« Dans un texte, un traducteur automatique voit des mots; un traducteur humain voit du sens » | Formation et culture numérique - Thot Cursus | Translation Studies, Corpus Linguistics, Academia | Scoop.it
Véronique Litet est traductrice depuis huit ans. Elle n'a pas connu l'époque des longues séances en bibliothèque pour consulter les dictionnaires et lexiques hyper-spécialisés, ni le texte rédigé à la main. Pendant ses études, elle utilisait déjà les outils informatiques professionnels. Nous l'avons rencontrée pour qu'elle nous explique la fonction de ces outils et, plus globalement, pour en savoir un peu plus sur l'art de la traduction à l'époque des TIC.

Véronique, tu es traductrice free lance. Comment as-tu commencé dans le métier ?

Après mon bac, j'ai fait une maîtrise de Langues Etrangères Appliquées (LEA) spécialisée affaires et commerce. J'ai effectué mon année de maîtrise (la quatrième année, avant le passage au système LMD) en Italie, dans une école spécialisée en traduction et interprétation. C'est à ce moment que j'ai décidé de m'orienter dans le domaine de la traduction.

J’ai obtenu un DESS (aujourd’hui Master 2) de traduction spécialisée Ensuite, j'ai travaillé comme traductrice pendant trois ans en Angleterre, puis pendant quatre ans en Espagne. Je suis rentrée en France voici quelques mois.

Quelles langues traduis-tu ?

Je traduis l'anglais, l'espagnol et l'italien vers le français. Un traducteur travaille de préférence vers sa langue maternelle, même si certains font des traductions dans les deux sens. Mais on est plus à l'aise vers sa langue maternelle, car on en maîtrise les aspects culturels, historiques, etc. La traduction, ce n'est pas que de la compétence linguistique. Il faut avoir une solide culture générale.


Via Charles Tiayon