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Metaglossia: The Translation World
News about translation, interpreting, intercultural communication, terminology and lexicography - as it happens
Curated by Charles Tiayon
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Comprendre l'orthographe du français

L'orthographe du français est complexe : on le voit dès le premier mot de ce texte. Pourquoi th et ph dans le mot orthographe ? Dans le premier cas, th, la lettre h ne se prononce pas. Elle a pour fonction de rappeler que, dans la racine grecque ortho, le t prononcé n'est pas un t (tau) mais un q (têta). Dans le second cas, le h modifie la prononciation du p qu'il suit et le modifie phonétiquement en /f/. Comme dans le premier cas cependant, ce /f/ écrit phest là pour rappeler que la racine graphe vient du grec et que, comme dans beaucoup de mots scientifiques, on a voulu rappeler l'origine grecque de la racine en transcrivant le j (fi) grec en ph, tout en oubliant de le faire dans de nombreux autres cas où ce même (fi) a été transcrit par un banal f... Dès le début, on constate donc que le système orthographique du français n'est pas cohérent.... L'orthographe du français comporte deux parties : celle qui concerne l'orthographe dite lexicale c'est-à-dire la façon dont on écrit les mots et conjugue les verbes et l'autre qui concerne la façon dont on agence les mots à l'intérieur de la phrase pour aboutir à un sens : l'orthographe syntaxique. Dans ce petit opuscule, nous ne traiterons que de la première, l'orthographe lexicale. Ne nous désespérons cependant pas. Si le système orthographique n'est pas cohérent, il ne l'est pas autant qu'on croit et il est possible de s'y repérer à l'aide d'explications simples que nous nous proposons de donner dans les pages qui suivent. Que nos lecteurs se rassurent : nous n'emploierons jamais de termes compliqués de linguistique et nous n'utiliserons pas non plus la notation phonétique internationale, bien commode certes, mais qui n'est pas connue de nos lecteurs. Dans notre pensée, ce petit livret est destiné à l'instituteur de village qui manque de documentation savante et à l'étudiant sérieux du secondaire ou du supérieur qui veut comprendre le pourquoi des choses afin de mieux maitriser l'écriture du français. 

Les difficultés de l'orthographe française sont avant tout le produit de l'histoire compliquée de la langue française qu'il nous faudra donc survoler rapidement, faute de quoi nous ne comprendrions rien à une histoire où il aura fallu 

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Un jurbisien aux commandes du "Dictionnaire des difficultés du français" - RTBF Regions

La sixième édition de l’ouvrage "Le dictionnaire des difficultés du français" vient de sortir aux éditions de Boeck–Duculot et c’est le Jurbisien Daniel Blampain qui en est l’auteur.
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Les langues françaises, tahar ben jelloun

1—Le matin.Ma mère me disait souvent « Il faut te lever tôt parce que le matin, l’intelligence nous fait crédit ». Elle me...
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Le français au travail progresse au Québec, le bilinguisme aussi | Économie | Radio-Canada.ca

L'utilisation du français au travail a progressé au Québec au cours des 40 dernières années, tout comme le bilinguisme au travail, selon une étude de l'Office québécois de la langue française (OQLF).
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Caussou. Un livre pour défendre la langue française - La Dépêche

Pendant deux ans, Maurice Calmein a publié dans un hebdomadaire régional, sous le pseudonyme de Cicéron, une chronique d...
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Afrique : la Langue française en ballotage défavorable !

Le continent africain est celui sur lequel on retrouve le plus de francophones au monde. Ainsi, la République Démocratique du Congo, avec ses presque deux millions et demi de kilomètres carrés et ses 60 millions d’habitants, est le plus grand pays francophone au monde.
Au début des années 70, certaines familles africaines ont même relégué leurs langues maternelles au second rang, au profit du français. Une situation qui poussera quelques années plus tard les autorités de nombreux pays africains à introduire dans les programmes scolaires des cours de langues nationales.

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Speaking the Same Language? Africa and the Future of La Francophonie | Think Africa Press

As the influence of the French language declines and some turn to English, what is the place of France and La Francophonie in Africa?
ARTICLE | 1 NOVEMBER 2012 - 3:30PM | BY AYOOLA ALABI
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A multi-lingual international forum on Africa. Photograph by OECD Development Centre.
The week before the Soummet de la Francophonie, Abdou Diouf, Secretary-General of the Organisation Internationale de la Francophonie – a body also known as La Francophonie and which is comprised of countries in which French is widely spoken – outlined his vision for French-speaking Africa.

Africa, he said, was “the future” of La Francophonie: “According to our studies, by 2050 there will be 715 million French speakers in the world, of which 85% will be African”. The leaders at the October 12-14 conference in Kinshasa appeared to agree with this vision, and decided to make Africa’s participation in La Francophonie a priority.

Recent events, however, point to a Francophonie in crisis. French-African relations under France’s President Nicolas Sarkozy were, from an African perspective, shambolic. Yet, especially given the increasing influence of other languages around the continent, Diouf envisions a more cooperative and symbiotic Francophone world – one that does not centre on France, but rather respects the fact that a large group of countries share a language and values.

After 32 years of la Francophonie struggling to be relevant, is it in fact time for French-speaking African nations to start writing their political narratives in a different language?

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“Le Français est une langue africaine” - Paperblog

C’est sous les applaudissements des chefs d’Etat et représentants des 56 pays réunis à Kinshasa (RDC) du 12 au 14 octobre pour le sommet de la francophonie, que le président français François Hollande a salué la prédominance de l’Afrique dans l’usage du français.

« L’avenir de la francophonie, il est ici, en Afrique, a-t-il ajouté. Le français n’appartient pas à la France, il vous appartient, il est à vous » a lancé le chef de l’Etat français. Il est vrai qu’en 2050, selon les prévisions, sur les 700 millions d’hommes et de femmes qui parleront le français, 80 % vivront en Afrique.

Avant de se rendre à Kinshasa, François Hollande a fait un escale remarquée à Dakar où il a, notamment, prononcé un long discours à l’Assemblée Nationale pour annoncer la fin de la “Françafrique”. “Le temps de la Françafrique est révolu. Il y a la France et il y a l’Afrique. Il y a le partenariat entre la France et l’Afrique, avec des relations fondées sur le respect, la clarté et la solidarité” a-t-il annoncé aux députés sénégalais.

Très attendu sur la question des visas, François Hollande a déclaré : “je souhaite que les procédures administratives soient simplifiées pour les étudiants, dès lors qu’ils sont motivés, talentueux, capables de subvenir à leurs besoins, mais aussi pour les artistes et les créateurs. Votre ministre de la Culture, Youssou N’Dour m’a alerté. J’ai entendu son appel”.

Outre les discussions sur l’état de la démocratie en RDC et la crise du Mali, le sommet de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) a été essentiellement consacré à la définition d’une stratégie pour permettre à la langue française de résister à l’invasion de l’Anglais. En tous cas, le Français continue à séduire puisque deux Etats où le Français Le 15ème sommet de la francophonie se tiendra au Sénégal en 2014. Après douze années au poste de secrétaire général de l’OIF, ce sera le dernier sommet de l’ancien chef d’État sénégalais, Abdou Diouf. « Nous ressentons cette marque de confiance comme un hommage à l’œuvre de Léopold Sédar Senghor et à l’action d’Abdou Diouf », a déclaré le président sénégalais, Macky Sall.

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Le commissaire aux langues officielles doit cesser d’intervenir contre le français au Québec !

Le Mouvement Québec français déplore que Graham Fraser, commissaire aux langues officielles du Canada, sorte à nouveau de son mandat et critique les mesures destinées à faire progresser le français au Québec.
Sujets : Québec , Montréal , Canada
Les Québécois, lors de la dernière élection, ont choisi de stopper le déclin du français au Québec. Plusieurs d’entre eux ont compris d’ailleurs, et cela depuis longtemps, que la loi fédérale sur les langues officielles, adoptée sous prétexte de contrer la discrimination à l’endroit des francophones hors-Québec, a surtout servi à s’assurer du maintien des privilèges de la communauté anglophone de Montréal, vestige du règne colonial de la Grande-Bretagne.
M. Fraser, un fonctionnaire fédéral, s’attaque au projet d’application de la loi 101 aux cégeps, qui constitue une des mesures les plus importantes pour contrer déclin du français à Montréal. En comparaison, advenant que cette mesure soit réalisée, les services scolaires et universitaires francophones dans le reste du Canada continueraient à être beaucoup moins disponibles, non seulement pour les allophones, mais pour la faible proportion de francophones hors-Québec qui n’ont pas encore été assimilés.
Le réseau collégial anglophone reçoit deux fois plus de financement que la part du poids démographique des anglophones au Québec le justifie. En ce qui a trait au réseau universitaire anglophone, cette proportion est triplée, sinon quadruplée. Quoi qu’en dise M. Fraser, l’anglais se porte très bien partout au Québec alors que le français recule.
Tous les rapports du commissaire aux langues officielles démontrent que la résistance à l’utilisation du français est persistante et quotidienne dans toutes les sphères de l’état fédéral. Si le Canada avait à cœur la survie du français, il y a longtemps qu’il aurait respecté la volonté des Québécois de faire du français la langue commune sur le seul territoire qui ait pu, souvent dans des conditions difficiles, résister au rouleau compresseur de l’anglicisation.
La réalité que Graham Fraser nous cache c’est que la loi canadienne sur les langues officielles est une fausse politique de défense des minorités, qui sert dans les faits à perpétuer en douce l’oppression linguistique des francophones en général et des Québécois en particulier.
Mario Beaulieu, président du Mouvement Québec français
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RDC : Mbote changement ? | RDC : le français en version ambiancée

Alors que Kinshasa a accueilli, du 12 au 14 octobre, le 14e sommet de la Francophonie, l'écrivain congolais Lye M. Yoka évoque l'histoire de la langue de Molière en RDC.
Langue officielle de la RDC, le français y cohabite avec quatre langues nationales : le lingala, le kiswahili, le tshiluba et le kikongo. Il est donc employé au travail et dans l'administration dans le pays en général et à Kinshasa en particulier. Du fait de son statut de capitale, cette dernière, qui va accueillir le prochain sommet de la Francophonie du 12 au 14 octobre, se sent tout particulièrement concernée pour mettre en lumière sa pratique du français.
C'est le 14 mai 1886 que ce dernier a été décrété « langue de travail et d'administration » de l'État indépendant du Congo, par ordonnance de l'administrateur général, le représentant du roi des Belges à Boma, alors capitale congolaise. Ainsi, la langue française, qui a conservé ce statut jusqu'à nos jours, totalise cent vingt-six années de présence en RDC. Le pays compte actuellement un peu plus de 17 millions de francophones, soit environ 23 % de sa population totale. Par son statut, cette première langue étrangère jouit d'une situation de monopole ; elle ne rencontre aucune concurrence.
Paradoxe
L'histoire de la langue française en RDC est paradoxale. Colonisé par un pays, la Belgique, tiraillé lui-même depuis le XIXe siècle par des querelles linguistiques tendues entre les Flamands et les francophones, le Congo a en fait hérité de la position de suprématie de la bourgeoisie wallonne, alors au pouvoir. La langue française s'est imposée au sein des écoles et des institutions, le flamand étant relégué au rang de seconde langue étrangère. Autre paradoxe : c'est pendant l'époque coloniale que la promotion des langues nationales a été déterminante, avec, pour la première fois en Afrique noire, la traduction de la Bible (en kikongo), la publication d'ouvrages et de journaux en quatre langues nationales dans les différentes capitales provinciales concernées, l'ouverture de bibliothèques publiques, l'instauration des feuilletons dramatiques radiophoniques, etc. Néanmoins, pendant la période coloniale, le français - cette langue du maître ou de l'instituteur - est resté pour « l'évolué » un symbole de prestige. Il a été à cette époque considéré comme la condition nécessaire et essentielle à toute promotion sociale : un travail rémunérateur, un changement de grade ou de statut, la considération. C'est aussi le français qui servait d'indicateur pour définir le niveau d'intégration ou d'assimilation.

Lire l'article sur Jeuneafrique.com : RDC : Mbote changement ? | RDC : le français en version ambiancée | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

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Politique | Benguigui : “100 000 professeurs de français pour l’Afrique”

Benguigui : “100 000 professeurs de français pour l’Afrique”
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Yamina Benguigui veut donner un “nouvel élan” à la politique de promotion et d’attractivité de la langue française. Photo AFP / Issouf SANOGO

De retour de République démocratique du Congo (RDC), vous faites adopter un vaste plan d’actions en faveur de la langue française ?

La langue française connaît un vrai dynamisme. Elle est parlée par plus de 220 millions de personnes. En 2050, selon les projections, 700 millions parleront français dont 80 % sur le continent africain. Nous devons être à la pointe du combat pour le multilinguisme.

Pour mener cette bataille, je veux donner un nouvel élan à notre politique de promotion et d’attractivité de la langue française. C’est un vrai virage.

Quelles sont les mesures concrètes actées lors du dernier Conseil des ministres par François Hollande et le gouvernement ?
Pour renforcer notre soutien aux systèmes éducatifs des pays en développement, je lance le projet intitulé 100 000 professeurs de français pour l’Afrique. Ces professeurs seront formés par le biais du réseau culturel français en Afrique et deviendront eux-mêmes formateurs. Pour financer cette action, la France engage 1,5 million d’euros par an sur 3 ans.

Je propose aussi de développer, en lien avec l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), le rayonnement de la francophonie dans le monde et de renforcer nos actions dans le domaine de la gouvernance démocratique, de l’État de droit, des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

On est loin de la Françafrique…

La langue française passe aussi par Internet. Quel est votre plan d’actions dans ce domaine ?
Nous allons lancer le portail francophone “Afripedia”, sur le modèle de Wikipedia. L’Internet francophone, c’est 3 % de la toile mondiale. C’est trop peu. Nous allons créer du contenu. Comme François Hollande l’a annoncé à Kinshasa, nous allons accueillir le premier Forum mondial des femmes francophones en mars 2013. C’est important car la transmission de la langue passe par la femme.

Qu’envisagez-vous pour favoriser la mobilité des personnes dans l’espace francophone ?
La réflexion sur les visas et la mobilité est lancée, avec pour objectif un passeport francophone pour les étudiants, les chercheurs et les artistes dont certains ont déjà été empêchés, par le passé, de se dé

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14e sommet de la Francophonie : Les présidents ivoirien et sénégalais reçus par Blaise Compaoré - leFaso.net, l'actualité au Burkina Faso

Au cours du 14e sommet de la Francophonie à Kinshasa, le président du Faso, Blaise Compaoré, a reçu en audience, dans l’après- midi du vendredi 12 octobre 2012, son homologue ivoirien, Alassane Dramane Ouattara. Ils ont discuté de la coopération bilatérale, du conflit au Mali et se sont prononcés sur l’importance accordée à la langue française dans leurs pays. En outre, dans la soirée du samedi 13 octobre, Blaise Compaoré a assisté à un dîner offert aux chefs d’Etat invités, avant d’accorder une audience au président sénégalais, Macky Sall.

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Les relations entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso sont « excellentes ». Les liens d’amitié, de fraternité et de coopération ont été réaffirmés lors du sommet de la Francophonie de Kinshasa. A la « Cité de l’Union africaine », le complexe résidentiel où étaient logés les chefs d’Etat, le président du Faso, Blaise Compaoré, s’est entretenu avec son homologue ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, quelques heures après son arrivée dans l’après-midi du 12 octobre 2012. « Nous avons parlé des relations entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire qui sont excellentes.

Je n’arrêterai jamais de remercier le président Compaoré pour le rôle important qu’il a joué afin de ramener la paix en Côte d’ivoire et des élections démocratiques », a déclaré le chef de l’Etat ivoirien, à l’issue de l’audience. Le président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et le Médiateur ont aussi évoqué la situation au Mali. « Les dossiers avancent bien puisque le Conseil de sécurité des Nations unies est en train d’examiner une résolution qui permettra d’aller plus vite. Et surtout, une réunion est prévue à Bamako le 19 octobre pour essayer de préciser les contours du dialogue politique et également de l’intervention si le dialogue politique n’arrivait pas à résoudre le problème », a mentionné le président Ouattara. Pour Blaise Compaoré, la CEDEAO a toujours parlé d’une seule voix, à savoir la quête d’une paix durable au Mali sur la base d’un processus politique de négociation.

« Nous avons ouvert aussi la possibilité à une intervention militaire si, par la voie politique, on n’atteignait pas les objectifs et nous nous réjouissons de la décision des Nations unies, d’adopter une résolution sur le Mali, qui rappelle encore qu’il nous faut rester mobilisés autour du processus de négociation, mais aussi nous préparer à une éventuelle intervention », a confié le Médiateur.

Le français, un ciment entre les peuples

Interrogé par la presse à propos de la langue française, le chef de l’Etat ivoirien a indiqué : « C’est la langue officielle de nos pays, la langue dans laquelle nous avons appris à lire et à écrire, c’est la langue qui est parlée par la majorité de mes concitoyens ». Pour lui, la Francophonie est particulièrement utile pour les pays ayant le français en partage. Au-delà de la langue, c’est un organisme qui joue un rôle essentiel de resserrement des liens des pays membres dans tous les domaines culturel, institutionnel, sur les questions de paix, de démocratie. Le président du Faso a abondé dans le même sens : « Le français, c’est aussi notre langue officielle, mais c’est une communauté de partage : partage de valeurs, parce que nous par

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Boite à outils : Les présidents ivoirien et sénégalais reçus par Blaise Compaoré

Au cours du 14e sommet de la Francophonie à Kinshasa, le président du Faso, Blaise Compaoré, a reçu en audience, dans l’après- midi du vendredi 12 octobre 2012, son homologue ivoirien, Alassane Dramane Ouattara. Ils ont discuté de la coopération bilatérale, du conflit au Mali et se sont prononcés sur l’importance accordée à la langue française dans leurs pays. En outre, dans la soirée du samedi 13 octobre, Blaise Compaoré a assisté à un dîner offert aux chefs d’Etat invités, avant d’accorder une audience au président sénégalais, Macky Sall.

Les relations entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso sont « excellentes ». Les liens d’amitié, de fraternité et de coopération ont été réaffirmés lors du sommet de la Francophonie de Kinshasa. A la « Cité de l’Union africaine », le complexe résidentiel où étaient logés les chefs d’Etat, le président du Faso, Blaise Compaoré, s’est entretenu avec son homologue ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, quelques heures après son arrivée dans l’après-midi du 12 octobre 2012. « Nous avons parlé des relations entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire qui sont excellentes. Je n’arrêterai jamais de remercier le président Compaoré pour le rôle important qu’il a joué afin de ramener la paix en Côte d’ivoire et des élections démocratiques », a déclaré le chef de l’Etat ivoirien, à l’issue de l’audience. Le président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et le Médiateur ont aussi évoqué la situation au Mali. « Les dossiers avancent bien puisque le Conseil de sécurité des Nations unies est en train d’examiner une résolution qui permettra d’aller plus vite. Et surtout, une réunion est prévue à Bamako le 19 octobre pour essayer de préciser les contours du dialogue politique et également de l’intervention si le dialogue politique n’arrivait pas à résoudre le problème », a mentionné le président Ouattara. Pour Blaise Compaoré, la CEDEAO a toujours parlé d’une seule voix, à savoir la quête d’une paix durable au Mali sur la base d’un processus politique de négociation. « Nous avons ouvert aussi la possibilité à une intervention militaire si, par la voie politique, on n’atteignait pas les objectifs et nous nous réjouissons de la décision des Nations unies, d’adopter une résolution sur le Mali, qui rappelle encore qu’il nous faut rester mobilisés autour du processus de négociation, mais aussi nous préparer à une éventuelle intervention », a confié le Médiateur.

Le français, un ciment entre les peuples

Interrogé par la presse à propos de la langue française, le chef de l’Etat ivoirien a indiqué : « C’est la langue officielle de nos pays, la langue dans laquelle nous avons appris à lire et à écrire, c’est la langue qui est parlée par la majorité de mes concitoyens ». Pour lui, la Francophonie est particulièrement utile pour les pays ayant le français en partage. Au-delà de la langue, c’est un organisme qui joue un rôle essentiel de resserrement des liens des pays membres dans tous les domaines culturel, institutionnel, sur les questions de paix, de démocratie. Le président du Faso a abondé dans le même sens : « Le français, c’est aussi notre langue officielle, mais c’est une communauté de partage : partage de valeurs, parce que nous partageons notre ambition de démocratisation pour nos sociétés, de liberté, de paix pour nos nations. C’est aussi un espace qui nous permet, en tant que francophones, d’être réellement partie prenante dans la résolution des affaires du monde, car ici nous allons parler français avec un Vietnamien, un Laosien, un Canadien ». De plus, la Francophonie permet de partager les valeurs de démocratie, de paix, de solidarité. A travers la Francophonie a fait observer le chef de l’Etat burkinabè, « nous avons un dispositif qui va toucher, les jeunes, les hommes, les femmes, les collectivités territoriales, les jumelages- coopération entre villes, communes francophones ». Tout cela participe de l’ambition de rapprocher davantage les populations de la communauté francophone et aussi de les amener à être beaucoup plus active dans la gestion des politiques mondiales. A l’image des autres chefs d’Etat, Blaise Compaoré, a assisté dans la matinée du 13 octobre 2012, au Palais du peuple de Kinshasa à l’ouverture des travaux du 14e sommet de la Francophonie. Dans la soirée, au complexe présidentiel de la « Cité de l’Union africaine », sis dans la commune huppée de « La Gombe », au Nord de Kinshasa, en bordure du fleuve Congo, ils ont été invités à un dîner offert par l’hôte du Sommet, le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila Kabangué et son épouse, Olive Lembé. Le président du Faso a échangé avec nombre de ses pairs, avant de recevoir en audience, après le dîner, le président sénégalais, Macky Sall. Blaise Compaoré et Macky Sall ont notamment passé en revue les relations bilatérales entre le Burkina Faso et le Sénégal, en vue de les intensifier et de concerter leurs actions dans le cadre des organismes sous-régionaux et régionaux.

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Francophonie : la place de la langue française au centre des débats - Afrik.com : l'actualité de l'Afrique noire et du Maghreb - Le quotidien panafricain

La XIVe édition du Sommet de la Francophonie, qui s’est déroulée du 12 au 14 octobre à Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo (RDC), vient de s’achever. Les différents chefs d’Etat et de gouvernement ont notamment partagé leurs solutions pour défendre la langue française.

Comme tous les deux ans, les représentants des pays membres de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) se sont réunis pour faire le point sur la place du français dans le monde. Pas moins de 56 pays étaient représentés lors de ce Sommet de Kinshasa qui s’est achevé ce dimanche 14 octobre au soir.

De nombreux chef d’Etat africains ont pris part aux discussions. Ils y occupent une place prépondérante compte tenu de la place importante qu’occupe le Français dans le continent. On estime que d’ici 2050, les africains pourraient représenter 85% des 715 millions de francophones dans le monde. Parmi les temps forts de ce sommet : la visite du président français François Hollande, mais également les discussions sur l’état de la démocratie de la RDC, et les différentes crises en Afrique. Des questions politiques qui n’ont pas pour autant occultées la raison d’être de cette rencontre, à savoir la place de la langue française, actuellement parlée par près de 220 millions de personnes sur la planète.

Quel avenir pour la langue française ?

Tout l’enjeu pour les différents chefs d’Etat et de gouvernement était de définir la stratégie à adopter pour permettre à la langue française de mieux résister à l’avenir face à la forte progression de l’Anglais. Sur ce point, les avis divergent, deux clans semblent s’opposer. Les représentants de plusieurs pays africains comme le Sénégal, le Rwanda ou même le Gabon se sont montrés favorables à l’ouverture de la langue française. Certains d’entre eux, comme le Rwanda, se sont d’ailleurs déjà ouverts au bilinguisme Français-Anglais.

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AfriqueMichèle Delaunay | Michèle Delaunay

LE FRANÇAIS EST UNE LANGUE AFRICAINE

Ouaouh ! ça décoiffe pas mal d’entendre François Hollande ouvrir avec cette forte parole le sommet de la francophonie. Cela dans un décor assez désuet qui nous fait mesurer d’un coup la rapidité d’évolution des mises en scène et des images transmises par les médias.

La phrase elle-même a dû scotcher dans leur fauteuils pas mal de parangons du point-virgule et de l’imparfait du subjonctif. Je fais au demeurant partie des premiers, tout en restant très mesurée sur l’usage du second qui me parait de voir relever du tact et de la mesure. Mais là n’est pas la question.

La phrase de Hollande est forte. D’abord par sa vigueur, son caractère surprenant au premier abord et tout de suite après par sa signification politique. On est très loin de « l’homme africain qui n’est pas entré dans l’histoire » de Nicolas Sarkozy. C’est au contraire l’histoire de la France et son avenir qui mettent le pied en terre africaine.

Forte aussi par sa justesse. On le sait, le français est d’abord une langue latine mais le latin lui-même était sans doute bien davantage parlé en terre africaine que dans ce que nous appelons aujourd’hui l’Italie. Staline demandait « le Vatican, combien de légions ? ». On serait sans doute surpris de connaitre la réponse à la question « Le latin, combien de locuteurs africains ?

Comme on l’est d’apprendre que 80% des locuteurs français sont des Africains. Et c’est bien le point le plus aigü de la phrase de Hollande : l’avenir de notre langue se joue de l’autre côté de la Méditerranée. Qui l’avait jusqu’alors exprimé ainsi et qui en avait mesuré toute la signification ? Oui, l’avenir du français se joue là-bas.

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Francophonie, du colonialisme au chauvinisme linguistique

Cette semaine sur France Culture, on a côtoyé le pire comme le meilleur. Le meilleur, c’était lors du documentaire « Sur les docks » du lundi 8 octobre, intitulé « Je ne parle pas la langue de mon père ». L’écrivaine franco-algérienne Leïla Sebbar, en quelques mots admirables, décrivait la non-transmission par son père de sa langue maternelle, l’arabe. Ce dernier, instituteur dans l’instruction publique française de l’Algérie coloniale, avait en effet fait le choix de refouler sa langue dans le cadre familial, et ainsi d’éduquer ses enfants en français :

« Dans sa langue, il aurait dit ce qu’il ne dit pas dans la langue étrangère. Il aurait parlé à ses enfants de ce qu’il était. Il aurait raconté ce qu’il n’a pas raconté. Non pas de sa vie à lui, un père ne parle pas de sa propre vie à ses enfants. Non, de sa vie il n’aurait pas parlé. Mais les histoires de la vieille ville marine, les légendes, les anecdotes, le petit homme rusé qui se moque des puissants et ça fait rire les faibles, les pauvres. Il aurait raconté les ancêtres, le quartier. Vérité et mensonge. Il aurait ri avec ses enfants dans sa langue, et ils auraient appris les mots de gorge, les sons roulés, répétés, articulés encore et encore. Maître d’école dans sa maison. Ensembles ils auraient déchiffré, récité, inscrit sur l’ardoise noire les lettres qu’ils ne savent pas tracer. »

A travers la non-transmission de la langue, c’est une culture et une histoire que l’on condamne à l’oubli. En d’autres termes, priver un peuple de sa langue conduit à lui fermer les portes de sa propre culture et de son histoire :

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Francophonie. De Québec à Libreville, le français comme on le parle

Francophonie. De Québec à Libreville, le français comme on le parle - De "s'exciter le poil des jambes" à "ambiancer" en passant par "Bon aller !

De "s'exciter le poil des jambes" à "ambiancer" en passant par "Bon aller !", voici un florilège de mots ou d'expressions drôles, typiques ou poétiques alors que se tient le sommet de la francophonie à Kinshasa. Parlée par plus de 200 millions de personnes dans le monde, la langue française n'est pas la même à Québec, Bruxelles ou Libreville.
Lire également
>> Que nous reste-t-il du breton ?
>> Sommet de la Francophonie : François Hollande à Kinshasha

BELGIQUE
Le français de Belgique est influencé par la proximité de la Flandre néerlandophone, de la langue wallonne (prédominante dans le sud du pays jusqu'au début du XXe siècle), et conserve des expressions tombées en désuétude en France.
- "On se sonne et je te dis quoi" : "Je t'appelle pour te raconter"
- avoir bon/avoir dur : avoir du plaisir/rencontrer des difficultés (issu du wallon)
- ranger ses nic-nac : ranger son désordre, du nom de gâteaux secs en forme de lettres de l'alphabet
- navetteur : personne qui effectue la navette entre son domicile et son lieu de travail.

CANADA
L'éloignement de la France et la proximité des Etats-Unis influencent la langue des francophones du Québec et du Nouveau-Brunswick.
- bardasser : secouer quelque chose ou quelqu'un ("je me suis fait bardasser par ma mère") (vieux français dialectal)
- bécosse : toilettes derrière la maison (déformation de l'anglais back house)
- frapper un noeud : tomber sur un os, vient vraisemblablement du langage des bûcherons, qui tombaient souvent sur des noeuds en fendant du bois
- s'exciter le poil des jambes : paniquer

SUISSE
Les mots français qui frappent le plus un étranger arrivant en Suisse-Romande sont ceux désignant les chiffres, comme septante (70) et nonante (90) (également utilisés en Belgique).
- être déçu en bien : être agréablement surpris
- un foehn : un sèche-cheveu, en référence au vent chaud éponyme
- avoir meilleur temps de : avoir intérêt à faire quelque chose

GABON
Le "tolli bangando" est littéralement la "langue des bandits" des quartiers populaires du Gabon.
- Apollo : conjonctivite. Les gens ont cru qu'elle s'attrapait en essayant de voir la fusée Apollo se poser sur la lune
- dos tourné : bistrot, car ne voit souvent que les dos des gens accoudés au bar tourné vers l'intérieur
- mange-mille : gendarme ou policier qui demande de l'argent
- blanc-manioc : blanc qui est depuis longtemps en Afrique.

COTE D'IVOIRE
- deuxième bureau : maîtresse d'un homme marié
- ambianceur : personne qui met de l'ambiance dans un groupe
- gazer : faire la fête, sortir. Un endroit où l'on peut faire la fête s'appelle logiquement un "gasoil"
- titrologue : celui ou celle qui lit et commente les titres de journaux en pleine rue, planté(e) devant l'étal du marchand

CONGO KINSHASA
- un "blessé de guerre": un billet de 100 francs congolais, froissé, déchiré, noir de crasse à force d'être passé de main en main
- Abacost : contraction de "A bas le costume", néologisme mobutiste désignant le costume national congolais, avec col mao, manche courte et sans cravatte, en opposition au costume occidental
- Bon aller ! : signifie au revoir, traduction du lingala, une des langues locales, dans lequelle on souhaite à celui qui s'en va "pars bien".

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Francophonie : à quoi cela sert-il encore de faire apprendre le français aux jeunes ?

Le 14ème Sommet de la Francophonie se déroule ce weekend à Kinshasa en République démocratique du Congo.

Atlantico : Il semble que comparativement au développement d’autres langues, comme l’anglais, la langue française subisse un léger recul. Dans ces conditions, les jeunes étrangers ont-il un intérêt à l’apprendre ?

Claude Hagège : Je suis contre ceux qui arguënt qu’il y aurait un recul de la langue française. Cette assertion est fausse. En réalité, le français progresse moins vite que l'anglais. Le français est parlé – tout comme l’anglais – sur les cinq continents, ce qui n’est pas le cas de l’espagnol ni de l’arabe. Par conséquent, si on prend pour critère le degré de diffusion, le français est en très bonne position.

Si certains parents expriment le désir de faire apprendre le chinois à leurs enfants plutôt que l’anglais par exemple, c’est en raison de la méfiance grandissante à l’égard de la diffusion mondiale de l’anglais. D’autre part, les chinois ont déployé des efforts énormes en faveur de la diffusion de leur langue, par l’implantation mondiale d’Instituts Confucius, que l’on estime à près de 1 200 à travers le monde. En France, il en existe plusieurs dizaines, dont un à Arras.

Il s'agit la, d'une part, d' un acte anti-américain, qui répond, de l'autre, à la prise de conscience par la Chine du fait que son ascension au firmament des nations irait de pair avec la diffusion de sa langue et de sa culture. Au regard de ces faits, les parents qui veulent que leurs enfants apprennent le chinois sont donc ceux qui ont compris que cette langue aura une incidence importante plus tard sur eux.

Ainsi, les craintes, surtout américaines, de voir le chinois devenir bientôt la langue la plus diffusée ne sont pas complètement infondées ?

Nuançons. Le chinois se retrouve devant le français et l’anglais si l’on prend en compte uniquement le volume des locuteurs, puisqu’ils sont un peu plus d’un milliard à le parler. Pour ce qui est de la diffusion, elle n'est pas encore de nature à inquiéter le français ni l’anglais.

L’Afrique est-elle réellement l’acteur majeur de la diffusion du français et de la francophonie ?

Après l’indépendance, les chefs d’Etat de l’Afrique francophone c'est-à-dire de pays anciennement au sein de la zone d’influence de la France, ont décidé de faire du français la langue officielle de leur pays, précisément parce qu’ils avaient conscience qu’elle avait un écho mondial. Ce fut un choix entièrement pragmatique, non pas fait par amour ou admiration, mais bien afin de servir au mieux leurs intérêts.

Le Cameroun, le Tchad, le République Centrafricaine, le Sénégal, la Guinée et le Burkina Faso pour ne citer qu'eux font partie des pays qui ont fait ce choix. Même s'il semble que le Gabon ait décidé d'ajouter l'anglais au français en raison de ses liens importants avec le Ghana et l'Union sudafricaine, pays de langue officielle anglaise, il fait aussi partie de cet ensemble.

Si la présente édition du Sommet de la Francophonie se tient à Kinshasa, c’est parce que la République Démocratique du Congo, qui a appartenu à la couronne belge, a le français pour langue officielle, enseignée à l'origine par les Belges, comme le montre parfois l'accent des Congolais. Il y a deux ans, le sommet de la Francophonie, s’est tenu à Montreux, deux ans avant au Québec, et précisément, il s'agit de territoires où le français est la langue dominante.

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Le français, une langue métissée indispensable à la communication des Congolais

Le français, s'il n'est pas parlé par la majorité des habitants de la République démocratique du Congo (RDC), reste la langue d'échange entre les habitants de ce pays de 70 millions d'habitants.
"Le français est toujours présent", explique Daniel Mutombo, directeur général du centre de linguistique théorique et appliquée (CELTA) de Kinshasa. Mais "c'est la langue des lettrés, ajoute-t-il. Il n'est utilisé que par une infime partie de la population (20% environ). Selon lui "tout dépend du milieu où on se trouve. "
Selon cet enseignant, dont le bureau d'un immeuble décrépit montre que ses travaux ne sont pas au coeur des préoccupations des autorités, "le français est une langue qui permet d'accéder à certaines fonctions dans la société".
A Kinshasa, a-t-il constaté, "les étudiants sont incapables de commencer et de terminer une phrase en français, ils la finissent toujours dans une langue locale". Ainsi, en RDC comme ailleurs, selon lui, "le français subit l'influence des langues locales et l'enseignement se fait donc dans une langue métissée".
Amadou Ba, chef d'antenne de Radio Okapi, créée par une fondation suisse et parrainée par les Nations unies, explique que le journal en français est le plus écouté, avec 55% des auditeurs qui le suivent après avoir entendu celui diffusé dans leur langue.
Fort de 22 millions d'auditeurs, Radio Okapi, qui a fêté ses 10 ans en février, traduit chaque jour en swahili, en tshiluba, en kikongo et en lingala une trentaine de sujets. "Il faut de la dextérité et du savoir faire. Je réfléchis en français et je l'exprime dans ma langue maternelle, le peul", explique Amadou Ba.
"Le français est une langue de ciment, ajoute-t-il, un Congolais du Masisi (territoire de l'est de la RDC) va parler français à Kinshasa. " Mais dans une langue bien à lui : "sois souple" dit-il à son ami avare. Un passant bien habillé est "danger" voire "mystique".
"Il ne s'agit pas de faire du mot à mot: nos langues sont orales, imagées, il faut adapter un langage multiculturel. Ainsi, l'expression +du pain sur la planche+ devient +des difficultés+".
"Inter-influence dans les deux sens"
"C'est un enrichissement, dit le professeur Mutombo. Les puristes parlent de langue altérée, mais la langue est un organe vivant qui a une naissance, une croissance et une mort probable. " Aussi, "pour sauvegarder notre moi profond, l'accès à nos langues doit être prioritaire", ajoute Mutombo.
Un Français de naissance qui vit longtemps en RDC ne parle pas le même français qu'un métropolitain, explique-t-il, citant l'adoption par les agences de voyage du terme "safari", qui veut dire "voyage", en swahili. "Il y a inter-influence dans les deux sens", commente-t-il.

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A Kinshasa, François Hollande lie francophonie et démocratie

KINSHASA (Reuters) - François Hollande se gardant d'applaudir le discours du Congolais Joseph Kabila: c'est l'une des images fortes de l'ouverture, samedi, du sommet de la Francophonie de Kinshasa, où le président français s'est posé en garant des libertés.

La question des droits de l'homme a constitué le fil rouge de la visite d'une journée du chef de l'Etat dans l'ancien Zaïre, où il a invité les 56 pays du monde francophone à mettre leur langue "au service du monde et de la liberté".

"Je suis venu aussi ici, à Kinshasa, pour parler clair comme je m'y suis engagé à Dakar, c'est-à-dire que je ne change pas de discours selon les lieux ou selon les interlocuteurs", a dit François Hollande lors d'une conférence de presse finale dans la capitale congolaise.

"Je dis non pas ce que je pense mais ce que la France porte comme message, comme principes, comme valeurs", a-t-il ajouté.

Après le Sénégal, la République démocratique du Congo était la deuxième étape d'une tournée africaine de deux jours, la première du quinquennat du président français.

A l'ouverture du sommet de la Francophonie, François Hollande a rappelé que "c'est en français que les révolutionnaires de 1789 ont proclamé et donc écrit la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen".

"La francophonie doit porter la démocratie, les droits de l'homme, le pluralisme, le respect de la liberté d'expression, l'affirmation que tout être humain doit pouvoir choisir ses dirigeants", a-t-il dit.

Le Premier ministre canadien, Stephen Harper, a également prononcé un plaidoyer pour la défense des droits de l'homme. "Tous les gouvernements sans exception doivent garantir à leurs ressortissants une bonne gouvernance, l'état de droit et le respect des libertés individuelles", a-t-il dit à la tribune du sommet.

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François Hollande : « Je viens pour écrire avec l’Afrique une nouvelle page »

François Hollande : « Je viens pour écrire avec l’Afrique une nouvelle page »

Avant ses déplacements à Dakar au Sénégal puis à Kinshasa en RDC pour le Sommet de la francophonie, le président François Hollande a accordé une interview exclusive à RFI, France 24 et TV5 Monde. Le chef de l’Etat s’est déclaré décidé à établir un nouveau rapport entre la France et le continent. Il s’est également exprimé sur les sujets brûlants de la situation au Mali et de la crise en Syrie. Le chef de l'Etat répond aux questions de Jean-Karim Fall (RFI), Roselyne Febvre (France 24) et David Delos (TV5 Monde).

France 24 : Monsieur le Président, vous avez longtemps hésité à vous rendre à Kinshasa, au Sommet de la francophonie ; pourtant mardi, vous avez déclaré que la situation dans ce pays est tout à fait inacceptable au plan des droits, de la démocratie et de la reconnaissance de l'opposition, bref un pays infréquentable. Alors on a envie de vous demander pourquoi allez-vous à Kinshasa et avez-vous reçu depuis des garanties ?

François Hollande : D’abord, je vais à Kinshasa parce que c'est l'Afrique et parce que je veux dire aux Africains qui parlent le français, que nous sommes extrêmement reconnaissants à leur égard. La langue française, c'est une langue africaine. Aujourd'hui, les Africains sont ceux qui sont les plus nombreux à parler Français ; je veux leur exprimer ma gratitude.Je vais à Kinshasa parce que c'est un grand pays, la RDC, et c’est un pays qui est agressé à ses frontières. Je viens comme Président de la république aussi pour dire ce que j'ai déjà prononcé à l'Assemblée générale des Nations Unies : je n'accepte pas que les frontières de ce grand pays puissent être mises en cause par des agressions venant de l'extérieur. Ensuite, je viens à Kinshasa -je serai avant à Dakar au Sénégal- pour tenir le discours de la franchise, de la transparence et du respect. Des élections se sont produites l’année dernière en RDC. Elles n'ont pas été regardées comme étant complètement satisfaisantes. Mais il y a aussi des progrès qui viennent d'être accomplis ; je les souligne : une commission pour les élections, une commission pour les droits de l'Homme. Je veux donc, à chaque fois que je me déplace, qu’il y ait aussi la marque, lorsque la France est là, qu’il doit y avoir des progrès en matière de démocratie.

TV5 Monde : Certaines des garanties que vous attendiez n’ont pas été remplies comme, par exemple, la transparence sur le procès des assassins de Florent Chebeya, le militant des droits de l’Homme, assassiné en 2010. De ce point-de vue-là, exprimez-vous des regrets ?

J’aurais l’occasion de m’exprimer là-bas. Je dirai d’ailleurs à Kinshasa ce que je dis partout et ici, en France. Je n'ai pas plusieurs langages. Je n'ai pas plusieurs manières de parler selon mes interlocuteurs. Mais je sais qu'il y a ce procès qui est attendu parce que c’est un militant qui a été assassiné et que sa famille, ses proches, ses amis demandent justice. J'aurais l’occasion de m'en entretenir avec le Président Kabila. Les temps ont changé, la France est maintenant désireuse à la fois de respecter tous ses interlocuteurs, mais aussi de leur dire la vérité. Cette vérité n’est pas celle de la France, c'est celle des droits fondamentaux, des libertés essentielles et de la démocratie.

RFI : Vous allez rencontrer le chef de l'opposition congolaise, Etienne Tshisekedi, à la Résidence de France à Kinshasa. Qu'allez-vous lui dire ? Il appelle à des manifestations. Cela vous inquiète-t-il ?

Plusieurs grandes organisations non gouvernementales, que j’avais consultées avant de prendre ma décision d'aller à Kinshasa, m’ont donné leur point de vue. Elles m’ont conseillé daller à Kinshasa, d’aller en RDC, d’abord parce que c'était un sommet de la francophonie et c’était mon devoir que d’y être, pour la France, le français, mais aussi pour l'Afrique, je viens de le dire, et exprimer un message. Et également pour parler à toutes les parties prenantes de cette grande République, car la RDC est un grand pays, un des plus grands pays d'Afrique.

RFI : Avec une démocratie bloquée quand même ?

Avec une population qui aspire à la démocratie, avec des règles qui ne sont pas aujourd’hui encore complètement satisfaisantes. J'en parlerai avec le Président Kabila et j'aurai un entretien avec lui. J’ai souhaité aussi avoir un entretien avec l’opposition, le principal parti, j’allais dire le principal opposant historique. Je le verrai, j’en verrai d’autres, les organisations non gouvernementales, non pas pour m'ingérer, je ne suis pas là pour être l’arbitre, le juge, ce n’est pas ce que l’on demande à la France et ce n’est pas ce que la France veut faire. Là aussi, c’est une nouvelle politique qui est en train de se définir, c'est-à-dire que nous avons du respect, nous avons de la considération, mais en même temps on se dit les choses et on aide.Je veux permettre par ma visite, que le processus démocratique qui a été engagé puisse aller jusqu'au bout.

TV5 Monde : En ce sens, la rencontre avec Etienne Tshisekedi, est aussi un message envoyé aux autorités ?

C'est un message envoyé à tous les chefs d'Etat africains. Je les considère, je suis conscient, lorsqu’ils ont été élus par un processus démocratique, qu'ils représentent pleinement leur pays. Quand ils n’ont pas été élus par cette procédure, je fais en sorte d'avoir de bonnes relations d’Etat à Etat, mais je reconnais aussi les opposants dès lors qu'ils s'inscrivent dans la démocratie, qu'ils veulent, concourir sans violence à ce que ce soit les urnes qui décident en Afrique comme partout ailleurs.

France 24 : Monsieur le Président, revenons sur votre première étape qui est Dakar au Sénégal. En 2007, Nicolas Sarkozy avait dit ces mots qui avaient choqué « l’homme africain, n’est pas assez entré dans l’Histoire ». Dakar 2012 avec François Hollande, est-ce que ce sera le discours de la réparation ?

Non, je ne viens pas faire un discours pour effacer un précédent. Je viens prononcer un discours pour écrire avec l'Afrique une nouvelle page parce que la France et l’Afrique ont des relations historiques ; nous avons à la fois une reconnaissance par rapport à l'Afrique, à ce qu’elle nous a apporté…

France 24: C’est quoi cette nouvelle page ?

Et aussi des fautes qui doivent être rappelées : ce qu’a été la colonisation et avant, ce qu’a été la traite négrière.La nouvelle page, c'est de voir l'Afrique comme un continent d’avenir, c'est-à-dire des pays qui connaissent une forte croissance. Nous ici, en Europe, nous souffrons de la récession, dans certains de nos pays voisins, d’une croissance faible. En Afrique, une dynamique économique est née depuis plusieurs années. C’est un continent d'avenir parce qu'il y a une jeunesse qui demande à prendre sa place. C’est un continent d’avenir parce que des entreprises sont en train de s’installer, des pays se sont eux-mêmes investis, notamment la Chine et les Etats-Unis.Je viens donc dire aux Africains : « nous voulons être de votre grande aventure ». Je viens dire à cette jeunesse : nous voulons nous vous parler, avec notre langue, quelquefois avec une autre langue quand elle est parlée par des anglophones, mais nous venons faire une relation qui sera une relation de confiance et de considération.

RFI : Justement, sur cette question économique, vous dites que l'Afrique est le continent de la nouvelle croissance, mais ne craignez-vous pas que la diplomatie économique que vous prônez se heurte aux principes que vous défendez ?

La diplomatie économique, c'est de faire en sorte que nous puissions avoir une place pour nos entreprises. D'ailleurs, elles l'occupent en Afrique. 20 % de l'économie en Afrique concernent des entreprises françaises. C’est donc une présence considérable. Mais moi je ne veux pas des passe-droits. C'est fini le temps des émissaires, des intermédiaires, de ce que nous pouvions emmener dans nos bagages.

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Sommet de la Francophonie : le Bénin, la France et la promotion du français dans le monde

Le Président Boni Yayi représentera le Bénin aux côtés de François Hollande, Président de la République française, d’Abdou Diouf, Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie, et de nombreux chefs d’Etat et de gouvernement au 14ème Sommet de la Francophonie qui se tiendra du 12 au 14 octobre à Kinshasa (RDC).

Le français, langue nationale officielle, constitue une chance et un atout pour le Bénin dans le monde de demain.

Le français, une langue pour demain

Les grandes transformations du monde créent de nouveaux défis, mais elles jouent également en faveur de la langue française. La mondialisation permet en effet aux communautés linguistiques de prendre conscience d’elles-mêmes et de s’affirmer, comme en témoigne le développement remarquable de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), forte de 75 Etats et gouvernements. L’apparition progressive, sous l’influence des pays émergents, d’un monde multipolaire dessine les contours d’un nouveau pluralisme culturel et linguistique. La révolution de l’Internet offre ainsi aux grandes langues comme le français - troisième langue sur Wikipedia et Facebook - une formidable plateforme mondiale d’expression, de création et de partage. Plus particulièrement, la croissance du continent africain devrait porter bien au delà d’un demi-milliard le nombre de francophones dans le monde en 2050. Les « printemps arabes », dans lesquels des pays francophones jouent un rôle déterminant, placent notre langue au cœur de l’histoire. Mais toutes ces transformations ne produiront les effets attendus que si nous savons saisir les opportunités qui s’offrent à nous dès maintenant. C’est pourquoi nous devons faire de la promotion du français une priorité.

Le français, une langue mondiale

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Promotion de la langue française : L’U.A initie une caravane

« Rehausser le niveau de la langue française en Côte d’Ivoire, redonner le goût de la lecture aux élèves et étudiants », ou encore « susciter des vocations à l’écriture », tels sont les objectifs que visent la 3ième édition de la « Caravane du français ». Afin de mieux expliquer cette initiative, l’Université de l’Atlantique (UA) a organisé une conférence de presse, le jeudi 12 octobre 2012, à son centre de recherche et de documentation de Cocody. A cette occasion, Aliou Mané, son président, concepteur de cette caravane, a expliqué les motivations de son entreprise. « Tout est partit d’un constat. En Côte d’Ivoire, le français qui est notre outil de travail est mal utilisé. Tant par les apprenants que par les enseignants. Il faut endiguer le mal très rapidement, parce que la situation est grave », a-t-il expliqué. Le fondateur de l’UA a également expliqué les enjeux que représente une meilleure utilisation du français pour la Côte d’Ivoire. « On veut tous que notre pays soit développé. Mais, si l’on ne maîtrise pas le français qui est un important outil de travail, comment peut-on espérer comprendre ou faire comprendre les actions à entreprendre pour atteindre ce développement ? », a-t-il ajouté. Notons que pour cette 3ième édition, ce sont 7 communes de la Côte d’Ivoire qui ont été visitées. La finale qui aura lieu le 20 octobre 2012 à l’Institut français se déroulera en présence du ministre de la Culture, Maurice Badaman, dont le nom a été donné au premier prix de cette compétition. Les candidats issus des 7 communes visitées par la caravane seront jugés en grammaire et en culture générale.

Abraham KOUASSI (Stg)

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TV5MONDE : actualites : Hollande en RDCongo:

Le président français François Hollande a souligné samedi à Kinshasa, en marge du 14e sommet de la francophonie, que "parler le français, c'est aussi parler les droits de l'homme", après une rencontre avec l'opposition congolaise et des ONG.
"La francophonie, ce n'est pas seulement la langue française: parler le français, c'est aussi parler les droits de l'homme, parce que les droits de l'homme ont été écrits en français", a-t-il déclaré à l'issue de ces entretiens qui se sont déroulés à la résidence de l'ambassadeur de France.
"Je voulais que mon déplacement puisse être utile aux acteurs, aux militants qui font que les droits de l'homme, c'est à la fois un engagement mais aussi un risque", a poursuivi le président français qui s'était entretenu avec le président congolais Joseph Kabila dès son arrivée à Kinshasa samedi matin.
François Hollande avait jugé mardi "tout à fait inacceptable" la situation en République démocratique du Congo (RDC) "sur le plan des droits, de la démocratie, et de la reconnaissance de l'opposition". Kinshasa avait vivement et immédiatement réagi, lui suggérant de "compléter son information" pour rendre son voyage dans la capitale congolaise "très utile".
A la veille de son premier déplacement présidentiel en Afrique, le président français avait également jugé que les élections qui avaient conduit à la reconduction de Joseph Kabila à la tête du pays en novembre 2011 n'avaient "pas été regardées comme étant complètement satisfaisantes".
"La démocratie ce n'est pas une leçon, la démocratie, c'est un droit et pour ceux qui sont à la tête des Etats, un devoir", a-t-il encore souligné samedi à Kinshasa où il devait s'exprimer à la tribune du sommet de la francophonie.

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