Europe & écologie
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Imaginer une politique écologique en s'appuyant si besoin sur l'Europe
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Jusqu'où le nucléo-centrisme hexagonal nous entraînera-t-il? - Le Huffington Post

Jusqu'où le nucléo-centrisme hexagonal nous entraînera-t-il? - Le Huffington Post | Europe & écologie | Scoop.it
ÉCONOMIE - La question mérite d'être posée alors qu'un replâtrage, jugé insuffisant par Philippe Varin lui-même, d'Areva va coûter une fortune aux contribuables français pour renflouer une entreprise immanquablement condamnée à terme.
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Avec l’écologie, réinventer la démocratie

Avec l’écologie, réinventer la démocratie | Europe & écologie | Scoop.it
Cynthia Fleury, philosophe, montre comment les enjeux écologiques doivent nous faire réinventer nos institutions démocratiques.

Via Laurence Serfaty
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Quel avenir pour le fédéralisme européen ?

Quel avenir pour le fédéralisme européen ? | Europe & écologie | Scoop.it
Pour l’économiste Jean Tirole, les décideurs confrontés à la crise grecque devront réfléchir au problème du futur de la zone euro. Avant d’envisager une sortie ou, au contraire, une intégration plus poussée, les conséquences de chaque option méritent réflexion.
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« L’écologie n’est rien d’autre qu’une interrogation sur notre rapport au monde »

« L’écologie n’est rien d’autre qu’une interrogation sur notre rapport au monde » | Europe & écologie | Scoop.it

Isabelle Priaulet travaille sur le dialogue entre spiritualités et écologie en étudiant ce que les religions ont à nous dire de notre lien à la nature. De l’islam au christianisme, en passant par l’hindouisme et les traditions amérindiennes et africaines, réflexions sur les spiritualités et leur résonance avec la pensée écologique - alors que, le 16 juin, le pape François va publier une Encyclique sur l’écologie.


Via Hubert MESSMER @Zehub on Twitter, algrappe
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« Contre le changement climatique, il faut la taxe sur les transactions financières »

« Contre le changement climatique, il faut la taxe sur les transactions financières » | Europe & écologie | Scoop.it
Pour Nicolas Hulot, la conférence de Paris sur le climat, à la fin de l’année, est cruciale : son échec aurait des conséquences géopolitiques graves. Pour éviter cela, il prône une augmentation de l’aide aux pays pauvres, par la taxe sur les transactions financières et la lutte contre l’évasion fiscale.

Reporterre – La négociation climatique semble mal enclenché. Comment l’expliquez-vous ?

Nicolas Hulot - Chaque Etat interprète la notion de responsabilité différenciée de manière distincte, avec des (...)

Via Flo @ddline2020 ✏
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Nucléaire : Pertes colossales d'AREVA, Quid des provisions pour les charges de long terme de l'industrie nucléaire ? | Infogreen

Nucléaire : Pertes colossales d'AREVA, Quid des provisions pour les charges de long terme de l'industrie nucléaire ? | Infogreen | Europe & écologie | Scoop.it

Via Frédéric Liégeois
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«La vitesse réduit le monde à rien»

«La vitesse réduit le monde à rien» | Europe & écologie | Scoop.it
Le philosophe Paul Virilio, fasciné par l’accélération du monde, met en garde sur les dangers d’une écologie totalitaire, qu’il nomme «globalitarisme».

Via Luis Manuel
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Serge Moscovici, figure de la psychologie sociale, est mort

Serge Moscovici, figure de la psychologie sociale, est mort | Europe & écologie | Scoop.it
Philosophe des sciences, anthropologue, l’auteur de « L’Age des foules » est mort à l’âge de 89 ans. Il joua un rôle essentiel dans la naissance de l’écologie politique.

Via philippe liotard
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Jeremy Rifkin : “Le capitalisme va laisser place à une économie de l ... - Les Inrocks

Jeremy Rifkin : “Le capitalisme va laisser place à une économie de l ... - Les Inrocks | Europe & écologie | Scoop.it
Jeremy Rifkin est de retour avec La Nouvelle société du coût marginal zéro. Dans ce livre, l’essayiste américain prédit un changement de paradigme de notre époque.
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Écologie : les raisons d’espérer… ou pas invité @N_Hulot - 28 minutes - ARTE


Via Hubert MESSMER @Zehub on Twitter
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Mobilisation européenne contre la course au brevetage des plantes

Mobilisation européenne contre la course au brevetage des plantes | Europe & écologie | Scoop.it
Les grandes entreprises de semences déposent des centaines de demandes de brevets sur leurs produits. A ce rythme, le patrimoine génétique des plantes pourrait rapidement devenir la propriété d’une poignée d’industriels. Ces dernières semaines, de plus en plus de voix s’élèvent en Europe pour dénoncer ces pratiques.

Via Hubert MESSMER @Zehub on Twitter, Daniel Denninger
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Les perturbateurs endocriniens, cas d’école de la «manufacture du doute»

Les perturbateurs endocriniens, cas d’école de la «manufacture du doute» | Europe & écologie | Scoop.it

Depuis le rapport Kortenkamp publié en janvier 2012, le dossier des perturbateurs endocriniens au niveau européen accuse un retard étonnant.


Via L'Info Autrement
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Nicolas Hulot : « Les moyens ne sont pas à la hauteur pour la transition énergétique »

Nicolas Hulot : « Les moyens ne sont pas à la hauteur pour la transition énergétique » | Europe & écologie | Scoop.it
Pour le militant écologiste, la loi présentée le 30 juillet par Ségolène Royal va « dans le bon sens », mais les financements sont insuffisants. Il faut aussi sortir de « l'ambiguïté » sur le nucléaire.

Via Hubert MESSMER @Zehub on Twitter
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Agriculture. Changer vraiment, et oser l'alliance écologistes-agriculteurs

Agriculture. Changer vraiment, et oser l'alliance écologistes-agriculteurs | Europe & écologie | Scoop.it
Le plan d'urgence annoncé par le gouvernement en soutien aux éleveurs laisse un goût amer.
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Grèce. DSK dénonce dans une lettre ouverte l'attitude de l'Allemagne

Grèce. DSK dénonce dans une lettre ouverte l'attitude de l'Allemagne | Europe & écologie | Scoop.it
L'ancien directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn a accusé l'Allemagne d'imposer un « diktat » qui peut mener l'Union
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Le référendum grec est un coup de tonnerre démocratique

Le référendum grec est un coup de tonnerre démocratique | Europe & écologie | Scoop.it

Le choix grec dimanche, lors du referendum renvoie à une autre question démocratique qui est celle du choix des autres peuples de l’Europe et de la zone euro. Personne n’a songé un instant à leur demander leur avis sur les politiques d’austérité ou sur la position de la Grèce, le référendum étant perçu par la Commission et la superstructure bruxelloise comme une abomination. Or c’est précisément par l’insuffisance démocratique que l’Europe risque de sombrer. Par Corinne Lepage, présidente de LRC - CAP21

 

Le référendum grec ne saurait être critiqué ni dans son principe ni dans son résultat. Dans son principe, car c'est oublier ce que démocratie veut dire, lorsqu'un dirigeant politique s'arroge le droit de nier à un peuple le droit de s'exprimer, comme si ce n'était pas sur le mandat du même peuple qu'il était lui-même autorisé à le faire.

Les Grecs dans leur droit le plus strict

Certes, on peut comprendre que Nicolas Sarkozy et le parti dit « les républicains » aient vivement critiqué le principe du référendum, puisqu'ils ont eux-mêmes pris la responsabilité de passer par le dessus la tête du non au référendum français, créant ainsi un véritable tsunami dans la société française. Déjà en 2011, le même Nicolas Sarkozy avait nié au prédécesseur de M. Tsipras le droit à faire un référendum. Il n'en demeure pas moins qu'il est bien peu républicain de nier le recours au référendum, lequel figure expressément dans notre Constitution.

Certes, on peut discuter de la forme et de la manière dont la question était posée, car elle se référait à un projet uniquement en anglais et à consulter sur un site Internet. Mais, le peuple grec ne s'y est pas trompé et s'est bien prononcé sur les exigences des créanciers qu'il a refusées, ce qui est son droit le plus strict.

Quel est le choix des autres peuples ?

Qu'est-ce que cela signifie en terme démocratique ? Le « non » du peuple grec porte-t-il également l'acceptation des conséquences potentielles de ce choix, jusqu'à la sortie de la zone euro, même si le Premier Ministre n'a cessé de marteler tout au long de la campagne que la volonté de la Grèce était de rester dans l'Europe et dans la zone euro. La logique impliquerait une réponse positive ; mais nous savons tous que la politique échappe bien souvent à la logique.

 Et, ce choix grec renvoie à une autre question démocratique qui est celle du choix des autres peuples de l'Europe et de la zone euro. Personne n'a songé un instant à leur demander leur avis sur les politiques d'austérité ou sur la position de la Grèce, le référendum étant perçu par la Commission et la superstructure bruxelloise comme une abomination. Laisser les peuples maîtres de leur destin, quelle erreur !

 

Un insuffisance démocratique

Or, c'est précisément par l'insuffisance démocratique que l'Europe risque de sombrer. En effet, en acceptant que ce soient les mouvements populistes, d'extrême droite et d'extrêmes gauches, qui comme par extraordinaire défendaient ensemble Tsipras, qui deviennent les défenseurs d'une démocratie directe en Europe, les dirigeants des partis politiques traditionnels prennent un très grand risque.

En effet, tous ceux qui se réclament de mouvements citoyens n'appartiennent pas à l'extrême droite ou à l'extrême-gauche, mais se retrouvent sur une contestation radicale du fonctionnement de la vie politique, du mépris généralement affiché à l'égard des citoyens, du caractère picrocholien des débats, du manque de compréhension de l'évolution de la société et de sa transformation beaucoup plus rapide que celle de ses dirigeants.

 

La société civile doit rester mettre de son avenir

Oui, la revendication de la société civile à être maître de son destin est une revendication croissante qui ne s'éteindra pas sous les ordres de responsables politiques qui ne portent généralement pas le poids de leurs responsabilités, et dont les erreurs ne sont jamais sanctionnées autrement que par les urnes, ce qui est une sanction modeste.

Le Nouveau Monde, connecté, localisé et mondialisé, qui aspire au bien-être et à la santé ne se satisfait plus d'une gouvernance qui date du XXe siècle. L'Europe est indispensable et ceux qui croient pouvoir revenir aux Nations du congrès de Vienne se trompent lourdement. Mais il ne peut avoir d'Europe sans système démocratique qui donne à la société civile le moyen de rester maître de son avenir. C'est en cela que le référendum grec est un coup de tonnerre démocratique

 

Par Corinne Lepage 


Via Jacques Le Bris
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Investir dans le nucléaire: et à la fin, c'est le contribuable qui paye

Investir dans le nucléaire: et à la fin, c'est le contribuable qui paye | Europe & écologie | Scoop.it
ÉNERGIE - Nous allons continuer à investir massivement sur le nucléaire, à faire payer les contribuables à cette fin, en refusant de tirer la leçon de nos erreurs à répétition. Qui payera si EDF se retrouve dans la situation d'Areva ?
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Corinne Lepage a créé Rassemblement Citoyen (version longue)

Ajoutée le 30 avr. 2015

Corinne contribue activement au changement de la politique : "c'est quand même incroyable de penser que tout change… et que la politique continue à fonctionner comme au 19e siècle !".
Pour ça, elle a créé une structure innovante :" Rassemblement Citoyen ". L'idée : faire monter en puissance la société civile et permettre les interactions avec les politiques.
A terme il s'agirait de consolider une coopérative où sont associés, à pouvoir égal, citoyens et politiques. En effet, pour Corinne la solution réside dans notre capacité à faire coopérer ces énergies complémentaires : "je dirais à ceux qui se disent du monde politique de changer leurs lunettes, de se remettre en question et de travailler autrement et à la société civile de considérer que la politique c'est son affaire et que toujours tout critiquer sans se retrousser les manches ça ne fait pas avancer le shmilblick."
Résultat : un réseau coopératif se met en place dans lequel les acteurs d'habitude éloignés travaillent déjà ensemble.

Onpassealacte.fr est un site de journalisme constructif ou journal positif sur les initiatives ingénieuses, remarquables et inspirantes réalisées par des citoyens à travers des interviews vidéos : faire avancer le schmilblick et changer le monde vers plus d'écologie et d'humanisme par la créativité, l'action et l'innovation citoyenne et individuelle.


Via Jacques Le Bris
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Comment refonder notre vie politique? - Séminaire RDJ

Comment refonder notre vie politique? - Séminaire du 1er mars 2015 Avec Corinne Lepage, présidente du CAP 21 et ancienne ministre, à l’occasion de la parution de "Les mains propres, plaidoyer pour la société civile au pouvoir" (éd. Autrement)

 

Les séminaires de La Règle du jeu

Tous les dimanches à 11h

Au cinéma Saint-Germain 22 rue Guillaume-Apollinaire Paris 6ème Métro : Saint-Germain-des-Prés ENTRÉE LIBRE ET GRATUITE Informations : redaction@laregledujeu.org – 01 45 44 98 74 laregledujeu.org


Via Jacques Le Bris
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Serge Moscovici, père de l'écologie: «La plupart des changements sociaux sont l’œuvre des minorités»

Quelle nature créer ? Quelle nature du changement social ? Faut-il être une minorité active ou un “petit dans la cour des grands”? Quelle base sociale pour l’écologie ? En 2000 pour le n°1 de la revue Ecorev' que nous venions de créer, j'avais interviewé Serge Moscovici. Reprise ci-dessous de cette interview et à la suite d'un portrait que j'avais écrit également pour Ecorev'. Il y a quelques années, nous l'avions invité pour une rencontre publique avec l'association Révolutives. Il n'avait pu venir, trop malade, c'est Pascal Dibie, anthropopologue qui veille avec amitié sur sa personne et son oeuvre depuis des années qui était venu parler de son oeuvre.


Via Luis Manuel
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Delphine Batho : "Il ne peut y avoir de transition énergétique sans ... - l'Humanité

Delphine Batho : "Il ne peut y avoir de transition énergétique sans ... - l'Humanité | Europe & écologie | Scoop.it
Dans l'Humanité Dimanche. Limogée sans ménagement en 2013 pour avoir critiqué le budget de son ministère, Delphine Batho, ancienne ministre de l’Écologie et de l’Énergie, publie « Insoumise » (1), ouvrage dans lequel elle tente d’analyser la...
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Découragé », le président du comité de la fiscalité verte démissionne

Découragé », le président du comité de la fiscalité verte démissionne | Europe & écologie | Scoop.it
Le président du comité pour la fiscalité écologique, Christian de Perthuis, a annoncé lundi à l'AFP avoir présenté sa démission, se disant "découragé" par le manque d'impulsion du gouvernement pour qui, selon l'économiste, "le verdissement de la...

Via L'Info Autrement, Daniel Denninger
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69 personnalités se mobilisent pour demander une vraie protection ... - MesOpinions

69 personnalités se mobilisent pour demander une vraie protection ... - MesOpinions | Europe & écologie | Scoop.it
MesOpinions
69 personnalités se mobilisent pour demander une vraie protection ...
MesOpinions
À l'attention : de Monsieur le Président de la République.
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Qui financera le démantèlement des centrales françaises?

Qui financera le démantèlement des centrales françaises? | Europe & écologie | Scoop.it
Des coûts sous-estimés, des provisions peu sécurisées: les contribuables risquent fort d'assumer les impairs d'EDF.
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Luc Oursel - Corinne Lepage: le nucléaire a-t-il encore un avenir?

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Le nucléaire, "une énergie transitoire" pour Corinne Lepage. Luc Oursel estime, pour sa part, que les atouts du nucléaire sont toujours d'actualité.

 

REUTERS/Regis Duvignau



Pour Luc Oursel, patron d'Areva, l'atome a toute sa place dans le "mix" énergétique futur, aux côtés du gaz de schiste et des énergies renouvelables. Pas d'accord, répond la présidente de Cap21, Corinne Lepage, qui dénonce une filière vieillissante et de plus en plus coûteuse.

 

Les protagonistes

Corinne Lepage. Avocate - elle a fait ses premières armes dans l'affaire de l'Amoco Cadiz -, ancienne ministre de l'Environnement du gouvernement Juppé, députée européenne, elle est présidente du parti écologiste Cap21 et du Rassemblement citoyen. Elle a publié La Vérité sur le nucléaire (Albin Michel, 2011). 

 

Luc Oursel. Cet ingénieur du corps des Mines est président du directoire d'Areva. Après avoir travaillé au début des années 90 au cabinet du ministre de la Défense Pierre Joxe, il a rejoint Schneider Electric, puis le Groupe Sidel et Geodis avant d'arriver à Areva, en 2007. 

 

Alors que le gouvernement vient de présenter les grandes lignes de son projet de loi sur la transition énergétique et que François Hollande a réaffirmé sa volonté de ramener la part du nucléaire dans la production d'électricité de 75 à 50% d'ici à 2025, l'atome est-il encore une énergie pour le monde de demain?

 

Corinne Lepage. Evidemment non ! Le nucléaire est devenu une énergie transitoire, mais certainement pas une énergie pour le XXIe siècle. Sa part dans le mix énergétique mondial ne cesse d'ailleurs de reculer, et il ne représente plus que 5% de la production d'énergie globale. L'avenir est aux renouvelables, et j'observe l'essor incroyable du photovoltaïque aux Etats-Unis, en Chine, en Corée ou en Inde, où les capacités ont progressé entre 10 et 35% l'an passé par zone géographique.  

Dans ce contexte mondial, le cas français est bien sûr très particulier. Cela étant, le parc nucléaire est là, les déchets aussi, donc toute une série de mesures doivent être prises très rapidement, même si la sortie du nucléaire ne peut être immédiate. Là où la filière nucléaire française a un avenir, c'est dans la gestion d'aval du cycle, c'est-à-dire dans la gestion des déchets et du démantèlement des centrales.  

Corinne Lepage et Luc Oursel confrontent leurs points de vue.

© Jérôme Chatin/L'Expansion

Luc Oursel. Cela ne vous étonnera guère : je ne partage pas votre analyse. Le nucléaire est évidemment une énergie d'avenir. Les atouts qui ont favorisé son développement au cours des décennies passées, à savoir des prix bas de l'électricité, la sécurité d'approvisionnement et, plus récemment, la réduction des émissions de CO2, sont toujours d'actualité. Trois ans après l'accident de Fukushima, ces arguments ont repris le dessus et se traduisent par une série de nouveaux projets partout dans le monde.  

Fait marquant, plusieurs grands producteurs d'hydrocarbures, comme l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Kazakhstan ou la Malaisie, envisagent de recourir au nucléaire pour faire face à l'augmentation de leurs besoins en électricité. La production d'électricité va donc considérablement augmenter au niveau mondial dans les années à venir, et la capacité nucléaire installée va croître de l'ordre de 50% d'ici à 2035, d'après les estimations de l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Contrairement à ce que certains peuvent penser, le nucléaire ne progresse pas au détriment des autres énergies. Et Areva participe au développement des renouvelables. Mais ces technologies vertes ne sont pas pour l'instant compétitives au regard du nucléaire.  

Corinne Lepage. Quand vous parlez de renouveau de la filière nucléaire, votre discours ressemble bien davantage à la méthode Coué qu'à une vérité statistique. D'une part, la consommation d'électricité baisse en Europe (0,5% en dix ans) et progresse faiblement dans le monde. C'est vrai que l'AIE a fait beaucoup d'efforts pour développer du nucléaire dans des pays très ensoleillés, ce qui est un non-sens absolu. D'autant que certains de ces pays sont politiquement très instables.  

Sur ce point, je voudrais rendre hommage à Anne Lauvergeon qui, il y a quelques années, s'est opposée à la vente de centrales nucléaires en Libye. Heureusement, vu la dérive actuelle du pays ! Installer des centrales nucléaires au Kazakhstan ne me semble pas être la meilleure idée du moment. Il est vrai qu'un petit nombre de réacteurs sont en construction actuellement (principalement en Russie et en Asie) ; cela n'assure cependant pas le maintien de la part de l'atome dans le mix énergétique mondial.  

Luc Oursel. Soixante-douze réacteurs sont en construction dans le monde. Rien qu'aux Etats-Unis, quatre chantiers de centrales nucléaires viennent de démarrer, et cela montre bien que, en complément d'autres énergies comme le gaz de schiste ou le renouvelable, le nucléaire a sa place. Vous oubliez aussi que le nucléaire apporte aux opérateurs la prédictibilité des coûts et la sécurité d'un approvisionnement local.  

Quant au photovoltaïque, il atteint en effet des niveaux de rentabilité satisfaisants dans les pays très ensoleillés, mais ce n'est pas le cas ailleurs, où son développement se fait à coups de subventions fort onéreuses. Si l'on calcule le coût de la tonne de CO2 évitée en investissant uniquement dans le solaire, on aboutit à des montants exorbitants !  

Justement, un débat enfle actuellement sur les coûts de production d'un mégawattheure d'électricité entre les différentes sources d'énergies : l'hydraulique, le nucléaire, le solaire ou l'éolien... Le nucléaire est-il encore vraiment l'énergie la moins chère à produire?

Corinne Lepage. Plus vraiment : au contraire, elle pourrait devenir l'énergie la plus chère du monde ! Prenons l'exemple américain avec les prix publiés par la revue Observ'ER. Le coût de production d'un mégawattheure d'électricité est de l'ordre de 130 dollars pour le nucléaire, de 100 dollars pour le charbon, de 70 dollars pour le gaz de schiste et d'environ 74 dollars (sans l'aide d'Etat) pour le solaire dans la fameuse centrale hypermoderne d'Austin.  

Si je prends le cas allemand, les prix de production pour le photovoltaïque dans le sud du pays sont compris entre 79 et 98 euros le mégawattheure. En France, selon la Cour des comptes, le coût va de 63 à 85 euros le mégawattheure pour l'éolien, selon l'amortissement, à comparer au nucléaire historique réévalué à 59,80 euros le mégawattheure. Certes, le photovoltaïque est encore cher face au prix du nucléaire historique, mais ce coût ne cesse de baisser. Les nouvelles générations permettront de faire beaucoup mieux.  

"L'évaluation du coût du démantèlement du parc existant faite parles opérateurs français est totalement fantaisiste. Il en est de mêmepour le chiffrage du stockage des déchets." Corinne Lepage

© Jérôme Chatin/L'Expansion

Luc Oursel. Je ne suis pas d'accord avec ces statistiques. Prenons un autre cas, celui de l'Espagne, un pays très ensoleillé qui a beaucoup développé le photovoltaïque au moyen de subventions publiques et de tarifs de rachats très généreux. Cela se traduit par une dette de plusieurs dizaines de milliards d'euros pour les compagnies électriques. Et par un mégawattheure photovoltaïque proche de 100 euros, si les conditions de raccordement et d'ensoleillement sont bonnes. Nous sommes donc très loin des coûts de production des énergies classiques et des chiffres que vous avancez.  

 

Le développement des énergies renouvelables ne coûte-t-il pas finalement trop cher à la collectivité?

Luc Oursel. Oui, quand il est mené frénétiquement, sans objectif de compétitivité. Pour 2013, l'estimation du montant des subventions publiques versées aux énergies renouvelables en Europe est de l'ordre de 60 milliards d'euros. On peut certes accepter des subventions pendant un certain temps et pour un certain niveau, mais on ne peut fonder l'équilibre de notre futur système énergétique sur des aides publiques aussi massives.  

Corinne Lepage. Mais vous oubliez le montant des aides publiques versées au nucléaire ! J'ai regardé de près les sommes dégagées sur les budgets communautaires pour les différents types d'énergies. Et je peux vous dire qu'en Europe, pour la production d'électricité, 35 milliards d'euros d'aides publiques sont versées au nucléaire et que 54 % du budget communautaire de recherche en matière énergétique vont au nucléaire. Le projet Iter coûte très cher aux contribuables européens !  

Luc Oursel. Les montants dont vous parlez ne sont absolument pas affectés à la production d'énergie ! Ce sont des programmes de R&D.  

Une des pistes souvent évoquées pour accompagner la transition énergétique, c'est l'accroissement de l'efficacité énergétique, et donc la diminution de la consommation. N'est-ce pas là aussi une piste qui conduit à réduire la prédominance de l'énergie nucléaire?

Luc Oursel. Tout le monde est d'accord pour faire des économies d'énergie. Mais ces programmes sont, d'une part, longs à mettre en oeuvre et, d'autre part, chers à mettre en place. Par ailleurs, il faut faire la différence entre énergie et électricité. A l'avenir, on peut très bien assister à une baisse de la consommation d'énergie - en particulier celle d'hydrocarbures, car les moyens de transport seront plus économes - tout en observant une hausse des besoins en électricité.  

L'essor des technologies de l'information, l'avancée de la voiture électrique, le développement des villes intelligentes et connectées, le vieillissement de la population : tous ces éléments vont dans le sens d'une progression de la consommation d'électricité par habitant ! L'important est que cette électricité soit produite localement avec des moyens de production propres, c'est-à-dire peu émetteurs de CO2 .  

Corinne Lepage. Mais quand va-t-on sortir de ce discours qui pousse à faire consommer aux Français toujours plus d'électricité ? Toute la politique énergétique française est fondée sur ce schéma-là. Nous avons 58 réacteurs, c'est-à-dire globalement 8 de trop. Cette électricité en surplus, il fallait bien la consommer. Alors, on a exporté, mais on a aussi poussé à la consommation en développant massivement le chauffage électrique. Maintenant, le parc immobilier est là, le surcoût est supporté par les utilisateurs.  

Le montant des dépenses liées à l'isolation des bâtiments et au changement des modes de chauffage est prohibitif ! Or le lobby nucléaire veille au grain. Il a fallu attendre quinze ans pour que le décret d'application d'une disposition que j'avais fait voter dans la loi sur l'air, en 1996, obligeant toutes les nouvelles constructions à disposer d'un conduit de cheminée, soit entériné.  

 

Faut-il aujourd'hui arrêter des centrales qui fonctionnent ou alors prolonger la durée de vie du parc nucléaire français, un parc rentable et a priori sûr, si l'on en croit l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN)?

Corinne Lepage. On ne peut pas dissocier le débat sur la transition énergétique de la question de l'avenir du nucléaire. Il nous faut répondre urgemment à deux questions. Va-t-on au-delà de quarante ans de vie pour nos centrales actuelles ? Va-t-on renouveler le parc nucléaire avec une série d'EPR ? Sur ces deux questions essentielles, les gouvernements successifs n'ont rien décidé. On tâtonne, on reste dans le vague... Et là, c'est criminel. Qu'on soit pour ou contre le nucléaire, le fait d'être en lévitation, de n'avoir aucune stratégie industrielle réelle, est catastrophique.  

"Prix bas de l'électricité, sécurité d'approvisionnement et réductiondes émissions de CO2 : ces atouts qui ont joué en faveur dudéveloppement du nucléaire sont toujours d'actualité." Luc Oursel

© Jérôme Chatin/L'Expansion

Luc Oursel. La prolongation de la durée de vie des centrales n'est pas seulement un choix économique. C'en est d'abord un en matière de sûreté et de contrôle. Nous avons le cas très intéressant des Etats-Unis. Les trois quarts des réacteurs du parc nucléaire américain ont d'ores et déjà été autorisés à fonctionner jusqu'à soixante ans. La très sérieuse Autorité de sûreté nucléaire américaine a démontré que, sur le plan technique, l'extension de durée de vie est possible.  

En France, l'ASN devra prendre des décisions réacteur par réacteur. Vient ensuite un choix économique. Pour allonger la durée de vie des centrales, il est normal de changer un certain nombre de composants. La Cour des comptes montre que, même en tenant compte de ces investissements, le coût de production du mégawattheure nucléaire reste compétitif puisqu'il atteindrait 60 euros à peine.  

Corinne Lepage. Le rapport de la Cour des comptes dont vous parlez évalue à 90 milliards d'euros pour la période 2011-2033 l'extension à quarante ans de la durée de vie des centrales. Une autre étude publiée récemment par le cabinet Wise évalue, elle, le coût de la prolongation à 1,4 milliard d'euros, dans le cas d'un scénario médian de sécurité préservée. Nous ne pouvons donc pas parler d'investissements dédiés au renforcement de la sécurité : il s'agit juste de la maintenir en l'état ! Ensuite, et compte tenu de ces investissements, le coût du mégawattheure produit se rapproche de celui de l'éolien, et bientôt du solaire. Par ailleurs, si l'on remplace le parc existant par une série d'EPR, le coût de production de l'électricité nucléaire se rapprochera alors sensiblement de 100-110 euros. A ce niveau-là, l'atome ne sera plus du tout compétitif.  

 

Evalue-t-on aujourd'hui correctement le coût du démantèlement des centrales existantes?

Corinne Lepage. L'évaluation du coût du démantèlement du parc existant faite par les différents opérateurs - EDF, Areva et le CEA - est totalement ridicule et fantaisiste. Elle est très inférieure à celle faite dans la plupart des pays, et notamment en Grande-Bretagne. Ce qui implique que les provisions réalisées par les opérateurs sont également insuffisantes. S'ajoute à la question du démantèlement celle du coût du stockage des déchets où, là aussi, les chiffrages varient du simple au double en ce qui concerne le programme Cigéo. La Cour des comptes l'a d'ailleurs pointé.  

Luc Oursel. Nous sommes totalement transparents dans le domaine de l'évaluation des coûts du démantèlement comme ailleurs. Areva est tenu par la loi de réajuster en permanence ses devis de démantèlement et de les transmettre aux autorités compétentes. Nous avons donc une bonne vision de ce que cela va nous coûter, doublée d'une véritable expérience industrielle : les activités de démantèlement emploient déjà 2 500 personnes chez Areva. Comme dans tous les projets industriels complexes, il peut arriver que les coûts évoluent entre le devis initial et la facture finale. Mais tout est rigoureusement évalué... et rigoureusement provisionné.




Via Jacques Le Bris
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