Une interdiction fragile et à portée limitée | Confédération Paysanne | Abeilles, intoxications et informations | Scoop.it

La loi votée le 15 avril à l'Assemblée nationale interdit de semer le seul OGM aujourd'hui autorisé à la culture, le maïs de Monsanto MON 810. Mais le Sénat doit encore l'adopter : elle ne sera donc applicable qu'après la fin des semis de maïs. Pour cette année, l'interdiction des cultures transgéniques repose sur un arrêté du 14 mars, contesté par l'AGPM* (1) devant le Conseil d'État qui doit se prononcer en urgence : le fera-t-il avant ou après la fin des semis ?

 

Et la Commission européenne a déjà annoncé sa volonté d'autoriser d'autres cultures d'OGM dès 2015 : faudra-t-il une nouvelle loi pour chaque nouvelle espèce autorisée ?

Ensuite, cette loi n'interdit pas les importations d'OGM que nous mangeons tous les jours transformés en œufs, viandes et autres produits laitiers. Elle n'interdit pas non plus les nouveaux OGM cachés et brevetés qui envahissent nos champs : tournesol, maïs et colza rendus tolérant aux herbicides (VrTH, cf. CS n°294)... N'étant pas étiquetés, ces produits passent inaperçus auprès des consommateurs qui n'en veulent pas.


États et Europe se renvoient la patate chaude...