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Italie: Grom, la "success-story" d'un glacier dans un pays en crise

Italie: Grom, la "success-story" d'un glacier dans un pays en crise | Europe-US Agroalimentaire | Scoop.it

3 juillet 2012

 

Sans argent ni savoir-faire, Federico et Guido ont fondé il y a neuf ans Grom, devenu depuis un petit empire de la glace à l'italienne, et jugent que, malgré la crise, l'Italie offre toujours de "grandes opportunités".

 

En 2003, ces deux amis ont moins de trente ans quand ils décident d'ouvrir leur première boutique de glaces à Turin (Piémont, nord).

"L'idée", c'est Guido Martinetti, aujourd'hui âgé de 37 ans, qui l'a, raconte à l'AFP son compère Federico Grom, 39 ans.

 

Lisant un article dans lequel Carlo Petrini, fondateur du mouvement écolo-gastronomique Slow Food, regrettait que l'on ne trouve plus "de glaces faites avec des matières premières excellentes", Guido, oenologue de formation, se jure de le contredire et fait part de son projet à son ami.

 

Federico, alors directeur financier dans une entreprise, le prend au mot et monte un business plan aux bases "peu solides", de son propre aveu.

 

"Aucun de nous deux ne savait faire des glaces, ce qui était un premier problème (...) mais le problème le plus grand était que nous n'avions pas d'argent", sourit Federico dont le look "businessman" décontracté tranche avec celui de Guido, en jean, polo et baskets.

 

Federico, dont le nom de famille a été donné à l'entreprise, met ses 32.500 euros d'économies dans le projet. Guido contracte un prêt du même montant.

 

Aujourd'hui, les deux amis, qui ont cédé 5% de leur société au producteur de café italien Illy et 5% à leur partenaire au Japon, sont à la tête de 58 magasins en Italie, en France, aux Etats-Unis et au Japon.

 

Malgré la crise, qui les a cueillis au beau milieu de leur aventure, leur chiffre d'affaires a bondi de 250.000 euros en 2003 à 30 millions aujourd'hui.

 

Leur credo: faire des glaces artisanales ayant le goût d'autrefois, avec "l'obsession de l'excellence", des matières premières de grande qualité, sans être trop onéreuses: 2,50 euros les deux boules.

 

Ce qui les a poussés à racheter en 2007 quinze hectares de terres à Costigliole d'Asti, dans le Piémont. Une ferme qu'ils ont baptisée "Mura Mura", ce qui signifie "doucement" en malgache, signe de leur proximité avec Slow Food, né dans la même région d'Italie.

 

"Nous voulions cultiver certains fruits afin de gérer l'agriculture et d'avoir les meilleures matières premières pour faire des sorbets d'excellence", explique Guido, en faisant faire le tour du propriétaire.

Ils y produisent en suivant des normes bio l'ensemble de leurs besoins en poires, pêches et abricots, une partie pour les melons et les fraises, et y expérimentent de nouvelles variétés.

 

Certains puristes jugent toutefois que Grom ne fabrique pas le véritable "gelato" à l'italienne, qui doit être fabriqué entièrement sur le lieu de vente, alors que le glacier produit les "bases" (pulpes de fruits, arômes...) à Turin, avant de les livrer dans ses boutiques, où les glaces sont confectionnées.

 

L'histoire de Grom est une "success-story" comme l'Italie en a peu connu ces dernières années.

 

Frappée par une profonde crise, la péninsule voit partir de nombreux jeunes, effrayés par un chômage massif, tandis que le patronat ne cesse de dénoncer une bureaucratie étouffant l'esprit d'entreprise.

 

Une vision démentie par les patrons de Grom qui croient plus que jamais dans le "bel paese".

 

Rejetant le "mythe du pays étranger" où "tout est plus facile" même s'il "y a cru aussi à un certain moment", Federico Grom assure avoir rencontré "beaucoup plus d'obstacles bureaucratiques à Los Angeles qu'à Turin, Milan ou Venise".

 

"L'Italie est un des pays les plus beaux au monde, offre encore de grandes opportunités et est riche de talents", juge-t-il, disant espérer "que de nombreux jeunes croient encore en eux-mêmes car on peut transformer ses rêves en réalité".

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E.coli:steaks Spanghero hors de cause

E.coli:steaks Spanghero hors de cause | Europe-US Agroalimentaire | Scoop.it

publié le 23/06/2011 


La société Maison Spanghero a annoncé que l'analyse du laboratoire national de référence montrait que la bactérie E.Coli pathogène était absente des steaks hachés retirés de la vente hier par le groupe et a indiqué dans un communiqué que l'alerte était levée.

 

La société, basée à Castelnaudary (Aude), a annoncé hier avoir retiré 12 tonnes de steaks hachés "après avoir constaté la présence de la bactérie E.coli dans un lot", a précisé à l'AFP le directeur général Laurent Vanderpotte, se réjouissant que "l'analyse ait prouvé qu'il ne s'agissait pas d'une E.coli pathogène".

"A l’issue des analyses réalisées, le Laboratoire National de Référence conclut à l’absence de STEC [E-Coli] O157H7 hautement pathogène selon l'avis de l'AFSSA dans les prises d'essais analysées", a indiqué le groupe de production alimentaire.

L’alerte sur les produits "viandes hachées fraîches" retirés et rappelés par Spanghero est donc levée, ajoute le groupe cédé en 2009 par la famille des rugbymen Spanghero à la coopérative basque "Lur Berri".

 

M. Vanderpotte indique que son groupe avait déclenché l'alerte après avoir eu lundi le résultat d'un "autocontrôle non conforme dans un lot de fabrication de steaks hachés frais". Il a commencé dès le début de la semaine à retirer les produits concernés.

Il s'agit de steaks hachés, de boulettes et de produits hachés frais commercialisés sous les marques "Maison Spanghero", "Steak Country" et "Bien Vu", avec des dates limites de consommation s'échelonnant suivant les produits du 20 au 25 juin.

 

Ils sont distribués en grandes surfaces (Intermarché, Leclerc, Le Mutant, Lidl, Magasins U...) et dans 6 à 700 magasins indépendants, dans tout le sud de la France, mais aussi dans l'Ouest et en Corse. "On savait qu'il y avait une souche dangereuse pour la santé publique, on s'est comporté en industriel responsable", a déclaré le directeur général, en soulignant que "l'affaire allait coûter plusieurs centaines de milliers d'euros du fait des retraits mais surtout de l'arrêt des commandes depuis 48 heures". "La clé est de retrouver la confiance de nos clients, qu'ils reconnaissent notre professionalisme", a ajouté M. Vanderpotte.

 

La contamination par la bactérie E.coli, dont une souche a fait une quarantaine de morts en Europe, a provoqué récemment 8 hospitalisations d'enfants dans le Nord de la France. Des steaks hachés surgelés SEB ont été retirés de la vente dans les magasins Lidl situés au nord d'une ligne Bordeaux-Lyon. Sept personnes étaient par ailleurs hospitalisées jeudi soir à Bordeaux, dont trois dans un état grave, selon la préfecture de la Gironde.

 

La préfecture a mentionné que les premières investigations écartaient un lien avec les cas groupés de syndrome hémolytique et urémique (SHU) survenus dans le Nord/Pas-de-Calais.Le directeur de maison Spanghero a affirmé "avoir eu l'assurance que ses produits n'étaient pas en cause à Bordeaux".

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Industrie: l'Etat veut sauver une filiale française du géant américain de la crème glacée

Industrie: l'Etat veut sauver une filiale française du géant américain de la crème glacée | Europe-US Agroalimentaire | Scoop.it

7 août 2012

 

L'Etat français veut tout mettre en oeuvre pour sauver le fabricant de glaces Pilpa, filiale du géant américain de la crème glacée R&R, menacée de fermeture dans le sud de la France, a indiqué mardi la préfecture du département français de l'Aude.

 

La fermeture de cette société, rachetée en 2011 par le groupe R&R détenu par un fonds d'investissement américain, laisserait 124 personnes sans emploi.

 

"Dans un contexte particulièrement difficile, il importe que l'Etat mette tout en oeuvre pour maintenir ou, à défaut, assurer une reprise d'activité sur le site", dit la préfecture dans un communiqué publié.

 

Le représentant de l'Etat avait rencontré lundi la direction de Pilpa SAS et mardi, une délégation de salariés.

 

Le préfet a dit aux représentants du personnel qu'il suivait le dossier "en liaison permanente avec le cabinet du ministre au Redressement productif", chargé au sein du nouveau gouvernement socialiste de la lutte contre la désindustrialisation.

L'Etat étudie aussi les perspectives de reprise du site.

 

Le projet de fermeture a été annoncé le 5 juillet au comité d'entreprise. La direction invoque la détérioration des résultats du groupe R&R à cause d'une concurrence accrue et d'une augmentation importante du coût des matières premières. Lionel Rolland, directeur général pour la France, où R&R a trois autres sites, a réaffirmé mardi à l'AFP la nécessité de "sauvegarder la compétitivité" du groupe.

 

R&R est également présent en Allemagne, au Royaume-Uni et en Pologne.

 

Un syndicat, la Confédération générale du travail, a accusé R&R d'avoir racheté Pilpa pour le fermer et se débarrasser d'un concurrent tout en récupérant ses volumes et ses licences.

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