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Dans la salle de la Digital acceleration team (DAT) de Nestlé, un mur de 12 grands écrans affiche tout ce qui se dit sur le web à propos des marques du groupe. Tweets, posts Facebook, messages LinkedIn, échanges sur les forums, vidéos... prennent la forme de courbes, cartes et autres schémas, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. De quoi réagir très vite quand les voyants passent au rouge. Il faut dire qu’en 2010, Nestlé avait été pris au piège des médias sociaux avec l’affaire de l’huile de palme dans les barres chocolatées KitKat. Face à une attaque en règle de Greenpeace par vidéo YouTube interposée, il avait réagi de la pire des manières : le déni et même les menaces envers les internautes. Un désastre devenu un cas d’école. Pour autant, Nestlé se refuse à qualifier sa DAT de "war room". Arguant que ce programme est surtout un guide interne pour stimuler l’innovation numérique et l’intégrer pleinement dans la stratégie de marque et les activités.
"Les membres de la DAT viennent des quatre coins du monde pour entreprendre des projets transversaux, soutenir les unités d’affaires dans la gestion des communautés et bénéficier d’une formation de premier ordre, raconte un porte-parole au siège du groupe. Ils retournent ensuite sur leur marché d’origine pour transférer les connaissances acquises et transformer les initiatives numériques locales." Détail qui a son importance, la DAT est installée au siège, à l’étage de la direction. De quoi lui rappeler chaque jour, en images, l’impact des réseaux sociaux...
This presentation aims to explain how the digital world change the commerce forever. Digital, mobile, collaboration have changed forever the way we will do business in the future and interact with consumers.
Sur notre chiffre d'affaires mondial de 9,9 milliards de livres sterling sur l'exercice 2011-2012, 560 millions venaient du multicanal, c'est-à-dire du digital en magasin, des achats Web et mobiles livrés en magasin et des ventes full Internet. Pour l'exercice 2013-2014, soit deux ans après, nous visons 800 millions de livres de ventes multicanales.
Dans notre boutique des Champs-Elysées, nous avons lancé le service "clicks & bricks", qui par le biais de deux bornes rend disponible tout le catalogue du site marchand. En effet, l'offre est assez restreinte en boutique, se limitant à la mode femme et à la lingerie, ceci alors que les Parisiens auraient voulu un équivalent de notre ancien magasin du boulevard Haussmann, qui commercialisait aussi l'homme, l'enfant, la décoration... C'est donc une façon de répondre à cette attente, et bien sûr aussi de permettre aux clients de commander des tailles qui seraient indisponibles en boutique.
Nous avons lancé notre site mobile français mi-mars.
Enfin, nous allons œuvrer à éditorialiser l'offre du site en rédigeant des dossiers thématiques, par exemple pour que certaines fiches produits pointent vers l'histoire de l'article ou détaillent sa traçabilité.
Si l'ensemble du secteur intègre le numérique et propose une expérience cross canal, il est un fait intéressant : de nombreuses initiatives qui revoient complètement le concept du magasin concernent l'habillement masculin, jusque là un peu délaissé. En effet, une part conséquente du public masculin n'apprécie pas se rendre en magasin. Les raisons invoquées sont souvent le désintérêt pour cette activité, l'absence d'envie de devoir choisir parmi une montagne de produits, le manque de temps.
Dans le détail, il y d'abord ceux qui souhaitent réduire le temps passé en magasin, comme TaylorCorner,qui propose de réaliser des costumes et chemises sur mesure. Tout le choix se fait sur Internet. Il ne faut se déplacer que pour prendre ses mesures.
Autre exemple : ChicTypes, qui propose au client d'indiquer ses préférences, puis de se voir conseiller une garde robe par une styliste, et de se faire livrer les vêtements. Il y a aussi ceux qui préfèrent jouer sur la qualité de l'expérience, afin de donner envie de passer du temps en boutique. A l'image des Nouveaux Ateliers, aussi spécialisés dans le costume sur mesure, mais avec un système de cabine d'essayage qui scanne automatique les mesures et un accueil personnalisé. Ou de Sauver le monde des hommes, qui personnalise aussi l'expérience, favorise l'accès à l'information et au partage, et proposait même à ses débuts un système permettant de réserver une heure d'essayage et quelques vêtements. D'après Pierre Moreau, co-fondateur de la boutique, "le but premier est de faire vivre une expérience nouvelle aux clients". Pour cette boutique parisienne, cela passe ainsi par un Dresspad – grande tablette tactile offrant des informations sur le produit – et un Dressomaton – sorte de photomaton qui permet d'envoyer des photos à ses connaissances pour avoir des conseils lors des essayages. Enfin, il y a les acteurs qui jouent sur le rationnel, le pratique, en automatisant les processus. Comme Hointer, prototype américain de boutique dans laquelle les clients scannent des codes barres de jeans tous alignés, choisissent la taille et vont directement dans une cabine d'essayage où l'article les attend.
Showrooming, whether retailers like it or not, is here to stay. In fact, as smartphone usage grows, it's only going to increase. 43% of UK shoppers now use smartphones while on the move to compare prices and read product review. 57.3% are using wi-fi to find product reviews, which indicates they are considering a purchase and merely require some reassurance
Pour tout savoir sur le commerce du futur, tous les 3 et 4 avril à Paris Expo Porte de Versailles à Shop Innovation 21.
Au programme de ce salon Shop Innovation 21, toutes les innovations et les solutions pour préparer le commerce de demain, les meilleures stratégies des enseignes et de la distribution pour créer le lien entre le retail, l'e-commerce, le mobile et le social media. Avec les études de cas et les témoignages d'Auchan, BMW, Bricorama, Camaïeu, Cartridge World, DPAM, Etam, Leroy Merlin, Nature & Découvertes, Okaïdi, Orange, The Kooples... Et les innovations et nouveautés de plus de 50 experts présents pendant les 2 jours
Interview lors du E-Commerce One To One de Monaco.
Le consommateur qui sauve sur son compte les coupons proposés sur Internet peut les utiliser en boutique en tapant son numéro de mobile lorsqu'il arrive en caisse.
Zavers, qui se base sur le numéro de téléphone mobile de l'utilisateur. L'internaute qui visite des sites marchands ou des sites de marque conserve dans son compte les coupons qu'on lui propose. Au moment d'acheter en magasin physique, il n'a qu'à taper son numéro de téléphone (ou, bien sûr, fournir sa carte de fidélité) pour que son coupon soit pris en compte : le vendeur n'a pas besoin de scanner un coupon mobile ou papier. Selon Google, les marchands et les marques y gagnent une visibilité en temps réel sur la rapidité d'utilisation des coupons ainsi que la possibilité d'analyser les préférences des consommateurs pour mieux cibler leurs coupons. En outre, le service ne les facture qu'au moment où le consommateur utilise le coupon.
Ce lancement intervient suite à l'acquisition en 2011 de la startup Zave Networks, spécialisée dans la numérisation de coupons et de programmes de fidélité, puis au rachat en novembre 2012 d'Incentive Targeting, technologie de ciblage des comportements de consommateurs (Google acquiert un spécialiste des coupons de réduction)
Un deuxième Big Bang s’annonce pour les marchés de vente en ligne, toujours plus concurrentiels, avec la montée en puissance des ventes de produits d’équipement de la personne et de la maison, « nouveau champ de bataille numérique », en complément de la catégorie médias et divertissement, obligeant ainsi les e-commerçants à prendre en compte les nouvelles attentes des consommateurs en matière d’expériences d’achat.
Quatre tendances lourdes :
1. Premier constat : le consommateur met désormais à son service toutes les nouvelles technologies dont il dispose – web, mobile, réseaux sociaux – pour optimiser son processus ou sa « productivité » d’achat, dans le cadre d’une logique multi-canal. 2. Deuxième constat : le consommateur est de plus en plus impatient et cherche avant tout à gagner du temps, ou à ne pas en perdre. Il se renseigne sur Internet ou sur son mobile pour passer le moins de temps possible en magasin (c’est le cas de 9 personnes sur 10 selon l’IFOP). Il veut aussi passer moins de temps en caisse (91% d’entre eux le souhaitent d’après l’IFOP).
3. Troisième constat : le consommateur met désormais le commerce traditionnel et le commerce en ligne sur le même plan en termes de service client, et attend de la part de ces deux canaux les mêmes standards de qualité (Etude PwC).
4. Quatrième constat : le consommateur moyen est de plus en plus versatile, et profitant d’un marché extrêmement concurrentiel, n’hésite plus à changer immédiatement d’enseigne s’il estime qu’elle ne satisfait pas à ses critères de qualité : choix et disponibilité des produits, prix compétitifs, rapidité du processus d’achat, service et livraison rapide.
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Square fabrique un petit lecteur de carte bancaire – le "dongle" – qu'ils peuvent brancher sur la prise jack de leur smartphone ou tablette Apple ou Android, afin de les transformer en terminaux de paiement. A ce dongle est associée une application mobile qui gère les paiements, la facturation et la comptabilité.
Ce système permet donc à n'importe qui d'accepter les paiements par carte, sans autre frais que la commission de 2,75% perçue par Square sur la transaction. Le dispositif est par ailleurs gratuit, ne nécessite pas d'avancer de frais et n'est soumis à aucun engagement de long terme. Il a donc été rapidement adopté par une pléiade de petits marchands américains qui jusque-là n'acceptaient pas les cartes bancaires, séduits par la facilité d'utilisation du service et par le faible investissement financier nécessaire. Actuellement, Square revendique plus de 3 millions d'utilisateurs.
Surtout, avec Square, le marchand pourra dorénavant mieux connaître ses clients, avoir sous les yeux leur historique d'achat, leurs préférences ou leurs pré-commandes, pour mieux les acquérir et les fidéliser. Square propose par exemple à cet effet un outil de promotions ciblées. De plus, ces dispositifs permettront au marchand de mettre en place des "caissiers volants", qui délestent les caisses, prennent les paiements en terrasse ou encore se font régler sur le lieu d'une livraison ou de l'exécution d'une prestation. Et pourquoi pas de permettre au client du magasin d'effectuer lui-même la transaction sur son smartphone, avant de présenter son reçu à un vigile à la sortie.
Les possibilités de personnalisation offertes par Square sont à ce titre particulièrement intéressantes. Le consommateur utilisateur de l'application Square Wallet qui a déjà réalisé un achat chez un commerçant avec Square sera, à son prochain passage, identifié automatiquement via son smartphone. Pour payer, il n'aura même plus à sortir sa carte bancaire ou son porte-monnaie : il n'aura qu'à dire son nom. Sa photo s'affichera sur le terminal mobile du marchand qui l'identifiera et validera la transaction. Aux Etats-Unis, déjà 250 000 points de vente dont 7000 Starbucks acceptent le paiement par Square Wallet.
Social TV, gamification, collaboratif, social shopping, voilà quelques unes des tendances, plus ou moins nouvelles, illustrées dans ce livre blanc sur les stratégies digitales en 2013.
Dans une économie atone, chaque fois qu'un e-commerçant gagne, un commerçant perd. Pour la distribution traditionnelle, enseignes mais aussi commerces de proximité, il y a urgence à réagir. En utilisant Internet pour faire revenir les consommateurs en rayons.
Il faut trouver des mécanismes pour faire (re)venir les consommateurs en magasins. Car un consommateur sur deux entrant en magasin en ressort avec un produit, là où le taux de transformation du e-commerce est limité à 2 ou 3 % dans le meilleur des cas.
Un premier élément de réponse réside dans la création des Drive, ces services de collecte des courses appliquant les prix des magasins et utilisant leurs plates-formes logistiques. En trois ans, en France, on est passé de 50 à 2 000 Drive. Ce qui montre au passage la capacité de réaction de la grande distribution quand elle se sent réellement menacée. Si cette initiative lui a permis de remettre un pied sur Internet de manière efficace, ce mécanisme présente une lacune majeure : il se limite aux achats rationnels. Les enseignes perdent donc l'incrément de chiffre d'affaires qu'ils réalisaient en magasins avec les achats d'impulsion.
Pour aller plus loin, les commerçants doivent exploiter la formidable dimension média d'Internet. On ne parle jamais assez du temps passé par les individus sur le réseau des réseaux. Rappelons-nous de la phrase de Patrick Le Lay (ex-Pdg de TF1) sur le "temps de cerveau disponible". Pour les publicitaires, ce temps passé sur Internet constitue une opportunité de raconter « une histoire » aux consommateurs, de transformer Internet en moyen pour les attirer dans les surfaces de vente par des contenus pertinents. Non pas uniquement par des sites dédiés créés par les enseignes ou les commerçants indépendants, stratégie qui a montré ses limites, mais en profitant de la puissance d'acteurs établis dans cet écosystème pour capter l'attention des potentiels consommateurs. Car, en la matière, les positions sont bien établies. Tant sur Internet d'ailleurs que dans le mobile (avec le rôle de filtre joué par les places de marché applicatives) ou sur ce qu'on appelle le Web social ; ces trois media pouvant devenir des moyens complémentaires pour attirer les consommateurs en rayons.
La 1ère raison d’être en ligne, c’est la « notoriété ». La 2ème, c'est la génération de trafic en point de vente (web-to-store) La 3ème, c'est de vendre indirectement en ligne via les marketplaces
Via Nicolas Prigent
- Businesses use mobile for brand engagement rather than profit - Looking ahead, 32% believe that apps will become their most important mobile asse - 74% of businesses believe user experience is key for improving sales - 61% of businesses believe new products and services are key to growth
Nicolas Pienchot, Paul-Adrien Menez, Pierre Songy et Chirstophe Menez développent un service baptisé Zéros-Gachis qui vise à réduire les gaspillages alimentaires dans la grande distribution. Leur application permet de géolocaliser des produits dont la date d'expiration est proche et bénéficiant de réductions.
Via Nicolas Prigent
Avant de pouvoir embaucher de nouveaux collaborateurs pour développer leurs stratégies mobiles, les marketeurs se doivent de prouver le retour sur investissement que le mobile engendre.
Le retour sur investissement du marketing mobile reste la préoccupation première des entreprises. Mais paradoxalement, celles-ci ne disposeraient pas d’employés se consacrant à temps plein au mobile et donc à la mesure de ces fameux retours sur investissements. À l'heure actuelle, les entreprises feraient d'abord le choix de collaborer avec des agences externes pour le marketing mobile.
68% des marketeurs ont la nécessité de démontrer le retour sur investissement pour obtenir le budget pour les programmes mobiles et l'approbation d'embaucher de nouveaux employés à temps plein.
Une stratégie cross canal est la suite logique d’une stratégie multicanale : les différents canaux fonctionnent en synergie et de manière complémentaire.
Le site d’e-commerce Pixmania, contrôlé à 99 % par le britannique Dixons, a fermé depuis samedi ses 10 magasins en France et se retire de douze des 26 pays européens où il était présent, a-t-il annoncé lundi 25 février. Confronté à la baisse de ses ventes, le site, qui avait été l’un des premiers pure-players à ouvrir des magasins physiques, avait déjà fermé en janvier plusieurs de ses magasins en Espagne, au Portugal et en Belgique. Outre la fermeture de ses magasins physiques, Pixmania prévoit de recentrer son offre de produits sur ses « gammes historiques, que sont le high tech et l’électroménager » et de cesser ses activités dans douze des 26 pays où il était présent.
The first virtual grocery store on rail platforms in the US! Peapod, the online grocery retail and delivery partner of Giant Foods, deployed this campaign in...
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