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La ville intelligente annonce-t-elle un monde urbain meilleur ?

La ville intelligente annonce-t-elle un monde urbain meilleur ? | Toulouse networks | Scoop.it

La "ville intelligente" n'est plus un rêve futuriste, l'impact du numérique dans le développement urbain est désormais une réalité. Voici pourquoi.

 

La ville du futur ne relève plus de la science-fiction. Elle est désormais à portée de main. Cette ville  entièrement connectée - surnommée  "ville intelligente" ou smart city- proposera des services publics plus performants et durables dans les domaines de la santé, des infrastructures, des transports ou encore de l'énergie. Elle aura aussi un impact beaucoup plus important sur les citadins via le partage numérique de données. "Le numérique ne sera plus subi mais maîtrisé", explique l'architecte Rudy Ricciotti.

La smart city fait désormais partie des préoccupations des grands groupes informatiques, à l'image de Microsoft qui a consacré une partie de ses Tech Days (organisés début février à Paris) à cette thématique. 

Aux origines de la "ville intelligente"

Le rêve de villes entièrement connectées s'est concrétisé en 2003 en Corée du Sud, avec le projet U-Korea, s'appuyant sur le concept d'ubiquitous computing ("informatique omniprésente").  A quelques kilomètres d'une capitale surpeuplée, la U-City ultramoderne de Songdo pousse en quelques années au bord de la mer Jaune. Le maillage Wi-Fi est total, la vidéo surveillance omniprésente et, entre autres, des systèmes innovants de gestion de l'énergie sont mis en place.

Ce n'est cependant qu'en 2005 que le terme de smart city a fait son apparition, utilisé par Bill Clinton à l'occasion d'un défi lancé par sa fondation au géant du numérique Cisco. L'ancien président des Etats-Unis avait alors appelé l'entreprise à "développer des plans de décongestion des villes, à commencer par San Francisco, Séoul et Amsterdam" afin de "diminuer les émissions de CO2 et économiser à la fois pour les citoyens et les communautés locales du temps et de l'argent", selon son livre Giving: How Each of Us Can Change the World.

L'entreprise américaine investit donc à l'époque 25 millions de dollars dans un programme de recherche en Connected Urban Development (développement urbain connecté). Au terme de son engagement à la Clinton Foundation en 2010, Cisco décide de poursuivre l'aventure en lançant son département Smart and Connected Communities (communautés intelligentes et connectées) dans le but de commercialiser les produits et services nés du programme.

Depuis ces premiers projets, d'autres géants du numérique ainsi que des start-up se sont saisis de l'opportunité en lançant leurs propres programmes de développement, notamment IBM avec son programme "Smarter Cities" lancé en 2009 et Microsoft avec "Microsoft CityNext" en 2013.

Le marché encore relativement peu exploré de la "ville intelligente" a en effet de quoi séduire puisqu'il devrait représenter d'ici 2020 plus de 1.500 milliards de dollars, selon une étude de Frost&Sullivan. L'énergie "intelligente" représente un quart de ce nouveau marché grâce au développement des smart grids et autres solutions d'optimisation de la consommation énergétique pour les villes.  Selon le cabinet de conseil australien, on devrait par ailleurs dénombrer d'ici dix ans 26 "villes intelligentes", dont la moitié localisées en Europe et en Amérique du Nord.

Des villes pionnières

"Le numérique n'est pas une fin en soi ; la question est plutôt de savoir en quoi il va aider les villes à se  transformer et se développer", insiste Laurence Lafont, Directrice Secteur Public chez Microsoft France. Deux villes européennes pionnières en la matière ont ainsi adopté des modes de gestion innovants, au service de la communauté. 

 

  •          Barcelone,  ville sensible

La ville catalane s'est lancée un nouveau défi en voulant devenir le modèle universel de la ville intelligente. Pour cela, elle a multiplié les services connectés. "Le principal enjeu, ce sont les transports", martèle Lluis Sanz Marco, le directeur des systèmes d'information de la ville de Barcelone. A peu de frais, la municipalité espère considérablement fluidifier les déplacements dans la métropole, en permettant à la fois des économies de temps mais aussi une réduction des émissions de gaz à effet de serre. 

Selon une étude dévoilée par l'Observatoire IDC à l'occasion des Tech Days de Microsoft, les DSI devraient faire partie des profils les plus recherchés lors des recrutements par les entreprises dans les années à venir et pour cause, l'étude des interactions des Barcelonais avec leur territoire fait espérer une nette amélioration du fonctionnement des services de la ville.

Plusieurs mesures ont ainsi été expérimentées. Un système de géolocalisation des places de parking vides a notamment été mis en place dans certains quartiers. A l'aide d'une application téléchargeable sur leur smartphone, les conducteurs peuvent ainsi s'épargner de longues minutes d'errance en quête d'un endroit où garer leur véhicule. D'autre part, l'étude des déplacement quotidiens des usagers des transports en commun a permis à la municipalité d'optimiser son réseau de bus, grâce à des dessertes organisées sur un plan "orthogonal", limitant à un seul changement tout voyage d'un point à un autre de la ville.

Selon une étude à l'échelle mondiale publiée en février 2015 par l'application de planification de trajets Moovit, Barcelone ferait ainsi figure de meilleure élève avec en moyenne "seulement" 18 minutes de temps d'attente par jour dans les transports.

LIRE : Comment Barcelone veut devenir le modèle de ville intelligente

 

  •          Issy-les-Moulineaux et l'intelligence énergétique

La ville d'Issy-les-Moulineaux entend elle aussi gagner le qualificatif de "smart city". Le projet IssyGrid de gestion énergétique "intelligente" à l'échelle d'un quartier en est une preuve.

Incluant le quartier d'affaire de Seine Ouest ainsi que l'éco-quartier du Fort d'Issy,  le projet à pour but de mutualiser et d'optimiser les consommations en énergie de plusieurs entreprises - Alstom, Bouygues Immobilier, Bouygues Télécom énergies et services, EDF, ERDF, Microsoft, Schneider Electric, Steria et Total - ainsi que des habitants du quartier. Entrent plus particulièrement en ligne de mire les pics de consommation, souvent difficiles à gérer par les fournisseurs.

"La connaissance de la consommation énergétique de ces bâtiments -équipés d'appareils domotiques- nous aide à réguler la consommation en mettant les habitants du quartier à contribution", explique Eric Legale, Directeur Général d'Issy Média, société chargée de la communication et de l'innovation de la ville d'Issy-les-Moulineaux.

Des lampadaires intelligents ont également été installés par Bouygues Energie. Equipés de détecteurs de présence, ils peuvent adapter leur éclairage. "En France, 40% de la facture énergétique d'une ville est liée à l'éclairage ; à Issy, nous dépensons deux fois moins que dans la moyenne des villes françaises", s'exclame Eric Legale.

Pour la municipalité d'Issy-les-Moulineaux, comme pour celle de Barcelone, l'enjeu reste à présent de recueillir le soutien des citadins eux-mêmes, parfois frileux à l'idée de relayer certaines données. "La smart city, c'est aussi l'assurance d'une plus grande transparence de la gouvernance", précise Eric Legale en évoquant entre autres la publication des budgets publics sur la plateforme d'open data d'Issy-les-Moulineaux. "L'accès encore limité à certaines informations constitue le seul frein réel au développement de la smart city", reconnaît Lluis Sanz Marco. 

En effet, sans même évoquer le risque de l'avènement d'une société totalitaire à la 1984, entièrement sous contrôle du numérique, comment ne pas s'interroger sur la question de la protection des données personnelles, quand la progression du big data tend à faire disparaître la frontière entre données publiques et privées ? Comment aussi ne pas redouter leur piratage par un hacker, à l'image de celui du jeu vidéo Whatch Dogs ? Sur ces questions, les discours des grands défenseurs de la smart city se font plus évasifs...

 

Justine Babin

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Médias sociaux: quand les villes tissent leurs toiles (2/2)

Médias sociaux: quand les villes tissent leurs toiles (2/2) | Toulouse networks | Scoop.it
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Internet permet désormais à tout être humain de communiquer avec son prochain quelle que soit sa positon géographique. On pourrait croire que cette globalisation des échanges allaient s’accompagner d’un effondrement du lien social local.

Mais c’était sans compter sur les acteurs locaux !
Les associations culturelles, sportives, les commerçants, les entreprises et les habitants peuvent désormais compter sur ce grand horloger qu’est la ville pour les animer en un écosystème cohérent.

(...)

Conclusion: Les villes font un usage plutôt avisé des médias sociaux… En choisissant de donner la part belle à leurs acteurs les plus dynamiques, elles les encouragent à en faire toujours plus. Celà participe à la création de lien social au niveau local.
Les villes sont encore nombreuses à ne voir que l’aspect “communication” des médias sociaux. Rares sont celles qui jouent à fond la carte de la “discussion”. C’est sans doute trop leur demander pour le moment… Bien informer, modérer correctement et rassembler n’est-ce pas amplement suffisant ?
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Quelle ville tweete le plus en France?

Quelle ville tweete le plus en France? | Toulouse networks | Scoop.it
Selon une étude du pôle Aura Mundi en novembre 2013, 5% de la population française âgée de 15 ans et plus, possède un compte twitter. Ce sont donc 5.7 millions de personnes qui gazouillent sur le réseau social à travers l’Hexagone. Parmi les 14 plus grandes villes de France, lesquelles sont les plus impliquées sur twitter?

60% des grandes villes sont présentes sur le réseau social, cependant leur nombre de tweets et d’abonnés sont très différents.

Lorsqu’on établit un ratio du nombre d’abonnés par rapport au nombre d’habitants par ville, on remarque la performance et l’influence du compte twitter de chaque ville.

Bordeaux arrive en tête avec un ratio de 15,89% des bordelais qui suivent les actualités postées sur @Bordeaux. La ville bordelaise justifie sa première place avec un compte ouvert le 2 juin 2009, le même jour que @Paris, le compte twitter de la Capitale.


Nantes (@nantesfr), Rouen (@lavillederouen) et Toulouse (@Toulouse) se suivent de près avec un ratio supérieur à 8% pour chacune de ces 3 villes.

Alors que la ville de Marseille  est la 2ème la plus peuplée de France, @villemarseille obtient seulement un ratio de 1.53%. Idem pour la 3ème ville puisque les Lyonnais sont très peu impliqués avec un ratio de 0.29% pour @villedelyon.

Il est important de noter que les villes de Montpellier et Lille n’ont pas été intégrées à ce classement puisqu’elles ne disposent pas de compte dédié à la ville. Les collectivités ont préféré privilégier uniquement des comptes dédiés à leur métropole.

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Médias sociaux: quand les villes tissent leur toile ! (1/2)

Médias sociaux: quand les villes tissent leur toile ! (1/2) | Toulouse networks | Scoop.it
Marketing opérationnel et Médias Sociaux Hubert-SENANT.com

Tous les observateurs vous le diront ! Une élection locale cela se joue en grande partie sur la proximité du candidat avec sa commune.

Au delà de toute arrière pensée électoraliste, le rôle des mairies exige une proximité toujours plus importante avec les acteurs de la vie de la ville: les associations sportives, les commerçants, les jeunes, les personnes âgées…

Le développement de ce lien local est-il aujourd’hui soutenu par le média social ?

Dans quelle mesure les réseaux sociaux sont-ils utilisés par les villes en France ?

Au travers d’une techno (RSS) et de deux outils (Facebook et Twitter), j’ai cherché à mesurer la maturité des 100 plus grandes villes françaises sur le web et les médias sociaux.
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