Dans une lettre, envoyée le 9 novembre aux ministres européens de l’environnement, un collectif d’associations réclame des mesures d’urgence pour limiter l’exportation des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) dans les pays en développement.


Le collectif, qui regroupe des associations environnementales et de droits de l’homme (1), alerte le conseil Environnement de l’Union européenne sur les conséquences des exportations de DEEE sur la santé et les droits des travailleurs des déchets, en particulier au Nigéria et au Ghana. Ils demandent une révision de la directive DEEE (2) afin de mettre fin à ces pratiques. Selon un rapport du Basel Action Network (BAN), environ 500 containers de DEEE en provenance de l’Europe débarquent chaque mois dans le port nigerian de Lagos. Le pays d’Afrique en abriterait aujourd’hui des millions de tonnes, selon l’enquête du projet Impel, l’European union network for the implementation and enforcement of environmental law (3). Le port de Tema, au Ghana, accueille quant à lui 600 containers par mois, d’après une information du...

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