Ainsi va le monde actuel
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Savoir pour agir et faire les bons choix : "Le monde est assez grand pour tous, mais il sera toujours trop petit, pour satisfaire l'avidité de quelques uns." Gandhi - Sur Twitter : @LBM_T
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The Corporation - le film

Ce documentaire montre l'évolution des "Sociétés Anonymes" (appelées Corporations en anglais) aux USA, reprenant leur histoire depuis leur apparition avec la Révolution Industrielle, où elles étaient conçues pour répondre au bien public mais furent détournées de cet objectif par la recherche du profit.


"De même que le requin est une machine à tuer, la Corporation est une machine à faire de l'argent." réalisé par Jennifer Abbott et Mark Achbar.

 

Ce film est basé sur le livre The corporation, the pathological pursuit of profit and power (Les Multinationales, la recherche pathologique du profit et du pouvoir) de Joel Bakan.


Via Shabba
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Gels douche, shampooing, déodorants, dentifrices... Tous ces produits de salle de bains dont vous devriez lire les étiquettes

Gels douche, shampooing, déodorants, dentifrices... Tous ces produits de salle de bains dont vous devriez lire les étiquettes | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

Dans une nouvelle étude, publiée mardi, l'association UFC-Que Choisir recense près de 400 produits cosmétiques contenant des ingrédients "indésirables". L'association demande aux pouvoirs publics de mettre en place "des mesures réglementaires plus protectrices" des consommateurs.



Votre salle de bains ne vous veut pas que du bien. L'UFC-Que Choisir a publié, mardi 21 février, une nouvelle liste de 400 produits qui contiennent un ou plusieurs "ingrédients indésirables", soit deux fois plus qu'il y a un an. De quoi vous faire réfléchir sur les tubes et les pots que vous utilisez tous les jours. En s'appuyant sur le travail effectué par l'association, qui répertorie 12 catégories de substances à éviter, franceinfo vous dresse la liste (non exhaustive) des produits dont vous devriez lire attentivement l'étiquette si vous souhaitez appliquer le principe de précaution.



- Les dentifrices : attention au sodium lauryl sulfate, au propylparaben et au triclosan 

 Le premier risque de vous irriter la bouche, les deux autres sont des perturbateurs endocriniens. Comme l'explique l'Anses, un perturbateur endocrinien est une substance chimique naturelle ou artificielle qui interfère avec notre système hormonal. Il peut nuire à la fertilité, au métabolisme et au développement d'un individu. Les jeunes enfants et les femmes enceintes y sont particulièrement sensibles. Selon l'UFC-Que Choisir, quarante-huit dentifrices vendus en grandes surfaces contiennent l'un de ces trois ingrédients indésirables. Les grandes marques comme Signal, Colgate et Oral-B figurent en bonne place dans cette liste. . 


 Quelle alternative ? Commencez par lire attentivement les étiquettes avant de faire votre choix, à la recherche des 12 substances listées par l'UFC-Que Choisir. "Il n'y a pas de recette miracle. Il faut prendre ses lunettes et prendre la peine de lire la liste de composition, expliquait Olivier Audrault, de l'UFC, contacté en octobre 2016 par franceinfo. On a mâché le travail aux consommateurs en sélectionnant les composants les plus problématiques."



- Shampooing et colorations capillaires : des allergènes et des perturbateurs endocriniens à l'assaut de vos cheveux 

 Après les dentifrices, le shampooing est le type de produit le mieux représenté parmi les flacons épinglés par l'UFC-Que Choisir, avec 35 produits. On y trouve une liste impressionnante (et difficile à lire) de produits indésirables : des allergènes comme les cyclopentasiloxane, methylchloroisothiazolinone et methylisothiazolinone, des substances irritantes comme le sodium lauryl sulfate ou l'ammonium lauryl sulfate, ainsi que des perturbateurs endocriniens comme le propylparaben ou l'ethylhexyl methoxycinnamate. Méfiance également si vous vous utilisez des soins capillaires : 21 produits présentent les mêmes ingrédients indésirables que les shampooings. 


 Quelle alternative ? En matière de shampooing comme de gel douche, il vaut mieux privilégier "les produits sous forme de savonnette plutôt que de gel douche : moins il y a d'ingrédients, mieux ça vaut", expliquait à Metronews Philippe Perrin, directeur de l'Institut de formation en santé environnementale. Le site spécialisé Slow Cosmétique propose des modèles de shampooing solide.



- Sous la douche, vos gels proposent un éventail de produits indésirables. 

On peut y trouver du methylisothiazolinone et du methylchloroisothiazolinone, deux allergènes. Mais également du sodium lauryl sulfate et de l'ammonium lauryl sulfate, deux irritants, des perturbateurs endocriniens comme le sodium propylparaben. Au total, vingt-neuf gels douche contiennent l'un de ces produits. Là encore, de grandes marques comme Le Petit Marseillais figurent dans cette liste. "Les perturbateurs endocriniens sont à bannir chez les tout-petits, les adolescent(e)s et les femmes enceintes", rappelait l'UFC-Que Choisir, en octobre 2016. 


 Quelle alternative ? Là, encore, il faut lire la notice et privilégier les savons solides, qui comportent moins d'ingrédients.



- Les déodorants : attention aux sels d'aluminium et au cyclopentasiloxane 

Vos voisins de métro vous remercieront peut-être, mais pas votre corps. S'asperger les aisselles de déodorant tous les matins est potentiellement risqué, selon une nouvelle étude publiée dans l'International Journal of cancer (en anglais) en septembre 2016. L'oncologue suisse André-Pascal Sappino et son compatriote Stefano Mandriota ont étudié l'impact des sels d'aluminium, un composant que l'on retrouve dans la plupart des déodorants, sur le cancer du sein. Résultat : "Le réquisitoire contre les déodorants contenant de l'aluminium, soupçonné d'être cancérogène, s'alourdit", expliquaient les deux hommes lors de la publication de leur étude. Menée sur des souris, l'étude fournissait "des preuves expérimentales que les sels d'aluminium pourraient être cancérigènes". Ils recommandaient alors d'appliquer le principe de précaution : "La sagesse voudrait que l'on évite l'emploi de ces antitranspirants", estimaient-ils, en citant l'exemple de l'amiante, dont on a mis cinquante ans à prouver la toxicité. Reste que les sels d'aluminium ne sont pas les seules substances qui posent problème au rayon déodorant. L'UFC-Que Choisir a relevé la présence d'un perturbateur endocrinien, le cyclopentasiloxane, dans 22 produits. 


 Quelle alternative ? Pas de panique. "Cette étude, c'est beaucoup de bruit pour rien. Les conditions [une expérience sur des souris] sont très éloignées de l'application d'un déodorant", estimait la dermatologue Catherine Oliveres-Ghouti, contactée par franceinfo, lors de la sortie du rapport. D'autres études, citées par Allodocteurs.fr, n'ont pas décelé de lien entre les sels d'aluminium et le cancer du sein. Si vous êtes cependant un adepte du principe de précaution, les déodorants sans sels d'aluminium existent. Vous pouvez également opter pour une solution plus radicale : fabriquer vous-même votre anti-transpirant. De nombreux tutoriels existent sur internet. "Tout dépend de la recette", précisait Olivier Andrault, qui mettait en garde contre l'utilisation de "quelques gouttes de conservateur" ou d'huiles essentielles allergisantes.



- Maquillage : évitez les BB crèmes, certaines crèmes antirides et certains sticks à lèvres 

 Un peu plus haut sur l'étagère, les produits cosmétiques ne sont pas en reste. Certaines BB crèmes – pour "blemish balm cream", un produit qui "ne colore pas mais corrige les imperfections" selon Marie Claire – contiennent des perturbateurs endocriniens comme l'ethylhexyl methoxycinnamate et le cyclopentasiloxane. On retrouve certains de ces ingrédients dans 7 crèmes antirides et 14 crèmes visage examinées par les équipes de l'UFC-Que Choisir, avec parfois, en sus, du propylparaben, du butylparaben ou du triclosan. Circonstance aggravante, "les substances à risque sont encore plus préoccupantes dans les produits non rincés", comme ces crèmes, précisait l'UFC-Que Choisir, en octobre 2016. Parmi les 9 produits épinglés, on trouve des marques comme L'Oréal, Garnier ou Bourjois. Pensez donc à bien vous démaquiller, tout en faisant attention au produit que vous utilisez : 9 démaquillants figurent dans la liste rouge de l'association. Méfiez-vous enfin de vos sticks à lèvres (9 produits testés) et des vernis à ongles (15 produits), qui peuvent contenir des perturbateurs endocriniens. Les hommes ne sont pas épargnés : les gels coiffants (allergènes), les après-rasage (perturbateurs endocriniens) et les crèmes nettoyantes (perturbateurs endocriniens et allergènes) figurent dans la liste rouge. 


 Quelles alternatives ? Vous pouvez vous rabattre vers les produits bio. "Le cahier des charges des produits biologiques est beaucoup plus restrictif, expliquait Olivier Andrault à franceinfo. Cela peut être un moyen de limiter l’exposition à certaines substances, comme les parabens, des conservateurs comme le BHA et le BHT, ou le phenoxyethanol". En matière de cosmétique, plusieurs labels, comme Eco et Bio de Cosmebio ou Ecocert, existent. Mais, là encore, pensez à lire l'étiquette : "Pour compenser l’absence de conservateurs, les cosmétiques bio ont tendance à utiliser plus d’huiles essentielles, dont certaines sont allergisantes", rappellait Olivier Andrault.


- Pour votre enfant : méfiez-vous des lingettes pour bébés 

 Les fabricants de produits hygiéniques ne sont pas plus précautionneux avec les produits destinés aux enfants : 11 lingettes pour bébés sont épinglées dans l'étude UFC-Que Choisir. Neuf d'entre elles contiennent du "phenoxyethanol, un conservateur toxique pour le foie et le sang !" On trouve cette substance chimique dans quatre papiers toilettes destinés aux enfants. Une fois de plus, les grandes marques, comme Pampers, Nivea ou Bébé Cadum (avec ces trois baumes hydratants) ne font pas mieux que les marques des distributeurs. 


 Quelle alternative ? Vous pouvez, tout simplement, laver votre enfant à l'eau ou au liniment oléo-calcaire. "Nous ne nous lavons pas à la lingette, alors pourquoi le faire aux tout-petits ?", s'interrogeait le pédiatre Philippe Grandsenne dans Le Parisien, en novembre 2013.



- Dans les protections périodiques, des résidus "potentiellement toxiques" 

 En février 2016, le magazine 60 millions de consommateurs avait tiré la sonnette d'alarme. Cinq des onze protections périodiques testées présentaient, en faible quantité, des résidus "potentiellement toxiques", comme les dioxines, le glyphosate, un ingrédient chimique utilisé dans les désherbants, et d'autres pesticides. Au vu de ces résultats, l'Institut national de la consommation, qui édite le magazine, avait demandé "la mise en place d'une réglementation spécifique pour les protections féminines, imposant une plus grande transparence et des contrôles plus rigoureux ainsi qu'un étiquetage de la composition". En mars 2016, la secrétaire d'Etat à la Consommation, Martine Pinville, avait annoncé qu'elle allait saisir la Commission européenne à ce sujet. 


Quelle alternative ? Louée pour ses vertus écologiques – faible production de déchets –, la coupe menstruelle est également présentée comme une alternative plus saine que les protections classiques. Comme l'explique Slate.fr, elle ne contient ni colorant, ni neutralisant d'odeurs, ni parfum ou autre produit chimique.

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L'estomac bloqué par 30 sacs plastique, une baleine a dû être euthanasiée

L'estomac bloqué par 30 sacs plastique, une baleine a dû être euthanasiée | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

Une baleine de Cuvier a été retrouvée au large de la Norvège samedi 28 janvier en mauvais état. Dans son ventre, les scientifiques ont retrouvé 30 sacs plastique. 


 Les pompiers et le département de la préservation de la vie sauvage norvégiens ont passé des heures samedi 28 janvier à tenter de diriger une baleine de Cuvier de 6 mètres qui stagnait autour de l'île Sotra, en Norvège, dans des eaux plus profondes. Devant le peu de réaction du mammifère marin, qui semblait en mauvais point, des chercheurs l'ont euthanasié. 


Lors de son autopsie, les vétérinaires du l'université norvégienne de Bergen ont trouvé trente sacs plastique ainsi que d'autres objets en plastique qui bloquaient son système digestif, causant beaucoup de peine à l'animal, écrit Sky News. Selon le zoologiste Terje Lislevand, l'animal n'était plus capable de se nourrir depuis un certain temps. «Le plastique ne se trouvait pas seulement dans une partie de son estomac. Il remplissait tout l'espace», a-t-il dit à Sky News, précisant que cela expliquait pourquoi cette baleine de Cuvier se comportait «de manière si étrange et s'est laissée échouer». La baleine aurait pu confondre les sacs en plastique avec des calamars 


Les baleines de Cuvier, qui se nourrissent de calamars et poissons, ne nagent pas habituellement dans les eaux norvégiennes. Selon les scientifiques, la baleine aperçue et tuée non loin de Bergen aurait pu confondre les sacs en plastique avec des calamars. Selon une étude du forum économique mondial datée de janvier 2016, il y aurait d'ici 2050 plus de plastique que de poissons dans les océans de la planète. 


Actuellement, au moins 150 millions de tonnes de déchets pollueraient nos océans.

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Alerte : des nanoparticules dans certains aliments

Alerte : des nanoparticules dans certains aliments | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

Une ONG a découvert la présence de nanomatériaux dans des produits alimentaires sans aucune indication sur leur l'étiquetage. Quels sont les risques ?



Des nanoparticules, substances appartenant au monde de l'infiniment petit, ont été retrouvées dans des produits alimentaires - plat préparé, biscuit, chewing-gum et mélange d'épices - sans être signalées sur les étiquettes, a averti mercredi 14 juin 2016 l'ONG Agir pour l'environnement. "Selon la règlementation européenne, la mention +nano+ aurait dû figurer sur les étiquettes", rappelle l'association. 



 Dioxyde de titane et dioxyde de silice 

Pour Magali Ringoot, porte-parole de l'ONG, "cette enquête apporte la preuve qu'il y a défaillance dans l'information et la protection du consommateur". Ce qui avait déjà été signalé début juin 2016 au sujet des allergies alimentaires. "Les industriels profitent d'une définition très vague, très alambiquée pour ne rien signaler", estime la responsable, précisant que la définition parle de nanoparticules "de l'ordre de 100 nanomètres" utilisées "de manière intentionnelle". 

Agir pour l'environnement veut saisir la DGCCRF, la direction de la consommation et de la répression des fraudes, pour qu'elle "procède au rappel des produits incriminés": de la blanquette de veau William Saurin, des chewing-gums Malabar, des gâteaux Napolitains de LU et un mélange d'épices pour guacamole Carrefour, selon les résultats d'une analyse confiée à un laboratoire reconnu d'utilité publique et spécialisé dans les tests industriels. Les nanomatériaux retrouvés sont notamment le dioxyde de titane (E171), qui permet de blanchir et rendre les produits brillants, et le dioxyde de silice (E551), un antiagglomérant utilisé dans des poudres, le sucre etc. 



 Une toxicité très variable 

 Si les nanoparticules, de l'ordre du milliardième de mètre, sont utilisées dans de nombreux produits de consommation courante (alimentation, habillement, cosmétiques, électronique etc.), les risques qu'elles peuvent présenter pour la santé et l'environnement sont mal connus. D'où l'obligation d'étiquetage imposée depuis fin 2014 par l'UE et les démarches de pays membres, dont la France, pour mieux recenser les usages et évaluer les risques. 


En effet, "leur toxicité et écotoxicité varient, non seulement selon les familles de nanomatériaux, mais au sein même de ces familles, ainsi qu’au cours de leur cycle de vie en fonction de leur environnement", décrit l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). En outre, Du fait de leur taille, les nanoparticules peuvent par exemple franchir des barrières physiologiques et se retrouver dans les poumons ou le sang. 

En matière de recherche, l’Agence a ainsi recommandé la mise en œuvre de projets pluridisciplinaires permettant de développer les connaissances sur les caractéristiques des nanomatériaux et de leurs dangers, tout au long du cycle de vie des produits. Appelant à un encadrement réglementaire renforcé des nanomatériaux manufacturés au niveau européen. 



 MORATOIRE. 

Agir pour l'environnement, qui n'a trouvé aucun produit alimentaire étiqueté +nano+ dans les magasins, suppose que bien d'autres en contiennent dans les faits. Des étiquettes +nano+ ont en revanche été trouvées sur certains cosmétiques(crème solaire, maquillage, etc.), a indiqué Magali Ringoot. 

Dans l'attente d'une évaluation des risques, l'ONG demande au gouvernement "un moratoire" sur les nanoparticules dans l'alimentation et les produits destinés aux femmes enceintes et aux enfants.

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Inquiétudes autour de l'additif alimentaire E171

Inquiétudes autour de l'additif alimentaire E171 | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

Présent dans les confiseries ou plats préparés, le dioxyde de titane induit la croissance de lésions pré-cancéreuses chez le rat.



L'additif alimentaire E171, utilisé communément dans l'agro-alimentaire pour blanchir et opacifier des dentifrices, confiseries ou plats préparés, induit et promeut la croissance de lésions pré-cancéreuses chez le rat, selon une étude menée depuis quatre ans par l'Inra et publiée dans la revue Scientific Reports. Cet additif, dont le nom scientifique est le dioxyde de titane, composé à 45% de nanoparticules, pénètre la paroi de l'intestin du rat en provoquant une baisse de l'activité de son système immunitaire, a expliqué à l'AFP Eric Houdeau, biologiste, directeur de recherche en physiologie et toxicologie alimentaire à l'Inra de Toulouse, un des auteurs de l'étude. 



 "On ne peut pas conclure sur la base de cette étude quant au caractère cancérigène du E171" 

 Lors d'une exposition orale chronique, sur 100 jours, au produit E171, un terrain micro-inflammatoire se développe sur la partie terminale de l'intestin, le colon, a ajouté le spécialiste. Après 100 jours, "40% des rats étudiés présentaient des lésions pré-cancéreuses sur le colon", a précisé Fabrice Pierre, co-auteur de l'étude, chercheur de l'unité Toxalim au centre de recherche en toxicologie alimentaire. Et sur un lot de rats présentant tous déjà des lésions pré-cancéreuses, l'ingestion de E171 pendant 100 jours a produit un grossissement des lésions sur 20% d'entre eux." 


Sur la base de ces résultats, nous montrons donc que l'exposition orale au E171 a initié et promu la croissance des lésions pré-cancéreuses chez le rat", a résumé M. Pierre, tout en assortissant ces résultats de bémols importants. Il n'est pas possible notamment d'extrapoler ces résultats à l'homme. "En revanche, les données cumulées sur les phases précoces de la pathologie vont justifier une étude supplémentaire de deux ans sur la carcinogénèse (origine du cancer), avec des lots de 50 rats mâles et 50 rats femelles", comme le prévoient les standards internationaux de la recherche, a ajouté M. Pierre. L'étude a été menée sur des lots de 10 à 12 rats. 



 Le gouvernement et les industriels réagissent 

 "Au regard des conclusions de cette étude, les ministères chargés de l'Economie, de la Santé et de l'Agriculture ont décidé de saisir conjointement l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) afin de déterminer si l'additif alimentaire E171 présente un éventuel danger pour les consommateurs", précise un communiqué conjoint des trois ministères. L'Anses qui mène depuis 2016 des travaux sur l'impact sanitaire potentiel des nanomatériaux présents dans l'alimentation, devrait rendre son avis fin mars 2017 sur le dioxyde de titane. Suite à la parution de l'étude de l'Inra, Verquin Confiseur - dont l'un des produits phares n'est autre que les bonbons "Têtes Brûlées", caractérisés par leurs goûts particulièrement acides - a annoncé retirer le E171 de tous ces produits. Le dioxyde de titane est l'un des cinq nanomatériaux de synthèse les plus couramment utilisés dans des produits de consommation à usage quotidien, comme l'alimentation. 


En juin 2016, l'ONG Agir pour l'environnement avait alerté sur la présence de nanoparticules comme le dioxyde de titane, dans de nombreux produits alimentaires, et notamment dans plus d'une centaine de confiseries sans être signalé sur les étiquettes. Les nanoparticules, qui relèvent de l'extrêmement petit (un milliardième de mètre, soit 50.000 fois plus petites qu'un cheveu), ont la capacité de franchir des barrières physiologiques de type intestins, cerveau ou reins. 

En ce qui concerne le dioxyde de titane, une évaluation par l'agence du cancer de l'OMS a conduit à le classer comme cancérogène possible pour l'homme en cas d'exposition professionnelle par inhalation, rappelle l'Inra.

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VIDÉO - Les saumons d'élevage pourront être nourris avec des farines d'insectes

VIDÉO - Les saumons d'élevage pourront être nourris avec des farines d'insectes | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

Dès l'an prochain, l'usage des protéines d’insectes devrait être autorisé dans l’alimentation des poissons d'élevage. L'Europe a donné son feu vert.


Ils ont longtemps mangé des vaches. Donc pourquoi pas des mouches ? En fait, les poissons ont besoin de protéines. Jusque dans les années 90, on leur donnait des farines animales faites avec les restes de carcasses de bovins ou de porcs. Quand la vache est devenue folle, ça a été interdit. L'autre solution, c'est de les nourrir avec des petits poissons sauvages. Mais ça vide les océans, on en pèche trop. 

Donc pourquoi pas des insectes ? C'est facile a élever. Il y a déjà trois usines en France qui ressemblent à des grands hangars remplis de bacs, chauffés et humides, où sont élevés des vers de farine, des petits scarabées ou des mouches. Ils sont nourris avec des restes de récoltes de céréales. Pour l'instant, ces farines sont autorisées dans l'alimentation des animaux de compagnies. Bruxelles a proposé que ce soit le cas aussi pour les poissons en juillet prochain. 



 La France, leader européenne de la production d'insectes 

 L'étape suivante, ce sera le bétail : vaches, cochons et volailles. Et pourquoi pas un jour les humains ? On mange bien déjà des insectes en Asie ou en Afrique. C'est une solution très sérieuse préconisée par les Nations Unies pour lutter contre la faim. Car dans les insectes, il y a 70% de protéines. C'est plutôt bio comme ingrédient : ils sont élevés sans produits chimiques. Le problème aujourd'hui, c'est le coût. C'est encore assez cher à produire. Mais à l'échelle industrielle, les prix devraient baisser. 

À Libourne va être construite l'année prochaine une immense usine : une ferme pour élever des petits scarabées. Une vingtaine d'emplois vont être créés. 

La France est devenue leader en Europe de la production d'insectes.

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Stéphane Horel : “Avec les perturbateurs endocriniens, nous sommes pris au piège d’une soupe chimique”

Stéphane Horel : “Avec les perturbateurs endocriniens, nous sommes pris au piège d’une soupe chimique” | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

Cancers, malformations génitales, infertilité… les dangers des perturbateurs endocriniens ne sont plus à prouver. Un collectif de scientifiques du monde entier publie une tribune qui met en cause les lobbys industriels. La journaliste Stéphane Horel nous donne son point de vue sur un sujet qu'elle ne connaît que trop bien.



En 2011, elle lançait déjà l'alerte sur les dangers des perturbateurs endocriniens dans La Grande Invasion : enquête sur les produits qui intoxiquent notre vie quotidienne. Au fil de ses documentaires, de ses livres et de ses articles, la journaliste Stéphane Horel n'a cessé depuis de tirer le signal d'alarme et de dénoncer la collusion entre les industriels et les autorités sanitaires quand il est question de réglementer ces substances chimiques omniprésentes dans notre quotidien et notre environnement. A l'heure où une centaine de chercheurs internationaux publient dans Le Monde une tribune – Perturbateurs endocriniens : halte à la manipulation de la science – où ils critiquent les atermoiements de la Commission européenne et pointent la « fabrication du doute » par les lobbys de l'industrie, l'auteure de Endoc(t)rinement revient sur ce dossier de santé publique qui illustre aussi les dysfonctionnements du système démocratique à l'échelon européen. 



Pouvez-vous nous rappeler ce que sont les perturbateurs endocriniens ? 

Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques qui sont omniprésentes dans les objets de consommation courante et dans l'environnement, et qui sont capables d'interagir avec le système hormonal des êtres vivants, que ce soient les humains ou les animaux. On les trouve partout, dans les plastiques, les cosmétiques, les pesticides. Ils se dispersent aussi dans l'atmosphère, on les retrouve dans la pluie, dans la poussière, dans le cordon ombilical des femmes enceintes. La société de consommation repose sur l'intégration des dérivés de la pétrochimie à la fabrication des objets. 

Or, il se trouve que pas mal des substances issues de la pétrochimie ont cette propriété de perturbation endocrinienne. Ce qui fait que nous sommes aujourd'hui pris au piège d'une soupe chimique à laquelle nous sommes tous exposés de manière simultanée. 



Quels sont concrètement leurs effets sur notre santé ? 

On soupçonne plus que fortement les perturbateurs endocriniens d'être liés à l'augmentation d'un certain nombre de maladies modernes. Cela va des cancers liés aux hormones (sein, prostate, testicules), à des problèmes d'infertilité masculine, de malformation génitale chez le petit garçon, des problèmes de développement du cerveau – on pense notamment qu'une partie des cas d'autisme et d'hyperactivité sont liés à l'exposition à des perturbateurs endocriniens. Il y a également un lien avec les cas d'obésité et de diabète. La première exposition a lieu pendant la grossesse. Au moment où le corps humain est le plus vulnérable, où il est façonné par les hormones, ces substances peuvent avoir un effet irréversible. En 2013, un rapport publié sous les auspices de l'OMS et du programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) et réalisé par une vingtaine de scientifiques de très haut niveau, a conclu au fait que les perturbateurs endocriniens représentent une menace mondiale à laquelle il faut apporter une solution. Et cette urgence a été relayée dans les conférences internationales. 



Face au danger, il existe peu de moyens de se protéger individuellement, la seule réponse ne peut donc être que politique ? Exactement. On peut certes donner des conseils pratiques, en particulier aux femmes enceintes pour diminuer leur exposition pendant la grossesse, mais le sujet est avant tout profondément politique. Il remet en question la façon dont on fabrique les objets, la quantité à laquelle on les consomme. Et pose la question de la responsabilité des pouvoirs publics dans la mise en place de réglementations pour protéger l'ensemble de la population et de l'environnement – car les humains ne sont pas les seules victimes des perturbateurs endocriniens, plusieurs espèces animales voient aussi leur reproduction menacée par leur exposition à ces substances. Pulvérisation de produits phytosanitaires à proximité d'habitations dans le Val d'Oise. 



Justement, où en est la réglementation en la matière ? 

Aujourd'hui, nous sommes dans l'attente d'une réglementation de la Commission européenne. Le point de départ de cette réglementation est un règlement sur les pesticides qui date de 2009, par lequel la commission devait déboucher sur une définition scientifique des perturbateurs endocriniens. Le problème, c'est que cette définition réglementaire qui devait être mise en place en décembre 2013 ne l'est toujours pas. Le projet de réglementation a déraillé suite à une intense opération de lobbying de l'industrie des pesticides et de l'industrie de la chimie. 

Depuis, la Commission européenne traîne des pieds, a fait une étude d'impact en donnant le sentiment très clair que la définition scientifique des perturbateurs endocriniens devait prendre en compte l'impact qu'une réglementation aurait sur l'industrie. Ce qui est tout à fait inacceptable d'un point de vue scientifique et du point de vue de la santé publique. 



Cela signifie-t-il que l'on prend autant en compte les intérêts des industriels que la santé de la population ? 

Réglementer les perturbateurs endocriniens, qui sont des substances omniprésentes, cela représente un changement majeur pour les industriels. De leur point de vue, c'est évidemment une menace sur leur chiffre d'affaires. Plutôt que d'essayer de s'adapter à d'éventuelles restrictions et de développer des alternatives, les industriels dépensent tout leur argent dans du lobbying pour empêcher les réglementations d'évoluer. C'est ce qu'ont fait avant eux les industries du tabac, des pesticides, ce que fait l'industrie du pétrole avec le changement climatique. C'est un grand classique. 

Aujourd'hui, la situation est la suivante : la Commission européenne a proposé en juin une définition des perturbateurs endocriniens qui a été accueillie par un tollé général – y compris du côté de l'industrie. Un des problèmes que pose cette proposition, c'est qu'elle modifie le texte même de la loi qui avait été votée par le parlement à l'issue de discussions tripartites entre le conseil, le parlement et la commission. Cela pose un problème démocratique énorme ! 

C'est la direction générale pour la santé, en charge du dossier des perturbateurs endocriniens, qui a pris l'initiative de modifier le texte de loi en disant qu'elle voulait l'adapter à l'évolution des connaissances scientifiques. Ce qu'elle entend par connaissances scientifiques se résume en fait à une seule phrase qui est la conclusion d'un avis d'une de ses agences, l'EFSA (Agence européenne de la sécurité des aliments). Or cette phrase de conclusion a été écrite à l'avance, avant même que le groupe de travail ne se mette à l'œuvre. Et deux mois avant l'écriture de ces conclusions, la Direction générale de la santé a consigné dans un compte rendu interne qu'elle avait l'intention de changer la loi… 



C'est l'effet de ce que vous appelez la « manufacture du doute » ? La « manufacture du doute », cela désigne la stratégie des industriels qui consiste à donner l'impression d'une controverse scientifique là où il n'y en n'a pas, ou en tout cas à déséquilibrer une impression de consensus et de nécessité à agir. C'est une stratégie qui a été inventée par l'industrie du tabac, et avant elle par l'industrie du plomb. 

Confrontée aux données scientifiques implacables montrant déjà dans les années 50 que fumer donnait le cancer du poumon, l'industrie du tabac a décidé de mentir et de produire des études scientifiques qui allaient dans une autre direction ou disculpaient le tabac, en tout cas qui diluaient l'importance de la preuve. Cette stratégie a été sophistiquée, peaufinée au fil des décennies et elle est recyclée par à peu près tous les industriels qui vendent des produits dangereux. Elle a été utilisée en Technicolor et son dolby surround par l'industrie du pétrole pour produire l'impression qu'il y avait un débat sur l'origine humaine du changement climatique. 



L'attitude actuelle de la Commission européenne est-elle la résultante de cette stratégie ? 

Quand on lit l'étude d'impact sur laquelle s'appuie la Commission européenne pour nourrir sa décision, il est clair qu'elle favorise des études qui ont été sponsorisées par l'industrie justement pour produire du doute et qu'elle met de côté le rapport de l'OMS et du PNUE, plus de mille trois cents études indépendantes passées en revue par l'Endocrine Society, la plus grande société savante au monde sur ces questions. Se pose dès lors fortement la question des intérêts que la Commission européenne veut favoriser, qu'entend-elle exactement par intérêt général ? Si l'intérêt général c'est l'intérêt des entreprises, je ne pense pas que les citoyens européens soient tellement d'accord. 



C'est justement ce que dénoncent les scientifiques dans la tribune qui est publiée aujourd'hui ? 

Ce qui est très important, et que je qualifie d'historique dans cette tribune, c'est qu'elle réunit les scientifiques parmi les plus importants dans deux domaines différents : les perturbateurs endocriniens et le changement climatique. Et tous pointent que les stratégies qui ont été utilisées pour entretenir le doute sur le changement climatique sont les mêmes utilisées aujourd'hui pour entretenir le doute sur la dangerosité des perturbateurs endocriniens. 



Dans cette tribune, les chercheurs tissent-ils aussi un lien entre les deux problèmes, perturbateurs endocriniens et changement climatique, par l'usage des produits dérivés du pétrole ? Effectivement, c'est un lien inédit du point de vue de la réflexion intellectuelle. Cela pointe le fait que la pétrochimie est un problème pour l'humanité et qu'il serait peut-être temps de réfléchir à ce problème là ensemble, car, de toutes façons, il y a un moment où il n'y aura plus de pétrole. La tribune se conclut par un appel à la constitution d'une sorte de GIEC, un groupement pluri-disciplinaire de scientifiques pour réfléchir à ces deux questions de façon simultanée. 



Comme citoyens, comment pouvons-nous agir aujourd'hui ? 

J'ai toujours beaucoup de mal à répondre à cette question. Mon boulot, c'est les mauvaises nouvelles, pas les solutions. Je ne suis pas militante. Mais je pense que ce que les gens devraient faire, c'est se considérer avant tout comme des citoyens et non pas comme des consommateurs. Et se réapproprier les institutions publiques, en particulier les institutions européennes car elles leur appartiennent. Mais il est vrai la Commission européenne ne fait pas en sorte qu'il soit très facile de communiquer avec elle. Les gens en sont un peu réduits à faire des pétitions, à cliquer depuis leur ordinateur. 

Néanmoins, il y a des ONG qui travaillent sur ces questions-là, rien n'empêche de s'y investir. Les solutions aujourd'hui sont politiques. Il faut sortir ces questions-là de la rubrique « conso » des journaux. Ce n'est pas un problème de bonne femme, de ménagère de moins de 50 ans. C'est un problème profondément politique que les institutions aujourd'hui ne soient pas capables de prendre en compte dans leurs décisions l'état de la science.

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Les ados britanniques avalent une baignoire de soda par an

Les ados britanniques avalent une baignoire de soda par an | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
La consommation des adolescents de 11 à 18 ans représente plus de 234 cannettes de boissons sucrées par an, soit "trois fois" la quantité recommandée de sucre ajouté

Les adolescents britanniques consomment en moyenne l'équivalent d'une baignoire de boissons sucrées par an, s'est alarmée mardi l'organisation Cancer Research, sur fond de critiques de la politique du gouvernement de Theresa May en matière de lutte contre l'obésité. Selon les chiffres publiés par Cancer Research, basés sur une enquête nationale, la consommation des adolescents de 11 à 18 ans représente plus de 234 cannettes de boissons sucrées par an, soit "trois fois" la quantité recommandée de sucre ajouté. 

 Chez les enfants de 4 à 10 ans, cette consommation est d'environ 110 cannettes par an, et de 70 pour ceux âgé de 18 mois à trois ans. Dénonçant des chiffres "choquants", la responsable de la prévention au sein de Cancer Research, Alison Cox, a mis en garde dans un communiqué contre les risques d'obésité, cancers et autres maladies pouvant découler d'une consommation excessive de sucre. 
 Elle a également appelé le gouvernement britannique à mettre en oeuvre au plus vite une taxe sur les boissons sucrées non-alcoolisées, une mesure adoptée seulement par quelques pays dans le monde comme la France ou le Mexique. 

 Le gouvernement conservateur avait annoncé en mars l'introduction dans les deux ans de cet impôt, repris en août dans un projet visant à combattre l'obésité, mais jugé globalement très insuffisant par des professionnels de la santé. 
 Selon Cancer Research, une taxe sur le sucre de 20 centimes par litre de sucre pourrait prévenir 3,7 millions de cas d'obésité au cours de la prochaine décennie. "Le gouvernement peut faire encore davantage pour la prochaine génération" en limitant la publicité sur la "junk food" à la télévision, a ajouté Alison Cox. L'appel de Cancer Research intervient alors que selon une étude du Congrès international sur l'activité physique et la santé publique publiée lundi par quotidien The Daily Telegraph, les enfants britanniques sont parmi les moins actifs au monde. 

 L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) avait appelé début octobre les gouvernements à taxer les boissons sucrées afin de combattre l'obésité. A l'échelle mondiale, le nombre de cas d'obésité a doublé depuis 1980.
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Des nanoparticules potentiellement cancérogènes dans plus de 100 sucreries pour enfants

Des nanoparticules potentiellement cancérogènes dans plus de 100 sucreries pour enfants | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

Vous avez peut-être déjà repéré la mention de ce colorant sur des produits alimentaires : le « E171 ». Il s’agit de dioxyde de titane. Il sert à améliorer l’aspect du produit en lui donnant une blancheur immaculée ou en faisant briller bonbons et glaçages. Une enquête de l’association Agir pour l’environnement révèle que plus de 100 produits destinés aux enfants contiennent ce colorant : bonbons Têtes brulées, Elodie, Fizzy, chewing-gumAirwaves, Hollywood, Freedent, Malabar, confiserie M&M’s (Mars), Skittles, gâteaux LU, chocolats Milka (Mondelēz International), décorations gâteaux Vahiné (McCormick)... 


 Problème : le dioxyde de titane contient des particules d’un diamètre moyen de 100 à 130 nanomètres. « Les particules de taille extrêmement petite (un milliardième de mètre) ont la capacité de franchir les barrières physiologiques (intestins, cerveau, reins…), de pénétrer dans l’organisme et de s’y accumuler », précise Agir pour l’environnement. Pour le journaliste Roger Lenglet, il s’agit d’une « bombe sanitaire » dans la mesure où ces particules peuvent avoir des effets mutagènes, cytotoxiques, cancérigènes, voire même neurotoxiques (notre entretien). 


Or, les enfants sont en première ligne : ils ingurgiteraient deux à quatre fois plus de titane que les adultes du fait de leur consommation de sucreries. Infraction à la réglementation européenne L’étiquetage des nanoparticules dans l’alimentation est théoriquement obligatoire depuis décembre 2014. Le règlement européen « INCO » prévoit l’obligation d’apposer sur l’étiquette la mention « nano » entre crochets, avant le nom de l’ingrédient concerné, à compter de fin 2014. 

« Mais la pression des lobbys industriels pour un allègement de cette obligation a retardé l’entrée en vigueur de cette mesure », relève Avicenn, un association de veille citoyenne sur les nanotechnologies. 

« A notre connaissance, aucune mention [nano] ne figurait en tout cas en juin 2016 sur les étals français. » Les nanoparticules de dioxyde de titane sont pourtant classées comme « cancérigène probable » pour l’être humain depuis 2006 par le Centre international de recherche sur le cancer. 


En 2014, l’Anses – l’autorité sanitaire française en matière d’alimentation – préconise même de les classer comme substances dangereuses afin de permettre des mesures de restriction. L’institut sanitaire des Pays-Bas (RIVM) vient d’alerter sur leurs risques pour le foie, les ovaires et les testicules. 


« Après le scandale de l’amiante, comment accepter que les enfants soient les cobayes de ces substances dangereuses qui envahissent notre alimentation à notre insu ?, interpelle l’association Agir pour l’environnement. N’ayant aucune utilité pour le consommateur tout en leur faisant courir des risques inutiles, un moratoire sur la nano-malbouffe s’impose ! »

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Un Français sur deux est obèse ou en surpoids

Un Français sur deux est obèse ou en surpoids | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

Selon une étude dévoilée mardi portant sur 29.000 Français, 56,8% des hommes et 40,9% des femmes souffrent de surpoids ou d'obésité. 


Selon une étude publiée mardi et rapportée par le journal Le Monde, l'obésité et le surpoids touchent de plus en plus de Français. Et ces phénomènes sont clairement liés aux inégalités sociales. Une cohorte de 29.000 Français. Les enseignements de l'étude, publiée dans le Bulletin épidémiologiste hebdomadaire, sont inédits car la cohorte suivie est sans précédent. 


Les chercheurs ont en effet analysé l'IMC (indice de masse corporelle) de 29.000 Français âgés de 30 à 60 ans. Ce chiffre, qui est le résultat d'un croisement entre la taille et le poids, indique un surpoids quand il est supérieur à 35 et une obésité quand il est au-dessus de 30. 


 Obésité abdominale prise en compte. 

Selon cette étude, 56,8% des hommes souffrent d'obésité ou de surpoids, 40,9% des femmes étant dans la même situation. Cette différence entre les deux sexes se retrouvent dans de nombreuses autres études et s'explique par le fait que le surpoids est socialement mieux acceptée chez les hommes que chez les femmes. Mais ces chiffres sont supérieurs à ceux d'autres bilans. 


Une étude datant de 1980 par exemple rapportait un taux d'obésité de seulement 6%. Mais, pour la recherche parue mardi, un nouvel indicateur a été pris en compte : celui de l'obésité abdominale, soit un tour de taille de plus de 94 cm chez les hommes et de plus de 80 cm chez les femmes. Pour Sébastien Czernichow, professeur de nutrition et chef du service de nutrition de l’Hôpital européen Georges-Pompidou, aussi coauteur de l’étude, "ces chiffres montrent que l’obésité reste un problème sanitaire majeur". Les plus âgés et les plus pauvres. Des inégalités sont également observables selon l'âge et la classe sociale. Ainsi, les plus de 60 ans présentent les taux d'obésité les plus élevés. 


Les femmes gagnant moins de 450 euros par mois comptent aussi 30% d'obèses dans leurs rangs. Ce n'est le cas que de 7% des femmes ayant un salaire supérieur à 4.200 euros. Le même écart se retrouve chez les hommes, bien que moins flagrant. Record d'obésité dans le Nord. 


Le lieu d'habitation a aussi une incidence sur les résultats bien que la cohorte suivie ne soit pas présente dans tous les départements. Les taux d'obésité sont ainsi très différents entre le département du Nord (25,6% d'obésité) et les grandes villes (10,7% à Paris et 12,3% à Lyon).

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Les graines magiques d'Amérique Latine à la conquête de l'Europe

Les graines magiques d'Amérique Latine à la conquête de l'Europe | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
Des sacs de graines de quinoa, de graines de chia et d'amaranths au SIAL, le 16 octobre 2016 à Villepinte, près de Paris-

"Depuis que j'en prends une demi-cuillère à thé dans un yaourt chaque matin, je n'ai pas eu un seul rhume". Claudia Guilloff est formelle, la baie de maqui est un miracle pour la santé. Cueillie en Patagonie au sud du Chili, cette baie couleur de nuit, aux propriétés antioxydantes, est peu connue en France et en Europe. Elle fait partie des "super-aliments" latino-américains qui arrivent à la conquête de l'Europe, en séduisant gourmets, végétariens et diététiciens. La plus connue étant le quinoa. 

 Au salon international de l'agro-alimentaire (SIAL) qui s'est tenu cette semaine à Villepinte près de Paris, les vendeurs de ces micro-capsules étaient au coude-à-coude dans les stands. Claudia Guiloff, gérante de Nativ for Life, société chilienne spécialisée dans les "superfruits" bio et lyophilisés, verse délicatement la précieuse poudre violette de maqui sur un yaourt nature. Le delphinidine, son pigment bleu antioxydant, est aussi présent dans le bleuet et la myrtille. "Mes clients sont surtout en Corée du sud et aux Etats-Unis. En France, je n'ai qu'un client" dit Mme Guiloff à l'AFP.

 La demande de maqui est telle que pendant la période de la cueillette de cette baie sauvage, certains habitants de Patagonie gagnent jusqu'à 20.000 dollars en un mois, selon elle: "dans un pays où le salaire minimum est de 500 dollars, la seule récolte de janvier peut faire vivre une famille un an". - La chia, importée par conteneur - L'autre star du salon, la graine de chia, est originaire du Mexique. Très riche en protéines, Omega 3 et anti-oxydants. Cultivée, et pas sauvage. L'engouement est surtout "perceptible aux Etats-Unis, mais aussi en Allemagne, en Hollande, et en Europe de l'est" dit Sebastian Macias, qui dirige la société Agrovita, basée à Tucuman en Argentine. "Les Allemands l'importent par containers de 25 tonnes" dit-il. Agrovita exploite 1.700 hectares de plants de chia en Argentine depuis 2012. De l'or vert: De 2.500 dollars la tonne pour une variété non biologique livrée au port de Buenos-Aires, à 4.000 dollars la tonne, soit 4 dollars le kilo, pour une variété bio. "Et dire qu'ici, en Europe, je l'ai vue en vente à 18 euros le kilo!" s'exclame sur un stand voisin Carlos Blanco, directeur des ventes d'Alpacasa, société paraguayenne qui produit 700 tonnes de graines de chia par an. 
 Cette année, avec les pluies liées à la réapparition d'El Nino, "nous avons eu des récoltes divisées de moitié", dit-il. La spéculation, les changements rapides de mode, quand ce n'est pas l'adaptation à d'autres latitudes de ces plantes indigènes peuvent menacer l'équilibre économique des pays natifs. - La coca, remplacée par le quinoa? -

Devenu star des cuisines riches ou pauvres depuis que l'année 2013 a été déclarée "année internationale du quinoa" par l'Onu pour ses qualités nutritionnelles exceptionnelles. Cultivé depuis toujours sur les hauts plateaux andins, la Bolivie et le Pérou en sont les premiers exportateurs mondiaux. Le Pérou a exporté cette année 80.000 des 100.000 tonnes qu'il a produites, explique William Arteaga Donayre, directeur du secteur agronomique de l'agence de promotion des exportations péruviennes Prom Peru. Premier acheteur: les Etats-Unis. Puis le Canada, l'Allemagne et l'Australie. Mais aux Etats-Unis, de nombreux essais ont lieu pour tenter de développer une semence adaptée aux conditions locales (sols, températures, humidité..). 

Jusqu'à présent, ils sont restés vains. En 2013-2014, les cours s'étaient envolés à 6-7 euros le kilo. Ils sont maintenant "stabilisés entre 1,60 et 2,50 dollars le kilo, mais l'exploitation reste rentable", dit-il. Parmi tous ses bienfaits, il est un miracle que le quinoa n'a pas encore réussi: remplacer la coca dans les champs colombiens, et ainsi rapporter des revenus honnêtes aux paysans, premières victimes du conflit avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc). C'est le pari fait par Francisco Suarez, gérant de la société colombienne Prime Foods: "Nous avons lancé un projet pour développer le quinoa en Colombie, où il n'était pas présent originellement. 

Nous travaillons avec des agronomes et un psychologue auprès de 850 familles de la région de Cauca". "L'objet est de les convaincre de renoncer à la coca" dit-il, "la quinoa paie un peu moins, mais nous leur apprenons qu'ils peuvent ainsi nourrir leurs enfants et être fiers d'eux mêmes".
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Le cerveau sait combien d'eau il faut boire

Le cerveau sait combien d'eau il faut boire | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it


Pour éviter une surconsommation d'eau (qui peut être dangereuse), le cerveau nous indique quand il rejette son absorption pour éviter l'intoxication par l'eau (ou hyponatrémie).



Boire 1, 5 litre d'eau par jour ne serait pas forcément une bonne recommandation médicale, selon les c onclusions d'une étude publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) . En effet, les chercheurs préconisent plutôt d'écouter sa soif et de répondre à un vrai besoin corporel, plutôt qu'à des injonctions. 



 Le cerveau nous indique la bonne quantité d'eau à boire 

 Les chercheurs de la Monash University en Australie ont étudié le mécanisme cérébral par imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) mis en place avant et pendant l'hydratation. Ils ont observé que l'eau potable en réponse à la soif est une expérience agréable, alors qu'une fois que la soif a été étanchée, elle devient désagréable. La douceur de boire quand on a soif est associée à l'activation dans le cortex du cerveau de la zone associée au plaisir. 


 Mais, quand les personnes sont suffisamment hydratées, ce sont les zones préfrontales de l'hémisphère droit du cerveau qui s'activent pour indiquer que la bonne quantité d'eau a été atteinte. A ce stade, les individus doivent faire plus d'effort pour boire de l'eau. 

 «Si nous écoutons juste ce que notre corps nous réclame, nous allons tout simplement boire à notre soif », explique le Pr Michael J. Farrell, de l'Université de Melbourne, co-auteur de l'étude. Et c'est finalement un meilleur principe qu'un volume imposé pour la journée. « En cas de consommation excessive d'eau, au-delà de la soif, des participants vont devoir déployer 3 fois plus d'efforts pour un même exercice. Les participants devaient surmonter une sorte de résistance », commentent les chercheurs.

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Pourquoi Bayer rachète Monsanto

Pourquoi Bayer rachète Monsanto | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

Le futur numéro un mondial des semences et pesticides entend contrôler toute la chaîne agricole. Coût du deal : 59 milliards d’euros.


Soixante-six milliards de dollars (59 milliards d’euros). C’est la somme gigantesque que le groupe chimique et pharmaceutique allemand Bayer va verser aux actionnaires de Monsanto pour prendre le contrôle du groupe américain. Les deux entreprises ont annoncé leur intention de convoler dans un communiqué de presse commun, mercredi 14 septembre. C’est un chiffre qui donne le vertige, de même que le nouveau groupe à naître. Le futur numéro un mondial des semences et des pesticides se donne pour ambition de contrôler toute la chaîne agricole, des semences à l’assiette du consommateur. 



Sur le papier, le mariage fait sens. Bayer est puissant dans les pesticides et présent principalement en Europe et en Asie. Monsanto, lui, est le maître des semences, il distribue l’herbicide le plus vendu au monde, le très contesté Roundup, et tient fermement le marché nord et sud-américain. Le groupe allemand met ainsi la main sur les nombreux brevets de Monsanto et profite de l’inventivité de l’américain, qui s’est illustré ces dernières années non seulement dans les biotechnologies – avec les organismes génétiquement modifiés (OGM) –, mais aussi dans le numérique. 


La « ferme digitale », qui permet de gérer les activités agricoles, les semences et l’épandage de pesticides en fonction de la température et de l’hydrographie est une des grandes spécialités de Monsanto. « Aider les cultivateurs » Tout cela à un moment où l’agriculture fait face à des défis très importants : selon les Nations unies (ONU), la population mondiale devrait augmenter de 3 milliards d’habitants d’ici à 2050, pour atteindre les 10 milliards. Dans le même temps, le réchauffement climatique oblige les agriculteurs à repenser leurs méthodes. 


Le futur groupe entend répondre à cette nouvelle demande par une approche « qui intègre systématiquement une expertise portant notamment sur les semences, les traitements et la protection des cultures incluant les biotechnologies, avec un engagement fort pour l’innovation et les pratiques agricoles durables », a indiqué, mercredi, Liam Cordon, membre du management de Bayer AG et directeur de la division Crop Science (science des cultures) du groupe. « Produire plus avec moins » est le mot d’ordre des deux groupes, qui insistent sur leur démarche « durable » pour « aider les cultivateurs à surmonter les obstacles de demain. » 



Risques : L’exposé de ces nobles objectifs suffira-t-il à faire oublier les risques que recèle cette fusion ? Bayer, dont les activités agrochimiques étaient restées relativement épargnées par la critique, absorbe une des entreprises les plus honnies de la planète. 

Dans la grande campagne contre le traité d’échange transatlantique (Tafta ou TIPP) menée en Allemagne par diverses organisations, Monsanto a été systématiquement cité comme l’entreprise incarnant les excès de la mondialisation agricole. Bayer, jusqu’ici vu comme le rassurant inventeur de l’aspirine, pourrait devenir le symbole d’une agriculture dénaturée, dans un pays où l’environnement est un sujet de préoccupation majeur. 


Mais la firme allemande considère que le risque en termes d’image est moindre que l’autre grande menace qui pesait sur elle : celle d’être rachetée par un concurrent plus gros. Après plusieurs mois de bras de fer entre les deux groupes, la transaction, si elle est approuvée par les autorités de la concurrence, va définitivement faire passer l’allemand Bayer dans la cour des grands et le mettre à l’abri d’une prise de contrôle hostile. 


Pour les tenants du deal, au premier chef le président du directoire de Bayer, Werner Baumann, il était temps. Car depuis deux ans, une grande tectonique des plaques bouleverse la chimie. Le chinois ChemChina travaille à prendre le contrôle du suisse Syngenta. Les américains Dupont et Dow Chemical s’apprêtent à convoler. Or Bayer, actif à la fois dans la pharmacie, l’agrochimie et, jusqu’à l’automne 2015, dans les plastiques, est certes un conglomérat puissant, mais qui restait trop faible dans chacun de ces secteurs pour ne pas être la proie potentielle d’un géant comme Pfizer ou ChemChina. 


Un homme en première ligne : Werner Baumann le sait mieux que quiconque. Le PDG de 53 ans a présidé à toutes les fusions et acquisitions du groupe Bayer depuis plus de dix ans. Il s’est engagé personnellement dans cette transaction hautement risquée, qui le bombarde dans le cercle des chefs d’entreprise les plus puissants de l’économie allemande. Son plan pour prendre le contrôle de Monsanto était prêt depuis longtemps, mais il a dû attendre le départ, en avril 2016, de son prédécesseur Marijn Dekkers, formellement opposé au projet, pour abattre ses cartes et déployer son savoir-faire en matière de rachat d’entreprises. Son équipe a géré la délicate prise de contrôle par Bayer de son concurrent berlinois Schering et la reconstruction du secteur HealthCare du groupe après le scandale du médicament anticholestérol Lipobay en 2002. C’est encore M. Baumann qui a organisé la séparation des activités plastiques de Bayer, mises en Bourse avec succès sous le nom de Covestro à l’automne 2015. 


Le PDG a su en partie lever les réticences des investisseurs de Bayer, qui s’étaient montrés réservés en mai à l’annonce du projet de fusion. Il s’est assuré le soutien de cinq banques internationales pour financer ses 50 milliards d’euros de prêt. Saura-t-il amadouer également les personnels du groupe ? Dans une société jusqu’ici dominée par les activités pharmaceutiques, de nombreux salariés ont très mal digéré l’idée d’être associé au chimiste de Saint-Louis (Missouri). Faire prendre la bouture Monsanto sur l’arbre Bayer sans trop changer l’ADN des deux groupes sera sans doute l’entreprise la plus délicate de Werner Baumann au cours de ces prochaines années.

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Apple milite contre le droit à la réparation aux USA

Apple milite contre le droit à la réparation aux USA | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

De nombreuses entreprises dont Apple militent pour empêcher des états américains de promulguer une loi en faveur du droit à la réparation. Une démarche à l'encontre des arguments écolos que la marque promeut lors de ses conférences.


Apple et l'environnement, c'est une histoire un peu compliquée. Selon nos confrères américains de Motherboard, la marque à la pomme ainsi que de grande entreprises comme Toyota, Lexmark ou encore Caterpillar ont fait appel à des cabinets spécialisés pour faire pression sur les 11 états américains qui ont mis en place un projet de loi dit « Fair repair act ». Ce projet vise à forcer les industriels à commercialiser des pièces de rechange auprès du grand public et les guides de réparation idoines. Il interdirait les blocages logiciels ou toute autre protection empêchant la réparation des produits. Une suite d'obligations qui ne plaisent pas à certains.


Si Motherboard a pu déterminer avec précision quelles marques avaient investi dans tel ou tel groupe de pression et pour soutenir/contrer telle ou telle loi, c'est parce que les lois de l'état de New York obligent à une grande transparence en matière de lobbying : la commission jointe sur l'éthique publique oblige les entreprises et autres associations à consigner scrupuleusement les noms, cabinets, sommes et projets soutenus/combattus. Ainsi, plusieurs entreprises dont Apple ont conjointement dépensé 366.634 $ (on vous a dit que c'était précis !) pour lutter contre le « Fair repair act » dans le seul état de New York entre Janvier 2017 et Avril 2017, soit presque 100.000 $ chaque mois.


Apple a toujours eu un côté schizophrène avec l'environnement : d'un côté elle obtient de nombreux certificats et s'avère même adoubé par Greenpeace pour sa production d'énergie pour ses datacenter, l'abandon de substances interdites, etc. De l'autre, elle ne cesse de rendre ses appareils plus difficiles à réparer - on ne peut désormais plus remplacer les disques durs dans les Macbook Pro - et milite ardemment contre le droit à la réparation de ses iPhones, pourtant les plus sujets à la casse. 


 Or rien ne pollue plus que la production d'un nouvel objet, a fortiori un appareil high-tech dont les composants électroniques comptent parmi les produits qui nécessitent le plus de matières rares, d'énergie et d'eau à la production (un wafer de processeur doit être rincer plus de 30 fois avant qu'on puisse y découper les puces !). Il vaut donc 100 fois mieux réparer plutôt que jeter - sans compter que le recyclage n'est toujours pas la norme et s'avère parfois très difficile. 


Comme dans le monde automobile, faire durer et réparer est la meilleure solution pour l'environnement : si une vieille voiture pollue plus qu'un modèle plus récent, il faut tellement d'énergie, de matériaux et d'eau (sans parler de la production de CO2 et autres gaz nocifs) pour produire un nouveau modèle « propre », qu'il faudrait que ce dernier modèle fonctionne pendant des décennies pour équilibrer la balance de pollution. 


 Si on entend bien les arguments de garantie de qualité et de sécurité - on pense au Touch ID dans le cas d'Apple - il serait temps que le « champion de l'environnement » de la sphère tech réalise que les économies de place réalisés grâces aux packaging plus compacts ne sont rien face aux bénéfices de la réparation. Et que cette dernière devrait être un droit. Espérons que les législateurs américains iront dans ce sens… et que les lobbies industriels échoueront dans leur tentative.

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José Bové, Nicolas Hulot, Yann Arthus-Bertrand... Même les écolos n'échappent pas aux perturbateurs endocriniens

José Bové, Nicolas Hulot, Yann Arthus-Bertrand... Même les écolos n'échappent pas aux perturbateurs endocriniens | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

L'association Générations Futures publie jeudi 23 février une étude édifiante que franceinfo s'est procurée. Les cheveux de sept personnalités de l'écologie française ont été analysés, les sept contiennent des perturbateurs endocriniens.



Personne n'échappe aux perturbateurs endocriniens, même les plus écolos d'entre nous. Ces substances chimiques qui perturbent le système hormonal s'insinuent dans notre organisme. En effet, une étude de l'association Générations Futures publiée jeudi 23 février, et que franceinfo s'est procurée, le montre. Sept personnalités de l'écologie, dont le photographe Yann Arthus-Bertrand, l'écologiste Nicolas Hulot, ou encore la députée Delphine Batho, ont fait analyser la présence de pesticides, phtalates et autres PCB dans une mèche de cheveux, et les résultats sont édifiants. 


 Même des substances interdites retrouvées 

 Avec le record de 68 perturbateurs endocriniens, le bonnet d'âne revient à Isabelle Autissier. L'ancienne navigatrice, présidente actuelle de WWF France était "terrifiée par ces résultats, d'autant plus que j'essaye de manger bio, je ne me mets quasiment rien sur ma figure, chez moi je n'ai pas de produits ménagers..."


Pourtant, on aurait pu croire que la vie au grand air, en pleine mer, aurait épargné Isabelle Autissier de la contamination de ses substances qui perturbent le système hormonal, mais c'est tout le contraire. "Du coup, j'ai mis cela en rapport avec le fait que j'ai travaillé dans des chantiers de construction de bateaux, raconte la navigatrice (...) où j'ai manipulé des produits qui sont très mauvais pour la santé, des colles, des peintures, des solvants... D'autant plus qu'il y a 20 ans ou plus, on ne prenait aucune précaution." Bisphénol, phtalate, PCB... la navigatrice fait la course en tête, y compris pour des substances interdites aujourd'hui, comme le lindane, utilisé longtemps dans le traitement anti-poux, ou le fipronil, pesticide néfaste aux abeilles. 



Une petite dose suffit 

 Nicolas Hulot et Yann Arthus-Bertrand se retrouvent juste derrière elle au classement, avec une cinquantaine de substances. Le pourfendeur de la "malbouffe" et député européen en a, lui, 48. José Bové n'en revient pas. "Quand j'ai regardé la liste, je me suis dit, ce n'est pas possible, décrit-t-il. Trois PCB, 11 plastifiants, des pesticides, un insecticide, alors que je n'en ai jamais utilisé sur mon exploitation agricole !"


Logiquement, les plus jeunes décrochent les meilleurs résultats, ou plutôt les moins mauvais : 36 perturbateurs endocriniens pour la députée Delphine Batho, 19 pour le candidat à la présidentielle d'Europe Écologie-Les Verts, Yannick Jadot. Ils ont tous accepté de participer à cette étude, parce qu'ils souhaitent l'interdiction de ces substances. Une nouvelle réunion européenne est prévue le 28 février pour définir ce qu'est un perturbateur endocrinien.

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En 10 ans le QI moyen de la France a chuté de près de 4 points, et voici ce qui est en cause

En 10 ans le QI moyen de la France a chuté de près de 4 points, et voici ce qui est en cause | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

De nombreuses études montrent un recul général du quotient intellectuel moyen. En France, la population a perdu en moyenne près de quatre point



Atlantico: La moyenne du QI français a chuté de près de quatre points entre 1999 et 2009. Et votre recherche pointe du doigt les perturbateurs endocriniens. Pourquoi et comment les perturbateurs endocriniens font-ils baisser notre Q.I.? 


Barbara Demeneix : L’un des principaux facteurs de cette baisse de QI est l'exposition dès la vie fœtale à une pollution chimique diffuse et notamment à des mélanges de perturbateurs endocriniens. Certains de ces perturbateurs endocriniens interfèrent avec le fonctionnement de la glande thyroïde. Ils agissent sur les voies endocriniennes qui sont essentielles pour le développement du cerveau. Or, les hormones thyroïdiennes sont connues pour moduler l’expression des gènes pilotant la formation de structures cérébrales complexes comme l’hippocampe ou le cortex cérébelleux. L’atteinte peut se révéler particulièrement grave lorsque ce cocktail de perturbateurs endocriniens touche un enfant in utero (une femme enceinte au cours des premiers mois de sa grossesse) ou un enfant en bas âge.



 Y a-t-il d'autres facteurs environnementaux qui font baisser notre Q.I ? 

 Il y avait le plomb. Mais heureusement, on ne trouve plus de plomb dans l'essence aujourd'hui en France, en Europe et aux Etats-Unis. Certains pays l'utilisent encore dans l'essence ou dans les peintures, mais d'une façon générale, l’utilisation du plomb est en diminution. Depuis le retrait de l’essence plombée, la plombémie moyenne est descendue autour de 15 microgrammes par litre chez les enfants américains. Malgré tout, on constate une augmentation des maladies neuro-développementales et une baisse du QI. Ma conclusion est la suivante: les perturbations viennent d'autres facteurs que le plomb. On peut également citer la combustion du charbon qui produit du mercure, par ailleurs produit par l'activité minière de l'or. Le mercure peut inhiber l’action des enzymes qui potentialisent l’action de ces mêmes hormones… Il agit aussi comme perturbateur endocrinien. 



 Cette baisse généralisée des Q.I est-elle inquiétante ? Si oui pourquoi ? 

 Bien sûr.. Une baisse de quelques points de Q.I. pourrait avoir des conséquences substantielles sur la réussite scolaire et le potentiel professionnel des enfants atteints. Et cela est d'autant plus grave que les expositions aux métaux lourds et aux substances chimiques de synthèse ne diminuent pas. Au contraire, elles augmentent. C’est un réel problème de santé publique. Les épidémiologistes remarquent depuis longtemps que les gens qui ont un quotient intellectuel élevé vivent plus longtemps : notre santé dépend de la manière dont nos tissus se sont développés au cours de notre vie intra-utérine. Les facultés cognitives pourraient ainsi être révélatrices de l’exposition à ces agents chimiques in utero et au cours de la petite enfance: avoir été peu exposé au début de notre vie à ces perturbateurs endocriniens impliquerait un quotient intellectuel plus élevé. Par ailleurs, cette exposition précoce augmenterait notre susceptibilité aux maladies non transmissibles, comme les maladies cardio-vasculaires ou le cancer. Et cela pose également un problème en termes de dépenses publiques. Les enfants peuvent avoir besoin de plus en plus de soins institutionnalisés. Il faudra aider ces enfants à mieux s'insérer dans la société. Chaque point de QI perdu a un coût énorme pour la société. 

On peut imaginer qu'il soit possible d'entrainer les gens à mieux utiliser leurs réserves cognitives, même si leur quotient intellectuel est plus bas. Mais il faut quand même que le cerveau à la base soit suffisamment bien construit. Si les fondations ne sont pas bonnes, on ne pourra rien faire. 



 Est-il possible d'enrayer la baisse de nos Q.I. ? Si oui, comment ? Pour les populations futures, il faut absolument légiférer sur les pesticides et les polluants en général. Pour les populations futures, il faut absolument mieux légiférer sur les pesticides et les polluants en général. En attendant, les populations qui peuvent se le permettre, surtout les femmes enceintes, devraient manger des produits biologiques, utiliser moins de cosmétiques avec du parabène.   On peut réduire son exposition aux perturbateurs endocriniens mais on ne peut, malheureusement, pas les éradiquer de notre quotidien. En effet, les perturbateurs endocriniens se trouvent avant tout dans l'air. Dans la ville, nous sommes exposés. A la campagne, les pesticides nous envahissent également. Nous avons démontré que la proximité avec des zones utilisant des pesticides entraine un risque plus élevé de développer des troubles neurologiques à la naissance. – A l'échelle européenne, la législation interdisant les pesticides a encore été repoussée. Et cela malgré la forte volonté de Ségolène Royale en France, de la Suède, du Danemark. Pour convaincre les politiques au niveau européen, il faudrait s'engager auprès d’associations telles que WWF, Greenpeace, et écouter les scientifiques qui tirent la sonnette d’alarme depuis longtemps.

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L'alarmant rapport de l'OCDE sur la pollution par les nanoparticules industrielles

L'alarmant rapport de l'OCDE sur la pollution par les nanoparticules industrielles | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

L’OCDE publie un rapport démontrant que les nanomatériaux ne sont pas traités par les stations d’épuration et les usines d’incinération. Ces particules se diffusent


On utilise de plus en plus de matériaux d’une taille comprise entre un et cent nanomètres. Lorsqu’ils arrivent en fin d’utilisation, il est très difficile de les récupérer lors des traitements des déchets solides et des eaux usées des ménages et des industriels. On assiste donc aujourd’hui à une dispersion à grande échelle de ces substances qui ont un impact non évalué sur l’environnement. Tel est en résumé le cri d’alarme de la section environnement de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) qui regroupe les 34 Etats les plus riches de la planète. 


 Le succès des nanomatériaux peut être qualifié de fulgurant. Présents dans les produits cosmétiques, les engrais et pesticides, l’électronique, les textiles antibactériens, les articles de sport ou encore les batteries lithium-ion, les nanomatériaux équipent désormais plus de 1300 produits de consommation. Les applications a été multiplié par 5 entre 2006 et 2011. En 2012, il s’en est fabriqué 11 millions de tonnes pour une valeur de 20 milliards d’euros. "Malgré cette tendance et les risques qui y sont associés, les déchets contenant des nanomatériaux sont mélangés avec les autres résidus sans aucune précaution ou traitement particulier", note le service environnement de l’OCDE.


 A défaut d’être récupérées, ces particules très fines se retrouvent dans la boue des stations d’épuration, dans les fumées des incinérateurs ou dans les lixiviats (jus pollués) des décharges. Quel type de produit ? En quelle quantité ? "L’important déficit de connaissance provient du manque d’informations sur le type et la quantité des différents nanomatériaux entrant dans les différents modes de traitement", affirme le rapport. 



 Une pollution qui pourrait être contenue 

 Tout aussi abyssale est l’ignorance sur l’effet des particules sur les sols, dans l’air et dans les eaux, assure encore l’OCDE. L’inquiétude porte notamment sur la qualité des sols agricoles. Les boues de stations d’épuration servent en effet d’engrais. En France, la moitié de ces boues servent ainsi d’amendement. Quel est le comportement des noirs de carbone et oxydes de titane dans le sol ? Sont-ils absorbés par les plantes ? Peuvent-ils à terme affecter la santé humaine ? Ces questions seraient aujourd’hui sans réponse. Ingérés, ces matériaux pourraient provoquer des cancers du poumon et des effets toxiques sur le système nerveux. 



 Les nanoparticules peuvent cependant être filtrées. 

Les meilleures stations d’épuration arrivent à éliminer jusqu’à 80% de cette charge polluante. Les systèmes de lavage de fumée sont également très efficaces. Mais ces techniques de dépollution sont encore peu répandues parmi les Etats membres. Leur diffusion serait pourtant d’autant plus nécessaire que les nanoparticules perturbent l’efficacité des traitements biologiques des eaux usées. 


L’OCDE préconise donc d’augmenter l’effort de recherche sur la toxicité des nanomatériaux dans l’environnement, de moderniser les systèmes de traitement des déchets et d’améliorer les taux de recyclage des objets utilisant ces produits. Pour l’OCDE, il y a urgence. Les nanomatériaux en France Depuis 2013, les fabricants et importateurs de nanomatériaux sont tenus de déclarer les volumes qui sont mis sur le marché français ainsi que les produits qui en comportent. Selon le rapport de 2014, plus de 10 000 déclarations ont été effectuées cette année-là, contre 3400 en 2013. 


Le secteur de la pêche, de la sylviculture et de l’agriculture est à l’origine de 6400 déclarations, un poids vraisemblablement dû à la volonté de ces professions de répondre à ses obligations. Les nanomatériaux sont surtout présents dans les engrais et pesticides. Au total, 275.000 tonnes ont été produites en France et 122.500 importées. 


Les deux principaux matériaux produits et/ou importés à plus de 100.000 tonnes sont le noir de carbone et le dioxyde de silicium...

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Dioxyde de titane: cet additif alimentaire courant est-il nocif pour la santé?

Dioxyde de titane: cet additif alimentaire courant est-il nocif pour la santé? | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

Une étude sur le rat montre que l'ingestion de ces nanoparticules provoque des troubles immunitaires et favorise l'apparition de cancers



Le dioxyde de titane est-il dangeureux pour l'homme? 

Peut-être, à en croire une étude publiée ce vendredi dans les Scientific Reports . Le dioxyde de titane, c'est une nanoparticule, autrement dit une petite particule présente dans de multiples produits de consommation courants, notamment alimentaires.


 Selon une étude menée sur des rats par des chercheurs de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), le dioxyde de titane aurait non seulement des effets délétères sur le système immunitaire, mais il serait en plus cancérigène. Le problème, c'est qu'il s'agit d'un addifit très courant, utilisé par les industriels en Europe sous l'appellation E171. 


 Un additif inutile 

Il est présent notamment dans les cosmétiques, mais aussi dans les peintures ou les matériaux de construction. Dans l'industrie alimentaire, on le trouve dans les bonbons, les biscuits, les produits chocolatés ou les chewing-gums. En Juin 2016, l'association Agir pour l'environnement avait également révélé sa présence dans des biscuits LU, des Malabar et dans la blanquette de veau William Saurin. Ce jeudi, elle a même montré qu'il y en avait dans les bonbons Tête brûlées. 

 L'E171 sert-il à quelque chose au moins? Pas sûr, à en croire Le Monde. Sa valeur nutritive? Elle est nulle. Il ne sert pas non plus à conserver les aliments. Non, il sert simplement à blanchir les aliments ou à les rendre plus brillants. 


 Des risques accrus de cancer 

 Dès 2006, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé le dioxyde de titane comme "cancérigène possible sur l'homme", lorsqu'il est inhalé. Quant à son ingestion, des chercheurs ont fait des tests sur des rats en leur faisant boire de l'eau contenant de l'E171. Résultat, la substance franchit la barrière intestinale et passe dans le sang. Les chercheurs se sont aussi aperçus qu'elle altèrait le système immunitaire des animaux en se logeant dans le noyau des cellules immunitaires intestinales. 


Pire, après 100 jours d'exposition orale, l'additif a "un effet initiateur et promoteur des stades précoces de la cancérogénèse colorectale", explique au Monde Eric Houdeau, coauteur de l'étude. Dans le colon de 40 % des rongeurs exposés, il est en effet apparu des "lésions prénéoplastiques", ou précancéreuses. En résumé, il peut favoriser l'apparition d'un cancer du côlon ou du rectum. 


 Un fabriquant le retire de ses bonbons 

Ces conclusions sont-elles extrapolables à l'homme? Pas forcément, expliquent les scientifiques. "Il s'agit d'une recherche académique, qui apporte de nouvelles données pour l'évaluation du risque de l'E171 pour l'homme, mais celle-ci doit faire l'objet d'une expertise approfondie par les agences sanitaires", ajoute Fabrice Pierre, coauteur de l'étude. Quoi qu'il en soit, le gouvernement a annoncé ce vendrredi qu'il avait saisi l'Anses afin de déterminer la dangerosité de l'additif alimentaire E171 sur l'homme. 

La réponse est attendue fin mars. En attendant, le fabriquant des bonbons Têtes brulées a annoncé qu'il avait retiré l'additif de ses produits. 

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Alcool, tabac... les Français mauvais élèves en Europe

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Les Français ont une meilleure espérance de vie selon un rapport de l’OCDE et de la Commission européenne sur l’état de santé des habitants des 28 pays de l’UE.



Les Français vivent en moyenne plus vieux que les habitants des autres pays européens. L’espérance de vie les place dans le peloton de tête, derrière l’Espagne, l’Italie et la Suisse, avec une moyenne – hommes et femmes confondus – de 82,8 ans, contre 80,9 ans chez nos voisins. A l’échelle du continent, les femmes vivent plus longtemps (83,6 ans) que les hommes (78,1), avec un plus fort écart en France (86 ans d’espérance de vie pour les femmes contre 79,5 ans pour les hommes). C’est l’un des enseignements du « Panorama de la santé 2016 », rapport conjoint publié mercredi 23 novembre par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et la Commission européenne. Deux cents pages qui compilent de multiples indicateurs sur l’état de santé des populations des 28 pays de l’Union européenne et l’accès aux soins. 

Si la France est reconnue pour la qualité de son système de soins, la prévention reste le parent pauvre, avec seulement 1,9 % des dépenses de santé allouées, contre une moyenne de 3 % pour les pays de l’Union européenne. Les facteurs de risque y sont plus élevés. Le tabagisme a certes diminué dans l’Hexagone ces dernières années, mais reste à des niveaux plus élevés que la moyenne en Europe. En effet, la France compte 22,4 % de fumeurs quotidiens (des études françaises parlent de 28 %), presque le double qu’en Suède (12 %) et bien plus qu’au Royaume-Uni (18 %), selon les chiffres de l’OCDE. De même, en France, près d’un adolescent sur cinq déclare fumer au moins une fois par semaine (un sur sept dans les pays de l’UE). 



Consommation élevée d’alcool 

Des taux jugés « alarmants » par les instances européennes. Des mesures de prévention ont été prises, comme le paquet neutre depuis le 21 novembre, ou l’opération Moi(s) sans tabac, calquée sur une initiative britannique, lancée en novembre par Santé Publique France et le ministère de la santé, pour inciter les fumeurs à arrêter pendant au moins trente jours. 

Autre facteur de risque évitable, l’alcool, où la France n’est pas non plus très bonne élève. Certes, les Français boivent moins qu’il y a trente ans, mais leur consommation moyenne de 11,5 litres d’alcool pur par habitant et par an dépasse la moyenne européenne (10 litres). L’OCDE note ainsi qu’il est primordial de poursuivre la limitation des publicités pour les boissons alcoolisées. La France a en outre des niveaux de taxes sur l’alcool, notamment le vin, plus faibles que bien d’autres pays du Vieux Continent. « Des politiques de prévention efficaces doivent être poursuivies sans relâche pour réduire encore plus ces facteurs de risque, notamment chez les adolescents, avant que les mauvaises habitudes ne s’acquièrent », souligne Francesca Colombo, chef de la division de la santé à l’OCDE. 



Sur la balance, les Français font plutôt bonne figure. Certes, les taux de surpoids (un enfant sur sept) et d’obésité sont relativement faibles en France par rapport à leurs voisins, mais ils augmentent. La part d’adultes obèses (dont l’indice de masse corporelle, IMC, est égal ou supérieur à 30) a grimpé de 9 % en 2000 à 15 % en 2014 en France (16 % en Europe). Bien mieux cependant qu’au Royaume-Uni (20 %) ou aux Etats-Unis (près de 30 %). La probabilité d’être obèse est deux fois plus élevée pour les personnes ayant un faible niveau d’éducation. 


« Il est donc essentiel de changer les habitudes », a noté Francesca Colombo. Notamment l’activité physique, car seulement 10 % des filles de 15 ans en Europe déclarent faire une activité physique quotidienne modérée à vigoureuse (une heure par jour) – recommandée par l’Organisation mondiale de la santé – contre 20 % des garçons de 15 ans. La France figure en queue de peloton. 



Vaccination insuffisante 

Autre indicateur, le pourcentage des personnes de plus de 65 ans vaccinées contre la grippe ne cesse de baisser dans la plupart des pays européens (il est de 53,5 % en moyenne). Il est inférieur en France (48,5 %), où l’épidémie de grippe de forte ampleur en 2015 a entraîné une surmortalité hivernale record de 18 300 décès. Confirmant la défiance des Français à l’égard des vaccins, le taux de vaccination des enfants contre la rougeole est parmi les plus faibles, avec 10 % d’enfants non vaccinés (contre 6 % en Europe). Si la qualité des soins s’améliore, les inégalités sont criantes entre les pays mais aussi à l’intérieur même de ceux-ci. D’abord lors de l’accès aux soins. De plus en plus de personnes à bas revenus renoncent aux soins, alertent l’OCDE et la Commission européenne. Ainsi, en Grèce, le nombre de personnes qui ne se soignent pas pour des raisons financières a plus que doublé, passant de 7 % à 16 % entre 2008 et 2014. Ensuite, en moyenne dans l’UE, les personnes ayant un niveau d’études plus faible ont une espérance de vie inférieure de sept ans par rapport à celles plus diplômées. 



On vit en moyenne huit ans de plus dans les pays d’Europe de l’Ouest qu’en Europe de l’Est. L’écart entre les plus pauvres et les plus riches se creuse un peu plus. Il y a donc urgence à avoir « des systèmes de soins primaires (de première ligne, comme le recours au généraliste, pharmacien…) solides pour réduire les inégalités et faire face au vieillissement de la population », pointe l’OCDE, alors que les plus de 65 ans devraient atteindre 30 % en 2060 (contre 20 % en 2015). De plus, « de meilleures politiques publiques de santé et de prévention pourraient contribuer à sauver des centaines de milliers de vies et à économiser plusieurs milliards d’euros chaque année en Europe », affirme l’OCDE. Selon ses estimations, le décès prématuré de 550 000 personnes d’âge actif des suites de maladies chroniques (crises cardiaques, AVC, diabète, cancer) représente une « tragédie humaine », mais coûte 115 milliards d’euros (dont 12,8 milliards pour la France) par an aux pays de l’Union européenne, soit 0,8 % du PIB. 

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Emballages cancérogènes: Foodwatch félicite la grande distribution

Emballages cancérogènes: Foodwatch félicite la grande distribution | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
L'ONG Foodwatch dénonce les groupes agro-alimentaires Panzani, qui commercialise les couscous Regio, les marques Ferrero et Lustucru et la marque de chocolat en poudre Van Houten, qui "ne daignent même pas répondre aux inquiétudes des consommateurs"
 L'ONG Foodwatch a salué mardi les engagements pris depuis un an par la grande distribution française pour réduire la contamination d'aliments par des dérivés d'hydrocarbures potentiellement cancérogènes, tout en appelant le gouvernement à agir pour mieux protéger les consommateurs. "Des acteurs majeurs comme E. Leclerc, Carrefour, Lidl, Intermarché, Système U, et Casino ont enfin pris un engagement clair pour lutter contre la contamination de leurs produits par des substances qui peuvent notamment causer le cancer. Ils représentent à eux seuls plus de 84% des parts de marché de la grande distribution" indique un communiqué de Foodwatch diffusé mardi matin.

 Foodwatch épingle le distributeur Auchan, le groupe Nestlé et la marque Uncle Ben's qui "reconnaissent le problème et prennent de premières mesures, mais doivent aller plus loin". L'ONG dénonce les groupes agro-alimentaires Panzani, qui commercialise les couscous Regio, les marques Ferrero et Lustucru et la marque de chocolat en poudre Van Houten qui "ne daignent même pas répondre aux inquiétudes des consommateurs". 
 En octobre 2015, Foodwatch avait créé une vive émotion en France en publiant les résultats d'une étude montrant que 60% des aliments de grande consommation testés (riz, céréales, lentilles, couscous, pâtes), notamment beaucoup de marques de distributeurs, étaient contaminés par des huiles minérales aromatiques, potentiellement cancérogènes, et mutagènes, notamment via leurs emballages. 

 Deux catégories d'huiles sont mises en cause, des MOAH, substances volatiles qui migrent notamment des emballages carton vers les aliments (mineral oil aromatic hydrocarbons), suspectées d'être cancérigènes et mutagènes et les MOSH (mineral oil saturated hydrocarbons). Aucune réglementation n'existe en France sur les quantités acceptables de ces huiles minérales dans les produits alimentaires. 
 Dans un rare salut à la grande distribution, Foodwatch juge "encourageant" que "de grands groupes s'engagent enfin à stopper la contamination des aliments par les hydrocarbures". "Mais sur une question de santé publique de cette importance, il n'est pas acceptable de s'en remettre uniquement au bon vouloir des industriels" indique la directrice générale de Foodwatch France, Karine Jacquemart. 

 L'ONG, fondée par un ancien de Greenpeace, suggère de rendre obligatoire la protection des aliments dans tout le secteur agro-alimentaire. Elle lance avec le réseau environnement-santé une pétition (contamination.foodwatch.fr) adressée à quatre ministres, Martine Pinville (Consommation), Michel Sapin (Economie), Marisol Touraine (Santé) et Ségolène Royal (Environnement).
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Que se cache-t-il derrière le bio de supermarché ?

Que se cache-t-il derrière le bio de supermarché ? | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

 Avec une hausse annuelle de 20%, le bio fait tourner la tête des géants de l’agroalimentaire et est devenu la poule aux oeufs d’or qui attise la convoitise des enseignes de la grande distribution. Mais à quel prix ? Les journalistes de Capital sur M6 ont mené l'enquête.



Le bio, c’est la garantie d’une alimentation saine et respectueuse de l’environnement. 

C'est aussi devenu la poule aux oeufs d’or qui attise la convoitise des enseignes de la grande distribution. Leur promesse ? Offrir des produits bio à moindre coûts aux consommateurs freinés par les prix du bio en magasins spécialisés. Carrefour Bio, la nouvelle enseigne du géant de la distribution, a ouvert des supérettes avec une offre 100% bio. Sous son slogan “Le bio accessible à tous!”, le géant fait l’impasse sur de nombreux principes... 


 Du bio mais à quel prix ? 

Dans la Manche, Thierry est un maraîcher qui peut vendre à l’enseigne jusqu'à 400 tonnes de carottes par an. Cela semble difficile de concilier les exigences de l’agriculture biologique avec celles de la rentabilité de la grande distribution. Et pour cause, le cahier des charges de la bio exige la rotation des sols, interdit l’utilisation d’engrais et de pesticides chimiques. Les cultures nécessitent donc de plus de main d’oeuvres et fournissent moins de rendements. La méthode pour rentabiliser est donc de négocier des produits en gros volume, quitte à évincer quelques principes. 


Des légumes pas encore mûrs

Thierry travaille “à flux tendu”, c’est-à-dire qu’il travaille en fonction de la demande. C’est difficilement compatible avec l’agriculture biologique car, en bio, la demande est plus importante que l’offre. Et pour y répondre au mieux, il se voit contraint de récolter dans certaines de ses parcelles agricoles qui viennent juste d’arriver à maturation. Résultats, les carottes sont plus fragiles et certaines ne sont pas bien boutées, c’est-à-dire récoltées avant d’avoir atteint leur taille maximale, d’être bien arrondie et dotées d’un cœur bien rouge. Une carotte est récoltée au bout de quatre mois mais Thierry est obligé de les ramasser deux semaines plus tôt pour fournir l’enseigne. “Sur un hectare, ça vous fait quelques tonnes en plus, on perd un peu de rendements. Mais, il faut approvisionner nos clients”. Avec le bio de la grande distribution, il faut du volume quitte à perdre 10 ou 20% de rendements.


Toutes les saisons et tous les pays

Carrefour Bio exige d’avoir des produits uniquement d’origine française sous sa marque. En revanche, ils font appel à d’autres marques pour remplir les étalages. Des kiwis de Nouvelle-Zélande, du raisin d’Italie, des pamplemousses mexicains, du gingembre de Chine ou des tomates d’Espagne. On fait le tour du monde pour répondre aux habitudes des consommateurs et peu importe si on ne respecte ni la provenance française ni les saisons des fruits et légumes. À Almeria, les courgettes, tomates et autres légumes poussent sous des abris chauffés pour accélérer leur maturation. Problème, ces serres nécessitent d’énormes quantités d’eau et la main d’oeuvre est employée à bas coûts.



Certes, le cahier des charges de la bio est respecté mais les conditions écologiques et sociales sont loin d'être éthiques. À chacun donc d’avancer sur le chemin du bio à son rythme et d’adopter les exigences que l’on estime les plus saines pour notre santé, notre environnement et la société. Le mieux encore est d'opter pour des produits bio, d'origine France et de saison mais aussi de se fournir en magasin spécialisé ou directement sur les marchés (circuit-court) ou encore chez le producteur.

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Ces produits alimentaires “sains” que les nutritionnistes ne mangent jamais

Ces produits alimentaires “sains” que les nutritionnistes ne mangent jamais | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

Une alimentation saine est de plus en plus prisée des consommateurs soucieux de leur santé. Toutefois, tous les aliments décrits comme tels ne seraient pas recommandables, comme les yaourts allégés ou le sirop d'Agave. Selon Rihannon Lambert, une nutritionniste britannique, la plus part d'entre eux ne seraient pas très sains en réalité et devraient être évités.


Atlantico : Voici une liste d'aliments qui sont vendus comme sains en commerce. Si ces aliments présentés ne sont pas sains pour la santé, pouvez-vous nous expliquer pourquoi ? Faut-il les les bannir, les éviter au maximum ? 


Le sirop d'agave : 

Jean-Daniel Lalau : L’avantage à première vue est celui d’un édulcorant, et donc de réduire l’apport de glucose (à partir du saccharose). En réalité, la teneur en fructose est élevée, et le fructose a un métabolisme particulier : il est facilement stocké au niveau du foie, et sa consommation importante est rendue responsable d’obésité, en particulier d’obésité dite "métabolique" (où le diabète est fréquent) 


 Les yaourts allégés : 

Le piège classique avec le mot " allégé " : le yaourt est dit " allégé " en graisses (alors que le yaourt non allégé est déjà très pauvre en graisses) mais il est volontiers enrichi en revanche en sucres simples. 


 Le lait non biologique : 

Il faut dire " non-organique ". Le lait non-organique n’est pas véritablement mauvais en lui-même ; simplement il n’est pas complet comme le lait… complet. Il est vrai que la différence en oméga 3, par exemple, n’est pas bouleversante ; mais, au global des nutriments, le lait complet est réellement un aliment… complet (apportant des glucides, un peu de lipides, un peu de protéines, du calcium, etc.) 


 Les barres protéinées : 

Il y a une polémique non résolue à leur sujet. Ces barres contiennent volontiers du sucralose, lequel est un édulcorant puissant et qui, pour autant, semble être associé à une sécrétion excessive d’insuline (hormone de mise en réserve). les nouilles instantanées : Ici, pour le coup, on peut parler d’aliment " hypertransformé ", au point que la composition (complète) demeure encore mystérieuse. Les méfaits d’une consommation importante et répétée sont multiples : trop de glucides, notamment à index glycémique élevé ; teneur en sel élevée ; composition donc incertaine. Il faut ajouter à cela le danger de l’immédiateté : le fait de préparer vite, c’est bien pour manger vite, sans préparation culinaire. Aura-t-on notamment le temps d’ajouter aux pâtes des légumes cuits ? 


 Les céréales du petit-déjeuner (muesli et céréales enrobées, fourrées...) : 

Il y a un monde pour les nutritionnistes entre les céréales soufflées, enrobées, ou encore fourrées, souvent riches en graisses et en sucres, et qui " ne tiennent pas au corps " (en particulier pour les céréales soufflées), et le muesli (que nous recommandons de bien mâcher). 


 Le ketchup : 

La tomate est un fruit ! Il y a en outre une addition de sucre. Tout dépend alors de savoir quelle quantité de ketchup, sur quel volume de burger… Les jus de fruits : C’est tout de même bien mieux que du soda. Seulement, c’est encore mieux si on pressait un fruit, garder ainsi les fibres notamment. Mais le prix s’en ressent ! Read more at 


Les barres de céréales : 

Ces barres sont souvent fortement sucrées. Surtout, elles ne peuvent que calmer transitoirement la faim. Ce qui calme la fin, en effet, ce sont les apports en nutriments, et notamment en glucides et en protéines ; mais pas seulement. L’ " effet volume " est important aussi, de sorte que le mieux est d’allier ces deux nécessités à la fois : densité et aussi volume alimentaire. 


Les biscuits du petit-déjeuner : 

Ce point rejoint le précédent. Le mieux serait tout de même le "bon vieux" pain, et si possible du pain complet. Avec l’avantage important d’apporter des fibres, fibres qui ont un rôle important dans la vidange gastrique (un rôle de ralentissement), important dans la régulation de l’apport alimentaire. De manière plus précise, chacun des aliments cités ont subi une transformation, que ce soit l'ajout de sucre, d'arômes de synthèse, de glucides, de lipides, de sel, des conservateurs, de protéines... Les aliments sains que nous consommons sont-ils tous transformés ? Ont-ils encore une part de naturel ? Non, les aliments ne sont pas tous transformés. Mais la majorité l'est… 


Le pain est bien le résultat d’une transformation à partir du blé ; les légumes en conserve sont bien des produits manufacturés ; le fromage est bien obtenu à partir du lait, les confitures à partir des fruits, etc… On peut malgré tout établir des classes différentes d’aliments selon le degré de transformation : ainsi de la pomme au crumble en passant par la compote ; du blé aux céréales soufflées en passant par le pain ; du poisson frais à la brandade de morue, etc… 

Tous les plats cuisinés sont ainsi réalisés à partir d’aliments hautement transformés. Cette part de transformation qui entre dans la composition des aliments nuit-elle à la qualité de ces aliments sains tels qu'on veut nous le faire penser ? Elle nuit tout d’abord à la santé économique ! Les aliments transformés sont plus chers. Elle nuit sinon à la santé au sens plus conventionnel, quand il s’agit d’une consommation très régulière : il faut bien dire que les procédés de transformation sont assez opaques ; des lipides peuvent être chauffés ; des additifs peuvent avoir un rôle néfaste. Mais aussi et surtout nombre d’aliments transformés sont trop sucrés ou trop gras. 

A l’inverse, il peut y avoir des aliments manquants avec les produits transformés : c’est le cas de sodas par exemple, pour lesquels les nutritionnistes parlent de "calories futiles" puisque ces liquides n’apportent que les calories du sucre, sans les fibres, les anti-oxydants, dont la vitamine C, des fruits pressés. 

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Ces aliments dont le succès est une menace pour l’environnement

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Peut-on concilier goût des produits « exotiques » et développement durable ? L’avocat, aliment tendance dont la consommation n’a cessé de s’intensifier, est un cas d’école.


Qui peut résister à la chair crémeuse d’un avocat bien mûr ? Écrasé en guacamole, coupé en lamelles ou étalé sur une tartine, c’est un fruit que le monde entier adore en ce moment. Mais l’avocat est moins « vert » qu’il n’en a l’air. Et son statut d’aliment à la mode n’est peut-être pas compatible avec les préceptes du développement durable. Si la popularité actuelle de l’avocat génère des opportunités très profitables pour les agriculteurs, elle cause aussi de gros dégâts sur l’environnement, comme au Mexique où la déforestation s’aggrave : on y produit 30 % des 4,7 millions de tonnes d’avocats récoltées annuellement sur la planète. L’avocat à toutes les sauces 

 Ce qui fut jadis un ingrédient exotique est devenu un aliment de tous les jours. L’Union européenne importe ainsi quelque 440 000 tonnes d’avocats par an. Et tandis que la demande ne cesse d’augmenter, nous pensons peu à l’impact environnemental de ce genre d’aliments « tendance », distraits que nous sommes par les nouvelles expériences gustatives et les bénéfices santé qu’ils nous offrent.



La montée en puissance de l’avocat provoque sa production intensive, qui entraîne la déforestation des zones où il est cultivé, tandis la perspective de profits juteux encourage les agriculteurs à poursuivre dans cette voie. On observe le même type de phénomène avec le soja et le maïs, dont la production et le commerce dépendent exclusivement de certaines régions du monde. Ail et piment Au-delà de l’avocat, la demande constante en produits provenant de régions semi-tropicales met l’environnement à rude épreuve. L’impact environnemental de nos appétits démesurés concerne aussi des produits plus luxueux comme le chocolat et le café, pour lesquels les circuits équitables ont changé peu à peu notre mode consommation. 


Le besoin de créer de nouveaux goûts et de nouvelles expériences alimentaires peut causer de véritables désastres écologiques. Les tendances alimentaires font oublier l’impact environnemental de la production. Wikimédia L’ail, par exemple – autre ingrédient essentiel au guacamole ! – a vu sa production mondiale passer de 4 à 24 millions par an depuis les années 1960, et près de 80 % de l’ail produit dans le monde vient de Chine. La forte demande pour des produits à haute valeur ajoutée et aux goûts bien spécifiques comme l’ail et le piment (qui a lui aussi connu un boom de sa production) a favorisé l’apparition de contrebandiers agricoles qui sont désormais à la tête d’une industrie multimillionnaire – et illégale – en Europe. Il devient donc de plus en plus compliqué de manger sain et responsable en succombant à la nouveauté. Tandis que des certifications qui garantissent la durabilité et le respect de la biodiversité sont mises en place pour le poisson, le café et le chocolat, elles n’existent pas encore (ou sont très rares) pour les herbes, les épices et tous les ingrédients que nous utilisons à petites doses et qui ajoutent beaucoup de goût et de personnalité à nos plats. 


 De la nécessité des certifications 

 La plupart des cultures à gros volumes – céréales, sucre, et de nombreux fruits – sont désormais dotées de garanties de traçabilité où la durabilité est évaluée tout au long de la chaîne d’approvisionnement. Mais il est étonnant que ces certifications ne concernent que le poisson, la viande et d’autres produits alimentaires de base, et pas les ingrédients à haute valeur ajoutée que nous utilisons en petite quantité. Comment y remédier ? Il s’agit d’abord d’éveiller la conscience des consommateurs et de les guider sur la voie de la consommation durable. L’agriculture urbaine et verticale, dans laquelle les plantes poussent dans des environnements contrôlés, a également un rôle important à jouer. Elle permet aux restaurateurs comme aux consommateurs de se procurer des herbes, de l’ail et des légumes à feuilles cultivés par des producteurs locaux capables de fournir de petites quantités de ces précieux produits et cela à des prix compétitifs.



Bien sûr, la production locale a ses limites, et, à ma connaissance, on ne sait pas encore faire pousser des avocats à l’échelle commerciale au Royaume-Uni ou dans le reste de l’Europe ! Et si c’était le cas, ce ne serait sûrement pas des produits durables. Mais en renforçant le développement solidaire des produits alimentaires à la mode, siglés « commerce équitable », nous pourrions peut-être continuer à les consommer sans courir le risque de détériorer davantage l’environnement. Au XVIIIe siècle, les collectionneurs en botanique faisaient pousser des fruits tropicaux dans leurs serres chauffées partout en Angleterre. Notre système actuel, qui nous donne accès à l’avocat et à d’autres aliments semi-tropicaux en toute saison, ne pourra réduire son empreinte énergétique que si une production responsable est rendue possible. Les fournisseurs doivent donc prouver leur engagement en faveur du développement durable, afin que les consommateurs puissent s’approvisionner en toute transparence.

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Un potager en France issu d'une des plus anciennes banques de graines mondiales

Un potager en France issu d'une des plus anciennes banques de graines mondiales | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it
Le premier potager en France issu de la banque de graines de l'Institut Vavilov est inauguré, le 20 octobre 2016 à Ecully, près de Lyon.
 Pour faire vivre la diversité et la mémoire végétale du monde, des agronomes sont allés piocher des graines dans l'exceptionnelle collection végétale de l'institut russe Vavilov pour les planter en France. Inauguré jeudi sur le site du siège du groupe Seb à Ecully, dans l'agglomération lyonnaise, qui a soutenu financièrement le projet, il s'agit du premier jardin conservatoire en France issu de cette incroyable banque de graines. L'Institut Vavilov de Saint-Pétersbourg renferme 325.000 semences, racines, boutures collectées dans le monde depuis 1894. 

Il porte le nom de l'éminent botaniste Nicolaï Vavilov (1887-1943) qui a passé sa vie en expédition à récolter des variétés sauvages ou cultivées, convaincu que la sécurité alimentaire ne serait assurée que si la diversité biologique était préservée. D'où l'importance de disposer de l'éventail de variétés le plus large, en remontant jusqu'au parent sauvage d'une plante cultivée. 

 Preuve que cette collection n'a pas de prix, 12 collaborateurs de l'Institut sont morts de faim pendant le blocus de "Leningrad" pour sauver ce patrimoine alors qu'ils avaient sous la main des milliers de semences de blé et de maïs qu'ils auraient pu manger. Vavilov renferme une partie de la mémoire végétale du monde. Il a fallu d'ailleurs aller à Saint-Pétersbourg pour retrouver des légumes français oubliés comme le haricot beurre nain des Monts d'or, le chou quintal d'Auvergne ou l'orge gloire du Velay, souligne Stéphane Crozat, directeur du CRBA, le centre de ressources de botanique appliquée basé à Marcy-L’Étoile, dans l'ouest lyonnais.

 "Face à l'érosion de la diversité, il est très important d'avoir ce premier jardin conservatoire Vavilov en France et 15 autres devraient voir le jour prochainement", se félicite Nicolaï Dzyubenko, directeur de l'Institut. La spécificité de Vavilov, à la différence par exemple de la banque de semences végétales congelées de l'archipel arctique du Svalbard, est que sa collection est in situ, notamment pour les vergers. 

Les graines, quant à elles, sont resemées tous les dix ans, date limite de conservation d'une semence, souligne Ivan Logvenoff, agronome chez le paysagiste Tarvel, un des autres partenaires locaux du projet.
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Les lobbies industriels financent les études de santé sur le sucre

Les lobbies industriels financent les études de santé sur le sucre | Ainsi va le monde actuel | Scoop.it

Le gras est plus mauvais que le sucre, voilà un mythe bien ancré dans l’inconscient collectif. Aujourd’hui, reconnue comme néfaste pour la santé, des études ont été pourtant rassurantes auparavant. La faute aux lobbies du sucre qui ont financé gracieusement des études scientifiques pour innocenter le sucre.



On ne le cesse de le répéter, le sucre est une substance nocive pour notre santé cardiovasculaire et mentale. Pourtant, il perdure, dans les mentalités collectives, l’idée que le sucre serait moins nocif que le gras. Celle-ci circule depuis cinquante ans grâce à un acteur très influent: le lobby du sucre. 



Des études scientifiques financées par les industriels 

Et, c’est à un lobby puissant que s’attaque le chercheur Cristin Kearns et ses confrères de l’Université de Californie à San Francisco (États-Unis) lors d’une enquête publiée dans la revue spécialisée JAMA International Medecine. Pour comprendre pourquoi le sucre est, aujourd’hui encore et à tort, considéré comme moins mauvais pour la santé que les acides gras saturés, les chercheurs sont remontés dans les archives scientifiques des années 60. Ils ont ainsi levé le voile sur les études scientifiques financées par le grand groupe industriel de la Fondation pour la recherche sur le sucre (SRF). Pour clore le débat sur la responsabilité du sucre ou du gras dans les maladies cardiovasculaire, la Fondation pour la recherche sur le sucre s’est offert une étude de grande ampleur. En 1964, trois scientifiques de Harvard auraient reçu secrètement 6 500 dollars (soit environ 45 000€ aujourd’hui) pour changer leurs conclusions. 



 Une influence sur les décisions politiques de santé américaines

Ces trois chercheurs publient une méta-analyse très fournie qui dédouane le sucre et incrimine les acides gras saturés de tous les maux. Publiée au moment où la communauté scientifique est partagée, l’étude fait grand bruit et est relayée par de nombreux médias. Pour Stanton Glantz, un des auteurs de l’étude, l'industrie du sucre a agit intelligemment en relayant leur étude dans une revue renommée pour influencer le discours scientifique, rapporte-t-il dans le New York Times 


 Pire, cette est utilisée comme document de base pour de nombreuses autres études. L’un des auteurs rejoint même le ministère de l’Agriculture et influence les “directives diététiques” des États-Unis. Imaginez les conséquences sur la prévention et la prise en charge de l’obésité et des maladies cardiovasculaire. Durant de nombreuses années, le sucre sera dédouané avant que d'autres études ne rétablissent la vérité.


“Cette étude a étouffé le débat sur le sucre et les maladies vasculaires, et dans le même temps, les régimes à faible teneur en matières grasses ont gagné l'adhésion des autorités sanitaires. Cela a poussé beaucoup de gens à manger moins gras, mais plus sucré. Selon certains experts, ce changement de régime a participé à l'épidémie d'obésité que l'on connaît actuellement ».


Paru l'année dernière dans le New York Times, un article révélait que Coca-Cola, le plus grand producteur mondial de boissons sucrées, avait injecté des millions de dollars dans le financement de l’étude qui recherchait la corrélation entre les boissons sucrées et l'obésité. En juin, l'agence de presse mondiale, Associated Press, rapporte que les fabricants de bonbons ont financé des études qui prétendent que les enfants qui consomment des bonbons ont tendance à être plus minces que ceux qui n’en mangeant pas.

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Alimentation : la bataille des étiquettes

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Comment voir, en un coup d’œil, si un produit est bon pour la santé ou s’il favorise l’obésité ? 

C’est l’objectif de l’étiquetage nutritionnel qui va être testé à partir du 26 septembre dans les rayons alimentaires de 60 supermarchés. 


 Pourquoi un étiquetage ? Il s’agit d’une mesure de la loi de Santé, votée l’an dernier. Pour lutter contre la progression de l’obésité (voir encadré), elle « recommande » un étiquetage nutritionnel à partir de 2017 afin d’informer sur les teneurs des aliments en gras, sucre… 

 Cet étiquetage sera facultatif, et laissé au bon vouloir des marques. 


 Quelles infos sur l’étiquette ? 

C’est là que le bât blesse. Alors que le Haut conseil pour la santé publique (HCSP) préconise un code en cinq couleurs (du vert au rouge en fonction de la qualité nutritionnelle), les industriels de l’agroalimentaire y sont farouchement opposés. Ils le trouvent trop stigmatisant pour leurs produits. Ils ont donc mis en avant d’autres logos, informant sur le pourcentage de matières grasses, acides gras saturés, sucre ou sel par portion. 


 Face à la demande pressante des entreprises, dont elle doit obtenir l’assentiment puisque l’étiquetage, non obligatoire, se fera sur la base du volontariat, Marisol Touraine, la ministre de la Santé, a décidé de lancer un test en supermarché. Il est financé sur des fonds publics (Caisse nationale d’Assurance maladie et État), mais n’échappe pas à la polémique : plusieurs chercheurs en nutrition ont dénoncé le manque d’impartialité du comité mis en place pour évaluer les quatre systèmes. 


 Comment fonctionne le test ? 

Pendant dix semaines, 60 supermarchés de quatre régions (Île-de-France, Hauts de France, Normandie, Auvergne Rhône Alpes) vont tester les réactions des consommateurs aux différents logos. Trois enseignes se sont prêtées au jeu (Simply Market, Casino et Carrefour Market). Et 29 industriels ont accepté de transmettre les informations sur la composition de leur produit pour qu’un logiciel de l’Inra (Institut national de la recherche agronomique) les traduise ensuite en logos. 


 Sur quels produits ? 

Au total, 1300 références seront étiquetées. Quatre rayons sont concernés : le traiteur frais (pizzas, quiches, crudités préparées…), les viennoiseries industrielles, les pains industriels et les plats cuisinés en conserve (cassoulet, paella, taboulé…) Quand le logo sera-t-il définitif ? L’expérimentation s’achèvera le 4 décembre prochain. Charge ensuite à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) de recommander un seul logo, à partir des résultats du test. 


 Il sera ensuite déployé dans les supermarchés à partir du premier semestre 2017 pour les marques qui souhaitent le voir figurer sur leurs emballages. Elles le feront si le souci de santé publique devient un atout commercial.

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