Union Européenne, une construction dans la tourmente
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Les hôpitaux grecs privés du médicament contre le cancer de Merck | Humanite

Les hôpitaux grecs privés du médicament contre le cancer de Merck | Humanite | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

L’industriel pharmaceutique allemand Merck a décidé de ne plus livrer son médicament contre le cancer Erbitux aux hôpitaux publics grecs. La seule possibilité pour les Grecs de continuer à se soigner avec est de payer le médicament cash, en pharmacie.

"Cela n'affecte que la Grèce, où nous avons été confrontés à de nombreux problèmes. Cela ne concerne que ce produit", explique Matthias Zachert dans cet entretien au Börsen-Zeitung. Et ce en raison de factures non payées. L'anticancéreux Erbitux est un peu la poule aux œufs d’or de l’industriel, le deuxième médicament sur ordonnance le plus vendu. Il a représenté un chiffre d'affaires de 855 millions d'euros en 2011. En juillet déjà, le groupe pharmaceutique Merck menaçait de renoncer à de futurs projets de recherche de plusieurs dizaines de millions d'euros au Portugal si des hôpitaux du pays ne remboursaient pas leurs dettes.
A noter qu’un autre groupe pharmaceutique allemand, Biotest, a déjà cessé de livrer les hôpitaux publics grecs dès juin dernier.

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Union Européenne, une construction dans la tourmente
L'Union Européenne à travers l'actualité, les réflexions et les débats.
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La Bulgarie, le plus pauvre des pays européens, prend la présidence tournante de l’UE

La Bulgarie, le plus pauvre des pays européens, prend la présidence tournante de l’UE | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Sofia, qui voudrait accéder à l’espace Schengen, devra tenter de parvenir à un accord sur les migrants et accompagnera la deuxième phase de négociation sur le Brexit.


Au 1er janvier, c’est la Bulgarie, pays le plus pauvre de l’Union européenne (UE), qui pour la première fois en assure la présidence tournante, et ce jusqu’à la fin de juin. Une responsabilité considérable pour un Etat membre du club depuis seulement dix ans, disposant d’un nombre restreint de professionnels de la mécanique communautaire. Pendant six mois, ce sont les officiels bulgares qui seront chargés, à Bruxelles, d’organiser les réunions ministérielles européennes, de fixer les agendas, de travailler à la formation de consensus. Pour les y aider, la Commission leur a « prêté » une quarantaine de ses fonctionnaires, une pratique relativement courante quand de petits pays, peu aux faits des us bruxellois, récupèrent une présidence tournante.


Pour Sofia, l’agenda est particulièrement chargé et délicat. Sa tâche la plus compliquée sera probablement de parvenir à un accord sur un sujet qui a profondément divisé l’Europe ces deux dernières années : la migration. Bruxelles veut pourtant aboutir à un consensus en juin. Mais les pays de l’Est, Pologne et Hongrie en tête, continuent de refuser catégoriquement toute idée de « quotas ».


« Nous rejetons avec force une telle approche, qui porte atteinte aux décisions souveraines des Etats membres », a déclaré le tout nouveau premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, à Budapest avec son homologue hongrois, Viktor Orban, mercredi 3 janvier. Ces prises de position répétées promettent une belle bataille bruxelloise au printemps. Car l’Allemagne, la Suède ou l’Italie refusent de leur côté que la « solidarité » de l’Est, en cas d’afflux de réfugiés, se limite à de l’aide financière ou logistique. La Bulgarie, qui partage plus de 250 km de frontière terrestre avec la Turquie et fut aux avant-postes de la crise migratoire de 2015, devra tenter un compromis, sans pour autant prendre position — c’est le rôle d’une présidence que de rester le plus neutre possible à Bruxelles. Même si son premier ministre, Boïko Borissov, s’est montré plus proche des positions de M. Orban que de celles d’Angela Merkel, eux aussi membres du Parti conservateur européen, le premier parti politique à Bruxelles. Les officiels bulgares devront également accompagner la négociation du Brexit, qui entre dans sa deuxième phase (les termes du divorce d’avec Londres ont été arrêtés à la fin de 2017). Probablement la plus difficile : la première ministre Theresa May continue de promettre à ses concitoyens « le meilleur accord » commercial possible avec l’UE, ...


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L’Europe déclenche une procédure sans précédent contre le gouvernement polonais

L’Europe déclenche une procédure sans précédent contre le gouvernement polonais | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

La Commission européenne a déclenché mercredi l’article 7 du traité de l’UE, encore jamais utilisé.


Après des mois de mises en garde, la Commission européenne a déclenché, mercredi 20 décembre, une procédure sans précédent contre le gouvernement polonais, resté sourd aux demandes d’infléchir ses réformes judiciaires controversées....

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Autriche. Élections : le “petit génie” Kurz remporte son pari

Autriche. Élections : le “petit génie” Kurz remporte son pari | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
Vainqueur des législatives autrichiennes de ce dimanche avec 31,7% des voix selon des projections, le candidat du parti chrétien-démocrate, Sebastian Kurz, partage les observateurs du voisin hongrois entre admiration et crainte d’une dérive droitière dans la lignée d’Orbán.
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Législatives allemandes : Merkel affaiblie face à un paysage politique en grande partie inédit

Législatives allemandes : Merkel affaiblie face à un paysage politique en grande partie inédit | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Les conservateurs sont arrivés en tête, dimanche, assurant à la chancelière un quatrième mandat. Mais la quête d’une majorité s’annonce compliquée.


Les appels lancés par les deux grands partis de gouvernement n’ont donc pas mobilisé les électeurs. Pour faire barrage à l’AfD, le SPD n’avait pas hésité à convoquer l’histoire, évoquant le choc que représenterait l’entrée de « nazis » au Bundestag, comme l’a martelé le ministre des affaires étrangères, Sigmar Gabriel. Il vaut encore mieux s’abstenir que voter pour l’AfD, expliquait, quant à lui, Peter Altmaier (CDU), le numéro deux de la chancellerie, il y a quelques jours. Peine perdue : non seulement, les Allemands ont davantage voté qu’en 2013, mais ce surcroît de participation a profité à l’extrême droite, défiant les prévisions contraires de nombreux observateurs. Vu de France, il est sans doute difficile de saisir le « choc » que représentent les résultats des législatives allemandes, pour reprendre un des termes les plus utilisés, ce dimanche soir, par les commentateurs. Après tout, les conservateurs, bien qu’affaiblis, sont arrivés en tête, et Angela Merkel a toutes les chances de rester chancelière quatre ans de plus : rien à voir avec la vague de « dégagisme » qui a frappé la vie politique française ces derniers mois. Par ailleurs, le SPD, bien qu’usé par l’exercice du pouvoir, se maintient au-dessus des 20 % : combien de socialistes français rêveraient aujourd’hui d’un tel score ? Quant aux 12,6 % de l’AfD, ils peuvent apparaître assez peu signifiants vus de France, où le Front national a déjà accédé à deux reprises au second tour de l’élection présidentielle (2002 et 2017), et quand on se rappelle que Jean-Marie Le Pen, à celle de 1988, avait lui-même obtenu plus de 14 % des voix...

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L’avenir de l’Europe se joue (à nouveau) en Catalogne

L’avenir de l’Europe se joue (à nouveau) en Catalogne | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Le défi lancé à la démocratie espagnole par le séparatisme catalan avec le référendum qui doit se tenir le 1er octobre concerne l’Europe tout entière.


Après la crise de l’Euro, la guerre en Ukraine, le Brexit et les dérives de la Hongrie et de la Pologne, l’Europe est confrontée à une autre crise qui met en péril l’existence du projet de sécurité – physique, matérielle, juridique et dans une certaine mesure, sociale, qu’est le projet communautaire : le défi lancé à la démocratie espagnole par le séparatisme catalan. Face au boulevard concédé à l’exposé du récit séparatiste dans les grands médias européens, à la pusillanimité des appels au «dialogue» ou au silence assourdissant des institutions communautaires et des gouvernements des Etats membres, un effort de pédagogie s’impose, à dix jours d’un référendum illégal à l’importance transcendante...

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L’Italie aux prises avec ses vieux démons fascistes

L’Italie aux prises avec ses vieux démons fascistes | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Faut-il ouvrir un musée sur Mussolini pour mieux canaliser la nostalgie de certains Italiens, tout en aidant l'opinion à regarder en face son passé? Les historiens sont divisés.


Le dimanche 9 juillet 2017, le journal la Repubblica racontait comment, en Italie, l’apologie du fascisme était devenue une réalité quotidienne et banale. Le quotidien a ainsi révélé que, à Chioggia, sur l’une des plages prisées de la lagune vénitienne, l’établissement balnéaire de Punta Canna accueillait les touristes dans une ambiance néo-fascisante où des affiches à la gloire de l’ancien dictateur italien Benito Mussolini, côtoient des posters reproduisant le salut nazi et autres symboles fort à propos, telle cette image d’un enfant accompagnée de cette phrase : «Grand père Benito, je te prie de retourner en vie afin d’avoir une Italie honnête et propre.» Toutes les demi-heures, un haut-parleur diffuse des messages du gérant des lieux, le sexagénaire Gianni Scarpa, un nostalgique assumé du fascisme : «Les gens mal élevés me dégoûtent, les gens sales me dégoûtent, la démocratie me dégoûte. Je suis favorable au régime *[fasciste]* mais, ne pouvant pas l’appliquer hors de chez moi, je l’applique chez moi.» 


Suite à la publication de l’article, le préfet de Venise a ordonné «le retrait immédiat de toute référence au fascisme». Une association de résistants a, par ailleurs, demandé l’annulation de la licence d’exploitation du gérant, qui a été mis en accusation pour apologie du fascisme. Or, comme l’a rapporté la presse, la clientèle –qui ne se revendique pas forcément proche des idées fascistes– ne s’était pas offusquée jusqu’ici. La plupart des clients ont invoqué les valeurs de tolérance et de l’humour: chacun a son «credo», le gérant est un personnage sympathique, aimant faire des boutades. Cet état d’esprit est aussi celui du maire adjoint de Chioggia qui ne comprend pas le tapage fait autour de cette affaire....

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Helmut Kohl, mort d'un animal politique

Helmut Kohl, mort d'un animal politique | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

L'ancien chancelier allemand, artisan de la Réunification, est mort vendredi à l'âge de 87 ans.


A priori, rien ne prédisposait Helmut Kohl à entrer un jour dans l’Histoire. Helmut Joseph Michael Kohl est né le 3 avril 1930 à Ludwigshafen, en Rhénanie-Palatinat. Son père est un modeste fonctionnaire des finances, son grand-père agriculteur. Son enfance et son adolescence sont marquées par la guerre. A la fin du conflit, il perd son frère aîné, parachutiste tué par les Américains au cours de la retraite sur le front de l’ouest. Le jeune Helmut est lui réquisitionné pour ramasser les cadavres dans les rues de sa ville réduite à l’état de ruines. Les années de l’après-guerre sont marquées par les privations. Le jeune homme travaille pendant trois années comme ouvrier d’usine dans l’industrie chimique pour payer ses études. Ses origines petit-bourgeoises et le catholicisme influencent, de même que la guerre, son développement et sa personnalité. Entré à 17 ans dans les jeunesses chrétiennes démocrates, il est élu ministre président de son Land à 39 ans. Quatre ans plus tard, il devient président de la CDU. En 1976 il se présente pour la première fois aux élections législatives, battu de peu par le social-démocrate Helmut Schmidt. Il devra patienter jusqu’en 1982 pour parvenir au pouvoir....


Dès la chute du Mur, Helmut Kohl surprend son ministre des Affaires étrangères, Hans-Dietrich Genscher, en présentant au Bundestag un plan en 10 points visant à rétablir au plus vite l’unité du pays. Il a compris avant tout le monde qu’il fallait jouer la carte de la vitesse. Le 3 octobre 1990, l’Allemagne est réunifiée. Mais Helmut Kohl a aussi des principes. La réconciliation avec la France et l’Europe figurent parmi ses priorités en politique. Son amitié légendaire avec François Mitterrand, mélange de méfiance et de complicité, est immortalisée le 22 septembre 1984 par l’image des deux hommes main dans la main à Verdun, s’inclinant à la mémoire des soldats français et allemands tombés pendant la première guerre mondiale...

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D-Day pour le Brexit: enthousiasme et craintes en une de la presse britannique

D-Day pour le Brexit: enthousiasme et craintes en une de la presse britannique | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

La presse britannique se montre particulièrement inventive et divisée entre ceux qui s'inquiètent d'un «saut dans l'inconnu» et les partisans d'une nouvelle «liberté».


Londres déclenche officiellement, ce mercredi, l’article 50 du traité de Lisbonne, synonyme de début des négociations sur sa sortie de l’Union européenne. Celle-ci pourrait être effective dans deux ans. Ce matin, Libération a imaginé deux scénarios possibles pour 2024, l’un où tout roule pour les Britanniques, l’autre ou tout s’écroule. Tout dépendra de la teneur des négociations qui s’entament aujourd’hui. De l’autre côté de la Manche, cet événement historique divise la presse entre ceux comme The Guardian qui s’interrogent, et d’autres comme le Daily Mail qui voient dans ce processus un gage de «liberté». Ce matin, la ligne éditoriale des journaux britanniques a rarement été aussi marquée....

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Roumanie. Un art de manifester très coloré contre la corruption

Roumanie. Un art de manifester très coloré contre la corruption | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Les manifestations anti-corruption qui secouent la Roumanie depuis la fin du mois de janvier feront date. Non seulement parce que le gouvernement a dû reculer et a retiré son décret dépénalisant certains faits de corruption, mais parce que les Roumains ont fait preuve de créativité, avec leur mode coloré de protestation.


Les Roumains ont toujours été inventifs. Ce ne sont pas les Tristan Tzara, Eugène Ionesco ou encore Ilie Năstase qui nous diraient le contraire. D’ordinaire raillés en Europe, les Roumains ont, en ce début d’année, mis leur génie au service de convictions. « Jamais je n’aurais pensé voir tant de monde dans tout le pays se battre pour des idées », racontait Iulian, la quarantaine, dimanche dernier à Bucarest. Le 1er février, les premières manifestations ont attiré entre 200 000 et 300 0000 personnes. Une importance inédite depuis la chute du communisme en 1989.


Plus de 80 000 personnes étaient à nouveau rassemblées place de la Victoire devant le gouvernement pour former un immense drapeau aux couleurs de leur pays : le désormais célèbre « bleu, jaune et rouge roumain ». Soit des feuilles de couleur, légèrement translucides, ingénieusement illuminés par les téléphones portables des manifestants. Les Roumains ont transformé la gronde anti-corruption en une immense fête intergénérationnelle, spectacles sons et lumières en plus. Les récents événements ont rassemblé comme jamais dans un pays où l’implication civique a longtemps été inexistante, la faute à des années de communisme. Très au fait des nouvelles technologies - la Roumanie est connue pour ses brillants informaticiens -, les manifestants se sont appuyés sur les réseaux sociaux pour s’organiser mais surtout s’éclater. Et le faire savoir au monde entier....

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Les Européens doivent résister à Trump

Les Européens doivent résister à Trump | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Editorial. Donald Trump est le premier président américain ouvertement hostile à l’Europe. Les 27 de l’UE doivent en tirer des conséquences précises : la politique de l’autruche serait un désastre.


Les Européens sont prévenus. Donald Trump n’aime pas l’Union européenne (UE). Il a prophétisé son démantèlement. Le Brexit est une « grande chose », qui a ravi le président américain au moins autant qu’une bonne émission de télé-réalité. Et dans le projet européen, aventure unique dans l’histoire enfin apaisée du Vieux Continent, il ne voit qu’une manipulation de l’Allemagne au service de ses propres intérêts. M. Trump est le premier président américain ouvertement hostile à l’Europe. Les 27 de l’UE doivent en tirer des conséquences précises : la politique de l’autruche serait un désastre. Quelques jours avant la réunion du sommet européen de Malte – consacré à l’immigration et qui a pris fin ce vendredi 3 février –, Trump tonnait encore contre l’euro, « gravement sous-évalué », accusait-il, pour favoriser les produits allemands en Europe et aux Etats-Unis. Peu importe qu’il n’y ait précisément, par principe, pas davantage de change au sein d’une union monétaire, il fallait dire du mal de l’euro, dont le cours actuel – 1 euro pour 1,08 dollar environ – ne reflète que l’appréciation du billet vert du fait des bons résultats de l’économie américaine (merci Barack Obama).


Le principal conseiller politique du 45e président américain, Stephen Bannon, veut, lui, aussi démanteler l’UE. Il flirte avec l’ultra-droite européenne la plus europhobe, notamment le Front national français, et ne s’en cache pas. Trump vient encore d’accroître le rôle de Bannon en le nommant au Conseil national de sécurité de la Maison Blanche. Au cas où les Européens n’auraient pas compris, on ne sait jamais, le président suggère de désigner à la tête de la représentation des Etats-Unis auprès de l’UE, à Bruxelles, un homme récemment converti à un discours aussi méprisant qu’hostile à l’égard de l’Europe, Ted Malloch.


Que faire ? Trump ne changera pas de cap. Il se méfie de l’OTAN, il n’attache guère d’importance stratégique à la relation transatlantique et il entend mener une politique économique résolument protectionniste. Il ne comprend pas cette entité fondée sur l’Etat de droit qu’est l’UE et il y voit une menace pour les intérêts américains. Il ne croit pas dans la norme de droit, mais dans les rapports de force : il entend affaiblir l’UE. Si Ted Malloch est confirmé dans le poste pour lequel il est pressenti à la ­Maison Blanche, les 27 doivent refuser de l’accréditer....

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La dette grecque est 'explosive' (FMI)

La dette grecque est 'explosive' (FMI) | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Le FMI juge la dette grecque actuellement "intenable" et "explosive" sur le long terme et appelle la zone euro à proposer des mesures d'allègement "plus crédibles", selon un rapport confidentiel de l'institution obtenu vendredi par l'AFP. Ce sombre diagnostic compromet pour l'heure la participation financière du Fonds monétaire international au 3e plan d'aide accordé à la Grèce par les Européens en 2015, malgré l'insistance de l'Allemagne. "La dette grecque est totalement intenable. Même avec une application pleine et entière des réformes approuvées dans le cadre du programme (d'aide, ndlr), la dette publique et les besoins de financement vont devenir explosifs sur le long terme", écrit le FMI dans ce rapport qui doit être présenté à ses Etats membres début février. Sans mesures d'allègement, la dette grecque devrait ainsi atteindre 275% du produit intérieur brut du pays, indique le rapport. Selon ses règles internes, le FMI, qui a participé aux deux précédents plans d'aide à la Grèce en 2010 et 2012, ne peut accorder de prêts à un pays que s'il juge sa dette soutenable avec un fort degré de probabilité. Ce rapport risque donc de faire des remous en Europe où plusieurs pays, dont l'Allemagne, ont fait de la participation financière du FMI une condition sine qua non du renflouement de la Grèce.…

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Vu du Royaume-Uni. Le négociateur du Brexit jette l’éponge, un “coup dur” pour Londres

Vu du Royaume-Uni. Le négociateur du Brexit jette l’éponge, un “coup dur” pour Londres | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Au lendemain du choc de la démission de l’ambassadeur britannique à l’UE Ivan Rogers, la presse britannique est partagée quant aux conséquences de son départ, qui intervient à quelques semaines du début des négociations sur le Brexit.


C’est un nouveau coup de théâtre à Londres, à quelques semaines seulement du déclenchement de la procédure de divorce d’avec l’Union européenne. Le 3 janvier, Ivan Rogers, l’ambassadeur britannique auprès de l’UE, fin connaisseur des dossiers européens, a annoncé sa démission. Dans une lettre adressée au bureau qui représente le Royaume-Uni auprès de l’UE, Ivan Rogers, en poste depuis 2013, s’en est pris vertement au gouvernement britannique, accusé de défendre “des arguments infondés et des raisonnements confus” sur le Brexit. Il y a très peu d’expérience sérieuse pour ce qui est des négociations multilatérales à Whitehall [quartier des ministères]”. Mercredi matin, la démission du diplomate faisait la une des grands quotidiens britanniques. Aux yeux de l’ancien chef du service diplomatique Simon Fraser, dont les propos sont repris par The Guardian, “le départ de Rogers est un coup dur pour le Royaume-Uni avant les négociations sur le départ de l’UE”. Je pense que ses connaissances approfondies et son expertise représentent une perte dans ce qui promet d’être […] des négociations particulièrement complexes”....

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En Europe, la colère d'extrême droite se banalise toujours davantage

En Europe, la colère d'extrême droite se banalise toujours davantage | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Les électeurs européens n'ont jamais été aussi nombreux à être hostiles aux immigrés, aux musulmans et à l'Union européenne.


Après le Brexit et le référendum italien, et avec des élections nationales qui se profilent en 2017 aux Pays-Bas, en France et en Allemagne, la crainte que l'Europe se fasse balayer par une vague populiste, gonflée aux sentiments anti-mondialisation, anti-musulmans et anti-immigrés, et galvanisés par les partis d'extrême droite, est de plus en plus justifiée. De fait, la stratégie a l'air de fonctionner: les sondages montrent que les individus ayant une opinion favorable au Front national (FN) en France, au parti Alternative pour l'Allemagne (AfD) outre-Rhin et au Parti pour la liberté (PVV) aux Pays-Bas sont, ont tendance à être plus hostiles aux immigrés, aux réfugiés et aux musulmans, que le reste de leurs concitoyens. Ils sont aussi davantage eurosceptiques et méfiants vis-à-vis de la mondialisation que leurs compatriotes. La rhétorique pernicieuse et nativiste d'une Marine Le Pen ou d'un Geert Wilders, fondateur du PVV, est sans doute essentielle pour attirer des partisans. Mais le fait est que l'intensité et l'ampleur des sentiments populistes et d'extrême droite chez leurs sympathisants –et dans une frange non négligeable de l'opinion publique globale– se fait de plus en plus sentir en France, en Allemagne et aux Pays-Bas....

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Élections catalanes : une nouvelle victoire pour les indépendantistes

Élections catalanes : une nouvelle victoire pour les indépendantistes | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Après des semaines de crise institutionnelle entre Madrid et Barcelone – suite à la déclaration unilatérale d’indépendance du 27 octobre – les résultats des élections anticipées du jeudi 21 décembre se concluent par un nouveau succès des séparatistes.


Preuve que ce scrutin était attendu, après plusieurs mois de crise institutionnelle dans la région, la participation a atteint un sommet : 82 % soit près de sept points de plus que lors des élections, en novembre 2015. Le quotidien barcelonais La Vanguardia évoquait dans la matinée “les élections les plus inhabituelles de l’histoire” de la Catalogne. C’est peu de le dire. Après le référendum séparatiste du 1er octobre, puis la déclaration unilatérale d’indépendance du parlement autonome un mois plus tard – déclarés illégaux par le Tribunal constitutionnel – Madrid avait mis “sous tutelle” la région. Conséquences : le gouvernement et le parlement catalan ont été dissous et Madrid a convoqué de nouvelles élections...

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Catalogne : place à la démocratie

Catalogne : place à la démocratie | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Editorial. L’annonce par le gouvernement espagnol de convoquer des élections régionales le 21 décembre en Catalogne et de donner la parole à tous les Catalans remet enfin le curseur là où il devait être.


Et maintenant, place à la démocratie. La décision du gouvernement espagnol, annoncée vendredi soir 27 octobre par son président, Mariano Rajoy, de convoquer des élections régionales le 21 décembre en Catalogne remet enfin le curseur là où il devait être dans cette douloureuse affaire catalane. Il fallait donner la parole aux Catalans eux-mêmes. A tous les Catalans. A eux, à présent, de se prononcer. La « république indépendante » proclamée dans l’après-midi par un Parlement catalan déserté par près de la moitié de ses élus est une fiction, qui n’aura vécu que quelques heures. Aucun Etat étranger ne l’a reconnue. L’Union européenne et ses principaux Etats membres ont aussitôt réaffirmé leur soutien à l’Etat espagnol. L’avis des services juridiques de l’assemblée catalane, qui avaient averti que la résolution d’indépendance soumise au vote des députés était illégale, a été superbement ignoré par les dirigeants indépendantistes....

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Catalogne : à Barcelone, les anti-indépendantistes descendent dans la rue un jour de fête nationale

Catalogne : à Barcelone, les anti-indépendantistes descendent dans la rue un jour de fête nationale | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Quelque 65 000 personnes ont défilé jeudi à Barcelone en faveur de l’unité du pays, menacée par la crise catalane.


Ils s’en sont fait des capes, des turbans, des pagnes et même des lunettes : brandi par les adversaires de l’indépendance de la Catalogne, le drapeau espagnol était partout dans le centre de Barcelone, jeudi 12 octobre. A l’occasion de la fête de l’Hispanité, jour férié en Espagne, plusieurs milliers de personnes se sont réunies sur la place de Catalogne pour dire leur attachement à l’unité du pays. Venus de Barcelone et d’ailleurs, ils ont répondu à l’appel d’une vingtaine d’organisations et notamment de Societat civil catalana, principale association pour le maintien de la région dans le giron espagnol. Le drapeau à trois bandes, aux armoiries de la famille royale, a fait la nique aux couleurs catalanes épinglées un peu partout, aux fenêtres et aux balcons. « Pour une fois ! », grogne Andrès. Accompagné de sa femme, ce Barcelonais se plaint que d’habitude, « quelqu’un qui se promènerait avec ce drapeau se ferait immédiatement traiter de fasciste ». L’insulte réservée par les indépendantistes à ceux qui ne partagent pas leurs convictions, « fachas », est retournée ce jour-là par les manifestants. Dans le pêle-mêle de banderoles en libre-service que les organisateurs proposent à leurs sympathisants, on en trouve qui disent « Non aux référendums et aux coups d’Etats fascistes ». En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/10/12/a-barcelonne-les-anti-independantistes-descendent-dans-la-rue-un-jour-de-fete-nationale_5200135_3214.html#fkQw763Mbmjit3OP.99..

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Merkel, à qui gagne perd

Merkel, à qui gagne perd | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

La chancelière se maintient pour un quatrième mandat et le SPD accuse une lourde défaite. Surtout, l’extrême droite entre avec fracas au Bundestag et peut espérer près de 90 députés sur 631.


Son partenaire de coalition, le Parti social-démocrate (SPD), réalise de son côté le pire score de son histoire, avec 20 % des voix, en baisse de près de six points. Les sociaux-démocrates, laminés, défaits pour la quatrième fois d’affilée, ont exclu dans la soirée une reconduction de leur coalition avec Angela Merkel. «C’est un très mauvais résultat pour le SPD, une lourde défaite. Aujourd’hui, la grande coalition s’achève», a assuré l’ex-ministre de la Famille d’Angela Merkel et membre du SPD, Manuela Schwesig, à l’annonce des projections des résultats du scrutin. Longuement applaudi par ses supporteurs, Martin Schulz, la tête de file du SPD, a reconnu lui aussi «la lourde et amère défaite» de son parti, nouvelle illustration de la crise de la social-démocratie en Europe. Deux partis ont fortement profité du scrutin. Les libéraux du FDP (10,5 % des voix), qui avaient été expulsés du Parlement en 2013, font leur retour au Bundestag. Ils pourraient être la clé de voûte du prochain gouvernement allemand. Surtout, et c’est le principal choc de la soirée, le parti populiste AfD (13,5 % des voix), qui tient des discours antimigrants, anti-islam, anti-euro et révisionnistes, fait une entrée fracassante au Parlement. Selon les sondages, près de 1,2 million des électeurs de l’AfD viennent du camp des abstentionnistes. Et en 2013, 1 million des électeurs de l’AfD avaient voté pour la CDU. Le SPD et la gauche radicale de Die Linke perdent chacun 500 000 électeurs au profit de l’AfD. Un des prochains «défis de la législature» sera de ramener ces électeurs vers la CDU, a insisté la direction du parti. «L’entrée de l’AfD au Bundestag est un grand test pour l’Allemagne», a souligné Merkel. 86 % des électeurs de l’AfD estiment que «douze ans de Merkel au pouvoir, ça suffit», et 74 % d’entre eux sont d’avis que «la CDU a abandonné ses positions de droite».....

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Royaume-Uni. Le Parlement britannique abroge le droit européen

Royaume-Uni. Le Parlement britannique abroge le droit européen | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Le Parlement de Londres a franchi un premier pas dans le retrait de l’UE, en votant dans la nuit du 11 septembre le projet de loi qui met fin à la suprématie du droit européen au Royaume-Uni. Une étape cruciale dans le déroulement du Brexit.


La loi transposera en même temps — “nationalisera” pour ainsi dire — les quelque 12 000 règlements européens qui s’appliquent actuellement en Grande Bretagne. Ceci empêchera, comme l’explique le ministre chargé du Brexit, David Davies, “une sortie chaotique de l’UE”, permettant ainsi au Royaume-Uni de “continuer à fonctionner normalement” après mars 2019. Le texte prévoit que ces règlements pourront ensuite être “amendés” ou “modifiés” par les ministères concernés. L’opposition accuse donc le gouvernement de se donner l’opportunité de modifier ces règlements sans l’aval du Parlement, s’offrant ainsi les “pouvoirs d’Henry VIII”....

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Hongrie. La presse régionale confisquée par des fidèles du pouvoir

Hongrie. La presse régionale confisquée par des fidèles du pouvoir | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Dix mois après la fermeture politique du journal d’opposition Népszabadság, deux proches du Premier ministre Viktor Orbán ont racheté les six derniers quotidiens de proximité qui n’étaient pas encore liés au régime.


Début janvier, Lőrinc Mészáros, ex-camarade de classe de Viktor Orbán devenu oligarque favori du régime, s’emparait de 12 des 18 quotidiens régionaux hongrois, renforçant l’emprise déjà puissante du gouvernement sur la presse et son propre tableau de chasse, qui incluait déjà notamment la chaîne d’informations EchoTV, et les journaux Magyar Idők et Nemzeti Sport (équivalent magyar de L’Équipe). 


Moins d’un an plus tard, le même Mészáros enterre l’indépendance des six derniers titres locaux restants en facilitant l’acquisition de trois d’entre eux par l’Autrichien Heinrich Pecina, l’ancien propriétaire de feu Népszabadság, et celle des trois autres par Andy Vajna, producteur hollywoodien intime du régime ....

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Royaume-Uni. Édimbourg ouvre la voie à un deuxième référendum sur l’indépendance

Royaume-Uni. Édimbourg ouvre la voie à un deuxième référendum sur l’indépendance | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it
“Le Parlement écossais soutient l’appel à un référendum”, titre en une The Scotsman. Le jour du déclenchement de l’article 50, qui lancera les négociations pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, le quotidien d’Édimbourg revient sur le vote qui a eu lieu hier, le 28 mars, à quelque 530 kilomètres de Londres. À 69 voix contre 59, les députés ont donné le feu vert à la Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, pour demander à Londres l’organisation d’un deuxième référendum sur l’indépendance fin 2018 – début 2019. Lors du premier référendum en septembre 2014, les Écossais s’étaient prononcés à 55 % contre l’indépendance. En revanche, ils étaient 62 % à voter contre le Brexit lors du référendum de juin 2016. Pour la Première ministre, résolument proeuropéenne, qui ne souhaite pas perdre les avantages de l’adhésion, notamment du marché unique, “les circonstances ont changé”. Elle s’est donc sentie obligée de demander un nouveau vote...
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La droite bulgare gagne les élections législatives

La droite bulgare gagne les élections législatives | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Boïko Borissov réussit le pari de devenir premier ministre pour la troisième fois, mais il devra compter avec les partis ultranationalistes.


Boïko Borissov a gagné son pari. Dimanche 26 mars, il a remporté une nouvelle fois les élections législatives et s’apprête à devenir pour la troisième fois premier ministre conservateur du pays. Mais il a évité tout triomphalisme en commentant cette nouvelle victoire, avec 33 % des voix selon les estimations, devant le Parti socialiste bulgare (PSB) de Kornelia Ninova, qui double son score de 2014 avec 28 % des suffrages. S’il y a une chose que sait faire M. Borissov, c’est bien de gagner les élections. Il est à l’aise dans la compétition électorale, plus sans doute que dans l’art de gouverner. Après avoir voté, il a usé d’une métaphore sportive en se réjouissant de la victoire de la Bulgarie contre les Pays-Bas, la veille : « Les Bulgares sont meilleurs quand ils sont sous-estimés. » Les sondages ont longtemps donné le PSB en tête. Il a reconnu que « le combat avait été difficile », en félicitant avec insistance le Parti socialiste et en rappelant que le pays devait rester « uni » avant de prendre la présidence de l’Union européenne en janvier 2018....

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International - Espagne : manifestation monstre à Barcelone pour l'accueil des réfugiés

International - Espagne : manifestation monstre à Barcelone pour l'accueil des réfugiés | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it


Près de 160 000 personnes ont défilé dans la capitale catalane pour exiger de l'Espagne et de l'Union européenne l'accueil de milliers de réfugiés.


Quelque 160 000 personnes ont participé samedi à une manifestation à Barcelone pour réclamer que l'Espagne accueille «dès maintenant» des milliers de réfugiés comme elle s'y était engagée en 2015, selon une estimation de la police municipale. La maire de gauche de la deuxième ville d'Espagne, Ada Colau, avait appelé les manifestants à «emplir les rues» pour cette marche intitulée «nous voulons accueillir« («volem acollir», en catalan)...


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Migrants. Paniquée par les populismes, l’Europe veut fermer la Méditerranée

Migrants. Paniquée par les populismes, l’Europe veut fermer la Méditerranée | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Réunis en sommet à Malte, les chefs d’État de l’UE préparent un accord avec la Libye pour bloquer la route migratoire méditerranéenne, comme ils l’ont fait l’an dernier avec la Turquie et la route des Balkans. Mais la Libye est un territoire instable, que se disputent plusieurs factions.


À peine commencée, l’année 2017 s’annonce comme une année tendue pour l’Union européenne, qui voit sa survie menacée : d’un côté, par la mise en œuvre du Brexit, de l’autre, par les scrutins délicats que connaîtront plusieurs de ses États membres, comme la France et les Pays-Bas, où des mouvements eurosceptiques et xénophobes ont le vent en poupe. Et c’est justement pour empêcher ces mouvements de “continuer à spéculer sur le thème de l’immigration”, observe Il Foglio, que “l’Union veut bloquer l’accès du continent aux migrants irréguliers qui traversent la Méditerranée et qui arrivent en Italie depuis la Libye”. 


Avec plus de 180 000 arrivées sur ses côtes en 2016, l’Italie, qui se plaint régulièrement du manque de solidarité de ses voisins européens, est directement concernée par le sujet. Ses appels à Bruxelles semblent avoir été entendus, puisqu’un sommet extraordinaire se penchera sur la question des migrations ce 3 février à Malte. Mais l’accord UE-Libye qui doit y être débattu s’annonce beaucoup moins ambitieux que celui avec la Turquie : il est estimé à 400 millions d’euros, contre 6 milliards. Le Premier ministre italien a donc signé ce 2 février un accord bilatéral avec son homologue libyen Faiez Sarraj, et cherchera à obtenir l’appui de l’UE. De son côté, le président du Conseil européen Donald Tusk a déclaré que “l’UE se montre prête à fermer les routes de migrations clandestines”....

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En Europe, le Brexit ne fait pas envie

En Europe, le Brexit ne fait pas envie | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Editorial. La victoire du « out » au référendum du 23 juin au Royaume Uni n’a pas sonné le début de la fin de l’Union européenne.


Il y a cinq mois, les Britanniques votaient en faveur du Brexit. A près de 52 % des suffrages, les sujets du Royaume-Uni décidaient de quitter l’Union européenne. Le reste de l’Europe a pris peur. Cette manifestation de rejet sonnait le début de la fin de l’UE. A tout le moins, elle portait un coup terrible à l’image de l’Union. Elle allait susciter des vocations, marquer le début d’un détricotage de ce que les Européens ont mis plus d’un demi-siècle à bâtir. Grosse vague de « blues » sur le Vieux Continent. A tort. Car la vérité est que le Brexit ne fait pas envie. L’europhobie ne traverse pas les eaux froides de la Manche. Au contraire. L’Europe est cette chose bizarre qui ne suscite guère d’enthousiasme dans les opinions de ses membres mais, pour autant, que personne ne veut quitter. Moins que jamais. Le référendum du 23 juin 2016 chez nos cousins britanniques a même plutôt renforcé l’attachement à l’Union européenne. C’est une bonne nouvelle, à la veille des élections qui doivent avoir lieu cette année aux Pays-Bas, en France et en Allemagne....

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Mécontents, les Européens ne veulent pourtant pas quitter l’UE

Mécontents, les Européens ne veulent pourtant pas quitter l’UE | Union Européenne, une construction dans la tourmente | Scoop.it

Selon ce sondage réalisé auprès de 14 969 Européens, 82 % des Français jugent que leur pays va dans une mauvaise direction.


Les électeurs européens sont critiques sur l’avenir de leur pays mais ne semblent pas près d’imiter les Britanniques dans leur sortie de l’Union européenne, révèle un sondage WIN/Gallup International publié jeudi 29 décembre. Selon cette enquête menée en ligne auprès de 14 969 Européens, le soutien apporté au bloc européen reste bien supérieur à 60 % en France, en Italie ou en Allemagne, malgré un mécontentement prononcé. Près de 90 % des Grecs interrogés estiment que leur pays va dans la mauvaise direction, comme 82 % des Français, 79 % des Italiens et 62 % des Allemands. Une minorité d’électeurs affirme être prête à voter pour une sortie de l’UE : 36 % des sondés s’y disent favorables en moyenne sur les quinze pays européens étudiés (dont le Royaume-Uni), un chiffre en légère augmentation par rapport à 2015 (33 %). En Allemagne, en France et en Belgique, la part des sondés favorables à une sortie de l’Union a diminué par rapport à l’année dernière. En Finlande et en Grèce, cette part a au contraire augmenté, passant respectivement de 29 à 40 % et de 38 à 46 %....

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