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HidnSeek : le capteur connecté sous Sigfox lancé sur Kickstarter

HidnSeek : le capteur connecté sous Sigfox lancé sur Kickstarter | Toulouse networks | Scoop.it

Développé et produit en France, HidnSeek est un traqueur GPS opensource qui permet de géolocaliser les objets à faible coût. Le produit est depuis lundi sur Kickstarter.

 

Présentation

HidnSeek prend l’apparence d’un capteur qui, connecté via le réseau Sigfox, permet toute une gamme de service personnalisés centrés autour de la géolocalisation par GPS. Lors de la Connected Conference, nous avons rencontré Stéphane Driussi et Xavier Torres-Tuset, les deux co-fondateurs (français !) de HidnSeek. Ils nous ont expliqué les multiples usages qui se cachent derrière le capteur GPS HidnSeek :

Avec HidnSeek, nous misons sur la polyvalence des usages. Bien plus qu’un tracker GPS, nous apportons de la valeur au client, lui permettant par exemple d’assurer la sécurité de ses objets ou de ses proches. Grâce à notre technologie intégrée, nous offrons aux utilisateurs la possibilité de multiplier et personnaliser les usages en créant par exemple un système de notifications basées sur le mouvement ou la géolocalisation des objets liés à notre capteur.

 

Après avoir développé des prototypes fonctionnels (et établi un partenariat avec Sigfox pour doter les capteurs d’une capacité de communication en France et à l’international), les deux fondateurs ont lancé une campagne Kickstarter en début de semaine. L’objectif est de passer à la vitesse supérieure et d’entrer dans la phase de production du produit.

 

Fonctionnement

La solution HidnSeek se compose d’une carte open-source intégrée dans un boitier qui peut s’attacher à n’importe quel objet nécessitant d’être surveillé.

Le traqueur se compose d’un accéléromètre (pour capter le mouvement), d’un récepteur GPS, d’une batterie et d’un port micro-USB permettant de la recharger, d’un modem radio et d’une antenne (pour communiquer les données récoltées via Sigfox).

HidnSeek a choisi le réseau Sigfox (plutôt que des solutions GSM standards) car le réseau permet de communiquer les données à moindre coût et donne plus d’autonomie au capteur. HidnSeek utilise le réseau Sigfox pour faire remonter les données du capteur jusqu’au Cloud et envisage également d’utiliser le sens retour (du Cloud vers l’objet, voir notre article : Le Réseau Sigfox est bidirectionnel, en voici la preuve). Les données récoltées sont ensuite stockées et gérées dans un Cloud et accessible depuis une application mobile (compatible iOS, Android et Windows Phone).

Des usages B2B, des usages B2C

Les usages que proposent HidnSeek peuvent toucher à la fois le marché B2B et le marché B2C.

Les fondateurs ont créé des fonctionnalités pouvant intéresser le grand public : envoi d’alertes, par exemple si le dispositif reste immobile pendant une période prolongée (fontion Body Guard), ou si celui-ci a détecté un mouvement (fonction Motion Sensor). Les utilisateurs peuvent également accéder à un historique des données mesurées : des usages de surveillance d’objet ou de personnes sont donc visés.

Les usages professionnels sont quant à eux favorisés par l’ouverture du code en open-source : chaque entreprise peut se baser sur le hardware de la solution développée et personnaliser la couche software pour l’adapter à son marché. Les deux fondateurs de HidnSeek nous ont expliqué leurs motivations quant aux cibles professionnelles :

Nous ouvrons notre code pour permettre à n’importe quel développeur de créer des services se basant sur notre capteur GPS. Les entrepreneurs sont également les bienvenus pour imaginer leurs propres solutions sur la base de notre produit.

Prix et disponibilité

HidnSeek est d’ores-et-déjà disponible en précommande sur Kickstarter(retrouvez la page du projet Kickstarter icipour le prix de 109€ (soit une économie de 40€ sur ce que sera le prix de HidnSeek).


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Sens'it Presentation and some use cases by the SIGFOX team HD

Ajoutée le 16 mars 2015

Sens'it, the first connected goody on the SIGFOX™ Network, developed by Axible Technologies®.

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Les 6 start-up toulousaines qui pourraient marquer l'année 2015

Les 6 start-up toulousaines qui pourraient marquer l'année 2015 | Toulouse networks | Scoop.it

Elles ont des grands projets pour 2015. SigFox, MyFox, MyFeelBack et ITrust tentent de conquérir le marché américain, Nanolike compte multiplier son chiffre d'affaires par 5 et Naïo Technologies veut lever 2 millions d'euros. Ces 6 start-up toulousaines feront probablement l'actualité business de cette année.

 

Alors que l'accélérateur de start-up le Camping de Toulouse lance sa 5e saison pour découvrir de nouvelles perles de la technologie de l'information et de la communication, plusieurs jeunes entreprises toulousaines continuent à montrer la voie de la réussite. Revue de détail de ces start-up à fort potentiel de croissance qui devraient faire parler d'elles cette année.

  • SigFox, à la conquête de l'Asie et de l'Amérique du Nord

L'opérateur télécoms, qui propose une technologie permettant aux objets connectés de communiquer entre eux, a annoncé fin 2014 vouloir lever 100 millions d'euros.  Déjà présent en Afrique, en Espagne, en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas, l'entreprise créée en 2012 part cette année à la conquête de l'Amérique du Nord et de l'Asie. Elle a déjà déployé son réseau dans le comté américain de Maryland et est en discussion avec des géants américains des télécoms. D'ici fin 2016, le groupe espère couvrir la moitié du monde avec son réseau, explique le PDG Ludovic Le Moan, visant même une introduction au Nasdaq en 2016. Selon ce dernier, "si on exécute bien l'année 2015, nous sommes quasiment irrattrapables. Nous aurons créé un écosytème et une empreinte mondiale".

  • Nanolike vise un chiffre d'affaires multiplié par 5

L'année 2015 est également une année clé pour Nanolike. L'entreprise de Ramonville devrait industrialiser ses technologies d'assemblage de nanoparticules en 2015, notamment grâce à une levée de fonds de 700.000 euros, annoncée début janvier, et soutenue par plusieurs investisseurs:  Newfund, Breega Capital et INSEAD Angels. La technologie développée par la start-up permet de concevoir des capteurs 100 fois plus petits que les capteurs classiques, plus sensibles et divisant la consommation d'énergie par 10.000. En plus de ces nanocapteurs destinés à l'industrie et à l'aéronautique notamment, la société conçoit des nanotags permettant de sécuriser des documents d'identité.

Le chiffre d'affaires de Nanolike devrait exploser dans les mois qui viennent.  En 2014 l'entreprise annonçait 80.000 euros de revenus. Elle espère atteindre les 450.000 euros en 2015, puis dépasser le million d'euros l'année suivante.

  • Myfox se développera à l'export aux États-Unis

Cette start-up qui fabrique à Labège des alarmes connectées a connu un taux de croissance de plus de 2.000 % sur cinq ans. Elle est 11e dans le classement 2014 établi par Deloitte des entreprises françaises à la plus forte croissance sur 5 ans.

Présente au CES de Las Vegas cette année, un salon international dédié aux objets connectés, elle y a remporté un prix d''innovation (CES Innovation Award) grâce à une de ses alarmes connectée, Myfox Security System contrôlable via smartphone. En 2015, la start-up se développera à l'export, notamment aux États-Unis.

  •  Naïo Technologies, un nouveau robot et une levée de fonds massive

La société toulousaine spécialisée dans les technologies agricoles va connaître une année 2015 dense. Les robot maraîchers de la start-up spécialisés dans le désherbage seront dotés de deux caméras cette année, pour analyser les couleurs, les formes et la profondeur, ce qui leur permettra de gérer tous types de cultures.

Cosi, un motoculteur électrique dédiés aux surfaces plus réduite, est lancé cette année. Il complète la gamme avec le tracteur électrique Oz.  En 2015 toujours, un prototype destiné à la culture des vignes sortira. il sera commercialisé en 2016 ou en 2017, affirme Aymeric Barthes, directeur général de la société.

Concernant les ventes, la start-up reste modeste. Alors qu'elle avait écoulé 10 modèles Oz en 2014, Naïo Technologies espère en vendre 20 en 2015, et écouler autant de Cosi. La distribution ce produits se fera à l'international en 2016.

En 2015 encore, Naïo Technologies prévoit une levée de fonds de plus de 2 millions d'euros, avec la plateforme de crowdfunding Wiseed pour partenaire, entre autres.

  •  MyFeelBack ouvrira une filiale à New York

L'entreprise de solutions de relation client multicanal veut s"étendre un peu plus aux États-Unis grâce à une enveloppe de 1 millions d'euros levée en 2014. Elle s'apprête ainsi à ouvrir une filiale à New York pour "se rapprocher de ses clients" . Pour la seule année 2015, MyFeelBack a annoncé un budget marketing de 400.000 euros aux États-Unis. La start-up a l'ambition de créer des partenariats avec des grands groupes internationaux.

  •  iTrust à l'assaut de la côte est américaine

La société de sécurité informatique ITrust a dégagé 1,3 million d'euros de revenus en 2014, soit une augmentation de 100% par rapport à 2013. La société croit elle aussi en son rêve américain, puisqu'elle a ouvert un bureau à San Francisco et compte s'implanter sur la côte est des Etats-Unis avant la fin de l'année.

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Ludovic Le Moan, CEO de Sigfox. Qui est vraiment le Toulousain qui veut "détrôner Google" ?

Ludovic Le Moan, CEO de Sigfox. Qui est vraiment le Toulousain qui veut "détrôner Google" ? | Toulouse networks | Scoop.it


Ludovic Le Moan


 

Ludovic Le Moan, CEO de la société Sigfox (Labège), a une ambition : conquérir le monde. Avec son réseau bas débit pour les objets connectés, le chef d’entreprise a surpris le monde des télécoms et poursuit son maillage du globe, avec une longueur d’avance sur ses concurrents. Qui est ce quinquagénaire "rebelle", qui s’apprête à réaliser "la plus grosse levée de fonds d’Europe" ? Comment vend-il sa technologie, quels sont ses projets pour la Tic Valley ? Ludovic Le Moan partage sa vision d’entrepreneur.

Invité ce jeudi de la dernière Matinale Objectif News de l’année, Ludovic Le Moan a répondu ce matin aux questions d'Emmanuelle Durand-Rodriguez (Objectif News) et Gaël Gueguen (TBS). Celui qui a reçu lundi 8 décembre le prix du Décideur de l’année lors des Grands Prix de l’Économie, a joué franco : "je suis un rebelle, j’ai bien conscience d’être un personnage clivant, mais je suis entier. L‘expérience m’a enseigné qu’on ne peut pas plaire à tout le monde." Aujourd’hui CEO de Sigfox (6 M€ de CA, 75 salariés), Ludovic Le Moan, 51 ans, est ambitieux et déterminé. Ses modèles : Steve Jobs ou Xavier Niel. Son objectif : déployer son réseau bas-débit pour objets connectés dans le monde entier. Une idée et une technologie qu’il doit à l’ingénieur toulousain Christophe Fourtet. "Christophe voulait déployer un réseau mondial bas-débit pour connecter entre eux des milliards d’objets, alors que tout le monde avait les yeux rivés sur le très haut débit. Soit il mentait, soit c’était un génie." La suite prouve qu’il ne mentait pas.

 

La planète connectée
Aujourd’hui, Sigfox a installé 1 400 antennes en France. L’Espagne, la Grande Bretagne, les Pays-Bas et très prochainement le Portugal, l’Italie, la Belgique, la Suisse, l’Allemagne et la Pologne seront équipés. 25 pays d’Afrique seront également couverts d’ici à la fin de l’année. Prochaines étapes : l’Amérique du Nord et l’Asie. "La Corée a décidé de connecter 100% de son territoire. Nous y avons installé 5 000 bornes, même en sous sol, dans les garages, c’est exceptionnel." Objectif, "faire du papillon (le logo de Sigfox, NDLR) le symbole de l’IoT (Internet des objets) dans le monde", et pourquoi pas, détrôner Google. "C’est ce qui excite mes collaborateurs au quotidien. Mais Google, comme Facebook ou les grands acteurs du secteur des télécoms, sont restés dans un modèle hégémonique, dépassé et simpliste. Ils se contentent du Wifi et du Bluetooth et ne comprennent pas l’intérêt d'un réseau supplémentaire. Pourtant notre technologie, très économe en énergie, permet d'utiliser a minima les batteries des objets et répond donc à une vrai problématique." Une situation qui ne dérange pas vraiment le chef d'entreprise. "Mon but n'est pas que Google entre au capital de Sigfox, du moins, pas de suite. Car le jour où Google aura tout compris de ce que l'on veut faire, ce sera un danger pour nous. Ils pourront déployer notre techno dans le monde entier en très peu de temps car ils auront la puissance financière pour le faire." Ludovic Le Moan estime en effet qu’il lui faudra 500 M€ pour couvrir le monde entier. "Pour eux, c’est l'équivalent d'une pièce jaune."

56 pitchs autour du monde

Afin de réaliser une importante levée de fonds (aux alentours de 100 M€), Ludovic Le Moan a réalisé ces derniers mois un tour du monde des investisseurs. "J’ai pitché 56 fois Sigfox." Résultat : "les interlocuteurs intéressés sont les plus atypiques". Le tour de table doit être clos avant Noël, et l’actionnariat de Sigfox va changer, avec l’arrivée au capital de grands opérateurs de télécoms mondiaux, d’industriels, et d’investisseurs africains et asiatiques. "Ce sera la plus grosse levée de fonds en Europe", prévient le CEO.

 

Une antenne  Sigfox = 3 000 €
Comment l’entreprise, basée à Labège, gagne-t-elle de l’argent ? Tout simplement grâce à ses antennes : "Nous vendons une licence d’exploitation et une station qui coûte 3 000 € / pièce. C’est une antenne de 50 centimètres, posée en une heure et très peu consommatrice d’énergie, 25 milliwatts. Ensuite le client nous verse une redevance de 40% de son revenu." Une fois que le réseau sera entièrement déployé, Sigfox devrait passer à une autre phase de son développement avec une application type "market place", "pour acheter, configurer et connecter toutes sortes d’objets". L’étape finale sera "la création d’un moteur de recherche".

Recrutement d’un "chief happiness officer"

Chez Sigfox, tous les salariés (75 aujourd’hui, plus de 200 dans les années à venir) travaillent, beaucoup, "mais on ne vit pas l’entreprise comme on devrait la vivre". Adepte d’un management innovant et inspiré des modèles américains, Ludovic Le Moan va donc recruter un chief happiness officer, "pour diffuser la culture d'entrepreneuriat dans l’entreprise". Il souhaite ainsi développer chez ses collaborateurs l’esprit d’initiative et d’innovation. Autre recrutement important, celui de la nouvelle présidente Anne Lauvergeon, en avril dernier. "Elle permet de faire la traduction entre le conseil d’administration qui n'est pas toujours au fait des questions techniques et notre énergie, notre émotion." L’ancienne présidente d’Areva apporte aussi un carnet d’adresses considérable. "Elle est mondialement connectée, ce qui nous sera précieux en cas de négociations difficiles." L’expérience de la nouvelle présidente sera également utile lors de l’introduction au Nasdaq de Sigfox prévue en 2016.

 

Transformer la Tic Valley en IoT Valley
Président de la Tic Valley, Ludovic Le Moan a également de l’ambition pour l’accélérateur de start-up créé en 2012. "Aujourd’hui, tout le monde veut créer son incubateur. On ne manque pas d’idées ni de technologies mais on manque d’entrepreneurs. Je voudrais apporter une nouvelle coloration à la Tic Valley en la transformant en IoT Valley. Sigfox pourra y contribuer financièrement et j’espère attirer d’autres industriels pour développer un écosystème des objets connectés." La Tic Valley, en partenariat avec le Sicoval où elle est implantée, devrait s’agrandir dans les mois à venir et Ludovic Le Moan souhaite également y accompagner les entreprises prometteuses pendant "1 à 3 ans" au lieu de 6 mois. Pour favoriser la naissance rapide d’un véritable écosystème, l’entrepreneur a annoncé la création d’une fondation dès l’année prochaine, destinée à déployer le réseau, connecter des objets et des capteurs, de façon gratuite ou presque, "pour des causes humanitaires, sociales, environnementales". Objectif : étendre la portée de Sigfox. "Plus il y a de réseau, plus il y aura d’objets connectés. Plus il y en aura, et moins ils seront chers à produire pour les PME. C'est un cercle vertueux."

 

La French Tech, une tarte à la crème
Impliqué dans l’écosystème local, le CEO de Sigfox a néanmoins rappelé sa circonspection vis-à-vis du projet French Tech. "Une tarte à la crème", a-t-il répété ce jeudi. "Un projet qui manque de structure, pas lisible." Le problème de cette labellisation, selon Ludovic Le Moan, "est de faire croire qu’en mettant dans un même panier les choses qui ne marchent pas, ça va marcher". En bon entrepreneur, il estime qu’ "il faut raisonner efficacité, pas branding". Une prise de position qui n’a pas empêché French Tech Toulouse de le porter en exemple de réussite auprès de Paris. Sigfox, identifiée par la Mission French Tech comme une entreprise en forte croissance, pourra même bénéficier du Pass French Tech.

 

Sophie Arutunian

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Ces start-up toulousaines qui épatent les Américains

Ces start-up toulousaines qui épatent les Américains | Toulouse networks | Scoop.it
Céline Lazorthes, née à Toulouse./Photo DDM

Toulouse et son agglomération seraient-elles une mine d'or pour les pépites du monde de la tech ? Oui si on en croit la French Touch Conference, qui vient de s'achever à New York.

L'économie digitale n'est pas que parisienne mais se développe aussi en province. Fleur Pellerin secrétaire d'État au commerce extérieur, en est persuadée. Et de citer l'entreprise toulousaine Sigfox qui envisage de se déployer dans la Silicon Valley.

Spécialiste de l'Internet des objets, l'entreprise possède son siège social et ses activités de recherches et développement à Labège. Arrivé du Havre pour son premier emploi il y a 20 ans, Ludovic Le Moan, le PDG, est resté. «À Toulouse, il y a de bonnes écoles et de bons profils», souligne le patron venu défendre la dynamique de la tech française aux États-Unis.

Frédéric Montagnon, Overblog

Une raison partagée par Frédéric Montagnon, le génie toulousain d'Overblog, qui a monté trois start-up dans la capitale de Midi-Pyrénées, avant de s'installer il y a un an à New York pour développer Secret Media, une solution permettant de monétiser le trafic des utilisateurs des logiciels qui bloquent la diffusion de publicités sur un navigateur. «Quand il a fallu choisir l'école pour mes études, je voulais Toulouse pour ma formation. Ensuite, j'ai récupéré beaucoup de Parisiens qui en avaient marre de la capitale.»

Marc Rougier, Scoop It

Pour Marc Rougier, c'est le recrutement qui l'a incité à s'installer dans la ville rose. «J'ai monté Meiosys à Toulouse en 2000, car je n'arrivais pas à embaucher à Paris». Après avoir revendu son affaire à IBM cinq ans plus tard, connu un échec avec Goodjet, il retrouve le succès avec Scoop It, une plateforme de publication sur Internet pour les entreprises. Là encore à Toulouse, même si la partie «business» est basée à San Francisco. «Les États-Unis sont moins conservateurs que la France où il faut un réseau, un pedigree pour parler aux grands donneurs d'ordres. Quand l'offre est innovante : les Américains essaient plus facilement, mais jettent aussi plus facilement».

La TIC Valley vantée à New York

À La French Touch Conference de New York, Marc Rougier est venu aussi parler de la TIC Valley, l'association de 24 entreprises innovantes, installées à Labège. «Il faut favoriser ce type d'environnement favorable à l'économie digitale. La France est en retard : cela ne correspond qu'à 3 % de notre PIB, quand nos pays partenaires sont à 6 %».

Avec un écosystème favorable et des conditions de vie privilégiées, Toulouse attire. Mais certains s'expatrient quand même comme Céline Lazorthes, PDG de Leetchi.com, un service de collecte d'argent élu comme la meilleure start-up en 2013 par Wired Europe. Parmi les intervenants à New York, elle était une des seules femmes. Il y avait aussi Cédric Giorigi, le Toulousain fondateur de Cookening, qui propose des repas chez l'habitant. Et, c'est avec son petit accent du sud-ouest qu'il a vanté les atouts de la French Tech.

Genticel à la rencontre d'investisseurs aux USA

Réussite de la biotech française, L'entreprise de biotechnologie de Labège (Haute-Garonne) a présenté son activité à une cinquantaine d'investisseurs américains à New York. Elle faisait partie d'une délégation de dix-neuf entreprises, emmenées par l'association France Biotech, dans le cadre de la première édition de la French Life Sciences Days. «Je me suis rendu compte que nous avions beaucoup d'entreprises françaises dans la biotechnologie et la medtechnologie qui pouvaient séduire les investisseurs américains. Nous sommes des champions en innovation et en autorisation de mise sur le marché», souligne Pierre-Olivier Goineau, le président.

Cotée à Euronext Paris et Bruxelles depuis le 4 avril dernier, l'entité haute-garonnaise est spécialisée dans le développement d'immunothérapies pour les femmes infectées par le papillomavirus humain qui n'ont pas de lésions. Pour 25 % d'entre elles, le virus a de fortes chances de se développer et, s'il n'est pas soigné à temps, de provoquer un cancer du col de l'utérus. Genticel vient dont de terminer la phase un des essais cliniques de ProCervix, son produit phare. Et les résultats sont de l'aveu du patron labégeois, plutôt bons : trois quarts des femmes éliminent le virus. L'objectif de la société est d'arriver à prouver l'efficacité de ce produit chez l'homme et ensuite de l'octroyer à un partenaire industriel pour la commercialisation. Selon Genticel, le potentiel est estimé à un milliard d'euros de chiffre d'affaires par an. Cette première rencontre avec les fonds d'investissement spécialisés vise à préparer l'avenir du travail du laboratoire haut-garonnais.

En effet, l'entrée en bourse il y a moins de quatre mois a déjà permis une levée de fonds de 34.7 millions d'euros, supérieure aux attentes de la société.

Les Etats-Unis restent dans tous les cas incontournables pour le développement de la société : à terme, si le produit est commercialisé, ils pourraient représenter 45 % du marché mondial. D'autant que les gynécologues du pays, contrairement à l'Europe, recommandent déjà le diagnostic en première détection du HPV lors du frottis annuel. Les essais cliniques de l'autre côté de l'Atlantique devraient commencer dès décembre 2015.

Correspondance particulière d'Anaïs Digonnet à New York
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iCoach, l'outil de l'entraineur du futur

Le Toulouse FC et Sigfox ont collaboré depuis 2009 dans le but de créer #iCoach ! Cet outil révolutionnaire permettra à l'entraîneur toulousain de disposer de données précises et pertinentes sur ses joueurs en temps réel via une lentille connectée !

Le Toulouse FC est très fier de faire d'Alain CASANOVA le 1er coach connecté de l'histoire !

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Anne Lauvergeon, l’ancienne patronne d’Areva, devient la présidente de l’entreprise toulousaine Sigfox

Anne Lauvergeon, l’ancienne patronne d’Areva, devient la présidente de l’entreprise toulousaine Sigfox | Toulouse networks | Scoop.it


Anne Lauvergeon et Ludovic Le Moan


On n’arrête plus Sigfox. Alors que Ludovic Le Moan a réalisé sa plus grosse levée de fonds le mois dernier (15 millions d’euros) l’entreprise de Labège va être présidée par Anne Lauvergeon, l’ancienne présidente d’Areva. Les deux chefs d'entreprise se sont rencontrés lors du voyage de François Hollande aux États-Unis en février dernier. Ludovic Le Moan veut ainsi accélérer le développement de son réseau télécoms.

Le site FrenchWeb a annoncé en fin d'après-midi l'arrivée d'Anne Lauvergeon à la tête de Sigfox. Ludovic Le Moan reste le CEO opérationnel de l'entreprise mais l’ancienne directrice d’Areva de 2001 à 2011 va présider l'entreprise toulousaine.

Ancienne sherpa de François Mitterrand, Anne Lauvergeon, 54 ans, a tenu les rênes d’Alcatel avant de prendre la présidente d’Areva, de 2001 à 2011. Une expérience qui lui a valu le surnom d’"Atomic Anne". Après s’être consacrée à des activités de conseil, elle a été nommée en 2013 à la tête d’une commission sur l’innovation par le premier ministre d’alors, Jean-Marc Ayrault. Puis son nom a ensuite circulé lors du récent remaniement ministériel, mais elle n’est finalement pas entrée dans le gouvernement Valls. Celle que d’autres attendaient il y a encore quelques mois à la tête d’Orange ou encore à un haut niveau chez Airbus Group a finalement choisi la start-up toulousaine, Sigfox.

Sigfox, à la conquête du monde
Après la Russie et l’Espagne, la société basée à Labège compte bien se déployer sur les marchés allemand, italien, polonais... mais aussi et surtout aux Etats-Unis et en Asie. Au total, 60 pays ont été choisis et triés par ordre de priorité par la société. Pour cela, Sigfox, spécialiste de l’internet des objets, vient de réaliser sa plus importante levée de fonds : 15 M€. Dans le tour de table, les investisseurs historiques Elaia, Partech, Ixo Private Equity et Intel Capital. D’autres signent leur entrée au capital : Idinvest Partners, le FSN PME, le Fonds Ambition Numérique, géré par BPI France.

L’entrée en bourse de Sigfox au Nasdaq est également envisagée.

Sophie Arutunian, Alexandre Leoty

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Le président de la République et la french tech, Ludovic Le Moan raconte

Le président de la République et la french tech, Ludovic Le Moan raconte | Toulouse networks | Scoop.it

Ludovic Le Moan


Le voyage de François Hollande dans la Silicon Valley a signé le début d’un nouveau type de relations entre le président de la République et les start-up. De retour à Toulouse après avoir fait partie de la délégation française, Ludovic Le Moan, président de la TIC Valley et PDG de Sigfox, confie les échanges qu’il a eu avec François Hollande.
 
- Vous avez accompagné le président de la République dans la Silicon Valley aux États-Unis. Que retenez-vous de ce voyage ?
C’était un voyage extrêmement positif pour moi, pour Sigfox et aussi je pense pour les start-up du numérique dont il a été beaucoup question lorsque nous étions dans la Silicon Valley. J’ai rencontré Jack Dorsey, cofondateur de Twitter, avec qui nous avons l’objectif commun de rendre disponible la technologie à un public plus large grâce aux messages courts. Twitter l’a fait pour le web et Sigfox pour l’internet des objets.


- Avez-vous pu faire passer des messages à François Hollande ?
Oui, au cours du voyage, nous avons eu plusieurs discussions ensemble. Je l’ai trouvé très à l’écoute et soucieux de trouver des mécanismes nouveaux, notamment pour ce qui concerne le financement. Je l’ai alerté sur la nécessité de financer des projets ambitieux, créateurs de valeur et créateurs d’emplois.


- Quel est le problème de financement dont souffrent les entrepreneurs français ?
Il y a un rapport d’un à dix entre les investissements que peuvent consentir les fonds anglo-saxons et les fonds français. Aux États-Unis, un projet sérieux et ambitieux peut être financé à hauteur de 10 M€ quand en France le même projet devrait se contenter de 1 M€. Ce fossé doit être comblé, au moins en partie, et je pense qu’il est possible d’atteindre une moyenne de 5 M€. Il y a beaucoup d’argent en France et je pense que beaucoup de patrons peuvent mettre 5 M€ sur des projets novateurs, ambitieux et sérieux. Mais pour cela il faut créer des conditions favorables et trouver un mécanisme fiscal qui permette de compenser le risque. Je n’ai pas eu de réponse immédiate mais j’ai senti que François Hollande avait l’ouverture d’esprit pour cela. Il a pris l’engagement de favoriser l’investissement.


- Vu de France, il y avait au cours de ce voyage une sérieuse dissension entre le Medef et François Hollande sur le pacte de responsabilité. L’avez-vous ressentie ?
Sincèrement, pas du tout. Et j’ai trouvé que les journalistes voyaient les choses par le petit bout de la lorgnette. Leurs questions étaient orientées de façon à opposer la vision du chef de l’État et celle du Medef. Je pense que nous n’arriverons nul part si on continue à opposer les deux mondes. Il faut faire les choses intelligemment.


- On vous sent presque conquis par François Hollande, vous êtes hollandiste ?
Certainement pas, je ne fais pas de politique. Mais c’est vrai que j’ai été impressionné par l’homme et aussi par ses engagements en faveur des start-up.

- Avez-vous pu évoquer avec lui le projet des quartiers numériques ?

Non, mais j’en ai parlé avec Fleur Pellerin qui était aussi aux États-Unis. La ministre semble favorable à un projet french tech dédié à l’internet des objets au sein de la TIC Valley.


- Comment se porte Sigfox ?
L’entreprise est en forte croissance et le réseau dédié à l’internet des objets continue à se déployer. Nous venons d’annoncer le lancement du réseau en Espagne sur les infrastructures d'Abertis Telecom. L’Espagne se raccordera donc au réseau déjà constitué en France, aux Pays-Bas et en Russie.

Propos recueillis par Emmanuelle Durand-Rodriguez

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États-Unis. Un eldorado pour nos entreprises numériques ?

États-Unis. Un eldorado pour nos entreprises numériques ? | Toulouse networks | Scoop.it

Dans le secteur du numérique, la région toulousaine a, à son actif, quelques belles success stories de PME ayant réussi à se développer sur le sol américain. D'autres y pensent ou sont en train de se lancer dans l'aventure. Mais est-ce vraiment l'eldorado qu'on imagine ?


« ça coûte cher et personne ne nous y attend mais rien que pour la culture du risque et la dynamique de l'innovation qui existent là-bas, il faut le vivre ! » Ces propos sont ceux du fondateur - entre autres - de l'entreprise Scoop.it, Marc Rougier et, à eux seuls, ils résument bien l'état d'esprit de nombreuses entreprises toulousaines du secteur numérique. Comme lui, elles ont tenté l'aventure américaine, sont en train de sauter le pas ou commencent à y songer. Et si l'enthousiasme est général, toutes relatent un parcours semé d'embûches, qui nuance un peu le tableau idyllique que l'on s'en fait parfois, vu de la France...

 

L'atout indéniable des États-Unis, c'est la taille de son marché. « Pour nous qui développons des logiciels pour l'industrie chimique et pétrolière, c'est le premier marché mondial et il est en croissance régulière, de 4 à 5 %. Et les clients que nous avons là-bas nous servent de références », indique Stéphane Déchelotte, dirigeant de ProSim, doté d'une filiale à Philadelphie depuis deux ans. Positionnée quant à elle sur le secteur du web et des médias sociaux, « par définition sans frontières », l'entreprise Scoop.it annonce que sa plate-forme de publication par curation enregistre 7 millions de visiteurs uniques mensuels. « Avec un petit peu plus de 25 % de notre audience, les États-Unis viennent de devenir notre premier marché. Mais, surtout, ils représentent 80 % de nos revenus car c'est un marché plus mature, où le freemium (modèle associant une offre gratuite, en libre accès, et une offre premium, payante, ndlr) est davantage entré dans les moeurs qu'en France », détaille Marc Rougier, qui a ouvert un bureau de quatre personnes à San Francisco en octobre dernier.

Un démarrage qui prend du temps...

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Ti'Fox : balise GPS connectée reliée au réseau Sigfox

Ti'Fox : balise GPS connectée reliée au réseau Sigfox | Toulouse networks | Scoop.it

Ceux qui se sont fait voler leur scooter ou vélo pour la énième fois y verront peut-être une solution à envisager pour leur prochain achat. Ticatag annonce l'arrivée de la première balise GPS connectée au réseau Sigfox. Objectif :  géolocaliser sur une carte Google Maps, depuis un ordinateur ou une application mobile (Android et iOS), un vélo, un scooter, une voiture, un chien, un sac de randonnée, bref, n'importe quel objet, y compris en extérieur. L'opérateur de réseau qui utilise les bandes fréquences libres garantit une couverture nationale française opérationnelle. 

 

Jeune société française basée en Bretagne (ce qui explique pourquoi son nom et celui de ses créations commencent par "ti'"), Ticatag propose des solutions de géolocalisation pour permettre à chacun de retrouver ses affaires, comme le Ti'Be, un porte-clés conçu pour localiser les objets dans un rayon de 40 m. Son principe de balise connectée rappelle les concepts de Wistiki ou Gablys, mais à la différence de ses concurrents, le Ti'Be repose sur une application iBeacon et disponible tant sur iOS qu'Android. 

Avec Ti'Fox, le spécialise des technologies de géolocalisation va plus loin puisqu'il propose un objet connecté équipé d'une balise GPS. Ici, on ne perd plus la trace de l'objet dès que l'on sort du périmètre Bluetooth. Contrairement à la plupart des modèles du marché, ce nouveau boîtier de géolocalisation basse consommation n'a pas besoin de carte SIM ou d'abonnement chez un opérateur : à l'instar du détecteur de fumée connecté Smockeo, il repose sur le réseau Sigfox, l'opérateur de réseau dédié à l'Internet des objets.

Fabriqué en France, le Ti'Fox mesure 70 x 67 x 29 mm (H x L x P). Destiné à être placé en extérieur, il est conçu à partir de matériaux résistants aux caprices climatiques. Il dispose d'un bouton d'alerte pour remonter une alerte géolocalisée par SMS : il suffit d'appuyer sur ce bouton pour que la position du boîtier soit envoyée par SMS à un numéro prédéfini. Son autonomie dépend de l'utilisation. Le fabricant garantit une autonomie de 3 ans à raison de 1 position par heure. Attention, elle se réduit à 6 mois pour 1 position toutes les 10 minutes. 

La balise GPS connectée sera disponible en fin d'année en grandes surfaces, magasins de motos et scooters, magasins d'articles de sport et de loisirs, de chasse, animaleries, etc. à 149 €. Un tarif qui comprend la balise et 1 an d'abonnement "gratuit" au réseau. Le tarif mensuel sera ensuite de 4,90 €.

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Capter un signal au milieu de l'océan : le défi de Sigfox et Airbus Defence and Space

Capter un signal au milieu de l'océan : le défi de Sigfox et Airbus Defence and Space | Toulouse networks | Scoop.it

La société toulousaine Sigfox participe au projet Mustang, piloté par Airbus Defence and Space. Objectif : développer un réseau bas débit hybride pour les objets connectés, à la fois terrestre et satellite. Ainsi, un conteneur déposé sur un bateau au milieu de l'océan ou perdu dans le désert pourra envoyer sa position. Sigfox poursuit donc sa stratégie : conquérir le monde.

 

La Terre seule ne suffit plus à Sigfox ! La société dirigée par Ludovic Le Moan et Anne Lauvergeon se lance dans une aventure spatiale. Elle annonce ce jeudi 19 février sa coopération au programme Mustang, piloté par Airbus Defence and Space et financé dans le cadre des investissements d'avenir.

"Le projet Mustang repose sur l'utilisation de satellites en complément des réseaux cellulaires terrestres afin d'offrir une couverture globale et continue. Le terminal bi-mode satellite / terrestre permettra de basculer automatiquement entre ces deux modes de communication en fonction de la disponibilité des ressources selon l'endroit où se trouve l'objet connecté", explique un communiqué.

Concrètement, il s'agit de pouvoir connecter n'importe quel objet à tous coins de la planète.

"Jusqu'à maintenant, Sigfox est capable de connecter tous les objets, mais pas partout. Avec le projet Mustang, nous pourrons connecter des objets là où nous n'avons pas encore de réseau terrestre. En plein milieu du désert, ou dans les pays en développement par exemple", complète Thomas Nicholls, responsable marketing de Sigfox.

Par exemple, un conteneur positionné à quai dans un port peut actuellement envoyer sa position grâce au réseau terrestre bas débit de Sigfox. Une fois sur le bateau au milieu de l'océan, il pourra aussi le faire grâce au relai satellite.


Sigfox, qui vend de la "connectivité", étend ainsi sa zone d'influence, et casse les prix : "Une communication satellite coute très cher et demande beaucoup d'énergie. Le but est de proposer un service optimisé à faible coût", explique Thomas Nicholls.

Difficile d'obtenir des éléments de calendrier, tant le projet est confidentiel, mais Sigfox travaille sur ce projet depuis plus d'un an. D'une durée de trois ans, Mustang comprend "le développement du circuit intégré de communication du terminal", "l'optimisation des protocoles associés" et la validation du système "au travers d'applications aéronautiques", notamment.

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Le salon de l'électronique de Las Vegas commence mardi, quelles entreprises vont représenter Toulouse?

Le salon de l'électronique de Las Vegas commence mardi, quelles entreprises vont représenter Toulouse? | Toulouse networks | Scoop.it


Le Consumer Electronics Show de Las Vegas débute demain, mardi 6 janvier


 

Le Consumer Electronics Show de Las Vegas débute demain, mardi 6 janvier, dans le Nevada. La France a décidé de frapper un grand coup : elle présente 120 entreprises (dont 66 start-up) sur ce rendez-vous incontournable pour les acteurs de l’électronique grand public. En Midi-Pyrénées, MyFox est la seule start-up accompagnée par la French Tech sur le salon, mais les entreprises Sigfox et le Kubb sont aussi du voyage.

Le CES de Las Vegas est un salon grand public, destiné à l’électronique et aux objets connectés. Plus de 3 000 exposants vont présenter leurs innovations du 6 au 9 janvier, lors de ce rendez-vous annuel devenu incontournable dans le monde de la haute technologie. Ouvert à tous, c’est le lieu des innovations qui feront le business de demain (montres connectées, habits connectés, etc.).  Cette année, la France, avec le dispositif French Tech, ne compte pas passer inaperçue. Plus de 120 entreprises françaises dans les secteurs de la santé, des objets connectés, ou encore des technologies de l’image seront présentes. Parmi elles, plusieurs grands groupes (La Poste, L’Oreal, Pernod Ricard…) et 66 start-up. La French Tech sera ainsi la première délégation européenne devant le Royaume-Uni et l’Allemagne, soit la 5e au niveau mondial. "C’est une grosse opération, qui montre que la French Tech signifie déjà quelque chose" se réjouit Philippe Coste, directeur délégué French Tech Toulouse.

 

MyFox, accompagnée par French Tech
La French Tech consacre une enveloppe de 15 millions d’euros aux "opération d’attractivité internationale". Ainsi, la société toulousaine MyFox ("solutions connectées pour la sécurité et le confort de la maison") a bénéficié du dispositif et présentera sur l’Espace Smart Home sa nouvelle caméra connectée : Myfox Security Camera.
Il n’y a donc qu’une seule entreprise Midi-Pyrénéenne accompagnée par French Tech. "On fera mieux l’année prochaine" promet Philippe Coste, qui refuse de s’inquiéter. "MyFox est un magnifique ambassadeur, c’est une belle entreprise". La société toulousaine a en effet été primée fin 2014 par Deloitte Fast500 pour la plus forte progression européenne dans le secteur "hardware" et a été lauréate du Concours Mondial de l'Innovation décerné en mars 2014.
"Il faut relativiser l’impact de ce salon" tempère néanmoins le directeur délégué French Tech Toulouse. Le CES est un salon qui fait la une des journaux parce qu’il met à l’honneur les objets connectés, et des technologies à la mode. Mais les start-up ne se réduisent pas à cela."

 

Sigfox et Le Kubb y vont aussi
C’est sans l’aide de personne que Sigfox (basée à Labège) assure sa présence à Las Vegas. Demain après-midi le PDG Ludovic Le Moan et la présidente Anne Lauvergeon s’envoleront pour les USA et y resteront jusqu’à la fin du salon le 9 janvier. "Nous n’avons pas de stand. Nous ferons des démonstrations sur le stand de la société WyPlay, qui utilise notre technologie pour transmettre les informations des décodeurs TV" explique Thomas Nicholls, responsable marketing de l’entreprise. Objectif pour la société : faire du réseau. "Nous souhaitons trouver d’éventuels partenaires pour déployer notre technologie aux USA, trouver des sociétés qui produisent des objets connectés, et trouver des sociétés qui commercialisent des solutions pour les objets connectés". Sigfox, qui s’attaque au marché américain, participe pour la première fois à ce salon.
Première fois également pour Kubb. La société toulousaine, inventrice d’un petit ordinateur économe en énergies, a planifié plusieurs rendez-vous "avec des clients potentiels à l’international" et va également "regarder, entre autres, les solutions de financement international" affirme Jean-Christophe Agobert, fondateur, qui est déjà sur place. Il précise que French Tech a quand même permis d'obtenir 'une réduction de prix sur le stand".

Emmanuel Macron, ministre de l’Économie et Axelle Lemaire, secrétaire d’État chargée du numérique, font également le déplacement à Las Vegas à partir de ce lundi, et jusqu'à jeudi, accompagnés par Pierre Gattaz, président du Medef.

Sophie Arutunian
©photo lasvegaslover

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Entrée en bourse, recrutements, déploiement mondial. Anne Lauvergeon confie, à Toulouse, sa stratégie pour Sigfox

Entrée en bourse, recrutements, déploiement mondial. Anne Lauvergeon confie, à Toulouse, sa stratégie pour Sigfox | Toulouse networks | Scoop.it


Anne Lauvergeon et Ludovic Le Moan voient grand pour Sigfox


 

Anne Lauvergeon, présidente du Conseil d’administration participait à l’Innovation Day de la Tic Valley jeudi 25 septembre à Labège. L’ancienne présidente d’Alcatel et d’Areva, présidente de la commission Innovation 2030, dirige, avec Ludovic Le Moan, l’opérateur de réseau cellulaire bas-débit. Interview croisée.

 

Comment voyez-vous Sigfox dans un an ?
A.L. - Dans un an Sigfox aura fait du chemin car nous sommes dans une phase d’accélération intense. Nous allons déployer notre réseau aux États-Unis, le pays qui va développer le plus vite les objets connectés. Nous venons d’obtenir l’autorisation de la FCC (le système fédéral des télécoms américains, NDLR). C’est une percée significative pour Sigfox déjà déployé en France, en Espagne et en Grande-Bretagne.

 

Qu’est-ce qui peut arrêter Sigfox ?
L.L.M. - Si on exécute bien l’année 2015, nous sommes quasiment irrattrapables. Nous aurons créé un écosytème et une empreinte mondiale. Dans le domaine du mobile, et malgré leur technologie, Windows et Microsoft n’ont pas réussi à détrôner Android et l’IOS d’Apple. Avec une solution de communication très longue portée, peu consommatrice d’énergie, non polluante en termes de rayonnement électromagnétique et à un coût très faible, nous sommes très en avance. Les industriels qui développeront des applications et des services auront intérêt à utiliser notre réseau. La concurrence apparaît mais elle a deux ans de retard.

 

Quelles sont les ambitions de Sigfox ?
L.L.M. - Notre croissance va très vite, l’enjeu est colossal. Les risques technologiques sont derrière nous. L’enjeu est maintenant de déployer commercialement. Nous voulons être leader mondial. Les citoyens du monde entier vont être entourés d’objets connectés. De la même façon que tout le monde se met à faire des applications sur l’App Store, tout le monde développera des objets connectés. Une porte s’ouvre vers un nouveau monde.

 

Sigfox a fait l’objet de plusieurs offres est très courtisée. Avez-vous plus d’offres de rachat qu’il y a quelques mois ?
A.L. - Oui mais notre but n’est pas d’être rachetés. Nous voulons nous développer pour devenir une très belle entreprise.
L.L.M. - Nous n’allons pas vendre. Nous sommes dans la phase de préparation de l’IPO (Initial Public Offering, introduction en bourse, NDLR). Il y aura d’abord une phase de refinancement de l’entreprise début 2015. L’IPO est prévue pour 2016.

 

Sigfox va-t-elle recruter ?
A.L. - Nous étions 45 il y a an, 80 cette année et les effectifs devraient, au moins, doubler d’ici à un an. Nous voulons être leader mondial. Il nous faudra donc des structures beaucoup plus puissantes que celles d’aujourd’hui. Nous recherchons des profils en R&D, ingénieurs, support, commerciaux, marketing avec une bonne vision internationale. Si l’entreprise fait plusieurs milliards d’euros de chiffre d’affaires, mécaniquement, nous aurons besoin de milliers de personnes.

 

Avec ses ambitions mondiales, Sigfox peut-elle rester à Toulouse ?
L.L.M. - Oui. Nous avons des équipes à Paris, à Madrid, aux États-Unis et, pour l’instant, nous n’avons pas prévu de déplacer le siège. Autour de nous, de nombreuses jeunes entreprises se développent d’ailleurs dans notre sillage.

Anne Lauvergeon, votre arrivée à la présidence du conseil d’administration de Sigfox a surpris. Comment avez-vous vécu les choses ?

A.L. - J’ai été étonnée de l’étonnement général ! Aux États-Unis, c’est tout à fait normal qu’un dirigeant de grande entreprise devienne patron d’une start-up prometteuse. En France, ça n’existe pas car tout est cloisonné avec pour conséquence souvent que les petites entreprises ne deviennent jamais grandes. J’espère faire école et donner envie à de grands chefs d’entreprise de s’engager aux côtés de pépites car l’aventure est exaltante. Moi, j’arrive dans une entreprise où un travail remarquable a été fait et où il faut désormais accélerer.

 

À travers Innovation 2030, vous voulez faire émerger les futurs champions de l’économie française. Quel est votre plan ?
A.L. - Nous avons lancé dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir et en s’appuyant sur Bpifrance, un concours mondial d’innovation qui est en cours. Les entreprises du monde entier peuvent candidater à condition qu’elles investissent et créent de l’emploi en France et qu’elles s’inscrivent dans 7 ambitions stratégiques : Le stockage de l’énergie, le recyclage des métaux, la valorisation des richesses marines, les protéines végétales et la chimie du végétal, la médecine individualisée, la valorisation des données massives (big data). Je suis frappée par l’énergie déployée par de très nombreux chefs d’entreprise de start-up. Ils font mentir l’auto french bashing permanent que nous nous affligeons à nous mêmes.

 

Propos recueillis par Emmanuelle Durand-Rodriguez

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Ludovic Le Moan : « Les patrons doivent avoir un rôle social vis-à-vis des start-up »

Ludovic Le Moan : « Les patrons doivent avoir un rôle social vis-à-vis des start-up » | Toulouse networks | Scoop.it
Ludovic Le Moan poursuit le développement de la société Sigfox. Celle-ci a levé quelque 25 millions d'euros en moins de deux ans et s'apprête à déployer sa technologie dans la baie de San Francisco. Le serial entrepreneur toulousain nous livre sa définition de l'entrepreneuriat.


Ludovic Le Moan, vous avez créé des boîtes, fermé d’autres. L’échec fait partie de la vie de l’entreprise ?
Dans la vie, rien n’est jamais acquis… je me souviens de Nomatica*, qui avait été portée aux nues comme la success story du moment, et qui avait eu les faveurs de la presse. Et puis la boîte a planté. Mais pour moi, ces gens ont eu le mérite de monter leur société et d’être les pionniers du e-commerce français. Sigfox peut très bien connaître le même chemin. Tu fais tout pour imaginer toutes les menaces possibles et avancer. Si tu ne le fais pas, tu restes sur place et ce n’est jamais bon. Mais je n’ai pas de boule de cristal et puis l’entrepreneuriat doit rester une aventure. Après, le succès est en filigrane, mais ce n’est pas pour ça que tu te lèves le matin…

Pourtant, le patron reste l’icône vivante de l’entreprise…

Je pense qu’il faut démystifier le rôle du patron, et éviter les grands poncifs du style « patrons voyous », même si cela existe hélas, ou encore « patrons contre salariés ». Quand tu es chef d’entreprise, tu n’es pas non plus seul maître à bord. Les choses ne sont jamais aussi simples. Très souvent, il y a un actionnariat qui a ses objectifs et sa propre vision de la société. Et c’est là qu’il faut, le plus souvent, trouver des terrains d’entente.

A contrario, l’individualisme du patron a longtemps été érigé en modèle…
Il faudrait que les grands patrons prennent conscience qu’en local, il existe un tissu d’entreprises qu’ils pourraient aider. Ce genre de synergie pourrait accompagner notre industrie. Ça peut être, par exemple, en augmentant les volumes de production pour faire baisser les coûts et ainsi, accroître le business. Il y a eu à une époque le pacte PME, mais ça s’est un peu endormi.

Est-ce qu’il existe assez d’aides pour les entreprises ?
Il y a des outils d’aide à l’entreprise qui sont assez positifs, comme le CIR** ou encore les aides de Bpifrance, la banque publique d’investissement. Mais ce qu’il faudrait en premier lieu, c’est changer les mentalités de façon collective. Il faut que les patrons aient un rôle social vis-à-vis des start-up ; et de l’autre côté, je pense que nos start-up doivent avoir plus d’ambitions. Pourquoi devons-nous limiter le business à une ville ou une région quand, aux États Unis, les créateurs raisonnent international dès le lancement de leur projet ?

On a longtemps rêvé de créer un Google à la française. Pourquoi c’est si difficile ?
(Rires) Google ne mettra jamais 1 milliard d’euros dans une société française. Il faudrait d’abord qu’elle soit américaine. En France, tu as du mal à lever 1 million d’euros, quand aux États-Unis, le ticket est supérieur à 10 millions ! L’idéal, ce serait d’avoir le curseur au milieu : 5 millions d’euros, pour lancer une boîte innovante en France, ce serait déjà pas si mal.

Mais pourquoi autant d’argent ?
Il existe un seuil psychologique pour amorcer la pompe et créer une sorte de bulle où ceux qui réussissent réinvestissent dans de nouveaux projets. Dans les faits, les chefs d’entreprise qui ont bien vendu leur société réinvestissent plus de 50% de ce qu’ils ont gagné. L’intérêt de ces business angels, c’est qu’ensuite, ils se relancent dans un projet avec un réseau et de l’expérience. Navré de revenir dessus, mais c’est comme ça que ça marche aux États-Unis.
Aujourd’hui, certes, l’excitation est là, mais il faut juste ne pas rater la transformation : quand on injecte 300.000 euros dans une start-up, elle doit être capable de générer entre 1 et 2 millions d’euros de plus-value. Et quand on met 10 millions d’euros, il doit y avoir le même phénomène vertueux. C’est le facteur 5.

Vous avez lancé Goojet. Pourquoi ça n’a pas marché ?
Typiquement sur Goojet, on a eu l’idée de faire ce qu’Apple a fait beaucoup mieux que nous, dix-huit mois après. Nous avons été obligé de réorienter les énergies sur la société Scoop it***. Rétrospectivement, je dirais que si cela n’a pas marché pour nous, c’est parce que nous avions vu trop petit. Si on a l’ambition d’être le leader mondial, il faut s’en donner les moyens. Et c’est exactement ce que fait Google aujourd’hui.
Propos recueillis par M.V.

Jacques Le Bris's insight:

* Nomatica : start-up toulousaine qui de 1999 à 2004 a régné
sur la vente d’appareils photo sur Internet, avant de péricliter
brutalement.
** CIR : Crédit Impôt Recherche
*** Scoop-it : site web qui permet de faire de la curation sur
Internet.

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Pourquoi Ludovic Le Moan fait appel à Anne Lauvergeon pour présider Sigfox, la start-up de Toulouse, interview

Pourquoi Ludovic Le Moan fait appel à Anne Lauvergeon pour présider Sigfox, la start-up de Toulouse, interview | Toulouse networks | Scoop.it


Ludovic Le Moan


Coup d’accélérateur pour la société toulousaine Sigfox : Anne Lauvergeon, l’ancienne présidente d’Areva, devient présidente de l’entreprise spécialisée dans l’internet des objets. Le fondateur de Sigfox Ludovic Le Moan, ravi, va rester CEO. Il envisage une entrée en bourse dans 2 ou 3 ans. Retour sur cette business-story en forme de coup de foudre. Interview.

Comment avez-vous rencontré Anne Lauvergeon ?
Nous nous sommes rencontrés lors du voyage de François Hollande aux États-Unis en février dernier. Dans l'avion, lors d’une conversation très informelle sur l’avenir de l’innovation, nous en sommes venus à parler de Sigfox et elle a été séduite par le projet. Entre cette rencontre et notre décision de placer Anne Lauvergeon à la présidence de Sigfox, il s’est écoulé quelques semaines. Nous nous sommes revus, elle est venue à Toulouse fin mars pour rencontrer mes équipes. La décision date de la semaine dernière.

Qu’est-ce qui vous a séduit chez elle ?
C’est une femme pétillante et curieuse. Nous avons le même âge et, comme moi, elle a encore envie de découvrir des choses. Ce n’est pas donné à tout le monde. Elle a du caractère, on l’aime ou on ne l’aime pas, mais elle ne passe pas inaperçue.

Que va-t-elle apporter à Sigfox ?

Son expertise industrielle. Elle a été à la tête d’Alcatel et d’Areva. Nos compétences sont complémentaires : je gère l’opérationnel, elle gère la présidence du board (conseil d’administration NDLR). Nous avons la même ambition, développer Sigfox au niveau mondial. Dès nos premiers échanges, j’ai perçu qu’elle serait un atout déterminant pour nous et que, passionnée par l’innovation, elle pourrait nous aider à accélérer notre développement industriel et international. Elle a été élue à l’unanimité par l’assemblée générale de Sigfox jeudi dernier.

À quand l’entrée en bourse de l’entreprise ?

Le calendrier n’est pas précis, mais cela devrait arriver d’ici deux ou trois ans. Pour assumer notre ambition, la question s’est posée : soit nous vendons Sigfox à un industriel lambda, soit nous entrons en bourse. Maintenant que la décision est prise, je ne cèderai pas l’entreprise.

Quels sont vos objectifs à moyen terme ?

Être présent dans les "big 5" : France, Espagne, Grande-Bretagne, Allemagne et Italie. C’est l’objectif pour 2014.

Que pensez-vous de la nouvelle ministre du Numérique Axelle Lemaire ?

Je l’ai rencontrée, et je la trouve très bien. Ce n'est pas facile de succéder à Fleur Pellerin qui a fait un bon boulot, reconnu par tous. Je trouve Axelle Lemaire pertinente, c’est un bon casting.

Propos recueillis par Sophie Arutunian

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Sigfox, l'opérateur télécoms des objets connectés, lève 15 M€ et "envisage" une introduction en bourse

Sigfox, l'opérateur télécoms des objets connectés, lève 15 M€ et "envisage" une introduction en bourse | Toulouse networks | Scoop.it


Ludovic Le Moan, PDG de Sigfox


15 millions d’euros : c’est la 3e et la plus grosse levée de fonds réalisée par Sigfox. L’entreprise de Labège dirigée par Ludovic Le Moan annonce l’entrée dans son capital de BPI France, ainsi que du fonds Id Invest. Objectif : accélérer le déploiement de son réseau cellulaire à l’international. L'entreprise spécialisée dans les objets connectés "envisage" aussi une introduction en bourse.

Sigfox poursuit sa conquête du monde. Après la Russie et l’Espagne, la société basée à Labège compte bien s’offrir les marchés allemand, italien, polonais... Au total, 60 pays ont été choisis et triés par ordre de priorité par la société. Pour cela, Sigfox, spécialiste de l’internet des objets, vient de réaliser sa plus importante levée de fonds : 15 M€. Dans le tour de table, les investisseurs historiques Elaia, Partech, Ixo Private Equity et Intel Capital. D’autres signent leur entrée au capital : Idinvest Partners, le FSN PME, le Fonds Ambition Numérique, géré par BPI France.

Stratégie : s’adosser aux géants des télécoms
Au départ, Sigfox devait lever au moins 70 M€ pour développer elle-même son réseau. Et puis, changement de cap : "le plus difficile n’a pas été de lever des fonds, mais de choisir notre stratégie. Finalement, nous avons privilégié une stratégie de partenariat, moins coûteuse", explique un proche collaborateur de Ludovic Le Moan (le fondateur et PDG de Sigfox).

En effet, afin de réduire les besoins de financement pour construire un réseau d’envergure mondiale, la société a créé l’offre SNO (Sigfox Network Operator). Elle permet de s’associer, dans chaque pays, avec un acteur majeur des télécommunications, comme Abertis en Espagne (leader espagnol des infrastructures de télécommunication et autoroutières) ou Micronet, en Russie. 15 M€ “seulement” ont donc été levés, provenant tous de fonds français. "À l’heure où l’on entend partout qu’il faut être aux USA pour réussir, nous montrons que le succès est possible en Europe", confie ce collaborateur. Autre objectif de la levée de fonds : garder de l'avance, même si Sigfox n’a toujours pas de concurrent direct.

Une entrée en bourse "envisageable"

L’entrée en bourse de Sigfox ? Pas impossible. Si le planning n’est pas encore précis, c’est une opération "envisageable" glisse-t-on dans les couloirs de la société, qui n’a d’autre ambition que de devenir un réseau mondial. Un projet soutenu par Fleur Pellerin elle-même. Dans un tweet d’aujourd’hui, la ministre de l’Innovation (@fleurpellerin) salue la levée de fonds de Sigfox et affirme que l’entreprise "peut/doit devenir un acteur majeur de l'internet des objets". La ministre a par ailleurs appuyé le projet de Village numérique à Labège, porté par la TIC Valley, dont le président n’est autre que Ludovic Le Moan.

Sophie Arutunian

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En signant l'Espagne, Sigfox veut se positionner sur les « big five » européennes

En signant l'Espagne, Sigfox veut se positionner sur les « big five » européennes | Toulouse networks | Scoop.it

Ludovic Le Moan, PDG de la société Sigfox.

La start-up toulousaine Sigfox vient d’annoncer le déploiement de sa technologie à l’échelle de l’Espagne. Une couverture nationale rendue possible grâce à un partenariat avec Abertis Telecom. Il augure d’autres installations ailleurs en Europe.

En représentation nationale aux États Unis aux côtés du président Hollande, Ludovic Le Moan n’en oublie pas ses affaires toulousaines. Son entreprise Sigfox vient d’annoncer officiellement le déploiement du premier réseau dédié à l’Internet des objets sur tout le territoire espagnol. Pour cela, la start-up basée à Labège a signé un partenariat d’envergure avec l’opérateur Abertis Telecom. La péninsule ibérique vient ainsi rejoindre la France et les Pays-Bas au rang des pays connectés à la technologie Sigfox. « C’est le point de départ à un déploiement d’envergure sous contrat de licence », commente Ludovic Le Moan, qui vise la couverture « du big five européen ». L’Angleterre, l’Allemagne et l’Italie sont donc au programme, toujours par le biais d’un système de licence d’exploitation.

Depuis ses débuts chez Anyware Technologie, Ludovic Le Moan a fait de l’Internet des objets (le M2M) sa spécialité. Concrètement, il s’agit de permettre aux machines de communiquer entre elles de façon autonome. Aujourd’hui les ordinateurs, les automobiles et les panneaux d’affichages, demain les appareils électroménagers et tous les objets du quotidien… On estime à 50 milliards le nombre de systèmes qui seront connectés d’ici 2020.

Le directeur du développement commercial d’Abertis Telecom, Alex Mestre, en a saisi les enjeux : « L’Internet des objets a un potentiel considérable pour l’amélioration de notre quotidien et, plus généralement, de notre société. Ce partenariat avec Sigfox nous permettra de proposer une solution à nos clients pour faire face à la véritable explosion des appareils connectés et satisfaire leurs besoins de mobilité et de communications. » En France, c’est l’opérateur TDF qui avait été retenu par la société toulousaine pour le déploiement de son réseau.

En attendant 2020, Sigfox poursuit sa progression. La société a levé 10 millions d’euros en 2012, et depuis, accélère son chiffre d’affaires. Celui-ci est passé de 2 millions d’euros en 2012 à 3 millions au dernier exercice. Son PDG espère le tripler dès cette année pour atteindre les 10 millions d’euros. De quoi assurer les relais de croissance nécessaires au déploiement des technologies maison ailleurs dans le monde.
M.V.

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Sigfox lance une alternative au GSM pour faire communiquer les objets

Sigfox lance une alternative au GSM pour faire communiquer les objets | Toulouse networks | Scoop.it

Après trois ans de mise en place discrète, la société toulousaine Sigfox se lance comme opérateur de réseau pour le M2M. Son secret ? Elle ne s’appuie pas sur le réseau GSM, mais sur des ondes radios UNB (Ultra Narrow Band).

 

http://www.sigfox.com/fr/

 

Un nouveau réseau cellulaire a vu le jour en France. Ne cherchez pas ses abonnés, il ne concerne que des objets et ne s’appuie pas sur la norme GSM classique. La société toulousaine Sigfox vient en effet de se lancer comme opérateur spécialisé dans le M2M (Machine-to-machine). Il veut se distinguer de ses concurrents GSM en proposant un réseau en bas débit adapté aux besoins basiques des objets (signaler un incident, envoyer un relevé de consommation, etc.) et économique.

 

Pour cela, la société s’appuiera sur des ondes radios opérant dans des fréquences « libres » (68 MHz, 463 MHz et 868 MHz selon eux, l'Arcep précisant que seule la dernière est libre, les autres étant réservées au CSA et à l'Armée) avec des émissions sur une bande ultra-étroite de l’ordre de la centaine de Hertz. L’objet à connecter est équipé d’un modem et l’antenne captant le signal est, elle, connectée à Internet pour transmettre les informations reçues. La société se vante que dans des conditions optimales, ses antennes seraient capables de couvrir des cellules de 900 km2, ayant réussi, lors de tests, à capter à partir du Pic du midi le signal d’un objet situé à Poitiers (un peu plus de 450 kilomètres en ligne droite sans zone fortement peuplée).

 

Avec moins de mille antennes, la société veut couvrir l’ensemble de la métropole d’ici à la fin de l’année, avant de s’attaquer à l’international en 2013 (Royaume-Uni, Allemagne, Espagne) et de couvrir toute l’Europe d’ici à la fin 2014. Pour l’instant, avec une centaine d’antennes, Sigfox couvre les sept plus grandes métropoles de France et satisfait aux besoins de ses dix premiers clients professionnels.

 

Un abonnement de quelques euros par an

(...)

 

[Note du Curateur] Si vous voulez suivre de près les développements de ce réseau utilisez son topic sur scoop.it :

http://www.scoop.it/t/sigfox

 

 

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