Littérature / Pr. Gnaoulé Oupoh ressuscite les auteurs ivoiriens : un ‘’dictionnaire des romans ivoiriens’’ désormais dans les rayons | Metaglossia: The Translation World | Scoop.it

De 1956 à 1986. Les 30 ans de vie littéraire de la Côte d’ivoire ont été revisités par le professeur de lettres à l’Université Félix Houphouët-Boigny, Bruno Gnaoulé Oupoh. Il a fait éditer chez l’Harmattan, le tout premier ‘’dictionnaire des romans ivoiriens’’ dont la dédicace a eu lieu le mercredi 3 juillet 2013 au campus de Cocody. Le Dictionnaire des romans ivoiriens est un condensé des résumés de chacun des 60 recueils de nouvelles et romans ivoiriens produits de 1956 à 1986. C’est le premier tome en attendant le deuxième attendu en décembre 2013 et qui concernera la période 1987-2013. Ainsi des romans comme « Kocoumbo, l’étudiant noir », « Climbié », « L’envol des tisserins », « La bible et le fusil », «Une femme pour une médaille », « Le temps de l’école » des célèbres auteurs ivoiriens Aké Loba, Bernard B. Dadié, Paul Akoto Yao, Maurice Bandama, Ahoussi Kablan n’auront plus de secret pour les jeunes générations qui n’ont plus le temps pour la lecture, obnubilées par les nouvelles technologies. Faisant d’une pierre deux coups, le professeur a également présenté une autre œuvre de sa riche bibliographie : « Bernard Zadi Zaourou, poète et dramaturge ivoirien ». Un livre qui ressasse de façon analytique l’ensemble de l’œuvre de l’universitaire décédé en 2012. Revenant sur le dictionnaire, Gnaoulé Oupoh a justifié que les auteurs ivoiriens, des moins illustres aux plus illustres comme Jean Marie Adiafi, Maurice Bandama, Bernard Dadié, Charles Nokan etc. méritent d’être connus. ‘’Notre littérature doit avoir son dictionnaire qui porte sur tous les genres (roman, théatre, poésie). La littérature ivoirienne compte maintenant près de 500 titres’’, a ajouté l’auteur. Qui reconnait que la littérature ivoirienne a connu un début timide qui prend ses sources en 1933 avec le théâtre et le roman interviendra à partir de 1956. ‘’Une littérature naît au gré de l’inspiration de ses auteurs’’, avance le professeur avant de se lancer dans l’explication des causes de la timidité ci-dessus évoquée. L’absence des maisons d’édition sur place en Côte d’Ivoire, soutient-il. L’universitaire bouillonne de projets parmi lesquels l’anthologie de la littérature ivoirienne d’écriture féminine. Ce travail est au laboratoire du Groupe de recherche et d’Etudes sur la littérature ivoirienne (Greli) qui a apporté son soutien au professeur.