Si la catastrophe survenue le 11 mars 2011 au Japon suscite l’émoi et la réflexion chez tout citoyen, elle interpelle aussi particulièrement les chercheurs en sciences humaines et sociales travaillant sur les technologies contemporaines.

Il est frappant que dans les jours ayant suivi la catastrophe nucléaire de Fukushima, les chiffres – symboles de rationalité et de maîtrise s’il en est – aient parfois semblé perdre toute espèce de signification. Tepco a ainsi annoncé un niveau de radioactivité 10 millions de fois plus élevé que ...