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Cheickh Ndiaye interpelle sur l’archivage des ressources en Afrique

Cheickh Ndiaye interpelle sur l’archivage des ressources en Afrique | Vernissage | Scoop.it

Cinéma Liberté à Casablanca, une similarité architecturale avec le Cinéma Liberté d'Adjamé, à Abidjan  

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Galerie Cécile Fakhoury Abidjan 

Cheickh Ndiaye interpelle sur l’archivage des ressources en Afrique

 

«Simple et beau». C’est le regard d’un visiteur le vendredi 15 janvier 2016 sur ‘’Faire de la rue un salon d’extérieur’’, l’exposition à la Galerie Cécile Fakhoury de l’artiste sénégalais, Cheikh Ndiaye. Il expose pour la deuxième fois après (I)nformal visitation, en 2013.

Cheikh poursuit son travail de documentation sur les (salles) cinémas qu’il photographie et peint. Ce qui rapproche, même s’il peint le cinéma Liberté de Casablanca, c’est la similarité du plan architectural du bâtiment qui rappelle celui d’Adjamé, à Abidjan. Cheikh Ndiaye l’admet, c’est comme le ‘‘El Mansour de Dakar’’ qui est pareille que celui de Treichville. A côté de peintures, l’artiste fait une installation qui invite à parcourir un chemin (initiatique) ou un circuit de formule un qu’il trace sur grand blanc, l’empreinte d’un pneu qu’il couche – servant de mât.

Donnant forme à l’esquisse d’une œuvre dont lui seul [à l’entame] peut vraiment lire – parce que pas bon dessinateur, Cheikh est fier de l’appropriation que font les artisans de l’œuvre conçue. «J’ai un profond des artisans avec lesquels je travaille. Ils ont un savoir-faire extraordinaire, reconnait Cheikh. En travaillant avec eux, j’apprends énormément».

A cette touche artisanale, il fait tisser soit dans du raphia un tuyau d’échappement soit un moteur subtilement habillé et cousu méthodiquement de jute.

«En travaillant avec eux, j’ai envie de partager le peu que je sais et l’expérience que je peux avoir dans les coins du monde où il vit», soutient le Sénégalais qui vit entre New York, Dakar et Lyon.

Du regard qu’il porte ou de ses expériences dans les coins du monde où il vit et qu’il transpose dans ‘’Faire de la rue un salon d’extérieur’’, ce qui importe chez Cheikh dans ce circuit, ‘’c’est comment créer un fil d’Ariane qui permette de passer dans ces choses sans se perdre’’.

Pour le raphia qu’il utilise, même s’il n’est pas forcément connu partout, Cheikh retient que ‘’c’est un matériau chaud qui leur parle. Il a une ancestralité, il traverse et porte en lui quelque chose’’.

Citant Bidima [Jean-Godefroy], un philosophe camerounais, l’artiste sénégalais qui continue de suivre des cours à l’Université souligne que ‘’le vrai sens du mot tradition, c’est la traversée’’.

«Les valeurs qu’on a doivent nous aider à traverser.  Ce que je fais à New York, à Lyon ou ailleurs», précise Cheikh qui accepte d’être [d’] ailleurs ‘’pour que les gens daignent regarder’’ ses créations en Afrique. S’il est d’avis qu’il créerait ‘’mieux en Afrique’’, Cheikh Ndiaye ne réfute pas cet aspect qui lui faire dire que ‘’le fait d’être présent ailleurs permet d’être vu en Afrique’’.

Cependant pour lui, les ‘’va-et-vient entre les coins du monde’’ cadrent bien avec ‘’Faire de la rue un salon d’extérieur’’, le titre qu’il donne à l’exposition – où il montre des articulations entre l’intérieur et l’extérieur, l’import et l’export. «Cela permet de traverser et toutes mes pièces se jouent souvent pareille», a-t-il confié. Pour ce qu’il réalise, l’artiste dit être toujours dans une même problématique.

Et, ‘’comme s’il y avait un contenu-contenant’’, Cheikh partage ‘’cette idée de flip flop entre l’extérieur et l’intérieur’’ qui ne se joue pas que dans ses œuvres, mais dans sa ‘’manière de vivre’’.

Peignant un cinéma avec, de l’extérieur l’ambiance d’un marché, le peintre donne l’impression que ce qui est dehors, aurait pu être dedans. «C’est comme si le vrai cinéma se trouvait dehors», apprécie-t-il. Des œuvres exposées et installées à galerie, le Sénégalais présente ‘’Archive’’, une pièce qui lui rappelle son voyage à Tombouctou où les bouquins sont archivés.

 

Archive, idées d’empreinte et de construction

 

En concevant ‘’Archive’’faite de bois avec des coffrages [idée d’empreinte] et avec des matériaux de bâtiment [idée de construire], Cheikh Ndiaye qui ‘’a envie de quelque chose d’Africain’’ se dit sensible  – pour les matériaux qu’il utilise en faisant ses installations – à l’art conceptuel ou l’art minimal. Il utilise des matériaux qui ont ‘’dansé’’ et ‘’déjà servi’’ et qu’il ‘’réactive’’.

A l’image des portes qu’il récupère et fait suivre un parcours, l’artiste témoigne que ce qui l’intéresse, ‘’c’est la substance qu’on peut tirer de la matière et qui est pur esprit’’.

 

«Pour moi, c’est la position africaine par rapport au minimalisme ou au conceptuel», admet-il.

Du mot livre qui symbolise l’archive, l’artiste sénégalais trouve en Ouolof le mot Téré pour dire talisman et gris-gris. Tous deux reliés par le savoir.

«Je dis toujours que ce qui m’intéresse, c’est qu’est-ce qui de la matière va vers l’esprit», précise Cheikh qui affiche, cependant, une grande déception face à l’état dans lequel sont mises les archives ou les bibliothèques qui bénéficient de peu de moyens pour être sauvegardées. «Si on ne fait pas attention – c’est ce qui arrive – prévient Cheikh, pour trouver des archives ou des ressources sur l’Afrique, il faudra aller dans les bibliothèques en occident».

Comme le gris-gris qui, indique Cheikh, permet de traverser les moments difficiles, ces ressources – comme le savoir, permettent de traverser le temps. «Si on ne s’en occupe pas bien, il y a problème», s’inquiète-t-il.

Du langage qu’il tient pour proposer une lecture qu’il fait (à travers ses œuvres) sur un monde qualifié de ‘’marmite chaude’’ parce qu’ ‘’il n’y a pas un seul coin froid’’, Cheikh précise que ‘’tout le monde est interpellé à apporter une réponse’’.

Et, de son point de vue, être un artiste africain, c’est arrêter de subir et proposer pour changer la donne. «Il faut qu’on cesse d’être des consommateurs des discours d’ailleurs parce qu’on a des choses à proposer. C’est cette ouverture qui est importante», encourage le Sénégalais Cheikh Ndiaye. S’il faut ‘’essayer de bricoler des débuts de discours, de les confronter aux autres et discuter avec les autres et construire petit à petit’’, Cheikh Ndiaye demande de croire en l’art dont le chemin est long. «Il faut qu’on fasse du temps notre allié», dit l’artiste. Ouverte le 15 janvier, à la Galerie Cécile Fakhoury, l’exposition ‘’Faire de la rue un salon d’extérieur’’ fermera ses portes le 12 mars 2016.

 

Koné SAYDOO

Journaliste 

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