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La Terre serait-elle en train de se refroidir? La glace arctique a progressé de 60% en un an

La Terre serait-elle en train de se refroidir? La glace arctique a progressé de 60% en un an | Articia | Scoop.it

En 2007, la BBC avait rapporté que des scientifiques s’étaient alarmés de la possible disparition totale des glaces de la calotte glaciaire arctique au cours de l’été 2013. Mais c’est exactement le contraire qui s’est produit, puisque la glace de l’Arctique a progressé de 60%, ce qui représente un million et demi de kilomètres carrés.
 

Après le record de l’été 2012, qui avait été marqué par une fonte importante, la couche de glace ininterrompue qui s’étire des iles canadiennes aux côtes russes mesure quasiment la moitié de la taille de l’Europe, et elle devrait continuer à se développer avec l'arrivée de la période du gel hivernal qui devrait débuter dans quelques jours. En conséquence, le passage qui permet à l’océan Pacifique de communiquer avec l’Atlantique nord a été condamné tout au long de cette année, ce qui a contraint les navires à changer leurs itinéraires.

 

Le Daily Mail rapporte qu’un rapport fuité du Groupe d’experts 

intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), qui dépend des Nations Unies, indique que des scientifiques affirment que le monde se dirige vers une période de rafraichissement qui ne s’achèvera pas avant le milieu de ce siècle.

 

D’une manière générale, certains climatologues éminents s’accordent désormais sur l’existence d'une pause dans le réchauffement climatique depuis 1997, et ce changement d'opinion a des implications importantes. En effet, les prédictions alarmistes qui avaient été faites jusqu’alors, selon lesquelles la Terre se réchauffait de plus en plus, principalement en raison des activités humaines, ont occasionné des milliards de dollars de dépenses pour les grandes économies qui se sont lancées dans la lutte contre ce réchauffement climatique.

 

Le GIEC devrait se réunir au cours de ce mois pour une réunion de crise, et en octobre, il devrait émettre son cinquième rapport d'évaluation, une étude qu’il publie tous les six ou sept ans. Mais les documents que le Daily Mail s’est procurés montrent que les gouvernements des pays qui financent le GIEC lui réclament d’introduire plus de 1500 changements dans la partie du rapport intitulée « Résumé pour les dirigeants», dont ils estiment qu’elle n’expliquerait pas assez bien cette pause dans le changement climatique.

 

Pour les gouvernements, deux questions cruciales se posent désormais :

 

- Quel sera l’impact exact de la hausse des niveaux de dioxyde de carbone en matière de hausse des températures ?

 

- Quelle est la proportion des 0,8°C supplémentaires de température gagnés sur les 150 dernières années imputables à la production de gaz à effet de serre imputables à l’activité humaine ?

 

De plus en plus d’indications pointent vers l’existence de cycles qui régissent le niveau de la glace arctique. Des données révélées par des historiens climatologues ont montré que la glace avait fondu massivement dans les années 1920 et 1930, puis qu’elle s’était reconstituée à la faveur d’une période de gel intense qui s’était achevée en 1979, l’année au cours de laquelle le GIEC avait alerté du début de la fonte de la banquise.

 

Cependant, le quotidien britannique The Guardian affirme que ses confrères Le Daily Mail et le Daily telegraph se laissent gagner par un optimisme infondé: "Les deux journaux britanniques se concentrent sur les bruits de court terme et ignorent la rapide spirale de la mort de long terme du niveau de la glace de la mer Arctique".

 


Via Damoclès
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Damoclès 's comment, September 9, 2013 7:28 AM
Je ne sais pas quoi penser de cette info qui me laisse perplexe alors qu'il y a 2 mois on apprenait que le pôle nord est devenu un lac... Serait on réellement en train d'assister à un déplacement des pôles ? le point le plus froid serait il en train de déménager ?
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Télésambre (télévision locale de Charleroi et sa région - Thuin - Chimay - Basse Sambre) - 27/03/13 : Expo "Juvenile in Justice"

Télésambre (télévision locale de Charleroi et sa région - Thuin - Chimay - Basse Sambre) - 27/03/13 : Expo "Juvenile in Justice" | Articia | Scoop.it
Télésambre (la télévision de Charleroi et sa région - Thuin - Chimay)

Via Cal Charleroi
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Bombes de graines – collection printemps | Ca se passe au jardin

Bombes de graines – collection printemps | Ca se passe au jardin | Articia | Scoop.it

Nouvelle fournée d’œufs bombes de graines ou seddbombs, pour fleurir tous les espaces abandonnés ou pas avec des graines de plantes mellifères pour les papillons ou utiles aux oiseaux.


Via GrainesdeTroc.fr
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Sarah-jane Fermin's comment, March 30, 2013 4:32 PM
excellente idée et très pertinents ces œufs de pâques :)
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Bienvenue dans la GUERRE DES GRAINES

Bienvenue dans la GUERRE DES GRAINES | Articia | Scoop.it

L'info du partage alimentaire en continu 24h/24h.

Rejoignez nous aussi sur Facebook


Génération Solidarité


Avez-vous soutenu


les Incroyables Comestibles


en votant ici sur le site d'ARTE ?


Ceci est un mouvement social international qui peut changer la face du monde et vous êtes tous invités à nous rejoindre.

 

Alors que nombreux sont ceux qui continuent de débattre sur les coupables de cette crise économique et écologique, d'autres ont déjà commencé à planter les graines du changement...les "Incredibles Edibles" ou "Incroyables Comestibles".

 

Les semences anciennes REPRODUCTIBLES sont le cœur du mouvement grâce à leur capacité à ne pas subir de baisse de rendement de la production dans leur descendance, contrairement aux semences hybrides encouragées par l'union Européenne et qui nécessitent d'en racheter tous les ans aux grands semenciers.


Ils ont déclaré la guerre à mère Nature, NOUS sommes la nature.

 

(Tous les liens au sujet de la règlementation des semences anciennes plus bas)

 

La carte google map des "Incredible Edible" dans le monde.

 

La méthode en 5 étapes pour enclencher les Incredible Edible dans votre quartier

 

Tous les outils PÉDAGOGIQUES de la transition

 

Kokopelli - les graines de vie

 

Bravo et un grand merci à tous ceux qui nous rejoignent tous les jours.

 

Cette page, en plus d'être une page informative de l'alimentation, est également, grâce à la page Facebook associée, complètement ouverte au partage. Tout le monde est invité à y publier ses photos et publications, demandes de conseils pour planter quoi, ou, et comment

 

Plantez partout et partagez, c'est à la fois lutter contre la crise, l'inflation, le réchauffement climatique, les guerres liées à la pénurie de pétrole (Syrie, Iran), la faim dans le monde, les marges et pratiques honteuses des hypermarchés et autres multinationales de la malbouffe, les OGM, les spéculateurs.

 

C’est pourquoi le mouvement grandit tous les jours.


S'engager est tellement simple !

 

 

C’est également avant tout un changement de mentalité majeur. Les luttes idéologiques se font sur le terrain des idées, restez dans la légalité, contactez vos mairies, vos voisins, vos amis, informez les, encouragez les, si le partage alimentaire devient la norme, c'est une victoire idéologique sur de nombreux fronts.

 

Plantez, partagez, et faîtes tournez.

 

Nature to Share
http://www.scoop.it/t/naturetoshare/

http://www.incredible-edible.info/

 

 

« Les Incroyables comestibles » ou comment l'agriculture locale pollinise la France

 

KOKOPELLI/LA GUERRE DES GRAINES A COMMENCÉ

 

kokopelli-semences

 

Semences Kokopelli: Liste de la gamme boutique 2010/2011

Histoire de la Fin de la Croissance

 

SVP PARTAGEZ - INCROYABLES COMESTIBLES

INCREDIBLE EDIBLE - PLEASE SHARE


Via Damoclès
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Avenir Adn Agri's comment, September 23, 2013 3:25 AM
Bien dit Cat ! Et de plus nous investissons dans la recherche pour l'amélioration saine et environnementale pendant que tous les responsables de tous bords attendent les résultats s'en s'investir ne fusse qu'au soutien... Souvent lamentable !
Teresa M. Nash's comment, November 28, 2013 1:57 AM
thanks for this.
Shabba's curator insight, November 29, 2013 5:46 PM

http://shabbas.info/blog/dossier-ecologie/

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PANG feat. MonkeyMix - Les potes à Jé

PANG feat. MonkeyMix - Les Potes à Jé

Contact: PangyPangBXL@gmail.com

Paroles:

Pour BX - BRUXELLES
Pour BX - BRUXELLES

Ici c'est chacun sa parcelle, on ramasse l'oseille 
Alors retiens ce conseil, ici t'es pas à Marseille

BXL - Ouais c'est Bruxelles
BXL - Ouais c'est Bruxelles

Avec nos potes agés on inonde les marchés
Viens accompagné car on va te faire planter

On te plante des choux, est-ce que ça te dit?
Joe, fais pas le mou, ou ce sera les radis

Dans mon hood on pratique la permaculture : 
Une tech de ouf inspirée de la nature

Insulte pas la Terre, Mec c'est ma mère
Observe la bien, jamais plus t'auras faim

La paillle et la forêt ont été mises dans le coup
Les fourmis et les abeilles ont toutes rejoint notre crew

La seule limite à ta production
Mec non c'est pas le site c'est ton imagination

Fais donc les liens, les interconnections 
Et tu verras tout vient, et cela à profusion

Pas de pesticides ni engrais chimiques, non
Pas de tracteur ici on a des bourriques

Si tu fais ta bête et ton petit marrant
Ici tu pousses des bettes et des potimarrons YO

C'est quoi notre quartier ? C'est le potager
Qu'est ce qui fait kiffer ? Etre à walpé
Chacun sa carotte et chacun son poireau
Personne qui poireaute, personne qui reste sur le carreau

C'est quoi notre quartier ? C'est le potager
Qu'est ce qui fait kiffer ? Etre à walpé
Tout le monde son cochon et tout le monde son poney
Et même sans un rond personne qui reste sur le côté

TSP, mais ça c'est quoi ? Mais boy je sais pas j'ai jamais entendu parler de ça
TSP, mais ça c'est quoi ? Attends je vais t'expliquer le mode d'emploi

TSP c'est le Toilette Sèche Powa, 
On chie plus dans l'eau potable mais dans la sciure de bois
TSP c'est le Toilette Sèche Powa, 
On a fait le choix de plus gaspiller d'aqua
Etape 1, t'arrêtes les couches et tu passes au pot
Etape 2, tu montes sur le trône, c déjà bien haut
Etape 3, tu t'essuies tout seul tu tires la chasse d'eau
Etape 4, t'arretes la chasse et t'adoptes le seau

Le caca dans l'eau c'est fini
Le plouf! c'est fini
Les fesses mouillées c'est fini
Les Africains aiment ça aussi 
En Asie, on l'a choisi 
Au Maroc tout le monde dit oui
A la campagne ou à Paris tout le monde l'apprécie

Si t'es dans ce ca ca ca ca ca
Alors rejoins le toilette sèche powa

C'est quoi notre quartier ? C'est le potager
Qu'est ce qui fait kiffer ? Etre à walpé
Chacun sa carotte et chacun son poireau
Personne qui poireaute, personne qui reste sur le carreau

C'est quoi notre quartier ? C'est le potager
Qu'est ce qui fait kiffer ? Etre à walpé
Tout le monde son cochon et tout le monde son poney
Et même sans un rond personne qui reste sur le côté

Et Yo Pang dans ta gueule, oui on s'est recyclé
Nous, on mixe du tilleul et on bombe dans les prés

Je représente mon verger que j'ai gagné au tiercé
Trop cool pour rien branler, mais j'étais affamé 
Alors j'ai eu l'idée d'apprendre à labourer
D'planter mes poils de carotte et d'en récolter du blé

Pour des raisons alimentaires, je cultive la Terre
Me shoot au nucléaire, Mec j'connais les affaires

Big up aux fruits, aux légumes, aux graines, aux pistilles
Maintenant je plante des agrumes comme les dunks de Shaquille

Dimanche jpimpe mon tracteur en mode gangster, 
La sketca à l'envers pour renifler la Terre

Pang dans ta gueule tu nous a reconnu
Les fermiers sont à genoux et les vaches dévêtues 

J'en place une pour mon crew les pesticides sauvages
On rajoute du gout fais passer le message...

C'est quoi notre quartier ? C'est le potager
Qu'est ce qui fait kiffer ? Etre à walpé
Chacun sa carotte et chacun son poireau
Personne qui poireaute, personne qui reste sur le carreau

C'est quoi notre quartier ? C'est le potager
Qu'est ce qui fait kiffer ? Etre à walpé
Tout le monde son cochon et tout le monde son poney
Et même sans un rond personne qui reste sur le côté

  

 


Via Damoclès
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Les 3 soeurs : Technique ancestrale de culture associée

Les 3 soeurs : Technique ancestrale de culture associée | Articia | Scoop.it

La technique dite des 3 sœurs est une technique de culture de plantes compagnes. Elle nous vient d'Amérique où elle était pratiquée de manière empirique par les Indiens pour faire pousser les 3 principaux légumes à la base de leur alimentation : le maïs, les haricots et les courges.

 

Ces 3 plantes cultivées ensemble sont en effet complémentaires les unes par rapport aux autres et vont s'entraider mutuellement :


- Ainsi, les hautes tiges solides du maïs serviront de support de croissance aux haricots (pas besoin d'implanter de tuteurs).


- Les racines du haricot, comme toutes les autres légumineuses, enrichissent le sol en azote grâce à une symbiose avec des bactéries, ce qui profitera à la croissance des deux autres plantes.


- Enfin les courges vont étaler leur feuillages au sol ce qui aura pour effet, d'une part d'empêcher le développement des mauvaise herbes, et d'autre part de former une sorte de paillage végétal naturel qui va retenir l'eau et maintenir l'humidité du sol en le protégeant des rayons du soleil. Certaines espèces à épines protégeront même les cultures des animaux indésirables.

 

D'un point de vue nutritionnel, on peut aussi noter que ces 3 légumes constituent un régime alimentaire équilibré, haricot et maïs apportant par exemple à eux deux tous les acides aminés essentiels nécessaires à une alimentation équilibrée.

 

La mise en place de cette technique de culture est simple :


- Lorsque le sol est assez réchauffé, en mai/juin (ces cultures demandant tout de même un minimum de chaleur), former des buttes aplaties au sommet d'une vingtaine de cm de hauteur et semer les graines de maïs au sommet, en poquet de 3.


- Une semaine ou deux après la germination, ne conserver que le plant de maïs le plus vigoureux et éliminer les autres.


- Quand le maïs atteint une quinzaine de cm, semer les haricots sur la partie plate de la butte, autour du maïs. Implanter 3 pieds de haricots par plant de maïs semble correct, pour éviter que le poids des gousses à maturité ne mette le maïs à terre.


- Une semaine après, mettre en place les courges au pied de la butte.

Il n'y a plus qu'à laisser ces 3 plantes compagnes s'entraider et attendre le moment de la récolte.


Via Damoclès
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Les Médias en Chantier www.lmc.today's comment, September 12, 2013 5:41 AM
Le problème, c'est que c'est inapplicable d'un point de vue agricole. Ca va pour des pays où le revenu est de 300$/mois, mais en France c'est impossible. Tout simplement parce que non mécanisable.

Vous ne pouvez pas récolter de quoi produire un salaire, ce n'est pas possible.
Les Médias en Chantier www.lmc.today's comment, September 12, 2013 5:42 AM
...Et je rappelle que dans un pays comme la France, 80% de la population vit en ville en plus.

Sans compter que personnellement, je n'irais pas me faire chier dans les champs, LOL
bupmc's curator insight, September 7, 2014 9:58 AM

peptides agriculture

 

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Ces Robins des bios des temps modernes qui font renaître les fermes

Ces Robins des bios des temps modernes qui font renaître les fermes | Articia | Scoop.it

Ce matin, la grêle tombe dru sur le petit village de Saint-Aignan-de-Cramesnil, dans la plaine de Caen. Le vent balaie les deux hectares du terrain d'Antonin Gourdeau. Les pieds pataugent dans la boue, on s'abrite sous un vaste bâtiment en construction. Bientôt, ici, sur la terre nue, s'élèvera la Ferme de la Petite Bruyère, une ferme « écoconstruite », flambant neuve. Au rez-de-chaussée, l'épicerie paysanne pour vendre les légumes du champ, le garage pour le tracteur et l'entrepôt ; à l'étage, un logement pour Antonin, 25 ans, tout nouveau maraîcher de Saint-Aignan et créateur d'un singulier îlot de diversité – quarante légumes bio, « plus de cent cinquante variétés », fleurs pour attirer les pollinisateurs et, bientôt, plantes aromatiques…

 

Pourquoi devient-on paysan à cet âge, quand on n'est pas fils d'agriculteur soi-même ? Pourquoi décide-t-on de s'installer en bio dans une vaste plaine envahie par les cultures intensives de betterave, de colza et de lin ? Une partie de la réponse se niche dans le regard noir et déterminé d'Antonin. « J'ai toujours eu la tête dure », lâche-t-il. Avant l'agriculture, il y a eu un parcours scolaire chaotique, une période ébéniste, une autre musicale, tuba aux pompiers de Paris… La passion pour les plantes est venue sur le tard : peu à peu, au fil de stages auprès de maraîchers.

 

Mais s'installer, c'était « une autre histoire ». Antonin n'est pas fils de paysan, n'a pas d'argent pour acheter un terrain, ni même d'apport pour emprunter. Et la terre coûte de plus en plus cher, partout en France. En Normandie, le prix de l'hectare a grimpé en flèche : plus 43 % en dix ans. Et les fermes meurent, dans le plus assourdissant des silences. Un chiffre étonnant dit l'ampleur du processus : deux cents fermes disparaissent chaque semaine en France. Bâtiments transformés en résidences secondaires ou en restaurants chics, terres muées en zones d'activité commerciale, en lotissements ou rachetées par de grosses structures agricoles qui s'agrandissent, se concentrent toujours plus et stimulent une agriculture industrielle très polluante.


Heureusement, la route d'Antonin a croisé celle de Terre de liens, un organisme inédit doté d'une triple casquette : à la fois association qui milite pour le développement de l'agriculture biologique, société foncière et fonds qui aide les jeunes à accéder à la propriété agricole. Son credo ? La terre n'est pas une marchandise que l'on peut laisser au marché, c'est un « bien commun », comme l'air, comme l'eau, qu'il faut préserver.

 

D'où cette idée, simple et lumineuse, de faire appel à l'épargne collective – moyennant avantages fiscaux – et aux dons, pour acheter des fermes ou des terres, et les louer à de jeunes agriculteurs souhaitant s'ins­taller en bio. Et préserver, coûte que coûte, l'usage agricole des terres. Créée par le Néerlandais Sjoerd Wartena en 2003, l'association a fait tilt très vite : 116 actionnaires et un capital de 700 000 euros, en 2004 ; 7 600 actionnaires, 30 millions de capital et 19 associations régionales, partout sur le territoire, en 2012.

 

“La population est urbaine à 80 % :


tout l’enjeu est qu'elle se reconnecte avec sa région et prenne conscience que la terre est un bien commun.”

 

Gaël Louesdon, directeur de la branche normande de Terre de liens

Depuis quatre ans, elle a notamment creusé son sillon « environnemental, éducatif et de finance responsable » en Basse-Normandie et « même en Haute-Normandie, l'une des régions les moins bio de France ». Cinq cents actionnaires ont déjà investi dans neuf fermes, avec « l'envie de préserver ce capital précieux que sont nos terres ET de redonner du sens à leur épargne, explique Gaël Louesdon, le directeur de la branche normande. On leur dit : reprenez en main une partie de votre épargne, vous connaissez son utilité sociale et environnementale, près de chez vous. La population est urbaine à 80 % : tout l'enjeu est qu'elle se reconnecte avec sa région et prenne conscience que la terre est un bien commun. »

 

Bref, Terre de liens permet de lutter concrètement contre la désertification rurale et l'étalement urbain, et de convaincre les élus locaux qu'une autre politique foncière est possible – eux qui sont « parfois démunis quand leurs terres agricoles sont menacées », poursuit Gaël Louesdon. « Quand l'une d'elle est transformée en zone d'activité, le prix de vente est multiplié par trois à cinq en moyenne. Pour une zone de lotissements, on multiplie par dix, vingt voire trente ! Nous proposons une autre manière de réfléchir à la façon de gérer, ensemble, une terre. »

 

Chaque année, une centaine de projets atterrissent sur les bureaux de Terre de liens : « Vingt à trente d'entre eux tiennent la route. On en sélectionne un à trois par an sur les deux régions, Haute et Basse-Normandie. Ensuite, chaque instal­lation se fait sur douze à dix-huit mois. Il faut réunir 75 % des fonds avant installation et puis, ça prend du temps de persuader les élus, les voisins, les habitants du coin… » Comme à Saint-Aignan, chez Gaël Louesdon, élu de la commune depuis 2008, et où Antonin bataille ferme.

 

“Le discours anti-écolo passe plutôt bien ici.”


Gaël Louesdon, élu de Saint-Aignan-de-Cramesnil depuis 2008

 

La naissance d'une ferme, avec très peu de terres et en participatif ? « C'est un acte de résistance, une cellule souche qui, on l'espère, va se développer », dit Gaël. Une cinquantaine de citoyens ont investi, mais peu d'habitants de la commune. « Ils sont difficiles à convaincre, c'est un village-dortoir pour une majorité de gens qui bossent dans l'automobile, dans le tertiaire… Le discours anti-écolo passe plutôt bien ici. »

 

Les gens du coin ont d'abord observé Antonin en silence, lui qui a repris des terres qui n'avaient pas été cultivées depuis plus de vingt ans et qui travaille en traction animale, avec deux ânes « pour respecter la terre ». Personne ne lui a dit que le champ avait « servi à enterrer le matériel militaire de la région après la Seconde Guerre mondiale. Tous les trois mètres, je tombe sur des casques, des douilles, ça fait deux ans que je déterre des bouts de métal ! » Et puis, il y a ces deux couloirs de vent « qui font très mal ». « Normalement, on remplace une bâche tous les dix ans pour une serre, j'en ai déjà utilisé trois en deux ans… »

 

Sou­tenu par Terre de liens et de mieux en mieux inséré dans la commune, Antonin apprivoise le métier, vend ses cageots de légumes en direct et par le biais des paniers Amap (Association pour le maintien d'une agriculture paysanne), vient de créer un jardin communautaire. Et se donne quinze ans pour « développer l'aromate », plus facile à travailler et à forte valeur ajoutée. « Je veux prouver qu'un jeune peut s'installer en bio, qu'on peut inventer de nouveaux modèles. » En France, l'agriculture est essentiellement tournée vers l'élevage et les céréales, qui captent toutes les subventions européennes, alors que la demande de légumes est énorme : « En quatre ans, on est passés de quatre à quarante maraîchers bio dans la région. »


A une centaine de kilomètres de Saint-Aignan, dans l'Eure, le paysage a changé, et une ferme nichée dans le bocage enneigé, en bordure de forêt, raconte une autre histoire. Celle d'un couple de trentenaires, Sophie et Vincent Ozeblio et leurs deux enfants, en recherche de terres depuis huit ans et sur le point – « enfin ! » – de s'installer. Dans l'Eure aussi, le prix du foncier s'est envolé, et les petites exploitations à taille humaine se sont faites de plus en plus rares. Vincent, un enfant du pays, a vu la région changer au fil des années. « Il y a encore dix ans, c'était de l'herbage et des fermes. Maintenant, il y a plein de pavillons. Pendant ce temps-là, l'Eure a perdu plus de 35 % de ses paysans, un record en France… »

 

Il y a quelques mois, Sophie et Vincent visitent la ferme de Françoise Moraine, à Sainte-Marguerite-en-Ouche, près de Bernay (Eure). Membre de la Confédération paysanne, cette éleveuse au beau visage grave cherche avec son voisin Michel Coq, éleveur caprin, à « installer des jeunes dans le même esprit : une agriculture durable et de proximité. Avec l'idée de leur transmettre la ferme, nos cheptels, notre savoir-faire et notre clientèle ».

 

Vingt-trois hectares dont trois de vergers, des troupeaux de chèvres et de ­brebis, un charme fou. Et un endroit atypique pour la région : « L'Eure s'est spécialisée dans l'agriculture industrielle, explique Vincent, de grosses structures agricoles livrent des matières premières, lait et surtout céréales… La moyenne, dans le coin, c'est un agriculteur pour cent cinquante hectares, alors qu'ici, sur vingt-trois hectares, on peut faire vivre une famille. » Et un projet d'élevage en bio, avec commercialisation en circuits courts.


Françoise, éleveuse dans l'Eure, laisse sa ferme à Sophie et Vincent. Une façon de transmettre son éthique. © Rémy Artiges pour Télérama

Epaulés par Terre de liens, Sophie et Vincent se lancent en juillet 2012 dans une campagne intensive d'appels aux dons : sur les marchés avec Michel, lors de réunions publiques de l'Amap du coin, lors de fêtes locales et de journées portes ouvertes sur la ferme… La documentariste ­Marie-Monique Robin « marraine » le projet du couple, organise une projection de son dernier film, Les Moissons du futur, avec débat et buffet « pour sensibiliser ».


Résultat, cent dix-sept souscripteurs de Terre de liens ont dit « banco » : des particuliers, des associations comme l'Amap ou les deux Biocoop de la région… La preuve, selon Vincent, Françoise, Gaël et les autres Terre de liens, que « la demande pour une autre agriculture est là ». Que la vraie modernité est dans les petites fermes diversifiées. « Pour l'instant, c'est sûr, dit Vincent, nous sommes minoritaires, surtout dans le coin. Mais la France s'est donné comme objectif d'avoir 20 % de surfaces en bio en 2020. Nous, on veut être acteurs de ce changement, et il faut bien commencer quelque part…


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Claire Gharsallah's curator insight, April 5, 2013 5:39 AM

Oui il y a des jeunes responsables... même si certains diront qu' ils sont utopiques. Je ne peux qu' encourager ce genre d' initiative. A eux, je dis : BRAVO !!!

Andre Favoriti's comment, April 5, 2013 6:48 AM
Allez les jeunes faites ce que nous n'avons que trop peu fait , faites revivre la Terre .
Claire Gharsallah's comment, April 5, 2013 6:56 AM
Oui il est encore temps.
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Troc de Graines, pots, vers, conseils et sourires

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Le troc de graine de samedi avec Incroyables Comestibles au Moulin à Café ! 


Via GrainesdeTroc.fr
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GrainesdeTroc.fr's curator insight, February 17, 2013 6:23 PM

Troc très agréable et des rencontres précieuses !

Une autre découverte : Le moulin à café, un lieu tenu par des associations pour les associations.. 

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PARIS: Il l'a dit, aidez le !!!

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AIDEZ LE EN CLIQUANT ICI !!!
Nature to Share supporte Nico et lui fourni les 1000 graines reproductibles qu'il s'engage à planter ! Mais il a besoin d'amis, rejoignez nous ! 


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