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526 candidats LREM, un miroir déformant de la France

526 candidats LREM, un miroir déformant de la France | Campagnes en France | Scoop.it

Si le renouvellement promis par Macron permet l’émergence de nouveaux visages, les profils des candidats ne reflètent pas la réalité de la population française.

 

Si les quatorze premiers noms de candidats LREM aux élections législatives ont été dévoilés face aux caméras de France 2 il y a plus d’un mois, la liste complète n’a visiblement pas été facile à boucler. Les six derniers sélectionnés sont tombés vendredi sur le fil : trois hommes, tous des élus, dont l’un affrontera le numéro 2 du FN, Florian Philippot, en Moselle ; et trois femmes, issues de la société civile. Au total, ce ne sont pas 577 mais seulement 526 candidats qui seront alignés pour défendre le programme d’Emmanuel Macron et, peut-être, lui offrir la majorité nécessaire pour voter ses réformes sur les bancs de l’Assemblée nationale. Sans surprise, la «révolution», pour reprendre le titre de l’ouvrage de Macron, n’a rien de global. On retrouve parmi les impétrants une bonne vingtaine de sortants ainsi que de nombreux élus locaux, dont des dizaines de maires, conseillers municipaux, départementaux ou régionaux issus des rangs socialistes, du Modem ou de la droite, et qui aspirent à grimper un nouvel échelon électoral.

Mais sur le papier, Emmanuel Macron a tout de même tenu son pari en désignant 266 femmes et 260 hommes, dont plus de la moitié issus de la société civile. Sur les 526 candidatures que Libération a passées au crible, 271 ont été accordées à des personnes n’ayant effectivement jamais eu de mandat électoral. A l’image de leur chef de file, qui ne s’était jamais présenté à un scrutin avant l’élection présidentielle tout en ayant fréquenté les arcanes du pouvoir. Tous les candidats estampillés «société civile» ne sont pas des novices en politique pour autant : plus d’une dizaine ont par exemple été collaborateurs auprès de députés, de sénateurs ou d’eurodéputés, le plus souvent socialistes. D’autres ont travaillé au sein de cabinets d’élus, dans les mairies ou les ministères, au cœur des rouages administratifs.

Les référents départementaux d’En marche qui ont mené localement la campagne présidentielle derrière Macron ces derniers mois ont également été récompensés puisqu’une dizaine d’entre eux seront aussi candidats au titre de la société civile.

A bien observer le profil des nouveaux venus - car il est indéniable qu’un effort a été fait pour amener des visages neufs sur la scène politique -, on constate qu’Emmanuel Macron a voulu mettre en avant «la France qui réussit» : les cadres, les professions intellectuelles ou les chefs d’entreprise sont massivement représentés.

Libération a pu collecter des informations concernant 219 candidats de la société civile. On y retrouve une large majorité (57 %) de quadragénaires et de quinquagénaires, mais aussi 37 % (82 candidats) qui, à l’image du président de la République, n’ont pas encore atteint les 40 ans. Cette «société civile» reflète sans doute mieux la diversité que les bancs de l’Assemblée de la dernière législature. Mais elle n’en reste pas moins un miroir déformant d’une France sans chômeurs ni retraités ou presque, sans ouvriers et avec des représentants de la «diversité» surqualifiés.

 

Diversité : des origines variées, mais toujours des hyperdiplômés

Si l’on se réfère aux chiffres de l’Insee selon lesquels les immigrés et leurs descendants directs (hors Europe) représentent 11 % de la population, la promesse de Macron sur la diversité est tenue. Car en se basant sur les patronymes à consonances maghrébine, africaine et asiatique, on recense qu’environ 13 % des 219 candidats LREM issus de la «société civile» sont d’origine étrangère. Pour rappel, une précédente ébauche de statistiques ethniques par Libération relevait qu’en 2015, seuls 9 des 577 députés siégeant à l’Assemblée étaient d’origine étrangère. Cette nouvelle évaluation, qui reste approximative, ne prend pas en compte les candidats issus des territoires d’outre-mer.

Médecins, avocats, cadres du privé et hauts fonctionnaires… la majorité de ces candidats de la diversité ont à leur compteur entre trois et cinq ans d’études. Le profil de Laetitia Avia, candidate dans la 8e circonscription de Paris, incarne cette réussite professionnelle. Avocate de formation, elle a débuté sa carrière dans le cabinet Darrois, où elle conseillait de grands groupes français et internationaux dans leurs opérations de fusions-acquisitions. Aujourd’hui, elle est associée dans le cabinet parisien A.P.E, où elle prend en charge les contentieux financiers et boursiers, tout en enseignant à Sciences-Po et à l’université de Cergy-Pontoise. Outre leur niveau de diplôme élevé, ces candidats multiplient les casquettes. Par exemple, Jean-Baptiste Djebbari, qui se présente dans la 2e circonscription de Haute-Vienne, est à la fois pilote de ligne, entrepreneur et contributeur au quotidien les Echos. S’ils n’ont jamais été élus, certains, comme Alexandre Aïdara, se sont déjà frottés à la politique. L’énarque d’origine sénégalaise, qui candidate dans la 6e circonscription de Seine-Saint-Denis, est passé par l’Ecole centrale, élite des ingénieurs français, avant de prendre sa carte au PS. Son diplôme de l’ENA en poche, il devient administrateur civil à la direction du Budget, puis collabore dans le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche sous Hollande et entre deux ans plus tard au cabinet de Taubira.

 

 

Socio-professionnel : les cadres et intellectuels en quasi-monopole

Si un effort a été fait sur la diversité, on ne peut pas dire que la répartition des catégories socio-professionnelles des candidats LREM reflète bien la société. Les chiffres ne laissent nulle place au doute : les cadres et professions intellectuelles supérieures sont surreprésentés au détriment des employés, des ouvriers et des inactifs. Alors que ces catégories supérieures ne représentent que 9 % de la population (selon le dernier recensement de l’Insee effectué en 2013), 150 candidats investis par La République en marche en sont issus… soit pas moins de 68 % ! Un pourcentage identique à celui de l’Assemblée nationale sortante. Dans cette catégorie, certaines corporations, telles que les avocats (près de 7 %), sont plus représentées. Ainsi, dans la circonscription d’Ille-et-Vilaine, Florian Bachelier, avocat d’affaires spécialisé dans le numérique et les biotechnologies, représente les couleurs du mouvement.

Historiquement, les avocats ont toujours fait partie des professions majoritairement incarnées. Au sein de l’Assemblée nationale sortante, 6 % des députés occupaient cet emploi, contre 3 % dans la population. Parmi ces novices en politique, qui rêvent du Palais Bourbon, le nombre de dirigeants d’entreprises n’est pas non plus négligeable. On en recense au moins 25, à la tête de boîtes de toutes tailles, dans des secteurs divers (nouvelles technologies, presse, agroalimentaire…). C’est près de deux fois plus que sur les bancs de l’Assemblée. C’est le cas d’Isabelle Voyer, cheffe de sa propre entreprise de conseils en environnement et développement durable depuis 2011, qui a rejoint le mouvement pour son premier engagement politique. Autre profil émergent, celui des consultants et conseillers en communication. Ils sont au moins 14 à porter les couleurs du mouvement.

A l’inverse, les employés et professions intermédiaires, qui représentent plus de 30 % de la population, sont incarnés par à peine 10 % des candidats investis. Dernières minorités : on compte seulement 5 agriculteurs et un artisan sur les 219 candidats étudiés, soit respectivement 2 % et 0,4 %. Et aucun ouvrier.

 

 

Privé-public : une répartition équilibrée mais peu d’associatifs

En marche va chercher ses talents d’abord dans le privé. Selon notre évaluation, sur un panel de 219 candidats issus de la société civile, 130 personnes travaillent exclusivement dans le privé, soit 59 % d’entre eux. Les autres se répartissent entre secteur public (36 %) et secteur associatif (moins de 5 %). A y regarder de plus près, certains sont salariés de plusieurs grands groupes tels que le cabinet d’avocats Avoxa, l’entreprise de téléphones mobiles Alcatel-Lucent ou la Caisse d’épargne. Les petites et moyennes entreprises ainsi que les sociétés indépendantes, dont des think tanks, viennent grossir les rangs. C’est d’ailleurs grâce à l’un de ces groupes de réflexion que Marie-Agnès Staricky, candidate dans les Hautes-Pyrénées et responsable de la communication du think tank En temps réel - de sensibilité de gauche -, a rencontré le futur chef d’Etat.

Les 80 candidats LREM du public travaillent en priorité dans l’éducation, la recherche ou la santé. Certains d’entre eux (4 % du total) gardent un pied dans le privé et le public, un peu à l’image de leur ex-candidat, Emmanuel Macron, qui dans sa carrière a multiplié les allers et retours entre public et privé. Inspecteur des finances puis secrétaire général adjoint de la présidence de la République en 2012, il fit un passage en tant que banquier d’affaires chez Rothschild. Mickaël Nogal, candidat dans la 4e circonscription de la Haute-Garonne, incarne parfaitement ce ping-pong public-privé. Ce Toulousain a débuté dans l’agence de communication Havas avant d’être collaborateur parlementaire du député socialiste Christophe Borgel. Aujourd’hui, il est de nouveau dans le privé en tant que consultant indépendant.

Quant aux représentants du monde associatif, ils pèsent moins de 5 %. Alors qu’on compte 1,3 million d’associations actives sur le territoire français, elles demeurent sous-représentées chez les candidats En marche. Seules quelques têtes connues, comme Christophe Itier, directeur général de La Sauvegarde du Nord, une très grosse association (de 1 500 salariés), accompagnant les personnes en difficulté, figurent sur la liste.


 

 

Aurélie Delmas (avec les correspondants de Libé) , Rozenn Morgat , Léa Sabourin ,Amélie James

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Jean-Louis Borloo, le retour à la politique pour Emmanuel Macron

Jean-Louis Borloo, le retour à la politique pour Emmanuel Macron | Campagnes en France | Scoop.it

Jean-Louis Borloo annonce qu'il soutient Emmanuel Macron.

 

 

Jean-Louis Borloo annonce au JDD qu'il soutient Emmanuel Macron et se mettra à son service en cas de victoire. Première étape d'un retour en politique, trois ans après sa retraite pour raisons de santé.

 

Jean-Louis Borloo annonce au JDD qu'il fait le "pari d'Emmanuel Macron". Dès dimanche soir, l'ancien ministre avait appelé à voter pour le candidat d'En Marche : "Emmanuel Macron devra porter le renouveau politique, la modernité, la solidarité et la cohésion dont la France a tant besoin", expliquait-il alors. Durant la campagne, il n'avait pourtant jamais exprimé sa préférence entre l'ancien ministre de l'Economie et François Fillon. Il fait aujourd'hui le "pari de l'audace, de la modernité, du renouvellement, et de l'action positive" en soutenant avec vigueur Emmanuel Macron. Elu maire de Valenciennes en 1989 "sans expérience politique, sans étiquette et venant du privé", l'ancien président de l'UDI voit dans l'aventure Macron la réalisation au niveau national de son rêve de toujours : "Il est possible de fédérer au-delà des postures", veut-il faire comprendre.

Personnalité consensuelle du paysage politique français, Jean-Louis Borloo pourrait apporter son expérience à Emmanuel Macron en cas de victoire le 7 mai. Si c'était le cas, il sortirait d'une retraite annoncée en avril 2014 pour des raisons de santé. Touché par une pneumopathie aiguë doublée d'une septicémie au début de la même année, il avait successivement quitté son poste de député de Nord et de président de l'UDI. Ces derniers mois, il a consacré son temps à sa fondation pour l’accès à l’énergie en Afrique. Détaillant son projet dans une interview au JDD, il se présentait comme "un avocat de l’Afrique", loin de la politique politicienne.

Un passé dans le privé, comme Macron

Avant cela, Jean-Louis Borloo a connu les arcanes du pouvoir, occupant des ministères de 2002 à 2010. Ministre de la Ville (2002-2004) puis du Travail (2004-2007) sous Jacques Chirac, le Nordiste est ensuite devenu ministre de l'Ecologie (2007-2010) après l'élection de Nicolas Sarkozy. "Mes lois – le plan de rénovation urbaine de nos banlieues, la loi sur le surendettement, le logement, le plan de cohésion social, les services à la personne, le Grenelle de l'environnement – ont été adoptées à une écrasante majorité", déclare-t-il au JDD. Le signe selon lui que "les progressistes unis" peuvent "réussir" et un exemple à suivre pour Emmanuel Macron s'il est élu.

 

Dans sa ville de Valenciennes qu'il a dirigée entre 1989 et 2002, Jean-Louis Borloo a réussi à séduire l'opposition. "C’est pas un homme politique, c’est une rock star", souriait son successeur Dominique Riquet dans un article de Libération. En 2010, sa popularité avait ainsi conduit Nicolas Sarkozy à l'envisager comme un possible remplaçant de François Fillon à Matignon. Après plusieurs semaines de luttes internes au sein du gouvernement, le Sarthois était finalement resté dans son fauteuil de Premier ministre. Jean-Louis Borloo avait quitté le gouvernement pour retrouver son poste de député du Nord : "Je préfère retrouver ma liberté de proposition, de parole, au service de mes valeurs", déclarait-il alors.

Avec Emmanuel Macron, il partage un parcours commun, celui de l'engagement politique après une carrière dans le privé. Avocat de formation, l'ancien ministre s'était spécialisé dans la reprise d'entreprises en faillite dans les années 1980. "Je n'ai ni ego, ni conditions, ni prétentions", affirme-t-il aujourd'hui, assurant qu'il n'a rien dit de son soutien à Emmanuel Macron, qui l'apprendra en lisant ses propos. S'il accepte sa main tendue et que le 7 mai, la victoire est au bout, le retour en politique de Jean-Louis Borloo sera en tout cas éphémère, "deux ou trois ans" seulement, "pour donner un coup de main".

 

 

 

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Emmanuel Macron offers the patriotic antidote to nationalism

Emmanuel Macron offers the patriotic antidote to nationalism | Campagnes en France | Scoop.it
Populism prospers because many of the grievances it has tapped into are real
 

Discard the familiar labels. Emmanuel Macron has broken the mould of French politics. The En Marche! leader says his second-round presidential contest with the National Front’s Marine Le Pen presents instead a choice between patriotism and nationalism. He is right. This insight should resonate well beyond France. The dividing line that now matters in rich democracies lies between patriots and nationalists.
 

Populist insurgents across Europe have obscured the distinction. Citizens, they pretend, must choose between fealty to the nation and a wrecking globalism. The flag waving has destabilised mainstream parties of right and left. Some on the right have sought to ride the nationalist tiger. Hence British prime minister Theresa May’s unfortunate assertion that citizens of the world are citizens of nowhere. On the left, the common mistake has been to disavow any display of allegiance as xenophobia. Mr Macron, the insider-outsider of European politics, has met the populists head on. Defying Mrs May’s binary choice, he proclaims himself an internationalist and a proud citizen of France. We have been here before. Surveying the forces that plunged Europe into war during the 1930s, the writer George Orwell saw the same blurring of lines. Patriotism, he wrote, is a positive emotion celebrating national institutions, traditions and values. It is open and optimistic. Nationalism is an altogether darker force, rooted at once in superiority and paranoia. Patriots have no quarrel with the choices made by others. Nationalists look for enemies, framing international relations as a zero-sum game. The thoughts of the nationalist, Orwell observed, “always turn on victories, defeats, triumphs and humiliations”. He might have been talking about today’s Europe. Nationalists across the continent have destabilised the postwar liberal order by peddling the politics of exclusion and vilification. Petty tyrants such as Hungary’s Viktor Orban exult in their illiberalism. Poland is in the grip of a nationalist party that openly repudiates the values of the EU — though it of course insists on holding on to its access to generous Brussels funding. Beppe Grillo’s anti-European Five Star Movement in Italy threatens to overturn the ancien regime in collaboration with the far-right Northern League. Ms Le Pen is as true as any to Orwell’s characterisation. Her brand of nationalism is pinched and tribal. Leading a party long soaked in anti-Semitism she has added Islam, Europe and globalisation to the roll of enemies. France, in this mindset, is a civilisation under siege. The appeal is to the angry and dispossessed. The supposed remedies — state control, vilification of immigrants, and protectionism — is the familiar snake oil of demagogues. Populism has had purchase because many of the grievances it has tapped are real. Unemployment is unacceptably high, median incomes have stagnated, welfare systems are under pressure and well-heeled bankers who laid low the world economy continue to fill their boots with cash. There should be no surprise that angry voters are receptive to angry slogans. But the populists have profited also from the complacency and timidity of the old elites. Some, like Mrs May, have tacked to the right. Others have stared at their feet. Parties of the centre-left have stood by idly as their traditional supporters have deserted them in droves. There are many reasons why the UK voted last year to leave the EU, but the failure over many years of British politicians of any persuasion ever to state the compelling case for close co-operation with the rest of the European continent laid the ground for Brexit. The “hard” Brexit and toughening of immigration controls now proposed by Mrs May speak to a fear of open, internationalist politics. Better, in the prime minister’s mind, to risk serious damage to Britain’s security and prosperity than to stand on the wrong side of the populists of the United Kingdom Independence party. Mr Macron is the first serious leader to make the patriotic case — to argue that the interests of France and the security, economic and physical, of its citizens rest on recovering a strong voice on the global stage. He is unapologetic in identifying the French economic interest with that of Europe, and of explaining that some of the biggest challenges facing the nation — terrorism and climate change among them — demand international collaboration rather than French retreat. It will seem odd to some that a leader should attract praise for laying out the simple facts of interdependence but that in itself is a measure of how far politics has fallen in the face of the populists. None of this is to say Mr Macron will ultimately be successful in his endeavour. If, as the polls indicate, he secures a comfortable victory over Ms Le Pen in the second-round runoff on May 7, he faces parliamentary elections in June. En Marche! is a movement rather than a party and will struggle to win large numbers of seats in the assembly. Nor is the would-be president’s prescription of domestic reform and international engagement assured of public support: nearly half of the voters in the first round of the presidential poll back candidates of the extreme right and left. That said, Mr Macron has illuminated the only path available to supporters of liberal, open societies. Nationalism, as Europe should have learnt, is always destructive. Patriotism is the antidote. philip.stephens@ft.com
 
 
 
 
 

 

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TRIBUNE. "Sur l’écologie, tout oppose Emmanuel Macron à Marine Le Pen"

TRIBUNE. "Sur l’écologie, tout oppose Emmanuel Macron à Marine Le Pen" | Campagnes en France | Scoop.it

Dans une tribune publiée sur le JDD, Daniel Cohn-Bendit, François de Rugy, Corinne Lepage, Barbara Pompili et Matthieu Orphelin, entre autres, défendent le programme écolo d'Emmanuel Macron, face à Marine Le Pen.

 

"Non, l'écologie n’est pas absente du second tour de la présidentielle! Un candidat, Emmanuel Macron, en fait le cœur de son programme de transformation économique et sociale. Son adversaire, Marine Le Pen, tente de promouvoir une sinistre "écologie patriotique" tout en multipliant impasses et choix dangereux pour notre présent et notre futur. Il y a d’abord les évidences. Macron veut doubler la part des renouvelables en 5 ans, quand Le Pen promet un moratoire sur l’éolien. Macron veut plus d’Europe -car c’est aussi la bonne échelle pour plus d’écologie-, quand Le Pen veut en sortir. Macron veut faire de notre pays le leader de l’agriculture écologique, quand Le Pen se contente de prôner "la préférence nationale", ignorant les risques des pesticides pour la nature et la santé.

Macron s’engage à ramener la part du nucléaire à 50% en 2025

Macron s’engage à ramener la part du nucléaire à 50% en 2025, quand Le Pen veut la maintenir à 75% et refuse de fermer Fessenheim. Macron est conscient de l’urgence climatique, de ses conséquences humanitaires (250 millions de "réfugiés climatiques" d’ici 2050) et de notre obligation d’être à la hauteur, tandis que Le Pen flirte avec le négationnisme climatique, n’a pas voté pour la ratification de l’accord de Paris au Parlement européen, et déclare parfois n’être "pas sûre que l'activité humaine soit l'origine principale" du changement climatique.

Sur la santé environnementale, Macron trace la voie d’une sortie du diesel avec des mesures concrètes

Mais l’analyse détaillée des programmes révèle que, sur l’écologie, la fracture entre les candidats d'En Marche! et du Front National est encore plus profonde. D’un côté, l’ambition d’améliorer vraiment la vie des Français-es et de l’autre le choix d’un sur-place dangereux pour notre planète, notre économie et notre santé. Prenons quelques exemples. Sur la lutte contre la précarité énergétique qui touche 11 millions de citoyen-es, Macron propose une nouvelle prime dès la réalisation des travaux, un audit énergétique gratuit, la fin de la location des logements les plus énergivores, 4 milliards d’euros pour aider les propriétaires les moins aisés à faire les travaux ; Marine Le Pen se contente quant à elle de citer l’isolation des logements comme une priorité, sans préciser comment elle compte s’y prendre.

 
 

Sur la santé environnementale, Macron trace la voie d’une sortie du diesel avec des mesures concrètes (nouvelle prime de 1000 euros pour changer de véhicule, alignement fiscalité gazole sur celle de l’essence etc…) que Le Pen refuse en bloc, niant ainsi les 50.000 décès prématurés dus chaque année à la pollution atmosphérique et le fait que 40 millions de Français respirent un air pollué. Sur l’agriculture et l’alimentation, Macron développe un ensemble de mesures tant attendues (5 Milliards d’investissement pour des projets en faveur de l’environnement et du bien-être animal, sortie des pesticides, Etats généraux de l’Alimentation, 50% bio, autres labels de qualité ou local dans toute la restauration collective…) quand Le Pen préfère un protectionnisme dangereux pour nos agriculteurs et nos territoires, instrumentalise la souffrance animale au nom de son combat contre l'islam plutôt que de lutter contre les pratiques de l'élevage intensif, sans même parler du refus des députés FN de mettre fin aux pesticides néonicotinoïdes tueurs d’abeilles.

Chaque voix qui manquera le 7 mai 2017 à Macron contre Le Pen sera une voix qui manquera à l’écologie

Economie circulaire, santé-environnement, biodiversité, basculement vers la fiscalité écologique, plan d’investissements… Sur bien d’autres thèmes, l’analyse comparée est implacable tant, sur l’écologie, tout oppose Emmanuel Macron à Marine Le Pen!

Nous entendons et respectons celles et ceux qui voudraient qu’Emmanuel Macron s’engage encore plus pour l’environnement. Mais que toutes celles et tous ceux qui prétendent défendre l’écologie, en aient bien conscience : chaque voix qui manquera le 7 mai 2017 à Macron contre Le Pen sera une voix qui manquera à l’écologie, au futur, à la solidarité. Chaque abstention sera une forfaiture devant de tels enjeux, un manque cruel de responsabilité envers les générations futures et une partie du Monde déjà aux prises avec les changements climatiques."

Liste des signataires

  • Matthieu Orphelin, ex-porte-parole de Nicolas Hulot
  • Daniel Cohn-Bendit, ex-député européen
  • Corinne Lepage, présidente de son mouvement, Le Rassemblement citoyen-Cap21
  • François de Rugy, président du Parti écologiste
  • Barbara Pompili, secrétaire d'Etat chargée de la biodiversité
  • Arnaud Leroy, député de la 5e circonscription des Français de l'étranger
  • Jean-Paul Besset, ex-député européen
  • Sébastien Mabile, avocat, chargé des questions Environnement à En Marche!
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Présidentielle : pourquoi les premières estimations risquent d’arriver plus tard que d’habitude

Présidentielle : pourquoi les premières estimations risquent d’arriver plus tard que d’habitude | Campagnes en France | Scoop.it

Il n’est pas certain que « Le Monde », comme ses partenaires, soit en mesure de fournir dès 20 heures l’ordre d’arrivée et les noms des deux qualifiés pour le second tour.

 

Opération à hauts risques, dimanche 23 avril, pour fournir dès 20 heures les premières estimations du premier tour de l’élection présidentielle et afficher les visages des deux qualifiés pour le second tour.

D’abord parce que, comme le laissent apparaître tous les sondages depuis une quinzaine de jours, les écarts se sont resserrés entre les quatre principaux prétendants à l’Elysée. Du fait, ensuite, du report à 19 heures de l’heure de clôture des bureaux de vote qui, habituellement, fermaient à 18 heures. Pas de changement, en revanche, pour les grandes agglomérations où ils fermeront à 20 heures.

 

Pour les instituts qui procèdent à des estimations – et non à des sondages « jour de vote », anciennement « sortie des urnes », permettant de travailler par la suite sur les choix par catégorie d’électeurs –, c’est une véritable course contre la montre qui commencera alors.

Pour la soirée électorale, Ipsos fournira ses estimations à France Télévisions, Radio France, Le Monde et les chaînes parlementaires, tandis que Kantar Sofres est associé à TF1, RTL, Le Figaro, Le Point. Les deux instituts ont mis en place des dispositifs à peu près similaires.

Quand d’habitude ils déployaient des enquêteurs dans 250 bureaux de vote, ils seront présents dimanche dans 500 bureaux, certains fermant à 19 heures et d’autres à 20 heures.

« Après la fermeture des bureaux, nos correspondants appellent la plate-forme centrale dès que sont connus les résultats des 200 premiers bulletins, explique Brice Teinturier, directeur général délégué d’Ipsos. Ces résultats passent alors dans une chaîne informatique qui travaille sur des modèles perfectionnés permettant d’aboutir à une première estimation qui sera consolidée au cours de la soirée avec les 200 bulletins suivants jusqu’à dépouillement complet. »

 

« Si c’est serré, nous éviterons de donner une estimation »

Chacun des deux instituts mobilise près de 600 personnes le jour du scrutin. « C’est une organisation quasi militaire, souligne Edouard Lecerf, directeur politique et opinion de Kantar Sofres. Le temps est une contrainte parce que 500 bureaux avec une information partielle, c’est moins précis que 250 bureaux avec une information complète. Or nous n’avons plus qu’une heure. Là où on voyait les choses s’agréger autour de 18 h 50, ce sera une heure plus tard. »

Les premières remontées de bulletins dépouillés sont attendues vers 19 h 35. Les instituts disposeront alors d’une vingtaine de minutes pour « fabriquer » les estimations censées être publiées à 20 heures. « C’est une prouesse technologique encore plus forte cette année », insiste M. Teinturier.

Mais l’angoisse du sondeur ne s’arrête pas là. La perspective d’un résultat très serré entre les principaux prétendants laisse planer un doute quant à la possibilité de donner les deux qualifiés pour le second tour dès 20 heures.

« Nous ne prendrons pas de risque inconsidéré, prévient le directeur général d’Ipsos. Si nous sommes dans l’incapacité de départager le deuxième et le troisième, nous le dirons. Il faudra attendre que les estimations soient affinées avec le dépouillement d’une nouvelle vague de bulletins. »

 

Le précédent Chirac-Balladur de 1995

Même précaution chez Kantar Sofres. « Si les choses sont extrêmement serrées et ne nous permettent pas d’avoir une certitude sur les qualifiés, en accord avec nos partenaires, nous éviterons de donner une estimation », assure M. Lecerf.

A quel moment peut-on considérer que l’écart est suffisamment établi pour annoncer le duo de tête ? « Compte tenu de notre expérience, à 0,5 point on peut donner une estimation », ajoute le sondeur.

C’est pourquoi il n’est pas certain que Le Monde, comme ses partenaires, soit en mesure de fournir dès 20 heures l’ordre d’arrivée et les noms des deux qualifiés pour le second tour.

Le Monde s’en tiendra également à des règles de prudence tant que le résultat ne sera pas acquis. Une situation qui n’est pas totalement inédite pour un soir de premier tour d’élection présidentielle. En 1995, pendant quelques minutes, compte tenu d’une légère incertitude, vite levée, entre Jacques Chirac et Edouard Balladur, les deux visages étaient apparus sur les écrans de TF1 au côté de celui de Lionel Jospin. Cette année, l’attente pourrait être plus longue.

 

Patrick Roger
Journaliste au Monde

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Où est-ce que les candidats passeront leur soirée électorale?

Où est-ce que les candidats passeront leur soirée électorale? | Campagnes en France | Scoop.it

Le premier tour de l'élection présidentielle approche et certains candidats ont déjà tout organisé pour le soir du premier tour, le 23 avril prochain... 

Alors que tous les candidats suivront les résultats depuis Paris, Marine Le Pen a voulu se démarquer. Elle l'avait déjà annoncé au début du mois, elle organisera sa soirée électorale, à Henin-Beaumont. Elle passera d'abord la matinée dans cette commune du Pas-de-Calais, pour y voter, puis elle y suivra les résultats dans la salle François Mitterrand. 

 

François Fillon voit les choses en grand (tant que ce n'est pas lui qui paye, il en profite)

Le candidat Les Républicains sera lui au Palais des Congrès de Paris de la Porte Maillot indique RTL. François Fillon avait déjà prononcé un discours dans cette salle à deux jours du premier tour de la primaire de la droite et du centre, le 18 novembre dernier. Cet événement avait été un franc succès avec plus de 7.000 personnes présentes et réparties dans plusieurs salles du Palais.

 

 

 

Emmanuel Macron réunira lui aussi ses proches dans une grande salle. Les équipes d'En Marche! suivront les résultats depuis la Porte de Versailles à Paris, où le candidat s'exprimera ensuite depuis le hall 5, comme le précise le JDD.
 
 
 

Hamon et Mélenchon dans le 10e arrondissement

Le candidat du Parti socialiste sera quant-à lui à la Rotonde, au niveau de la place Stalingrad, qui se situe entre le 10e et le 19e arrondissement de la capitale. C'est sur cette place que Jean-Mélenchon avait organisé le 5 juin dernier un grand meeting pour lancer la campagne de La France insoumise. 

De son côté, Jean-Luc Mélenchon devrait organiser une soirée dans la salle du Belushi's, rue de Dunkerque, également dans le 10e arrondissement, selon les premières informations données par son équipe à BFMTV

 

Nathalie Arthaud à l'Espace Charenton 

La candidate Lutte ouvrière Nathalie Arthaud réunira ses équipes et ses militants à l'Espace Charenton, dans le 12e arrondissement. En 2012, elle y avait déjà organisé sa soirée électorale après avoir voté à Vaulx-en-Vexin, en banlieue lyonnaise.

 

Ceux qui restent au QG

Pour Nicolas Dupond-Aignan, la soirée sera simplement organisé à son QG de campagne, situé rue de l'Université, dans le 7e arrondissement parisien, juste en face de l'Assemblée nationale. Même chose pour Jean Lassalle, qui n'a pas loué de grande salle parisienne. Son équipe de communication a indiqué à BFMTV qu'il se rendra d'abord dans sa ville des Pyrénées-Atlantiques, Lourdios-Ichère, avant de rentrer à Paris pour y suivre les résultats depuis son QG. 

 

Les équipes de Jacques Cheminade ont indiqué à BFMTV que la soirée du 23 avril était en cours d'organisation. Les informations devraient être dévoilées la semaine prochaine. Les équipes de Philippe Poutou et François Asselineau n'ont pas encore répondu à nos sollicitations. 

 

M.P

 

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Présidentielle : la campagne de François Fillon en 7 bobards

Présidentielle : la campagne de François Fillon en 7 bobards | Campagnes en France | Scoop.it
Dans une campagne électorale envahie par ses tracas judiciaires, François Fillon a fait de l’inexactitude une spécialité. Qu’elle soit maladroite ou volontaire…
 

En 2006, François Fillon publiait un ouvrage intitulé La France peut supporter la vérité. Onze ans plus tard, aurait-il changé d’avis ? Depuis les premières révélations du Canard enchaîné fin janvier concernant l’emploi fictif présumé de sa femme, l’ancien Premier ministre s’est empêtré dans une invraisemblable série de bobards. En voici une liste non exhaustive, et sans doute à compléter !

 

Les dates d’emploi de Penelope Fillon

Lorsque le Canard enchaîné révèle que l’épouse de François Fillon a discrètement bénéficié pendant des années de rémunérations d’assistante parlementaire, le candidat de la droite réplique sur TF1. Il admet qu’il rémunère madame « depuis 1997 ». Manque de pot, le Canard révèle une semaine plus tard que Penelope est payée depuis 1988. Fillon reprend ensuit la date de 1986, justifiant ses erreurs initiales par « le trouble » causé par les révélations. Sauf que le couperet médiatique tombe une nouvelle fois : Mediapart rapporte que Penelope Fillon a été payée pour des travaux parlementaires dès 1982… Soit 15 ans plus tôt que la date initiale avouée par son mari.

 

Le rôle de Penny dans sa vie politique

Pour justifier le salaire de sa femme, François Fillon a juré main sur le cœur que celle-ci travaillait pour lui « depuis toujours » : organisation de l’agenda, correction de discours, déplacements auprès d’associations ou dans des manifestations, travail de terrain en circonscription… Sauf que cette version entre en contradiction avec les déclarations de l'intéressée tout au long de ces années, notamment dans une interview donnée en mai 2007 au Sunday Telegraph, dans laquelle elle affirme n’avoir jamais travaillé pour son mari. François et Penelope auraient peut-être dû accorder leurs violons.

 

L’emploi des enfants

 

Même quand il dit vouloir être transparent, François Fillon ne peut manifestement pas s’empêcher de travestir la vérité… Ainsi au JT de TF1 le 26 janvier, l’ancien chef du gouvernement confesse avoir « employé pour des missions précises, deux de [ses] enfants, qui étaient avocats, en raison de leurs compétences » et ce, lorsqu’il était sénateur de 2005 à 2007. Là encore, la vérité est tout autre : Marie et Charles Fillon étaient encore étudiants à cette époque ! Ils n'ont obtenu leur barreau que plus tard.

 

 

La promesse de retrait en cas de mise en examen

 

Toujours lors de ce fameux journal télévisé du 26 janvier, François Fillon s’engage : « Il n’y a qu’une seule chance qui m’empêcherait d’être candidat, c’est si mon honneur était atteint, si j’étais mis en examen ». Le 1er mars, c'est chose faite : le candidat de la droite convoque la presse pour lui annoncer qu’il va être convoqué par les juges en vue d’une mise en examen. Mais il trahit alors son engagement tout frais, en indiquant : « Je ne cèderai pas. Je ne me rendrai pas. Je ne me retirerai pas. J’irai jusqu’au bout parce qu’au-delà de ma personne, c’est la démocratie qui est défiée ». Et tant pis pour ceux qui auront cru à sa promesse un mois plus tôt.

 

Le nombre de comptes en banque

 

Le 29 janvier à La Villette, François Fillon donne un premier meeting d’envergure après les révélations concernant sa petite famille. Dans une mise en scène tire-larmes, le notable sarthois joue à Monsieur-tout-le-monde : « Nous n’avons rien à cacher. Notre seul compte en banque est au Crédit agricole de Sablé-sur-Sarthe. » Comme le souligne immédiatement la presse, ceci ne peut être qu’une erreur : le règlement de l’Assemblée nationale exige en effet expressément que chaque député détienne au moins… deux comptes en banque. Plus tard, le Canard enchaîné montrera d'ailleurs que ce n’est pas un, ni deux mais… quinze comptes que le couple détient au Crédit agricole ! L’équipe de campagne rectifiera : son candidat voulait dire « une seule banque »…

Le suicide de madame Fillon annoncé dans la presse

 

Sous le feu des critiques, François Fillon est invité au JT de France 2 le 5 mars, et tente encore de s’en sortir en faisant vibrer la corde émotionnelle, s’indignant du battage causé par ses affres judiciaires, qui rejaillit sur sa famille. Exemple : « On a annoncé le suicide de ma femme mercredi matin sur les chaines de télévision ! ». Vérification faite, aucun média ne s’est bien évidemment rendu coupable d'une telle désinformation. François Fillon admettra finalement avoir parlé trop vite : ce sont ses enfants qui ont vu circuler la « fake news » sur les réseaux sociaux et l’ont appelé. Offrant un bobard de plus à papa.

 

Le cabinet noir de François Hollande

 

Incapable de se dépêtrer de la nasse des affaires, François Fillon tente d’allumer un contrefeu le 23 mars dans L’Emission politique sur France 2. Avec une bonne vieille théorie du complot : un « cabinet noir » monté autour de François Hollande serait à l’origine des fuites dans la presse, et mettrait le candidat de la droite sur écoute. Sa source ? L’ouvrage Bienvenue Place Beauvau, écrit par des journalistes du Canard enchaîné… Lesquels démentent instantanément les dires de l’ex-Premier ministre : « Il n’est pas possible d’apporter la preuve formelle de l’existence d’un cabinet noir, comme il n’est pas possible de démontrer le contraire », répond Didier Hassoux, un des auteurs. Ce qui n'a pas empêché François Fillon de réitérer depuis ses accusations, allant jusqu'à affirmer qu'il en détient toutes les preuves. Il les fournira… plus tard.

 

 

Bonus : ce qu’il n’a pas dit

Sur d'autres affaires, François Fillon se tait peu ou prou : ainsi, pas de déclarations sur sa société 2F Conseil et les possibles conflits d’intérêts (notamment avec Axa), des réponses lapidaires sur les costumes de luxe ou la montre qu’on lui a offerts, aucun commentaire sur le prêt de 50.000 euros qu’il aurait reçu de son ami Marc Ladreit de Lacharrière… D'ailleurs, le candidat LR a annoncé lors du débat des 11 candidats qu'il ne répondrait même plus à aucune question sur le « PenelopeGate ». Il a sans doute fini par penser que la meilleure façon de ne pas être pris la main dans le pot de bobards, c’est peut-être encore de ne rien dire. Et pourquoi ne pas titrer son prochain ouvrage : La France peut supporter le silence ?

 

 

 Par Hadrien Mathoux

 

 
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Présidentielle : les onze affiches officielles notées par des spécialistes dans le JDD.fr

Présidentielle : les onze affiches officielles notées par des spécialistes dans le JDD.fr | Campagnes en France | Scoop.it

Décryptage des affiches de la campagne officielle de cette présidentielle avec trois spécialistes, chacun dans son domaine.

A 13 jours du premier tour de l'élection présidentielle, la campagne officielle a commencé. Lundi, les panneaux électoraux ont vu apparaître dans tout le pays les affiches des onze candidats. Chacune d'entre elles est censée porter des valeurs et un message. Nous les avons fait analyser et évaluer par trois spécialistes, chacun lié à une discipline. Ainsi, l'historien Christian Delporte, spécialiste de la communication politique, manie les références et inscrit ou non ces affiches dans la continuité de la Ve République. Le publicitaire François Belley*, fondateur de l'agence No Feelings et spécialiste du marketing politique, recherchera plutôt l'originalité et la cohérence entre le message véhiculé et le "produit" en question. Enfin, la sémiologue Elodie Mielczarek, spécialiste en langage verbal et non-verbal, est pour sa part attachée à la "congruence" des messages explicites et implicites.

Voici le bulletin de notes des candidats, du moins bon au meilleur d'entre eux.

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En Marche investit des célébrités aux législatives 

En Marche investit des célébrités aux législatives  | Campagnes en France | Scoop.it

Le mathématicien Cédric Villani fait partie des candidats investis par En Marche pour les législatives.

 

Jeudi, En Marche, le mouvement d'Emmanuel Macron, présentait les 14 premiers candidats investis aux législatives. Parmi ceux-ci, quelques noms sont plus connus que d'autres.

Invité de L'Emission politique jeudi soir, Emmanuel Macron a ainsi annoncé que son équipe pour les législatives compterait Jean-Michel Fauvergue, l'ex-patron du Raid. Il avait notamment mené l'assaut des policiers d'élite à Saint-Denis, en novembre 2015, à la suite des attentats de Paris. Jean-Michel Fauvergue sera candidat en Seine-et-Marne. 

 

Voir aussi : VIDEO. Emmanuel Macron - Benoît Hamon : qui sont leurs soutiens?

 

Un mathématicien, un juge d'instruction

Le mathématicien Cédric Villani, qui a reçu la médaille Fields en 2010, sera lui aussi candidat sous la bannière du mouvement de l'ex-ministre de l'Economie. Il est à la tête de l’Institut Henri-Poincaré, une école-laboratoire de recherche dédiée aux mathématiques et à la physique théorique.

 

Lire aussi : Cédric Villani : "Le big data va booster la recherche contre le cancer"

 

Eric Halphen fera aussi partie des candidats En Marche aux législatives. Juge d'instruction, il s'était illustré dans l'affaire des HLM de la Ville de Paris. C'est aussi lui qui a co-fondé l'association Anticor, en 2002, pour promouvoir l'éthique en politique et lutter contre la corruption et la fraude fiscale.

 

Rédaction - leJDD.fr

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Les trolls sur Internet, nouveaux « colleurs d’affiches » du Front national

Les trolls sur Internet, nouveaux « colleurs d’affiches » du Front national | Campagnes en France | Scoop.it

La figure de Pepe the Frog sert de figure de ralliement à toute une nouvelle génération de sympathisants frontistes, souverainistes, ou encore maurrassiens.

 

Anonymat, images de grenouilles et humour « limite » : une jeune génération d’internautes s’est approprié les codes de l’extrême droite américaine.

 

« C’est une guerre culturelle. Nous nous sommes imposés comme la nouvelle contre-culture », fanfaronne Chepamec, étudiant de Sciences Po à l’origine de plusieurs salons de conversation en ligne très prisés des jeunes marinistes. Il fait partie de la nouvelle génération de sympathisants du Front national, des militants souvent hors les murs, guère encartés, mais très actifs. Certains sont baptisés Pepe Le Pen, Général Pepenochet ou encore Kim-Jong-Unique. Comme lui, la plupart refusent de donner leur véritable identité, préférant des pseudonymes décalés et provocateurs.

Ce sont les nouveaux colleurs d’affiches du FN, des internautes qui n’ont jamais connu l’odeur des autoroutes et de la colle mais manient à la perfection l’usage des mèmes, ces images faites pour être partagées sur Internet, et l’humour corrosif qu’ils qualifient eux-mêmes de « politiquement incorrect ». Ils ont pour terrain de jeu les forums anglophones comme 4chan et Reddit, leurs équivalents français comme la section Blabla 18-25 [pour les 18-25 ans] du site Jeuxvideo.com, ou encore les réseaux sociaux comme Twitter, où ils engagent le débat, souvent caustique, avec leurs cibles politiques. Leurs signes distinctifs ? Une casquette « Make France great again », un « 1825 » accolé à leur pseudonyme, et surtout, un dessin de grenouille verte en image de profil.

« Peut-on accuser une grenouille de nazisme ? »

A l’automne 2016, au moment de l’élection de Donald Trump, la figure cartoonesque de Pepe the Frog, batracien au regard subtilement méprisant, est devenue le nouveau porte-étendard de cette jeune génération éprise de provocation et ivre de victoire. « C’est un mème facile à modifier, qui représente le courant de la droite patriote, et de plus, une mythologie s’est greffée dessus », explique Keksafe_Frog, un Niçois de 19 ans sans emploi, en référence aux explications humoristico-ésotériques qu’en ont fait les utilisateurs de 4chan.

L’un des objectifs est de rendre leurs positions politiques illisibles de leurs adversaires, contrant toute accusation d’extrémisme. La provocation inhérente à cette imagerie est assumée. « Pepe personnifie surtout un certain état d’esprit, détaille Chepamec. Plutôt que de désespérer ou de s’énerver au sujet de l’actualité comme on peut avoir tendance à le faire, on reprend confiance et on se moque des gauchistes », éternelle cible désignée.

A travers ce personnage saugrenu de grenouille, cette génération cherche à mettre en échec les discours ramenant l’extrême droite aux épisodes nazis et fascistes. « Il y a une volonté de contrer toute attaque. Peut-on accuser une grenouille de nazisme ? Cela brouille toute cartographie, le message est dilué. Mais ceux qui la portent savent pourquoi ils le font », explique David Doucet, coauteur avec Dominique Albertini de La Fachosphère. Comment l’extrême droite remporte la bataille du Net (Flammarion, 2016).

Lire aussi (en abonnés) :   Voyage au cœur de la « Fachosphère »

Combien sont-ils en tout ? Difficile d’avancer un chiffre. « Ils sont environ 53 500 à être pro-Marine Le Pen sur Twitter, sur la base d’un mois de tweets sur la présidentielle et en enlevant ceux qui ont moins de trois interactions », avance Nicolas Vanderbiest, assistant et doctorant à l’université catholique de Louvain (Belgique) et auteur du blog Reputatio Lab, qui cartographie les grandes querelles sur Twitter. Combien sont spécifiquement de cette génération Pepe the Frog ? Une frange forcément plus limitée, mais pseudonymat oblige, bien difficile à quantifier.

Ce qu’ils représentent, en revanche, est identifiable : c’est le basculement d’une partie de la jeunesse vers un néoconservatisme décomplexé, qui se veut cool et dionysiaque. « Le populisme est le nouveau punk », comme l’arbore fièrement sur Twitter Paul Joseph Watson, journaliste du site conspirationniste, russophile et islamophobe InfoWars, et figure influente de la « trollosphère ».


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/pixels/article/2017/03/31/les-trolls-sur-internet-nouveaux-colleurs-d-affiches-du-front-national_5103959_4408996.html#G2OmZwtCZGjb8pLE.99

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Législative partielle en Haute-Garonne: duel Aviragnet (PS) - Montsarrat (LREM) au 2nd tour

Législative partielle en Haute-Garonne: duel Aviragnet (PS) - Montsarrat (LREM) au 2nd tour | Campagnes en France | Scoop.it

Joël Aviragnet et Michel Montsarrat se retrouveront au 2nd tour./

 

Plus de 85 000 électeurs étaient appelés à voter ce dimanche dans la huitième circonscription de Haute-Garonne, suite à l'invalidation de l'élection de Joël Aviragnet (PS) par le conseil constitutionnel, en décembre.

 

La campagne électorale avait drainé bon nombre de ténors de niveau national. Les meetings de Jean-Luc Mélenchon, pour Philippe Gimenez, et du tandem Carole Delga-Georges Méric, en soutien de Joël Aviragnet, avaient attiré plus d'un millier de personnes.

Pour autant, la participation a été faible, à peine de plus de 35% de votants, contre 52,76% en juin dernier. 

Le député sortant socialiste, maire d'Encausse-les-Thermes, est largement en tête de ce premier tour avec 38,74 % devant Michel Montsarrat (La République en Marche) avec 20,31 %. Ils seront tous deux au second tour.

Philippe Gimenez (La France Insoumise), 13,02%,

Marie-Christine Parolin (Front national), 11,73%, sont éliminés.

Pour le nouveau candidat Les Républicains, Philippe Maurin, l'échec est cuisant puisqu'il n'obtient pour l'instant que 4,94 % des voix, quatre points de moins que Jean-Luc Rivière, le précédent candidat de la droite.

Suivent Marie-Cécile Seigle-Vatte (EELV) avec 3,16 %;

Corinne Marquerie (PCF) avec 2,63 %;

Sébastien Broucke (DLF) avec 2,54 %;

Hervé Minec (UPR) avec 1,07 %;

Guy Jovelin (PF) avec 0,97%;

Martine Guiraud (LO) avec 0,88%

et Francis Meynier (AEPPP) avec 0,01%.

 

Ce sera donc le même duel que l'an dernier. Avec un résultat inverse, puisque Michel Montsarrat avait 6788 voix d'avance et affichait 33,4%, contre 17,78% à Joël Aviragnet. Contre toute attente, il s'était finalement incliné de 91 voix.

 

Joël Aviragnet semble donc nettement favori pour se succéder à lui-même. 

 

JEAN FRANÇOIS LARDY-GAILLOT
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En Haute-Garonne, Borgel fait déjà les cartons

En Haute-Garonne, Borgel fait déjà les cartons | Campagnes en France | Scoop.it

C'est, si l'on peut dire, l'avantage de la fonction… Secrétaire national aux élections et aux fédérations depuis 2007, numéro 3 du PS à Solférino, Christophe Borgel, 30 ans de militantisme au compteur, savait par avance comment se finirait l'histoire, la sienne et celle de son parti. Ce lundi matin, alors que dans sa permanence de l'avenue de l'URSS à Toulouse, les armoires vomissent cinq ans d'archives dans des sacs-poubelles prêts à être évacués à la déchetterie, que Cathy, sa collaboratrice, sanglote entre deux coups de fils, les yeux rougis depuis la veille, Borgel constate qu'en même temps que le mouvement d'Emmanuel Macron, la logique politique, en définitive, a triomphé.

 

Triste soirée

Depuis des mois, le député sortant de la 9e circonscription de Haute-Garonne, regarde les voyants passer au rouge, les uns après les autres. «Malgré tout, j'ai donné le maximum. Avec les deux cents bénévoles qui m'ont accompagné pendant la campagne, nous avons fait tout ce que nous pouvions». Jean-Louis Llorca, le conseiller départemental qui est venu retrousser ses manches dans sa permanence confirme. La circonscription a été passée au peigne fin. En vain…

Sur une table, une boîte de pizza même pas ouverte, un assortiment de pâtisseries orientales à peine goûtées et un paquet de chips entamé racontent la tristesse de la soirée électorale qui s'est déroulée la veille. «On a quand même rigolé», corrige le futur ex-député qui se souvient comment son directeur de campagne a hurlé au téléphone, croyant répondre au correspondant anonyme qui harcèle Christophe Borgel depuis plusieurs semaines. «En fait, c'était ce pauvre Louis Lareng qui m'appelait pour me témoigner son soutien…». Il y a eu aussi les SMS des amis d'infortune au candidat «chanceux» : «Pendant toute la soirée, la plupart des médias nationaux m'ont donné qualifié pour le second tour, confondant le canton de Portet et la circonscription. Ma défaite est passée inaperçue…».

Dans le cas contraire, en eut-il souffert ? «Il y a 577 députés en France et j'ai été de ceux-là, je n'ai pas à me plaindre, moi qui milite pour le renouvellement. J'ai connu pire épreuve politique», ajoute Christophe Borgel. «Quand on m'a appelé une nuit pour m'apprendre l'arrestation de DSK à New York, là, ça a vraiment été violent», soupire encore l'ex-strauss-kahnien.

Pour le parlementaire sortant qui s'apprête à rejoindre la région parisienne mais conserve son appartement à Toulouse – «une ville à laquelle je suis profondément attaché», dit-il –, «le plus douloureux sera de licencier ma collaboratrice à l'Assemblée et ce sentiment de laisser tomber des gens ici, même si je n'y suis pour rien».

 

Démarrer une nouvelle vie

Il faudra aussi trouver un emploi. «Je vais encore percevoir mes indemnités parlementaires pendant six mois», rappelle Christophe Borgel. «C'est le délai dont je dispose pour me retourner et démarrer une nouvelle vie». Il annonce à cette occasion qu'il abandonnera ses responsabilités nationales au PS au prochain congrès, et confirme qu'il n'a pas l'intention de briguer de nouveaux mandats à Toulouse ou dans l'agglomération. La fin d'une carrière politique ? «Il ne faut jamais dire jamais…».

 

Lionel Laparade
Jacques Le Bris's insight:

Exemple type de l'Apparatchik, qui plus est parachuté,  il s'était payé le luxe  avec 10 autres compères de voter en mars 2016 une Loi scélérate défavorisant les "petits" candidats à l'élection présidentielle par rapport à ceux des "Grands" partis.

Sur ces 11 complotistes, une seule a échappé pour l'instant au grand nettoyage de printemps en Circo7104.

http://jacques-le-bris.over-blog.com/2017/06/que-sont-il-devenu-apres-le-tsunami-du-11-juin-2017.html

 

 

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Législatives: "points chauds" et personnalités à surveiller

Législatives: "points chauds" et personnalités à surveiller | Campagnes en France | Scoop.it

Le premier tour des législatives donnera lieu le 11 juin à plusieurs batailles électorales serrées ou emblématiques. Voici quelques premiers "points chauds" et personnalités à surveiller par étiquettes politiques :

 

République en marche (REM) et "majorité présidentielle"

 

Dans les Alpes de Haute-Provence (2e circonscription), le nouveau porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner (élu sous l'étiquette PS en 2012), n'a pas la certitude d'être reconduit dans une circonscription où FN et France insoumise sont puissants. Il devra quitter le gouvernement s'il est battu, comme les autres ministres en lice. 

Le fidèle Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des Territoires, se représente dans le Finistère (6e), mais n'est pas réellement menacé.

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, initialement investi par LR, tentera d'être réélu dans l'Eure (1e) sous l'étiquette "majorité présidentielle". Il fera face à une LR bien implantée, l'adjointe au maire d'Evreux Coumba Dioukhané.

L'ex-Premier ministre socialiste Manuel Valls, également "majorité présidentielle" n'aura pas d'adversaire REM ni PS en Essonne (1ère). 

Plusieurs fidèles du chef de l'Etat sont également candidats à Paris, dont le porte-parole de campagne Benjamin Griveaux (5e) ou Stanislas Guerini (3e).

Le parti mise aussi sur des personnalités comme la torera Marie Sara face au sortant Gilbert Collard (FN) dans le Var (2e), ou le mathématicien Cédric Villani dans l'Essonne (5e).

 

Les Républicains

 

Plusieurs candidats LR, qui ont fait savoir qu'ils seraient plutôt dans une attitude constructive face à Emmanuel Macron n'auront pas d'opposants République en marche : Thierry Solère (Hauts-de Seine, 9e), Franck Riester (Seine-et-Marne, 5e), Hervé Gaymard (Savoie, 2e).

A Paris (2e), Nathalie Kosciuscko-Morizet aura face à elle à la fois un candidat REM, Gilles Legendre, et le maire LR du VIe arrondissement, Jean-Pierre Lecoq.

 

Parti socialiste  

 

Le patron du parti, Jean-Christophe Cambadélis, affronte à Paris (16e) le nouveau secrétaire d'Etat au Numérique Mounir Mahjoubi.

Dans la 18e circonscription de la capitale, l'ex-ministre du Travail Myriam El Khomri (PS) aura face à elle la féministe Caroline de Haas, ainsi qu'un candidat LFI, Paul Vannier. REM n'a pas investi de candidat.

Le candidat à la présidentielle Benoît Hamon affrontera Nadia Hai (REM) dans les Yvelines (11e), tandis que l'ex-ministre de l'Intérieur Mathias Fekl, figure montante du PS, risque d'être en difficulté dans le Lot-et-Garonne (2e). L'ex-ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem affrontera dans le Rhône (6e) l'entrepreneur Bruno Bonnell (REM).

D'autres ex-ministres PS ont été épargnés par En marche, dont Stéphane Le Foll dans la Sarthe (4e) et Marisol Touraine en Indre-et-Loire (3e).

 

La France insoumise

 

La mère des batailles pour LFI aura lieu dans les Bouches-du-Rhône (4e) entre le sortant Patrick Mennucci (PS) et Jean-Luc Mélenchon.

 

En Haute Garonne (9e), son directeur de campagne Manuel Bompard défiera Christophe Borgel, le "Monsieur élections" du PS, tandis qu'en Seine Saint-Denis (7e et 1e), les porte-parole Alexis Corbière et Eric Coquerel, affronteront respectivement le sortant Razzy Hammadi (PS) et Yannick Trigance (PS).

 

Autre combat sérieux en vue: dans la Somme (1e), entre Pascale Boistard (PS), François Ruffin (soutenu par LFI) et le comédien Franck de Lapersonne (FN).

 

Front national

 

Marine Le Pen sera bien candidate dans le Pas-de-Calais (11e) et a de très grandes chances de l'emporter.

Son bras droit Florian Philippot est moins assuré en Moselle (6e), tandis que dans le Vaucluse (3e), Marion Maréchal-Le Pen a laissé la place à Hervé de Lépinau.

Le candidat FN dans l'Aisne (1e) est Damien Philippot, frère cadet du vice-président et dans la ville symbole de Calais (Pas-de-Calais, 7e), le beau-frère de Marine Le Pen, Philippe Olivier.

 

Debout la France

 

Le sortant Nicolas Dupont-Aignan pourrait être en difficulté dans l'Essonne (8e) après son ralliement à Marine Le Pen entre les deux tours de la présidentielle. Il affrontera des adversaires LR et FN.

 

Ecologistes

 

L'écologiste Cécile Duflot, sortante, fera face entre autres à Danielle Simonnet (LFI) et Nawel Oumer (PS) à Paris (6e), mais aussi à Pierre Person, conseiller politique adjoint d'Emmanuel Macron.

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Analyse des résultats du 1er tour : Le peuple a parlé

Analyse des résultats du 1er tour : Le peuple a parlé | Campagnes en France | Scoop.it

Les résultats du 1er tour dessinent quatre blocs politiques sans que se dégage une quelconque majorité politique cohérente en vue du second tour. Macron et Le Pen ne totalisent que 45 % des suffrages exprimés au 1er tour, et à peine 35 % des inscrits sur les listes électorales, soit prés de 10 points de moins que Hollande et Sarkozy à l'issue du 1er tour en 2012. 65 % des citoyens ne sont donc pas représentés de fait au second tour. Et prés de 80 % des électeurs n'auront pas voté au 1er tour pour le candidat qui concentrera l'essentiel des pouvoirs quand il sera élu. S'approfondit ainsi le déni démocratique que représente la monarchie présidentielle de la 5ème République.

 

22 % d'abstention

L'indécision supposée des citoyens ne les a pas empêchés de se déplacer massivement (78 % de participation), en tout cas plus que ne le croyaient les sondages. L'abstention augmente toutefois en continue depuis la présidentielle de 2007 (16 %) pour atteindre en 2017 son troisième niveau le plus élevé de la Vème République. Autre symptôme d'une crise politique multi-facettes, les bulletins blancs et nuls atteignent leur niveau le plus élevé depuis 2002, à 2,6 % des votants. Cette progression latente connait une exception localisée dans les quartiers les plus riches et conservateurs où l'abstention recule par rapport à 2012, parfois fortement comme dans l'Ouest parisien, signe apparent d'un sursaut isolé en faveur de François Fillon. En dehors de ces exceptions, les écarts de participation entre les quartiers riches et les quartiers populaires tendent à se resserrer au profit de ces derniers, signe de la mobilisation d'abstentionnistes notamment permise par la campagne de la France insoumise.

 

Les partis de la 5e Républiques balayés

Les partis piliers de la 5e République que sont le PS et LR ont été balayés par les électeurs. La droite LR connait l’humiliation d’être éliminée dès le premier tour d’une présidentielle pour la première fois dans l’histoire de la 5e République. Quant au PS, il obtient avec Benoît Hamon et 6,3% un résultat aussi insignifiant que son ancêtre SFIO en 1969 avec Gaston Defferre. Benoît Hamon voit son score divisé par cinq par rapport à celui du PS en 2012. Il arrive seulement quatrième dans sa circonscription. Le PS arrive même en tête dans moins de commune que Jean Lassalle.

Le score cumulé du PS et de LR, en voix comme en pourcentage des inscrits, est divisé par deux par rapport à 2012 : 9,5 millions de voix contre 20 millions en 2012. Il ne représente qu’un électeur sur quatre s’étant exprimés contre un sur deux en 2012. Pire, seuls 19,98% des électeurs inscrits ont fait le choix d’un de ces deux partis, c’est-à-dire que quatre électeurs sur cinq leur ont tourné le dos. Et cette double débâcle est très homogène territorialement puisqu’aucun de ces deux partis n’arrive en tête dans 30 000 des 36 000 communes que comptent le pays malgré leur très grand nombre d’élus locaux.

 

Macron, fragile cache-misère

Que les principaux leaders du PS et LR aient cherché à s’accrocher à la bouée Macron dès 20h dimanche 23 avril ne doit pas faire illusion. Car le vote Macron est un canot de sauvetage bien frêle pour les tenants du système et des traités européens. En effet, le cumul des scores LR, PS et Macron est très loin du total UMP, PS, Bayrou de 2012 et même inférieur au seul total UMP-PS. Cette « grande coalition » en gestation rassemble 18 millions de voix contre 23 en 2012, 50% des suffrages exprimés contre 65%, et 38% seulement des électeurs inscrits contre un sur deux en 2012. La qualification pour le second tour du champion de la caste ne doit pas faire oublier que la base sociale et politique de « la seule politique possible » s’est considérablement rétrécie.

 

Le Pen échoue à arriver en tête

Les sondages avaient annoncé pendant des mois que Marine Le Pen serait en tête de l'élection avec des scores frisant les 30 % selon certains instituts, comme le FN l'avait été aux européennes de 2014 et aux régionales de 2015. Avec 21 % des suffrages exprimés, le FN voit ainsi sa progression atténuer par la participation civique, loin de ses scores de 25 % aux européennes et 28 % aux régionales, deux scrutins à forte abstention. Le FN progresse néanmoins de 850 000 voix par rapport à son record du second tour des élections régionales.

Bien qu'il consolide son avance dans le nord, l'est et le sud-est de la France et qu'il s'ancre dans les territoires ruraux et péri-urbains, son avance est fortement contestée par la France insoumise. Ainsi, au niveau national, Jean-Luc Mélenchon a vu son écart avec Le Pen réduit des trois-quarts par rapport à 2012 (de 7 points à moins de 2 points cette année et de 2,4 millions de voix à 620 000). Dans des départements populaires comme le Pas de Calais, le Nord et les Bouches du Rhône, Jean-Luc Mélenchon passe ainsi devant Emmanuel Macron et représente la principale force capable d'affronter le FN. Dans les Bouches du Rhône, Jean-Luc Mélenchon progresse même deux fois plus vite que le FN par rapport à 2012, au point d'arriver en tête à Marseille, où le FN était pourtant la 1ère force politique lors des régionales de 2015. Une forme de reconquête civique est ainsi engagée face à l'extrême droite grâce au vote pour la France insoumise. En Seine Saint Denis, la progression du FN est même totalement stoppée puisque Marine Le Pen y fait exactement le même score qu'en 2012 (13,5 %) tandis que Jean-Luc Mélenchon double son score en passant de 17 à 34 %.

 

Une percée spectaculaire de la France insoumise

Le résultat de Jean-Luc Mélenchon montre une progression historique, avec un quasi-doublement de son score par rapport à 2012. C’est évidemment la progression la plus importante de tous les candidats, loin devant celle de Marine Le Pen par exemple. Jean-Luc Mélenchon obtient ainsi près de 20% des suffrages (19,6% exactement), en hausse de 8,5 points par rapport à 2015. Il dépasse les 7 millions de voix obtenus, soit trois millions de plus qu’en 2012. Au total, Jean-Luc Mélenchon rate la qualification pour le deuxième tour de seulement 1,72 points et 620 000 voix soit environ 10 voix par bureau de vote.

Jean-Luc Mélenchon arrive en tête dans 7 départements, quatre outre-mer (Saint-Pierre et Miquelon (35,5%), Martinique (27%), Guyane (25%), Réunion (24,5%)) et trois en métropole (Seine-Saint-Denis (34%), Ariège (27%), Dordogne (23%)) contre aucun en 2012. Au total, il dépasse les 20% des suffrages exprimées dans 40 départements du pays. Dans les Outre-mer, la progression est particulièrement spectaculaire puisqu’en 2012, Jean-Luc Mélenchon ne dépassait pas les 8% des suffrages exprimés hormis à Saint-Pierre et Miquelon (15% à l’époque).

Le candidat de la France insoumise arrive en tête dans 3 465 communes dans toute la France, des communes au profil très divers. C’est le cas dans plusieurs des principales villes du pays. Il est ainsi premier à Montpellier (31,5%), Lille (29,9%), Le Havre (29,8%), Toulouse (29,2%), Grenoble (28,9%) Avignon (28%), Saint-Etienne (25%) Marseille (25%) ou Nîmes (24%). Même là où il n’est pas en tête, la progression est très forte comme à Nice (+8 points à 17%), Le Mans (+9 points à 22%) Brest (+10 points à 23%) ou Bordeaux et Lyon (+11 points à 23%).

Mais il obtient aussi des résultats excellents dans plusieurs villes populaires de la banlieue parisienne (Gennevilliers avec 47%, La Courneuve 44%, Montreuil 40%...) ou de l’agglomération lilloise (Roubaix 36%, Tourcoing et Villeneuve d’Ascq 28%) par exemple. Il est également premier à Evry (35%) fief de l’ancien Premier ministre Manuel Valls qui avait appelé à voter pour Emmanuel Macron. Autre symbole, Jean-Luc Mélenchon vire aussi en tête à Notre-Dame des Landes, lieu du projet d’aéroport contesté près de Nantes, où il obtient 30% des voix contre seulement 15% et la quatrième place en 2012.

Mais Jean-Luc Mélenchon décroche aussi la première place, parfois avec des scores dépassant les 65%, dans un chapelet de communes rurales et montagnardes allant de l’Ariège aux Hautes-Alpes en passant par l’Aude, le Haut-Languedoc, les Cévennes, l’Ardèche, la Drôme et les Alpes de Haute-Provence, preuve d’un électorat aux multiples facettes.

D’un point de vue sociologique, les enquêtes d’opinion montrent également à la fois un renforcement et un élargissement très fort du vote pour Jean-Luc Mélenchon. Il arrive en tête chez les jeunes avec environ 30% des voix chez les 18-24 ans soit le double de 2012 où il était à égalité avec Marine Le Pen et derrière Nicolas Sarkozy et François Hollande. Même score et même configuration chez les chômeurs. Il obtient également entre 22 et 24% des voix des employés et ouvriers

 

Des insoumis au 2e tour des législatives dans 78% des circonscriptions ?

Dans 451 des 577 circonscriptions législatives, Jean-Luc Mélenchon dépasse le seuil de 12,5% des électeurs inscrits. Or, aux élections législatives, ce seuil permet de se qualifier pour le deuxième tour quel que soit son ordre d’arrivée au premier tour, le cas échéant en triangulaires ou quadrangulaires. Bien sûr, la différence de participation entre la présidentielle et les législatives rend cette projection difficile. Mais nul doute que les insoumis y trouveront des raisons d’axer leur campagne sur la mobilisation des électeurs Mélenchon en vue du scrutin du 11 juin, notamment dans les 67 circonscriptions où Jean-Luc Mélenchon est arrivé en tête le 23 avril.

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Emmanuel Macron, nous vous apportons un soutien exigeant

Emmanuel Macron, nous vous apportons un soutien exigeant | Campagnes en France | Scoop.it

Cent-cinquante jeunes écologistes, libéraux, radicaux et Insoumis, centristes et gaullistes appellent à voter contre Marine Le Pen. Ils invitent le candidat d'En marche à tenir le cap notamment sur la transition écologique, la moralisation de la vie publique...

 

Certains d’entre nous marchent à vos côtés ; d’autres voteront pour vous pour la première fois lors du second tour de l’élection présidentielle. Mais dans cette diversité, nous sommes unis autour d’une conviction : il vous revient l’immense responsabilité de rassembler et faire progresser notre pays, et c’est pour cela que nous vous soutenons. Ecologistes, libéraux, socialistes, radicaux, Insoumis, centristes, démocrates, gaullistes, républicains, nous ne mettons pas nos sensibilités de côté en vous écrivant d’une seule plume. Certains porteront leur propre message aux élections législatives.

Néanmoins, nous ne pouvons nous résoudre à ce qu’une majorité de jeunes risque de voter pour le Front national. Nous refusons le piège de ce parti qui veut réduire le débat à deux France qui s’opposeraient l’une à l’autre, celle des gagnants contre celle des perdants de la mondialisation. Nous refusons de laisser à Marine Le Pen le monopole de la jeunesse, des plus précaires et des classes populaires ; car les membres de son parti ont toujours montré leur mépris envers les plus fragiles dans leurs actions municipales comme parlementaires.

 

Protections sociales

Nous vous avons écouté attentivement car vous avez fait appel à notre intelligence : dans votre discours, nous n’entendons pas la simple diabolisation du Front national, celle-là même qui n’a jamais empêché sa banalisation ou permis son recul dans les urnes. Nous avons entendu et attendons bel et bien des solutions concrètes, claires et chiffrées. Nous voudrions ainsi mettre en exergue certaines de vos solutions pour lesquelles nous vous appelons à tenir le cap avec fermeté :

Après la COP21, il est urgent de se donner les moyens de réussir la transition écologique. Nous saluons donc votre proposition d’un plan d’investissement de 50 milliards d’euros qui donne une part importante au développement de l’économie circulaire et de la rénovation thermique, à la modernisation des transports publics.

Alors que le marché du travail a profondément changé, il est essentiel de trouver de nouvelles protections sociales. Nous soutenons donc votre proposition de garantir l’assurance chômage aux travailleurs indépendants et aux agriculteurs, et de permettre aux salariés démissionnaires d’en bénéficier aussi une fois tous les cinq ans. Nous accordons aussi une grande importance à l’investissement pour la modernisation de la formation professionnelle que vous proposez.

 

Quartiers défavorisés

Malgré des décennies de «crise du logement», tout reste à faire. Et nous nous félicitons de votre proposition de créer 80 000 nouveaux logements pour notre génération qui seront accessibles sans dépôt de garantie et sans demande de caution.

L’Union européenne a besoin d’un nouveau souffle démocratique. Nous apprécions vos propositions de conventions démocratiques à travers toute l’Union, pour prouver que la démocratie représentative peut être complétée par la démocratie délibérative et transfrontalière, celle-là même qui tient à cœur à la génération Erasmus. Nous retenons aussi avec attention l’idée d’un ministre des Finances européen responsable devant un parlement de la zone euro.

Les quartiers défavorisés ont plus que jamais besoin d’aide alors que les inégalités se creusent sur tous les plans. C’est pour cela que nous soutenons votre proposition de développer des emplois francs dans ces quartiers, de dédoubler des classes de CP et CE1 en REP et de lutter contre la fracture numérique qui cloisonne certains de nos compatriotes.

Nous sommes consternés par la division du pays, organisée plus ou moins savamment par les politiques. Vous avez affirmé votre volonté de rassembler les Français : l’égalité des chances et des droits, pour que chacun parte de la même ligne de départ, est un axe fort de vos propositions, en particulier l’égalité femmes-hommes, qui sera la grande cause nationale de votre quinquennat. Vous dénoncez les discours de haine et respectez chacun quelles que soient son origine, sa confession ou son orientation sexuelle, comme l’a prouvé votre position sur la laïcité.

 

Equilibrer le libéralisme

Enfin, et cette campagne l’a démontré encore, il est impératif de moderniser et moraliser la vie publique. Nous serons particulièrement attentifs à l’introduction d’une part de proportionnelle aux élections législatives, à l’interdiction de cumuler plus de trois mandats identiques successifs et à l’assainissement des pratiques parlementaires en matière d’utilisation de l’argent public que vous avez proposés.

Nous préférons vous soutenir plutôt que de consacrer notre énergie à devoir préserver les biens communs que Marine Le Pen pourrait mettre en danger. Nous vous confions notre espoir d’équilibrer le libéralisme par un souci de justice sociale, d’apaiser le pays tant il a été divisé par les épreuves et parfois par les responsables politiques eux-mêmes.

Nous souhaitons trouver en vous le président de tous les Français. Nous vous apportons donc notre soutien -non comme un chèque en blanc mais comme un appel exigeant à préserver et renforcer nos valeurs démocratiques et républicaines. Et nous appelons, à travers cette lettre ouverte, tous nos concitoyens de l’Hexagone et d’outre-mer, aux Français de l’étranger, à faire de même.

Jacques Le Bris's insight:

Signataires : Abib Sabrina (Les Républicains / Sarkozyste) ; Armand Tiphaine (UDI) ; Astruc Antoine (Écologiste) ; Audebert-Lasrochas Jean-Gabriel (Jeunes avec Juppé) ; Audy Mathieu (Socialiste) ; Bacha Yanis (En Marche !) ; Banzet Charles (Les Républicains) ; Baron Adrien (Maire-adjoint à Cugand, Radical) ; Barloy Marie (Sans affiliation) ; Bastian Raphaël (Les Républicains / Jeunes avec Juppé) ; Batandeo Maxime (Libéral) ; Bernet Erwann (Conseiller départemental MoDem du Calvados) ; Bischoffe Maxime (Conseiller municipal centriste de Saint-Germain-le-Châtelet) ; Bobichon Adélaïde (Socialiste) ; Bogeat Sylvain (Conseiller municipal d’Annemasse, sans étiquette) ; Bonnaire-Dumoulin Ulysse (Radical, Centriste) ; Boucher Caroline (Hamoniste) ; Boss-Colbert Benjamin (En Marche !) ; Brood Anaïs (Vice-présidente des Jeunes Démocrates) ;Campagna Clotilde (Socialiste) ; Campo Emmanuelle (ancienne Conseillère nationale UDI, En Marche !) ; Carpentier Hugo (Insoumis) ; Caron Marine (Conseillère départementale de Seine-Maritime, Vice-présidente de l’UDI Jeunes) ; Castaignet Arnaud (Socialiste) ; Charrier Bénédicte (Insoumise) ; Chantre Clément (Les Républicains) ; Chevalier Fabien (Président de Sauvons l’Europe !) ; Choquet Amand (Centriste) ; Coudore Charles (Vice-Président des Jeunes Démocrates) ; Corcoral Samia (En Marche !) ; Corcoral Thomas (Centre-droit) ; De Bezenac Matthieu (Centre-droit) ; De La Croix Fatima (Socialiste) ; Delhomme Vincent (UDI) ; Delpech Thomas (ex-MoDem, En Marche !) ; De Myttenaere Simon (En Marche!) ; De Myttenaere Arnaud (Insoumis) ; Deschamps Eloi (Insoumis) ; Didier Brice (Sans affiliation) ; Digon Ivan (MoDem) ; Doumet Louis-Nicolas (Les Républicains / Jeunes avec BLM) ; Du Colombier Edgar (Les Républicains) ; Dumont Saint Priest Cécile (Les Républicains) ; Dubus Cyprien (Les Républicains / Jeunes avec BLM) ; Drui David (Écologiste) ; Elbahi Amine (Les Républicains) ; Euverte Julie (Hamoniste) ; Euverte Marie (Insoumise) ; Euverte Romain (En Marche !) ; Evennou Antoine (ancien Président de l’Union Nationale Lycéenne) ; Fanton d’Andon Valentin (Jeunes avec Juppé) ; Fauche Maxime (Jeunes avec Juppé) ; Faure Aymeric (Jeunes avec Juppé) ; Faure Justine (Social-démocrate) ; Fernandes Mickaël (Parti Socialiste) ; Fratracci Cassandra (Socialiste) ; Friant François Régis (Les Républicains / Jeunes avec Juppé) ; Friang Thomas (ancien Président des Jeunes Démocrates) ; Furon Médéric (Les Centristes) ; Gandon Patricia (Écologiste / Socialiste) ; Garcia Alexandre (Socialiste) ; Geay Géraldine (ex-Parti Populaire Européen, En Marche !) ; Grêlé Antonin (Président des Jeunes Démocrates) ; Grouvel Hortense (Les Républicains) ; Grzybowski Augustin (Insoumis) ; Guignard Anne-Juliette (Socialiste) ; Hamon Alain (ex-centriste, En Marche !) ; Herve Pierre-André (Jeunes Démocrates) ; Hubault Antoine (En Marche !) ; Imbert Marie-Sixte (ex-MoDem, En Marche !) ; Jabet Maxime (Coordinateur de campagne des Jeunes Démocrates) ; Jardin Arnaud (Centriste) ; Jéhanneuf Ann Gaël (Socialiste) ; Joyau Nicolas (Maire-adjoint MoDem de Caen, Centriste) ; Kallita Roy (Social-démocrate) ; Karceles Mathilde (Insoumise) ; Kwemo Isaac (Les Républicains / Jeunes avec Juppé) ; Laisne Esther (En Marche !) ; Lamotte Séverin (Conseiller municipal de Champigneulles, Sans étiquette) ; Laval Raphaël (Centre-gauche) ; Lavayssiere Xavier (Président-fondateur des Bricodeurs) ; Leca Daniel (Conseiller régional des Hauts-de-France, Porte-parole de l’UDI et Secrétaire général adjoint du Parti Radical) ; Le Barbier Loïc (Sans affiliation) ; Lefebvre Florent (Membre-fondateur de Génération Citoyens) ; Lefevre Julie (Les Républicains / Jeunes avec Juppé) ; Legrand Estelle (Hamoniste) ; Le Mouel Marie (En Marche !) ; Lhermite Hugo (Les Républicains / Jeunes avec Juppé) ; L’Hostis Céline (Écologiste) ; Liot Penelope (Fondatrice du Noël de la FrenchTech) ; Maalej Karim-Pierre (Personnaliste / MoDem) ; Maata Hamza (Social-démocrate) ; Mahfoud Yaman (Les Républicains / Jeunes avec Juppé) ; Malozon Julie (Jeunes Démocrates) ; Mamadou Abdiola (Jeunes avec Juppé) ; Mansoor Camille (ex-UMP, désormais En Marche !) ; Marsan Geoffrey (Social-démocrate, ancien membre de l’UMP) ; Martinet Yanis (Socialiste) ; Masson Thierry (Délégué consulaire en Belgique) ; Meissonnier Solène (Centre-droit) ; Meyssonnier Trixie (Centre-gauche) ; Mekouar Zineb (En Marche !) ; Morice Fiona (Hamoniste) ; Micollet Sophie (MoDem) ; Millefiori Dimitri (Fédéraliste européen) ; MillefioriJean (Les Républicains) ; Morozova-Friha Lena (Directrice d’EuropaNova) ; Morisset Philippe (Au Centre avec Macron !) ; Naccour Bruno (Les Républicains) ; Nemo-Ramirez Tahnee (Socialiste) ; O’Connell Evan (Socialiste) ; Omnes Ophélie (Jeunes Européens Fédéralistes) ; Paoli Gwendal (Les Républicains / Jeunes avec Juppé) ; Patoux Gauthier (Les Républicains / Jeunes avec BLM) ; Pena Judith (Les Républicains) ; Perniceni Jessica (MoDem, En Marche !) ; Perret Marie-Agnès (Hamoniste) ; Peyretout  Pierre (En Marche !) ; Philippe Levy Jonathan (Jeunes avec Juppé) ; Pierron Luc (En Marche !) ; Pick Pierre (Les Républicains / Jeunes avec Juppé) ; Pisano Luca (Les Républicains) ;Poilbout Corentin (MoDem) ; Pons Anna (En Marche !) ; Récolet Clémentine (Les Républicains) ; Reshetnyak Igor (Écologiste) ; Richard Antoine (Hamoniste) ; Ritvo Paul-Gydéon (Sans affiliation) ; Robin Julien (Hamoniste) ; Roy Manon (Insoumise) ; Sabban Clara (ancienne Secrétaire générale de Nous Citoyens) ; Saumier Adrien (Écologiste) ; Schmitt Céline (Hamoniste) ; Scuderi Thomas (Maire-adjoint de Metz, Socialiste) ; Sissoko Aminata (Auteure) ; Sola Laki (Président des Jeunes Centristes) ; Soldera Quentin (Les Républicains / Jeunes avec Juppé) ; Tacquet Émilie (Les Républicains / Jeunes avec NKM) ; Tanquerel Arnaud (Premier adjoint du Maire de Bayeux, Président de Les Centristes du Calvados) ; Terrenes Loïc (ex-MoDem, En Marche !) ; Tence Chloé (Socialiste) ; Tep Kilian (En Marche !) ; Tchouale Rodrigue (Co-fondateur du Cercle Hébé) ; Thomas Margaux (Jeunes avec Juppé) ; Tollgerdt Gustave (En Marche !) ; Versini Claire (Hamoniste) ; Vroom Antoinette (Les Républicains) ; Wieckowski Florian (Jeunes avec Juppé / Les Républicains) ; Wieniukiewicz Albin (UDI) ; Ziabat Karim (Conseiller municipal d’Eragny, PS).

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Election présidentielle 2017 1er Tour

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retrouvez toutes les informations concernant l'élection présidentielle de 2017. Les candidats et les résultats
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Présidentielles 2017. L'analyse éco du programme de : Emmanuel Macron

Présidentielles 2017. L'analyse éco du programme de : Emmanuel Macron | Campagnes en France | Scoop.it

La rédaction de ToulÉco se met au diapason des présidentielles. Nous avons demandé à un panel de décideurs - économiste, patron, syndicaliste, etc. - d’apporter leur éclairage sur les programmes économiques des principaux candidats. Aujourd’hui, celui d’Emmanuel Macron.

 

Sur la politique fiscale :

Pierre-André Buigues : « Il fait le choix d’augmenter la CSG et non la TVA, qui, pourtant, aurait été un instrument plus efficace car les produits importés y contribuent. »
L’économiste est favorable à la baisse de l’impôt sur les sociétés à 25% pour redonner du souffle aux entreprises car la France est bien au-dessus de la moyenne communautaire dans ce domaine. Il pointe également le choix d’une augmentation de la CSG plutôt que celle de la TVA. Or, « la TVA dans les pays nordiques, comme la Suède, est élevée, de l’ordre de 25%. Donc cela peut fonctionner. L’avantage d’une hausse de TVA est qu’elle touche aussi les produits importés d’où à mon sens, un outil plus efficace. » De plus, pour la première fois, le financement du chômage sera assuré par l’impôt d’où la question épineuse de la nationalisation de l’Unedic posée aux syndicats.

Enfin, en augmentant la CSG, « qui va payer plus ? », questionne l’économiste. « Ce seront les gros retraités et les épargnants car la CSG taxe les revenus du capital. Or, nous avons déjà le taux d’imposition le plus élevé du capital d’où une désincitation à l’investissement. Heureusement, en parallèle, Emmanuel Macron instaure un prélèvement de 30% au maximum sur l’ensemble des revenus du capital. Il faudra voir comment cela s’articule avec la CSG. »

 

Grégory Martin : « De tous les candidats, c’est celui qui propose le programme le plus équilibré. »

Contrairement à Pierre-André Buigues, le secrétaire général de la CFDT Midi-Pyrénées soutient la mesure de hausse de la CSG avec plafonnement de l’impôt sur le capital car elle ne touche pas de façon égale toutes les personnes, contrairement à une augmentation de TVA. « Cet équilibre est plutôt malin. » Grégory Martin pose également la question de la codétermination, entre les salariés et la direction de l’entreprise, de l’affectation de ces baisses d’impôts en général.

« Quid du dialogue social ? Rien dans le programme de Macron ne l’évoque. Or, ces problèmes de fléchage compliqué de l’affectation du CICE par exemple se sont déjà posés. » Grégory Martin considère la baisse des charges sur le Smic comme un pis-aller électoral. « Depuis 1993, on ne cesse de baisser les charges dans ce pays sur le Smic, ce qui a eu peu d’effet en termes de créations d’emplois et de richesse. Il faudrait différencier entre PME et grands groupes, secteurs liés à la concurrence internationale ou non. Et surtout, quand on baisse les charges sur les bas salaires, on n’encourage pas les entrepreneurs qui veulent défendre une production de qualité et décident d’investir dans les salariés de l’entreprise. »

 

Gilles Nakache : « La simplification des charges patronales ou salariales me paraît une bonne chose. »
Gilles Nakache souhaite que le coût du travail soit simple à identifier. « Quand j’embauche quelqu’un, je dois avoir la visibilité sur ce qu’il va me coûter. » D’où un accueil favorable à la simplification des charges salariales ou patronales d’Emmanuel Macron. Par contre, pour compenser ces baisses de charge, il est plus en faveur d’une augmentation de la TVA que de la CSG. Il se prononce également en faveur de la suppression du régime social des indépendants (RSI) « ingérable », proposée par le candidat, au profit d’un régime fiscal de microentreprise. Enfin, la création d’une couverture chômage étendue aux créateurs d’entreprise lui paraît un point positif car « dans le cas d’un échec honnête, pourquoi le chef d’entreprise qui a pris des risques devrait-il mettre dans la balance sa maison, ses biens, sa famille ? »

 

Vincent Aguilera (photo) : « La baisse des charges sur les bas salaires conforte l’instauration d’une population de travailleurs qui seraient stabilisée au Smic. »

Vincent Aguilera se prononce en faveur de la baisse des coûts sociaux et de l’impôt sur les sociétés. Mais il remet en cause la suppression des charges générales sur le Smic. En effet, « un ouvrier zingueur qualifié est par exemple payé au-dessus du Smic et nous sommes souvent en pénurie de main-d’œuvre dans ces métiers. Donc l’abattement de charges devrait être possible quel que soit le niveau de salaire. Il faudrait harmoniser ces baisses sur l’ensemble des salaires dans des secteurs en manque de main-d’œuvre. Au risque de voir la baisse de charges sur les bas salaires conforter une population qui serait stabilisée au Smic. »

Sur l’organisation de la vie économique et sociale au niveau de la branche et de l’entreprise :

Grégory Martin : « Les accords d’entreprises entrent dans une bonne logique mais il faut que cela se fasse avec les organisations syndicales garantes d’un dialogue social de qualité. »
Le syndicaliste estime que le débat sur le temps de travail est suranné, à l’heure de la numérisation ou de la mondialisation des échanges. « Si 9 millions de salariés aujourd’hui ont choisi de travailler le dimanche, par exemple, alors nous sommes d’accord. Mais le cadre doit être bien fixé car dans une majorité d’entreprises, il n’y a pas d’organisations syndicales. Or, qui est capable de bien former un salarié à un dialogue social de qualité si ce n’est le syndicat ? »

 

Gilles Nakache (photo) : « Le dialogue social doit se gérer au sein de l’entreprise elle-même entre le chef d’entreprise et ses salariés. »
Le président de la CPME 31 est favorable à une gestion du temps de travail au sein de l’entreprise, plus qu’au sein de la branche. Il reconnaît que 95% des PME n’ont pas de représentation syndicale. « Il faut accompagner le patron dans son dialogue social. Une PME est une équipe et un patron seul ne peut pas développer une entreprise. »

 

Vincent Aguilera (photo) : « Si on veut instaurer des accords de branches, supprimons l’étiquette syndicale obligatoire. »
Le président de la chambre de métiers et de l’artisanat de la Haute-Garonne est en faveur d’accords de branches mais « comme il y a peu de représentants syndicaux dans nos entreprises artisanales, ces accords devraient pouvoir être établis entre des représentants salariaux et patronaux autour d’une table. »

 

Pierre-André Buigues : « Emmanuel Macron va un peu plus loin que la loi Travail dans ses propositions. »
« Même si Emmanuel Macron n’a jamais été un grand fan des 35 heures dans les faits, il ne va pas jusqu’à les supprimer. Évidemment, les supprimer entraînerait des difficultés. Donc il préfère ramener les discussions dans l’entreprise. Il part donc de la loi Travail et va un peu plus loin. Je suis plutôt d’accord », souligne l’économiste. Il pointe également l’optimisation du système en diminuant le nombre de branches, qui a déjà été réduit à 200.


Isabelle Meijers

Jacques Le Bris's insight:

Rappel des mesures phares d’Emmanuel Macron débattues :

Baisse des prélèvements de manière équitable entre les entreprises et les ménages
Pour tous les salaires, suppression des cotisations maladie et chômage financée par une augmentation de 1,7 point de la CSG, en protégeant les chômeurs et 40% des retraités les plus modestes
Suppression de la totalité des charges générales au niveau du SMIC
Baisse de l’impôt sur les sociétés de 33,3% à 25%
Taxation du capital par prélèvement forfaitaire de l’ordre de 30%
Suppression du RSI (régime social des indépendants)
Organisation de la vie économique et sociale au niveau de la branche et de l’entreprise (accords négociés majoritaires sans modifier les 35 heures)

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"Demain président", "Entretien d'embauche" : Macron bat des records d'audience

"Demain président", "Entretien d'embauche" : Macron bat des records d'audience | Campagnes en France | Scoop.it

Emmanuel Macron dans "Entretien d'embauche"

 

Emmanuel Macron fait le plein de téléspectateurs. Hier, le candidat d'"En marche !" tenait un grand meeting de fin de campagne à Paris dans l'immense salle de l'AccorHôtels Arena, ex-Bercy. Mais celui qui est donné au coude-à-coude avec Marine Le Pen dans les sondages avait également un agenda médiatique chargé. Dès 9h35, il était ainsi invité à passer son "Entretien d'embauche" auprès de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFMTV. En fin de soirée, il a ensuite répondu aux questions de Gilles Bouleau et Anne-Claire Coudray dans "Demain président" sur TF1. Dans les deux cas, la venue du candidat a permis aux deux programmes de battre un record.

 

Deux records qui peuvent encore être battus

Sur BFMTV, entre 8h35 et 9h30, l'interview d'Emmanuel Macron a ainsi été suivie par près de 1,2 million de téléspectateurs, selon les chiffres de Médiamétrie, ce qui représente 22,2% du public de quatre ans et plus. L'émission a par ailleurs enregistré un pic d'audience à 1,37 million de personnes. Un niveau record qui a permis à BFMTV de prendre le leadership sur l'ensemble de la tranche horaire, devançant notamment "Télématin" qui pointait alors à moins de 1 million de téléspectateurs. À noter que, dans les prochains jours, Jean-Jacques Bourdin doit encore recevoir Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon.

Vers 20h20, après un journal de 20 Heures suivi par 5,3 millions de personnes (24,0% du public) sur TF1, Emmanuel Macron participait à "Demain président", la pastille spéciale "Présidentielle" de la Une. Une interview suivie par 5,9 millions de téléspectateurs, soit 25,1% du public. "Demain président" enregistre ainsi - et de loin - sa meilleure performance depuis son lancement le 10 avril dernier. Jusqu'à présent, c'est l'interview de Jacques Cheminade qui détenait le meilleur score. Diffusée le 10 avril dernier, celle-ci avait rassemblé 4,8 millions de curieux (20,8% du public). À noter que, dans les prochains jours, Gilles Bouleau et Anne-Claire Coudray doivent encore recevoir Marine Le Pen et François Fillon.

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Insoumise

Insoumise | Campagnes en France | Scoop.it

Et si une nouvelle fois encore TOUS les pronostics (y compris les miens, fort pessimistes) s’échouaient sur le mur du réel ? Et si à la surprise générale cette réelle montée en puissance du candidat tribun de la France Insoumise ne s’arrêtait point, l’emmenait au second tour et le faisait triompher contre son ennemie jurée ? Et si cette utopie était possible ? Que c’est bon de se tromper parfois …

J’imagine Hollande accueillir sur le perron celui qui n’aura cessé depuis son arrivée à la tête du PS de le fustiger et lui remettre son trousseau de clefs. Lui qui voulait tout faire pour faire barrage au FN devrait s’en satisfaire, et j’imagine avec quelles saillies perfides l’aimable Jean-Luc lui dira bye bye.

 

Le dégagisme qui nous aura débarrassé de Sarkozy, de Duflot, de Juppé, de Valls, de Pépère, qui a mis Hamon et le PS en short et fait de la candidature Fillon un emploi fictif aurait tort de s’arrêter en si bon chemin. Encore deux scalps les gaulois et tout sera renversé.

L’arnaqueur en chef tout d’abord, le fils du prédécesseur et grand liquidateur d’Epinay, le faux nez de Rostchild, l’ami de Wall Street et de la City, le pseudo révolutionnaire. Celui-là, s’il tombe au premier tour, toutes les huiles et tous les medias vont nous faire une syncope. Renvoyer cet arnaqueur belliciste et atlanto-compatible à Goldman Sachs me parait un excellent win-win. D’un coup mille têtes qui tombent.

 

Quant à la péronnelle de Saint Cloud, la faire échouer contre ce type qui incarne tout ce qu’elle exècre parce qu’il porte sincèrement des valeurs dont elle s’est drapée comme une voleuse d’héritage, les voir tous deux débattre trois heures, bicher d’avance aux formules drolissimes de JLM à son encontre qui lui servira du « Madame » avec un petit sourire en coin … La bougresse avait bien démarré sa campagne mais elle est tout sauf une marathonienne et la, elle connait comme un léger dévissement et commet enfin ses premières bourdes. En slip Marine !

 

Et puis quand même, quel beau nom, « La France insoumise » ! Je ne vous dirais ici pas en quoi il y a dans le projet défendu par ce candidat et par les milliers qui l’ont aidé à le préparer tout ce à quoi je crois : je préfère dénoncer les imposteurs que mettre sur le papier mes options, lesquelles apparaissent en filigrane. Les papiers réclames m’ennuient au plus haut point.

Cette utopie réaliste que la FI propose je la fais mienne. Renversons cette Monarchie Républicaine, retrouvons notre souveraineté sans mépriser nos partenaires européens, sachons donner de la voix, sortons de l’OTAN et détournons-nous de toutes les guerres, les militaires, les ingérentes et les civiles. Traitons nos migrants aussi dignement que nous-mêmes. Soyons forts, ne nous laissons pas dicter notre avenir, remettons multinationales et banques au pas, croyons en l’impossible contre tous ces clercs de la pseudo raison qui nous ont conduit dans le mur et pérorent encore. Et surtout, portons la paix !

Pour un peu je me surprendrais presque a rêver d’un pays qui m’aura longtemps désespéré…

 

Allez, je me pince.

par christophecroshouplon (son site)

 

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Tabac, alcool, alimentation... Les engagements des candidats à la présidentielle passés au crible

Tabac, alcool, alimentation... Les engagements des candidats à la présidentielle passés au crible | Campagnes en France | Scoop.it

Sept spécialistes ont interrogé les candidats sur les problématiques de santé et de prévention.

 

La santé, qui reste une préoccupation majeure des Français, n’occupe que peu de place dans le débat de la campagne présidentielle. Et les questions de prévention sont peu présentes dans les programmes des candidats. Depuis 1988, et à chaque scrutin, un groupe d’acteurs de santé publique – ils étaient cinq au départ, ils sont sept aujourd’hui – interroge les candidats à l’élection présidentielle sur ces sujets.

L’absence d’avancées en matière de prévention sous le quinquennat de François Hollande ainsi que les agissements de puissants groupes de pression ont été dénoncés dans une tribune intitulée « La santé malade des lobbys », publiée dans Le Monde daté du 28 février, par ces sept personnalités engagées : Gérard Dubois, professeur de santé publique ; Irène Frachon, pneumologue ; Claude Got, professeur honoraire de médecine ; Serge Hercberg, professeur de nutrition ; Catherine Hill, épidémiologiste ; Albert Hirsch, professeur honoraire de médecine ; et Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière. Sur les quatorze mesures que ces spécialistes avaient proposées en 2012, seule une a été mise en place : le paquet de cigarettes neutre, point central du Programme national de réduction du tabagisme.

 

Si la santé des Français s’améliore, on déplore ­encore un nombre considérable de morts ­évitables. Dès 1988, « nous avons alerté sur les 100 000 morts par an liées au tabac, à l’alcool et à la vitesse sur les routes », explique le professeur ­Gérard Dubois. Des chiffres toujours d’actualité.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les Nations unies ont fait des maladies chroniques une priorité, et ciblent comme principales causes le ­tabac, l’alcool, la sédentarité et la mauvaise alimentation. A cela s’ajoutent aussi les accidents de la route. « Les principales causes de décès sont dues à des produits fabriqués, distribués et promus par l’homme. On parle de pandémie industrielle »,...

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A deux semaines du premier tour, la France électorale est disloquée

A deux semaines du premier tour, la France électorale est disloquée | Campagnes en France | Scoop.it

Comment voteront les 44,6 millions de Français convoqués aux urnes le 23 avril ?

Alors que la campagne officielle s’ouvre ce lundi, les incertitudes demeurent et les sondages pourraient être démentis.

 

Objectif: faire mentir les sondages. En meeting respectivement à Paris et à Marseille dimanche, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon ont, tous deux, réaffirmé que «tout reste possible» durant les deux semaines avant le premier tour de la présidentielle française, le 23 avril.

 

Lire aussi: François Fillon, l’heure du forcing

 

Stratégie offensive

Le premier, crédité de 18 à 21% dans les sondages, a de nouveau dénoncé devant 20 000 personnes réunies porte de Versailles, à Paris, les «ralliés hétéroclites qui seront dupés par Emmanuel Macron quand l’équipage socialiste refera surface». Le second, désormais fort d’une nette avance sur le socialiste Benoît Hamon (13 à 15% contre 8 à 10%), a asséné devant plus de 50 000 personnes sur la Canebière, à Marseille, que «la victoire est à portée d’efforts». Une même stratégie offensive, destinée à démontrer que le duo de tête des enquêtes d’opinion composé de Macron et Le Pen (23 à 25% chacun) peut encore vaciller. Jusqu’au 7 mai prochain, date du second tour, la bataille électorale va changer de nature.

Début de la campagne «officielle» oblige, l’égalité des temps de parole audiovisuels devient la règle. L’affichage public démarre dans toutes les communes de l’Hexagone. Les programmes et les professions de foi des candidats seront envoyés aux 44,6 millions d’électeurs. Oubliée, par ailleurs, une nouvelle confrontation télévisée à onze, entre «petits» et «grands», comme ce fut le cas le 4 avril. Le second débat télévisé proposé avant le premier tour, le 20 avril, a été annulé. L’ultime confrontation télévisuelle aura donc lieu entre les finalistes

 

Franchir la précieuse barre des 5%

Onze candidats, on le sait, sont en lice pour l’Elysée, dont deux pour l’extrême gauche trotskiste (Nathalie Arthaud et Philippe Poutou), propulsés aux avant-postes de la contestation lors du dernier débat télévisé. A leurs côtés, quatre autres «petits candidats» (Jean Lassalle, François Asselineau, Jacques Cheminade et Nicolas Dupont-Aignan) rêvent de franchir la barre des 5% qui leur permettrait, entre autres, d’obtenir le remboursement complet de leurs frais de campagne, en sus de l’enveloppe de 180 000 euros environ accordée à tous les concurrents.

Une chronique: La présidentielle, les «sans-culottes» et la morale

Le mieux placé pour espérer rebattre les cartes du premier tour est le souverainiste Dupont-Aignan, qui mise sur les déçus du fillonisme (1,79% en 2012 et jusqu’à 3,5% dans les sondages). Difficile, en revanche, d’imaginer que l’élan de sympathie suscité par les attaques au vitriol de Philippe Poutou contre Fillon et Le Pen sur le plateau de TF1 puisse porter le mécanicien des usines Ford vers les 5,5% de la trotskiste historique Arlette Laguiller en 2002.

 

Des citoyens intéressés, indécis et divisés

Du côté des électeurs – conviés, ensuite, à élire leurs députés les 11 et 18 juin prochains –, les enquêtes d’opinion dressent un portrait en trois mots: intéressés par la politique, indécis et fort clivés en fonction des tranches d’âge et des régions.

Intéressés? Oui, pour 79% des Français, selon un sondage récent Sopra Steria. Un chiffre dans les clous de la présidentielle 2012, pour laquelle la participation avait été de 70,54% au premier tour, et de près de 80,35% au second tour. Indécis? Très nettement, puisque, selon une enquête de la Fondation Jean Jaurès et du Monde du 5 avril, près de 35% des électeurs interrogés ne sont pas «certains» d’aller voter et affirment n’avoir pas «arrêté leur choix», proportion qui grimpe à plus de 50% chez les moins de 35 ans. Sans grande surprise, les plus «sûrs» de leur vote se trouvent chez les partisans de Marine Le Pen (82%) et François Fillon (75%). Suivent Emmanuel Macron (65% de convaincus), Jean-Luc Mélenchon (62%) et Benoît Hamon (52%).

 

Même en Suisse: Jean-Luc Mélenchon vu par des jeunes Suisses: «C’est surtout le showman qui me fascine»

 

Quid, enfin, de la géographie et de la démographie électorales? Sur ce point, les sondages confirment grosso modo le paysage des régionales de décembre 2015, à l’issue desquelles le FN avait confirmé sa position de premier parti de France en totalisant 27,73% des voix, sans remporter toutefois une seule région. Comme en 2015, la façade atlantique, les régions dotées de grandes métropoles (Ile-de-France, Rhône-Alpes, Aquitaine avec Bordeaux et Toulouse) et le Massif central restent les terres les plus rétives au Front national, qui s’est en revanche enraciné sur la façade méditerranéenne, dans l’Est et dans le Nord. Tandis que le vote de classe, lui, s’est consolidé. En moyenne, 40% des ouvriers et 36% des employés disent vouloir voter pour le FN, qui confirme en outre sa percée chez les 5 millions de fonctionnaires français – entre 25 et 30% d’opinions favorables.

 

Une France divisée en quatre blocs

Passée au scanner des enquêtes d’opinion, la France de 2017 est désormais divisée, non pas en deux, mais en quatre blocs politiques: le Front national, la droite «républicaine», un marais centriste et une gauche de plus en plus radicale. La dynamique sociale-démocrate qui avait permis à François Hollande de l’emporter en 2012 est morte, comme l’a prouvé le ralliement de l’ancien premier ministre Manuel Valls à Emmanuel Macron le 29 mars.

 

Lire aussi notre éditorial: Le malaise européen dans le miroir français

 

Plus important encore: une finale Macron-Le Pen signifierait la défaite cinglante des deux formations politiques qui ont gouverné la France depuis 1981: le Parti socialiste et le parti gaulliste (aujourd’hui Les Républicains, ex-UMP, ex-RPR).

 

Recomposition du paysage politique

La différence de taille avec l’élection présidentielle de 2012 est l’apparente évaporation du «vote utile» à gauche. Il y a cinq ans, François Hollande avait, au nom de l’antisarkozysme, rallié dès le premier tour une bonne partie des électeurs mélenchonistes (le candidat avait fini à 11,1%, contre 17,9% pour Marine Le Pen). Ce qu’Emmanuel Macron ne pourra jamais obtenir, vu son profil «ni droite ni gauche». Autre énorme différence: la consolidation de la présence de Marine Le Pen au second tour dans tous les sondages. Cela alors que le vote d’extrême droite est souvent sous-estimé.

L’élimination au premier tour de la candidate du FN paraît par conséquent très improbable, et sa capacité – même si elle perd en finale, comme la plupart des études le montrent – à obtenir un groupe parlementaire conséquent n’est plus mise en cause. En l’absence du chef de l’Etat sortant, le seul à avoir de lui-même renoncé à se représenter sous la Ve République, cette présidentielle semble donc parée pour provoquer une recomposition majeure du paysage politique hexagonal.

 

Notre dossier: La France en campagne

 

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Mélenchon peut-il rattraper Fillon ?

Mélenchon peut-il rattraper Fillon ? | Campagnes en France | Scoop.it

Selon Odoxa, la progression de Jean-Luc Mélenchon est telle qu'il s'approche dangereusement du candidat LR. Au point de le dépasser ?

 

Et si Jean-Luc Mélenchon devenait le troisième homme de cette élection ? Depuis quinze jours, la dynamique du candidat du Front de gauche semble sans limites. Il a déjà dépassé son frère ennemi Benoît Hamon et, cette fin de semaine, selon une enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Point, il fond sur François Fillon. À la question « si le premier tour de l'élection présidentielle de 2017 avait lieu dimanche prochain, pour lequel des candidats suivants y aurait-il le plus de chances que vous votiez ? », Emmanuel Macron obtient 26 % (- 0,5 % par rapport au sondage du 19 mars), et Marine Le Pen 25 % (- 1). François Fillon avec 17 % (- 2) poursuit son reflux et est désormais talonné par Mélenchon, qui, avec 16 %, gagne 5,5 points... Pour Odoxa, Hamon est désormais crédité de 8 % d'intentions de vote (- 4,5 %), tandis que Nicolas Dupont-Aignan progresse de 2 points pour atteindre 5 %.

 

Résultat de l'enquête d'opinion pour le premier tour. © Odoxa

 

 

 

LIRE aussi Benoît Hamon, le frondeur frondé

Les intentions de vote pour le second tour se trouvent elles aussi bouleversées. La montée en puissance de Jean-Luc Mélenchon induit en effet un bon report de voix en faveur de Marine Le Pen. Celle-ci totalise désormais 41 % des voix, contre 59 % pour Emmanuel Macron. Un écart qui s'est réduit de 10 points en dix jours ! 35 % des électeurs de François Fillon, 13 % de ceux de Benoît Hamon et 12 % de ceux de Jean-Luc Mélenchon voteraient au second tour pour la candidate du FN.

 

Résultat de l'enquête d'opinion pour le second tour. © Odoxa

 

 

 

Report des voix pour chaque candidat. © Odoxa

 

 

Mélenchon inspire la joie et la confiance

 

Odoxa-Dentsu Consulting ajoute à cette enquête surprenante une analyse des réseaux sociaux et de la présence de chacun des candidats. Jean-Luc Mélenchon y fait également une spectaculaire percée. Selon Véronique Reille-Soult, de Dentsu-Consulting, « il possède un écosystème numérique dense et riche, très efficace ». « On parle de lui, on s'intéresse à lui, on le salue, on le suit et surtout on trouve qu'il est la vraie alternative à Emmanuel Macron.                      Du coup, il nous a semblé intéressant de proposer, pour la première fois, les émotions associées à Jean-Luc Mélenchon. » Voici ce qui en ressort : « L'émotion la plus associée au candidat du Front de gauche est la joie, avec 31 %.                        C'est la joie produite par sa montée dans les sondages, son gain en crédibilité, le succès de ses meetings, en particulier, celui de Rennes. Il suscite aussi de la joie quand il attaque l'équipe de Macron, ce qui prouve que son adversaire est bien Macron et pas Fillon. La deuxième émotion associée à Mélenchon est la confiance, à 27 %.                     Une émotion essentielle, car pour voter il faut avoir confiance. »

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Mélenchon et Macron: le succès du retour de l'intellectuel en politique

Mélenchon et Macron: le succès du retour de l'intellectuel en politique | Campagnes en France | Scoop.it

Décidément, Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron sont les héros de cette élection présidentielle 2017. Le second a depuis longtemps pris son envol, démentant les éternels pronostics le présentant comme une bulle médiatique. Le premier vient de décoller à son tour, dispersant façon puzzle Benoît Hamon dans les sondages, et jouissant désormais d'une cote de popularité dépassant même les 14-15% d'intentions de vote que lui accordent aujourd'hui les enquêtes d'opinions, même dans les sondages du Figaro.

Macron et Mélenchon sont les deux forces qui vont. " J'ai marché mon chemin, sans ne céder à rien " dit Mélenchon. " Je suis en marche " dit Macron. De manière subliminale, l'un comme l'autre se rattachent aux grands anciens du camp du progrès… " Le socialisme, une idée qui fait son chemin " proclamait Mitterrand sur tous les murs de France, il y a trente-cinq ans… " C'est ici le chemin ", écrivait Pierre Mauroy au début des années 80, vantant l'exercice du pouvoir par la gauche et le camp du progrès. L'homme qui va est un grand classique. Macron et Mélenchon le savent, qui ont repris à leur compte l'image et le symbole. L'homme qui va est un homme qui parle.

Ce double succès, qui ne lasse pas de surprendre les éditorialistes qui pensaient que la France était à jamais condamnée à un duel gauche socialiste-droite classique arbitré par le FN, est bien évidemment le fruit d'une crise structurelle, engendrée par le discrédit qui frappe les partis et les candidats issus de la tripartition apparue depuis 2002, mais pas seulement. Il fallait aussi que la crise accouchât de candidats capables d'entrer en écho avec la demande de mutation française.

Le PS déconsidéré est devenu une impossibilité, dont son actuel candidat est l'emblème. Idem pour la droitisation Fillon qui efface le surmoi gaulliste et rendait la droite dangereuse, et ce avant même que n'éclate le PenelopeGate et ses suites. Idem encore pour le FN qui n'apparaît toujours pas crédible à exercer le pouvoir. Macron et Mélenchon sont advenus en un moment historique qu'ils se sont donné les moyens de saisir.

 

Une certaine idée de la culture en politique

Mais la double belle affaire Mélenchon-Macron n'est seulement le produit d'un habile positionnement politique de l'un et l'autre. On a cité Mitterrand plus haut, qui en son temps revendiqua la marche, la rencontre avec le peuple, l'incarnation d'une idée. Et tout cela au nom d'une certaine idée de la culture en politique.

Place de la République, Mélenchon a cité Hugo. Longuement. Au Havre encore, il a fait référence à Molière " Mais qu'allaient-t-ils faire dans cette primaire, dans cette galère! ". En janvier dernier, à Clermont-Ferrand, Macron citait Alain, philosophe oublié, invitant ceux qui l'écoutaient à penser printemps. Et dans la dernière livraison d'Historia, Macron sacre Hugo comme étant son personnage historique préféré, " plus que tout autre, il a infléchi le cours de son temps et son ombre immense plane comme peu d'autres sur notre histoire collective "… Hugo, Mélenchon, Macron… Il n'est pas besoin ici de chercher l'intrus…

On pourrait ici multiplier les exemples. Macron et Mélenchon ne sont pas avares de citations, de références, d'emprunts à la littérature et philosophie… En quelques mois de campagne, ils se sont posés en enracinés, au cœur de la culture d'en France, affichant sans jamais se renier leur attachement à ce patrimoine si particulier.

Mélenchon et Macron sont une rupture. Ils démontent, jour après jour, la politique réduite à l'élément de langage, porté par un maximum de 250 mots usuels. Dans leur genre, ils sont les anti-Wauquiez, sur-diplômé de la République qui s'applique à parler comme les communicants pensent que parle le petit peuple au bistrot. " Les Français, ils disent que ", " Qu'est-ce qu'ils veulent les Français, les Français ils veulent… " Pauvreté de la langue et de l'expression. Pauvreté de la pensée. Pauvreté du politique. Pauvreté de l'horizontalité reine. Et les Français le sentent.

 

Le politique, un intellectuel, homme de culture

Mélenchon et Macron délivrent des discours complexes, travaillés et enracinés dans un imaginaire qui ne se résigne pas à abandonner la langue et la culture d'En France. L'un comme l'autre renoue avec la tradition du politique qui est aussi un intellectuel, un homme de culture, qui sait ce que sont la beauté des choses et des gens, des lieux et des paysages…

Dans Le Point de cette semaine, Franz-Olivier Giesbert célèbre Emmanuel Macron en l'ancrant dans cet imaginaire culturel français propre à la politique. Certes, l'éditorialiste ne répugne pas à l'emphase, qui décrit Macron comme " Le fils du soleil et du vent ", mais il voit juste quand il remarque que " sa culture sent la terre chauffée au soleil et les odeurs de caramel brûlé des derniers foins ", que le " mysticisme constitue une dimension considérable de son personnage " et que " Dans ses meetings, il m'a souvent semblé que la foule avait le regard barré des grandes saintes comme Thérèse d'Avila quand le Christ ou la vierge leur apparaissait ". Au fond, FOG aurait pu écrire la même chose de Mélenchon. S'il est du mysticisme dans les meetings de Macron, il en est aussi dans ceux de Mélenchon. De la mystique, et de la culture, les deux sont souvent liées en politique.

Mélenchon et Macron pourraient écrire ce que Mitterrand écrivait de son pèlerinage annuel au sommet de la roche de Solutré: " D'ici, j'observe ce qui va, vient et ne bouge pas ". La terre et la littérature, la vie et la poésie, vieille tradition française. Assumons l'intuition. Après dix ans de Sarkozy-Hollande, présidents déracinés que la littérature n'a jamais passionné, le succès de Mélenchon et Macron vient rappeler que le peuple français a probablement envie de renouer avec une tradition perdue depuis vingt ans, celle du politique qui est aussi un intellectuel, un homme de la culture d'en France, qui la pense et s'en revendique, qui sait s'inscrire dans une transmission issue des siècles précédents.

 

Hamon l'apparatchik

Ici s'explique aussi, en grande partie, les déboires de Benoît Hamon. Quand le magazine Historia lui demande quel est son personnage historique préféré, il répond Rosa Parks. Certes, c'est une héroïne formidable, mais elle appartient à l'histoire américaine, loin, très loin de l'imaginaire français. Pourquoi ne pas citer alors, quitte à vanter les libérateurs d'opprimés, Victor Schœlcher, qui repose au Panthéon, honoré par Mitterrand en 1981, et célébré par Aimé Césaire qui plus est? Quel est le sens politique, rapporté à l'élection présidentielle française, d'une telle référence? Quand on est déjà handicapé par une image d'apparatchik déconnecté depuis toujours de la vraie vie des vraies gens, ce n'est pas une figure qui parle à tous ceux qui sont en mal de renouer avec une verticalité présidentielle, emportant avec elle sa part d'intelligence et de culture. Dans cette campagne, Benoit Hamon nous étonnera toujours. A quoi est-il candidat en vérité?

A la fin, pensant à Hamon, nous prend alors l'envie de citer Pompidou, autre grande figure de l'intellectuel en politique: “Passer sa vie dans l'opposition est pour un homme politique ce que serait pour un poète se condamner à lire et à juger les vers des autres.” Visiblement, ce n'est pas le cas des ambitieux Mélenchon et Macron, qui paraissent avoir saisi le sens du moment politique français qui vient. De la culture avant toute chose.

 

 

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