Le placement de produits : de la visibilité et de l'image pour les marques, un complément de financement pour les prod | A little bit about my self.. | Scoop.it

Un film coûte cher. Du cachet des acteurs à celui du monteur en passant par le marketing, beaucoup d'euros sont nécessaires pour mener à terme un projet de cette envergure. Le placement de produits permet d'en alléger le coût. 

 La publicité est partout, c'est un fait. Dans les journaux, à la télévision et au cinéma. Elle fait vivre bon nombre de secteurs et on ne peut, objectivement, pas s'en passer. Le septième art n'échappe pas à la règle et vous pouvez découvrir de nombreux placements de produits dans les longs-métrages. Cette pratique n'est pas nouvelle, en 1901, Georges Méliès, le créateur du premier studio de cinéma de France, avait fait la promotion d'une marque de champagne dans son filmBarbe Bleue. Depuis ce temps-là, cela ne choque plus personne et cela passerait presque inaperçu si cela n'était pas si grossier, parfois. C'est le cas dans World War Z, réalisé par Marc Foster. Si la pellicule est bonne, il y a un passage ridicule où après avoir été privé d'eau pendant de longues heures, Brad Pitt tombe sur un distributeur qui propose... seulement du Pepsi. Dans la vraie vie, vous le savez, si vous êtes déjà tombés sur un distributeur, vous avez le choix entre plusieurs boissons différentes. Ce placement arrive à un moment où le spectateur est sous tension et du coup cela provoque un effet comique non volontaire. D'ailleurs, la scène est tellement ridicule que les Internautes s'en sont moqués. Une personne a même mis en ligne une vidéo où l'on voit la star boire le soda pendant 2 heures. 



Mais au-delà de cet exemple raté, le placement de produits est bien plus complexe. Dans les faits, il y a trois types de placements différents : 

- Le classique est le plus basique et donc aussi le plus agressif. Il consiste simplement à citer la marque dans une phrase inscrite dans le scénario. Exemple : ''Hey, tu as pensé à acheter du Coca-cola ?''.  

- L'évocateur est plus subtil et il dépend davantage du réalisateur. L'idée est d'intégrer le produit à un plan de façon naturelle. Typiquement, un acteur peut se saisir d'une canette d'Oasis et la boire en gros plan. 

- Le furtif est le plus discret et aussi le plus risqué pour les marques. Par exemple, les tenues créées par Jean-Paul Gaultier dans le Cinquième élément. 

''Notre rôle est de faire le lien entre les annonceurs et les producteurs, nous explique Jean-Dominique Bourgeois, le directeur associé de Place to be Media. Nous travaillons à partir des scénarios fournis par les producteurs pour essayer de trouver des annonceurs pouvant s'intégrer à l'intérieur de l'oeuvre. Nous offrons ainsi d'un côté une exposition à une marque via une oeuvre cinématographique et de l'autre un apport en budget ou contrepartie marchandise pour le producteur.'' Ce spécialiste du placement de produits nous a aussi confié qu'une marque peut débourser de 3 000 euros pour une petite production à 150 000 pour une production internationale et ''parfois plus si la marque est visible dans plusieurs séquences''. Pour ce spécialiste, ''l'intérêt de faire du placement de produits au cinéma est de donner une exposition aux produits ou à la marque durant toute la durée de vie du film (sortie salle puis VOD/DVD puis diffusion télé) mais aussi de faire évoluer les valeurs associées à la marque''. Oui, car si vous persuadez une production de faire porter votre marque de vêtements à Zooey Deschanel, elle sera, pendant longtemps, associé à l'élégance et au charme. Malin. 


Via Virginie Colnel