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« Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur », de Harper Lee | Les 8 Plumes

« Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur », de Harper Lee
LE 3 SEPTEMBRE 2012 7H30 | PAR LES-8-PLUMES
par Cécile

L’œuvre principale de Tolstoï doit-elle être traduite « Guerre et Paix » ou « La guerre et la paix » ? « Sense and sensibility » de Jane Austen : « Raison et sentiments » ? ou bien « Le cœur et la raison » ? Ou bien une autre traduction encore… ? Ces débats sur les titres traduits des œuvres littéraires suscitent toujours beaucoup d’intérêt, et une traduction certes plus juste peine parfois à remplacer une traduction plus libre mais que les lecteurs d’un pays se sont appropriée.

« Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » est un exemple parmi tant d’autres, énième traduction de « To kill a mockingbird », premier et unique roman de Harper Lee (et à mon sens, traduction la plus poétique). Publié en 1960, ce livre a reçu le prix Pulitzer en 1961. L’année suivante, un film basé sur le roman a été couronné de trois oscars. Cela aurait pu être une consécration pour l’auteur ; et pourtant, après ce premier roman, Harper Lee n’en a plus jamais publié d’autre. Le succès de sa première œuvre aurait-il placé la barre trop haut pour les suivantes ?

Il est vrai que « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » est un bon livre, de ceux que l’on a plaisir à lire pour se détendre – car même s’il traite de sujets graves et sérieux, il est raconté avec beaucoup de fraîcheur par une jeune narratrice, Scout Finch. Scout est un vrai garçon manqué, qui ne rate pas une occasion de se battre, et n’a pas vraiment la langue dans sa poche – au grand désarroi de sa tante, qui voudrait la préparer à devenir « une dame ». Orpheline de mère, Scout vit avec son père et son frère. L’histoire se passe en Alabama au milieu des années 1930. Le père de Scout est avocat, commis d’office pour défendre un homme noir accusé d’avoir violé une femme blanche. Dans le contexte ségrégationniste de l’époque, le père et ses enfants font l’objet d’insultes et de menaces ; mais la lente marche pour l’égalité commence, pas à pas…

L’époque et les ambiances sont retranscrites avec talent et l’on se croirait sur place, tour à tour camarade de classe de Scout, ou public assistant à une audience au tribunal. Bien que les époques ne soient pas tout à fait les mêmes, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à l’ambiance des romans de Mark Twain, ou de Margaret Mitchell.

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