[reportage] Ils ont tout perdu lors du tsunami ou ont abandonné ce qu’ils possédaient dans la zone interdite de Fukushima… Paroles de «réfugiés intérieurs», dans un pays traumatisé.

Sept semaines après, et pourtant… Comme au lendemain du tsunami, le pays, traumatisé, vit toujours un état d’urgence qui ne dit pas son nom. Les jietai (les forces d’autodéfense) semblent dépassées. Le nombre de morts et de disparus paraît encore très sous-estimé et le flot de déplacés affole jusqu’aux humanitaires rompus aux exodes massifs. «Les chiffres disent des choses, mais ne disent pas tout», résume un des 136 000 sinistrés recensé. Les 660 000 foyers sans eau, les 209 000 ménages sans courant ne suffisent pas…