Web 2.0 et société
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La société en mouvement « 2.0 » : quels enjeux, quelles opportunités, quel avenir ?
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Légiférer, interdire... Booking assigné en justice ! | La Tribu(ne) Ohayon

Légiférer, interdire... Booking assigné en justice ! | La Tribu(ne) Ohayon | Web 2.0 et société | Scoop.it
Booking assigné en justice ! Légiférer, interdire... Est-ce la bonne réponse à apporter ?
BeerBergman's insight:

Et ma réaction à l'article...

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Montebourg oublie que Gîtes de France pratique les mêmes commissions, alors qu'ils sont subventionnés en plus et opèrent en toute légalité. Jusqu'il y a pas longtemps, il était interdit de publier une annonce sur une autre plateforme que la leur, quand on était en service réservation. J'ai essayé à deux reprises à y rentrer, mais la directrice ne voulait pas de moi, car mes prix étaient trop élevés selon elle.... Juste un petit rappel des faits du genre "l'exception Française".

Je suis aujourd'hui un hébergeur multi-canal : pas de label français car accès à une clientèle qu'ils n'arriveront jamais à atteindre (néerlandaise) par mes propres moyens et gouvernance compliquée à comprendre pour l'étrangère que je suis, airbnb, booking. Le dernier m'apporte du business quand je le souhaite et pas plus, mais c'est d'un grand réconfort, car je n'ai rien d'autre à faire que préparer mes logements, accueillir et établir une facture et la plateforme m'apporte des clients en avant et arrière saison. 
La réalité est hybride, multi-canal et assigner Booking en justice est un acte idéologique à la Française. N'oubliez pas que le paysage touristique français ne consiste pas uniquement d'hôteliers ! Les hôteliers râleront deux fois, maintenant que Booking est partie à l'assaut des gîtes... et qu'ils remplissent bien leurs lits avec la plateforme. Et qu'ils en sont assez contents (selon les premières réactions que j'ai pu obtenir en tant que formateur dans la filière touristique).

D'ailleurs, je me déplace souvent pour mon autre travail, et les propos des hôteliers sont assez positifs au final, à ma grande surprise. 
Je pense donc qu'une vraie étude scientifique s'impose (qualitatif et quantitatif), pour en savoir un peu plus. Juste pour dire que Montebourg aurait mieux fait de financer une telle étude avant de prendre position et de pointer du doigt "ces plateformes étrangères" encore une fois. Dans la situation actuelle, c'est la dernière chose dont nous avons besoin...

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Does the Expedia billboard effect still exist for hotels? - Tnooz

Does the Expedia billboard effect still exist for hotels? - Tnooz | Web 2.0 et société | Scoop.it
The billboard effect is the term for how a hotel being listed on an OTA can push up bookings on the hotel’s own website by up to 25%. Is it still true?
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Fairbooking, élan collaboratif ou idéologie totalitaire ? | La Tribu(ne) Ohayon

Fairbooking, élan collaboratif ou idéologie totalitaire ? | La Tribu(ne) Ohayon | Web 2.0 et société | Scoop.it
Fairbooking, élan collaboratif ou idéologie progressivement totalitaire ? par Rémi Ohayon, auteur d'« Addiction, le hold-up des intermédiaires en ligne »
BeerBergman's insight:

Il me semble qu'on voit les mêmes logiques - inévitables ? - avec des initiatives semblables sur le fond (prise en main d'une économie par les prestataires et individuels) : airbnb, greeters, wimdu, ... Créées à la marge d'une industrie, d'une économie, toute initiative est vouée à se professionnaliser et du coup, à bouger vers le centre - ce qui créé de l'espace pour de nouvelles initiatives à la périphérie. On l'a vu avec les chambres d'hôtes (autrefois une tendance comme aujourd'hui airbnb : le contact avec l'hôte dans sa maison et son univers) qui aujourd'hui sont devenues des prestations hôtelières. D'ailleurs, les petits hôtels et les pensions de famille à la base... étaient souvent le fruit des initiatives de femmes d'artisans dans de petites villes : l'accueil chez l'hôte dans sa maison et son univers... Comme quoi.

***

Revenant sur l'idéologie prépondérante : ce qui est dit par rapport à Fairbooking est en train de se passer avec Uber et Airbnb : des logiques économique prennent le dessus et changent le ton, même si c'est peu audible dans un premier temps. A la base, on "vit" l'idéologie du début, mais pour combien de temps encore ? N'est-ce pas une évolution inévitable, celle-ci aussi ?

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La France : 1ère destination touristique, pourtant si loin des touristes…

La France : 1ère destination touristique, pourtant si loin des touristes… | Web 2.0 et société | Scoop.it
Par Nicolas colin





Quand un touriste vient en France, la valeur est captée partout, sauf en France (ou presque).


Si un touriste étranger vient passer quelques jours en France, occupe une chambre d’hôtel réservée via Booking, se déplace dans Paris en Uber, visite le château de Versailles, achète des vêtements chez H&M le dimanche (merci Laurent Fabius) et consomme des cafés chez Starbucks, quelle valeur a été créée sur le territoire français ?


Réponse : pas grand chose – tout juste de quoi payer quelques salaires au SMIC totalement exonérés de charges sociales (merci Manuel Valls), générer un bénéfice dérisoire (donc quasiment pas de recettes fiscales directes), rapporter un peu de TVA mais à taux réduit (merci Nicolas Sarkozy) et générer encore plus de dépenses publiques (car il faut entretenir le château de Versailles, dont l’activité est massivement subventionnée, et compenser les exonérations de cotisations par des prélèvements sur le budget de l’Etat ou des déremboursements de médicaments).


La France, première destination touristique, pourtant si loin des touristes…


Aujourd’hui être une destination touristique privilégiée ne crée plus de valeur localement. Il ne peut suffire, pour la France, de se reposer sur son patrimoine et de devenir un pays musée. La menace n’est pas la diminution du nombre de touristes mais l’appropriation par d’autres de la valeur produite par le patrimoine touristique de notre pays.  Le risque est que le patrimoine français devienne de la simple matière première pour des startups de la Silicon Valley. En développant un lien privilégié avec l’utilisateur, les entreprises de l’économie numérique captent de la valeur qu’elles redirigent vers leur pays d’origine (ou vers les paradis fiscaux) et créent ainsi un manque à gagner pour les opérateurs locaux.


Pas de statu quo possible avec les Barbares.


Comme ailleurs dans l’économie, il n’y a pas de cohabitation possible entre les entreprises en place et les Barbares. Les géants du tourisme de demain seront des software companies, ce qui ne laisse aux entreprises en place pas d’autre choix que d’innover pour espérer faire partie de cette cour des grands. L’hégémonie numérique dans la filière du tourisme n’est pas jouée : la disruption numérique ne fait que commencer et toutes les cartes n’ont pas encore été redistribuées. Le tourisme est même la filière rêvée pour créer un géant du numérique qui grandira à l’échelle globale depuis le territoire français.
L’innovation ne se décrète pas et la contre-offensive n’est pas une stratégie.


Mais il faut combattre avec les bonnes armes. Les Barbares ne peuvent pas être freinés par une énième bataille juridique ou réglementaire qui viserait à préserver les acteurs traditionnels d’une disruption inévitable.  Il faudra même peu de temps aux startups pour réussir à s’appuyer sur le capital touristique français et renouveler l’expérience touristique dont le monopole échappe en ce moment aux acteurs traditionnels. C’est à eux de relever un défi industriel inédit : s’engager eux-mêmes dans la disruption plutôt que de se réfugier derrière les pouvoirs publics.  Le lobbying et les communiqués de presse ne suffisent plus face à une multitude de plus en plus consciente : quand surmonteront-ils enfin leur incapacité grandissante à protéger leurs marges ? Ne voient-ils pas qu’elles se déplacent vers des startups qui intègrent les individus à leur chaîne de valeur ? Avec ou sans les entreprises en place, l’innovation s’imposera dans le tourisme – et la valeur s’échappera là où se trouvent les sièges des nouveaux entrants. Autant essayer d’innover. À l’attaque !

Via E-tourisme
BeerBergman's insight:

La défiance fait sans doute partie de l'exception culturelle française... VOilà un article sur le tourisme et mon commentaire en-dessous, que je vous donne ici:

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Mmmm... je suis dubitative. Prestataire touristique dans un territoire pas vraiment touristique (Deux-Sèvres), formateur aux acteurs touristiques et DMO (et ailleurs), je n'adhère pas tout à fait à votre analyse. Si Airbnb prend 3% de commission, il reste toujours 97% pour le prestataire. Si Booking prend 15%, il reste toujours 85% pour le prestataire. C'est sans compter sur une plus grande visibilité et augmentation du CA globale des établissements concernés. (Juste entre parenthèses : j'emploi une stratégie multicanal : airbnb, booking, etc.). Si Disneyland fait 7% des recettes et que beaucoup de gens dorment sur le site, il doit y en avoir d'autres qui préfèrent dormir ailleurs - le pay-off doit sans doute être important (existe-t-il des chiffres d'ailleurs ?).


Pour la partie internationale du tourisme : pour l'instant, je ne vois pas trop comment un OT, géré par la politique locale (voire départementale/régionale pour les ADT/CRT) et donc avec des visions plus locales/régionales et des compétence en accord avec cette vision, pourrait nous apporter des publics étrangers, comme airbnb et booking peuvent faire. 


Quand j'ai conçu un site web tri-lingue (en France) pour promouvoir mon territoire d'adoption (néerlandaise d'origine) afin d'attirer des publics néerlandophones et anglophones, les politiques de la région "were not amused at all". Pourtant, une initiative locale, internationale, avec un résultat plus que probant... et rien que des freins sur le territoire. De là (1997-2000), nous avons parcouru un chemin important, mais la culture française, si belle et assumée, est sans doute à l'origine des réactions hostiles vis-à-vis des acteurs internationaux, sans prendre en compte les retombées locales. 


Je veux bien entendre que créer les mêmes plateformes (ou d'autres, plus en avance ?) en France serait la recette pour faire monter les revenus du tourisme sur le territoire, mais quid de l'Europe (Booking!), ou alors de la réciprocité ? 

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