Afrique: Histoire , Art et Culture
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« Ouvrons les archives sur le meurtre de Thomas Sankara »

« Ouvrons les archives sur le meurtre de Thomas Sankara » | Afrique: Histoire , Art et Culture | Scoop.it

Le chercheur au King’s College, Vincent Hiribarren, raconte son casse-tête pour accéder aux archives françaises sur l’assassinat de l’ex-chef d’Etat burkinabé.


Thomas Sankara a été assassiné le 15 octobre 1987. Presque trente ans plus tard, l’identité de son meurtrier est toujours inconnue. En tuant Sankara, le ou les coupables ont cherché à étouffer les idées d’un homme devenu une figure emblématique de la révolution en Afrique. Les suspects ne manquent pas : Blaise Compaoré, des mercenaires du Liberia, des Libyens, des Ivoiriens ou encore des Français. Au Burkina Faso, une enquête a déjà été ouverte et des personnes inculpées. Par ailleurs, François Yaméogo, un juge d’instruction burkinabé, a lancé une commission rogatoire pour demander la levée du « secret défense » en France.


Un secret bien gardé par la France

La France pourrait bien avoir sa part de responsabilité dans cet assassinat. Après tout, les relations entre François Mitterrand et Thomas Sankara étaient tendues depuis le voyage présidentiel français au Burkina Faso en novembre 1986. La question de la dette semblait en particulier se trouver au centre des divergences entre les deux dirigeants. Le discours de Sankara à Addis-Abeba trois mois avant sa mort révélait au grand jour les divergences entre l’ancien colonisateur et le Burkina Faso sur ce point précis.


Via Anna Gueye, Katell Rochard
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"La colonisation fut coupable de pas mal de crimes..."- par Maryse Condé -

"La colonisation fut coupable de pas mal de crimes..."- par Maryse Condé - | Afrique: Histoire , Art et Culture | Scoop.it

Quand Emmanuel Macron a parlé de la colonisation comme d’un “crime contre l’humanité”, la romancière de “Ségou” a éprouvé le besoin de lui répondre. Voici son texte. 


« On me lance à la tête des faits, des statistiques, des kilométrages de routes, de canaux, de chemins de fer.


Moi, je parle de milliers d’hommes sacrifiés au Congo-Océan. Je parle de ceux qui, à l’heure où j’écris, sont en train de creuser à la main le port d’Abidjan. Je parle de millions d’homme arrachés à leurs dieux, à leur terre, à leurs habitudes, à leur vie, à la danse, à la sagesse.
Je parle de millions d’hommes à qui on a inculqué savamment la peur, le complexe d’infériorité, le tremblement, l’agenouillement, le désespoir, le larbinisme.»

Je ne saurais décrire l’effervescence que ces lignes causèrent en moi. J’avais vingt ans. Pour mon anniversaire ma grande amie Françoise dont le père enseignait l’histoire à la Sorbonne m’avait offert ce petit volume rouge et or intitulé «Discours sur le Colonialisme» paru aux éditions Présence Africaine en 1950. Quel en était l’auteur? Un poète martiniquais du nom d’Aimé Césaire.


Bien que née à la Guadeloupe, l’île voisine, alors que je connaissais sur le bout des doigts Rimbaud, Apollinaire, Gérard de Nerval, je n’en avais jamais entendu parler.

C’est que ma mère m’avait endormie en me lisant les contes de Perrault, ma main serrée dans celle de Cendrillon ou de la Belle au Bois Dormant.

Mon père, par l’intermédiaire d’un négociant des quais, commandait en France ses caisses de champagne et les livres de la Bibliothèque Nelson que mon frère et moi étions seuls à dévorer.


A douze ans je connaissais tout Victor Hugo. Vue cette éducation, je croyais que les Noirs poussaient aux Antilles comme les goyaves poussent aux goyaviers et les fleurs parfumées de l’ylang-ylang aux arbres du même nom. Natifs natals. Je ne savais pas qu’ils étaient parvenus dans les îles de la Caraïbe au terme d’une douloureuse dépossession.


Est-ce à dire que dès lors ma vie changea radicalement? «Je suis une colonisée», me répétais-je avec ivresse, paradant mon identité découverte. Non, la France n’était pas ma mère patrie, ma métropole. Mon peuple qui avait tant souffert était une victime et je devais tout faire pour le soulager. «Discours sur le Colonialisme» devint dès lors ma Bible et sans exagération, c’était en partie à cause de lui que je partis pour l’Afrique.


[...] Après ce tumulte, que dirais-je aujourd’hui, moi vieillarde, fuyant le fracas des villes, réfugiée dans la paix du Lubéron et se bornant à dénombrer les naissances de mes arrières petits-enfants?

Si je reste convaincue que la colonisation fut coupable de pas mal de crimes, je n’en demeure pas moins persuadée que pendant les régimes qui suivirent sous les soleils des indépendances, pour emprunter l’expression de l’écrivain ivoirien, notre ami trop tôt disparu, Ahmadou Kourouma, il s’en commit un aussi grand nombre. Comme par le passé, les dirigeants ne se soucièrent guère du bien-être de leur peuple et les laissèrent ignorants, affamés, victimes de toute les détresses. Le flot de migrants qui se presse aux portes de l’Europe en fait foi.


Ma petite Guadeloupe, elle n’a pas connu les indépendances. En 1946 elle a changé de nom de baptême et demeure un Département Français d’Outremer. Hélas ! Elle non plus ne va pas bien. Le chômage et les violences de toutes sortes y font des ravages. Des endroits où je me baladais en toute quiétude enfant, les plages où je me baignais, sont devenus le théâtre des crimes les plus effroyables.


Alors que conclure ? Mais précisément faut-il conclure? Ne concluons pas. Rêvons plutôt, imaginons. L’histoire du monde n’est pas finie. Déjà des esprits éclairés prédisent la mort de l’Occident. Un jour viendra où la terre sera ronde et où les hommes se rappelleront qu’ils sont des frères et seront plus tolérants. Ils n’auront plus peur les uns des autres, de celui-ci à cause de sa religion ou de celui-là à cause de la couleur de sa peau, de cet autre à cause de son parler. Ce temps viendra. Il faut le croire.


Via Katell Rochard
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Algérie : 2 000 kilomètres d'ateliers artistiques

Algérie : 2 000 kilomètres d'ateliers artistiques | Afrique: Histoire , Art et Culture | Scoop.it
REPORTAGE. À partir d'un questionnement sur les axes, routes et frontières, Riad et ses comparses ont imaginé une caravane artistique à travers l'Algérie.

Via Alexandra SAIFI
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«Bien des expressions et rites religieux berbères ont survécu aux temps immémoriaux» | El Watan

«Bien des expressions et rites religieux berbères ont survécu aux temps immémoriaux» | El Watan | Afrique: Histoire , Art et Culture | Scoop.it

Maître Mahieddine Khelifa, avocat à la Cour suprême, bien connu au barreau d’Alger, a publié un ouvrage de référence relatant la vie quotidienne d’une famille juive en terre d’islam depuis le Maghreb médiéval jusqu’à l’époque contemporaine, et partant, celle de toute cette communauté. Il y relève de nombreuses similitudes au niveau de nombreuses expressions courantes, des pratiques culturelles et certains rites religieux qui ont survécu depuis les temps immémoriaux. Il évoque dans cet entretien, qu’il a bien voulu nous accorder, l’origine linguistique et géographique de formulations religieuses imputées à la civilisation égyptienne, ainsi qu’à la religion hébraïque, mais qui, en réalité, portent les traces indélébiles de la langue berbère. L’auteur le démontre avec brio à travers des exemples d’expressions et de pratiques religieuses qui étonneront les lecteurs...


Via musée du quai Branly - Jacques Chirac
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Vol d'une stèle funéraire antique au musée d'archéologie méditerranéenne de Marseille

Vol d'une stèle funéraire antique au musée d'archéologie méditerranéenne de Marseille | Afrique: Histoire , Art et Culture | Scoop.it

Une stèle funéraire de la collection d'antiquités égyptiennes des musées de Marseille a été volée, le week-end des 9 et 10 septembre.


Via Angèle Paoli | TdF Actu
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Solidaire, écologique, responsable : le tourisme autrement.

Solidaire, écologique, responsable : le tourisme autrement. | Afrique: Histoire , Art et Culture | Scoop.it
Une vague de nouveaux touristes décident, chaque année, de changer d'habitudes et tentent l’expérience d'un voyage responsable. Pour le meilleur, comme pour le pire.

Via Hubert MESSMER @Zehub on Twitter
Voix Africaine's insight:
Certaines ONG ont même lancé des campagnes de dissuasion. Car, s'il est pénible à formuler, le constat n'en demeure pas moins vrai : tout le monde ne peut pas aider, et la bonne volonté n'est pas, toujours, suffisante. Certains parcours, notamment au Bénin, ont même fini par être retirés des catalogues ; des touristes prenant en prétexte les distributions d'eau et la visite auprès d'enfants démunis pour obtenir la photo souvenirs parfaite. Plus grave, Sébastien Marot nous rappelle, toujours dans Libération, que l'enfer est bien souvent pavé de bonnes intentions: Les volontaires étrangers veulent tous ouvrir des orphelinats. Seulement, il faut les remplir ! Alors, croyant bien faire, ils retirent les enfants aux familles cambodgiennes pauvres, expliquant que c'est mieux, qu'ils ne savent pas s'en occuper. C'est raciste, colonialiste. Et si on retirait aux Français leurs enfants au seul motif qu'ils sont trop pauvres? D'autres choisissent de partir parce qu'ils traversent une mauvaise passe "Charge donc aux enfants étrangers de soigner les problèmes des Occidentaux".
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Catherine Bossis's curator insight, August 22, 4:11 AM
Téléphone sonne du 21 aout 2017 sur France Inter
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«Le Cri de la tourterelle», envoûtant voyage | Documentaires | Mediapart

«Le Cri de la tourterelle», envoûtant voyage | Documentaires | Mediapart | Afrique: Histoire , Art et Culture | Scoop.it

« La Zabaya », cantatrice traditionnelle du Niger, quitte un jour son village pour rejoindre Abidjan. Elle va tenter, par son chant, de ramener au pays « les vieux parents », dont le père du réalisateur Sani Elhadj Magori. Une épopée sur le poids de l’exil, portée par une femme fabuleuse qui, à 75 ans, n’a perdu ni sa voix ni sa langue.


En 62 minutes, le documentaire de Sani Elhadj Magori nous fait traverser non seulement l’Afrique de l’Ouest mais aussi le temps. Sa véritable prouesse, cependant, est de mettre en images la magie d’une légende.


Via Katell Rochard
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Le Paris des Arts d'Oumou Sangaré | France 24

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Pour la rentrée, la chanteuse malienne Oumou Sangaré nous emmène dans les coulisses du cabaret le plus connu au monde : le Moulin Rouge. Après quelques pas de french cancan, nous rencontrons le designer Were Were Bazin, devenu un incontournable de la mode africaine...[VIDEO]


Via musée du quai Branly - Jacques Chirac
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OUT OF AFRICA : UN CADRE IDYLLIQUE AVEC DE SUBLIMES ACTEURS ! :) - MyGoodWorld.com

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MyGoodWorld est un monde d' #informations,de #voyages, de #livres,d'#évasion tropicale, de #bien-être, de #gastronomie et d'#art de vivre. Les #félins sont toujours présents aussi.

Via jeannick odier
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En Algérie, un clip défie le racisme contre les migrants subsahariens

En Algérie, un clip défie le racisme contre les migrants subsahariens | Afrique: Histoire , Art et Culture | Scoop.it

Le groupe Democratoz a réalisé un clip sur l’itinéraire d’une jeune fille migrante subsaharienne qui rencontre toutes les difficultés pour s’intégrer dans la société algérienne. Une démarche nécessaire selon son auteur, en réponse au racisme ambiant et à des récentes campagnes anti-migrant.
 
Pendant 7 minutes, le clip, sur une musique aux influences de diwane, de reaggae et de rythme afros, montre le quotidien d’une jeune fille anonyme, migrante d’Afrique subsaharienne qui fuit en Algérie pour échapper à la guerre, après la mort de ses proches. Mais sur place, l’espoir d’une nouvelle vie fait face aux regards défiants, aux moqueries, voire aux agressions commises par des Algériens.


Composée par Démocratoz, groupe algérien basé à Oran, la chanson est une réponse à une campagne virulente née sur les réseaux sociaux durant l’été 2017 sous le hashtag #لا_للافارقه_في_الجزاير "Non aux Africains en Algérie" et lancée le jour de la journée mondiale des réfugiés le 20 juin.


Très en colère après cette campagne, le chanteur algérien Sadek Bouzinou a voulu répliquer en écrivant cette chanson.


« Cette campagne était d’une violence absolument incroyable : c’est comme si la parole s’était libérée d’un coup. On n’a pas bien compris son origine : certains de mes contacts avaient évoqué une réponse à une affaire de viol d’une Algérienne par des migrants, d’autres affaires ont été évoquées mais aucune de ces histoires n’a été corroborée. Sur internet, c’était un flot de réactions racistes, dont personne ne connaissait vraiment l’origine ou la raison.

Je suis Algérien, né à Oran, et ce type de réaction, ce n’est pas digne de notre nation. Nous sommes une terre d’accueil, des gens chaleureux. J’ai voulu faire une musique pour rappeler que nous appartenons à un même continent, et que dire "Dehors les Africains ", ça n’a pas de sens.»


La campagne avait créé un vif débat en Algérie, puisque plusieurs personnalités politiques proches du président Bouteflika en avaient profité pour critiquer les migrants subsahariens, accusés de "violences contre les Algériens" et d’être une "source de crimes, drogue et autres fléaux".


[...] Comme l’explique Jeune Afrique, la principale particularité de la gestion des migrants en Algérie réside dans l’inscription au pénal de l’immigration illégale. Leur entrée sur le territoire algérien est pénalisée, tout comme le séjour et la sortie irrégulière du territoire algérien.


Les migrants sont donc plus vulnérables : ils ne peuvent pas porter plainte lorsqu’ils subissent des violences ou des agressions, sans prendre le risque d’être poursuivis sous le chef d’inculpation "d’immigration clandestine". Par ailleurs, l’Algérie ne possède pas de législation nationale concernant le statut des réfugiés et des demandeurs d’asile.


Via Katell Rochard
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Colonisation : menons des actes qui nous rendent fiers !

Colonisation : menons des actes qui nous rendent fiers ! | Afrique: Histoire , Art et Culture | Scoop.it

Le débat autour des statues d'anciens militaires du camp esclavagiste aux États-Unis nous rappelle la lutte que nous devons mener pour décoloniser la Belgique. Nous ne devons pas détruire les symboles du passé mais les encadrer et en construire de nouveaux.


1. Le Congo : un pays qui n'importe que des chaînes


Dans les années 1900, Edmund Morel, un jeune Anglais travaillant pour une société de transport anversoise, se demandait quel pouvait bien être ce pays extraordinaire. En effet, les bateaux en provenance de l'Etat indépendant du Congo revenaient chargés de caoutchouc et d'ivoire et repartaient avec dans leurs cales uniquement des armes et des chaînes.


La colonisation du Congo, menée d'abord sous Léopold II (1885-1908) et puis sous l'Etat belge (1908-1960), a été une immense entreprise de pillage. Les ressources ont été volées grâce au travail forcé, à la répression, à la violence armée, à la destruction culturelle et au massacre de masse des Congolais.


Les bénéficiaires de ce pillage, qui en ont tiré des bénéfices inimaginables, étaient la famille royale et l'élite belge qui dirigeait les grandes entreprises du pays. Ces entreprises qui ont bénéficié des richesses volées au Congo existent pour certaines encore aujourd'hui telle UMICORE (ex- Union Minière du Haut Katanga)(1) ou Suez-Tractebel (ex- Société Générale de Belgique) (2).


Mais il est important de rappeler qu'en Belgique, la toute grande majorité de la population n'a pas bénéficié de la colonisation. Au contraire, les dockers du port d'Anvers qui déchargeaient les caisses de caoutchouc ne profitaient pas plus des richesses produites que les Congolais vivant le long du lac Tanganyika. Et rares étaient les mineurs limbourgeois du début du XXe siècle qui pouvaient se permettre une excursion pour profiter de l'esplanade d'Ostende ou des arcades du Cinquantenaire.


[...] A côté des pilleurs, il y a aussi eu bon nombre de gens qui travaillaient durement par idéalisme. Parmi les administrateurs territoriaux, il y avait certainement des gens qui abusaient de leur pouvoir et position, mais il y en avait aussi des hommes généreux qui travaillaient jour et nuit dans des conditions extrêmement difficiles pour améliorer la vie des gens. (...) Ou ces syndicalistes belges qui appuyaient la grève de leurs collègues congolais de l'Union Minière et qui en étaient gravement punis. Sans oublier ces personnalités qui ont dénoncé toutes les exactions de l'entreprise coloniale.


Or tous ces gens n'ont pas de statues ni de rues à leurs noms. Les statues qui existent chez nous représentent bien l'entreprise coloniale en tant qu'entreprise de pillage et injuste envers le peuple congolais.


2. En Belgique il n'y a pas eu de décolonisation jusqu'au bout


Depuis l'indépendance du Congo, la Belgique n'a pas fait son travail de conscience sur la colonisation. L'espace public est truffé de références à la période coloniale. Nous avons une "Rue des colonies" dont la plaque bénéficie du sous-titre "En souvenir de l'annexion du Congo"(3).


Encore tout récemment, notre attitude douteuse vis-à-vis de notre passé colonial a refait surface. L'armée a décidé, 55 ans après l'indépendance du Congo, de rendre inaccessibles les archives de la Sûreté coloniale(4). Il est clair que ceux qui sont au pouvoir en Belgique ne veulent pas reconnaître les méfaits de la colonisation du Congo et que le travail de décolonisation n'a pas été mené jusqu'à son terme.


3. La décolonisation est pourtant nécessaire pour notre société.


La colonisation, même si elle n'a pas bénéficié à la grande majorité de la population, a injecté le virus du racisme, le seul moyen de justifier les atrocités commises.


De ce point de vue-là, la Belgique est un des pays les plus réactionnaires. Pour ne citer qu'un exemple, en 1958, lors de l'exposition universelle, on a mis en place un zoo humain composé de Congolais, placé derrière des barrières, que l'on pouvait visiter, alors que la pratique était d'un autre âge (5). Au même moment, la France avait un ministre africain issu des colonies(6).


Aujourd'hui, le racisme perdure. Les discriminations que vivent les gens issus des anciennes colonies font injure à notre société démocratique. (...)


Que voulons-nous? Que nos enfants jouent ensemble dans la rue Général Wangermée(7) , qui porte le nom d'un militaire qui a dirigé le pays où des mains étaient coupées pour du caoutchouc, ou sur la place Lumumba, un homme qui s'est battu pour une société plus juste?


Les symboles sont importants, car ils marquent notre culture commune.


4. Comment décoloniser l'espace public ?


Cette décolonisation ne se fera pas en enlevant les statues de Léopold II, il ne faut pas faire disparaître le passé.


Tout d'abord, nous devons encadrer tous ces symboles de la colonisation. Permettre à la génération actuelle et future de comprendre ce qui a été fait au nom de la Belgique. Par exemple, sous la statue de Léopold II, on pourrait ajouter une plaque qui indiquerait :

"Léopold II a été le deuxième roi des Belges entre 1865 et 1909. Durant son règne, il a pris l'initiative de conquérir le Congo et a géré ce pays comme sa propriété privée de 1885 à 1908. Pendant son règne, il a organisé l'exploitation brutale du pays, entre autres avec l'extraction obligatoire du caoutchouc. Des millions de Congolais ont souffert de la faim et des privations, d'autres ont dû fuir le pays. Le démographe Léon de Saint Moulin a calculé sur la base de recensements administratifs et de corrections mathématiques qu'en 1880, la population congolaise était comprise entre 15 et 20 millions d'habitants. En 1930, il n'y en avait plus que 10 millions. (8)"


Ensuite, il est important de donner une place aux victimes et à ceux qui se sont battus contre le colonialisme. Une place Patrice Lumumba et une statue pour les victimes de la colonisation seraient une bonne manière de mener ce processus. Patrice Lumumba a été le premier Premier ministre du Congo et a été assassiné avec l'aide de la Belgique. Avoir une place Lumumba c'est reconnaître la justesse de son combat.


Lumumba a été mis en prison et assassiné par notre gouvernement car il luttait contre la colonisation. Lui donner une place, c'est une manière de dire : "C'est lui qui avait raison à l'époque". Les Britanniques ont agi de même en faisant une statue de Gandhi, militant pour l'indépendance de l'Inde, juste devant le parlement à Londres.


Enfin nous pouvons voir au cas par cas, s'il est possible de remplacer certains noms de rues ou de places. Toujours en restant sur le thème de la colonisation, pour garder la trace de cette histoire, nous pouvons les renommer avec des noms de gens dont nous sommes fiers et qui représentent les valeurs que nous défendons aujourd'hui car ils se sont battus contre le colonialisme.


En agissant ainsi et en décolonisant notre espace public, nous passerions alors d'une histoire dont nous devrions avoir honte à un combat pour lequel nous pouvons être fiers.


Par Antoine Moens de Hase, Coordinateur du groupe INTAL CONGO


Via Katell Rochard
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Au large du Sénégal, l'archéologie sous-marine exhume l'Histoire de l'esclavage

Au large du Sénégal, l'archéologie sous-marine exhume l'Histoire de l'esclavage | Afrique: Histoire , Art et Culture | Scoop.it
A quelques kilomètres de Dakar, près de l'île de Gorée, symbole de la traite négrière, les archéologues sous-marins font remonter les stigmates de l'esclavage.

Via Marie Boudebes
Voix Africaine's insight:
L'archéologue Ibrahima Thiaw contemple depuis une plage de Dakar les îles qui bordent la capitale du Sénégal. Avec sa petite équipe de plongeurs, il s'apprête à partir à la recherche d'épaves gisant, il en est certain, à quelques encablures de la plus célèbre d'entre elles, Gorée, lieu de mémoire et symbole de la traite négrière. Du 15e au milieu du 19e siècle, des milliers d'esclaves africains ont transité par cette minuscule île située à cinq kilomètres à peine de Dakar, avant d'entreprendre une épouvantable traversée vers les Amériques.
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L’art africain, urbain et citoyen | Le Devoir

L’art africain, urbain et citoyen | Le Devoir | Afrique: Histoire , Art et Culture | Scoop.it

En tant qu’artiste, on la connaît sous le nom de Veeby, mais la Montréalaise Vanessa Kanga porte un autre chapeau, celui d’entrepreneure culturelle. À ce titre, elle organise depuis cinq ans le Festival Afropolitan Nomade, dont la 4e édition se déroule à Pointe-Noire, au Congo jusqu’au 19 août. Au programme, des artistes montréalais, congolais et d’ailleurs dans la Francophonie.


D’abord le concept, Vanessa le résume : « C’est celui de l’afropolitanisme, qui est développé par le chercheur Achille Mbembe. C’est le fait de dire qu’on est une nouvelle génération d’Africains urbains. On se définit par notre caractère cosmopolite, mais on est profondément enracinés dans notre culture africaine. J’aime beaucoup ce terme qui exige une combinaison d’ici ailleurs et de nous les autres ».


Pour ce festival qui est présenté chaque année dans un lieu différent, la responsable cherche des musiciens qui transmettent un message dans leurs oeuvres. Quel est-il ? « C’est le dialogue, les échanges interculturels, la revendication pacifique autour d’enjeux comme la démocratisation, la place des femmes ou le numérique dans la tradition orale. »


L’objectif du festival est de faire tourner des artistes en Afrique. « Les artistes africains ont un gros problème de mobilité, et les tourneurs n’ont pas souvent dans leurs carnets des villes comme Dakar, Abidjan ou Douala. Paradoxalement, nous à Montréal, on est des artistes de la diversité avec de gros problèmes de mobilité internationale parce qu’on a du mal à développer notre offre de concerts. Mais on peut se déplacer. Alors, on va les rejoindre », fait valoir Vanessa Kanga.


Artistes internationaux, financement local:

Pour le fonctionnement de l’événement, elle s’inspire du modèle de la franchise. Elle recrute les artistes montréalais et du monde, planifie le financement international et trouve des partenaires sur le terrain qui assurent la logistique et la programmation locale. On trouve du financement local et on s’associe généralement aux ministères de la Culture des pays hôtes (...)


En plus des spectacles, on y offre ateliers, conférences et résidences de création autour d’un thème. Cette année, il est question de « l’art et [du] dialogue au service de la paix ». Vanessa Kanga explique pourquoi : « À Pointe-Noire, on est à un jet de pierre de la République démocratique du Congo, où il y a des affrontements. On est donc trop près d’événements marquants pour ne pas parler de paix. »


Et la programmation là-dedans ? Très peu de têtes d’affiche, sauf Freddy Massamba. Du Congo, on accueille ainsi la chanteuse Lorna, l’important groupe de gospel Ecoma Gospel et Diofel, qui donne dans le slam et la poésie tout en travaillant avec les jeunes de la rue. Puis de Montréal, on offre le rappeur engagé Emrical, Veeby elle-même avec son puissant afrosoul, (...)


Le festival Afropolitan Nomade

À Pointe-Noire, au Congo, du 14 au 19 août


Via musée du quai Branly - Jacques Chirac, Katell Rochard
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« Thomas Sankara, l’homme intègre » un film de Robin Shuffield

« Thomas Sankara, l’homme intègre » un film de Robin Shuffield | Afrique: Histoire , Art et Culture | Scoop.it
L’homme intègre, c’est Thomas Sankara, président du Burkina Faso de 1983 à 1987. Un homme hors du commun qui a tenté de bousculer pendant son mandat les idées reçues sur l’Afrique et les Africains. Ce film documentaire retrace les quatre années de pouvoir de ce chef d’état étonnant, surnommé le Che africain, et connu de tous sur le continent pour ses idées novatrices, son franc-parler teinté d’humour ravageur, sa fougue et son altruisme.

À travers de nombreuses images d’archives, les témoignages de collaborateurs et d’hommes politiques de l’époque, ce film dresse le portrait de Thomas Sankara, jeune chef d’état assassiné pour avoir été trop vite et trop loin dans sa volonté de changement, tant au Burkina que sur le plan international.

> Regarder le film sur YouTube: https://www.youtube.com/watch?v=o5OrG9-nVso

+ Le Monde diplomatique http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2007-10-15-Thomas-Sankara-l-homme-integre

" Rarement président africain aura autant incarné la dignité et la volonté d’exister d’un continent meurtri. Assassiné le 15 octobre 1987, le président du Burkina Faso, Thomas Sankara, est devenu un symbole et une référence politique majeure pour toute l’Afrique. Les points cardinaux de son action, durant ses quatre ans au pouvoir, étaient : lutte contre la corruption, développement autocentré, condamnation du néocolonialisme, éducation et santé pour tous, émancipation des femmes. Dans tous ces domaines, il a adopté des mesures concrètes comme la réduction du train de vie de l’Etat (à commencer par le sien propre), interdiction de certaines importations de produits alimentaires et réforme agraire, campagnes de scolarisation et de vaccinations (pour lesquelles il a reçu les félicitations de l’Organisation mondiale de la santé), dénonciation des ingérences françaises, interdiction de la polygamie et lutte contre l’excision,..."


Via Katell Rochard, Christian Allié
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Art de rue: des artistes ghanéens exposent à Accra

Accra a accueilli la sixième édition du festival artistique "Chale Wote" dédié aux arts de rue et qui a pour but de servir de tremplin à des artistes afi
Via Marie Boudebes
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Corto Maltese, l'Africain dans "Equatoria" | France Inter

Corto Maltese, l'Africain dans "Equatoria" | France Inter | Afrique: Histoire , Art et Culture | Scoop.it
Le marin, né il y a 50 ans dans les pages de la revue Sgt. Kirk, reprend du service. En bateau et à terre, Corto Maltese se lance sur la piste du miroir du légendaire prêtre Jean. Il va éviter Malte une fois de plus, croiser de jolies femmes, sauver Churchill, compagnonner avec Henry de Montfreid avant de partir pour l’Afrique équatoriale…

Via musée du quai Branly - Jacques Chirac
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Exposition: «Paternités» de Amine Bennis | L'Economiste

Exposition: «Paternités» de Amine Bennis | L'Economiste | Afrique: Histoire , Art et Culture | Scoop.it

La fondation pour les Arts, la Culture et le Patrimoine du Groupe Crédit Agricole du Maroc organise à Rabat du 19 septembre au 6 novembre l’exposition «Paternités» de l’Artiste peintre Amine Bennis. Le vernissage aura lieu le 19 septembre à partir de 18h30 au siège du groupe bancaire...


Via musée du quai Branly - Jacques Chirac
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Pourquoi la télévision sénégalaise doit diffuser « Kemtiyu, Cheikh Anta »

Pourquoi la télévision sénégalaise doit diffuser « Kemtiyu, Cheikh Anta » | Afrique: Histoire , Art et Culture | Scoop.it

Voilà déjà plus de deux mois, suite à un violent choc affectif né de ma découverte et d’une ingurgitation quasi-boulimique du film « Kemtiyu, Cheikh Anta » d’Ousmane William Mbaye et de Laurence Attali, j’ai lancé une pétition adressée au Président Macky Sall et au ministère de la Culture.


Dans cette pétition je demande à l’État du Sénégal de s’impliquer fortement dans la vulgarisation du premier film/documentaire qui retrace les grandes lignes de la vie du savant sénégalais Cheikh Anta Diop, afin de lui donner une grande résonance nationale. À ce jour nous sommes près de 3 000 personnes à espérer une réponse des autorités.


Messieurs, notre demande vous parait-elle inacceptable, irréalisable ou même insensée ? Elle vous est destinée car vous êtes les garants de la sauvegarde et la transmission de l’héritage culturel.


Pourquoi une diffusion nationale, me direz-vous, Monsieur le Président ? La réponse est simple : parce que voilà déjà plus d’un an que « Kemtiyu » est sorti en avant-première, en petit comité, en mai 2016 au théâtre Daniel Sorano à Dakar et que cependant la grande majorité des Sénégalais n’a pas encore vu le film, et en a tout au plus vaguement entendu parler. Nous sommes nombreux à penser que cela n’est pas normal !


Mais en quoi une diffusion nationale de « Kemtiyu » est-elle vraiment importante ? Ça sert à quoi ? Est-ce uniquement pour que nous Sénégalais, Africains, puissions, le temps d’une communion nationale télévisuelle, nous enorgueillir d’avoir eu notre Super Savant Cheikh Anta Diop qui au moment où le débat sur une possible indépendance des colonies françaises d’Afrique faisait rage a eu le courage – certains diront le « culot », d’autres « la folie » – de clamer haut et fort que les peuples de l’Afrique sont à l’origine de l’une des civilisations les plus anciennes et les plus brillantes que l’humanité ait connues[1] ?


Alors oui, bien sûr pour beaucoup d’Africains cela a fait de l’homme Cheikh Anta Diop le porte-étendard de révolutions africaines auto-proclamées, une illustration d’une affirmation exacerbée de l’identité africaine ou un potentiel refus de soumission à l’Occident. Mais est-ce vraiment là l’objet de notre pétition ?


Je dis que non ! cette pétition vise à rappeler à nos dirigeants leurs responsabilités face au devoir de mémoire.


[...] Notre jeune République a besoin d’une identité forte représentée par des symboles forts ! Nous avons besoin de nous construire notre propre récit national afin de savoir qui nous sommes et ce que nous voulons devenir. Nous ne cessons de réclamer avec force des droits au reste du monde. Nous ne cessons de réclamer le droit à la dignité et à la reconnaissance de notre identité et de notre histoire. Pourquoi le monde nous donnerait-il ce droit si nous-mêmes le bafouons ?


Cheikh Anta Diop, un exemple pour la jeunesse


N’avons-nous pas reproché au président Macron d’avoir dit que le défi de l’Afrique est « civilisationnel » ? Le temps des reproches fini, nous devons organiser les actions.


La diffusion de « Kemtiyu » à la télévision nationale est primordiale ! De surcroît, nous pensons que le président Macky Sall et le ministère de la Culture doivent prendre des mesures concrètes en ce sens car oui, c’est important ! C’est important pour le Sénégal et pour l’Afrique qui va mal. C’est important pour la jeunesse qui n’a plus de repères et qui a du mal à trouver son identité. La faute à qui ?


Cette jeunesse qui représente l’avenir prend le large, vide les territoires désœuvrés et choisit de défier la mort en Méditerranée pour aller s’inventer une vie hypothétique ailleurs. La faute à qui ?


Ceux d’entre nous qui avons goûté aux promesses de l’Occident et une certaine tranquillité de la vie, sommes souvent partis pour un ticket sans retour ! Si l’ancêtre Cheikh Anta était là, il serait profondément atterré ! Lui, son doctorat en poche et le savoir plein la tête, avait choisi de retourner s’installer à Dakar pour y monter, en dépit des maigres moyens dont il disposait, son laboratoire de datation au Carbone 14. Quoi de plus beau comme exemple à offrir à la jeunesse ?


Malgré les difficultés rencontrées par les auteurs de « Kemtiyu, Cheikh Anta Diop » pour réunir des témoignages et documents authentiques de l’époque, ce film est un formidable outil que nous devons nous approprier et transmettre aux générations futures. Il contribue sans aucun doute à dépoussiérer un pan de l’histoire contemporaine africaine en redonnant vie à l’un de ses plus notables protagonistes. De « Kemtiyu » je retiens un enseignement, je l’avoue, avec un ressenti très personnel : Cheikh Anta Diop était un esprit libre, de ceux de la trempe de Thomas Sankara. Il nous a exhorté à questionner le savoir dominant et à apprendre à penser par nous-mêmes.


Finalement, il est important de rappeler que depuis mai 2016, « Kemtiyu », qui est à mon sens un travail de mémoire universel, a été diffusé par certains médias français et internationaux. Le film a valu à ses auteurs de nombreuses récompenses en Afrique et dans le reste du monde. Le Sénégal ne peut pas être en reste ! Au nom des nombreux signataires de la pétition, j’invite les autorités sénégalaises à participer à un grand mouvement citoyen pour faire vivre sans cesse et sans relâche, la mémoire de « l’ancêtre » Cheikh Anta Diop. 


> TRAILER “KEMTIYU, CHEIKH ANTA” - A film by Ousmane William Mbaye - 3’  https://vimeo.com/201669544


> Vidéo : extrait du film Kemtiyu - Cheikh Anta, par Ousmane William Mbaye Publié le 29/11/2016 | Le Point Afrique 

http://afrique.lepoint.fr/videos/video-extrait-du-film-kemtiyu-cheikh-anta-par-ousmane-william-mbaye-29-11-2016-2086682_2367.php


> La pétition adressée à Président de la République du Sénégal Mr Macky Sall:

https://www.change.org/p/pr%C3%A9sident-macky-sall-diffuser-kemtiyu-cheikh-anta-diop-%C3%A0-la-t%C3%A9l%C3%A9vision-nationale-c-est-un-devoir-de-m%C3%A9moire-signez-la-p%C3%A9tition


Via Katell Rochard
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«Les Médiatrices», la paix en chantant | Documentaire

«Les Médiatrices», la paix en chantant | Documentaire | Afrique: Histoire , Art et Culture | Scoop.it

Pour ramener le calme dans un village du Niger, « La Zabaya », célèbre et vieille cantatrice, convainc trois autres chanteuses populaires d’organiser ensemble un concert. Dans cet étonnant documentaire de Sani Elhadj Magori, le chant et la musique retrouvent d’antiques pouvoirs.


Il y a deux semaines, nous diffusions le documentaire Le Cri de la tourterelle (toujours visible ici) et découvrions « La Zabaya ». « La voix magique de la chanteuse nigérienne est capable d’envoûter les âmes. Grâce à elle, mon père est revenu de l’exil », racontait le réalisateur Sani Elhadj Magori. Quatre ans plus tard, il revient la chercher pour qu’elle apaise la colère de villageois qui s’affrontent. Mais, cette fois, elle sait qu’elle aura besoin de la nouvelle génération pour toucher les cœurs.


Via Katell Rochard
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À Dakar, avec Selly Raby Kane - France 24

À Dakar, avec Selly Raby Kane - France 24 | Afrique: Histoire , Art et Culture | Scoop.it
LE PARIS DES ARTS : Cette semaine, le Paris des Arts s'envole au pays de la Terranga et pose ses caméras dans la capitale sénégalaise, Dakar. Notre invité
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L'autobiographie imaginée de Frantz Fanon - par Raphaël Confiant

De son travail de psychiatre à Blida en Algérie à son lit d’hôpital près de Washington où il mourra en 1961, en passant par son enfance à la Martinique et ses études en France… Dans «L’insurrection de l’âme», chez Caraïbéditions, Raphaël Confiant livre une autobiographie imaginée du psychiatre et militant révolutionnaire martiniquais Frantz Fanon. 


Via Katell Rochard
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FESTIVAL DES ARTS VODOUN : Bruxelles accueille la 2ème édition de l’événement le 09 septembre | Courrier des Afriques

FESTIVAL DES ARTS VODOUN : Bruxelles accueille la 2ème édition de l’événement le 09 septembre | Courrier des Afriques | Afrique: Histoire , Art et Culture | Scoop.it

L’Atomium de Bruxelles va accueillir le samedi 09 septembre 2017, la deuxième édition du Festival des Arts Vodoun. Créé depuis 2013, l’événement a connu sa première édition en octobre 2016 grâce au soutien effectif du Chef de l’Etat béninois et des partenaires privés. Durant deux jours, la première édition a mis en valeur les arts Vodoun afin de mieux les révéler au monde. Pour cette année, plusieurs activités sont au programme.

Il s’agit d’une conférence sur le thème « Vodoun et rites initiatiques » qui sera animée par d’éminents professeurs d’université et prêtre Vodoun venus du Bénin, de Haïti et de Belgique ; de la promotion des performances de plasticiens et sculpteurs venus d’Afrique et des Caraïbes à travers des expositions d’œuvres d’arts ; des dégustations de mets typiques mettant en lumière le principe de la consommation modérée des richesses et enfin un concert live d’inspiration Vodoun qui sera animé par des artistes et groupes « Vaudou Game » et « Pépé Oléka »...


Via musée du quai Branly - Jacques Chirac
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Etre femme et photographe dans le monde arabe

Etre femme et photographe dans le monde arabe | Afrique: Histoire , Art et Culture | Scoop.it
Retrouvez la rencontre "Etre femme photographe dans le monde arabe". À l'institut du monde arabe le 21 septembre 2017.

Via Caroline Claeys
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Quand la culture et l’alimentation se fêtent ensemble, c’est la fête de l’igname au Bénin !

Quand la culture et l’alimentation se fêtent ensemble, c’est la fête de l’igname au Bénin ! | Afrique: Histoire , Art et Culture | Scoop.it

Le blog de Marthe MONTCHO


A la date 15 Août de chaque année, c’est la fête de l’igname au Bénin. Cette fête draine des milliers de Béninois et touristes vers Savalou, la cité des Gbaguidi. La commune de Savalou est connue comme le lieu géoculturel par excellence où se célèbre l’igname. Cette fête est l’appartenance des groupes socioculturels tels que les Mahi, Nagot, Bariba, Dendi et autres ethnies. L’igname est ancrée dans les habitudes alimentaires de ces populations et constitue un marqueur de leur identité.


L’igname conserve cet avantage face à la concurrence d’autres produits amylacés moins marqués culturellement . Au contraire du manioc, du maïs ou du riz, l’igname est un produit natif de ces régions et est ainsi profondément ancrée dans la culture de leur population. Chez plusieurs groupes ethniques, sa consommation est fortement ritualisée, régie, à chaque nouvelle récolte, par des cérémonies entretenant la cohésion des groupes sociaux et activant leur identité : les fêtes de l’igname.


L’igname a joui et continue de jouir auprès de certains groupes socioculturels, dans une certaine limite, de traitements particuliers qui font que certains la considèrent comme une culture sacrée. Dans la symbolique coutumière, c’est au travers de l’igname que renaît la vie des ancêtres. Manger l’igname, c’est bien sûr se nourrir, mais c’est surtout une communion . Ainsi donc l’igname est l’une des cultures qui revêt une importance aussi bien alimentaire, culturelle qu’économique pour les populations d’Afrique de l’Ouest dont le Bénin.


[...] L’igname pilée occupe une très bonne position parmi les produits consommés par les populations, quel que soit leur niveau de prospérité. Elle s’est insérée dans les habitudes alimentaires des ménages urbains et sa consommation dépasse désormais les aires géographiques traditionnelles des milieux ruraux. L’igname est consommée sous diverses formes dont la plus prisée est ‘l’igname pilée’ connue sous le nom de « agou » au Sud et au Centre Bénin et « tchokourou » au Nord Bénin [et  « fufu » dans la région des Plateaux au Togo].


Par ailleurs, le pilage d’igname tant dans les ménages que dans les restaurants, est un travail fastidieux (forte dépenses d’énergie physique) pouvant durer une trentaine de minutes environ...

[ des alternatives existent depuis quelques années comme le "Foufoumix", une machine électro-mécanique inventée au Togo:

> http://made-in-togo.com/post/foufoumix-la-machine-a-foufou-made-in-togo-121 ; ]


Quant à la conservation et la transformation de l’igname, la faible durée de conservation se traduit par de fortes variations saisonnières de disponibilité et par conséquent de prix. Une filière marchande de cossettes d’igname précuites et séchées, fabriquées surtout à partir des variétés kokoro (du groupe Dioscorea cayenensis-rotundata) à petits tubercules.


Ce développement s’est accompagné de la diffusion d’une préparation culinaire à base de farine de cossettes, l’a m a l a,

et a permis de lever la plupart des contraintes rencontrées dans les filières dominées par les tubercules frais. Sous la forme de cossettes séchées, l’igname peut se conserver plusieurs mois, voire une année si les conditions de stockage permettent d’éviter les attaques d’insectes.


via https://www.facebook.com/groups/432146796945915/?multi_permalinks=772444076249517¬if_t=group_activity¬if_id=1502898628171132


+ Vidéo: Togo: L'invention du ''foufoumix'', la machine à faire du foufou

https://www.youtube.com/watch?v=7lwAPBiaFH0


Via Katell Rochard
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A Nice, l’art béninois des bagages et du recyclage

A Nice, l’art béninois des bagages et du recyclage | Afrique: Histoire , Art et Culture | Scoop.it
Les plasticiens retenus pour l’exposition « Stop Ma Pa Ta », à la Villa Arson, s’emparent des questions de migration, de consommation et d’urbanisation.
Voix Africaine's insight:
A deux ou trois exceptions près, les artistes retenus sont tous autodidactes et pratiquent le recyclage. « Ils travaillent tous avec la matière qu’ils ont à proximité, résume Dominique Zinkpè. Il y a une volonté de dompter ce qui les entoure et de lui donner un sens. » Ce sens de la récupération sonne comme une réplique à une surconsommation dont l’Afrique n’est pas indemne, avec l’afflux de produits bon marché made in China. « Les tomates sont mises en boîte en Chine avec des produits chimiques et revendues chez nous. C’est comme le wax qui est l’emblème de l’Afrique et qui n’est pas imprimé chez nous », grince Benjamin Déguénon, dont l’œuvre Stop Ma Pa Ta (« ma matière première n’est pas ta matière ») a donné le titre à l’exposition : « Avant, les colons venaient nous piller et nous faisaient travailler dans les plantations de canne à sucre. Aujourd’hui, leur politique, c’est de nous diviser en gardant la main. » En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/08/08/a-nice-l-art-beninois-des-bagages-et-du-recyclage_5169964_3212.html#FAiduD260ztBv3Mf.99
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