Union Européenne, une construction dans la tourmente
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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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Les Inrocks - Comment Berlusconi entend revenir sur le devant de la scène

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En provoquant la démission de ses ministres, Silvio Berlusconi sonne la fin du gouvernement de coalition italien. Motif officiel : un désaccord sur la hausse de la TVA italienne. Mais la stratégie du Cavaliere répond à d’autres dynamiques.Elles s’appellent amnistie, élections anticipées et loi électorale.

 

 

 

C’est au moment où les Italiens profitaient de l’été indien, par un samedi après-midi ensoleillé, que la tempête est arrivée. Silvio Berlusconi a plongé l’Italie dans une nouvelle crise politique. En provoquant la démission des ministres de sa formation, le Cavaliere met brusquement un terme à un gouvernement de coalition qui depuis 5 mois tentait de gouverner le pays.

“Un geste fou et irresponsable”, dénonce Enrico Letta. Si le président du Conseil, connu pour sa modération, emploie des termes aussi durs, c’est que la crise des démissions de masse du Peuple de la Liberté (le parti de Silvio Berlusconi) intervient alors qu’Enrico Letta se trouve à l’ONU, en train de rassurer les marchés financiers sur le sort de l’Italie.  “Un emblème intolérable”, s’insurge le leader du Parti Démocrate Guglielmo Epifani, qui évoque “des niveaux inimaginables d’irresponsabilité”. Face à l’ahurissement général, Silvio Berlusconi justifie son geste en évoquant son désaccord avec la hausse de la TVA. Une justification que ses détracteurs taxent de prétexte, de mensonge.

 

 

Le serment a été brisé selon Berlusconi 

Les “pactes gouvernementaux ont été violés” : c’est le leitmotiv de Silvio Berlusconi depuis samedi 28 septembre. Le Cavaliere veut faire porter la responsabilité de cette crise politique à Enrico Letta. Les raisons évoquées sont deux : l’ultimatum donné par le président du Conseil, qui a demandé au parti Silvio Berlusconi de lui confirmer son soutien au Parlement. Et la hausse de la TVA au 1er octobre. Ainsi le quotidien de centre-droit Il Giornale, qui appartient à Paolo Berlusconi, frère de Silvio, titre “Les impôts de Letta font tomber le gouvernement”.

Letta récuse, et contre-attaque : “Berlusconi utilise l’alibi de la TVA pour tenter de justifier son geste fou et irreponsable, entièrement destiné à protéger ses intérêts personnels”. Sur son compte Twitter, il invite les Italiens à “ne pas mordre à l’hameçon”.

La justification de la TVA sonne d’autant plus comme un prétexte qu’Enrico Letta avait convoqué un conseil des ministres justement dans le but de retarder l’augmentation de la TVA italienne, prévue pour le 1er octobre. Mais la crise politique a rendu toute prise de décision impossible. L’augmentation de la TVA sera donc bel et bien appliquée le 1er octobre.


Les ruses du Caïman

“La crise, les élections anticipées, et aussi ce laisser-passer qu’il a prétendu des institutions et qu’il essaie maintenant d’obtenir directement du peuple”, tranche Massimo Giannini. Pour l’écrivain et rédacteur en chef adjoint du quotidien la Repubblica, il s’agit d’une technique qui s’apparente au “coup d’Etat”.

Le 1er août, Silvio Berlusconi a en effet été condamné à quatre ans de prison pour fraude fiscale. Et vendredi prochain, le Sénat devait se prononcer sur son éventuelle déchéance. Silvio Berlusconi souhaiterait tout simplement utiliser la mobilisation populaire comme un bouclier. “J’attends de voir s’ils oseront arrêter le chef de l’opposition”, a déclaré l’ancien président du Conseil à ses proches.

“La TVA vaut moins du pistolet de Sarajevo qui a déclenché la première guerre mondiale, ironise ainsi l’éditorialiste Stefano Folli. La véritable cause de cette crise politique est la déchéance de Silvio Berlusconi, et la volonté de poursuivre à tous les prix la guerre contre les magistrats”.

Reste à savoir pourquoi cette décision intervient maintenant, après plusieurs mois de contradictions et de changements de pied. Il y a, tout d’abord, la désillusion face à une éventuelle amnistie. Silvio Berlusconi comptait sur une proposition de loi sur l’amnistie, justifiée par la dramatique surpopulation carcérale italienne, et qui lui aurait permis d’être à nouveau éligible et d’esquiver les arrestations domiciliaires. Il n’en est rien : “Il n’y a aucune garantie concernant la proposition d’amnistie. Donc on va rompre”, a conclu le Cavaliere...

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Les Pays-Bas restent hantés par la mémoire de l’esclavage - Les Inrocks

Les Pays-Bas restent hantés par la mémoire de l’esclavage - Les Inrocks | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Comme tous les ans depuis 2000, au 1er juillet, les Pays–Bas commémorent l’abolition de l’esclavage perpétré dans leurs anciennes colonies du Surinam et des Antilles néerlandaises.

 

Dans une ambiance festive, une parade rythmée par les chants des marcheurs, vêtus pour la plupart des costumes traditionnels, célèbre le “Keti Koti” (“chaînes brisées” en surinamien). Mais en 2013, 150 ans après la fin des traites négrières, la cérémonie est teintée d’une atmosphère particulière. Si les habituels discours prononcés à l’issue de la marche n’ont toujours pas exprimé les excuses que beaucoup attendent, la présence du couple royal, bien que silencieuse, marquait un nouveau pas vers la reconnaissance de cette histoire restée longtemps taboue.

Au delà du folklore ou du discours officiel, les sentiments des Néerlandais à l’égard de cette célébration restent plus que mitigés. Ainsi de nombreux participants aux festivités arboraient un badge “1863″. Parmi eux l’entrepreneure Jennifer Tosch :

“1863, c’est l’abolition légale mais cela n’a pas mis fin à l’esclavage. Le gouvernement de l’époque a imposé par la violence une ‘période d’apprentissage’ de dix ans prétextant que les esclaves n’étaient pas prêts pour la liberté”.

Celle qui se définit comme Surinamienne-Américaine se souvient: “Je suis venue il y a un an pour faire des recherches sur ma famille qui a vécu ici avant de migrer vers les Etats-Unis”. Déçue par l’absence de reconnaissance de la mémoire des Noirs, la dynamique californienne crée alors le Black Heritage Amsterdam Tour, une visite guidée alternative axée sur la contribution des Noirs – dont la présence remonte au XVIe siècle – au patrimoine de la ville : “Aux Etats-Unis, le même sujet est bien plus débattu ; ici, le passé des descendants d’esclaves reste une histoire cachée.”...

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Bruxelles, future capitale verte de l'Europe ? - Les Inrocks

Bruxelles, future capitale verte de l'Europe ? - Les Inrocks | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Des parcs à n’en plus finir, des projets eco-friendly, le développement des zones cyclables… Bruxelles figure dans le top 4 des villes en lice pour décrocher le titre de capitale verte européenne en 2015.

 

“Bonjour, vous êtes arrivé à Bruxelles-Midi. Welkom op Brussel-Zuid.” Quartier de la gare, dans le centre : du bruit, des pots d’échappement, quelques petits arbustes. Un peu plus bas, une borne de vélos en libre-service. Il suffit de sortir de ce capharnaüm et de faire quelques mètres pour remarquer les arbres bordant les boulevards. “Au XIXe siècle, l’urbanisation de Bruxelles s’est développée sur la base de grandes allées plantées, ce qui explique son maillage vert”, explique l’urbaniste Marie Demanet, coordinatrice du bureau d’études ERU, spécialisé dans l’urbanisme durable, qui participe activement à la construction de la ville. Bruxelles compte en tout 8 000 hectares de pelouses à tondre. L’administration de Bruxelles-Environnement s’occupe d’un quart des hectares, le reste est entretenu par les différentes communes de la ville et est “géré de façon exemplaire” : aucun pesticide ne serait utilisé pour prendre soin des plantes. Autour des pelouses du parc Tenbosch, à Ixelles, les chiens ont même leur propre espace, évitant aux flâneurs de bien mauvaises surprises.



À Bruxelles, 75 % des consommations d’énergie et 70 % des émissions de CO2 proviennent du secteur du bâtiment. Depuis 2004, l’administration régionale multiplie les initiatives et les aides en faveur du développement durable dans ce secteur. Le but : “Inciter à rénover, mieux isoler et surtout équiper les bâtiments pour réaliser des économies d’énergie et réduire les émissions”, analyse l’architecte Bernard Deprez, professeur à la fac d’architecture La Cambre Horta et coauteur avec Jean Cech de Les bâtiments exemplaires se racontent (à Bruxelles). Depuis, toitures vertes, citernes de récupération d’eau de pluie et façades en bois apparaissent comme des champignons dans le paysage urbain. Les résultats, discrets, semblent satisfaisants : “En moins de dix ans, les techniques dites de rénovation durable commencent à se répandre. Entre 10 et 15 % des constructions obéissent aux normes. Mais il y a encore du chemin à faire”, explique-t-il....

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Les Inrocks - De l'hindi à l'argot français, l'étonnante histoire de la langue rom

Les Inrocks - De l'hindi à l'argot français, l'étonnante histoire de la langue rom | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Parlée par des millions de Roms à travers le monde et ayant donné ses lettres de noblesses à l’argot français, la langue rromani n’en reste pas moins méconnue.

 

Des mots comme surin (couteau), bouillave (forniquer) et chourer (de chourave, voler) font parti des nombreux emprunts du français au rromani qui vous permettent de traiter quelqu’un de narvalo (idiot), de plaisanter sur le nombre de berges (années) d’un vieillard, ou encore de menacer un ami cher, de le poukave (dénoncer) ou de le marave (cogner, frapper, tuer).

Si le français se concentre surtout sur des termes canailles, le rromani reste une langue poétique, chantante et millénaire qui n’a vu l’officialisation de sa forme écrite qu’en 1990. Comme les Roms (normalement orthographié Rroms), elle est originaire de la ville de Kannauj, capitale de l’Inde, il y a plus de 1000 ans. Elle s’est constituée sur la base d’anciens parlers indiens populaires, dont la forme savante était le sanskrit.


Au début du XIe siècle, les locuteurs du rromani sont déportés en Afghanistan par le sultan Mahmoud de Ghazni en raison de leurs compétences artistiques et artisanales rares. Le sultan désire simplement faire de sa bourgade la capitale de l’univers. Mais dans une société d’Islam sunnite rigoureux, leur culture indoue dérange. Le sultan les vend au nord du pays où l’on parle persan. Après les apports indiens, le rromani s’enrichit donc d’éléments persans puis, au gré des voyages, d’éléments grecs auxquels se sont ajoutés les fonds locaux des pays dans lesquels la majorité des Roms ont résidé jusqu’à aujourd’hui (Roumanie, Bulgarie, Serbie, etc.).

Aujourd’hui encore, les langues du nord de l’Inde ont neuf cents mots en commun avec le rromani. L’empreinte indienne est telle qu’en maîtrisant le rromani, vous pourrez déchiffrer un film en hindi. Lors de sa sortie en Albanie, le film indien Le vagabond de Raj Kapoor suscita un engouement délirant chez le public rom, qui pensait que tous les acteurs du film l’étaient aussi.


Tous les Roms (12 à 15 millions dans le monde) ne parlent pas rromani. Certains groupes ont été forcés à l’oublier (en Espagne, en Angleterre, en Finlande…), et d’autres l’oublient dans les conditions du monde actuel. Les meilleurs locuteurs se trouvent dans les Balkans, où 95% des Roms le maîtrisent. En France, sur un demi-million de Roms, on compte environ 160 000 locuteurs (à peu près 30 %). La première évocation d’une possible standardisation du rromani remonte au XIXe siècle, lorsque le Polonais Antoine Kalina observe l’homogénéité profonde de la langue dans les divers pays où elle est pratiquée...

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Les Inrocks - Beppe Grillo, le vote de "rébellion" de la jeunesse italienne

Les Inrocks - Beppe Grillo, le vote de "rébellion" de la jeunesse italienne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Ils sont quatre millions de jeunes, âgés de 18 à 23 ans, à avoir, dimanche 24 et lundi 25 février, voté pour la première fois à une élection nationale. Vers qui se sont-ils tournés ?

 

Alors qu’aucune majorité claire ne se dessine et qu’un nouveau vote pourrait intervenir dans les prochaines semaines, l’incroyable succès du comique Beppe Grillo reste la seule certitude. Et la jeunesse italienne n’y est pas pour rien.

(De Turin) Mardi 26 février, la ville de Turin se réveille. Journaux télévisés et radio ne parlent que de l’élection et de ses résultats. La ville et ses habitants, eux, ne semblent pas s’être métamorphosés dans la nuit. Une chose a changé cependant, ici, et dans toute la péninsule pour quatre millions de personnes, les 18-23 ans : pour la première fois de leur vie, ils ont pu voter à l’occasion d’une élection nationale.

 

Dans une société italienne où la crise étouffe les projets d’avenir, où les scandales de corruption n’en finissent pas d’amocher la confiance envers les élus, les jeunes ont semble-t-il contribué au succès de la contestation menée par Beppe Grillo. Le désormais célèbre bloggeur italien, fort de plus de 25% des suffrages exprimés à la chambre des députés et de presque 24% au Sénat (où les moins de 25 ans ne peuvent pas voter) a réussi à séduire un large panel d’électeurs, mais surtout, il a caracolé en tête chez les plus jeunes. Un sondage réalisé peu avant l’élection notait ainsi que plus de 30% des 18-25 ans voulaient voter pour le leader du mouvement Cinq étoiles.

Un choix électoral qualifié lundi soir par Emmanuel Letta, le vice-secrétaire du Parti démocrate (centre-gauche), d’”entrée en rébellion”, l’homme regrettant toutefois que “beaucoup d’Italiens aient suivis des propositions idéologiques”.

“J’ai voté Grillo car jusqu’à aujourd’hui, j’ai toujours été déçu par les politiques”


Nouveau venu sur la scène politique italienne, Beppe Grillo a réussi à s’imposer comme la figure du changement, en opposition à “la vieille classe politique” décriée, repue de privilèges. Une dimension intégrée par Luca Marzolino, pizzaiolo turinois de 23 ans et électeur de Beppe Grillo :

“Hier, j’ai voté Grillo car je n’en peux plus… Je n’en peux plus de tout ce qui nous entoure. L’utopie de gauche de Bersani (PD)… Les moqueries de la droite (PDL)… Le néofascisme de la Ligue du Nord…”

Un discours qui s’inscrit dans un climat de méfiance généralisée des Italiens à l’égard des parlementaires et des institutions. En effet, selon le 24e rapport de l’Eurispes en 2012, c’est au Parlement que les Italiens se fient le moins : seulement 9,5% de ces derniers concèdent une grande ou relative confiance aux parlementaires. Pire, les jeunes de 25 à 34 ans exprimeraient le plus fort sentiment de défiance vis à vis des institutions et du politique (74.6%)....


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Les Inrocks - Aux Pays-Bas , le mariage pour tous fête ses douze ans

Les Inrocks - Aux Pays-Bas , le mariage pour tous fête ses douze ans | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Loin des débats houleux qui agitent l’Hexagone, les Pays-Bas s’apprêtent à fêter les 12 ans du mariage pour tous. Reportage à Amsterdam.

 

Nienke donne ses rendez-vous au Café Saarein, le plus ancien bar lesbien de la ville, au coeur du Jordaan, le quartier bobo vintage d’Amsterdam. De peur qu’on ne la reconnaisse pas, elle envoie un message avant : “Je suis grande, 1,82 mètre, cheveux blonds courts mais je crois qu’en fait ça décrit toutes les lesbiennes néerlandaises (smiley).” Autodérision, nous sommes prévenus. Une fois dans le bar aux allures de pub irlandais, difficile de la reconnaître parmi la clientèle exclusivement féminine. Nienke est une habituée, la barmaid nous l’indique tout de suite. Très engagée dans la communauté lesbienne amstellodamoise, cette réalisatrice de 35 ans a été choisie en 2011 par la ville pour réaliser des courts métrages commémorant l’anniversaire des 10 ans du mariage gay.

Nienke : “Ici, vous n’entendrez personne dire ‘mariage gay’, c’est le même mariage qui était avant réservé aux hétéros qui a été élargi. Ce n’est pas une union de seconde zone, nous avons les mêmes droits.” Comment réagit-elle à ce qui se passe en France ? À peine le temps de finir la question qu’elle bondit : ”Je ne comprends pas que vous en soyez encore au débat et surtout qu’il y ait autant de gens opposés qui manifestent. Je pensais que la France était un pays moderne, occidental. Franchement, c’est une attitude de pays arabe ou africain.“ La comparaison, un peu rapide, a le mérite d’être claire. “Quand j’ai vu que l’Espagne avait ouvert le mariage aux gays, j’ai été très surprise. C’est un pays super catho, très macho, très famille. Le Portugal pareil, je ne m’y attendais vraiment pas.” À côté de Nienke, Marloes, brune, même âge :

“Les gens que je vois manifester ‘contre’ dans les rues de Paris me font vraiment peur. D’où sortent-ils ? Ça fait douze ans qu’on a le droit de se marier. Est-ce que le pays a explosé ? Non ! Est-ce que les enfants sont tous dégénérés ? Non ! Rien n’a changé, à part qu’ici les gays sont vraiment les égaux des hétéros. En plus, je ne vois pas pourquoi vous vous excitez comme ça parce qu’aux Pays-Bas, assez peu d’homos se sont finalement mariés.”...

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Les Inrocks - Portugal : la valise ou la misère

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Plongé depuis 2008 dans une crise profonde et sans issue visible, le Portugal connaît une vague d’émigration inédite depuis quarante ans. Un dixième de la population serait concerné.

 

L’humour est la politesse du désespoir. Les Portugais ne manquent ni de l’un, ni de l’autre. Pourtant, lorsque le Premier ministre de centre droit Pedro Passos Coelho leur a conseillé de “faire plus d’efforts” et de “quitter leur zone de confort en cherchant du travail ailleurs”, Sara Machado da Graça n’a pas ri. À ce souvenir, elle sert les dents et grogne. Les mots lui manquent pour exprimer sa colère. À cause de la crise, Sara doit quitter son pays. Sur une photo prise le 15 septembre lors de la manifestation contre l’austérité, tout sourire, elle porte un casque de chantier coiffé d’un petit avion et du slogan “C’est vous qui devriez partir là où un éclair vous casserait en deux”. Sara a 40 ans, un regard franc et l’énergie du désespoir comme carburant. Sa “zone de confort” – si elle en a déjà eu une – s’est effondrée depuis des mois. Plus de boulot, plus d’argent. D’argent, elle n’en avait pas vraiment besoin avant la naissance de son fils Bilal, un an et demi.

Aujourd’hui, elle n’a plus le choix. Le 5 décembre, valise et gamin sous le bras, elle posera le pied à Macao, ancienne colonie portugaise, sans billet retour.

...

Insister sur la fuite des cerveaux permet d’occulter les points communs avec la première vague d’émigration, rappel peu glorieux au passé, et de cacher l’ampleur de la casse sociale. Pour les dirigeants, “il faut rester dans la course”. Dans la rue, personne n’est dupe : “Dans un an, on sera comme la Grèce”, entend-on le plus souvent. “On l’est déjà”, estiment les plus pessimistes. Selon Eurostat, la dette du Portugal s’établissait à près de 190 milliards d’euros à la fin du premier trimestre 2012, soit environ 112 % du PIB. En échange d’un plan d’aide de 78 milliards d’euros, la “troïka” (regroupant des experts de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international) réclame la réduction des déficits. Le projet de budget 2013 est d’une rigueur exceptionnelle : relèvement de 4 % de l’impôt sur le revenu, baisse de 17 % du budget de la Santé, de 11 % pour l’Éducation. “Cette austérité renforce une récession déjà à 3 % en 2012″, estime l’économiste Nuno Teles.

Ces mesures s’ajoutent à la suppression des 13e et 14e mois des fonctionnaires, à la hausse de 20 à 23 % de la TVA, au passage de celle de la restauration de 13 à 23 %. Le chômage touche 16 % de la population, soit douze points de plus qu’il y a dix ans. Le salaire minimum tourne autour de 450 euros – moins qu’en Grèce. Le salaire moyen avoisine les 800 euros. Le durcissement des règles d’obtention des minima sociaux a exclu des milliers de familles du système. Les queues devant les soupes populaires s’allongent ; les ventes de porridge, bon marché, explosent...

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Les Inrocks - "Il y a un risque pour que la Flandre devienne indépendante"

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Bart de Wever, leader nationaliste qui rêve d'obtenir l'indépendance de la Flandre, est donné favori des prochaines élections communales qui auront lieu le 14 octobre à Anvers.

Maire socialiste de la ville, Patrick Janssens a accepté de revenir sur la menace qui plane au-dessus de la Belgique.

 

Bart de Wever, leader nationaliste de la N-VA, est donné comme le grand favori des élections communales selon les derniers sondages (qui lui donne entre 30 et 35% d’intentions de vote). Comment expliquez-vous le plébiscite d’un homme qui souhaite l’indépendance de la Flandre ?

Patrick Janssens : Je pense que les intentions de vote dont on le crédite sont plus un reflet de l’atmosphère nationale que la conséquence d’une défiance de la politique locale. Depuis la fin des années 80, le Vlaams Belang – l’équivalent du Front national chez vous – a obtenu un tiers des voix. De 1994 à 2006, ils ont maintenu ce niveau électoral. Ils sont restés sur ce niveau depuis trois élections et ce jusqu’en 2006. Ça veut tout simplement dire qu’à Anvers, il y a une large couche de la population qui se reconnaît dans le vote d’extrême droite. Depuis l’échec de Filip Dewinter aux élections communales de 2006, la montée du nationalisme flamand s’est poursuivie mais c’est désormais la N-VA (parti nationaliste flamand, ndlr) qui en recueille les fruits. Bart de Wever est devenu le politicien le plus populaire des Flandres et il représente une alternative au vote d’extrême droite pour une partie des Anversois.

 

   Qu’est ce qui motive ce vote aujourd’hui ?

C’est un mécontentement généralisé. Une partie de l’électorat de la N-VA vient directement du Vlaams Belang. Aujourd’hui, les électeurs considèrent que voter pour le Belang ne sert plus à rien compte tenu du cordon sanitaire qui entoure ce parti et qui l’empêche d’accéder au pouvoir. Ils se dirigent donc vers la N-VA, un parti qui a un discours plus modéré en apparence et qui a pris l’habitude de ne pas participer à la gestion du pouvoir, que ce soit après les élections fédérales de 2007 ou les élections communales à Anvers en 2006 puisque malgré son élection, Bart de Wever n’a pas participé au conseil communal.

 

    La politique de la N-VA s’apparente-t-elle à une politique d’extrême droite ?

Je ne vais pas vous dire qu’il est dangereux, mais que son but n’est pas de gérer Anvers mais de rendre la Flandre indépendante. Son discours consiste à dire que si les choses ne vont pas, c’est à cause du gouvernement fédéral. Selon lui, il suffirait que la Flandre soit indépendante pour que tout aille mieux. Je ne suis pas un belgiciste, mais je ne crois pas du tout que ce soit la solution.

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Un été 2012 : Portugal « Je ne sais rien, mais je dirai tout

Un été 2012 : Portugal « Je ne sais rien, mais je dirai tout | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

C’est simple, je suis fan du petit pays au bout de l’Europe. J’adore le peu que je connais de sa littérature (Pessoa, bien sûr, Lobo Antunes, et Tabucchi qui était un peu portugais…), son cinéma (Monteiro en tête, puis Oliveira, l’ombrageux Costa, et le petit jeune Gomes, sans oublier Ruiz qui a su exhaler les feuilletonesques mystères de Lisbonne…), sa musique, du fado à la variétoche, d’Amalia Rodrigues à la géniale bo baloche de Ce Cher mois d’août, ses actrices (Leonor Silveira et Baldaque, Maria et Inès de Medeiros…), ses vins rouges de l’Alentejo et du Douro, ses charcuteries, son porc à l’Alentejane (avec des coques), son agneau confit, ses fruits de mers et poissons grillés, ses villes magnifiques (Lisbonne et ses cent villages, Porto et ses beautés plus âpres, Evora le bijou…), ses villages sublimes (connaissez-vous Ourem, Obidos, Estremoz, Mertola, Monsaraz…?), ses églises, quintas, couvents et palais tout blancs, parfois ornés de cascades pourpres de bougainvilliers, ses ruelles escarpées, ses trottoirs mosaïqués, ses montagnes, ses forêts de chênes liège ou d’eucalyptus, ses petits ports de pêcheurs, ses pâtisseries conventuelles, la musique de la langue lusitanienne que je ne comprend pas…

… mais j’aime surtout l’atmosphère unique de ce pays : un calme, une modestie qui reposent après la fiesta et la fierté du grand voisin espagnol. Ou peut-être est-ce une mélancolie très romanesque d’ex-empire qui flotte dans l’air, avec sa splendeur passée, fanée, enfuie. Dur dur de passer des Magellan ou Vasco de Gama au statut d’assistés en faillite de l’Europe en crise, même si le Portugal s’est trouvé des héros très contemporains avec les Ronaldo et autres Mourinho dont les trombines ornent presque toutes les pubs du pays....

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L’Aube dorée: au coeur du parti néonazi grec

L’Aube dorée: au coeur du parti néonazi grec | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Reportage à Athènes dans le fief du parti néonazi l'Aube dorée.

 

Cest une douce soirée de printemps dans le quartier Agios Panteleimonas d’Athènes. Un vendredi soir calme et sans histoires. Sur la petite place d’Attiki, un gamin tape des balles avec son père, des papys causent affalés sur un banc, deux femmes grignotent. Trois garçons, 16 ans maximum, cheveux très courts et T-shirts noirs, font les beaux pour impressionner les filles. “M’approche pas ou je te casse les côtes comme à l’autre”, frime l’un deux. “C’est une croix celtique à ta ceinture ?”, demande un autre à une fille avant de s’interrompre brusquement. Ils dressent le nez. A cinq mètres, deux silhouettes immaculées déchirent la nuit. Deux hommes, en djellaba et bonnet de prière, reviennent de la mosquée improvisée deux rues plus haut. Les trois ados se précipitent, l’un deux lance un violent coup de pied mais les rate. Les fantômes en blanc ont déjà détalé. Les petits caïds retournent draguer.

Sur la place, à peine a-t-on levé un cil. Le ballon roule, les sandwichs s’engloutissent, les vieux finissent de tuer le temps, les étrangers sont agressés : la routine. On est sur le territoire de l’Aube dorée, parti d’extrême droite à tendance néonazie qui vient d’obtenir 21 sièges aux élections législatives du 6 mai dernier, soit 7 % des voix. Dans le quartier d’Agios Panteleimonas, aux municipales de 2010, l’Aube dorée a attiré 20 % des suffrages. Des drapeaux grecs peints sur le sol balisent les entrées de la place Attiki. Des croix gammées raturées recouvrent les marbres de la fontaine.

Les murs portent des affiches “Je vote Aube dorée pour que la région ne se salisse pas”....

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Marseille capitale européenne de la culture: la cité phocéenne en plein paradoxe

Marseille capitale européenne de la culture: la cité phocéenne en plein paradoxe | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Patchwork urbain complexe et attachant, Marseille la rebelle se prépare pour honorer, en 2013, son titre de capitale européenne de la culture. Cette opération d’envergure verra-t-elle la cité rayonner ?

 

Qu’est-ce qu’une “capitale” ? Qu’est-ce que “l’Europe ?” Qu’est-ce que la “culture” ? Ce sont à ces questions qui recouvrent des concepts de plus en plus complexes que Marseille doit donner réponse. Ce pour un an, à partir de janvier prochain, – une gageure pour une ville tout aussi difficile à saisir – car c’est au tour de la cité phocéenne, comme disent les commentateurs de foot, de se coltiner le titre envié de “capitale européenne de la culture”.

Marseille est fidèle à son mythe de “voyelle” (féminin de voyou) : quand on la cherche, on la trouve. Au point qu’on se demande si l’inconscient collectif qui plane sur la Canebière ne serait pas, bien plus que les agences de com, à l’origine du gimmick en exergue de toutes les brochures labellisées 2013 : “La culture a trouvé sa capitale”. D’autant que pour le béotien qui débarque, ça ne saute pas aux yeux : circulation infernale avec des chantiers partout, des bouts d’autoroute qui déboulent en ville et, surtout, un réseau de transports en commun aberrant...

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Les Inrocks : Grèce-Turquie : le mur d'Arno Klarsfeld... et le vrai

Les Inrocks : Grèce-Turquie : le mur d'Arno Klarsfeld... et le vrai | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Pour combattre l’immigration clandestine, Arno Klarsfled suggère d'ériger un mur à la frontière greco-turque. En 2011, le gouvernement grec avait scandalisé la Commission européenne en annonçant la construction d’une clôture longue de 12 km....

 

Arno Klarsfeld, président de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, a trouvé une solution pour lutter contre l’immigration clandestine en Europe. Il faut construire un mur entre la Grèce et la Turquie, sur 130 km de frontière. Arno Klarsfled en parle sur BFMTV :

“Entre les Etats-Unis et le Mexique, il y a une grande barrière sur toute l'étendue du territoire, avec des patrouilles qui patrouillent sans cesse. C'est ce qu'il faut faire aux frontières européennes, c'est-à-dire en Grèce.”

Un mur? Quel genre de mur?

“Un mur c'est fait avec des fils, des barbelés, un mur quoi, comme à Rome, il y avait un mur. La paix a duré quatre siècles."

 

Arno Klarsfeld compare donc les frontières de l’Europe au limes romain, à défendre contre les invasions de tribus barbares. Si l'on pousse la comparaison, "la paix" devrait donc durer jusqu’à ce que les villageois du coin commencent à démonter le mur pour en faire autre chose, que les soldats abandonnent leur poste et que l’Europe s’écroule. En attendant, tout ira bien....

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Les Inrocks : La Grèce s’enflamme, l’Europe sent le roussi

Les Inrocks : La Grèce s’enflamme, l’Europe sent le roussi | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Au nom des intérêts supérieurs de l’Union européenne et contre l’avis du plus grand nombre, le gouvernement grec lâche son peuple. La démocratie se meurt là où elle naquit.

 

L’Europe brûle-t-elle ? Dans la nuit de dimanche à lundi, le troisième plan d’austérité a été voté à l’arraché par une classe politique grecque en voie d’implosion. Au même moment, Athènes et les grandes villes du pays vivaient des scènes de guerre civile avec plus de 100 000 personnes dans les rues – pour une fois, selon la police –, provoquant des émeutes et des incendies en cascade. La riposte violente d’une population poussée au désespoir pourrait servir de détonateur à une gravissime crise européenne, et provoquer l’effondrement d’un édifice communautaire de plus en plus fragilisé par la récession et un déficit démocratique galopant.

Etaient notamment visés par les manifestations – pas uniquement constituées d’extrémistes et de “casseurs”, mais aussi par un contingent impressionnant de citoyens exaspérés de tous âges – les banques et tout ce qui touche de près ou de loin aux institutions européennes. Le premier bilan a minima fait état de 120 blessés hospitalisés...

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Les Inrocks - Le plaidoyer pour l’Europe de Félix Marquardt et Daniel Cohn-Bendit

Les Inrocks - Le plaidoyer pour l’Europe de Félix Marquardt et Daniel Cohn-Bendit | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Après leur avoir lancé "Barrez-vous", le communicant de choc s'allie au député européen pour mobiliser les jeunes à l’approche des élections européennes de 2014.

 

Site internet, page Facebook, compte Twitter, tout est prêt pour accueillir les jeunes (et moins jeunes) Européens prêts à rejoindre l’initiative pro-UE de Félix Marquardt, soutenue par le député européen Daniel Cohn-Bendit. Intégralement financée par le communicant (patron de Marquardt & Marquardt), la plate-forme Europeans Now se veut un “mouvement transnational, transgénérationnel et transpartisan”.

Dans une tribune publiée par le New York Times puis par une vingtaine de journaux européens dont Libé, le tandem Félix/Dany dénonce une Europe vieillissante, somnolente et frileuse, condamnée au dépérissement économique, politique et historique. Pour les auteurs, un seul remède : transférer les pouvoirs vers la jeunesse et renoncer à la toute-puissance de l’Etat-nation au profit d’une véritable intégration européenne.


Derrière cette initiative, on reconnaît aisément la méthode, la “signature” Marquardt. Le communicant avait déjà fait parler de lui il y a tout juste un an avec la publication de la tribune “Barrez-vous !” dans Libération. Cosignée par Mouloud Achour et le rappeur Mokless, elle appelait les jeunes Français à quitter le pays pour découvrir le vaste monde, quitte à mieux revenir par la suite. Un message au fond plutôt consensuel, assez provocateur cependant pour faire jaser et susciter le saint graal du communicant : le buzz.
Cette année, Félix Marquardt s’est donc trouvé un nouveau cheval de bataille : l’Europe. Il explique : “Cet été j’ai regardé mon fils et je me suis dit : mais quel putain de continent de merde on va leur laisser, à ces enfants !” Pour donner du poids à sa tribune, il contacte Daniel Cohn-Bendit.

 

Daniel Cohn-Bendit, prêt à “soutenir toutes les initiatives qui vont dans le sens de l’Europe”, accepte de cosigner la tribune et d’en assurer, un temps, “le service après-vente”. Si le député européen admet que l’argumentaire pro-européen développé dans la tribune – mesuré, de bon ton, sans aspérités – “n’est pas nouveau”, il espère malgré tout “qu’il pourra créer une dynamique”. Grâce à l’entregent de Félix Marquardt, le texte a l’honneur d’être publié dans le New York Times, puis dans plusieurs journaux européens d’envergure....

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Rallumer la Grèce, éteindre Barroso « Je ne sais rien, mais je dirai tout

Rallumer la Grèce, éteindre Barroso « Je ne sais rien, mais je dirai tout | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

On le sait, le peuple grec est étranglé depuis quatre ans, depuis que la crise du crédit immobilier américain a débouché sur une crise financière mondiale qui a débouché sur un renflouement des banques à coups de centaines de milliards par les Etats (donc les contribuables, nous) qui a débouché sur une crise des dettes souveraines des Etats qui a débouché sur le problème de type grec (comme dirait Godard) qui est en fait un problème de type européen. Car au vu des budgets grecs et européens, l’Europe a très largement de quoi boucher la dette grecque qui représente un mini-trou en regard des richesses européennes (ou en regard des gouffres que sont la dette japonaise ou la dette américaine). Les Grecs comme les autres Etats européens pourraient d’ailleurs facilement rembourser leurs dettes et repartir de l’avant avec des taux à 1% mais au lieu de jouer ce qui devrait être son rôle auprès des Etats membres, la BCE prête à 1% aux banques qui prêtent à 4% voire 6% voire 8% voire 12% aux Etats.

Bref, on ne prête qu’aux riches et les banques se goinfrent sur le dos des Grecs, Espagnols, Portugais, etc. Mais ça ne suffisait pas d’affamer les Grecs et de les virer de leurs jobs et de leurs logements, on a aussi décidé de couper leur télé publique...

 

L’Europe, c’est une magnifique idée et on y croit toujours, mais pas celle du libéralisme, de la rigueur mortelle pour les peuples, des égoïsmes nationaux, de la concurrence fiscale et sociale, des paradis fiscaux, bref, pas celle de Merkel, de Cameron, des institutions bancales et incomplètes, de la commission européenne non élue et de son président José Manuel Barroso.  Tiens, Barroso, il vient de perdre une immense occasion de fermer sa gueule de laquais des banques et de larbin des anglosaxons. L’Europe, grâce à la France (mais oui, pour une fois qu’on peut féliciter Hollande et le gouvernement, allons-y gaiement), vient d’obtenir une belle victoire existentielle et politique : exclure l’audiovisuel (dont le cinéma) des négociations commerciales avec les Etats-Unis. Victoire de l’exception culturelle arrachée aux tenants de la seule et toute puissante loi du marché. Victoire d’une certaine idée du modèle européen face au « tout-pognon all business » américain. Victoire soutenue par la grande majorité des parlementaires européens représentant les peuples européens. Et Barroso se permet de chier dans la colle en traitant la position française de « réactionnaire » ! Mais de quoi ! José Manuel Barroso, vous n’êtes pas élu, vous n’avez aucune légitimité à vous exprimer ainsi, crachant sur une décision collective européenne, soutenue par les élus européens et par les peuples européens. Depuis dix ans, vous n’avez strictement rien foutu pour le bien commun européen, vous n’avez fait que profiter des avantages d’une position prestigieuse, et par votre phrase sur la France et l’exception culturelle, vous terminez votre mandat en trahissant l’Europe, ses élus et ses peuples. C’est à cause de gens comme vous et de vos politiques économiques criminelles que les peuples souffrent. Vous avez fait tant de mal et si peu de bien qu’on a envie de vous dire la même chose que Jean-Christophe Cambadélis, mais en moins poli : fermez votre gueule et barrez-vous !

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Qui es-tu Enrico Letta, nouveau président du Conseil italien? - Les Inrocks

Qui es-tu Enrico Letta, nouveau président du Conseil italien? - Les Inrocks | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Enfant surdoué de la politique italienne, Enrico Letta vient d’être nommé Président du Conseil. Loin de Silvio Berlusconi et de Beppe Grillo, portrait d’un modéré alliant jeunesse et expérience.

 

Scandales à répétition, candidatures fantasques et incessants changements de gouvernements… Plus encore que les Français, les Italiens semblent lassés de la routine qui fait, à Rome, de la politique une pièce de théâtre. Outre les sempiternels thèmes de relance économique et d’assainissement de la vie politique, la Botte attendait cette fois, sans y croire vraiment, qu’un souffle de nouveauté balaie la gérontocratie au pouvoir. Mais en Italie rien ne change jamais vraiment. C’est finalement le vétéran Giorgio Napolitano, 88 ans dans quelques jours, qui a été nommé Président de la République italienne… Fin du premier acte et dépit chez les assoiffés de changement.

Napolitano est chargé de choisir un Président du Conseil. Plusieurs jours durant, il va sonder les uns et les autres, consulter les dirigeants politiques afin de nommer la personne idoine. Pour faire taire les critiques à son égard, le vétéran va choisir un Président du Conseil très jeune pour le contexte italien : Enrico Letta, 46 ans, leader du Parti démocrate (PD – de centre gauche). L’acte II s’achève sur cette manœuvre rusée. Reste à celui que l’on décrit comme un technicien très habile mais peu rigolard d’obtenir la confiance du Parlement. Piège ou aubaine, le plus dur commence désormais pour Enrico Letta : l’acte III.

Mais qui est donc celui que les journalistes italiens appellent “l’enfant prodige” de la politique italienne ? Pour répondre à la question, nous avons interrogé Stefano Montefiori, correspondant du Corriere della Serra à Paris :

“Son style n’est pas sans rappeler celui de Mario Monti : très compétent, Letta est polyglotte (il maîtrise parfaitement l’anglais et le français) et connu pour son goût de l’équilibre et du compromis. Eternel enfant prodige, il adopte les caractéristiques de l’ancienne Démocratie chrétienne où il a fait ses débuts : il est ainsi perçu comme discipliné, sérieux, pas vraiment charismatique mais très fiable. Letta a su adoucir son image en se faisant photographier en train de jouer au Subbuteo (un jeu de football – ndlr), et en parlant de ses autres passions, l’AC Milan et Dylan Dog (une bande dessinée italienne). Les gens ont remarqué qu’il lui est arrivé de venir aux colloques en conduisant sa propre Fiat, sans voiture de fonction. Sur le fond, les italiens attendent de lui qu’il sache s’allier avec la France pour contrer l’austérité imposée par Berlin, à différence de ce que Monti a fait. On pourrait définir Letta comme un Monti plus jeune et plus social.”...

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Les Inrocks - Les Berlinois défendent leur mur menacé

Les Inrocks - Les Berlinois défendent leur mur menacé | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Ils étaient nombreux à manifester à Berlin pour dire non à un projet immobilier impliquant le démantèlement de la plus longue section du mur. Reportage.

 

Ce sont 6000 personnes qui se sont réunies aujourd’hui aux abords de l’East Side Gallery, plus longue section du mur de Berlin encore debout, pour s’opposer à un projet immobilier qui implique de démanteler une partie du vestige. Les travaux, commencés le 1er mars, ont été temporairement arrêtés quand quelques centaines de personnes ont constitué une chaîne humaine devant la parcelle de 22 mètres qui commençait à tomber. Deux jours plus tard, les manifestants ont rebouché le trou formé, et appelé les Berlinois à se mobiliser pour préserver leur Histoire aux côtés de nombreux hommes politiques et d’associations.”Je suis né à Berlin-Ouest, mon père est un réfugié de l’Est. J’avais 17 ans quand le mur est tombé, j’étais là”, raconte Marc Wohlrabe, un des organisateurs de la manifestation :

“J’ai un fils d’un an, je veux pouvoir lui parler de ces gens qui ont essayé de franchir le mur, des gens qui sont morts pour la liberté, et cette partie du mur est essentielle dans notre processus de souvenir”.

En 2006 déjà, la ville avait déplacé 40 mètres du mur pour faciliter l’accès à la nouvelle immense salle de concerts O2-World, dans le cadre du même projet urbain appelé “Mediaspree” qui fait fermer club sur club le long de la Spree. “Nous ne pouvons pas ignorer la situation légale aujourd’hui“, admet Stefan Evers, membre CDU du Parlement de Berlin dans les rangs des manifestants :

“Je suis nouveau au Parlement, et je ne comprends pas comment on a pu discuter de ce projet pendant des années, et le laisser avancer, sans se poser la question du mur. Nous avons organisé vendredi une future table ronde avec les acteurs du projet, et j’espère qu’on pourra trouver une solution : déplacer la construction, trouver un autre moyen d’accéder à ces appartements etc. C’est aujourd’hui dans l’intérêt des investisseurs de discuter, pour ne pas se retrouver face à une opposition radicale”....

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Les Inrocks - Nanni Moretti appelle l'Italie à se libérer de Berlusconi

Les Inrocks - Nanni Moretti appelle l'Italie à se libérer de Berlusconi | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
"Je suis ici parce que je voterai PD" a affirmé le réalisateur lors du dernier meeting de campagne du Parti Démocrate.

 

“Silenzio Elettorale”. En Italie, après une campagne cacophonique, le temps du “silence électoral” est venu. Les citoyens se rendront aux urnes dimanche et lundi afin de voter pour leurs députés et leurs sénateurs. Si l’issue du scrutin reste plus qu’incertaine, les derniers sondages publiés le 8 février dernier notaient une inquiétante remontée de Silvio Berlusconi, l’ancien Premier Ministre ramenant l’écart avec Pier Luigi Bersani du centre-gauche de 17 points le mois dernier à tout juste 4 points.

Dans ce contexte, nul ne doute plus du caractère décisif de ces derniers jours. Berlusconi (démissionnaire fin 2011 à la suite de scandales erotico-financiers et d’une gestion économique et politique désastreuse) n’hésitant carrément pas à envoyer une lettre pseudo-officielle aux Italiens domiciliés dans les régions-clés promettant de supprimer et de rembourser la taxe sur l’habitation principale mise en place l’année dernière par Mario Monti. Une promesse irréaliste et malhonnête susceptible pourtant de séduire la population d’un pays où les mesures d’austérité ont permis de réduire le déficit public et de restaurer la confiance des marchés tout en tant participant à la précarisation générale de l’ensemble de la classe moyenne.

Face aux bouffonneries (sur les écrans de la péninsule, le patron de Mediaset a passé ces derniers temps à cabotiner à grands renforts de lazzi et autres allusions sexuelles) de Berlusconi, le soutien de Nanni Moretti au PD n’est donc pas de trop...

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Les Inrocks - Le Pays basque se dote d’une nouvelle monnaie : l’eusko

Les Inrocks - Le Pays basque se dote d’une nouvelle monnaie : l’eusko | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Les bureaux de change sont prêts. La parité est parfaite : 1 euro = 1 eusko. Des billets de 1, 2, 5, 10 et 20 eusko, certifiés par la Banque de France, vont être mis en circulation à partir du 31 janvier.

 

La baguette à 1 eusko, c’est dès demain au Pays basque.
L’eusko, qui se veut une monnaie complémentaire, aura la même valeur juridique qu’un ticket-resto ou qu’un chèque-cadeau (pas question donc de remplacer complètement l’euro).
Les habitants du Pays basque Nord (c’est-à-dire le Pays basque français) pourront échanger des euros contre des eusko dans de petits commerces faisant office de bureaux de change. L’échange étant irréversible, il leur faudra alors dépenser leurs nouveaux billets au sein d’un réseau de prestataires agréés par la Charte de la monnaie locale. Coiffeur, plombier, pharmacien, ostéopathe, paysan, comité des fêtes… 130 entreprises, commerces et associations, répartis sur l’ensemble du Pays basque, ont pour l’instant adhéré à la Charte.
Ainsi, dans le restaurant El Asador, à Bayonne, on pourra dès demain manger du fromage de brebis accompagné de confiture de cerise pour 6 eusko au lieu de 6 euros. Le gérant, Firmin Belchit, est curieux de voir ce que ça va donner. « Il faut tester la température, affirme-t-il. Ca ne prendra peut-être pas immédiatement, mais l’idée d’une monnaie locale est très bonne ». Né dans la région, il y voit l’occasion de « défendre les traditions et la langue basque ».

 

L’initiative, chapeautée par l’association Euskal Moneta, a mis deux ans à aboutir. L’idée est née lors d’une rencontre avec des militants écologistes et altermondialistes au contre-sommet de Cancun, fin 2010. Des habitants du Lot-et-Garonne viennent de lancer « l’Abeille », une monnaie complémentaire utilisée à Villeneuve-sur-Lot pour promouvoir le commerce local. Le collectif basque à l’origine d’Euskal Moneta décide de s’en inspirer. Un comité de pilotage d’une dizaine de personnes se met en place. « Mais le ficelage du projet a été plus complexe que prévu », révèle Adrien Kempf, un jeune homme de 27 ans qui parle au nom du collectif. « On a été prudent, on a fait les choses dans les règles. »
Deux experts-comptables sont engagés pour prendre en charge les aspects techniques et juridiques. Les billets sont présentés à la Banque de France pour vérifier leur conformité avec la règlementation en vigueur. Pour éloigner les faussaires, les coupures seront sécurisées (papier filigrané, encre phosphorescente…). Et pour utiliser l’eusko, il faudra nécessairement adhérer à l’association Euskal Moneta. Les euros échangés seront quant à eux conservés dans un fond de réserve...

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Les Inrocks - A qui profite la crise ?

Les Inrocks - A qui profite la crise ? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Il nous parle avec le ton posé du vieux sage universitaire, mais les analyses de Joseph E. Stiglitz sur notre système économico-politique ne sont pas éloignées de celles d’un Mélenchon.

Extraits de l'entretien:

  Notre Président, François Hollande, qui avait mené campagne contre la finance égoïste, vient d’annoncer aux Français deux années d’austérité. Qu’en pensez-vous ?

    C’est très déconcertant, d’autant que l’austérité va détériorer encore plus l’économie française. Merkel, Hollande et d’autres dirigeants européens disent “l’austérité n’est qu’un volet, l’autre, c’est la croissance”. Beau discours, mais qui n’est pas du tout suivi par les actes. Le volet européen de croissance est très marginal et l’austérité massive va la tuer dans l’oeuf. On a l’impression qu’ils craignent les réactions des marchés, comme quand Clinton est arrivé au pouvoir. Malgré tout, Clinton avait su convaincre les marchés qu’en période de récession il fallait accepter les déficits et être fiscalement responsable, le temps de retrouver de la croissance puis des surplus budgétaires.

...

Et si vous étiez Merkel ou Hollande, que feriez-vous pour la zone euro ?

Déjà, vous êtes en meilleure position que les États-Unis parce que vous avez de bons systèmes de santé et de protection sociale. Le plus gros problème de la zone euro, ce sont ses règles ! Chaque pays peut garder ses particularités culturelles, mais il faudrait tendre vers un fédéralisme économique, fiscal et financier tout en conservant votre modèle social.

Si l’Europe faisait cela, vous pourriez ensuite définir une stratégie de croissance commune. De plus, ce fédéralisme empêcherait la spéculation des marchés contre tel ou tel pays. Mais je crains que les courants libéraux l’emportent et que l’Europe tende plutôt vers le modèle américain que vers le modèle scandinave. La situation de l’Allemagne n’est pas aussi florissante qu’on le dit. On met souvent en avant les statistiques allemandes, le PIB allemand, mais on parle moins de la condition du travailleur moyen qui n’est pas si reluisante. Oublions un peu le PIB et observons les conditions de vie de la majorité des citoyens, car un système économique qui ne profite qu’à la minorité au sommet est pour moi un échec....

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Les Inrocks - Disparition du Tacheles, un squat mythique de Berlin

Les Inrocks - Disparition du Tacheles, un squat mythique de Berlin | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Avec la fermeture hier du squat d'artistes Tacheles, Berlin perd un des fleurons de la culture alternative qui l'a rendue célèbre, sous le ciel morose de la gentrification.

 

La mine triste, assis sur des canapés défoncés et des sièges jetés sur le trottoir, les occupants du Tacheles attendent l’arrivée de la police avec une résignation qui fait peine à voir, tandis que deux d’entre eux entament une élégie funèbre sur un vieux piano à queue. Mardi matin, l’évacuation du plus célèbre des squats berlinois, après deux décennies d’occupation, n’a pas donné lieu aux barouds d’honneur qui accompagnent traditionnellement les dernières heures des Besetzhäuser (maisons occupées) de la capitale allemande.

“Nous sommes des artistes, pas des autonomes de gauche violents. Ce n’est pas notre truc de mener une action illégale. Si ce lieu n’est pas soutenu par la sphère politique, dans ce cas il n’y a rien d’autre à faire que de fermer la porte”, dit sobrement Linda Cerna, porte-parole du Tacheles.

Après un long feuilleton judiciaire à rebondissements qui les a opposés pendant des années à un investisseur qui voulait transformer le bâtiment en complexe immobilier luxueux, projet abandonné entre-temps faute de fonds suffisants, les occupants du Tacheles ont fini par jeter l’éponge quand le créancier du propriétaire, la banque HSH Nordbank, les a sommés de vider les lieux. Sollicitée à plusieurs reprises par le collectif d’artistes, la mairie de Berlin s’est refusée à intervenir, mais a fait savoir récemment qu’elle veillerait à ce que le lieu, bientôt mis en vente, reste un espace dédié à la culture. Sans plus de précisions....

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L’extrême droite en Europe, “le fantasme d’une armée de néonazis”

L’extrême droite en Europe, “le fantasme d’une armée de néonazis” | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Ses racines, ses visages, son évolution : état de l'extrême droite européenne par le chercheur Jean-Yves Camus.

Extraits:

Comment définir aujourd’hui l’extrême droite européenne ?

Jean-Yves Camus - Ce n’est pas facile. On peut considérer qu’il en existe deux définitions. La première couvre l’extrême droite qui s’oppose au système politique européen sans en attaquer directement les fondations. Elle promeut l’homogénéité culturelle et ethnique ainsi que l’ethnocentrisme, défend l’homme ordinaire et son bon sens contre les élites corrompues. La seconde retient les critères du nationalisme, de la xénophobie et du “chauvinisme de l’Etat-providence”, autrement dit la préférence nationale. Toutes deux ont un socle commun : le refus de la société multiculturelle, le rejet de toute forme de supranationalité et la préférence pour la démocratie directe sur la démocratie représentative....

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Edito : François Hollande va-t-il changer l’Europe?

Edito : François Hollande va-t-il changer l’Europe? | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Malgré ses divergences avec Mme Merkel, François Hollande va-t-il changer l’Europe ? Peut-être.

 

Depuis Giscard et Mitterrand, nous avons élu le premier président de la République favorable à une marche vers le fédéralisme. M. Chirac, qui avait dénoncé à la sous-de Gaulle l’union de notre continent, devint un Européen de raison. Son Premier ministre Lionel Jospin, formé au chauvinisme révolutionnaire par le trotskisme lambertiste, fut un Européen contraint. Quant à Nicolas Sarkozy, il n’a cessé de promouvoir une Europe des Etats plutôt qu’une démocratie européenne. Durant son quinquennat, il a transformé le projet fédéral lancé par Jean Monnet et Robert Schuman en condominium franco-allemand, soit une Europe de deux nations. Comment faire aimer au peuple une politique de cabinet ?

François Hollande, lui, se réclame de Jacques Delors et de François Mitterrand. Il a approuvé Maastricht et engagé le Parti socialiste, sans succès hélas, dans le “oui” au référendum de 2005 sur le traité constitutionnel. Saura-t-il rouvrir cette Europe à deux, le Merkozy, aux vingt-cinq autres adhérents ?...

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Malte, Alcatraz de l’Europe pour migrants africains

Malte, Alcatraz de l’Europe pour migrants africains | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Début 2002 : des bateaux déversent sur Malte plusieurs milliers de migrants africains. Dix ans plus tard, la petite île de la Méditerranée s’est muée en prison pour immigrés venus demander l’asile dans l’Union européenne.

 

Au large des côtes maltaises, vers 23 heures, le 14 janvier, un point dans la nuit. Un rafiot en bois de sept mètres de long sur deux de large dérive sur la Méditerranée. A son bord, Ahmed*, frêle Somalien de 31 ans sommé par sa famille de fuir son village et la folie meurtrière des milices islamistes. Depuis son départ il y a trois jours des côtes libyennes, Ahmed partage ces quelques mètres carrés avec soixante-sept autres migrants africains dont neuf femmes et, passager plus rare, un bébé né à bord. Prix de la traversée : 500 dollars.

Soudain, un avion P-3C Orion de la patrouille maritime de l’US Air Force déchire le ciel. L’embarcation est signalée, les autorités maltaises envoient un bateau à sa rencontre. Des hommes en bonnet, masque et combinaison blanche de chirurgien apparaissent, ils enfilent aux migrants des gilets de sauvetage orange. Au petit matin, Ahmed et les autres passagers sont débarqués, un à un, sur le port industriel de Floriana, en bordure sud de la capitale, La Valette. Sur le quai, deux bus floqués Pulizija (“police”) et quelques journalistes les attendent. L’arrivée du bateau fait la une du Times of Malta....

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Les Inrocks : Lambrousi Harikleia, un problème de type grec

Les Inrocks : Lambrousi Harikleia, un problème de type grec | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
L’image de cette femme menaçant de se jeter du troisième étage d’un immeuble d’Athènes a fait le tour du monde....

 

C’est sans aucun doute l’une des images les plus fortes de l’actualité de ce début d’année 2012. Celle de cette femme grecque en larmes, Lambrousi Harikleia, âgée de 47 ans, mère de famille, qui menace, assise au bord du précipice, les jambes dans le vide, de se suicider en se jetant du troisième étage d’un bâtiment qui abrite l’OEK – un organisme de logement où elle travaille depuis plus de vingt ans (au poste d’ingénieur civil). Après avoir appris l’annonce de la fermeture prochaine de l’OEK, celle-ci est restée prostrée, pendant plus de cinq heures, assise au bord du vide, transie de froid....

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