Burkina Faso
58 views | +0 today
Follow
Your new post is loading...
Your new post is loading...
Rescooped by thierryRepos from Burkina Faso
Scoop.it!

#3 Le Burkina Faso : Le défi de l'agriculture et de la transformation ...

#3 Le Burkina Faso : Le défi de l'agriculture et de la transformation ... | Burkina Faso | Scoop.it

J'ai donc appris, par mes lectures, que ce pays était classé au 161ème rang sur 169 au classement de l'indice de développement humain. Le pays est exposé à de multiples ...


Via Coulibaly Seriba, thierryRepos
more...
No comment yet.
Rescooped by thierryRepos from Burkina Faso
Scoop.it!

Insécurité alimentaire au Burkina Faso, par Philippe Revelli (Le Monde diplomatique)

Insécurité alimentaire au Burkina Faso, par Philippe Revelli (Le Monde diplomatique) | Burkina Faso | Scoop.it

Voici le troisième volet de Terres, la série de reportages photographiques produite par le CCFD-Terre Solidaire et soutenue par Le Monde diplomatique. Dans cet épisode, Philippe Revelli se rend à Ouagadougou pour enquêter sur les raisons des émeutes de la faim qui ont touché le Burkina Faso, et d’autres pays d’Afrique, en 2007-2008.

 

>>>> Le site du photographe Philippe Revelli : http://philipperevelli.com/

 

 


Via Alcofribas, thierryRepos
more...
No comment yet.
Scooped by thierryRepos
Scoop.it!

Agriculture : Rencontre régionale du réseau africain pour développer l'agriculture

Agriculture : Rencontre régionale du réseau africain pour développer l'agriculture.
more...
No comment yet.
Rescooped by thierryRepos from Nature to Share
Scoop.it!

Interview de Pierre Rabhi - L'agro-écologie contre la famine

Interview de Pierre Rabhi - L'agro-écologie contre la famine | Burkina Faso | Scoop.it

J’ai rencontré Pierre Rabhi à sa ferme de Montchamp, sur une colline ardéchoise. De tous côtés se déploie un paysage serein de collines couvertes de buis, et de formations calcaires. Pierre Rahbi et sa femme, Michèle, m’ont acceuilli avec gentillesse et douceur puis Pierre a commencé à parler. Tout d’abord de son action humanitaire, puis de l’Humanité.

 

Pierre a fait son retour à la terre, dans la campagne Ardéchoise, dans les années cinquante. Après quelques années, il est invité à donner des conférences sur l’agriculture, ensuite il part au Burkina Faso aider au développement. Il a fondé plusieurs associations humanitaires, et vient de lancer, à Paris, la Révolution des Colibris. Ce mouvement social et écologique conseille entre autres de consommer local et équitable. Ses projets humanitaires sont aussi en plein essor. L’action humanitaire de Pierre Rabhi sera bientôt présentée dans un documentaire d’Empreintes et un long métrage, intitulé ‘Pierre Rabhi, au nom de la Terre’, qui sortira au printemps.

 

Pierre Rahbi, comment avez-vous débuté votre action humanitaire?

 

J’ai refusé cette société dès le départ. Avec Michèle, nous nous sommes rencontrés dans la même entreprise et nous avons décidé de faire un retour à la Terre. En Ardèche, j’ai découvert l’agriculture conventionnelle, puis biologique. Quelques années plus tard, j’ai été invité à donner des conférences sur l’agriculture.

 

En 1981, je reçois à la maison un africain, burkinabé, envoyé par le CRIAD (centre de relations internationales entre agriculteurs pour le développement).

 

Il y a une agriculture productive respectueuse de la vie, malheureusement tout ce qu’on leur a enseigné était d’utiliser des engrais chimiques.

Je leur ai montré comment on pouvait faire autrement, comment travailler le sol, comment utiliser le compostage, comment guérir les plantes par les plantes.

 

Tout le Sahel (c’est-à-dire la bande contenue entre le Sahara au Nord et les forêts au Sud) avait subi une catastrophique sécheresse dans les années soixante-dix. La famine qui s’en suivit n’était pas seulement spectaculaire. Souvent, j’ai surtout observé la malnutrition, des enfants qui ne mangent pas à leur faim, ils mangent si mal et si peu que cela les atteint physiologiquement très fort. Il y a la famine déclarée, où on les voit en train de mourir, et les famines larvées, où il y a de la nourriture qui ne nourrit pas, qui est même nuisible à la vie. C’est un problème énorme, des enfants qui ne reçoivent pas tout ce qui leur est nécessaire en nutriments.

 

J’y suis allé en 1981, et j’ai enseigné l’agriculture biologique. Je pratique cette agriculture ici et j’utilise mes déchets. Au Sahel, tout le biotope, i.e. le milieu écologique était détruit. Il faillait reboiser, faire un système anti-érosif, faire des travaux qui permettent aux nappes phréatiques d’être réalimentés. Quand l’eau s’en va, elle emporte la Terre, et l’érosion est un problème énorme dans le Tiers-Monde. L’agro-écologie, c’est utiliser l’énergie de la vie, c’est remettre en route un processus originel, en place depuis les débuts de l’agriculture. Le monde moderne a rompu ce lien en amenant des produits toxiques qu’il amène dans le système de production, ce qui fait qu’on porte atteinte aux processus de de la vie.

 

Au Burkina Faso, j’ai rencontré le président burkinabé, Thomas Sankara, qui m’avait chargé de leur faire des propositions. C’était un homme d’une grande qualité d’âme. Ce qui détruit l’Afrique, c’est la corruption des états africains, ces gens qui utilisent leurs prérogatives à leurs avantages.

 

Avez-vous pu améliorer l’alimentation des populations du Sahel?

 

J’ai créé le premier centre de formation à l’agro-écologie. Les paysans n’étaient plus obligés d’acheter des engrais qui empoisonnent le sol, les gens et les nappes phréatiques. Il faut 2,5 tonnes de pétrole pour faire une tonne d’engrais. Les pays pauvres achètent ces engrais trois à quatre fois plus cher que les pays industrialisés. Nos propositions ont très bien fonctionné. Le président du Burkina Faso voyait que l’agro-écologie faisait baisser la facture.

 

J’ai créé avec des amis l’outil Terre et Humanisme, avec des programmes internationaux assez importants. Avec les Marocains, nous avons fondé Terre et Humanisme Maroc. Cette organisation a pour but la formation, l’agro-écologie, l’expérimentation et la formation des formateurs.

 

Là, nous sommes en train de créer un fond de dotation pour collecter des fonds et mener des programmes plus importants, à plus d’endroits et à plus grande échelle. Auparavant, nous avons créé la fondation Pierre Rahbi, hébergée par la fondation de France, mais elle met des critères qui ne nous conviennent pas du tout, et nous voulons la quitter.

 

Je suis en train d’intégrer à notre organisation les Agro-écologistes sans Frontières. Un autre mouvement qui est en train de se structurer, c’est Femmes Semencières. On mobilisera les femmes – parce que je trouve que les semences et les femmes vont ensemble, par la beauté de la chose – pour lutter contre cette disparition des semences traditionnelles. Le patrimoine semencier de ces derniers 10’000 -12’000 ans est en train de disparaître sous nos yeux. Je trouve que les gens ne mesurent pas la gravité de ce problème. L’organisation est en train de se mettre en place avec une femme qui est très déterminée, Claire Chanut, et nous allons donner de l’ampleur à ce mouvement. Quand le fond de dotation aura été créé, tous ces programmes seront soutenus et élargis.

 

Il a actuellement des tragédies réelles, et il y a ce qui risque d’avenir si nous ne faisons pas ce qu’il faut. Aujourd’hui, un milliard de personnes ne mangent pas à leur faim, trois milliards survivent, et un milliard joue avec la nourriture. Les pays émergents s’inspirent de notre modèle, mais il n’est pas extensible à la planète. Le modèle européen est tellement dispendieux que tout le monde ne pourra pas vivre comme les Européens. Nous avons besoin d’un éveil des consciences.

 

En savoir plus sur Pierre Rahbi à travers son livre Vers la sobriété heureuse

Interview réalisé par Dorota Retelska (Suisse – Lausanne)


Via Damoclès
more...
No comment yet.
Rescooped by thierryRepos from L'essentiel de l'information agricole en Afrique
Scoop.it!

Entretien avec Moussa Kaboré, SG du ministère de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire du Burkina Faso

Entretien avec Moussa Kaboré, SG du ministère de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire du Burkina Faso | Burkina Faso | Scoop.it
Inter-réseaux Développement rural est un lieu de débats et d’échanges d’expériences sur le développement rural menés au sein d’un réseau d’acteurs (...) (Entretien avec Moussa Kaboré, SG du ministère de l'Agriculture et de la...

Via Anne Matho
more...
No comment yet.
Rescooped by thierryRepos from Questions de développement ...
Scoop.it!

Les paysans du Burkina veulent une véritable politique agricole

Les paysans du Burkina veulent une véritable politique agricole | Burkina Faso | Scoop.it

L’agriculture a été au centre des préoccupations des différents régimes politiques du Burkina Faso, ce pays sahélien enclavé qui vit essentiellement de l’agriculture, pratiquée par 86 % de sa population active. Après 50 ans d’indépendance, les politiques et réformes mises en oeuvre n’ont pas produit tous les effets escomptés... Aujourd'hui, dans le pays, plus de 600.000 personnes sont touchées par la faim !


Via JJ Grodent
more...
No comment yet.
Rescooped by thierryRepos from Questions de développement ...
Scoop.it!

Agriculture, la modernisation est possible au Burkina Faso

Agriculture, la modernisation est possible au Burkina Faso | Burkina Faso | Scoop.it

Bon nombre de petits producteurs se trouvent dans l’impossibilité de moderniser leur système d’exploitation. Non seulement, ils ne disposent pas de moyens financiers mais ignorent également l’existence même des technologies adaptées à leurs milieux.


Via JJ Grodent
more...
JJ Grodent's curator insight, April 23, 2013 6:24 AM

Mais les producteurs ont aussi des propositions, une vision des priorités en matière de modernisation... Il faut les entendre.

Scooped by thierryRepos
Scoop.it!

L’homme qui arrêta le désert | Contrepoints

L’homme qui arrêta le désert | Contrepoints | Burkina Faso | Scoop.it
Documentaire passionnant sur la vie de Yacouba Sawadogo et sa lutte contre la désertification
more...
No comment yet.
Rescooped by thierryRepos from Revue de presse "Afrique"
Scoop.it!

CIV : mission Burkina-Faso accomplie pour la Maison Des Lycéens! - Webtimemedias.com

CIV : mission Burkina-Faso accomplie pour la Maison Des Lycéens! - Webtimemedias.com | Burkina Faso | Scoop.it
Webtimemedias.com
CIV : mission Burkina-Faso accomplie pour la Maison Des Lycéens!

Via Anna Gueye
more...
No comment yet.
Rescooped by thierryRepos from Revue de presse "Afrique"
Scoop.it!

L'Église s'alarme des tensions au Burkina Faso - La Croix

L'Église s'alarme des tensions au Burkina Faso - La Croix | Burkina Faso | Scoop.it
La Croix
L'Église s'alarme des tensions au Burkina Faso
La Croix
L'Église s'alarme des tensions au Burkina Faso.

Via Anna Gueye
more...
No comment yet.
Rescooped by thierryRepos from Revue de presse "Afrique"
Scoop.it!

Burkina Faso: près de 600 000 utilisateurs de l'Internet recensés - Fasozine.com

Burkina Faso: près de 600 000 utilisateurs de l'Internet recensés - Fasozine.com | Burkina Faso | Scoop.it
Burkina Faso: près de 600 000 utilisateurs de l'Internet recensés
Fasozine.com
Pour la 4ème année consécutive, l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) a rendu public son rapport.

Via Anna Gueye
more...
No comment yet.
Rescooped by thierryRepos from Revue de presse "Afrique"
Scoop.it!

Burkina Faso: la prochaine crise africaine? - JOL Press (Blog)

Burkina Faso: la prochaine crise africaine? - JOL Press (Blog) | Burkina Faso | Scoop.it
JOL Press (Blog)
Burkina Faso: la prochaine crise africaine?
JOL Press (Blog)
Blaise Comparoé, président du Burkina Faso, lors des élections présidentielles de 2010, quelques secondes après avoir glissé son bulletin de vote.

Via Anna Gueye
more...
No comment yet.
Rescooped by thierryRepos from Revue de presse "Afrique"
Scoop.it!

Le Burkina Faso veut améliorer le climat des affaires en donnant unnouveau souffle aux réformes

Le Burkina Faso veut améliorer le climat des affaires en donnant unnouveau souffle aux réformes | Burkina Faso | Scoop.it
Le président burkinabé Blaise Compaoré a ouvert jeudi la 4e session du Conseil présidentiel pour l'investissement (CPI) jeudi à Ouagadougou, session qui servira de cadre aux nationaux et étrang...

Via Anna Gueye
more...
No comment yet.
Rescooped by thierryRepos from Burkina Faso
Scoop.it!

PIERRE RABHI, AGROECOLOGISTE FRANÇAIS : "L’agroécologie est la meilleure réponse aux changements climatiques" - leFaso.net, l'actualité au Burkina Faso

PIERRE RABHI, AGROECOLOGISTE FRANÇAIS : "L’agroécologie est la meilleure réponse aux changements climatiques" - leFaso.net, l'actualité au Burkina Faso | Burkina Faso | Scoop.it
Considéré comme étant la troisième personnalité célèbre en matière d'écologie en France où il a, du reste, brigué le poste de président de la République en (...)
more...
No comment yet.
Rescooped by thierryRepos from Chronique des Droits de l'Homme
Scoop.it!

Insécurité alimentaire au Burkina Faso, par Philippe Revelli (Le Monde diplomatique)

Insécurité alimentaire au Burkina Faso, par Philippe Revelli (Le Monde diplomatique) | Burkina Faso | Scoop.it

Voici le troisième volet de Terres, la série de reportages photographiques produite par le CCFD-Terre Solidaire et soutenue par Le Monde diplomatique. Dans cet épisode, Philippe Revelli se rend à Ouagadougou pour enquêter sur les raisons des émeutes de la faim qui ont touché le Burkina Faso, et d’autres pays d’Afrique, en 2007-2008.

 

>>>> Le site du photographe Philippe Revelli : http://philipperevelli.com/

 

 


Via Alcofribas
more...
No comment yet.
Scooped by thierryRepos
Scoop.it!

PIERRE RABHI, AGROECOLOGISTE FRANÇAIS : "L’agroécologie est la meilleure réponse aux changements climatiques" - leFaso.net, l'actualité au Burkina Faso

PIERRE RABHI, AGROECOLOGISTE FRANÇAIS : "L’agroécologie est la meilleure réponse aux changements climatiques" - leFaso.net, l'actualité au Burkina Faso | Burkina Faso | Scoop.it
Considéré comme étant la troisième personnalité célèbre en matière d'écologie en France où il a, du reste, brigué le poste de président de la République en (...)
more...
No comment yet.
Rescooped by thierryRepos from Agribusiness
Scoop.it!

#3 Le Burkina Faso : Le défi de l'agriculture et de la transformation ...

#3 Le Burkina Faso : Le défi de l'agriculture et de la transformation ... | Burkina Faso | Scoop.it

J'ai donc appris, par mes lectures, que ce pays était classé au 161ème rang sur 169 au classement de l'indice de développement humain. Le pays est exposé à de multiples ...


Via Coulibaly Seriba
more...
No comment yet.
Rescooped by thierryRepos from Resilience
Scoop.it!

Burkina Faso Farmers Lead the Way on Food Security and Climate Change Resilience | WRI

Burkina Faso Farmers Lead the Way on Food Security and Climate Change Resilience | WRI | Burkina Faso | Scoop.it

If you want to know how to grow crops in the face of climate change, drought, and land degradation, ask Ousséni Kindo, Ousséni Zoromé, or Yacouba Sawadogo—three farmers in Burkina Faso’s Yatenga region. Policy makers, researchers, and NGO representatives gathered earlier this year at a workshop in Ouagadougou, Burkina Faso to discuss strategies on combating food insecurity and adapting to climate change. Attendees at the event—organized by the group Network for Participatory Approaches to Research and Planning (Réseau MARP Burkina)—heard from several of Burkina Faso’s farmers on how they produce food on degraded lands. The farmers and participants provided interesting insights into climate-smart agriculture methods—including how to scale up these practices throughout the nation... 

 

Despite the positive changes in the productivity of their land and in the lives of their families, much work needs to be done to ensure that climate-smart agriculture—like water harvesting and agroforestry—spreads throughout Burkina Faso. The country’s weak legal framework doesn’t protect farmers from the appropriation or destruction of their efforts, threatening the agricultural gains they’ve made thus far. For example, farmers in Burkina Faso don’t have legal rights to the trees that grow on their property. Policy changes could provide for this ownership, allowing climate-smart agriculture to expand.

 

The good news is that farmer innovators, government officials, research institutions, and NGOs in Burkina Faso are ready to make the next move. At the workshop earlier this year, participants had a chance to share experiences and reflect on the actions needed to scale up their successes. They agreed to take on the challenge by developing and implementing a national agroforestry strategy. We’ll be watching closely to see how this plan shapes up over the coming months. Farmers in Burkina have proven what works. Now it is time for national-level action to scale up local success stories.

 

http://insights.wri.org/news/2013/08/burkina-faso-farmers-lead-way-food-security-and-climate-change-resilience


Via Discontinued
more...
No comment yet.
Rescooped by thierryRepos from Questions de développement ...
Scoop.it!

Burkina Faso: Relever le défi de construction d'une agriculture de haute productivité

Le président burkinabé Blaise Compaoré a plaidé au cours de sa rencontre avec les paysans, samedi à Banfora (450 km à l'ouest de Ouagadougou) pour que le pays relève le défi de contruction d'une agriculture de haute productivité tout en préservant l'environnement et les écosystèmes déjà fragilisés.


Via JJ Grodent
more...
oxfamquebecayiti's curator insight, April 30, 2013 11:33 AM

Le président burkinabé mise sur ces stratégies pour accroître la productivité agricole :

 

-multiplication des aménagements hydroagriocoles

-intensification de l'innovation technique

-la promotion de l'agrobusiness

-accompagnement des exploitations familiales vers la modernisation avec la création des dépôts et des investissements

-accessibilité et utilisation des semences améliorées

-réorganiser les circuits d'approvisionnement et de distribution des produits alimentaires afin d'en réguler les flux et d'en stabiliser les prix

-construire au sein du monde rural des capacités de résilience aux risques et aléas du secteur agricole

Rescooped by thierryRepos from Nature to Share
Scoop.it!

AFRIQUE: Cinq ans après les émeutes de la faim, le doute...

AFRIQUE: Cinq ans après les émeutes de la faim, le doute... | Burkina Faso | Scoop.it

Les déclarations de bonnes intentions consécutives à la crise alimentaire de 2008 n'ont pas été suivies d'effets. La situation en Afrique aurait même plutôt empiré.


Égypte, Maroc, Cameroun, Côte d'Ivoire, Mauritanie, Sénégal, Burkina Faso... C'était en 2008, et personne n'a oublié les « émeutes de la faim » provoquées par une inflation soudaine du prix des denrées de base. À l'époque, la communauté internationale comme les autorités politiques africaines juraient leurs grands dieux que la sécurité alimentaire serait désormais en tête de leurs priorités. En septembre 2009, le G20 de Pittsburgh (États-Unis) promettait 22 milliards de dollars (15 milliards d'euros) via le Programme mondial pour l'agriculture et la sécurité alimentaire.


Sur le continent, cette préoccupation remontait même à 2002 quand, après des années de déclin des investissements et de faible productivité agricole, la Commission de l'Union africaine avait lancé le Programme détaillé de développement de l'agriculture africaine (PDDAA) dans le cadre du Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (Nepad). Les États s'engageaient à affecter 10 % de leurs budgets nationaux à l'agriculture, avec l'ambition d'atteindre un taux de croissance agricole de 6 % par an. À ce jour, une trentaine d'États africains ont signé ce pacte, dont, dernièrement, le Gabon.

 

De belles paroles... Car les résultats des politiques de sécurité alimentaire en Afrique sont largement décevants. « Il est préoccupant de constater que quatorze pays africains figurent encore aujourd'hui sur la Watch List de la FAO [Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture], dont quatre qui ont enregistré des taux de croissance parmi les meilleurs, à savoir le Congo, le Niger, l'Éthiopie et le Mozambique », se désole Gilles Peltier, ex-directeur délégué de l'Agence française de développement (AFD) et, à ce titre, ancien membre du conseil de surveillance de l'African Agriculture Fund.

 

Sous-alimentation


Dans l'ensemble, la situation du continent a plutôt empiré. Dans son rapport 2012 sur « l'état de l'insécurité alimentaire dans le monde », la FAO estime à 239 millions le nombre d'Africains sous-alimentés sur la période 2010-2012, soit 19 millions de plus que sur la période 2007-2009. Et la progression ne se fait pas seulement en valeur absolue. La prévalence de la sous-alimentation est passée de 22,6 % à 22,9 %. Si la situation en Afrique du Nord est restée stable (2,7 %) et relativement proche de celle des régions développées (1,4 %), il en va autrement de l'Afrique subsaharienne. Le nombre de personnes sous-alimentées y a sensiblement augmenté, de 216 millions à 234 millions. Pour atteindre en 2015 les Objectifs du millénaire pour le développement, il faudrait que leur nombre sur le continent diminue de moitié par rapport au début des années 1990 - soit sous la barre des 90 millions de personnes. On en est loin...


Est-ce une question de volume d'investissements ? Force est de constater que les engagements n'ont été que très partiellement tenus. Selon le Système régional d'analyse stratégique et de gestion des connaissances (Resakss, organisme de suivi du PDDAA), seuls cinq pays africains consacrent au moins 10 % de leurs dépenses totales au secteur agricole : le Burkina Faso, l'Éthiopie, le Mali, le Niger et le Sénégal. « À l'exception de l'Éthiopie, aucune des dix plus grandes puissances agricoles en Afrique n'a atteint cet objectif », constatent les chercheurs du Resakss. Et seuls six pays ont dépassé les 6 % de croissance agricole : l'Angola, la Guinée, le Nigeria, l'Éthiopie, le Rwanda et le Mozambique.


« En 2008, on estimait les besoins d'investissement à 8 milliards de dollars sur cinq ans, explique Gilles Peltier. Et nous sommes péniblement arrivés à 1,5 milliard. Cela ne suffit pas, et l'Afrique n'est pas du tout à l'abri d'une nouvelle crise. » « Il faut être prudent, car l'aspect qualitatif des investissements est au moins aussi important que les volumes, nuance Jean-Luc François, responsable de la division agriculture à l'AFD. Le Burkina Faso ou le Sénégal dépensent beaucoup en subventionnant énormément les engrais, mais est-ce une politique soutenable ? Sans doute pas. À l'inverse, le Kenya, qui investit relativement peu, a une agriculture très dynamique. »


« MIRAGE ».

 

À ce point de la discussion, de nombreuses lignes de fracture apparaissent sur ce que les uns et les autres considèrent comme une politique agricole pertinente. Certains rêvent de reproduire en Afrique les grandes exploitations mécanisées de plusieurs milliers d'hectares du Brésil ou d'Australie. « C'est un mirage, s'agace Jean-Luc François. En Afrique de l'Ouest notamment, ce n'est pas possible. Le véritable enjeu est d'intensifier la production des petites exploitations agricoles. »

 

Ce débat sur la taille se mêle à celui sur la nature des productions à mettre en avant : vivrières pour la consommation locale ou d'exportation pour réduire le déficit commercial ? « Diminuer les importations pour être moins dépendant du marché n'est pas toujours la bonne voie à suivre, fait valoir Jean-Luc François. De nombreux pays ont des avantages comparatifs sur les cultures d'exportation tropicales. Et dans certaines zones comme l'Afrique du Nord, il faudra toujours acheter du blé. La course à l'autosuffisance serait suicidaire. » Cela étant dit, l'accent mis sur les cultures d'exportation pose question. « Ce sont ces cultures qui intéressent les investisseurs du Nord, pas la production d'oeufs, de maïs ou de manioc. Du coup, en Zambie, les poussins de trois jours sont importés des Pays-Bas par cargo », regrette Gilles Peltier.


Alors qu'il est difficile de conclure globalement sur la pertinence des choix effectués, il y a toutefois quelques exemples de stratégies unanimement salués. C'est le cas au Ghana, qui a su mobiliser ses petits producteurs sur des cultures d'exportation comme l'hévéa ou le cacao, avec des systèmes de financement qui fonctionnent bien. Autre réussite : la mise en valeur du fleuve Sénégal. « Le déficit commercial en riz a réellement diminué grâce à des investissements publics importants dans l'irrigation, un coup de fouet donné aux intrants et une politique aux frontières de taxation du riz brisure asiatique », résume Jean-Luc François.


VOLATILITÉ. Dernière mise en perspective dans un débat qui n'en manque pas : la hausse de la production est-elle un objectif suffisant ? « Avec la distribution d'engrais et de semences, les cultures locales de maïs et de riz sont devenues plus productives. Mais attention, ce n'est pas parce que la production progresse que le problème de l'insécurité alimentaire est résolu. Le pouvoir d'achat des ménages reste trop faible », prévient Nicolas Bricas, chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad).


En 2008, la crise était avant tout liée à l'envolée des prix. Pour faire face à cette volatilité, c'est autant la question du pouvoir d'achat - et donc du chômage - qui est posée. « Avec la croissance démographique, 300 000 jeunes arrivent chaque année sur le marché du travail en Afrique subsaharienne. Qui propose ces emplois ? » interroge Nicolas Bricas, qui plaide plus pour des politiques multisectorielles que pour d'hypothétiques révolutions vertes.


PRODUIRE PLUS EN POLLUANT MOINS

En continuant sur la pente actuelle, « les systèmes de production agricole africains ne seront en mesure d'assurer que 13 % des besoins alimentaires du continent en 2050 », prévient le Montpellier Panel, un groupe d'experts internationaux, dans son rapport « Intensification durable : un nouveau paradigme pour l'agriculture africaine », paru le 18 avril. Le défi est donc de produire plus, mais en limitant les impacts négatifs sur l'environnement et en faisant face aux changements climatiques à venir. Pour cela, les auteurs de l'étude mettent en avant une triple intensification : écologique, en privilégiant des modes de culture sans labour ou moins gourmands en pesticides ; génétique, en sélectionnant les semences les plus performantes, y compris les OGM ; et socio-économique, avec un environnement de marché favorable. Autant d'objectifs sur lesquels se concentre l'Alliance pour une révolution verte en Afrique (lire interview pp. 114-115). S.D.

 




Via Damoclès
more...
No comment yet.
Rescooped by thierryRepos from Nature to Share
Scoop.it!

REPORTAGE: L'homme qui arrêta le désert

REPORTAGE: L'homme qui arrêta le désert | Burkina Faso | Scoop.it

Film documentaire de Mark Dodd (50 minutes) – Production 1080 Film and Television Ltd. 

Diffusé le : 21 Mai 2013 à 15:35

Durée : 55 min

 

Yacouba est né au Burkina Faso, dans la région semi-désertique du Sahel, où l’agriculture semble impossible. Il décide de stopper l’avancée du désert et de rendre le sol fertile pour permettre à la population qui a fui la famine de revenir. Patient et persévérant malgré la méfiance des villageois, Yacouba cultive sa terre en améliorant une ancienne technique nommée Zaï : il retient l’eau de pluie et utilise les termites pour enrichir la terre…


Au Burkina, il existe une technique traditionnelle de fertilisation des sols, qui s’appelle le zaï. Cette technique consiste à semer dans des trous creusés mètre après mètre, lors de la saison des pluies. Yacouba s’est appuyé sur cette technique, et l’a perfectionnée.

 

D’abord, il a creusé ces trous avant la saison des pluies. Cette initiative lui a immédiatement valu l’animosité de ses voisins. Ce timing inhabituel allait à l’encontre des traditions et les traditions. Pour se rassurer, on le traita de fou.


Ensuite, il s’est dit qu’ajouter du compost dans les trous en question serait une bonne idée. Pour faciliter l’aération de l’ensemble, il y a "invité" des termites.


Enfin, suite à une expérience menée par l’ONG Oxfam, il a mis en place des systèmes de mini-digues afin d’éviter l’écoulement trop rapide des eaux de pluie


De surcroît, Yacouba avait compris l’importance de la présence de forêts pour protéger les cultures vivrières. Là encore, son point de vue était nouveau : une forêt, dans la vision traditionnelle, ne pouvait servir que de réserve de combustible ou de matériau de construction.


Ce « zaï amélioré », il l’appliqua donc non seulement à ses cultures, mais également à la création, d’année en année, d’un ensemble forestier, là où il n’y avait que le désert. Ça a marché. Les rendements des cultures des terres de Yacouba se sont avérés bien meilleurs que celles de ses voisins, grâce notamment à la présence de sa forêt.

 

Les spécialistes de l’agronomie ou de la botanique, comme le professeur Chris Reij de la Vrij University d’Amsterdam, qui suivent le travail de Yacouba depuis des années, sont formels : ils en sont comme deux ronds de flan. « Yacouba, à lui tout seul, a eu davantage d’impact sur la conservation que tous les chercheurs nationaux et internationaux réunis.

 

Dans cette région, des dizaines de milliers d’hectares qui étaient devenus improductifs sont redevenus fertiles grâce aux techniques de Yacouba », affirme Chis Reij.

 

Yacouba ne s’est pas contenté de reconstituer une forêt et d’améliorer les rendements agricoles: il s’est efforcé, ces dernières années, de transmettre son savoir. Tant et si bien que le « zaï amélioré » de Yacouba s’est diffusé dans tout le Yatenga et au delà, pour les cultures vivrières comme le mil ou le sorgho.

Pour voir le film:


http://www.france5.fr/videos/82407047
 

http://blip.tv/meuh-tv/l-homme-qui-arr%C3%AAta-le-d%C3%A9sert-5599975

 

 


Via Damoclès
more...
No comment yet.
Rescooped by thierryRepos from Revue de presse "Afrique"
Scoop.it!

11 jeunes à l'aventure au Burkina Faso - République Seine-et-Marne

11 jeunes à l'aventure au Burkina Faso - République Seine-et-Marne | Burkina Faso | Scoop.it
République Seine-et-Marne
11 jeunes à l'aventure au Burkina Faso
République Seine-et-Marne
... participé à un chantier solidaire au Burkina Faso.

Via Anna Gueye
more...
No comment yet.
Rescooped by thierryRepos from Revue de presse "Afrique"
Scoop.it!

Burkina Faso: une chaîne de solidarité pour les étudiants chassés ... - RFI

Burkina Faso: une chaîne de solidarité pour les étudiants chassés ... - RFI | Burkina Faso | Scoop.it
RFI
Burkina Faso: une chaîne de solidarité pour les étudiants chassés ...
RFI
Marcel Tankoano, président du M21, un mouvement en lutte contre la modification de l'article 37 au Burkina Faso est indigné : « J'avoue qu'à l'heure actuelle ça ne va pas.

Via Anna Gueye
more...
No comment yet.
Rescooped by thierryRepos from Revue de presse "Afrique"
Scoop.it!

53ème anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso : le Premier ministre, Luc Adolphe Tiao sur les chantiers à Dori

53ème anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso : le Premier ministre, Luc Adolphe Tiao sur les chantiers à Dori | Burkina Faso | Scoop.it
53ème anniversaire de l’indépendance du Burkina Faso : le Premier ministre, Luc Adolphe Tiao sur les chantiers à Dori
http://t.co/rUCTbGnm6W

Via Anna Gueye
more...
No comment yet.
Rescooped by thierryRepos from Revue de presse "Afrique"
Scoop.it!

Le dessous des cartes - Burkina Faso

Pour plus de documentaires sur l'Afrique : http://www.afriquedocumentaire.com/ (Ce qui fabrique et maintient la pauvreté au Burkina Faso.

Via Anna Gueye
more...
No comment yet.