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Journée nationale de la qualité de l'air 2017 : retour sur la conférence de presse LCSQA/ATMO France 

Journée nationale de la qualité de l'air 2017 : retour sur la conférence de presse LCSQA/ATMO France  | ATMO France | Scoop.it

Tendances et perspectives du dispositif national de surveillance de la qualité de l’air

A l’occasion de la publication du rapport LCSQA Analyses de tendances en matière de qualité de l’air et dans le cadre de la Journée nationale de la qualité de l’air, Thomas Grenon, Président du LCSQA, et Guy Bergé, Président de la Fédération ATMO France, accompagnés d’experts du dispositif, ont présenté le 19 septembre à la presse les derniers résultats disponibles, ainsi que les travaux prospectifs et de validation en cours sur les micro-capteurs et les objets connectés.

Les études les plus récentes montrent ces dernières années une amélioration sensible de la qualité de l’air en France et en Europe. Cependant, des dépassements des normes européennes relatives aux particules fines et aux oxydes d’azote sont encore observés dans plusieurs régions françaises. Dans ce contexte, Nicolas Hulot, Ministre d’État, Ministre de la transition écologique et solidaire, se fixe comme objectif d’élaborer d'ici mars 2018 des feuilles de route opérationnelles pour les zones concernées permettant de respecter les directives européennes.

Depuis plus de 30 ans, ce dispositif porté par le Ministère chargé de l’environnement et composé du Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l’Air (LCSQA) et des Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA) fédérées par ATMO France, assure la surveillance de la qualité de l’air sur le territoire national en déployant les meilleures techniques de mesure et de modélisation disponibles, capables de garantir la production des données de référence.

Eva Leoz-Garziandia, Directrice du LCSQA et Frédéric Bouvier, Directeur d’Airparif (photo ci-contre) ont présenté les travaux du dispositif national de surveillance à la presse au travers de deux sujets choisis pour l’occasion : les tendances de la qualité de l’air et la surveillance de demain par les micro-capteurs. Ils ont ainsi mis en valeur les synergies entre le LCSQA et les AASQA, et de manière plus globale, la force du dispositif national de surveillance de la qualité de l'air.

C’est ainsi grâce à la qualité des données produites par les AASQA que leur comparaison en tout point du territoire national et en Europe est possible. Les travaux du LCSQA mettent en avant les tendances observées ces 20 dernières années pour plusieurs polluants. Ces tendances ont pu être calculées au moyen d’outils innovants associés à des données respectant des exigences réglementaires strictes.

Dans une démarche prospective, les acteurs du dispositif national travaillent de manière proactive sur les nouvelles évolutions technologiques qui proposent une réponse aux attentes des citoyens pour mesurer finement leur exposition individuelle à la pollution de l’air et mieux s’en protéger. Si ces progrès technologiques se proposent de compléter le maillage territorial du dispositif de surveillance, ils soulèvent aussi des questions opérationnelles sur leurs conditions d’utilisation et de maintenance en lien avec des enjeux de qualité et de fiabilité, mais aussi d’articulation avec d’autres outils, entre autres la modélisation haute résolution.

De nombreuses questions sont venues enrichir cette conférence de presse.

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La pollution est dangereuse pour le cerveau des bébés, prévient l'Unicef

La pollution est dangereuse pour le cerveau des bébés, prévient l'Unicef | ATMO France | Scoop.it
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Outil pédagogique : Le fabuleux destin d’un grain de pollen

Outil pédagogique : Le fabuleux destin d’un grain de pollen | ATMO France | Scoop.it
« La périlleuse odyssée aéroportée d’un grain de pollen », un jeu de plateau qui favorise le dialogue sciences-société et la découverte des sources de pollution.
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A Nairobi, une réunion de l'ONU pour mettre fin à la menace mondiale de la pollution

A Nairobi, une réunion de l'ONU pour mettre fin à la menace mondiale de la pollution | ATMO France | Scoop.it
Plus de 4.000 chefs d'État, ministres, chefs d'entreprise, délégués des Nations unies et représentants de la société civile participent à partir de lundi à Nairobi, au Kenya, à l'Assemblée des Nations Unies pour l'environnement pour discuter de la lutte contre la pollution, menace mondiale qui tue près d'un habitant de la planète sur quatre chaque année.
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Air intérieur: un label pour le neuf - Journal de l'environnement

Air intérieur: un label pour le neuf - Journal de l'environnement | ATMO France | Scoop.it

IntAirieur est le premier label exclusivement dédié à la qualité de l’air intérieur dans le logement neuf. Une initiative privée qui entend convertir des maîtres d’ouvrage, souvent peu sensibilisés, à cette question de santé publique qui préoccupe de plus en plus le grand public.
A force de traîner sur la thématique ô combien coûteuse, au plan sanitaire et financier, de la qualité de l’air intérieur, les pouvoirs publics sont-ils en train de se faire déborder par des initiatives privées? Cela semblerait être le cas avec la naissance du premier label privé exclusivement dédié à la qualité de l’air intérieur dans le logement neuf, lancé ce 16 novembre depuis Toulouse. Son nom: IntAirieur. Ses promoteurs: le cabinet Polyexpert Environnement, spécialisé dans «l’évaluation, le conseil et le contrôle qualité dans le secteur de la construction», adossé au groupe Polyexpert, un leader de l’expertise assurance.
ENCEINTES CONFINÉES
«Nous avons une grosse culture logement, à toutes les étapes de la construction», justifie Nicolas Duhameau. Le gérant de Polyexpert Environnement bénéficie en effet d’un bon poste d’observation sur l’explosion des pathologies respiratoires ou allergiques, grâce aux expertises que le groupe mène lors de sinistres. Le facteur aggravant, selon lui, ce sont les évolutions réglementaires en matière thermique, qui ont transformé des bâtiments étanches en enceintes confinées, dont la ventilation est le plus souvent défaillante. Un problème abordé notamment par l’Anses[1] dans son rapport d’expertise consacré aux moisissures, qui colonisent entre 14 et 20% des logements métropolitains. Après un protocole de valorisation de la qualité de l’air auprès de ses clients, il est vite apparu que ceux-ci réclamaient un label. «Pas tant parce qu’ils avaient une fibre vertueuse, mais par besoin de se démarquer, notamment en phase concours, précise Nicolas Duhameau. D’autres ont exprimé des préoccupations par rapport au confort des habitants. Du bailleur social au promoteur, les intérêts ont fini par converger sur ce thème de la qualité de l’air intérieur.»
FORMALDÉHYDE, BENZÈNE, COV…
C’est Immolab, créé en juillet 2017, qui va piloter le label et développer des référentiels techniques. Sur quelles bases? «Nous nous fondons sur les valeurs qui existent déjà», précise Janice Orero, chargée du développement technique du label, qui est allée piocher dans les tablettes de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) ou de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour construire son référentiel. Les polluants les plus ‘classiques’ seront recherchés: formaldéhyde, benzène, composés organiques volatiles (COV) totaux, particules PM2,5, moisissures et levures; et le radon dans les zones géographiques concernées. «Nous menons des campagnes de mesure adaptées aux contraintes des chantiers, qui sont toujours justes sur les délais», détaille Janice Orero. Soit des mesures actives, avec des pompes qui forcent l’air à pénétrer dans les capteurs pendant 30 minutes (à la différence des mesures passives, où l’air circule librement et nécessite une petite semaine de relevés). Les clients sont incités à acheter des peintures, colles et autres revêtements labellisés A+ et le mobilier doit porter l’étiquette ‘NF Ameublement’. «C’est un label assez light, reconnaît Janice Orero, mais on ne pouvait pas inventer un étiquetage.» C’est le label ‘flamme verte’ qui servira de maître étalon aux appareils de combustion.
PAS DE SANCTION LA PREMIÈRE ANNÉE
A l’heure des bilans, pas question de faire les gros yeux au client. «On ne peut pas leur demander de franchir une marche trop haute dès le départ, fait valoir Nicolas Duhameau. Et puis nous avons besoin de cette phase de capitalisation de données.» La première année, les projets qui dépasseraient les normes retenues «n’auront pas une portée bloquante». Autrement dit, le label sera maintenu quels que soient les résultats des mesures. A charge pour le maître d’ouvrage, sur les conseils de Polyexpert Environnement, de procéder à des modifications. «Si on arrive à faire progresser la qualité de l’air et à emmener avec nous une partie de la maîtrise d’ouvrage, conclut Nicolas Duhameau, on sera les plus satisfaits du monde.»
 
 

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Qualité de l'air : Nicolas Hulot appelle les parties prenantes à renforcer leur mobilisation

Qualité de l'air : Nicolas Hulot appelle les parties prenantes à renforcer leur mobilisation | ATMO France | Scoop.it

Lors du premier Conseil national de l’air (CNA) de 2017, qui s’est réuni le 30 octobre, Nicolas Hulot a appelé à un renforcement des actions en faveur de la qualité de l’air. Présenté à cette occasion, le bilan national de la qualité de l’air 2016 traduit une amélioration globale, malgré des dépassements de normes subsistant dans plusieurs zones du territoire (lire notre encadré ci-dessous). "Les conclusions du bilan 2016 sont encourageantes en matière de qualité de l’air mais elles montrent que nous devons rester encore mobilisés pour protéger la santé des Français et agir dans l’ensemble des secteurs émetteurs : industrie, agriculture, résidentiel/chauffage au bois, mobilité", a déclaré le ministre de la Transition écologique dans un communiqué publié le 31 octobre.

Les préfets munis de feuilles de route
Cette mobilisation est d’autant plus nécessaire que dans une décision du 12 juillet dernier, le Conseil d’État a enjoint le Premier ministre et le ministre chargé de l’environnement de "prendre toutes les mesures nécessaires" pour "élaborer et mettre en œuvre" des plans relatifs à la qualité de l’air dans les 15 zones où les valeurs limites de dioxyde d’azote et de particules fines étaient dépassées en 2015, afin de "ramener ces concentrations en dessous des valeurs limites dans le délai le plus court possible". Le gouvernement a jusqu’au 31 mars 2018 pour prendre ces mesures et les transmettre à la Commission européenne. Nicolas Hulot a informé le CNA qu’il avait demandé aux préfets de réaliser avant cette échéance "des feuilles de route opérationnelles et multi-partenariales" dans les zones visées par l’arrêt du Conseil d’État (Nice, Marseille, Toulon, Paris, vallée de l’Arve, Grenoble, Lyon, Montpellier, Toulouse, Reims, Strasbourg, Saint-Etienne, Martinique). "Complémentaires aux plans de protection de l’atmosphère, ces feuilles de route prévoiront des actions concrètes de court terme permettant d’aller plus loin et plus vite pour renforcer les moyens mobilisés en faveur de la qualité de l’air", précise le communiqué du ministère.

Campagne de mesure des pesticides dans l'air
Le CNA a également débattu de l’avancée du Plan national de réduction des émissions de polluants atmosphériques qui repose sur tout un panel d’actions de la part des secteurs émetteurs (industrie, mobilité, agriculture, résidentiel) et des différents acteurs (collectivités, entreprises, particuliers). Il a par ailleurs donné un avis favorable sur le projet d’interdiction des incinérateurs de jardin, "dispositif qui encourage une pratique interdite, polluante et pour laquelle il existe des alternatives (compostage, paillage, déchetterie)", souligne le ministère. Enfin, le ministre a précisé que la première campagne de mesure des pesticides dans l’air (dont le fameux glyphosate) débutera en 2018 pour une durée d’un an.

Qualité de l’air en 2016 : une amélioration globale mais des points noirs persistants
Le bilan 2016 de la qualité de l’air montre une diminution globale des concentrations de polluants dans l’air ambiant. Depuis 2000, en situation de fond, les concentrations moyennes annuelles en dioxyde de soufre (SO2) ont baissé d’environ 80%, celles en dioxyde d’azote (NO2) et en particules fines (PM10) d’environ 30% Par contre, les teneurs moyennes estivales en ozone (O3), très dépendantes des conditions météorologiques et du transport longue distance de polluants, n’évoluent pas de façon significative. Le nombre d’agglomérations où l’on observe des dépassements de normes de qualité de l’air est en diminution : elles étaient 24 en 2000 et n’étaient plus que 16 l’an passé. Mais les dépassements subsistent particulièrement dans les zones fortement peuplées (moitié Est de la France, Ile-de-France, Martinique). Ils concernent principalement trois polluants (le dioxyde d’azote, les particules fines et l’ozone).

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Pesticides dans l’air : l’ANSES préconise des études systèmatiques

L'Anses recommande la surveillance de 90 substances prioritaires pour évaluer l'exposition chronique de la population et les risques sanitaires associés. L’Agence recommande de mettre en place des campagnes pour évaluer l'exposition de populations vivant près des sources d'émissions de pesticides, notamment les riverains de zones agricoles.


Depuis plus de 10 ans, les Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l'Air (AASQA)  ont fourni des données sur les concentrations en pesticides dans l’air. Malgré ces données, l'exposition aux pesticides présents dans l’air des populations agricoles, riverains de zones agricoles ou de la population générale, reste difficile à estimer. Faute de réglementation spécifique, la connaissance des niveaux de contamination demeure partielle et hétérogène.


L'Anses a été saisie par les ministères en charge de l'Agriculture, de l'Ecologie, de la Santé et du Travail  pour apporter définir de modalités de mise en œuvre d'une surveillance nationale des pesticides dans l'air ambiant en France. Cette demande intervient après l'arrêté du 10 mai 2017, établissant le plan national de réduction des émissions de polluants atmosphériques (PREPA) pour 2017-2021.


Un groupe d’experts pluridisciplinaires, s’appuyant notamment sur le retour d’expérience des AASQA, a établi une liste de substances à surveiller en priorité. L'ANSES émettre des recommandations sur la stratégie d’échantillonnage et les modalités de prélèvements et d’analyses.


Le terme « pesticide » recouvre un grand nombre de substances chimiques entrant dans la composition des produits phytopharmaceutiques, de certains biocides, de médicaments vétérinaires et d'antiparasitaires à usage humain. Certaines substances peuvent être présentes dans l’environnement du fait de leur biopersistance.


L’Anses rappelle la nécessité de surveiller les pesticides dans l’air ambiant pour évaluer l’exposition chronique de la population générale et les risques sanitaires associés. Ces données permettront d’informer la population et de prendre des mesures visant à réduire les expositions si nécessaire. Elles seront utilisées dans le cadre du dispositif de phyto-pharmacovigilance de l'Anses, qui surveille les effets indésirables des produits phytopharmaceutiques disponibles sur le marché.


Le protocole d’une campagne exploratoire sera défini par le Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l'Air (LCSQA), en lien avec plusieurs AASQA. L’Anses contribuera au financement de cette campagne par son dispositif de phytopharmacovigilance, dans le cadre d’un partenariat avec le LCSQA et la Fédération ATMO. L’ANSES recommande des campagnes particulières  pour évaluer l'exposition des populations vivant  près des sources d'émissions de pesticides : riverains des zones agricoles, gares et aéroports, zones industrielles, silos, proximité de zones où la lutte anti-vectorielle ( contre les insectes porteurs éventuels de maladies)  est mise en œuvre, etc.


Les recommandations de l’Agence seront également utilisées dans le cadre de l’étude qu’elle mène avec Santé Publique France sur l’exposition des riverains de zones agricoles et pour laquelle des mesures environnementales seront couplées à des mesures d’imprégnation dans des milieux biologiques humains (urine, cheveux...).

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Pollution de l'air: 90 pesticides doivent être mieux surveillés (Anses)

Pollution de l'air: 90 pesticides doivent être mieux surveillés (Anses) | ATMO France | Scoop.it

(...) Cette campagne de mesures devrait être conduite par l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) et les associations agréées de surveillance de la qualité de l'air (AASQA), a précisé l'Anses.

Les AASQA sont déjà chargées de mesurer la qualité de l'air et d'alerter en cas de pollution au dioxyde d'azote ou aux particules fines, mais les données relatives aux pesticides ont jusqu'à présent été collectées par le biais d'initiatives locales et ponctuelles.

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Éric Fournier : « Agir sur les transports, l’habitat et les énergies »

Éric Fournier : « Agir sur les transports, l’habitat et les énergies » | ATMO France | Scoop.it
Pollution, quelles sont les mesures prioritaires à prendre ? L’avis d’Éric Fournier, maire (UDI) de Chamonix (Haute-Savoie).
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Comment les grandes villes européennes luttent contre la pollution

Comment les grandes villes européennes luttent contre la pollution | ATMO France | Scoop.it
Paris souhaite débarrasser ses rues des véhicules diesel et essence d’ici à 2030. Tour d’horizon des mesures mises en place dans d’autres grandes villes européennes.
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Pollution de l'air : les normes dépassées malgré les PPA

Pollution de l'air : les normes dépassées malgré les PPA | ATMO France | Scoop.it

L’Agence européenne de l’environnement relève dans un rapport une « lente » amélioration de la qualité de l’air. Mais nombre de pays dépassent les normes.
Les chiffres donnent la mesure de l’urgence sanitaire. En 2014, la pollution de l’air a causé le décès prématuré (avant 65 ans) de 520 400 personnes dans les quarante et un pays du continent européen, dont 487 600 au sein de l’Union européenne (UE). Tel est le bilan macabre du rapport 2017 sur la qualité de l’air, publié mercredi 11 octobre par l’Agence européenne de l’environnement (AEE).

(...) 

En ce qui concerne la France, la Commission lui reproche notamment des dépassements répétés des limites journalières (50 µg/m³) en PM10 dans une dizaine de zones dont Paris, Lyon, Marseille ou la vallée de l’Arve, en Haute-Savoie. Le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, y a annoncé, fin septembre, qu’il entendait proposer « un plan à construire d’ici à mars 2018 » pour réduire les deux principales sources de pollution de la région que sont le trafic des camions et le chauffage au bois.

« Feuilles de route »

Mars 2018 ? C’est le délai que le Conseil d’Etat a accordé au gouvernement pour revoir sa copie en matière de lutte contre la pollution de l’air. Le 18 juillet, la haute juridiction administrative a enjoint au premier ministre Edouard Philippe de transmettre à la Commission, avant le 31 mars 2018, un plan capable de ramener les concentrations en polluants sous les valeurs limites européennes.

C’est normalement l’objectif des plans de protection de l’atmosphère (PPA). Les préfets, qui doivent les mettre en place dans chaque région, ont été réunis lundi 9 octobre par Nicolas Hulot. « L’idée était de rassembler les préfets de la douzaine de zones prioritaires pour entendre les problèmes qu’ils rencontrent sur le terrain et les aider à coconstruire des feuilles de route d’ici à mars », explique-t-on au ministère de la transition écologique et solidaire.

En Ile-de-France, région qui pose particulièrement problème, avec 95 % de la population potentiellement surexposée aux PM2,5, le PPA est en cours de révision pour la période 2017-2020. Actuellement en phase de consultation publique, il a déjà reçu un avis défavorable de la part du conseil régional et a fait l’objet des critiques des associations de défense de l’environnement.

Dans son scénario le plus optimiste, ce PPA prévoit en effet qu’en 2020 entre 200 000 et 300 000 Franciliens seront encore exposés à des « dépassements localisés » en PM10 et NO2 près des axes de circulation. Et un respect des normes européennes n’est envisagé qu’à l’horizon… 2025.

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Schémas régionaux des carrières : les quatre instructions de Nicolas Hulot

Schémas régionaux des carrières : les quatre instructions de Nicolas Hulot | ATMO France | Scoop.it
"Accompagner l'élaboration des nouveaux schémas régionaux des carrières". Tel est l'objet de l'instruction que Nicolas Hulot a adressée le 4 août dernier aux services déconcentrés de l'Etat. Ces schémas, qui doivent définir les conditions d'implantation des carrières et les orientations relatives à la gestion durable des matériaux qui en sont extraits, ont été revus par la loi Alur de mars 2014. Ce texte a régionalisé ces documents jusque là élaborés à l'échelle départementale. Leur contenu et leur procédure d'élaboration ont été précisés par un décret paru en décembre 2015.

Le ministre de la Transition écologique donne quatre instructions en vue d'assurer la réussite de ces nouveaux schémas. Il s'agit tout d'abord de se diriger vers une gestion plus rationnelle et économe des matériaux, d'intégrer l'économie circulaire et de veiller à une gestion équilibrée de l'espace. Dans cet esprit, il préconise de prendre en compte la raréfaction de l'accès aux ressources naturelles, la dépendance aux ressources minérales de certains départements ou projets urbains comme le Grand Paris, ou encore l'usage de modes de transport alternatifs.

Il s'agit ensuite, explique le document, d'assurer une meilleure articulation avec les autres outils de planification existants : schémas d'aménagement des eaux (Sdage et Sage), schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires (Sraddet), plan régional de prévention et de gestion des déchets (PRPGD), plan régional de l'agriculture durable, schémas de cohérence territoriale (Scot), plans locaux d'urbanisme (PLU), cartes communales. "Les interactions entre ces documents (...) dépassent la simple prise en compte, prévue réglementairement, et appellent une cohérence renforcée", indique le ministre qui insiste sur l'importance du dialogue entre autorités en charge de leur élaboration : communes, EPCI, conseil régional et services de l'Etat.

Pilotage plus participatif

En troisième lieu, Nicolas Hulot demande aux préfets d'intégrer les éléments nécessaires à l'évaluation environnementale dès la phase d'élaboration des scénarios d'approvisionnement. Ce qui permettra de faciliter leur appropriation par l'autorité environnementale, indique-t-il. Enfin, le ministre demande une élaboration et un pilotage plus participatif aux préfets de région, autorités désormais chargées de ces schémas. Pour cela, les représentants de l'Etat doivent être assistés par un comité de pilotage dont la composition minimale est fixée par le décret.

Les préfets de région sont tenus d'élaborer les nouveaux schémas avant le 1er janvier 2020 en métropole et en Corse, et avant le 1er janvier 2025 dans les collectivités d'outremer : Guadeloupe, Martinique, Saint-Martin, Guyane, Saint-Pierre-et-Miquelon, La Réunion et Mayotte.
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Pollution de l'air : Nicolas Hulot est-il à la hauteur de toutes les attentes ?  

Pollution de l'air : Nicolas Hulot est-il à la hauteur de toutes les attentes ?   | ATMO France | Scoop.it

Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire et Agnès Buzyn, ministre de la Santé se sont rendus aujourd'hui à Chamonix pour évoquer la pollution atmosphérique. Un déplacement un peu particulier dans une vallée qui est considérée comme la plus polluée de France. Ce ne sont pas les moyens de transport qui sont en cause mais les cheminées à bois. La combustion du chauffage à bois est un problème majeur. Faut-il parler des autres sources de pollution ? Le gouvernement va-t-il être à la hauteur de ce dossier de la pollution de l'air ? Comment Nicolas Hulot va-t-il s'y prendre pour s'attaquer à la pollution de l'atmosphère ? - On en parle avec : Jean-Félix Bernard, président d'Airparif et membre d'Atmo France. Et Corinne Lepage, ex ministre de l'environnement et présidente de cap 21.

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Santé environnementale : une stratégie nationale santé 2018-2022 sans mesures concrètes

Santé environnementale : une stratégie nationale santé 2018-2022 sans mesures concrètes | ATMO France | Scoop.it
En matière de pollution de l'air, la stratégie rappelle que la pollution atmosphérique est responsable de 48.000 morts anticipées par an (cancers, maladies cardiovasculaires, affections respiratoires), pour un coût global de 101,3 milliards d'euros annuels. Toutefois, elle renvoie la balle à d'autres politiques publiques : elle propose de prendre en compte les pollutions atmosphériques "dans les politiques énergétiques, d'aménagement du territoire et de renouvellement urbain".

Quant aux pesticides, ils sont explicitement cités pour quatre raisons : les conséquences reconnues d'une exposition aigüe, les effets indirects liés à la contamination de l'eau potable, de la flore et de la faune, l'augmentation de certaines pathologies liées aux expositions professionnelles, ainsi que les risques associés aux expositions prénatales et périnatales et lors de la petite enfance. Mais le texte se contente d'appeler à une réduction des expositions "en promouvant une agriculture durable et sans intrants, et en portant une attention particulière à l'exposition des populations riveraines de zones d'épandage agricole, en particulier les femmes enceintes et les enfants".
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Les aides nuisibles à l’environnement, un fardeau français

Les aides nuisibles à l’environnement, un fardeau français | ATMO France | Scoop.it
Alors que la fiscalité écologique française est l’une des plus faibles d’Europe, les subventions nuisibles restent importantes, malgré un très léger recul, selon un bilan publié par le Commissariat général au développement durable. Un article de notre partenaire, le JDLE.
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Dynamique en faveur d’une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux dans les pratiques individuelles et collectives − Les acteurs économiques et l’environnement | Insee

Dynamique en faveur d’une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux dans les pratiques individuelles et collectives − Les acteurs économiques et l’environnement | Insee | ATMO France | Scoop.it
Les activités humaines induisent des pressions pouvant être préjudiciables au bon fonctionnement des écosystèmes. Ces pressions s’accroissent sous l’influence d’une population plus nombreuse
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L'Europe inaugure une carte interactive de la qualité de l'air sur son territoire

L'Europe inaugure une carte interactive de la qualité de l'air sur son territoire | ATMO France | Scoop.it

CARTE. Mesurer la qualité de l'air, un savoir-faire qui se déploie le plus souvent à l'échelle locale : en France, ce sont les Associations agrées de surveillance de la qualité de l'air (ou AASQA, comme par exemple Airparif) qui se chargent de mesurer la pollution, d'établir des cartographies et des prévisions, et enfin d'alerter la population en cas de dépassement des seuils. Afin de faciliter la comparaison de ces relevés entre les différents pays de l'Union Européenne (UE), l'Agence européenne pour l'environnement (AEE) vient de mettre en ligne une carte interactive permettant de visualiser l'indice de qualité de l'air (fonction de la concentration en particules fines, ozone ainsi que dioxyde d'azote) à travers l'UE. Et ce, en compilant les mesures de plus de 2.000 stations européennes en presque temps-réel !

Du rouge dès qu'un polluant dépasse le seuil national autorisé
Concrètement, comment la carte fonctionne ? Chaque point affiche un indice de qualité de l'air pour la période choisie, sur la base de relevés heure par heure, mais il est aussi possible d'afficher en un clic des graphes résumant la qualité de l'air des 100 jours précédents écoulés. La couleur des points, qui signalisent les stations de mesure, s'étend du vert clair au rouge foncé qui témoigne par exemple d'un niveau "très mauvais" pour au moins un des cinq polluants suivants : ozone, dioxyde d'azote, dioxyde de soufre, particules PM10 (diamètre inférieur à 10 microns) ou particules fines PM2,5 (diamètre inférieur à 2,5 microns).

ALTERNATIVES. Ce n'est pas la première fois qu'un service de cartographie tente d'agréger les données de pollution. Les sociétés AirVisual (depuis la Chine) et Plume Labs, par exemple, agrègent les données collectées par de petits capteurs commercialisés auprès des particuliers. Ces derniers peuvent toutefois s'avérer très imprécis comparés au matériel professionnel utilisé pour les mesures officielles, d'où l'intérêt de précision du projet porté par l'agence européenne.

Du gris pour les pays qui refusent de partager leurs données
Une ombre au tableau toutefois : les points gris qui apparaissent dans plusieurs Etats membres de l'AEE, comme l'Italie, la Grèce, l'Islande ou la Turquie, qui ne transmettent pas leurs données pour l'instant. L'AEE pense que cet affichage, à terme, permettra de faire pression sur ces pays afin de les inciter à partager leurs mesures."En informant les citoyens, nous leur donnons les moyens de demander à leurs systèmes politiques de continuer à améliorer la qualité de l'air dans les villes", remarque Hans Bruyninckx, directeur de l'AEE, notant que cet indice pouvait aussi intéresser les personnes déménageant d'un pays à l'autre de l'Europe.

Selon un rapport de l'AEE publié en octobre 2017, la qualité de l'air s'est améliorée en Europe ces dernières années. Mais une grande part de la population, surtout dans les villes, reste exposée à une pollution qui dépasse les normes européennes, et a fortiori les recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), plus strictes."Plus de 80% des citoyens des villes européennes vivent avec une qualité de l'air qui n'est pas à la hauteur des normes de l'OMS", alerte Hans Bruyninckx. "La pollution de l'air est un tueur invisible, l'indice sur la qualité de l'air est donc nécessaire pour informer les citoyens européens sur l'état de l'air qu'ils respirent", a commenté le commissaire européen à l'Environnement Karmenu Vella. En Europe, la pollution de l'air provoque chaque année des centaines de milliers de décès prématurés. 

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Climat: le monde se mobilise et ça commence à payer - Journal de l'environnement

Climat: le monde se mobilise et ça commence à payer - Journal de l'environnement | ATMO France | Scoop.it

Un rapport onusien montre l’implication croissante de la société civile dans la lutte contre le réchauffement climatique et ses conséquences. Et livre quelques pistes pour accélérer encore le mouvement. Une source d’inspiration pour les gouvernements qui devront renforcer les politiques climatiques nationales (NDC)?

 

C’est l’un des points les plus positifs de cette 23e COP. Incontestablement, la société civile s’est véritablement engagée à diminuer ses émissions de gaz à effet de serre et à s’adapter aux conséquences des changements climatiques. Partout dans le monde.
Telle est la principale conclusion du rapport rédigé par la Marocaine Hakima El Haité (limogée par le roi du Maroc fin octobre) et le Fidjien Inia Seruiratu.


150 STRATÉGIES AUDITÉES
Réalisée dans le cadre du partenariat de Marrakech, la mission des deux champions de haut niveau pour le climat était simple: évaluer l’implication des innombrables coalitions de collectivités, d’entreprises. Pas moins de 150 stratégies ont été décortiquées par près de 200 analystes, dont la moitié contenaient suffisamment de données pour être évaluées avec précision.
EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE ET RENOUVELABLES
Première surprise du Yearbook of Climate Global Action: le mouvement est global. «Bien que la majorité des initiatives soit lancée par des institutions installées dans les pays du Nord, on a vu foisonner, en quelques mois, celles des pays du Sud», s’enthousiasme une membre de l’équipe d’évaluation. Désormais, ce sont des territoires et des villes, abritant plus d’un milliard d’habitants, qui veulent abattre de 80% leurs émissions de GES d’ici 2050. Nombreux sont aussi les grands groupes multinationaux à promettre d’améliorer leur efficacité énergétique et de consommer seulement de l’électricité produite par des sources d’énergie renouvelables.
ENGAGEMENT TOTAL
Autre sujet d’étonnement: toutes les activités se sentent concernées. Les engagements de secteurs gros émetteurs, comme l’énergie, les transports aériens et maritimes, sont connus. Ce ne sont plus les seuls secteurs à amender leur business model. Au Nord comme au Sud, on phosphore sur des stratégies agricoles combinant restauration de la vie biologique des sols, résilience au réchauffement et lutte contre la déforestation.
EMERGENCE DU BLUE CARBON
Gisement majeur de ressources alimentaires et ligne de front d’événements climatiques extrêmes (ouragans, montée du niveau de la mer), la bande littorale est maintenant considérée comme un écosystème à protéger. D’autant, rappellent les océanographes, que certaines espèces marines (posidonies par exemple) pourraient constituer de formidables puits de carbone intégrables aux politiques climatiques nationales. Multinationales et collectivités commencent à penser, ensemble, la gestion future des ressources en eau douce.
Jadis trop rare et trop cher, l’argent commence à financer adaptation et atténuation. Pour la seule année 2014, souligne le rapport, entreprises, collectivités et gouvernements ont consacré 741 milliards de dollars (629 Md€) à des projets liés au climat: 15% de mieux qu’en 2011. Ce n’est pas toujours visible. Seuls 24% des programmes audités ont généré de nouveaux produits ou permis la construction d’infrastructures.
DÉJÀ DES RÉSULTATS
Pareille mobilisation fait déjà souffler un vent frais sur le réchauffement. Le 15 novembre, le Climate Action Tracker a produit une nouvelle estimation des effets de la mise en œuvre des politiques climatiques nationales des 32 plus gros pays émetteurs de GES. Verdict du réseau international de climatologues et de consultants spécialisés: correctement déployées sur le long terme, les NDC stabiliseront le réchauffement à 3,4°C d’ici 2100. Beaucoup trop, certes. Mais l’estimation publiée l’an passé chiffrait à 3,6°C le dérapage climatique de la fin du siècle.
NÉCESSAIRE AMPLIFICATION
Perceptibles, les progrès peuvent-ils être amplifiés, s’interrogent les auteurs? Oui, répondent les représentants de la société civile. En adaptant le cadre législatif, par exemple. Certains réclament la possibilité d’intégrer aux NDC les puits de carbone marins (le Blue Carbon, en jargon onusien). D’autres réclament un renforcement des politiques sectorielles, notamment pour améliorer la protection des ressources en eau, des forêts et des terres arables.
IMAGINATION AU POUVOIR
L’imagination devra être au pouvoir dans bien des secteurs d’activité. Rappelant que les catastrophes naturelles leur ont coûté 175 Md$ (149 Md€) en 2016, les assureurs veulent pouvoir intégrer, bien plus qu’aujourd’hui, le risque climatique dans leur politique commerciale. Deux exemples: en adaptant leurs offres aux pays africains ou asiatiques qui n’ont pas de système assurantiel ou en cessant d’assurer des acteurs installés dans des zones grandement fragilisées par des conséquences du réchauffement.
PRIX DU CARBONE
A corps et à cris, la société civile réclame la fin des subventions à la production et à la consommation des énergies fossiles. L’an passé, celles-ci se sont élevées à 112 Md€ dans l’Union européenne, rappelle l’ODI. Vingt-huit pays dont les gouvernements se sont pourtant engagés à arrêter tout soutien financier de ce genre d’ici 2020. Les politiques sont aussi priés d’établir rapidement un prix du carbone, afin de diriger l’argent vers les projets et les infrastructures ‘bas carbone’.
Aussi dynamique soit-elle, la société civile n’est pas toujours entendue. Mercredi 15 novembre, le gouvernement chinois a ainsi confirmé que les deux premières années de fonctionnement du futur marché national du carbone compteront pour du beurre. «Le temps de la société civile n’est toujours pas celui des Etats», commente, philosophe, Salaheddine Mezouar, ministre des affaires étrangères du Maroc et président de la COP 22. Mais pendant ce temps, l’horloge du carbone continue de tourner.

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Qualité de l'air : au CNA, Nicolas Hulot apporte son soutien aux AASQA et aux actions d'accompagnement 

Qualité de l'air : au CNA, Nicolas Hulot apporte son soutien aux AASQA et aux actions d'accompagnement  | ATMO France | Scoop.it

Une réunion du Conseil National de l’Air s'est tenue lundi 30 octobre 2017 en présence du Ministre Nicolas Hulot qui a souligné le rôle essentiel des Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l'Air  (AASQA) aux côtés de l’État et des acteurs territoriaux dans le dispositif national de surveillance  tourné vers l’action en faveur de la santé, du développement économique et de l’amélioration des connaissances. 

Le Ministre de la Transition Écologique et Solidaire a rassuré les AASQA sur le maintien de la contribution de l’État nécessaire à leur bon fonctionnement pour que les AASQA puissent continuer à fournir une information fiable et de proximité aux citoyens sur l’air qu’ils respirent, et à accompagner les acteurs locaux dans les actions d’amélioration de la qualité de l’air. 

Comme rappelé par le Ministre, la pollution de l’air n’est pas une fatalité et les AASQA sont des partenaires efficaces de l'État, des collectivités et des acteurs publics et privés qui souhaitent s'engager en faveur de la qualité de l'air. L’amélioration de la qualité de l’air devrait être considérée comme un moteur positif d’amélioration de la santé.   

À l’occasion de cette réunion du Conseil, le représentant de la fédération ATMO France Jacques Patris, a souligné qu’il y a des intérêts à agir en faveur de l’air : santé-environnement, attractivité des territoires, accompagnement du développement économique (le savoir-faire français intéresse beaucoup de grandes métropoles très polluées). 

ATMO France rappelle que si le bilan national de la qualité de l’air 2016 montre que les actions prises dans tous les secteurs portent leurs fruits puisque la qualité de l’air s’améliore globalement, les données des AASQA à partir desquelles ce bilan national peut être établi, illustrent aussi que la pollution de fond reste problématique pour 3 polluants  (particules fines, dioxyde d’azote et ozone). 

ATMO France communiquera prochainement sur le dispositif d’amélioration des connaissances sur les produits phytosanitaires dans l’air dans lequel les AASQA sont engagées. 

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Participation d’ATMO France au forum sur les PCAET du Congrès d’AMORCE

Participation d’ATMO France au forum sur les PCAET du Congrès d’AMORCE | ATMO France | Scoop.it

Guy Bergé, Vice-Président de Metz Métropole en charge du développement durable et Président d'ATMO France le réseau des AASQA, a participé au forum sur les PCAET organisé dans le cadre du congrès d'AMORCE le 19 octobre dernier à Clermont-Ferrrand. 


À travers le PCAET de Metz Métropole, Guy Bergé a présenté à des élus locaux : 
• des exemples d’actions sectorielles (transports, énergie dans les bâtiments, ..) qui permettent à une collectivité d’atteindre les objectifs qu’elle se fixe en faveur de la qualité de l’air extérieur et intérieur 
• la pertinence d’une approche intégrée air-climat-énergie en lien avec l’aménagement du territoire 
• l’aide à la décision que peut apporter chaque AASQA en région par l’ingénierie (diagnostic, inventaires d’émissions, scénarisation), la concertation territoriale et l’évaluation des actions.

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Air: 90 pesticides à la loupe - Journal de l'environnement

Air: 90 pesticides à la loupe - Journal de l'environnement | ATMO France | Scoop.it

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a publié la liste de 90 molécules pesticides, dont la présence est avérée dans l’air des villes et des campagnes françaises, qu’elle préconise de suivre. Une première étape dans la (lente) mise en œuvre d’une stratégie de surveillance nationale, alors que la part de l’exposition aérienne, bien qu’avérée, reste une terre inconnue.


Voilà 10 ans qu’elles en cherchent et 10 ans qu’elles en trouvent: les associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (Aasqa) ont été pionnières pour révéler la présence de nombreux pesticides dans l’air des campagnes comme des villes, d’Atmo Picardie à Lig’Air (région Centre) en passant par l’ex-Air Rhône-Alpes et Airparif. Des données collectées sans méthodologie et métrologie harmonisées, faute de cadre réglementaire, ce qui faisait des pesticides l’angle mort de la pollution de l’air. Trois ans après avoir été saisie par les ministères en charge de l'agriculture, de l'écologie, de la santé et du travail, et alors que le plan national de réduction des émissions de polluants atmosphériques (Prepa) pour la période 2017-2021 prévoit d'évaluer et de réduire la présence des produits phytopharmaceutiques dans l'air, l’Anses vient de publier les résultats de travaux d'expertise collective; ceux-ci visent à proposer les modalités de mise en œuvre d’une surveillance nationale des pesticides dans l'air ambiant en France métropolitaine et dans les départements et régions d'outre-mer (DROM).


Certaines sont interdits depuis des années (comme le lindane), d’autres font l’objet d’âpres controverses (glyphosate, fipronil, dicamba, chlordécone), mais les 90 substances actives qui vont être recherchées ont toutes été un jour autorisées en France ou retrouvées lors de campagnes de mesure menées par des Aasqa. Les co-formulants, les adjuvants et les produits de transformation n’ont pas été pris en compte, par manque de connaissance. Des investigations supplémentaires à leur sujet sont nécessaire, pointe l’Anses.


DES CHAMPS AUX AÉROPORTS
Soit une liste de 90 substances (voir encadré) prioritaires et hautement prioritaires (sur 420 jugées pertinentes au départ), concernant aussi bien les pesticides agricoles que certains biocides, médicaments vétérinaires et antiparasitaires à usage humain (dont certains peuvent être interdits aujourd’hui mais persistants dans l’environnement). Cette surveillance nationale chercher à répondre, dans un premier temps, à deux questions. Quelle est la part attribuable à l’air inhalé dans l’exposition de la population générale aux pesticides? A quoi sont exactement exposés les riverains de zones agricoles[1], gares et aéroports, zones industrielles, silos, ou de zones où la lutte anti-vectorielle est mise en œuvre? Des campagnes particulières auprès de ces populations vont être menées.


PEAU ET POUMON
Pour mener une campagne exploratoire, un protocole va être défini par le laboratoire central de la surveillance de la qualité de l'air (LCSQA), en lien avec plusieurs Aasqa, sur la base de tests métrologiques qu’il conduit actuellement et des recommandations de l’Agence. Une élaboration complexe car, par exemple, les contaminations par les pesticides ont lieu tant par la respiration que par un contact direct avec la peau et les muqueuses (notamment après aspersion). «Selon la voie considérée, les informations nécessaires pour évaluer l’exposition de manière pertinente peuvent différer. Les choix métrologiques doivent donc être adaptés en conséquence», prévient l’Anses. Un premier retour d'expérience sera établi, au regard des critères de faisabilité et de pertinence de la méthode qui a été proposée, concernant le choix des molécules prioritaires, les situations d'exposition à considérer et les critères définis pour la classification et la sélection des sites. C’est là seulement que sera définie la stratégie de surveillance nationale à mettre en œuvre. Aucun calendrier n’a été annoncé.
Nouvelle mandature, mêmes interrogations? Une mission d’information sur les pesticides va voir le jour à l’Assemblée nationale, ont annoncé des députés issus des commissions affaires économiques, sociales et développement durable. Parmi eux, Matthieu Orphelin, ex-bras droit de Nicolas Hulot dans sa fondation, Jean-Baptiste Moreau (agriculteur de son état), ou Marie Tamarelle-Verhaeghe (médecin dans le civil), ainsi que l'ex-ministre socialiste de l’environnement Delphine Batho, rapporte Ouest-France. En octobre 2012, deux sénatrices rendaient un rapport à charge contre les pesticides.
 
[1] Outre une étude pour déterminer si les cancers pédiatriques sont plus nombreux dans les régions viticoles, l’Anses est partenaire de Santé publique France pour étudier l’exposition des riverains de zones agricoles. Des mesures environnementales seront couplées à des mesures d’imprégnation dans des milieux biologiques humains (urine, cheveux...).

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Pollution de l'air : le C40 va permettre de "fédérer les initiatives des grandes villes" et "les rendre plus vivables"

Pollution de l'air : le C40 va permettre de "fédérer les initiatives des grandes villes" et "les rendre plus vivables" | ATMO France | Scoop.it
Franck-Olivier Torro, co-président de l’association Respire, a expliqué, dimanche sur franceinfo, que la réunion d'une quarantaine de maires de l'association C40 à Paris allait leur permettre d'échanger sur leurs initiatives environnementales.
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Pollution de l'air : les trois dispositions cachées dans la loi sur les hydrocarbures

Pollution de l'air : les trois dispositions cachées dans la loi sur les hydrocarbures | ATMO France | Scoop.it
Le projet de loi mettant fin à la cherche et à l'exploitation des hydrocarbures, qui a été voté le 10 octobre en première lecture par l'Assemblée nationale, contient de manière inattendue plusieurs dispositions relatives à la pollution de l'air.

En premier lieu, le texte complète la transposition de la directive du 14 décembre 2016 relative à la réduction des émissions nationales de certains polluants atmosphériques, dite "directive NEC". Le texte de loi précise que le plan national de réduction des émissions de polluants atmosphériques (Prepa), prévu par cette directive, doit être révisé au moins tous les quatre ans, au lieu de cinq jusque-là. Il doit l'être aussi lorsque l'inventaire des émissions de polluants atmosphériques met en évidence la non-atteinte des objectifs de réduction des émissions. Ce plan a été formellement adopté par arrêté en mai 2017 pour la période 2017-2021.

La mise en œuvre de ce plan doit permettre la réalisation de trois objectifs, rappelle le Gouvernement dans l'étude d'impact du projet de loi : limiter très fortement les dépassements des valeurs limites dans l'air avec leur quasi-suppression à horizon 2030, atteindre les objectifs de réduction à 2020 et 2030, diminuer le nombre de décès prématurés liés à une exposition chronique aux particules fines d'environ 11.200 cas par an d'ici 2030.

Plan d'action favorisant les énergies les moins émettrices de particules

Le projet de loi prévoit, en second lieu, des dispositions relatives aux plans d'action que les préfets doivent mettre en œuvre. Dans le cadre d'un plan de protection de l'atmosphère (PPA), le représentant de l'Etat dans le département doit établir, en concertation avec les collectivités locales concernées, un plan d'action favorisant le recours aux énergies les moins émettrices de particules et facilitant le raccordement aux infrastructures gazières publiques ou aux réseaux de chaleur existants, prévoit le texte.

Adoptée en commission du développement durable, cette disposition a été amendée en séance afin de préciser que ce plan s'impose dans les PPA dans le périmètre desquels les valeurs limites relatives aux particules fines sont dépassées et dont l'élaboration et la révision sont engagées. "L'objet de cet amendement est de ne pas faire peser de risque juridique sur les plans de protection de l'atmosphère récemment adoptés ou qui seraient en phase finale de révision", explique le député LR Martial Saddier, président du Conseil national de l'air et auteur des deux amendements successifs.

Ces amendements font suite à la décision du Conseil d'Etat du 12 juillet dernier, par laquelle la Haute juridiction a jugé que le dépassement persistant des valeurs limites de concentrations en particules fines et en dioxyde d'azote dans les zones couvertes par les PPA violait la directive sur la qualité de l'air ambiant. En conséquence, elle a enjoint le Gouvernement de prendre dans ces zones des plans relatifs à la qualité de l'air dans le délai le plus court possible et de les transmettre avant le 31 mars 2018 à la Commission européenne.

Un rapport sur les marchés publics commandé au Gouvernement

Enfin, une troisième disposition prévoit la remise au Parlement, un an après la promulgation de la loi, d'un rapport de l'exécutif relatif à la pris en compte des enjeux de la qualité de l'air dans les PPA lors de l'attribution des marchés publics. Cette disposition a été adoptée sur un amendement de repli de M. Saddier. En effet, la commission du développement durable avait rejeté un précédent amendement du président du Conseil national de l'air qui inscrivait noir sur blanc la prise en compte de cet enjeu lors de l'attribution des marchés publics.

Convaincu sur le fond, Nicolas Hulot avait toutefois émis un avis défavorable. "Les textes en vigueur ouvrent de larges opportunités pour la prise en compte de la qualité de l'air dans les marchés publics", avait justifié le ministre de la Transition écologique, s'appuyant manifestement sur les analyses fournies par son administration.
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Pollution de l'air : "il faut des aides financières et une gouvernance mieux structurée"

Pollution de l'air : "il faut des aides financières et une gouvernance mieux structurée" | ATMO France | Scoop.it

(...)

 

Les élus de la vallée, eux, attendent une aide financière de l'État pour mettre les camions sur le rail ou changer les cheminées par exemple. Et les trois membres du gouvernement auront fort à faire pour répondre à l'attente des habitants.  associations. Anne Lassman-Trappier, présidente de l’association Inspire, veut croire que les choses vont évoluer. "Cela fait 10 ans, 15 ans, 20 ans qu'on porte les mêmes demandes auprès des ministres différents et successifs et qu'on n'est pas entendus. Avec un ministre qui a conscience des enjeux de santé, d'environnement, du changement climatique, on a enfin espoir que les choses évoluent. (...) La solution est politique, pas technique."

Un préfet en charge de la qualité de l'air

Mais pour Frédéric Champly, il faut surtout de la coordination : "Il faut structurer la gouvernance pour que les solutions ne soient pas disparates, viennent de ci-de là en fonction des députés et des connaissances ou contacts qu'ils ont, soit dans l'industrie, soit dans le milieu du tourisme."

Il faut unité de gouvernance. Et surtout, il [faut] nommer un préfet à la qualité de l'air, comme c'est fait dans certains secteurs. Par exemple, à Paris, vous avez un préfet des aéroports.

 

(...)

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Les actes des assises nationales de la qualité de l'air 2016 sont publiés

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Une nouvelle étude confirme l’amélioration de la qualité de l’air en France | La gazette des communes

Une nouvelle étude confirme l’amélioration de la qualité de l’air en France | La gazette des communes | ATMO France | Scoop.it

Pour la journée nationale de la qualité de l’air qui se tient le 20 septembre 2017, des chercheurs ont cartographié avec une précision sans précédent l’évolution des niveaux de pollution en France depuis 2000. L'occasion de pouvoir mesurer les efforts accomplis, grâce notamment au travail des collectivités.
C’est l’analyse la plus fine disponible à ce jour sur les tendances nationales en matière de qualité de l’air en France que le LCSQA (Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air) a mis en ligne ce mercredi 20 septembre, à l’occasion de la journée nationale de la qualité de l’air.

La modélisation en renfort des points de mesure
La particularité de cette étude est d’estimer les niveaux de pollution, non plus au niveau des 1900 stations de mesure comme le fait chaque année le bilan annuel du gouvernement, mais en tous points du territoire, grâce à des modélisations numériques éprouvées au niveau européen. L’évolution des concentrations des différents polluants peut donc être comparée de façon précise entre 2000 et 2010 (la période couverte par l’étude) en superposant deux cartes de l’Hexagone.

Sans surprise – mais cela reste une bonne nouvelle -, les résultats confirment l’amélioration de la qualité de l’air déjà observée en France ces dernières années. Les concentrations de dioxyde d’azote (NO2) ont baissé de 17 % au niveau national sur la période, avec une diminution plus marquée dans les grandes agglomérations et l’Est du pays. Les niveaux de particules (PM10) ont quant à eux chuté de 15 %, et les stations de mesure urbaines sont aujourd’hui nettement moins nombreuses à dépasser plus de 35 jours par an le seuil réglementaire de 50 µg/m³ (-88% entre 2007 et 2015).

L’ozone résiste
Des trois principaux polluants responsables des 48 000 décès prématurés liés chaque année à la pollution de l’air en France, seul l’ozone (O3) fait de la résistance. « Nous n’avons pas observé de tendance significative à la hausse ou à la baisse pour ce gaz sur la période d’étude », explique Eva Leoz-Garziandia, directrice du LCSQA. L’étude insiste cependant sur la légère baisse (- 4%) du niveau des pics d’ozone sur une majeure partie du territoire, et ce malgré les augmentations « modérées » observées localement sur une partie du Grand Est, d’Auvergne Rhône Alpes, de PACA, de la Nouvelle Aquitaine et de l’Occitanie.

Ces baisses modestes ne sauraient toutefois faire oublier les concentrations préoccupantes que ces polluants atteignent toujours dans l’air. Pas plus tard qu’en juillet, le Conseil d’État enjoignait le gouvernement de prendre toutes les mesures nécessaires pour ramener les concentrations en dioxyde d’azote et en particules PM10 sous les valeurs limites dans plusieurs zones du territoire. « Les cinq polluants que sont le dioxyde d’azote, l’ozone, le benzène, les particules (PM10) et les particules fines (PM2,5) posent toujours des problèmes importants », confirme Frédéric Bouvier, directeur d’Airparif, l’association chargée de surveiller la qualité de l’air en région parisienne, où plus d’un million de personnes sont toujours exposées à des niveaux dangereux de pollution.

FOCUS

Gare aux capteurs personnels de pollution
La journée nationale de la qualité de l’air est aussi l’occasion pour la fédération Atmo France et le LCSQA de mettre en garde contre l’efficacité supposée des capteurs personnels de pollution, qui commencent à apparaître dans l’industrie, le BTP et chez les particuliers. « Ils promettent une information précise et en temps réel sur le niveau de pollution à l’endroit où l’on se trouve, mais ils ne sont pas toujours adaptés aux conditions dans lesquels on les utilise », pointe la directrice du LCSQA, Eva Leoz-Garziandia. Selon les polluants ciblés, la température, le taux d’humidité, voire le déplacement de la personne, ces objets connectés afficheraient des résultats très variables. « Certains appareils que nous avons testés ne voient pas les pics de pollution », prévient-on chez Airparif.

Pour y voir plus clair, le LCSQA s’est lancé dans la réalisation d’un guide détaillant les capacités réelles de ces micro-capteurs. « Nous avons mis en place des protocoles d’évaluation et nous mènerons bientôt des essais sur le terrain », explique Eva Leoz-Garziandi, qui prévoit de publier ce guide fin 2018, au plus tôt.

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