retrouvé 10 fois dans le top 3 depuis janvier et 5 fois premier. Enfin, c’est le rappeur Jul qui s’illustre dans le classement. Son album Inspi d’ailleurs s’est hissé 7 fois dans le top 3 et a été une fois l’album le plus vendu de la semaine. L’artiste marseillais est par ailleurs le seul de la liste à avoir deux de ses albums au classement, puisque La tête dans les nuages, sorti le 1er décembre 2017, était toujours dans le top 3 des albums les plus vendus la première semaine de janvier. Concernant les autres albums en tête des ventes mais qui ne sont pas du rap, ils sont 39 sur 120 à avoir atteint le top 3, et 10 sur 40 à avoir été en tête des ventes. Il est tout de même intéressant de remarquer que l’artiste qui arrive en troisième position dans le classement général n’est autre que Dadju, avec son album Gentleman 2.0, un artiste de r’n’b qui s’inspire du rap et de musiques aux sonorités africaines. Rap et streaming, le couple gagnant Si le rap domine le paysage musical actuel en matière de ventes, c’est en grande partie grâce à l’avènement du streaming, c’est-à-dire l’écoute de musique sur les plateformes en ligne telles que Deezer, Spotify ou Tidal. Dans un article du 3 décembre 2017 intitulé « Rappeurs, les nouveaux yéyés du stream », Sophian Fanen, journaliste et cofondateur du média Les Jours, expliquait les raisons de l’ascension de ce nouveau moyen d’écoute, en lien avec celle du rap : « Armés d’un smartphone, les adolescents d’aujourd’hui sont hypermobiles, hyperconnecteés, et pour eux, streamer de la musique plutôt que la posseéder n’est même pas une question. C’est cette nouvelle écoute qui a rencontré la musique du moment, le rap et sa grande famille sans cesse actualisée (trap, cloud rap, R’n’B…) pour créer un couple parfait qui domine de loin toutes les autres musiques ». Sur les 6 premiers mois de l’année, le streaming représente en effet 54 % des ventes de musique, avec une progression de 23 % par rapport à 2017. Mais le rap n’est pas le seul gagnant de l’industrie musicale. L’autre gagnante, c’est la production française. Le chiffre d’affaires du marché français de la musique a ainsi augmenté de 3,3 % sur les six premiers mois de l’année par rapport à 2017, et représente 256 millions d’euros. Sur les 46 albums qui ont été dans le top 3 des ventes depuis janvier, 33 sont l’œuvre d’artistes francophones, dont 23 rappeurs. L’industrie musicale française est donc portée, à 70 %, par le rap. La langue de Molière a de beaux jours devant elle… Justine Hagard NDLR : Pour obtenir ce classement, nous avons utilisé les trois albums les plus vendus de chaque semaine depuis début janvier 2018. Les chiffres sont fournis par le SNEP.
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Vers la mort du CDI ?

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  Si pour la majorité des Français, le CDI doit rester la norme en matière de contrat d’embauche, de plus en plus de professionnels souhaitent devenir indépendants. Focus de Celsa RH sur un phénomène...
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L’humour, ça s’apprend ! – CelsaLab

L’humour, ça s’apprend ! – CelsaLab | CELSA étudiants | Scoop.it
Si les humoristes ont tous un parcours singulier et ont exercé toutes sortes de métiers avant de se lancer dans le stand-up, il existe bien une école du one man show à Paris. Créée en 1994, elle accueille cette année 120 élèves qui suivent cours du soir, cours intensifs ou formation tremplin, dans un but professionnel ou non. Tous les apprentis humoristes ont passé une audition pour accéder à cette école privée pour laquelle il faut compter entre 1350€ pour les cours du soir et 4410€ l’année pour la formule intensive. “Si les formations en théâtre classique sont nombreuses, les formations d’humoristes ne le sont pas”, explique Alexandre Delimages, directeur de l’école. Une école qui fonctionne presque comme n’importe-quelle autre avec des bilans d’évaluation et un suivi des professeurs. Les cours visent à professionnaliser les élèves, “ils apprennent les bases du jeu sur scène avec des cours d’initiation à l’écriture, des techniques d’écriture, et le travail interprétation des sketchs écrits”, décrit le directeur qui remarque un engouement pour l’humour. “Il y a de plus en plus de demandes parce qu’ils réalisent que les humoristes sont super formés, ils ont répété des heures, ça ne vient pas en claquant des doigts comme ça. » Parmi les personnalités passées par l’école, on compte Charlotte Gabris, à l’affiche au cinéma, Laurence Arné dans le dernier film avec Dany Boon, Olivia Moore ou encore Gaspard Proust. A lire aussi : Le stand-up, un nouveau business en or ?  Laëtita Lienhard et Joséphine Gruwé-Court
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Hackers et entreprises, les nouveaux meilleurs amis du monde ? – CelsaLab

De plus en plus d’adeptes des cyberattaques choisissent de mettre leurs compétences au service des entreprises, qui le leur rendent bien. En s’introduisant dans un but bienveillant dans leur infrastructure informatique pour en révéler les failles, ces hackers éthiques rendent Internet un peu plus sûr. Quitte à prendre leurs distances avec la loi. “Quand j’accorde ma confiance à un site, j’estime que de mon côté, j’ai le droit de vérifier que mes données sont en sécurité en tentant de m’y introduire”. En s’intéressant de près à la cybersécurité de Numericable fin 2017, le hacker qui se fait appeler Kuromatae est tombé sur une faille qui aurait pu coûter cher aux clients du fournisseur d’accès à Internet. “Je me suis permis de tester leur service de messagerie. J’ai remarqué qu’en me débrouillant bien, je pouvais récupérer les mails de tous les clients”, explique le justicier 2.0. Il décide donc d’alerter le département de cybersécurité de l’opérateur, prenant ainsi le risque d’être poursuivi par l’entreprise. Mais la réaction de cette dernière est tout autre. Le soir même, elle contacte l’étudiant en sécurité informatique pour le remercier et l’informer que le webmail est mis en maintenance le temps que le problème soit résolu. “A l’époque j’avais été menacé par plusieurs entreprises, mais maintenant elles sont plus ouvertes”, assure le jeune homme, aujourd’hui employé dans une société de sécurité informatique. “Je me suis permis de tester leur service de messagerie. J’ai remarqué qu’en me débrouillant bien, je pouvais récupérer les mails de tous les clients.” Kuromatae, hacker éthique. Kuromatae n’est pas le seul à constater des affinités nouvelles entre les acteurs économiques et les hackers. Il faut dire que les entreprises ont compris que, plutôt qu’une menace, ces experts de l’intrusion pouvaient s’avérer être une aide bienvenue pour améliorer la sécurité de leur infrastructure informatique. Depuis quelques années, des plateformes en ligne leur permettent même de mettre leur cyberdéfense à l’épreuve d’une kyrielle de chasseurs de failles. Sur ces sites de « bug bounty », comme on les appelle, celui qui parvient à détecter une vulnérabilité se voit rétribuer d’une prime pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros. ”L’intérêt pour les entreprises, c’est de se soumettre aux conditions réelles, analyse Guillaume Vassault-Houlière, PDG de Yes We Hack, la première plateforme européenne de bug bounty, qui revendique 200 nouveaux hackers inscrits chaque mois. Au lieu d’un test d’intrusion mené habituellement par un ou deux ingénieurs, c’est potentiellement 4 000 personnes qui peuvent chercher une faille de sécurité en même temps.” Chasseurs de primes 2.0 Et l’enjeu est bien réel. Pour ces sociétés, combler les brèches avant qu’elles ne soient exploitées criminellement leur évite des fuites de données de leurs utilisateurs, mais aussi d’informations hautement stratégiques. Les responsables de Yahoo! peuvent en témoigner. En 2013, les données des trois milliards d’utilisateurs du géant américain du web sont tombées entre les mains de pirates informatiques, ce qui pourrait constituer la plus grande cyberattaque connue à ce jour. Autant dire que pour s’éviter de tels déboires, les entreprises sont prêtes à en payer le prix. En 2017, pas moins de 300 000 euros de primes ont ainsi été distribués aux hackers de Yes We Hack. Outre-Atlantique, le seul Google a dépensé 2,9 millions de dollars en bug bounty sur la même année. Mais au delà de la pure motivation financière, c’est aussi un combat d’égo que se livrent ces génies de l’informatique. Sur le site, un classement officiel distingue ainsi les hackers en fonction du nombre de failles qu’ils ont révélées depuis leur inscription. “Le score compte beaucoup dans notre communauté”, confie Mehmet Ince, un chasseur de faille turc figurant à la 12e place du palmarès. Et Guillaume Vassault-Houlière d’abonder : “Cela permet d’être reconnu par ses pairs, c’est hyper important dans le milieu. Il y a toujours cette histoire d’égo chez les hackers”. Hacker, un métier comme un autre Signe de la confiance croissante accordée par les entreprises à de telles plateformes en Europe, la startup de covoiturage Blablacar a ouvert en avril dernier son programme de bug bounty au public. Aux Etats-Unis, cette pratique est devenue quasiment systématique, des géants tels que Google, Spotify ou Airbnb y recourant régulièrement. La plateforme américaine HackerOne, leader mondial du marché, revendique une communauté de plus de 100 000 chasseurs de faille à travers le monde. Son équivalente européenne Yes We Hack, jeune et plus modeste, parvient aujourd’hui à attirer des acteurs comme le moteur de recherche Qwant ou l’opérateur Orange. Eric Dupuis, responsable de la sécurité des systèmes d’information (RSSI) de la filiale Orange Cyberdéfense, précise qu’il y a “deux façons de rechercher des failles. Nous faisons des tests d’intrusion en interne avec nos hackers éthiques salariés, mais Orange recourt aussi à du bug bounty. C’est quand même du test d’intrusion, mais d’une manière différente”. Du reste, certains revêtent les deux costumes. Adeptes du bug bounty sur leur temps libre, ils peuvent aussi être embauchés par des entreprises en tant qu’auditeurs en cybersécurité par exemple. Une dénomination moins vendeuse que “hacker éthique”, mais qui correspond peu ou prou au même métier. L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), place forte de la cyberdéfense étatique française, préfère quant à elle parler d’expert des tests d’intrusion. Sur son site, elle en donne la définition suivante : “l’expert des tests d’intrusion, ou « hacker éthique », est en mesure de pénétrer le système d’information et d’identifier les divers chemins d’intrusions, les techniques utilisées, traçant ainsi le profil des attaquants, leurs habitudes et méthodes de travail.” Parmi la communauté des hackers, c’est plutôt sous le nom de “white hat” (chapeau blanc) que l’on désigne ces ingénieurs et ces chercheurs. La cybersécurité comme “argument marketing” De l’avis des professionnels du secteur, ces auditeurs demeurent le premier rempart contre les cybermenaces, malgré le succès de ces nouvelles plateformes. “Pour qu’un bug bounty soit efficace, il faut que l’entreprise ait fait un audit approfondi au préalable, de sorte que les potentielles failles qui persistent soient difficiles à trouver”, rappelle Eric Dupuis. De fait, les hackers étant rétribués pour chaque vulnérabilité décelée, une telle démarche peut se révéler coûteuse pour les structures les moins préparées. Mais selon certains observateurs, cet investissement est souvent mûrement réfléchi : “C’est utilisé par des entreprises comme un argument marketing pour montrer qu’elles ont une protection opérationnelle. La cybersécurité est devenue un enjeu commercial”, juge un ingénieur en sécurité informatique se présentant sous le pseudonyme de SwitHak. Comprendre : certaines entreprises se tournent parfois vers le bug bounty par souci de crédibilité plus que d’efficacité. L’initiative peut même se révéler contre-productive. Ouvrir les portes de ses serveurs informatiques à des milliers d’inconnus dans le cadre d’un bug bounty n’a rien d’anodin : grands groupes et administrations publiques s’exposent à des risques d’espionnage industriel ou étatique. “Il ne faut pas négliger ces questions de propriété intellectuelle et d’intelligence économique. L’an passé, des développeurs chinois ont réutilisé une partie du code informatique d’une entreprise sur leur propre site. Certains groupes qui s’étaient lancés dans le bug bounty ont dû faire marche arrière pour ces raisons”, souligne Eric Dupuis, rappelant qu’Orange passe toujours par sa filiale de cyberdéfense pour les questions les plus sensibles. Entre éthique et légalité, “la limite est parfois difficile à définir” Que ce soit en tant qu’auditeur ou en tant que chasseur de faille, on observe une professionnalisation croissante au sein des hackers éthiques. Peu à peu, ceux-ci se mettent en conformité avec la loi. Mais certains refusent toujours d’entrer dans les clous. Faut-il tout de même voir une démarche éthique dans leurs pratiques ? Le débat divise, car l’éthique est une notion subjective. Pour Gabrielle, une trentenaire qui se revendique du hacking responsable, il ne faut pas franchir la barrière de l’illégalité. “Beaucoup de personnes continuent de pénétrer dans des systèmes sans avoir l’autorisation préalable. C’est dangereux”, déplore-t-elle, tout en reconnaissant que cela dépend beaucoup de la manière dont c’est fait. “Il y aura toujours des problèmes moraux dans ce milieu, la limite est parfois difficile à définir.” SwitHak est lui aussi très critique envers ce type de pratiques. Selon ce dernier, c’est la méthode qui permet de distinguer le lanceur d’alerte du cybercriminel. Il en donne un exemple concret : “Imaginons qu’un hacker trouve une vulnérabilité dans le site d’une entreprise. Il entre en contact avec cette dernière et lui communique les détails de la vulnérabilité mais lui donne un ultimatum de 15 jours, de manière arbitraire, pour corriger la faille avant qu’il ne la divulgue en public. Sauf que parfois, ce délai n’est pas gérable”. Une façon de faire que ce professionnel de la cybersécurité dit ne pas approuver. “Pour moi, le hacker éthique doit agir sans but financier, avec une démarche responsable. Et il ne doit pas chercher à se mettre en avant”, conclut-il. Le modèle qui se rapproche finalement le plus d’une pratique éthique est celui de la divulgation responsable. Dans ce cas, le chercheur de faille doit laisser suffisamment de temps à l’entreprise pour qu’elle répare l’erreur découverte, et il ne doit pas attendre d’argent en retour, sous peine de se voir accuser de tentative d’extorsion. Faire du web son terrain de jeu numérique Parallèlement aux lanceurs d’alerte, certains hackers n’ont en effet pas nécessairement un objectif politique derrière la tête. C’est le cas de DIDIx13, un étudiant en informatique de 18 ans qui voit avant tout le cyberespace comme une immense aire de jeu et un terrain d’entraînement. “Pour moi le hacking c’est vraiment un passe temps, une passion. Il y a une barrière devant toi, tu dois trouver un moyen de la franchir. Le fait de réussir après tant d’effort, de puiser dans toutes les connaissances que tu as apprises jusqu’ici, c’est une sacrée satisfaction”, glisse-t-il. “Nous les grey hats, on ne propose pas nos services à des entreprises. On les attaque directement sans leur permission. » DIDIx13, un chapeau gris. A terme, le jeune homme envisage de travailler au service d’entreprises. Mais en attendant, il avoue ne pas se préoccuper des questionnements juridiques. Et pour cause : il fait partie des “grey hats” (chapeaux gris), cette catégorie de hackers qui agissent illégalement sans avoir pour autant la volonté de nuire. Au contraire des “black hats” (chapeaux noir), qui peuvent demander une rançon ou subtiliser des données sensibles. “Nous les grey hats, on ne propose pas nos services à des entreprises. On les attaque directement sans leur permission. C’est pour ça qu’on nous considère comme non éthique. Mais si on trouve des failles, on les contacte pour les aider à les fixer”, assure le surnommé DIDIx13. Vers une reconnaissance institutionnelle du hack Preuve que les pouvoirs publics reconnaissent un intérêt pour ce type de profil malgré les distances que ces hackers prennent avec la loi, la législation évolue. En France, dans le sillage de la Loi pour une République numérique votée en octobre 2016, un dispositif permet aux chapeaux gris de bonne foi de déclarer une faille de sécurité informatique à l’Anssi. L’agence étatique se charge ensuite de prévenir l’entreprise ou l’administration concernée, tout en garantissant au lanceur d’alerte son anonymat. Une évolution majeure : elle était jusqu’ici tenue de le dénoncer, en vertu de l’article 40 du Code de procédure pénale qui oblige tout employé de l’Etat ayant connaissance d’un délit à alerter la justice. Rien que sur les trois derniers mois de 2016, une soixantaine de déclarations ont été adressées à l’Anssi. Pour autant, ce dispositif reste imparfait. D’une part, il peine à protéger entièrement les hackers ayant révélé des vulnérabilités. Rien n’empêche en effet les entreprises dans lesquelles ils se sont introduits de remonter jusqu’à eux afin de les poursuivre en justice. Un risque que plusieurs députés avaient pointé du doigt lors de l’examen du texte, appelant en vain à la création d’un véritable statut du chasseur de faille. Par ailleurs, même si les relations qu’entretiennent les hackers avec le secteur privé tendent à se réchauffer, celles avec l’Etat demeurent délicates. Guillaume Vassault-Houlière, PDG de Yes We Hack, estime que “la communauté a encore un peu de mal à remonter des vulnérabilités à une entité étatique”. Même son de cloche du côté du hacker Kuromatae, qui avait préféré alerter directement Numericable après son intrusion : “Je pars du principe que l’entreprise préfère qu’on la prévienne directement. Surtout que l’Anssi risque de lui taper sur les doigts”. “La communauté a encore un peu de mal à remonter des vulnérabilités à une entité étatique.” Guillaume Vassault-Houlière, PDG de Yes We Hack. Nul doute qu’Internet continuera encore longtemps d’être le terrain de jeu privilégié d’esprits malintentionnés. Mais ces signes d’ouverture venus des entreprises, des pouvoirs publics et de l’enseignement supérieur laissent à penser qu’ils seront de plus en plus isolés. Nombre de hackers se rangent aujourd’hui du côté de la légalité, et cela n’a rien d’étonnant pour Mehmet Ince. “Plus jeunes, des gens comme moi agissaient comme des black hats sans même s’en rendre compte”, confie-t-il. Sans moyen légal de gagner de l’argent en testant la sécurité informatique des entreprises lorsqu’il a commencé à s’intéresser à ce domaine, il n’a eu d’autre choix que d’agir dans l’illégalité. “A l’époque, il n’y avait pas de plateformes de bug bounty par exemple. Mais aujourd’hui, on peut hacker des entreprises pour améliorer leur sécurité, tout en étant payé pour le faire. C’est une bonne opportunité pour les plus jeunes”, poursuit-il. À l’avenir, l’ingénieur turc pronostique même que de plus en plus de hackers troqueront leur chapeau gris pour un blanc. “C’est un processus que nous devons accompagner en encourageant le développement de ce type de plateformes”. Et le Stambouliote de mettre en garde : “Malheureusement, il y aura toujours des chapeaux noirs”. Alexandre BERTEAU et Lucas MARTIN
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Le Champion de la #CNEnactus 2018 est...

Le Champion de la #CNEnactus 2018 est... | CELSA étudiants | Scoop.it
Le Champion de la #CNEnactus 2018 est… By Enactus France | 1 juin 2018 Les 29 et 30 mai a eu lieu la Compétition Nationale à la Cité des Sciences et de l'Industrie, de Paris dans le cadre du Festival Déclic. Pendant ce moment de célébration, le Champion National de l'édition 2018 a été élu par un jury d'exception ! PALMARÈS DE LA COMPÉTITION NATIONALE 2018    DÉCOUVREZ L’ÉQUIPE CHAMPIONNE ET LES 3 ÉQUIPES FINALISTES  CHAMPION NATIONAL Pépite CréaJ IDF – Université Paris 13 Drepacare: Permettre aux personnes atteintes de Drépanocytose de bénéficier d’un accompagnement personnalisé dans la prise en charge de leur traitement et de leur régime alimentaire grâce à une application dédiée. 2ème équipe- Sciences Po Paris Tilt: Révéler le potentiel des personnes réfugiées et renforcer leur employabilité grâce à des programmes de formations professionnelles et d’insertion et une mise en pratique sur un food market. 3ème équipe- Skema Paris Easy V: Proposer des missions de bénévolat/mécénat de compétences ajustées aux besoins et valeurs des collaborateurs, au profit du tissu solidaire local, avec un conseil personnalisé aux entreprises et une plateforme de suivi des activités. 4ème équipe- Celsa Sorbonne Université Bisibus: Créer un réseau de ramassage scolaire dans les campagnes rwandaises en mettant en place des formations au permis et en mécanique pour les jeunes chômeurs de la région. CHAMPION POULE ESPOIR ENSAM Pangolin: Protéger les lieux publics des zones en conflits ainsi que les véhicules de convois humanitaires face aux menaces de tirs d’armes et d’éclats d’obus en développant et commercialisant des plaques de protection à bas coût DÉCOUVREZ LES QUATRE PRIX COUPS DE CŒUR DES JURÉS  POULE 1 : PEPITE CREAJ IDF – Université Paris Descartes Reboost: Renforcer les compétences des jeunes en recherche d’emploi en développant des formations portant sur les soft-skills (prise de recul, flexibilité, ouverture…) pour améliorer leur employabilité. POULE 2 : YNCREA Campus Market: Permettre aux étudiants de l’Université Catholique de Lille de déménager facilement avec une empreinte écologique faible en collectant les meubles et le mobilier (vaisselle, éclairage, décoration) des étudiants partants en mai-juin pour les revendre à bas prix en septembre.  POULE 3 : HEC PARIS Parlapapi: Créer un outil simple et ludique qui permet de reconnecter les générations en offrant la possibilité aux générations les moins jeunes, de recevoir des nouvelles de leur famille dans un format qu’ils apprécient particulièrement (le papier), et d’autre part, en permettant aux générations plus jeunes de pouvoir envoyer ces nouvelles de la manière la plus simple qui soit grâce à leur smartphone. POULE 4 : GEM Ensemble: Faciliter la rencontre entre les étudiants grenoblois et les personnes réfugiées afin de casser les barrières qui séparent la population réfugiée et sa société d’accueil, par l’intermédiaire de rencontres, d’événements inter-associatifs autour du sport, de la cuisine, de la culture, etc. & Recycl’Art: Permettre aux étudiants de se meubler à moindre coût et avec un faible impact écologique en leur transmettant les ressources et l’expertise nécessaires pour pouvoir créer leurs meubles home-made, low-cost et en matières recyclées. DÉCOUVREZ LES VAINQUEURS DES TROPHÉES & challenges Trophée « Communication Responsable » Ce trophée, porté avec Dentsu Aegis Network, a pour objectif d’accompagner les équipes Enactus dans leur montée en compétences en communication. => Vainqueur 2018: YNCREA     « Trophée Management des Ressources Humaines » Ce trophée, porté avec la Fondation The Adecco Group, a pour objectif d’accompagner les équipes Enactus dans leur montée en compétences en Gestion des Ressources Humaines. => Vainqueur 2018: Skema BS – Sophia Antipolis     Challenge « Conduite Responsable & Mobilité Durable » Ce challenge, porté avec la Fondation VINCI Autoroutes proposent aux étudiants de faire émerger des projets en lien avec la conduite responsable et la mobilité durable. => Vainqueur 2018: Celsa Sorbonne Université avec Bisibus     « Social’Tech Challenge » Ce challenge, porté avec la Fondation SAP proposent aux étudiants de faire émerger des projets qui utilisent le numérique au service de la société. => Vainqueur 2018: Pépite CréaJ IDF – Université Paris 13 avec Drepacare   DÉCOUVREZ LE VAINQUEUR DU FORUM PROJETS VETAGRO SUP Le Dispensaire Vétérinaire Etudiant de Lyon: Proposer un service médical gratuit (consultation,vaccination et autres soins) aux animaux dont les propriétaires sont démunis et marginalisés afin de faire de leur animal non plus un frein à l’insertion mais un vecteur de socialisation. Please enable JavaScript to view the comments powered by Disqus. blog comments powered by Disqus
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Prix de la Nouvelle du CELSA 2017

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