Transition Energétique
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Jancovici Cours 1-1 "Du big bang (ou presque) à nos jours" Mines2008

PDF "Éléments de base Énergie/climat - partie 1 (Histoire)" http://bit.ly/XA9SQi Retour à la playlist: http://www.youtube.com/playlist?list=PLMDQXkItOZ4KG4FE...
Jean-Baptiste Brochier's insight:

Merci à Jean-Marc Jancovici pour aller à l'encontre de certaines idées un peu trop faciles et trop souvent véhiculées. 

 

Et il est si bon pédagogue que chacun pourra comprendre ce qu'il explique ici pourvu qu'il en prenne le temps, 1h16 - plus court qu'un mauvais match avec prolongations ennuyeuses. 

 

Voici par exemple un raisonnement très intéressant qu'il met en lumière :

1. le pétrole vaut "aujourd'hui (cours en 2012 avec des données de 2007)  dix fois moins cher qu'il y a un siècle" (par rapport à un pouvoir d'achat qui n'a cessé d'augmenter) 

2. notre génération (la génération Y ou "Gen Y") va être la première qui va voir ce rapport s'inverser !

 

S'il y avait des personnes qui se demandaient encore ce qu'il fallait entendre par "transition énergétique"...c'est plutôt de prévoir politiquement et socialement cette nouvelle donne ... et d'agir en conséquence : i pédagogie, ii. action. Et dans l'ordre s'il vous plait pour ne pas qu'un énième blocage d'autoroute face vaciller une vélleité de "changement"...c'est maintenant ! 

 

 Et s'il faut trouver un défaut à M. Jancovici c'est peut-être qu'il fait encore partie d'une génération fascinée par le nucléaire (1) : où le pouvoir de séduction des équations et de la puissance des interactions atomiques doit être tempéré par la confrontation avec la réalité et la politique. Peut-on faire confiance à des centrales que personne ne veut assurer que pour des montants dérisoires ?

(1) tout comme la mienne peut être fascinée par le solaire. Ce n'est pas forcément ajusté non plus mais c'est moins dangereux.

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Henri Proglio, « ministre fantôme » de l'énergie selon Delphine Batho

Henri Proglio, « ministre fantôme » de l'énergie selon Delphine Batho | Transition Energétique | Scoop.it
Dans une interview au Monde.fr, la députée (PS), ex-ministre de l'écologie, a mis en cause le PDG d'EDF, Henri Proglio, « qui décide de la politique énergétique de la France ».
Jean-Baptiste Brochier's insight:

Une vidéo qui vaut bien 2€. J'aime beaucoup le message porté par Delphine Batho à partir de la 5ème minute : il manque "une espérance", un projet d'avenir  pour la France et qui se fonde sur la transition écologique.

 

Elle indique que ce serait un moyen de donner une cohérence à une véritable politique de relance. Elle déplore avec justesse le "conservatisme industriel", le refus de reconnaître que le monde d'avant a pris fin.

 

Alors que le simple fait d'accepter cela : le monde a changé, nous ne reviendrons pas en arrière, permettrait de se projeter résolument vers l'avenir.

 

Seul bémol, elle n'évoque pas le niveau européen qui est pourtant indispensable : on ne fera pas la transition énergétique en France sans faire d'abord l'Europe de l'énergie. (ou alors on la fera mal...)

 

Qu'en dites-vous ? 

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La ville de Chicago est la première aux USA à afficher les coûts énergétiques des logements en $/mois pour chaque énergie consommée (EN)

La ville de Chicago est la première aux USA à afficher les coûts énergétiques des logements en $/mois pour chaque énergie consommée (EN) | Transition Energétique | Scoop.it
Jean-Baptiste Brochier's insight:

Les collectivités territoriales françaises ne pourraient-elles pas s'inspirer de cette initiative dès demain ? 

 

<<Le maire [...] a annoncé aujourd'hui [le 3 juillet 2013] que les listes de résidences à vendre afficheraient les consommations de gaz et d'électricité annuellement et mensuellement pour aider les acheteurs à prendre des décisions d'achat plus éclairées.

 

Un exemple de rapport peut d'ailleurs être téléchargé via le lien suivant : http://retrofit.cityofchicago.org/report [l'image illustrant ce post en est extraite]

 

"Chicago guide la nation dans la mise à profit des données pour promouvoir l'efficacité énergétique et créer des emplois verts" a déclaré le maire. "Cet outil innovant va aider les propriétaires et les acheteurs de résidences à intégrer le facteur des coûts énergétiques dans leurs décisions d'achat [...].">>

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Jean-Baptiste Brochier's comment, August 20, 2013 11:45 AM
cet exemple pourrait être aussi appliqué aux locations : en effet le coût de l'énergie qui était avant considéré comme "négligeable" devant les coûts de loyer devient un poste de plus en plus important. Il peut faire la différence entre deux logements. Les étiquettes énergies, perfectibles, sont un bon début, mais l'affichage d'un prix "charges énergétiques mensuelles" semble bien l'objectif ultime qui en découle logiquement.
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Gaël Giraud, du CNRS : « Le vrai rôle de l’énergie va obliger les économistes à changer de dogme »

Gaël Giraud, du CNRS : « Le vrai rôle de l’énergie va obliger les économistes à changer de dogme » | Transition Energétique | Scoop.it

Matthieu Auzanneau mène un entretien passionnant avec Gaël Giraud. Ce directeur de recherches au CNRS, et jésuite, bouleverse les dogmes des économistes : ils auraient sous-estimé le poids de l'énergie dans la croissance du PIB en l'évaluant quatre à sept fois moins important que ce que l'observation empirique montre...sur quarante ans et cinquante pays !  

Jean-Baptiste Brochier's insight:

a.) nombre d’économistes se trompent lourdement sur les facteurs qui composent la croissance économique. Ils cantonnent l'énergie à une contribution presque insignifiante, de 10%. Or Gaël Giraud a mené des recherches empiriques en regardant le lien « PIB - énergie » dans une cinquantaine de pays et sur une période de quarante ans. Il s’avère que la contribution de la consommation d’énergie primaire à la croissance du PIB est plutôt de 40% dans des pays faiblement dépendants du pétrole comme la France, et jusqu’à 70% dans des pays les plus dépendants, comme les Etats-Unis.

 

b.) en conséquence le rôle de l’accumulation du capital dans la croissance (évalué à 30-40%) serait largement surestimé. Il serait en réalité de deux fois inférieur, même en prenant une définition large du capital.

 

A cet aveuglement d’une bonne partie des économistes Gaël Giraud donne deux raisons : 

 

1°. ils raisonnent sur des marchés « concurrentiels idéaux » où un prix est fixé en fonction d’une correspondance exacte de l’offre à la demande. C’est sur cette base qu’ils postulent que l’élasticité de l’énergie dans le PIB n’est que de 10%.

Ceci est largement critiquable d’après lui, pour deux raisons. D’abord en raison de facteurs micro-économiques et ensuite à cause de l’aspect géopolitique : l’action des États influe sur les prix de l’or noir. Il donne l’exemple des rôles joués par l’administration américaine : si sous Reagan elle avait contribué à l’affaiblissement de l’URSS en maintenant un prix artificiellement bas du brut avec son allié saoudien elle pourrait bien mener actuellement une politique de dumping à la baisse sur le gaz de schiste.

 

Donc pour le prix des hydrocarbures, et même pour le prix du capital : les hypothèses sur lesquelles reposeraient leurs valeurs sont biaisées, première explication de la cécité.

 

2°. les économistes préfèrent raisonner avec des prix et des quantités monétaires plutôt qu’avec des grandeurs physiques. Ils auraient donc « évacué » la question de l’énergie dans la croissance du PIB en postulant qu’elle était égale au coût de l’énergie dans le PIB, c'est-à-dire égale à son « cost share », effectivement à 10%.

 

Gaël Giraud explique alors que si l’on applique aux modèles économiques les hypothèses du 1° (prix fixés par la rencontre "idéale" d’une offre et d’une demande) on aboutit à des aberrations dans les résultats. Il indique d’ailleurs que cette remarque a déjà été faite par le physicien allemand Reiner Kümmel ainsi que par l’américain Robert Ayres.

 

Ainsi une partie non négligeable des hypothèses de la science économique serait basée sur des dogmes, rendus caduques par l'observation. Pourtant depuis longtemps des scientifiques pointaient des dysfonctionnements des modèles. Faut-il en conclure qu'en matière de dogmes l'économie a du attendre un religieux pour réévaluer les siens ? 

 

Conséquences

 

L’énergie va redevenir un sujet économique prépondérant. Les États ont montré qu’ils étaient capable de se mobiliser pour préserver le système d’accumulation et de gestion du capital en mobilisant 15 à 25% du PIB mondial pour "sauver" les banques.

 

Or le facteur d’accumulation du capital compterait pour moins de 30% dans la croissance du PIB (b.) Quand celui de l’accès à l’énergie serait quatre à sept fois plus élevé que ce qu’on l’on « croyait » : 40-70% contre 10%.

 

Alors si la science peut indiquer quelque chose c’est que - toutes choses égales par ailleurs - il serait logique que les États s’impliquent bien davantage dans la transition énergétique que ce qu’ils n’ont fait jusqu’à présent…

Devant la stabilité et la sécurité bancaire c’est bien la sécurité et la stabilité de l’accès à l’énergie qu’il faut préserver et même : renouveler.

Au travail ! 

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L'UE renoncerait à fixer un objectif 2030 contraignant pour développer les ENR (article du FT)

L'UE renoncerait à fixer un objectif 2030 contraignant pour développer les ENR (article du FT) | Transition Energétique | Scoop.it
Concerns over high energy costs in Europe are undermining support for the binding renewable targets that have been seen as one of the EU’s most visible environmental achievements.
Jean-Baptiste Brochier's insight:

voici l'article avec lequel on comprend que la politique européenne de développement des énergies renouvelables pourrait être renversée. 

 

la seule option pour préserver des objectifs contraignants me semble la réalisation à marche forcée d'un EADS des ENR, par exemple dans les énergies marines et l'éolien offshore : si nous décidions de créer des champions mondiaux dans ces domaines en associant nos meilleurs acteurs. 

 

idem dans le solaire : depuis que Total a acquis la société Californienne SunPower corporation nous disposons de la technologie photovoltaïque cristalline (plus de 90% des parts de marché) qui a le meilleur rendement au niveau mondial. 

 

reste qu'il faut un engagement fort et concerté pour définir une stratégie industrielle de long terme - de la même manière que les chinois font leurs plans quinquennaux par exemple. 

 

sans cela je ne donne pas cher des objectifs 2030 de l'Union Européenne pour les énergies renouvelables (ENR) : car si nous n'avons pas de sérieuses raisons de croire à une histoire industrielle dans ce domaine pour notre continent il paraît effectivement compliqué de se donner un objectif contraignant pour le carbone tout en le maintenant pour les ENR.

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Investissements d'avenir : Ayrault veut ménager la chèvre et le chou

Investissements d'avenir : Ayrault veut ménager la chèvre et le chou | Transition Energétique | Scoop.it
La transition écologique ? Un énième poste budgétivore pour Bercy, une nécessité pour le cabinet de l'Elysée. Entre les deux, le Premier ministre a choisi de ne pas choisir.
Jean-Baptiste Brochier's insight:

Guillaume Malaurie très en verve sur le sujet des investissements d'"avenir" présentés par le gouvernement. Extraits phare : 

 

<<Quelque soit l’avenir et le résultat des futurs arbitrages sur la fiscalité écologique ou les conclusions apportées à la quinzaine de propositions mises bientôt sur la table, par le Grand Débat de la transition énergétique, la vieille sociale-démocratie a décidément du mal à assumer que les chantiers environnementaux représentent une part majeure des solutions à activer pour s’extraire de la débine actuelle.

 

Techniquement, les cerveaux des cabinets de Matignon et de l’Elysée en admettent le bien fondé. Ceux de Bercy n’y voient au mieux qu’une nième élucubration budgétivore, sauf si l’écologie rapporte de la taxe. Et au milieu, l’exécutif se donne beaucoup de mal pour ne pas choisir vraiment. De là cette impression de marcher en crabe. De dire sans faire et de faire sans dire. De là cette difficulté qu’avait Jean-Marc Ayrault, un homme honnête, à assumer dans la voix, les intonations, les gestes, une conviction. Il forçait autant la voix que ses chiffres.

 

Dans une étude des mots utilisés dans 159 discours de François Hollande depuis son arrivée à l’Elysée, l’écologie n’apparaît d’ailleurs que deux fois. Derrière le nom de Sarkozy (6 fois), derrière l’austérité (31 fois), loin derrière la sécurité (251 fois) , encore plus loin du mot croissance (361 fois). Laquelle ?

 

Etrange d’ailleurs que le Premier ministre n’ait pas profité de l’annonce de la hausse de l’électricité de 10% en 2013 et en 2014 soit une grimpette de 30% ces dix dernières années, pour ne pas présenter la rénovation thermique des logements comme une cause nationale impérieuse, riche en emplois non délocalisables, et bouclier incontournable pour assurer notre souveraineté énergétique et budgétaire à long terme.>>

 

 

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