Pesticides : le ras-le-bol des apiculteurs - LaDépêche.fr | # Uzac chien  indigné | Scoop.it

Des apiculteurs ont investi, hier, les locaux de la DRAAF à Toulouse pour revendiquer une utilisation mesurée des pesticides qui «tuent nos abeilles».

 

«La terre, l'eau, l'air, tout y passe ! Plus rien n'échappe à la contamination chimique : les abeilles en crèvent, à quand le tour des humains ?»

 

Ainsi débute le manifeste de la Fédération française des apiculteurs professionnels (FFAP) dont une poignée de membres, en coopération avec la Confédération paysanne, ont hier après-midi investi les locaux de la Direction régionale de l'alimentation de l'agriculture et de la forêt de Midi-Pyrénées (DRAAF) à Toulouse.

Ils y sont restés une heure et demi, histoire de «faire une piqûre de rappel» au gouvernement.

 

Ces apiculteurs en colère, issus de plusieurs départements de la région, sont venus déposer en main propre leurs revendications, «dans l'espoir que le document remonte jusqu'à Paris»,explique Denis Sapène. Responsable de cette action-éclair hier à la DRAAF, cet apiculteur en Haute-Garonne est à lui seul un cas d'école en matière de mortalité des abeilles à cause des néonicotinoïdes, ces insecticides agissant sur le système nerveux central des insectes et les tuent.

 

«Dans une ruche, vous avez, l'hiver, jusqu'à 20 000 abeilles. L'été, ça peut monter à 60 000 abeilles. J'ai déjà perdu plus de 50 % de mon cheptel à cause de ces pesticides qu'on trouve partout. J'avais 450 ruches, la moitié a disparu», déplore l'apiculteur.

 

Les professionnels regrettent surtout la non prise en compte d'une circulaire européenne.

 

Mais les abeilles meurent aussi dans le monde à cause de ce qu'on appelle «le syndrome d'effondrement des colonies d'abeilles».

Aux États-Unis, près de 25 % du cheptel a disparu durant l'hiver 2006-2007. De nombreux pays européens sont touchés depuis le début des années 2000. Les pesticides sont directement visés.

 

«En 2008, le gouvernement italien a suspendu l'utilisation pour les enrobages de semences des produits phytosanitaires contenant les substances actives imidaclopride, clothianidine, thiamétoxam et fipronil, afin de protéger les abeilles», insiste la Fédération.

 

 


Via Bee Api?