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Metaglossia: The Translation World
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Traducteurs: une nouvelle génération en quête de reconnaissance

TRADUCTEURS - Dans l'indifférence générale, du moins en France, la discipline de la traduction a eu le droit dimanche 30 septembre à sa journée mondiale. L'occasion pour Les Oubliés de l'Actu de rendre ses lettres de noblesse à un très vieux métier que les novices ont du mal à intégrer. Par des témoignages en série, nous mettons la lumière sur ces jeunes ayant fait le choix d'exercer leur passion quitte à rester dans l'ombre.

La traduction, un art oublié ?

"Les traducteurs sont comme les peintres de portraits ; ils peuvent embellir la copie, mais elle doit toujours ressembler à l'original", Élie Fréron

Chaque année, la journée mondiale de la traduction est célébrée le 30 septembre, jour de la Saint-Jérôme. Né à Stridon, dans l'actuelle Croatie, vers 331, ce dernier resta connu pour avoir été le traducteur officiel de la Bible en langue latine, la Vulgate. Ce fût au sein de son monastère en plein cœur de Bethléem (Cisjordanie) qu'il commença son travail par la modification de la version latine du Nouveau Testament dès 382. S'attaquant à l'Ancien Testament huit ans plus tard, cet exégète termina son œuvre vers 405. Depuis le jour de sa mort, un certain 30 septembre 420, il demeure le patron des traductrices et des traducteurs.

Plusieurs siècles plus tard, les jeunes traducteurs en quête d'expérience ont délaissé le monastère pour leur PC ou leur Macbook Pro, reclus dans leur petit appartement. Sortant à peine des études, beaucoup éprouvent bien des difficultés à débuter dans le métier. C'est notamment le cas d'Anoury Bettina Vannavong qui, à 25 ans, se heurte à un manque cruel de propositions.

Cette Laotienne d'origine avoue être « passionnée par les langues depuis toujours » car elle a vécu « dans un environnement où on devait facilement passer d'une langue à une autre ». C'est pourquoi elle s'est orientée vers une licence LEA anglais-espagnol. "Les deux premières années restent très générales mais le programme nous permet déjà de toucher à la traduction", affirme-t-elle avant d'ajouter que c'est "en 3e année que je me suis vraiment spécialisée".

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