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La pieuvre Goldman Sachs

La pieuvre Goldman Sachs | Bankster | Scoop.it
Nombre d'anciens cadres de la banque américaine sont aux manettes des plus grandes institutions privées et publiques de la planète.

 

- Journal du Net Economie :

 

Aux Etats-Unis, la banque Goldman Sachs jouit d'une réputation sulfureuse depuis l'éclatement de la crise des subprimes. D'aucuns à Wall Street pensent que c'est Henry Paulson, secrétaire d'Etat au Trésor en 2008 et ancien patron de la banque d'affaires, qui a précipité la chute de Lehman Brothers. Et en Europe, tous voient derrière la dette grecque le spectre de l'établissement.
A tel point que la banque est affublée dans toutes les places financières du surnom de "Goldman Sacks", littéralement "Goldman pille". Toujours est-il qu'elle n'a pas son pareil pour placer aux mieux ses anciens cadres dirigeants.
Mais depuis trois ans, certains se sont révélés au mieux incompétents, au pire adepte du conflit d'intérêt.

 

Mario Draghi, président de la BCE :

 

Président de la Banque centrale européenne (BCE) depuis le 1er novembre dernier, l'italien Mario Draghi présente un CV de banquier central parfait. Directeur exécutif de la Banque mondiale à Washington pendant 5 ans, directeur du Trésor italien pendant toute la décennie 90, gouverneur de la banque d'Italie et président du Forum de stabilité financière depuis 2006... Toute la planète finance le connait et l'apprécie. Seule ombre au tableau, et pas des moindres pour ses détracteurs, son passage entre 2002 et 2005 chez Goldman Sachs. Il était alors vice-président de la filiale internationale, à Londres. A ce titre, il a eu à connaître l'état de la dette souveraine de la Grèce, celle-là même qui empoisonne la zone Euro depuis un an. En effet, Goldman conseillait l'Etat grec dans l'utilisation de produits dérivés pour masquer ses déficits budgétaires.

 

Jon Corzine, responsable de la chute de MF Global :

 

A croire qu'il porte la poisse, ce Jon Corzine. Embauché comme trader chez Goldman Sachs en 1973, son parcours est fait de haut de bas. Il a gravi les échelons de la banque un à un pour se hisser à sa tête en 1994. C'est lui qui a mis sur les rails l'introduction en bourse de la banque. Mais il est évincé en 1998, à la fin de la crise asiatique qui a provoqué des pertes pour la banque. Ce qui ne l'empêche pas de se refaire une nouvelle vie dans la politique. Elu sénateur démocrate en 2000 et gouverneur du New Jersey en 2004, il chute aux élections de 2009. Une contrariété qui l'encourage à prendre la direction de MF Global, un courtier américain spécialisé dans les produits dérivés financiers, qu'il souhaite transformer en mini-Goldman Sachs. Il achète de la dette souveraine européenne avec un énorme effet de levier. Un pari risqué qui vire à la catastrophe fin octobre 2011. MF Global se place sous la loi des faillites. Avec des actifs de 41 milliards de dollars, il entre dans l'histoire des 10 plus gros dépôts de bilan des Etats-Unis depuis 30 ans.

 

Robert Rubin, ancien secrétaire d'Etat au Trésor :

 

Robert Rubin fut un des premiers anciens de Goldman Sachs à forcer la porte de l'administration américaine. Après 26 ans de maison dont 2 comme co-président du conseil d'administration de 1990 à 1992, il est nommé secrétaire au Trésor par Bill Clinton. Il gardera ce prestigieux portefeuille de 1995 à 1999. A ce titre, il fut un chaud partisan de la déréglementation financière. C'est à lui que l'on doit notamment la suppression de la loi qui séparait les activités de banques de dépôt et de banques d'investissement aux Etats-Unis... Une loi qui datait de 1929. En transformant des crédits immobiliers en actifs liquides susceptibles d'être revendus, cette mesure fut l'un des facteurs déclenchant de la crise. Conseiller de Citigroup depuis sa retraite politique, il en enleva la présidence pendant quelques semaines fin 2007, avant d'en être évincé.

 

Mark Carney, gouverneur de la Banque centrale du Canada : 

 

Mario Draghi n'est pas le seul banquier central de la planète à avoir servi Goldman Sachs. Le canadien Mark Carney, gouverneur de la banque centrale du Canada depuis 2008, fait lui aussi partie des anciens de la célèbre banque d'affaires. Il a fait ses classes dans différents bureaux à travers le monde, dont Londres, Tokyo, New-York et Toronto. En 1995, il se retrouve à diriger le service de risque souverain pour l'Europe, l'Afrique et le Moyen-Orient. A cette époque, les pays font l'impossible pour rentrer dans les critères d'admission à l'euro. Mais en 2000, il quitte Goldman pour rejoindre la banque centrale canadienne. Depuis le 7 novembre dernier, il a ajouté à sa carte de visite la présidence du Conseil de stabilité financière (FSB). Il succède ainsi à un certain Mario Draghi.

 

Mario Monti et Romano Prodi, anciens de la Commission européenne :

 

Mario Draghi n'est pas le seul transalpin à avoir frayé avec Goldman Sachs. Ainsi, Mario Monti, ancien Commissaire européen successivement chargé du marché intérieur (1995-1999), puis de la Concurrence (1999-2004), conseille officiellement la banque depuis 6 ans. Son champ de compétence ? Les problèmes européens et mondiaux de politique publique. Il est aussi membre du Goldman Market Institute qui se penche, lui, sur le rôle des marchés de capitaux dans la société.
Romano Prodi, l'ancien président de la Commission européenne et président du Conseil en Italie est lui aussi un familier de la banque d'affaires. Il l'a conseillée de 1990 à 1993 sur les questions internationales. Une activité qui fait l'objet d'une enquête en Italie au début des années 2000 étant donné les conflits d'intérêts possibles de cette collaboration. En effet, Romano Prodi avait au même moment à connaître certains dossiers de privatisation qui touchaient son pays. Or il conseillait Goldman Sachs... qui conseillait des entreprises candidates.

 

Robert Zoellick, président de la Banque mondiale :

 

L'actuel Président de la Banque mondiale, l'américain Robert Zoellick, fait lui aussi partie de la grande famille des anciens de Goldman Sachs. Après un premier passage réussi dans l'administration de Bush père, en coulisses au Trésor comme directeur de cabinet de la Maison Blanche, ou en public, comme secrétaire d'Etat, il est parti pantoufler en 1997 comme conseiller aux affaires internationales de la banque. Quand Georges W Bush arrive à la Maison Blanche en 2001, il reprend du service dans l'administration. Mais le poste de secrétaire d'Etat au Trésor lui passant sous le nez en 2006, il quitte l'administration... pour retrouver un bureau chez Goldman Sachs. La banque le nomme alors directeur groupe du conseil à l'international. Mais la possibilité de diriger la Banque mondiale en 2007 le convainc finalement de cesser cette collaboration.

 

Henry Paulson, ancien Secrétaire d'Etat au Trésor :

 

Au rayon des archétypes des "Sachs boys" qui ont pris le pouvoir auprès des élites politiques américaines, impossible de ne pas citer Henry Paulson. Secrétaire d'Etat au Trésor de 2006 à 2009, ce diplômé d'Harvard est surtout connu pour avoir dirigé Goldman Sachs de 1999 à 2006. C'est lui qui est à l'origine du renflouement des établissements de crédit hypothécaires Fannie Mae et Freddie Mac aux frais du contribuable américain. Ses détracteurs relèvent également qu'il a décidé le lâchage de Lehman Brothers en 2008, entrainant une crise systémique. Et pour l'accabler un peu plus, ils lui reproche également son plan de renflouement des banques et des assureurs américains qui aurait fait la part belle aux établissements dirigés par des alliés de Goldman, comme AIG (Ed Liddy), Merrill Lynch (John Thain) ou encore Wachovia (Robert Steel), tout en étant favorable aux intérêts de son ancien employeur. Un ensemble de décisions qui a amené le magazine Time à conclure que le visage de la crise, c'était lui.

 

Des membres de l'administration Bush et Obama :

 

Que ce soit sous les administrations Bush ou Obama, les anciens de Goldman Sachs pullulent à la Maison Blanche. Joshua Bolten, directeur de cabinet de Georges W. Bush de 2006 à 2009, avait été directeur de Goldman Sachs à Londres pendant 5 ans. De la même façon, Robert Steel, Secrétaire d'Etat à l'économie intérieure de 2006 à 2008 avait été vice-Président de la banque en 2004. Sous Obama, ils sont encore nombreux. A l'instar de Robert Hormats, secrétaire d'Etat à l'économie et ancien vice-président de Goldman Sachs Group. Ou encore Stephen Friedman, un temps directeur du National Economic Council, qui a été membre du comité de direction de la banque de 1990 à 1994. Sans oublier Gary Gensler, l'actuel patron de la Commodity Futures trading commission (CFTC) qui a été co-directeur financier de la banque. Dans le cabinet de Timothy Geitner, signalons Mark Patterson, un ancien lobbyiste de la banque. Même Phil Murphy, l'ambassadeur des Etats-Unis en Allemagne, est un ancien de Goldman.

 

William Dudley, président de la Fed de New York :

 

La paranoïa des médias américains peut se comprendre quand on a sait qu'à la tête de la Fed de New-York se retrouve un ancien de Goldman Sachs. Président de l'influente institution depuis 2009, William Dudley n'a pourtant pas beaucoup d'ancienneté dans la maison. Et pour cause, il a passé 21 ans de sa carrière professionnelle dans la banque d'affaires américaine, de 1986 à 2007. Là-bas, il a notamment occupé le fauteuil de chef économiste de 1998 à 2007. Un rouage essentiel de l'institution donc, et nécessairement bien informé de ses activités. C'est Timothy Geitner, l'actuel secrétaire d'Etat au Trésor qui l'a débauché en 2007 pour rejoindre la Réserve fédérale de New York. William Dudley est également membre du conseil d'administration de la Banque des Règlements Internationaux (BRI).

 

Antonio Borges, directeur Europe du FMI :

 

Depuis novembre 2010, c'est un ancien de Goldman Sachs, le portugais Antonio Borges, qui dirige le département Europe du Fonds monétaire international (FMI). Joli pied de nez quand on sait ce que certains pays du continent doivent aujourd'hui aux conseils de la banque en matière de dettes souveraines. De 2000 à 2008, il fut un des dirigeants de Goldman Sachs International, la filiale européenne de la banque d'affaires américaine implantée dans la City de Londres. C'est cette filiale qui, en 2000 et 2001, avait passé un contrat sur des transactions en devises ayant permis à la Grèce d'obtenir des liquidités sans les faire apparaître dans les comptes publics comme un emprunt, en échange de recettes fiscales futures.

 

Goldman Sachs en chiffres :
En 2010, la banque d'affaires Goldman Sachs a réalisé 45,97 milliards de dollars de chiffre d'affaires et 8,35 milliards d'euros de bénéfices.

La banque de Wall Street détenait alors 911 milliards de dollars d'actifs et était valorisée 82,2 milliards de dollars.

 

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Evolution du parasite

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Jacques Le Bris's insight:

Pour les Français voici une adresse utile pour se défendre de cette race de parasite :

FNACAB (Fédération Nationale des Associations Contre les Abus Bancaires)

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« CumEx Files » : une enquête allemande, un scandale européen

« CumEx Files » : une enquête allemande, un scandale européen | Bankster | Scoop.it

« Le Monde », associé à dix-huit médias, dévoile une gigantesque affaire d’évasion fiscale dont sont victimes des Etats européens, pour un préjudice estimé à plus de 55 milliards d’euros.

 

Cinquante-cinq milliards d’euros ont été subtilisés, en l’espace de quinze ans, à plusieurs Etats de l’Union européenne (UE), dont l’Allemagne, le Danemark et la France, par des financiers opérant en bande organisée sur les marchés financiers.

Dans le cadre d’une nouvelle enquête internationale, conduite avec le média d’investigation allemand Correctiv et dix-sept autres rédactions dont Die Zeit, Le Monde révèle les dessous d’une affaire de fraude et d’évasion fiscale inédite, tant par sa forme que par son ampleur.

L’enquête s’appuie sur une fuite de documents judiciaires en Allemagne et des investigations sur le terrain. Ici, contrairement aux « Panama papers », pas de paradis fiscaux. L’escroquerie a profité de la souplesse qu’offrent les marchés et a été rendue possible par des échanges rapides et discrets d’actions de grandes entreprises cotées en Bourse.

 

Un scandale venu d’Allemagne

Le scandale est venu d’Allemagne, où a été révélé, en 2015, un montage fiscal mis en place par une bande de traders, de banques et d’avocats pour frauder le fisc allemand : le but n’était pas seulement de réduire la charge de l’impôt, mais de le transformer en source de profits !

Exploitant une faille de la loi, ils se sont en effet échangés de gros volumes d’actions, au moment précis où le dividende était versé aux actionnaires, afin de brouiller l’identité des véritables bénéficiaires de ces titres. Ils ont ensuite réclamé à l’Etat le remboursement des taxes sur les dividendes, comme peuvent le faire légalement certains investisseurs étrangers grâce à des conventions fiscales favorables. Sauf que les dividendes n’avaient, en réalité, jamais été payés. Dans certains cas, ils ont même obtenu jusqu’à dix remboursements du même dividende.

Cette gigantesque fraude a coûté environ 10 milliards d’euros au contribuable allemand, ce qui en fait le plus grand scandale fiscal de l’histoire de l’Allemagne,...

 

 

Par Jérémie Baruch, Anne Michel et Maxime Vaudano 

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Bankster une lignée maux- dite

Dans un monde où moins de 5% de la population possède 90% de la richesse de la planète, dans un monde où 34.000 enfants meurent chaque jour de pauvreté et de maladies de guerres évitables et où 50% de la population mondiale vit avec moins de deux dollars par jour. Une chose est clair : Quelque chose tourne très mal...

Vulgarisation des procédés de création d'argent par la banque centrale américaine - la Réserve Fédérale - Où comment l'argent est crée à partir de dette et pourquoi il est virtuellement impossible de s'en débarrasser...

Extrait du Film Zeitgeist: Addendum https://www.planetoscope.com/mortalite/778-nombre-d-enfants-mourants-de-faim-dans-le-monde.html

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François Baroin tente une carrière de bankster !

François Baroin tente une carrière de bankster ! | Bankster | Scoop.it

Qu’ils viennent du monde bankster ou qu’ils y retournent après leur passage au gouvernement, ce jeu de chaises musicales démontre encore une fois que les démocraties européennes sont contrôlées par les banksters…

« Les Échos » annoncent mardi que François Baroin, ancien ministre désormais retiré de la vie politique, va rejoindre une banque.    

Pratiquement retiré de la vie politique, François Baroin va rejoindre la banque Barclays. « Les Échos » l’annoncent ce mardi : le maire de Troyes va devenir « conseiller extérieur » de l’établissement britannique en France. Il assure au quotidien qu’il ne « devient pas banquier », mais se targue d’apporter aux clients de Barclays « une vision stratégique ». « La France redevient un pays sur lequel il faut investir », déclare-t-il dans « Les Échos ». Il affirme notamment que l’actuel président, Emmanuel Macron, profite de « la succession du gouvernement Hollande ».

En novembre dernier, François Baroin avait annoncé sur RMC : « Je tourne la page de 25 ans d’engagement politique. Je suis rentré très jeune, j’étais député j’avais 27 ans. (…) On ne peut pas faire comme si rien ne s’était passé dans cette année. On a un jeune président qui a déplacé les lignes. (…) Je ne veux plus d’engagement militant, je ne veux plus passer mon temps à commenter les positions des uns et des autres. (…) D’une certaine manière, j’ai fait mon temps.»
 

À l’automne dernier, François Baroin avait signé « Une histoire de France par les villes et les villages ». Une expérience, avait-il déclaré sur RMC, qui l’avait également encouragé à […]

Paris Match

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« Challenges » condamné pour avoir enfreint le secret des affaires

« Challenges » condamné pour avoir enfreint le secret des affaires | Bankster | Scoop.it

L’hebdomadaire économique a dû retirer un article de son site Internet dans lequel il rapportait les difficultés financières d’une grande entreprise française.

 

Une grande entreprise qui connaît des difficultés économiques, protégée en France par le secret des affaires, peut-elle échapper au droit de savoir ? Au nom de l’intérêt général et de la liberté d’informer, l’hebdomadaire économique Challenges a répondu par la négative, quitte à en subir les conséquences et être condamné par la justice.

Le 16 janvier, une enseigne française connue a attaqué en référé le journal au tribunal de commerce de Paris, réclamant le retrait du site Internet du journal d’un article publié six jours auparavant, dans lequel il était question d’une procédure de « mandat ad hoc », une action prévue par le code du commerce. La société plaignante demandait également l’interdiction d’évoquer de nouveau cette affaire.

La désignation d’un mandataire ad hoc peut être utilisée par les entreprises en difficulté de manière préventive pour éviter la cessation de paiement. Cependant, elle impose une stricte confidentialité aux acteurs qui y participent, ce qui est nécessaire, selon les professionnels, en ces périodes de crise, pour sauver des sociétés. D’où la décision de l’entreprise mentionnée dans l’article de Challenges d’attaquer l’hebdomadaire après l’avoir informé qu’il allait enfreindre la loi.

Un sujet « d’intérêt général »

Mais ce dernier a mis en avant la liberté d’informer ses lecteurs : « L’entreprise en difficulté n’est pas une petite PME de la visserie boulonnerie en butte à des créanciers voraces. Il s’agit d’un groupe international, présent dans toute la France, avec des centaines de fournisseurs, des milliers de salariés et des millions de clients. C’est pourquoi nous avons plaidé la nécessité de pouvoir informer le public sur un sujet “d’intérêt général”, sans avoir réussi à en convaincre le tribunal », a expliqué Vincent Beaufils, directeur de la rédaction de Challenges, dans un éditorial publié le 25 janvier – intitulé « Le droit de savoir » –, où il a dénoncé la lourdeur du jugement.

 

Trois...

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Interview Marc Luckx Ghisi Ancien conseiller de Jacques Delors un des pères de l'UE.

On le disait en 2006-2007, les banksters sont en train de ruiner la planète et asservir les peuples, ils contrôlent les états européens. Si on le dit, on se fait traiter de conspis, de paranos… Aujourd’hui, après Rocard, vous pouvez entendre l’ex conseiller de Jacques Delors, Marc Luckx Ghisi, nous expliquer que les banksters sont aux manettes.

Pire encore, pour lui la solution c’est encore plus d’Europe du coup on peut lui donner un conseil : taisez-vous monsieur, vous vous êtes trompé toutes votre vie, votre travail a détruit les nations européennes, alors pour l’amour de Dieu, taisez-vous et cachez-vous.

 

Publiée le 16 nov. 2017
Dette, Europe, journalismes, Commission Trilatérale, moteur quantiques.. Marc Luckx Ghisi : Ancien conseiller de Jacques Delors. Jacques Delors : Un quart de siècle après Jean Monnet, Robert Schuman et Paul-Henri Spaak, Jacques Delors fait partie de cette deuxième génération de pères de l’Europe, celle de l’Union économique et monétaire et de la bataille pour l’union politique. Merci à Thinkerview.
NOP [Nouvelle Opinion Publique]
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L’intelligence artificielle va bouleverser les métiers de la banque

L’intelligence artificielle va bouleverser les métiers de la banque | Bankster | Scoop.it
Conseillers assistés de robots, DRH améliorées grâce aux logiciels… une étude liste les mutations en cours dans le secteur bancaire.

 

Les DRH des banques vont-elles bientôt devenir des « DRHM », des « directions de ressources humaines et machines » ? L’idée, un brin effrayante, figure parmi les préconisations d’un rapport du cabinet Athling, « L’intelligence artificielle dans la banque : emploi et compétences », qui sera rendu public le 7 décembre prochain. Cette étude, commandée et pilotée par l’Observatoire des métiers de la banque, l’organisme de collecte statistique et de prospective de la branche bancaire, a cherché à évaluer les conséquences que l’intelligence artificielle (IA) pourrait avoir sur le secteur.

Alors que les organisations syndicales alertent sur l’inquiétude croissante des salariés face à l’irruption de ces technologies cognitives, les auteurs de l’étude « conscients des tensions », ont délibérément choisi de ne pas chiffrer le volume d’emplois qui pourraient être supprimés. Cette évaluation est considérée comme « trop dépendante des stratégies des établissements et de facteurs exogènes (réglementation, activité économique…) », prévient le rapport, dont Le Monde a obtenu copie.

Mais, une fois ces précautions prises, le document ne cache pas le bouleversement à venir pour le secteur. En premier lieu, parce que les banques font partie des premières entreprises à avoir informatisé leurs opérations et disposent donc des données de millions de clients « avec des profondeurs d’historique considérables », un matériau indispensable pour l’intelligence artificielle.

 

Des initiatives désordonnées

Athling a ainsi recensé « un véritable foisonnement de projets IA dans le secteur bancaire ». Il constate qu’à ce stade, seules 15 % des expérimentations concernent les conseillers clientèle. Des tests de chatbots ou de robots en contact avec les clients existent « mais ils restent très limités, du fait de performances jugées non satisfaisantes ». Les logiciels déployés permettent aux conseillers de préparer...

 

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192.000.000.000.000 d'euros, le poids de la dette mondiale

192.000.000.000.000 d'euros, le poids de la dette mondiale | Bankster | Scoop.it
"Même avec des taux mondiaux bas, beaucoup d'entreprises non-financières se dirigent vers des difficultés à assurer le service de leur dette", met en garde l'étude.Le poids de la dette mondiale représente désormais 324% du PIB mondial, avertit une étude de l'Institute of International Finance. Ce rapport est diffusé alors que plusieurs des principales banques centrales du monde se préparent à durcir leur politique monétaire, donc à mettre fin à une décennie de crédit très bon marché.

L'ensemble des dettes accumulées dans le monde représente désormais 226.000 milliards de dollars (192.000 milliards d'euros), un montant record qui équivaut à plus de trois fois l'activité économique annuelle de la planète - 324% du PIB mondial précisément -, montre mercredi une étude de l'Institute of International Finance (IIF).

L'étude met entre autres en avant les risques auxquels sont exposés certains pays émergents qui ont emprunté massivement dans des devises telles que l'euro ou le dollar américain. Selon les calculs de l'IIF, qui fait autorité en matière de suivi des flux financiers internationaux, environ 1.700 milliards de dollars de dettes devront être remboursées ou refinancées dans les pays en développement d'ici la fin 2018, avec à la clé une probable augmentation du service de la dette si les taux d'intérêt et les devises des grands pays occidentaux remontent.

Selon l'étude, les dettes en devises "fortes" des pays émergents dépassent 8.200 milliards de dollars, soit près de 15% de l'endettement total des économies en développement.

S'il note que le rythme de l'accroissement de la dette globale a légèrement diminué, l'IIF explique aussi que la tendance s'est au contraire accélérée en Chine, où les dettes des entreprises ont augmenté de 660 milliards de dollars en 2016, une croissance bien supérieure à celle observée aux Etats-Unis avant la crise financière de 2008 ou au Japon avant la crise bancaire de 1991.

 

Part croissante d'entreprises "en tension"

L'étude ajoute que les entreprises ont des difficultés croissantes à assumer leurs dettes, les ratios de couverture des intérêts (ICR) mesurés suggérant que la part des emprunteurs privés "en tension" dépasse nettement son niveau de 2010.

Ces entreprises représentent ainsi plus de 20% des dettes "corporate" du Brésil, de l'Inde et de la Turquie et près de 16% en Chine. Parmi les pays développés, les ratios ICR se sont détériorés au Canada, en Allemagne et en France, alors qu'ils s'amélioraient au Japon et au Royaume-Uni, précise l'IIF.

"Même avec des taux mondiaux bas, beaucoup d'entreprises non-financières se dirigent vers des difficultés à assurer le service de leur dette", avertit l'étude.

 

La fin des taux historiquement bas ?

Ce rapport est diffusé alors que plusieurs des principales banques centrales du monde se préparent à durcir leur politique monétaire, donc à mettre fin à une décennie de crédit très bon marché.

La Banque centrale européenne (BCE) devrait en effet annoncer jeudi une réduction de ses achats de titres sur les marchés, la Banque d'Angleterre (BoE) pourrait relever son taux directeur la semaine prochaine pour la première fois en dix ans et la Réserve fédérale américaine s'achemine vers sa troisième hausse de taux depuis le début de l'année.

 

|Lire Inflation, taux... quel bilan pour l'assouplissement quantitatif de la BCE ?

 

Si les années de taux historiquement bas qui ont suivi la crise financière et la grande récession ont permis aux marchés boursiers mondiaux d'atteindre des niveaux sans précédent, elles ont aussi favorisé l'explosion de l'endettement des ménages, des entreprises et des Etats.

 

>> Lire aussi La dette des ménages américains dépasse son record de 2008

 

Par latribune.fr

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Natixis AM sanctionné de 35 millions d’euros par l’AMF

Natixis AM sanctionné de 35 millions d’euros par l’AMF | Bankster | Scoop.it

La Commission des sanctions de l'AMF a infligé à Natixis Asset Management une amende de 35 millions d'euros dans l'affaire des fonds à formule, ainsi qu'un avertissement. La sanction financière est conforme aux réquisitions du Collège de l'AMF publiées il y a un mois. Il s'agit de la plus importante jamais prononcées par le gendarme des marchés.

Quatre griefs ont notamment été retenus par l'AMF sur les commissions de rachats revenant à certains fonds contrôlés, indique le communiqué de l'Autorité. L'information inexacte et trompeuse sur les prospectus des fonds, la violation de l'obligation d'agir dans le seul intérêt des porteurs de parts, le dépassement du taux maximum de frais de gestion et une information pas suffisamment claire sur les rapports annuels des fonds. 

 

Sanction record de l'AMF

«Pour déterminer la sanction, la Commission a tenu compte de la gravité et de la durée des manquements ainsi que de l’importance des montants en jeu», souligne l'AMF dans un communiqué. 

L’affaire, qui a éclaté début 2015, concernait 133 fonds bâtis avec des swaps de performance qui garantissent le capital à l’échéance (six ans à huit ans) ainsi que la performance d’une formule si le scénario favorable se réalise. En plus de la garantie offerte par un tiers, NAM avait l’habitude de constituer des «coussins» de sécurité nourris par la marge de structuration et les commissions de rachat versées par les investisseurs sortants, nettes du coût de réajustement des swaps de performance. La perception et la comptabilisation d’une partie de ces coussins des frais de gestion sur ces produits étaient au cœur de l’affaire.

Natixis AM fera appel de cette décision, a indiqué un proche du gestionnaire d'actifs à L'Agefi.

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Quand le bankster Rothschild menait France Télécom au naufrage !

Quand le bankster Rothschild menait France Télécom au naufrage ! | Bankster | Scoop.it

C’est assez extraordinaire cette faculté et cette propension au mensonge et à l’oubli ; se faire passer pour des génies de la finance alors que ce ne sont que des parasites, des destructeurs de nations et de peuples, ne vivant que sur le travail des autres, la sueur des travailleurs. Ce qui est insupportable c’est le fait que leurs erreurs et crimes nombreux ne sont jamais sanctionnés, jamais !

Alors si monsieur Rothschild ne s’en souvient pas, Victor Hugo l’a immortalisé dans sa poésie et les salariés seront toujours là pour témoigner de leur médiocrité.

Le 1er décembre 2016, « Envoyé spécial » diffusait un « Document de Complément d’enquête » sur la dynastie Rothschild.

Une dynastie et une grande banque à qui tout réussit. Son grand patron, David de Rothschild, n’a pas connu d’échec majeur, dit-il. « Et France Télécom ? » lui demande Amandine Chambelland.

C’était en 1997, en pleine bulle internet. Une théâtrale opération en Bourse transforme l’entreprise d’État en multinationale. Sous la direction de Michel Bon, France Télécom, aujourd’hui devenue Orange, se lance dans des rachats sans précédent. Conseillé par la banque Rothschild, l’opérateur français s’offre le monde : le britannique Orange et sa licence UMTS, l’allemand Mobile Com, un opérateur polonais…  En tout, l’addition s’élève à près de 80 milliards d’euros en moins de deux ans. À chaque opération, la banque touche une commission de 1% à 5%, soit des sommes colossales. France Télécom est alors l’entreprise la plus endettée au monde : 70 milliards d’euros de dettes.

 

Rothschild n’avait « aucun intérêt à freiner le mouvement »

Pour deux anciens syndicalistes de Sud qui ont dénoncé dès le début cette folie des grandeurs, cette fuite en avant était logique. « Comme c’est sur les fusions-acquisitions qu’ils [les Rothschild]font leur beurre, ils n’ont aucun intérêt à freiner le mouvement. Si tout se casse la gueule, qui en paie le prix ? Vous avez entendu dire que Rothschild a fait faillite, vous ? Ils ont continué ! »s’exclame Monique Brisson. Après les années folles, France Télécom entre dans les années noires : licenciements en série (70 000 emplois supprimés) et vague de suicides des années 2000.

Si la banque Rothschild figure parmi les responsables de cette gabegie, ni l’État ni le marché ne lui en ont tenu rigueur. D’ailleurs, pour son Pdg, « l’attribuer à Rothschild est tout à fait excessif ».

Extrait de « Rothschild, le pouvoir d’un nom », un « Document de Complément d’enquête »diffusé dans « Envoyé spécial » le 1er décembre 2016.

France TV Info

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Une raclée méritée : 46 ans de prison confirmés pour neuf grands banquiers islandais

Une raclée méritée : 46 ans de prison confirmés pour neuf grands banquiers islandais | Bankster | Scoop.it

Pas lu, pas vu, pas entendu dans la presse de propagande franchouillarde cette info publiée par le site Your NewsWire.com. Une punition méritée qui mériterait d’être infligée à nos propres escrocs, et pas seulement banquiers. N’est-ce pas MM Hollande, Valls, Sarkozy, et autres misérables truands… ?

L’Islande a agi différemment du reste de l’Europe et des États-Unis en permettant que les banquiers soient poursuivis comme des criminels plutôt que de les traiter comme une espèce protégée.

L’Islande a reconnu neuf grands banquiers coupables et les a condamnés à des décennies de prison pour des crimes liés à la crise économique de 2008.

Jeudi 6 octobre, la Cour suprême d’Islande a rendu un verdict de culpabilité pour les neuf accusés dans l’affaire de manipulation du marché Kaupthing, après un procès de longue haleine qui débuta en avril de l’année dernière.

Kaupthing est une grande banque internationale basée à Reykjavik en Islande. Elle s’est développée au niveau international pendant des années, mais s’est effondrée en 2008 sous le poids de dettes énormes, paralysant l’économie de la petite nation.

En exigeant que les banquiers soient soumis aux mêmes lois que le reste de la société, l’Islande a opté pour une stratégie très différente de celle de l’Europe et des États-Unis, où les banques reçurent des amendes symboliques, mais où les directeurs et patrons échappèrent à toute peine.

http://yetiblog.org/public/.banquiers-islande-1_m.jpg

 

Alors que les gouvernements américain et britannique renflouèrent et cautionnèrent leurs grandes banques avec l’argent des contribuables –- confortant les banquiers dans leur comportement scélérat -– l’Islande adopta une approche différente, déclarant qu’elle laisserait les banques faire faillite, éliminerait et punirait les criminels qui dirigeaient ces banques, et protégerait l’épargne des citoyens.

http://yetiblog.org/public/.banquiers-islande-2_m.jpg

 

L’ancien directeur de la banque Kaupthing, Hreiðar Már Sigurðsson, qui fut déclaré coupable et emprisonné l’an dernier, a vu sa peine prolongée de six mois jeudi.

Selon l’Iceland Monitor, les neuf banquiers sont reconnus coupables de crimes liés au financement abusif d’achats d’actions –- la banque prêtait de l’argent pour l’achat d’actions tout en utilisant ses propres actions comme garantie pour les prêts.

Ils sont également reconnus coupables d’avoir suscité une demande déloyale pour les actions Kaupthing par tromperie et faux-semblants.

http://yetiblog.org/public/.banquiers-islande-3_m.png

 

L’approche islandaise

Ces verdicts de culpabilité ne sont que les dernières mesures de répression sans précédent prises par l’Islande depuis le crash économique. Les autorités ont poursuivi les patrons des banques, les directeurs généraux, les fonctionnaires et les pilleurs d’entreprise pour des crimes allant du délit d’initiés à la fraude, au blanchiment d’argent, à l’induction en erreur des marchés, à la violation des droits des fonctionnaires par mensonge.

Pendant ce temps, l’économie, qui s’effondra de manière spectaculaire, rebondit après avoir laissé ses banques faire faillite, imposant des contrôles de capitaux et protégeant ses propres citoyens plutôt que l’élite patronale des banques responsables de ce gâchis.

Cette détermination à rendre compte au peuple des actions qui causèrent le marasme financier contraste fortement avec ce qui se pratiqua au Royaume-Uni, dans le reste de l’Europe et aux États-Unis. Là, des amendes furent bien imposées aux vingt plus grandes banques pour les transgressions telles que la manipulation des marchés, le blanchiment d’argent et la mise en vente de prêts hypothécaires, mais retombèrent finalement sur les actionnaires et, en entravant la capacité des banques à prêter, pénalisèrent également le reste de la société.

Pendant ce temps, les banquiers coupables, grâce aux renflouements gouvernementaux, continuèrent de faire des profits phénoménaux et d’empocher des bonus obscènes, comme si de rien n’était.

L’an dernier, le Fonds monétaire international reconnut que l’Islande avait renoué avec la reprise économique « sans compromettre son modèle de bien-être » ou avoir puni ses citoyens pour des crimes commis par ses banquiers.

L’Islande va incarcérer ses banquiers -– et les États-Unis et l’Europe ont tort de se contenter de tirer quelques oreilles et de donner implicitement un feu vert aux outrages futurs.

 

Par Pierrick Tillet le 15 octobre 2016

 

=> Source : YourNewsWire.com (traduction par le site Antibanque… mais un peu révisée par mes soins )

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Crise des «subprimes»: la Deutsche Bank encourt une amende record 

Crise des «subprimes»: la Deutsche Bank encourt une amende record  | Bankster | Scoop.it
Une telle pénalité financière serait la plus importante jamais infligée à une banque étrangère aux Etats-Unis.
 
REUTERS/Kai Pfaffenbach/Files
 

La Deutsche Bank est dans le collimateur de la justice américaine. Le Wall Street Journal a révélé jeudi 15 septembre que Washington réclamait près de 13 milliards d’euros à la plus importante banque allemande. Une amende record pour un établissement bancaire européen même si des négociations sont déjà en cours pour réduire ce montant.

 

 

La justice américaine n’en a pas fini avec les banques dont elle dénonce les comportements inappropriés qui ont alimenté la bulle spéculative au milieu des années 2000.

 

Bank of America, Goldman Sachs ou encore Morgan Stanley avaient déjà été condamnées pour des faits similaires. Mais cette fois-ci, la Deutsche Bank pourrait être le premier établissement bancaire européen à se voir infliger une amende géante de 13 milliards d’euros. En effet, Washington lui reproche d’avoir vendu, via sa filiale américaine, des prêts immobiliers toxiques avant 2008. Cela avait conduit à la fameuse crise des « subprimes ».

 

La Deutsche Bank se savait dans le collimateur du département de la Justice américain et avait déjà provisionné 5 milliards d’euros pour pouvoir encaisser le coup.

 

Mais la banque n’avait pas prévu une amende d’un tel montant. D’après des sources proches du dossier, citées par le Wall Street Journal, des négociations auraient déjà commencé pour réduire cette somme capable d’ébranler les fondations de la huitième banque européenne.

 

En 2014, la banque française BNP avait connu le même séisme financier. Elle avait dû payer près de 8 milliards d’euros pour avoir violé des embargos et commercé avec des pays tels que l’Iran ou Cuba.

 

 

Avec notre correspondante à New York, Marie Bourreau

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L’ordonnance est passée en France: désormais, une banque pour se renflouer pourra ponctionner les comptes de ses clients

L’ordonnance est passée en France: désormais, une banque pour se renflouer pourra ponctionner les comptes de ses clients | Bankster | Scoop.it

Wolfgang Schaüble, ministre des Finances allemand.

 

Pas de débat, pas de loi, une simple ordonnance. La directive est passée inaperçue dans le creux de l’été. Si votre banque fait faillite, elle pourra se renflouer en aspirant vos comptes, sans plus de façons. 

 

Il s’agit de la « Directive européenne sur le redressement des banques et la résolution de leurs défaillances » (Bank Recovery and Resolution Directive). D’abord expérimentée à Chypre où les comptes ont été largement siphonnés, la mesure est désormais applicable en France depuis le 20 août. Elle est passée en douce par ordonnance. Imaginez le tapage si une loi était venue devant le Parlement! Depuis que les Français ont mal voté en rejetant la Constitution européenne par référendum, il n’y a plus de référendum. C’est la même chose pour les lois gênantes! En l’occurrence on imagine bien que le lobby bancaire tenait à la plus grande discrétion de même que le pouvoir socialiste. Pourquoi s’embêter quand une simple et discrète petite ordonnance prise en catimini au cœur des vacances d’été fait parfaitement l’affaire ? 

Ce qui a attiré l’attention des observateurs, c’est la Commission européenne qui s’impatiente. Jeudi 22 octobre elle a annoncé qu’elle allait poursuivre devant la Cour européenne de justice les pays qui n’avaient pas encore transposé dans leur droit national la directive BRRD. Mais le pouvoir socialiste toujours zélé dés qu’il s’agit de nuire aux Français, n’avait pas attendu les menaces bruxelloises, qu’on se rassure! A la prochaine crise bancaire les épargnants pourront être acculés à la faillite, mais plus les banques!

 

La fin du droit de propriété

Lorsqu’une banque comme n’importe quelle entreprise fait faillite, les actionnaires sont solidaires, ce qui est logique, de même que les détenteurs des obligations émises par la banque. Jusque-là, rien de nouveau. Mais la nouveauté de cette directive « BRRD » réside dans le fait que les clients de l’entreprise bancaire vont être ponctionnés jusqu’à remise à niveau de l’affaire, ce qui est une atteinte caractérisée au droit de propriété. 

Vladimir Poutine dernièrement a dénoncé au forum Valdaï, une nouvelle fois, la remise en question du « Principe de l’inviolabilité de la propriété privée » qui prévaut de plus en plus au niveau mondial, avec « le précédent bien connu de Chypre ». Que s’est-il passé à Chypre ?

Le système de spoliation des citoyens pour sauver les banques (ou les enrichir) a été expérimenté à Chypre en 2013, lorsque les titulaires de comptes de la plus grande banque de Chypre, la Bank of Cyprus, ont perdu autour de 60% de leur épargne au-dessus de 100.000 euros.

Peu après la spoliation des déposants de la Banque de Chypre, l’Union européenne a étendu la tactique à tous les pays membres et l’a gravée  dans le marbre par une loi de 2014, le Mécanisme Unique de Résolution, qui institutionnalise la ponction des comptes bancaires, sans limite,  en fonction des besoins des banques. (Source)

Ce qui s’est passé à Chypre n’est rien d’autre qu’un vol légal. Et ce vol légal est maintenant anticipé dans la loi française. Ce qui d’ailleurs est la preuve du peu de confiance que les oligarques de Bruxelles ont dans le système bancaire, complices qu’ils sont des Banksters ainsi que nous l’avons observé à loisir à propos de la Grèce.

Normalement seuls les comptes de plus de 100.000 euros peuvent servir au renflouement, mais cette garantie n’en est pas une, tous les épargnants seront touchés. En effet à grand renfort d’annonces les eurocrates avaient rassuré les épargnants en les assurant que les  dépôts de moins de 100.000 euros seraient protégés par la constitution d’un fonds. La Commission européenne avait proposé la création d’une « garantie européenne des dépôts », pour prévenir les retraits massifs et les fuites de capitaux comme cela s’est d’ailleurs passé en Grèce. Ce fonds de garantie devait être doté de 55 milliards d’euros et d’une capacité à emprunter sur les marchés. Mais l’échec de ce processus n’a pas bénéficié des mêmes effets d’annonces. Les Allemands s’y sont opposés et la protection des 100.000 euros s’est officiellement volatilisée le 12 septembre dernier, lors de la réunion de l’Eurogroupe. Elle ne pesait pas bien lourd, mais à présent elle ne pèse plus rien du tout, elle n’existe pas. 

Chacun doit désormais le savoir, si votre banque fait faillite, elle aura légalement le droit de se renflouer en puisant dans vos comptes, que ce soit en France ou très bientôt dans la totalité des pays européens.

On ne peut d’ailleurs manquer de s’interroger sur l’empressement de la Commission européenne à faire adopter cette directive et à pourchasser les derniers retardataires, « il est extrêmement important que ces règles soient en place dans tous les États membres » explique-t-elle dans un communiqué. (…) Des personnes bien informées, à Bruxelles, craindraient-elles une prochaine crise financière et bancaire ? (Source)

Êtes-vous certains qu’il est raisonnable de placer toutes vos économies dans une banque ?

 

Emilie Defresne

emiliedefresne@medias-presse.info

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Crise des subprimes: HSBC va payer 765 millions de dollars à la justice américaine

Crise des subprimes: HSBC va payer 765 millions de dollars à la justice américaine | Bankster | Scoop.it

La justice reprochait à la banque britannique des manquements dans la commercialisation de produits financiers entre 2005 et 2007. Bien qu'elle conteste les accusations qui lui sont portées, HSBC a accepté de payer l'amende de 765 millions de dollars en échange de l'abandon des poursuites.   

La banque britannique HSBC a accepté de payer 765 millions de dollars d'amende dans le cadre d'un accord avec la justice américaine, qui lui reprochait d'importants manquements dans la commercialisation de créances hypothécaires titrisées (RMBS) entre 2005 et 2007, a annoncé mardi un procureur du Colorado.

La justice reprochait à la banque britannique des manquements dans la commercialisation de produits financiers entre 2005 et 2007. Bien qu'elle conteste les accusations qui lui sont portées, HSBC a accepté de payer l'amende de 765 millions de dollars en échange de l'abandon des poursuites.   

 

Ces instruments financiers ont été écoulés juste avant que n'éclate la crise dite des "subprimes", prélude à une crise financière mondiale de grande ampleur. Entre 2005 et 2007, "des institutions financières fédérales et d'autres ont subi d'importantes pertes après avoir investi dans des RMBS émis par HSBC", résume dans un communiqué Bob Troyer, procureur fédéral pour l'État du Colorado (ouest des États-Unis).

 

HSBC "conteste et ne reconnaît pas" ces accusations

"HSBC a choisi de mettre en œuvre des procédures de vérification (diligence raisonnable, ndlr) dont elle savait dès le départ qu'elles ne fonctionnaient pas. Elle a choisi de mettre de nombreuses hypothèques défaillantes dans ses produits dérivés. Et quand HSBC a vu les problèmes arriver, elle a choisi de se débarrasser en toute hâte de ces produits", dénonce le procureur. "Si vous faites de tels choix, attention! Vous allez payer", conclut-il.

Selon le communiqué, "il ne s'agit que d'accusations que HSBC conteste et ne reconnaît pas", même si la banque accepte de payer l'amende de 765 millions de dollars en échange de l'abandon des poursuites.  

 

J.-C.C. avec AFP

 

 

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French bank SocGen agrees with US to pay $1 billion in penalties over bribery, manipulation  | 05.06.2018

French bank SocGen agrees with US to pay $1 billion in penalties over bribery, manipulation  | 05.06.2018 | Bankster | Scoop.it

France’s second-biggest bank Societe Generale has agreed with the US to pay penalties exceeding $1 billion to settle allegations it bribed officials in Libya, and manipulated the Libor interest rate benchmark.

 

In a statement issued by the US Department of Justice on Monday, French bank Societe Generale (SocGen) and one of its subsidiaries agreed to pay the penalties to settle the cases. It is also to plead guilty in a New York court on Tuesday in connection with the resolution of the Libyan bribery case.

The bank reached a settlement with authorities in France relating to the Libya corruption scheme to pay a penalty otherwise payable to the US. It is the first coordinated resolution by US and French authorities in a foreign bribery case.

Acting Assistant Attorney General John Cronan said on Monday: "For years, Societe Generale undermined the integrity of global markets and foreign institutions by issuing false financial data and by fraudulently securing contracts through bribery."

US Attorney Richard Donoghue said the resolution "sends a powerful message to financial institutions that engage in corruption and manipulation in the financial markets that they will be held accountable."

"This is the first coordinated resolution with French authorities in a foreign bribery case," the Department said in its statement.

 

LyRead moreGoldman Sachs reaches $5.1 billion mortgage bond fraud settlement

 

The Libyan bribes

The bank is to pay $585 million (€500 million) in criminal penalties for bribing Gadhafi-era Libyan officials.

According to the Justice Department, between 2004 and 2009, the bank's subsidiary SGA Societe Generale Acceptance paid a Libyan broker $90 million to funnel bribes to high-level officials to secure $3.7 billion in investments in the bank from Libyan state agencies, leading to some $523 million in profits.

In addition to pleading guilty to conspiracy and false reporting and paying the fines, SocGen also agreed to cooperate with the Department of Justice's investigation, and to "adopt and maintain enhanced compliance procedures."

Read moreEU fines bank cartel for rigging Euribor rate

 

The Libor case

SocGen admitted it had falsely declared Libor submissions between May 2010 and October 2011 to make it look as though SocGen was able to borrow money at more favorable interest rates than it was actually able to do. This made out the bank was stronger and more creditworthy than it was.

The Libor rate is used to set lending rates for mortgages, bonds and consumer loans worth trillions of dollars around the globe.

In its statement, the Department said the manipulation scheme was ordered by senior executives at SocGen.

The penalties for the London Libor manipulation have been set at $275 million, plus $475 million in regulatory penalties and other payments to the Commodity Futures Trading Commission.

Other charges were brought against the bank in relation to employees in London and Tokyo in 2006 working together to manipulate SocGen's Japan Yen Libor submissions. Two former SocGen employees have been indicted for their roles in the scheme. Both of them are still at large.

In a statement on Monday, SocGen in Paris said it had taken "extensive steps in recent years to strengthen its overall compliance and control framework."

The Financial Times reported on Sunday the possibility of a merger between SocGen and Italian Bank UniCredit. They are two of Europe's largest financial institutions. 

 

jm/rc (Reuters, AF)

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Dr Goldman et Mister Sachs

Dr Goldman et Mister Sachs | Bankster | Scoop.it

Un écran affiche la signalisation de Goldman Sachs Group Inc. sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE) à New York, États-Unis, le lundi 26 juin 2017.

 

Le scandale Goldman Sachs !

 

https://www.franceinter.fr/embed/player/aod/321a52e9-0280-444d-aee6-d131e4692c29

 

 

A l’automne 2008, une crise financière – d’ampleur inédite – frappe le monde !

De New York à Tokyo, en passant par Paris, Londres, Berlin ou encore Singapour, la tempête ravage tout sur son passage !

 

En l’espace d’à peine quelques jours : l’économie du globe s’enraye. La panique s’empare des salles de marchés. Certaines banques s’écroulent. Des fonds de placements font faillites. Et plusieurs pays – comme l’Islande – se retrouvent même au bord du gouffre !

Dans cet océan de marasme et de crainte… d’incertitudes et de doutes, un établissement financier tire pourtant son épingle du jeu ! 

Cette banque – sans enseigne et sans visage – c’est Goldman Sachs ! 

 

Et très vite sa réussite – aussi insolente que surprenante – va attiser les questions.

Quelques mois plus tard, la « Sèque » – le gendarme de la bourse aux États-Unis – va découvrir le pot-aux-roses ! 

  • Goldman Sachs s’est enrichie avant la crise en spéculant sur la chute des marchés boursiers, autrement dit en jouant contre ses propres clients ! Un scandale !! 
  • Et comme si cela ne suffisait pas, on suspecte la banque d’affaires d’avoir aussi usé de son réseau d’influence au sein du gouvernement américain pour sortir – renforcée – de l’effondrement des marchés en 2008!

Délits d’initiés, conflits d’intérêts, mensonges éhontés… En route pour un voyage dans l’empire de l’argent, un endroit où le soleil ne se couche jamais. Et où les traders de Goldman Sachs jouent sans s’arrêter à un casino géant – dont eux seuls sont les véritables gagnants !

Vidéo INA : 

 

 

►►►ET AUSSI | Affaires sensibles : découvrez l'appli Affaires sensibles, une collection d'histoires vraies à lire sur votre mobile.

Invité: Jérôme Fritel

le grand reporter et réalisateur Jérôme Fritel. Il est l’auteur – avec le journaliste du journal Le Monde, Marc Roche – d’un documentaire de référence sur cette affaire – intitulé« Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde ». Produit par l’Agence CAPA et Arte, ce film a reçu plusieurs récompenses dont le prestigieux « Prix spécial du jury » au FIGRA 2013.

Ressource:

Lectures : 

  • Aurélien Labruyère
  • Philippe Pierrard
  • Cécile Ribault-Caillol

Programmation musicale:

  • ADELE : Hometown glory
  • STROMAE : Alors on danse
  • KHALID : Young dumb & broke
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Un économiste dit que le bitcoin favorise l'émergence de bulles spéculatives — mais ce n’est pas forcément son plus gros problème

Un économiste dit que le bitcoin favorise l'émergence de bulles spéculatives — mais ce n’est pas forcément son plus gros problème | Bankster | Scoop.it



Le cours du bitcoin est récemment passé sous la barre des 6000 dollars, alors qu'au début du mois de janvier, sa valeur atteignait 15.000 dollars.

 

Selon Julien Prat, chercheur en économie au CNRS et chargé de cours à Polytechnique, les récentes fluctuations de la valeur du bitcoin montrent clairement que la crypto-monnaie favorise l'émergence de bulles spéculatives:

Voici ce qu'il a expliqué à Business Insider France:

"Le bitcoin favorise l'émergence de bulles spéculatives parce qu'il est très difficile d'évaluer sa valeur fondamentale."

Mais l'économiste, qui enseigne un cours sur le bitcoin et la blockchain à Polytechnique, précise qu'il ne s'agit pas là du plus gros problème du bitcoin. En effet, les prix de la monnaie et de l'or sont aussi soutenus par des bulles financières, mais ils ont tous les deux quelque chose que la crypto-monnaie n'a pas:

"Stricto sensu, on observe une bulle quand le cours auquel s'échange un titre excède sa valeur fondamentale. Comme ni la monnaie ni l'or ne génèrent des revenus financiers, leurs prix ne peuvent être soutenus que par des bulles financières. Il s'agit toutefois de bulles 'soutenables' parce qu'elles s'appuient sur la crédibilité de l'Etat dans le cas de la monnaie, ou sur une tradition millénaire dans le cas de l'or."

 

Au contraire, le bitcoin "ne peut servir de monnaie d'échanges", car sa valeur est trop instable. 

 

Même si le bitcoin ne peut être considéré comme une monnaie car il ne remplit pas sa fonction principale, cette crypto-monnaie peut être une réserve de valeur cachée pour ceux qui pratiquent l'évasion fiscale, sont sujets à un contrôle de capitaux comme en Chine ou pour les activités illégales, a résumé Julien Prat.

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Dexia, la faute à tout le monde

Dexia, la faute à tout le monde | Bankster | Scoop.it

La diffusion sur Public Sénat d'un documentaire consacré à l'affaire de la banque Dexia - la faute à personne - a remis un peu dans l'actualité cette histoire qui, au milieu de la crise financière de 2007 puis de celle de la zone euro, est restée un peu dans l'ombre, malgré les efforts méritoires de journalistes pour la décrypter auprès du public. Tout au plus apprend-on, au gré des fluctuations du franc suisse, que telle collectivité locale, ou hôpital, se retrouve brutalement étranglé par des remboursements qui explosent.

Dérive mégalomane

Les faits sont bien connus. Issue de la fusion entre le Crédit Local de France (lui même résultat de la privatisation de la Caisse d'Aide à l'Equipement des collectivités locales) et le Crédit Communal de Belgique, deux banques dont le métier principal était le crédit auprès des entités publiques, Dexia, sous la direction du bien nommé Pierre Richard, s'est lancée dans  une croissance rapide fondée sur des acquisitions dans le monde entier, dont l'américain  FSA, qui allait se noyer dans la crise des subprimes. Dans le même temps, Dexia s'était jetée à corps perdu dans les crédits "structurés".

De manière générale, le prêt aux collectivités locales est un métier financier d'une grande banalité. Les collectivités locales remboursent assez bien leurs prêts, mais contrepartie de ce faible risque, rapportent peu. Le métier revient alors à établir une relation de long terme avec les élus locaux, les directeurs financiers des organismes publics, à s'appuyer sur des conseillers commerciaux dont la compétence principale est l'entregent et la connaissance du terrain, plus que la connaissance de produits financiers ésotériques.

Au lieu de vendre des crédits simples - un taux fixe, des échéances constantes - la banque s'est mise à utiliser ces relations de long terme établies avec les collectivités locales, son réseau de commerciaux, pour placer des crédits structurés. Le principe était de profiter des taux d'intérêts plus faibles en pariant sur la stabilité du franc Suisse. Evidemment, cet avantage disparaissait si la valeur du franc suisse par rapport à l'euro montait. Ces crédits ont été poussés avec un marketing très agressif et un discours sur la modernité : "comment cela vous ne profitez pas de cette extraordinaire opportunité, vous êtes ringard". Passons sur le fait d'appeler "Tofix" un type d'emprunt à taux variable...

Pour augmenter sa rentabilité et sa taille, Dexia a pris des risques énormes et fait supporter des risques énormes à ses clients. Le résultat : une ardoise de plusieurs milliards d'euros pour les contribuables belges et français, et zéro sanction pour les dirigeants de la banque.

Malaise général

L'affaire laisse un sentiment de malaise. D'un côté, elle rappelle des travers vus au moment de l'affaire du Crédit Lyonnais : le rôle et l'impunité des élites administratives françaises, les relations entre Etat et banques, la folie des grandeurs de ces bureaucrates qui se prennent pour de grands capitaines d'industrie à la conquête du vaste monde (hors secteur bancaire, on pourrait se souvenir des exploits de Jean-Marie Messier), les aberrations de la finance lorsqu'elle devient un jeu de camouflage des risques pour les refiler à un gogo.

Mais il n'y a pas que cela. Cette affaire jette aussi la lumière sur la manière dont les collectivités locales sont gérées. Parce qu'il suffit d'aller voir ces fameux contrats toxiques pour constater qu'on n'est pas dans les produits structurés invraisemblablement complexes fabriqués à l'époque des subprimes avec la volonté explicite de profiter de la confusion des acheteurs. Voici par exemple la formule de calcul des intérêts d'un emprunt contracté par la commune de Châtenay-Malabry :


Exprimé comme ceci cela semble ésotérique mais le montant des intérêts (dans la période d'indexation sur le franc suisse) se fait avec une calculatrice quatre opérations. Il suffit de prendre une feuille Excel, de simuler divers niveaux du franc suisse et de l'euro pour se faire une idée des intérêts à payer selon divers scénarios, de voir que des variations du franc suisse les faisaient exploser.

Pour l'anecdote, à l'époque, un trésorier de collectivité locale était venu sur le forum d'Econoclaste pour demander aux intervenants ce qu'ils anticipaient de variation du franc suisse. Les gens l'avaient dissuadé de prendre l'emprunt structuré, qui dépendait de variables complètement hors de son contrôle. Il nous avait répondu qu'il n'était pas décideur final.

On dira que ce genre de calcul n'est pas à la portée du premier venu, ce qui est exact. Mais on ne parle pas ici de prêts contractés par des particuliers : on parle de collectivités locales, d'hôpitaux, qui disposent d'une bureaucratie recrutée sur concours, de responsables financiers dont c'est le métier. Où étaient-ils? Car de deux choses l'une. Soit ils ont été abusés mais dans ce cas c'est leur compétence qui pose question. Soit la décision d'emprunter a été prise malgré tout, "après moi le déluge". Et dans ce cas la responsabilité est partagée entre la banque et les emprunteurs.

Mauvaise gestion

Et cela pousse à se poser la question suivante. Si la décision d'emprunter a été prise avec autant d'inconséquence, qu'en est-il des autres décisions prises dans les collectivités locales et les institutions publiques? C'est une question fondamentale, qu'on soit à droite ou à gauche. Si vous pensez que l'état doit dépenser moins, ce genre de gaspillage est précisément ce que vous devriez vouloir attaquer en premier. Si vous pensez que l'Etat doit jouer un rôle plus important dans l'économie, payer des intérêts trop élevés, payer des fournisseurs trop chers, c'est autant d'argent que l'Etat ne pourra pas consacrer à ses missions.

Ce n'est pourtant pas ce qu'on observe. L'économiste Janos Kornai qualifiait de "contrainte budgétaire lâche" cette situation dans laquelle dans les économies mixtes ou planifiées on gère en considérant que les limites budgétaires ne sont pas strictes. Il en résulte une inefficacité généralisée et croissante. Et il suffit de fréquenter le secteur public pour y relever une gestion souvent médiocre. Les élus radins qui gèrent les finances au plus juste sont moins souvent réélus que ceux qui promettent monts et merveilles.

Et il n'y a guère de solution à ce problème. Privatiser les activités publiques revient le plus souvent à se retrouver avec la cupidité du privé jointe à la gestion médiocre du public. Raboter les dépenses publiques revient le plus souvent à conserver les gaspillages et à réduire les dépenses utiles. A droite, la mauvaise gestion n'est pas un problème si elle enrichit le secteur privé. A gauche, critiquer la mauvaise gestion publique est rapidement perçu comme un dénigrement sournois du secteur public. La dénonciation rituelle de la dette ne sert que de prétexte.

Mais il y a aussi probablement un aspect culturel: nous n'avons pas la culture de frugalité publique, d'intégrité, que l'on trouve dans cette Europe du Nord sur laquelle nous fantasmons tant. Dexia, la faute à tout le monde.

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HSBC: pognon sur rue

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Ni la crise financière de 2008 ni ses récents ennuis judiciaires ne semblent avoir prise sur la Hongkong and Shanghai Bank Corporation, créée en 1865. Un documentaire diffusé ce mardi sur Arte, en partenariat avec «Libé»,  retrace l’histoire de ce mastodonte.

 

 

Insubmersible. Existe-t-il une banque en Europe qui ait réussi à encaisser à la fois la crise financière de 2008 et une série de poursuites judiciaires, aussi bien aux Etats-Unis qu’en France, en Suisse, ou en Belgique ? Il n’y en a, en réalité, qu’une seule : la Hongkong and Shanghai Bank Corporation, plus connue sous son sigle HSBC, dont le logo rouge orne les passerelles de la plupart des grands aéroports. Elle fait l’objet d’un documentaire diffusé mardi 12 décembre sur Arte et intitulé les Gangsters de la finance (à voir en avant-première sur Liberation.fr). Un mastodonte financier qui a réalisé 45,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires l’an dernier et 2,3 milliards d’euros de bénéfice net. La banque est présente dans 55 pays et compte 246 000 salariés. Ces performances lui valent de figurer, par la taille de son bilan, au premier rang des banques européennes, selon l’agence de notation Standard & Poor’s, devant BNP Paribas ou le Crédit agricole. En France, HSBC a racheté le Crédit commercial de France (CCF) en 2000 et une série de banques régionales, ensuite revendues. La banque compte dans l’Hexagone 300 agences, 9 000 salariés et 820 000 clients, essentiellement à hauts revenus pour ce qui est des particuliers.

Il est un autre podium sur lequel la banque pourrait monter : celui des mises en cause judiciaires. Blanchiment d’argent lié au crime organisé aux Etats-Unis, blanchiment de fraude fiscale en France ou en Suisse. A chaque fois, la banque a su transiger avec la justice locale et provisionner, dans ses comptes, les amendes qu’elle aurait à payer. «HSBC a un côté banque Tefal, les événements glissent sur elle sans attacher», constate Christophe Nijdam, spécialiste des questions bancaires et ancien secrétaire général de l’ONG Finance Watch. «Et comme HSBC n’a jamais perdu d’argent au cours de son histoire, les investisseurs tels que les fonds de pension lui font confiance», renchérit Marc Roche, ex-correspondant du Monde à Londres et coréalisateur des Gangsters de la finance. Contactés par Libération, les dirigeants des filiales française et suisse de la banque n’ont pas donné suite.

Caraïbes

L’histoire de cet établissement, créé en 1865 à Hongkong par l’Ecossais Thomas Sutherland, se confond au départ avec la présence britannique en Asie. La légende, tenace, veut que la banque ait engrangé ses premiers profits en accompagnant le commerce de l’opium. Installée à Hongkong jusqu’en 1992, elle déménage pour Londres en 1993, quatre ans avant la rétrocession du territoire britannique à la Chine. HSBC s’installe alors dans un luxueux building dessiné par l’architecte Norman Foster, dans le quartier d’affaires de Canary Wharf.

Pour autant, le destin de la banque reste étroitement attaché à l’empire du milieu, où elle réalise plus de la moitié de ses profits. Mais également à des îles exotiques. «Pour une banque, il est impossible de travailler avec des investisseurs chinois si elle n’est pas présente dans les Caraïbes, avec les facilités que cela suppose», détaille un ancien cadre d’un service européen de régulation, qui préfère garder l’anonymat. Un rapide coup d’œil sur la carte des implantations de HSBC permet en effet de constater que le groupe est bien présent aux îles Caïmans, aux Bahamas et aux Bermudes. Trois archipels qui figurent en bonne place dans la liste des paradis fiscaux où l’impôt sur les bénéfices est réduit à sa plus simple expression, et où l’anonymat des actionnaires d’une société est garanti.

C’est justement le blanchiment d’argent qui est à l’origine de bien des déboires de la banque. Il y a cinq ans, HSBC acceptait de payer 1,9 milliard de dollars pour mettre fin aux poursuites de la justice américaine, qui lui reprochait de lessiver les fonds des cartels de la drogue. Un mois plus tôt, la banque avait judicieusement provisionné 1,5 milliard de dollars en vue de cette sanction. A l’époque, le directeur général de HSBC faisait amende honorable : «Nous assumons la responsabilité de nos erreurs passées. Nous avons déjà dit que nous en sommes profondément désolés et nous le disons une nouvelle fois», déclarait Stuart Gulliver. Cinq ans plus tard, ce dernier est toujours en poste, ayant simplement baissé son bonus de 1,7 million de livres (1,9 million d’euros) après la divulgation de son compte suisse. Avant d’être nommé directeur général, celui qui était encore trader à Hongkong faisait payer, jusqu’en 2003, sa rémunération variable sur la filiale helvète de HSBC.

«Too big to jail»

Au total, et selon un décompte du Monde, la banque a été condamnée à 4,4 milliards de dollars de pénalités, à l’issue de 15 sanctions infligées entre 2012 et 2016. Il faut y ajouter les 300 millions d’euros payés en France dans une transaction passée, le 14 novembre, avec le Parquet national financier à Paris. La filiale suisse de HSBC était poursuivie pour avoir aidé plus de 3 000 contribuables hexagonaux à ouvrir un compte dissimulé au sein de HSBC Private Bank à Genève.

Une des raisons de cette dérive se trouve dans la course effrénée à la taille. «La croissance externe de HSBC a été ponctuée de quelques rachats malheureux, comme Household Finance en 2003», rappelle Christophe Nijdam. Or, cet établissement est spécialisé dans les crédits hypothécaires, les fameux subprimes. «En 2007, HSBC a été une des premières à passer des provisions sur ces produits financiers, à hauteur de 7 milliards de dollars», se souvient l’ancien secrétaire général de Finance Watch. C’est également d’un rachat qu’est née la filiale genevoise spécialisée dans la gestion des comptes pour de riches évadés fiscaux, dont le comportement a été révélé par les Swiss Leaks. Etre devenu le premier établissement européen fournirait-il cependant un statut particulier au regard des poursuites de tous ordres ? Une singularité liée à la fameuse règle du «too big to fail». «Une banque comme HSBC est trop grosse pour faire faillite, elle peut donc tenir en otage les gouvernements», estime Christophe Nijdam. Si un établissement de cette taille choisit de restreindre dans un pays les conditions de crédit aux ménages ou aux entreprises, toute l’économie risque d’être secouée. Le réalisateur Marc Roche voit même une forme d’impunité en découlant : le «too big to jail» (trop grosse pour aller en prison).

Sans compter que la maison mère, à Londres, n’a pas son pareil pour s’organiser de manière décentralisée, laissant sa responsabilité à chaque filiale. Ainsi, les actes coupables de HSBC Private Banking en Suisse se seraient-ils déroulés de manière autonome, sans que le siège ne soit au courant. Une ligne de défense qui fait sourire Eric Delissy, ancien secrétaire général de cette filiale genevoise : «Bullshit ! Il y a un contrôle assez serré et les directives viennent de Londres.»

Seine-et-Marne

Enfin, l’influence de la banque auprès des pouvoirs publics n’est pas à négliger. En 2008, Eric de Montgolfier, procureur de la République à Nice, reçoit des fichiers dérobés par l’informaticien Hervé Falciani. Ils contiennent les comptes non déclarés de milliers de clients de HSBC Suisse. La justice suisse, appuyée par le ministère français de la Justice, demande la restitution immédiate de ces documents. Un article du Canard enchaîné fait reculer la chancellerie. Quant au chef de la direction nationale des enquêtes fiscales, qui menait une longue enquête sur ces listings, il a été étrangement muté au service des hypothèques de Seine-et-Marne. Pas vraiment une promotion. En Grande-Bretagne, l’ex-Premier ministre David Cameron et son ministre des Finances George Osborne ont veillé à ce que la City devienne la tête de pont des investissements chinois en Europe. Un choix pour lequel HSBC a œuvré en coulisses. En 2010, l’ancien président de la banque, Stephen Green, était d’ailleurs nommé secrétaire au Commerce du gouvernement Cameron. Le vent pourrait cependant tourner à l’aune de certains résultats financiers et changement de dirigeants. A Downing Street, David Cameron a été remplacé par Theresa May et le directeur général de HSBC, Stuart Gulliver, a annoncé son départ à la retraite. Quant au bénéfice net du groupe, il a été divisé par cinq l’an dernier. L’heure de l’ascétisme aurait-elle sonné ?

 

Franck Bouaziz

 

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Bankster création monétaire monnaie

 

Ajoutée le 19 nov. 2017
 
 
 
Mécanisme de la création monétaire, détournement des objectifs économiques par les banques, too big to fail la connerie du siècle.. Un dessin pour tout résumer...
 
 
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BNP Paribas condamnée à 38 millions d’euros de redressement fiscal à Londres

BNP Paribas condamnée à 38 millions d’euros de redressement fiscal à Londres | Bankster | Scoop.it

La banque française avait organisé un système d’évasion fiscale entre la City et des paradis fiscaux. Les autorités fiscales britanniques ont décidé de mettre en avant ce jugement.

 

 

Dans l’océan des amendes et des condamnations qui a frappé BNP Paribas ces dernières années, c’est une goutte d’eau. Rien à voir avec la condamnation de la justice américaine de verser 8,9 milliards de dollars en 2014 pour avoir violé les embargos sur le Soudan, Cuba et l’Iran. Pas non plus la même échelle que l’amende de 350 millions de dollars (293 millions d’euros) imposée par les autorités américaines en mai pour avoir manipulé le marché des devises.

sur le même sujet BNP Paribas devra payer 350 millions de dollars pour manipulation des changes aux Etats-Unis

Le redressement fiscal auquel a été condamnée BNP Paribas à Londres n’en reste pas moins révélateur des impressionnants montages juridiques employés pour contourner l’impôt. Le tribunal administratif de première instance de la capitale du Royaume-Uni a condamné la banque française le 12 juin pour une fraude qui s’élève à 35 millions de livres (38 millions d’euros), mais l’affaire n’a été annoncée officiellement que vendredi 8 septembre par Her Majesty’s Revenue and Customs (HMRC), l’autorité fiscale britannique.


 

Le système monté par BNP Paribas comprend des entités au Luxembourg, à la City, en Irlande et aux îles Caïmans. « La totale ! », s’agace sur Twitter Chris Chavagneux, éditorialiste à Alternatives économiques.

 

Une perte artificielle

Les faits remontent à 2005, à une époque où l’évasion fiscale ne retenait guère l’attention. Le principe de la fraude est simple : créer artificiellement une perte pour réduire la facture fiscale. La méthode employée est l’achat et la vente d’un dividende, mais sans en céder les actions sous-jacentes. Cela porte un nom : le dividend stripping en anglais, littéralement « la suppression du dividende ».

Il faut s’accrocher pour suivre le cheminement de l’argent, dans des circuits opaques et exotiques. BNP Paribas a initialement créé une coquille vide, Harewood Investments No.5, une entreprise enregistrée aux îles Caïmans promettant de verser des dividendes à son actionnaire. La filiale du Luxembourg de la banque française a alors acheté l’intégralité de ses actions, pour 210 millions de livres. Cette somme a immédiatement été transférée sur les comptes de la filiale irlandaise de BNP Paribas.

Dans le même temps, la division londonienne de la banque française est entrée en jeu. La filiale luxembourgeoise lui a vendu les droits des dividendes, mais pour seulement 150 millions de livres. Elle s’est donc retrouvée avec une perte artificielle de 60 millions de livres, la différence entre 210 et 150 millions. Jusqu’à ce stade, BNP Paribas n’avait traité avec aucun acteur extérieur, se contentant de faire circuler l’argent entre ses filiales.

sur le même sujet Lutte contre le blanchiment : BNP Paribas condamné à une amende de 10 millions d’euros

Transactions artificielles

Le processus est ensuite fortement complexifié, notamment avec la revente des dividendes à une autre banque. Mais le résultat, selon la banque, est clair : une perte totale de 96 millions de livres pour sa filiale londonienne.

HMRC conteste évidemment ce calcul. Selon lui, les transactions de la banque française étaient entièrement artificielles, à des fins d’évasion fiscale. Le tribunal lui a donné raison. Le calcul final est que la branche londonienne de la banque avait dégagé un bénéfice de 53 millions de livres, au lieu d’une perte.

La banque française a préféré ne pas faire appel de la décision. Elle souligne qu’elle avait versé ce qu’elle devait à HMRC avant même le jugement et que les faits sont vieux de douze ans. « Nous payons nos impôts entièrement selon la loi britannique (pour l’agence londonienne), nous avons adopté volontairement en 2009 le code de conduite de l’imposition sur les banques et nous avons une relation ouverte et transparente avec HMRC », ajoute BNP Paribas.

Les autorités fiscales britanniques, souvent accusées d’être trop laxistes, ont décidé de mettre en avant ce jugement. « L’évasion fiscale ne paie pas, affirme Penny Ciniewicz, sa directrice des affaires légales. Cette décision vient s’ajouter à une série de victoires de HMRC. De plus en plus, les entreprises et les individus qui avaient essayé d’échapper à l’impôt abandonnent et paient ce qu’ils doivent. » Les autorités fiscales britanniques calculent que leur travail de lutte contre la fraude a rapporté 29 milliards de livres aux contribuables en 2016.

 

Par Eric Albert Londres, correspondance

Publié Le 12.09.2017 à 11h06
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L'UE sanctionne le Crédit Agricole, HSBC et JPMorgan pour manipulation de taux

L'UE sanctionne le Crédit Agricole, HSBC et JPMorgan pour manipulation de taux | Bankster | Scoop.it

La Commission européenne a annoncé mercredi mettre à l'amende, pour près d'un demi-milliard d'euros, le français Crédit Agricole, la britannique HSBC et l'américain JPMorgan pour avoir participé à une entente de manipulation de taux d'intérêts.

"La Commission européenne a infligé une amende de 485 millions d'euros au Crédit Agricole, HSBC et JPMorgan Chase pour avoir participé à une entente sur les taux d'intérêts en euro", selon un communiqué de l'exécutif européen.

 

D'autres banques ont choisi la voie de la transaction

Les banques se sont entendues sur des éléments de la fixation du prix des produits dérivés de taux d'intérêt en euro, et ont échangé des informations sensibles, ce qui contrevient aux règles européennes en matière de concurrence.

Contrairement à d'autres banques (Barclays, Deutsche Bank, Royal Bank of Scotland et la Société Générale), ces établissements ont choisi de ne pas régler cette affaire par voie de transaction avec la Commission, souligne celle-ci.

C'est JPMorgan Chase qui se voit infliger l'amende la plus élevée (337.196.000 euros), suivie par le Crédit Agricole (114.654.000 euros) car leur participation à l'entente a duré plus longtemps. HSBC se voit infliger une amende de 33.606.000 euros.

La commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager a dit espérer que l'annonce de ce mercredi marquait la fin de l'enquête, ouverte en octobre 2011 par des inspections inopinées.

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Etats-Unis: ces financiers qui ont gagné très gros grâce à la victoire de Trump

Etats-Unis: ces financiers qui ont gagné très gros grâce à la victoire de Trump | Bankster | Scoop.it

Pour certains, l'élection de Donald Trump fut une très bonne affaire. Le milliardaire américain Carl Icahn a par exemple empoché 700 millions de dollars mardi soir. Alors que les marchés paniquaient, il a investi massivement en Bourse. On peut dire qu'il a eu du flair. Il a bénéficié d'une opportunité spéculative historique. Il n'est pas le seul.

 

Peu avant l'annonce des résultats de l'élection présidentielle américaine, mardi 8 novembre, alors qu'il faisait déjà la fête en petit comité avec l'équipe de campagne de Donald Trump, Carl Icahn s'est éclipsé. Il avait en effet mieux à faire : jouer en Bourse. Le financier a misé un milliard de dollars sur l'indice Standard and Poor's 500, alors en chute libre.

Farouche partisan de Donald Trump, le milliardaire a anticipé le fait que les marchés allaient vite se reprendre, ce qui est arrivé après le discours rassembleur du président élu. « Tout le monde paniquait sans la moindre raison, explique aujourd'hui l'intéressé. Si j'avais pu, j'aurais investi davantage, car c'est l'un de mes meilleurs investissements. »

 

Carl Icahn n'entend pas s'arrêter là

Autre hedge fund à avoir gagné gros, en tout cas virtuellement : John Paulson. Son portefeuille, constitué en grande partie de valeurs pharmaceutiques, a bondi de près de 500 millions de dollars. Le secteur pharmaceutique s'est en effet réjoui de la défaite de la candidate démocrate Hillary Clinton, qui avait promis aux électeurs américains de faire baisser le prix des médicaments dans le pays.

 
 
 

Carl Icahn compte maintenant faire d'autres bonnes affaires grâce au futur président américain. Il croit en son programme économique, favorable aux entreprises, assure-t-il. C'est peut-être pour pouvoir en profiter que le financier a décliné l'offre de Donald Trump de devenir le secrétaire au Trésor de sa future administration.

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Comptes factices : le PDG de Wells Fargo privé de 41 millions de dollars

Comptes factices : le PDG de Wells Fargo privé de 41 millions de dollars | Bankster | Scoop.it
Mis sous pression, John Stumpf a dû présenter ses excuses lors d'une audition la semaine dernière devant des élus du Congrès, dont certains ont réclamé sa démission. (Crédits : REUTERS/Gary Cameron)Le patron de la banque devra également renoncer à tout salaire pendant la durée de l'enquête indépendante menée en interne, deux semaines après la découverte de millions de comptes fantômes ouverts par des salariés pour atteindre leurs objectifs.

Ses excuses devant la commission bancaire du Sénat n'ont pas suffit. Le PDG de Wells Fargo, John Stumpf, devra renoncer à 41 millions de dollars de rémunération en stock-options en raison du scandale des comptes factices, a annoncé mardi le conseil d'administration de la banque.

Extrait de l'audition de John Stumpf devant la commission bancaire du Sénat. Ici, interrogé par la sénatrice démocrate Elizabeth Warren.

Une enquête indépendante sur la vaste fraude, découverte au début du mois, sera également menée en interne pendant laquelle le PDG de la banque américaine devra renoncer à tout salaire, a ajouté le conseil dans un communiqué. M. Stumpf ne percevra par ailleurs pas de bonus en 2016.

"Nous sommes profondément préoccupés par cette affaire et sommes déterminés à garantir que l'ensemble des activités de l'entreprise sont menées avec intégrité, transparence et supervision", a indiqué un des membres du conseil d'administration, Stephen Sanger, cité dans le communiqué.

 

Aux Etats-Unis, 20% des prêts octroyés par la banque

Entre 2011 et 2016, des employés de Wells Fargo ont ouvert deux millions de comptes fictifs au nom de leurs clients et en leur facturant leurs services afin d'atteindre leurs objectifs commerciaux et toucher des bonus. Dans la foulée, environ 5.300 employés ont été licenciés pour avoir pris part à ces malversations.

 

La banque, qui octroie un prêt sur cinq aux Etats-Unis, a réglé une amende de 185 millions de dollars pour solder une partie de ce contentieux mais reste visée par une enquête judiciaire. Mis sous pression, John Stumpf a dû présenter ses excuses lors d'une audition la semaine dernière devant des élus du Congrès, dont certains ont réclamé sa démission.

 

L'ex-patronne de la banque de détail aussi dans le viseur

Le conseil d'administration de la banque n'évoque par explicitement ce scénario dans son communiqué mais indique qu'il prendra toutes les mesures "jugées adéquates" à l'issue de l'enquête interne. L'organe de direction a également privé l'ex-patronne de la banque de détail, Carrie Tolstedt, partie à la retraite en juillet, de 19 millions de dollars de stock-options, indique le communiqué. Elle ne percevra par ailleurs ni bonus ni indemnités de départ.

Wells Fargo, dont le premier actionnaire est le milliardaire Warren Buffett, abrite 40 millions de comptes bancaires ouverts par les particuliers aux Etats-Unis.

 

 

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George Soros : le masque tombe

Les révélations fracassantes de DC Leaks font exploser la démarche complotiste du milliardaire juif américain d'origine hongroise George Soros

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L’Italie au bord de la faillite bankster !

L’Italie au bord de la faillite bankster ! | Bankster | Scoop.it

Pendant que les médias ne parlent que de terrorisme 24h24, l’Italie est en train de couler et son système bancaire avec. Sa plus ancienne banque est dans le rouge et ne risque pas de passer les prochains stress tests. Si l’Italie tombe, ce ne sera pas comme pour la Grèce, le choc ne sera pas supportable pour l’UE. Ils iront piller les comptes des plus faibles au lieu de faire payer le crime des banksters. À part ça, tout va bien dans le meilleur des mondes. 

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