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10 septembre: la journée du ralentissement de l'Internet

10 septembre: la journée du ralentissement de l'Internet | Toulouse networks | Scoop.it



Il y a des journées pour tout, pour les amoureux, pour les joueurs de poker ou les gauchers. Et il y a maintenant la journée du ralentissement du net. Une journée militante en faveur de la neutralité du web. Pour que ne s'impose pas un réseau à deux vitesses, dominé par l'argent.


Le principe de neutralité revient régulièrement sur le tapis politique. Cette neutralité a pour but de garantir "l’égalité d’accès au réseau pour tous les internautes, pour tous les contenus, pour tous les flux de données et pour tous les types d’utilisation."

Ce principe garantit que les fournisseurs d’accès internet (les opérateurs télécoms) ne peuvent pas accorder de priorité à certains pourvoyeurs de contenus. C’est ainsi que Belgacom ou Voo ne peuvent pas accélérer le débit pour Google (par exemple), et le réduire pour Youtube. Or -principalement aux Etats-Unis- des opérateurs veulent mettre fin à ce principe de neutralité.

L’idée est que les fournisseurs d’accès pourront facturer les sites qui désirent un "traitement préférentiel". Une connexion serait alors octroyée aux sites qui acceptent d’en payer le prix. Un peu comme si l’on proposait aux automobilistes de payer une redevance qui leur permettrait de rouler plus vite alors que les autres usagers de la route seraient ralentis. C’est contre ce risque que des internautes militants lancent le "net Slowdown", ou journée du ralentissement du Net.

Ce qui va changer le 10 septembre

Pas de panique, votre connexion ne sera pas ralentie, en tout cas pas plus que d’habitude. Tous les internautes qui refusent cet internet à deux vitesses sont appelés à afficher en signe de protestation le symbole du téléchargement, cette petite roue étoilée qui tourne sans cesse pour signaler un téléchargement en cours. Cette roue qui, pour beaucoup d’entre nous, désigne aussi le symbole de la lenteur. Plusieurs sites militants américains (dont Battleforthenet.com) proposent de télécharger ce symbole pour le mettre sur son site, sa page Facebook ou Google, sur son blog et dans ses messages. Bref, partout.

A l’origine de ce mouvement figurent des organisations citoyennes qui veulent sensibiliser la toile au risque de ralentissement des sites qu’entraînerait la fin de la neutralité du web. L’ambition de cette journée est qu’un maximum d’internautes affichent sur leur site, dans la photo d’avatar de Facebook ou ailleurs cette roulette agaçante qui deviendrait notre quotidien en cas de commercialisation du débit internet. Et, bien sûr, ce doit être aussi l’occasion d’envoyer des mails au pouvoir politique pour le sensibiliser à ce risque.

Les conséquences pour les organisations qui ne paieraient pas…

Dans un tel système, tous les autres sites qui refuseraient de payer (des organisations non lucratives ou des blogs de particuliers) devraient se contenter des chemins internet de traverse. Ils devraient alors s’interdire de diffuser de la vidéo parce que le débit gratuit ne le permettrait pas ou mal. On assisterait à un internet à deux vitesses.

Et le risque n’est pas que théorique. Netflix, le fournisseur de télévision en ligne qui arrive chez nous, a déjà signé aux Etats-Unis un accord avec l’opérateur Comcast pour s’assurer que les films en streaming passent sans coupure à l’écran. Verizon, un autre opérateur, a également obtenu ce droit d’un tribunal américain. Le soir aux USA, Netflix accapare 40% du trafic internet. Et Youtube 20%

En Europe la situation semble plus favorable. Le Parlement européen a voté en faveur du maintien, à de rares exceptions près, du principe de la neutralité. A la fin de la précédente mandature, les députés européens ont protégé l’Internet européen. Mais il faudra encore d’autres votes, ainsi que des négociations entre le nouveau Parlement et le nouveau Conseil pour concrétiser l'accord. Et les lobbies n’ont pas encore dit leur dernier

Parmi les exceptions évoquées au principe de neutralité figurent la VOD (vidéo à la demande) les weconférences et le stockage de données en ligne (le cloud).

Jean-Claude Verset

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Réseau Télécom de Première Nécessité

Publiée le 2 janv. 2014

Apprendre à mettre en place un réseau local radio sur lequel déployer des services de télécommunication autonomes et élémentaires, tel que téléphone filaire, email, wiki, chat, viso, sites ressources, etc.

http://chiliproject.tetaneutral.net/projects/tetaneutral/wiki/R%C3%A9seau%20T%C3%A9l%C3%A9com%20de%20Premi%C3%A8re%20N%C3%A9cessit%C3%A9

 

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A Toulouse, un autre internet, solidaire et non-commercial, c'est possible !

A Toulouse, un autre internet, solidaire et non-commercial, c'est possible ! | Toulouse networks | Scoop.it

Pour lutter contre la surveillance du web et les atteintes à la neutralité du net, une association toulousaine a monté son propre fournisseur d’accès à Internet (FAI). Un an et demi plus tard, l’association relie plus de 150 foyers et croule sous les demandes. Reportage chez les pionniers de l’Internet associatif, libre et solidaire. Qui œuvrent également à réduire la fracture numérique en connectant au réseau squats urbains et hameaux ruraux.

6 mois, 12 000 euros, des antennes-relais, 300 mètres de fibre optique et un courrier à l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes). Voilà ce qu’il a fallu à l’association Tetaneutral.net pour lancer son propre fournisseur d’accès à internet (FAI) à Toulouse en 2011. « Devenir opérateur, c’est une formalité », affirme Laurent Guerby, président de l’association.

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L’empire Hollywood attaque Internet

L’empire Hollywood attaque Internet | Toulouse networks | Scoop.it

» OWNI, News, Augmented :

 

Aux États-Unis, les lobbyistes des industries culturelles soutiennent plusieurs projets de loi pour renforcer les moyens de lutte contre le piratage. Quitte à autoriser des attaques en règles, en bloquant l'accès à des sites.

 

Les lobbyistes d’Hollywood font pression pour faire adopter devant le Congrès américain une importante réforme législative, qui prévoit le filtrage et le blocage systématiques des sites soupçonnés d’encourager le piratage d’œuvres protégées. Ce mercredi 16 novembre, les élus à la Chambre des représentants étudieront en commission le projet de loi Stop Online Privacy Act (SOPA).

[Cette loi] signifierait la fin d’Internet tel que nous le connaissons.

La démocrate Zoe Lofgren, représentante élue de la Silicon Valley, emboite le pas “d’éminents activistes et des ingénieurs réseaux qui ont émis des réserves et méritent largement d’être pris en considération”. D’autant qu’au Sénat c’est autour du Protect IP Act que se sont engagés les débats. Deux projets législatifs distincts mais qui ont pour objectif de renforcer (encore) les mesures de protection du copyright.

“Peine de mort” pour les sites Internet

Faire disparaître les sites Internet qui font prétendument entorse au droit d’auteur est une idée qui a fait du chemin. En 2010 déjà, le projet de loi Combating Online Infringement and Counterfeits Act (COICA), prévoyait la possibilité pour les services gérant les noms de domaine1 de suspendre l’accès aux sites enfreignant les droits d’auteur. N’ayant pas été adopté, il refait surface sous le nom plus évident de Protect-IP Act2.

Actuellement en discussion au Sénat, le projet de loi prévoit la mise en place d’une procédure visant à la disparition pure et simple du site visé. Une fois une décision de justice rendue à l’encontre un site qui “facilite” le téléchargement illégal, la loi prévoit l’intervention de toute une série d’acteurs et met en place une véritable machinerie. Les services gérant les noms de domaine (registrar) ou les fournisseurs d’accès se verraient dans l’obligation de bloquer l’accès au site. Il serait dès lors toujours accessible via son adresse IP, mais plus par une adresse du type http://xxxxx.com.

Les moteurs de recherche, quant à eux, se verraient dans l’obligation de ne plus référencer le site en question, tandis que les intermédiaires financiers de type PayPal ou les régies publicitaires seraient contraintes de mettre un terme à leurs transactions avec le site incriminé.

Il s’agit donc de renforcer l’arsenal juridique pour protéger la propriété intellectuelle, à tout prix. Pour certains professeurs de droit, dont Mark Lemley, enseignant à Stanford, le projet de loi instaure une “peine de mort” pour les sites Internet. Dans une lettre, ils en soulignent l’aspect inconstitutionnel. En effet, empêcher l’accès à un nom de domaine sans laisser la possibilité à la personne incriminée de se défendre pose quelques problèmes concernant le droit à un procès équitable. De plus, sous un même nom de domaine peuvent se côtoyer contenus légaux et illégaux, ce qui met en péril le sacro-saint premier amendement de la Constitution des États-Unis, qui consacre le droit à la liberté d’expression. Et les juristes de conclure:

Une telle loi compromettrait notre capacité à défendre le principe d’un Internet unique et mondial. En l’état, elle représente la plus grande menace pour Internet de toute son histoire.

 

L’intervention conjointe de différents acteurs pour bloquer l’accès à WikiLeaks, en décembre 2010, peut être analysée comme un exemple de ce que prévoit le Protect-IP Act. Dans un article récent, Yochai Benkler, professeur de droit à Harvard, s’alarmait du fait que le législateur souhaite s’attaquer à l’ensemble des contenus d’un site, et non pas seulement aux contenus jugés illicites. Ce qu’il appelle “les partenariats public-privé” conduisant à la censure d’Internet représentent selon lui une menace pour la liberté d’expression.

Guerre des lobbys

Stopper le piratage, tel est également l’objectif du projet de loi SOPA. Version à peine édulcoré du Protect-IP Act, il a été introduit à la Chambre des représentants fin octobre, où il bénéficie d’un soutien transpartisan du fait de la proximité qu’entretiennent les représentants démocrates et les lobbyistes d’Hollywood. Ces derniers ne seraient pas étrangers au délicat nouveau petit nom donné à SOPA, l’E-PARASITE Act.

On retrouve à la manœuvre les organisations qui depuis quelques années œuvrent pour renforcer la protections des droits de propriété intellectuelle sur Internet et ce faisant, protéger leur business model: la National Music Publishers’ Association, la Motion Picture Association of America, l’American Federation of Musicians, la Directors Guild of America ou encore la Chambre de commerce des États-Unis.

Les opposants au projet constituent quant à eux un regroupement hétéroclite. De la définition très large des sites éventuellement concernés à la menace qui pèse sur l’architecture du réseau (via les DNS) en passant par les craintes concernant la liberté d’expression, les raisons ne manquent pas de se mobiliser. L’Electronic Frounier Foundation (EFF), une ONG militant pour la liberté d’expression sur Internet est aux avant-postes de la critique et qualifie la nouvelle loi de “désastreuse”. D’autres associations, comme la Consumer Electronics Association ou la NetCoalition, ont quant à elle envoyé une lettre aux représentants, les mettant en garde contre les effets négatifs de la loi sur la croissance et l’économie.

Les grandes entreprises d’Internet, jusqu’alors rétives à s’engager dans le processus législatif, ont également pris la parole. Google a menacé de quitter la Chambre de commerce des États-Unis, et plusieurs entrepreneurs de la Silicon Valley se sont rendus à Washington afin d’exprimer leur mécontentement. L’on assiste donc pour la première fois à un combat des entrepreneurs du web sur le terrain législatif, résumé par certains médias américains en “Silicon Valley vs. Hollywood”.

 

Difficile de dire si les geeks l’emporteront sur les industriels de la culture.

 

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Infographies | La France en chiffres : internet

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Article France Info. Publié le 26 octobre 2011 à 11:49. - Présidentielle 2012 - Le nombre d’internautes français a presque quadruplé en dix ans. Un engouement qui s’accompagne tout logiquement d’une augmentation du taux d’équipement. "Un peu plus de 64% des ménages déclarent avoir un accès à internet à leur domicile en 2010 contre 12% en 2000", détaille l’Insee. Parallèlement, c’est le boom des Smartphones, avec près de 10 millions de Français équipés en 2010, et du e-commerce, avec 52,1% des Français qui déclarent avoir déjà fait des achats en ligne. Mais là où les internautes passent de plus en plus de temps, c’est sur les réseaux sociaux. Selon une enquête CSA/Orange-Terrafemina portant sur les pratiques des Français sur internet, plus d’un internaute français sur deux possèdent aujourd’hui un compte Facebook et plus de 3 millions sont utilisateurs de Twitter. Une progression toute proportion gardée toutefois, puisque les Français ne représentent encore que 1,1% des twittos dans le monde.
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France : le top 30 des sites les plus visités en juillet

France : le top 30 des sites les plus visités en juillet | Toulouse networks | Scoop.it

 

Publiée par Alexandre Laurent le Jeudi 25 Août 2011


Comme chaque année, les audiences du mois de juillet sont marquées par l'accalmie estivale, qui n'affecte toutefois que de façon très relative les ténors du Web français. Ci-dessous, retrouvez la liste des 30 des sites les plus fréquentés sur la période d'après les chiffres publiés par Médiamétrie / Nielsen Netratings.

Les positions restent globalement inchangées dans le top 30 des audiences réalisées sur le Web français au cours du mois de juillet une fois comparées aux chiffres du mois de juin si l'on en croit lles chiffres publiés mardi par Médiamétrie / Nielsen Netratings, mesurés selon la méthode des panels.

Les grands groupes américains du Web tels que Google, Microsoft et Facebook arrivent toujours en tête des audiences, suivis des opérateurs français, de services populaires tels que PagesJaunes ou Leboncoin, ainsi que des incontournables Wikipedia et Apple.

Préoccupation estivale si l'en est, les conditions climatiques perturbées de ce mois de juillet valent au site de Météo France une progression de plus de 400 000 visiteurs uniques sur un mois, avec une audience globale estimée à 9,2 millions de visiteurs uniques en juillet.

Plus anecdotique, le Tour de France se serait selon Médiamétrie hissé parmi les requêtes phare des internautes sur la période. « Les internautes ont effectué plus de 3 millions de recherches liées à cet événement et ayant abouti à la consultation d'au moins une page sur Internet », remarque Médiamétrie.

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La fin de l'Internet illimité à domicile?

La fin de l'Internet illimité à domicile? | Toulouse networks | Scoop.it
Les opérateurs envisagent de mettre en place un plafond à la consommation d'Internet fixe.

 

L'Internet illimité à la maison, bientôt du passé? Le site Owni révèle que la fédération française des télécoms, qui regroupe les opérateurs téléphoniques, envisage d'y mettre fin. Le site s'est procuré un document de travail évoquant des nouveaux forfaits avec un "débit IP maximum" et un "plafond de consommation". Les opérateurs appliqueraient donc au fixe les limitations de connexion déjà en place pour les mobiles, pour le même motif: la saturation du réseau.

Le porte parole d'Orange, Jean-Marie Culpin a confirmé que l'idée était en projet. La mesure sera présentée prochainement à l'Arcep (Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes). Pour qu'elle soit mise en place, il faudrait cependant que tous les opérateurs s'accordent, ce qui pourrait prendre du temps.

Les associations de consommateurs ont déjà réagi contre cette annonce, jugée "inacceptable".

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"L'internet, c'est fini"

"L'internet, c'est fini" | Toulouse networks | Scoop.it
- Blog InternetActu.net :
Comment la technologie est devenue le soubassement de nos vies ?

La lecture de la semaine, il s’agit d’un article paru cette semaine dans le quotidien britannique The Guardian, article qui donne une interprétation tout à fait personnelle d’un événement qui a eu lieu aussi cette semaine à Austin, au Texas, la South By SouthWest Interactive Conference. On doit ce papier à Oliver Burkeman et il s’intitule : “The internet is over” – “L’Internet, c’est fini”.

“Si mes petits enfants me demandent un jour où j’ai compris que l’Internet, c’était terminé, écrit Oliver Burkeman, je serai en mesure de leur apporter une réponse assez précise : c’était dans un restaurant mexicain, en face du cimetière d’Austin, au Texas, alors que j’avais déjà avalé la moitié d’un Tacos. Cela faisait deux jours que j’assistais à la South By Southwest Interactive, avec comme ligne de conduite de demander à chaque personne que je rencontrais, de manière peut-être un peu trop agressive, ce qu’elle faisait exactement. Qu’est-ce que “l’expérience utilisateur”, vraiment ? Qu’est-ce que c’est que la “gamification de la santé”, vraiment ? Qu’est-ce que c’est que la “stratégie du contenu” ? Mais qu’est-ce que c’est vraiment ? Le spécialiste de la stratégie des contenus qui était assis en face de moi à table a pris une gorgée de cocktail orange. Il m’a regardé légèrement exaspéré et il a dit : “eh ben, je crois qu’on peut dire que ça englobe à peu près tout.”

C’est là, selon le journaliste, l’obstacle fondamental qui empêche les néophytes de comprendre vers où regarde la culture technologique : de plus en plus, elle regarde dans toutes les directions. Tout ce que fabriquent ces gens dans les couloirs de la conférence, ce ne sont plus seulement des contenus qui transforment uniquement la part de notre vie que nous passons devant nos ordinateurs ou avec nos smartphones. On peut le voir sous l’angle technologique, mais aussi philosophique : tous ces gens annoncent la disparition de la frontière entre la vie en ligne et la vie réelle. Pour le dire avec une hyperbole journalistique, explique Burkeman, c’est la fin de l’époque où Internet était une chose à part et identifiable. “C’est ce que j’ai compris quand j’ai compris que cette conférence traitait d’à peu près tout.”

Depuis 1988 au moins on entend parler de ce moment de l’histoire numérique, dit le journaliste, depuis le jour où l’ingénieur de Xerox Mark Weiser a employé l’expression d’“informatique ubiquitaire” en faisant référence au moment où les outils et les systèmes seraient à ce point nombreux et invasifs que “la technologie deviendrait le soubassement de nos vies”. Et cela fait presque dix ans maintenant, ajoute Burkeman, que les épuisants marchands de technologies emploient le terme abstrait de “mobile” pour se référer à la fin d’une informatique qui se limiterait à nos bureaux. Mais l’arrivée d’un Internet vraiment ubiquitaire est quelque chose de nouveau, avec des implications qui sont à la fois exaltantes et sinistres – et d’une certaine manière, cela rend presque absurdes toutes les questions que l’on s’est posées à propos des technologies ces dernières années. Les réseaux sociaux ont-ils été la cause des révoltes arabes ? Le web nous distrait-il de la vie ? Les amitiés en ligne sont-elles aussi riches que celles qui ont lieu dans la vie réelle ? Quand les limites entre la réalité et le virtuel ont disparu, les défenseurs de l’une et l’autre thèse deviennent parfaitement anachroniques.

sxsw2011
Images provenant du flux FlickR du SXSW… Signalons que nombreux étaient les participants français à SXSW dont vous trouverez des comptes rendus par exemple sur le blog du Monde créé pour l’occasion, le FrenchSXSW, ou sur le blog de Marie-Catherine Beuth du Figaro…

Et le journaliste du Guardian de faire un petit tour d’horizon de sur quoi il serait plus utile de s’interroger.

Le Web 3.0. L’expression est celle de Tim O’Reilly (en fait, celui-ci a plutôt parlé de web²), déjà à l’origine du web 2.0. Si le web 2.0 était le moment où les promesses collaboratives de l’Internet ont été remplies – à savoir quand les usagers ordinaires ne se sont plus contenté de consommer, mais qu’ils se sont mis à créer, avec des sites comme Flickr, Facebook ou Wikipédia -, le web 3.0, c’est le moment où ils oublient qu’ils sont en train de le faire. Quand le GPS, dans votre téléphone, relaie votre localisation à tous les services que vous aimez, quand Facebook utilise la reconnaissance faciale sur les photos qu’on y poste, quand vos transactions financières sont pistées. Là, quelque chose a changé qualitativement. Vous continuez à créer le web, mais vous n’en êtes plus conscients. “Le web devient le monde, explique Tim O’Reilly. Toute chose, et tout être humain deviennent des ombres informationnelles, projettent des données qui, si elles sont bien captées et intelligemment agencées, offrent d’extraordinaires possibilités.” Possibilités que le journaliste du Guardian trouve inquiétantes dans la mesure où l’on ne sait pas toujours avec qui on partage ces informations.

La “gamification”. Par ce mot, explique Burkeman, on désigne l’utilisation de procédés ludiques, provenant du jeu vidéo, pour garder l’attention et l’engagement de l’usager. Mais dans des secteurs qui n’ont plus rien à voir avec le jeu : l’éducation ou la santé par exemple. Si on comprend bien le principe, les choses deviennent très floues quand on entre dans le détail. Néanmoins, le journaliste cite quelques exemples qui le convainquent que cette tendance est une autre preuve du symptôme identifié : la fin d’une séparation entre la vie réelle et la vie en ligne.

Le dilemme du dictateur. Burkeman reprend là une expression de Clay Shirky, un des gourous d’Internet. Que veut dire Shirky avec cette expression “le dilemme du dictateur” ? Les régimes autoritaires, tout autant que leurs opposants, peuvent exploiter le pouvoir d’Internet concède Shirky, mais l’asymétrie est cruciale. L’Internet est une part à ce point envahissante de la vie des gens que bloquer certains sites – ou carrément fermer Internet comme ont récemment essayé de le faire les gouvernements de l’Egypte ou du Bahrein -peut se révéler parfaitement contre-productif, en augmentant la colère des opposants et en empirant la situation. “L’état ultime de la connectivité, explique Shirky, est ce qui fournit aux citoyens un plus grand pouvoir.”

Le biomimétisme arrive. Le biomimétisme, c’est chercher dans la nature les solutions qu’elle a trouvées à certains problèmes. L’idée n’est pas neuve, explique le journaliste, des architectes et des designers industriels l’ont eue depuis longtemps. Mais à Austin, Burkeman en a vu de multiples exemples : AskNAture, un moteur de recherche qui donne une solution naturelle à un problème (Comment flotter dans l’eau ? Comment se déplacer sur un sol instable ?…) ou Nissan, qui essaie de comprendre le système qui permet aux poissons de ne jamais se percuter pour l’appliquer aux ordinateurs de bord des voitures, ou encore Bank of England qui consulte des biologistes pour appliquer aux systèmes financiers les mécanismes d’immunité dont sont dotés les organismes.

Nous sommes faits pour l’impulsion. Jusqu’à très récemment explique le journaliste, le débat sur la distraction numérique était l’un des plus intéressants : il opposait des nostalgiques de la lecture des livres aux zélotes de la technologie. Mais la fusion du monde virtuel et du monde réel l’a rendu caduque et apporte une réponse simple : l’Internet nous distraie s’il nous empêche de faire ce que nous voulons vraiment faire. Si tel n’est pas le cas, il ne nous distrait pas.

En guise de conclusion, Burkeman explique qu’il y a malgré tout un danger à ce mélange de la vie en ligne et de la vie hors ligne, et il cite là Tony Schwartz, l’auteur de La façon dont nous travaillons ne marche pas : ce danger, c’est la tendance que nous avons à nous considérer comme des ordinateurs, en travaillant des heures d’affilée, sans pause et à grand renfort de café. Mais “nous ne sommes pas faits pour fonctionner comme des ordinateurs, dit Schwartz, nous sommes faits pour l’impulsion. En ce qui concerne la manière de gérer notre énergie, nous devons remplacer la perspective linéaire par une perspective cyclique. Nous vivons sur le mythe que la meilleure façon de travailler est de travailler des heures durant.” Or les recherches de Schwartz montrent que nous ne devrions pas travailler plus de 90 minutes d’affilée avant de nous reposer. Conclusion du journaliste du Guardian : “Quoique vous étiez imaginé de l’infiltration de la culture numérique dans tous les aspects de nos vies, au final, nous ne sommes pas des ordinateurs.”

Xavier de la Porte
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[Infographie] les coûts et débits de l'internet dans le monde.

[Infographie] les coûts et débits de l'internet dans le monde. | Toulouse networks | Scoop.it
La Corée du Sud prévoit de fournir pour fin 2012 une connexion ultra haut débit à 1 Gbps pour ses abonnés internet au tarif de 20 euros environ.

Mais qu'en est-il au niveau mondial ? Qui possède actuellement la connexion la plus rapide et a quel coût ?

La réponse dans cette infographie qui répertorie le top 20 des pays les plus avancés sur le haut débit internet.
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Les alternatifs de l'Internet se connectent au haut débit en réseau

Les alternatifs de l'Internet se connectent au haut débit en réseau | Toulouse networks | Scoop.it

Là où d’autres se seraient extasiés devant la beauté de l’arrière-pays toulousain, eux font le tour des armoires de rue abritant les répartiteurs téléphoniques dans l’espoir d’examiner leurs entrailles de câbles. Eux, ce sont les membres de Tetaneutral.net, une association toulousaine qui s’est constituée en opérateur local pour proposer à ses adhérents une connexion Internet haut débit sans avoir recours aux trois grands opérateurs que sont Orange, SFR et Free. A Monès, petit village situé à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de Toulouse, l’association a mis en place un petit réseau de huit adhérents dont les lignes téléphoniques ne sont pas éligibles à l’ADSL. Grâce au matériel fournit par les geeks toulousains, ces enclavés de ce qu’on appelle les « zones blanches » jouissent d’une connexion à plus de 20 Mbits/s de débit.

Ce réseau de bidouilleurs se base sur la technologie wifi. En termes de matériel, rien de plus simple : une antenne contenue dans un petit boîtier blanc sert à réceptionner le signal hertzien émis depuis l’antenne de l’association ou d’une autre antenne relais du réseau, tandis qu’une box convertit ces ondes en signaux électriques et permet de connecter son matériel informatique à Internet. Seul inconvénient, la longueur d’onde du signal étant courte, il faut que les récepteurs puissent « se voir » : un mur ou un arbre suffisent à bloquer le signal. D’où la nécessité de repérer des points d’accroche en hauteur, et de multiplier les points relais.

« Ce qui est important, c’est la dimension humaine de Tetaneutral, explique Adrien van den Bossche, maître de conférences à l’Institut de recherche en informatique de Toulouse, à l’initiative du petit réseau. La recherche de points relais pousse à aller parler à son voisin, dans l’espoir qu’il prête son toit ou un bout du poteau devant chez lui. » C’est d’ailleurs son voisin et vieil ami Louis Sales, un radioamateur de talent, qui a accepté de prendre un abonnement ADSL au nom de l’association et de placer une antenne émettrice sur son toit, afin de faire profiter ses voisins de sa connexion haut débit. Même le maire de la commune, Patrick Nodinot, fait aujourd’hui partie du réseau. Après des pannes répétées de sa box ADSL, il a décidé de se désabonner et de passer au wifi. Aujourd’hui, le toit de la mairie – « le HLM d’ici » – supporte lui aussi une des petites antennes blanches estampillées Tetaneutral.net.

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Coup de gueule : il y aurait des usages anormaux d’Internet

Coup de gueule : il y aurait des usages anormaux d’Internet | Toulouse networks | Scoop.it

Les opérateurs de téléphonie mobile français ambitionnent pour la plupart de nous faire passer nos abonnements Internet à domicile via une connexion sans-fil en 4G dans un futur très proche.

Pourquoi pas, mais il ne faut pas oublier qu’aujourd’hui, la majorité des opérateurs français considèrent l’Internet mobile comme quelque chose qui ne vous donne accès qu’à la navigation sur des pages Web et à vos emails. De nombreux autres usages d’Internet sont empêchés (et ce n’est jamais signalé dans les publicités), et sont parfois même considérés comme anormaux par les opérateurs !

C’est SFR qui s’est fait prendre cette fois, avec un technicien ne pratiquant pas la langue de bois sur Twitter : certains usages d’Internet sont arbitrairement considérés comme normaux, et d’autres non ! oO

 

C’est quoi la prochaine étape ? On va se faire traiter de pervers par son opérateur car on a l’audace de vouloir utiliser un des usages d’Internet dont il ne souhaite pas que ses clients aient accès ? Et quand les abonnements Internet pour les domiciles passeront pas une connexion 4G, nous serons aussi bridés ?

 

Pour rappel, la définition d’Internet c’est ça : Internet est un système d’interconnexion de machines qui constitue un réseau informatique mondial, utilisant un ensemble standardisé de protocoles de transfert de données. Si on ne laisse passer que certains protocoles, ce n’est pas Internet que l’on vend. Merci de mettre vos publicités à jour messieurs les opérateurs !

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Every one of us. #ConnectTheWorld

Internet est devenu banal et quotidien pour bon nombre d’habitants des pays occidentaux. Mais dans de nombreux pays, l’accès au web est encore très compliqué voire totalement impossible. Et cela pour diverses raisons : contraintes techniques, manque d’infrastructures, censure… On estime que 5 milliards de personnes ne sont pas connectées au web en 2013. Pour y remédier, on connaissait déjà le projet Google Loon Project qui consiste à offrir un accès internet via des ballons dérivant dans la stratosphère. C’est au tour de Facebook de dévoiler son projet pour un libre accès au web partout dans le monde : internet.org

 

Le projet de Facebook s’appuiera sur 6 partenaires : Nokia, MaediaTek, Samsung, Ericson, Opera et Qualcomm. Les partenariats mis en place doivent permettre de construire des smartphones à prix cassé et utilisables dans des contrées où l’électricité n’est pas toujours accessible. Un autre point important est le travail qui sera accompli sur les technologies de compression. A l’heure actuelle, l’Internet mobile est particulièrement gourmand en data, un postulat qui pourrait donc rapidement changer sous l’impulsion d’internet.org. Enfin, il y aura un vrai « partenariat » global entre opérateurs, constructeurs, développeurs… afin d’offrir les meilleurs services.

Ces aspects techniques résolus devraient permettre le déploiement d’internet partout dans le monde. Mark Zuckerberg détaille ce plan philanthropique dans un billet mis en ligne sous le titre « L’accès au web est-il un droit de l’homme » ? Une question de fond donc.

 

 

Si le projet est présenté comme étant purement philanthropique, il est évidemment aussi très important en terme de business et d’image. Les 5 milliards de personnes non connectées sont autant de cibles publicitaires pour l’instant inaccessibles. C’est aussi un potentiel réservoir de croissance gigantesque pour Facebook, les constructeurs et les opérateurs mobiles. Notons que Facebook aurait déjà investi 1 milliard de dollars dans différentes initiatives visant à faciliter l’accessibilité à son service. Et pour répondre aux critiques, Facebook se justifie avec un argument totalement cynique mais plein de vérité : les 5 milliards de personnes non connectées rapporteront moins que le milliard déjà connecté pendant encore très longtemps…

Pour juger par vous-même de l’essence du projet, vous pouvez vous rendre sur la page internet.org (en français) ou sur le dernier billet mis en ligne par le fondateur de Facebook. Et à l’heure où les mouvement citoyens et politiques semblent s’appuyer sur le net, la question posée par Mark Zuckerberg est plus que jamais d’actualité. Reste à savoir où s’arrêtera la porosité entre géants du net et grandes causes mondiales, ces derniers se substituant de plus en plus souvent aux gouvernements pour réguler certains aspects politiques et sociaux.

 

Publié par Fabian Ropars | 21 août 2013 sur le blog du Modérateur

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oliviersc's comment, August 22, 2013 9:49 AM
Dans des pays sans électricité ?...
Jacques Le Bris's comment, August 22, 2013 10:06 AM
Nucléaire ? Tu veux dire...
oliviersc's comment, August 22, 2013 10:11 AM
Non, je dis bien "sans électricité" ; ce n'est pas le 1er projet du genre ; il y en a eut d'autres alors que les réseaux sociaux n'existaient pas... Et avant les ordinateurs, il y avait le lait en poudre dans des pays sans eau potable...
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Wikileaks - The Spy files

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Vous avez la vague impression d'être espionné.

Vous ne savez pas à quel point vous avez raison...  

Cliquez, vous le verrez !

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Opera Mini : les chiffres impressionnants de l'internet Mobile

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29-10-11 Le navigateur Opera Mini est utilisé par des millions de personnes dans le monde pour surfer sur le web. Opera nous livre des données qui confirment la bonne santé de l'internet mobile.

 

Opera a collecté et compilé des données de sa filiale AdMarvel et présente quelques statistiques à propos des sites les plus visités. Les données ont pu également être classées en fonction du type d'appareil utilisé pour faire tourner Opera Mini (Android, iOS, Blackberry...).

Tous systèmes confondus, ce sont les réseaux sociaux et sites communautaires qui sont les plus visités depuis les smartphones, tablettes et autres appareils mobiles. Cette tendance est encore plus marquée chez les possesseurs de téléphones classiques (autres que smartphones).

On trouve ensuite logiquement les sites d'informations et d'actualité puis la recherche sur internet.

Selon le type de mobile, les données changent. On s'aperçoit par exemple que les utilisateurs Android visitent plus souvent que les autres des sites consacrés à l'éducation, même constat pour les sites de musique et vidéo. Les utilisateurs d'appareils Apple préfèrent le voyage et le tourisme.

Sur Windows Phone on est plutôt emails et communication, et sur Blackberry la tendance est aux catégories "Sports" et "Ordinateur et High Tech".
Des chiffres impressionnants pour Opera Mini

Dans la deuxième partie de ce compte rendu statistique, Opera met en avant des chiffres impressionnants liés à l'utilisation du navigateur Opera Mini. Durant le mois de septembre 2011, le navigateur utilisé par 130 Millions de personnes a permis d'afficher 79 Milliards de pages, en compressant 12 Pétaoctets de données (soit 12 000 To ou 12 000 000 Go).

 

Dans le monde, ce sont les russes qui utilisent le plus le navigateur, puis l'Inde et l'Indonésie. La France, qui ne se situe pas dans le top 20 mondial, se place en huitième position en Europe. Sur le vieux continent, les sites les plus visités sont Google, Facebook, YouTube et Wikipedia.

Tous ces chiffres confirment ceux déjà livrés l'année dernière. L'internet mobile progresse et ce n'est probablement qu'un début.

 

 

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Google Earth en tricycle pour filmer les tréfonds de l'Amazonie

Google Earth en tricycle pour filmer les tréfonds de l'Amazonie | Toulouse networks | Scoop.it
| INTERNET |

 

- La Voix du Nord :

 

Google Earth est en train de filmer le coeur de l'Amazonie pour ouvrir au monde entier une fenêtre sur la biodiversité de la forêt tropicale grâce à des tricycles équipés d'un mât bardé de caméras pour prendre des vues à 360 degrés.

Le géant de l'Internet Google l'a inventé pour remplacer la voiture afin de filmer des scènes de rue ou des endroits inaccessibles comme des sentiers de randonnées. Il s'agit de la première initiative d'exploration virtuelle du fleuve, sa vie sauvage et ses communautés.

Deux « Google trikes » ont débuté le mois dernier leur périple à Tumbira, une ville amazonienne près de Manaus (Brésil) .

Non stop

Les tricycles captent sans interruption des images, transmises à Google pour que les internautes, en les voyant, aient l'impression d'être sur place. Les images devraient être visibles sur l'Internet dans trois mois.

Les membres d'une équipe de Google enseignent aux membres de la FAS et aux habitants de la région comment utiliser le tricycle et une caméra montée sur un trépied, de manière à capter des images à l'intérieur des écoles, des centres communautaires et autres espaces publics.

« Nous voulons que le monde ne voie pas seulement l'Amazonie comme un endroit avec des plantes et des animaux (... ) mais comme un lieu où habitent des gens », explique Virgilio Viana, le directeur exécutif de la FAS , la Fondation (brésilienne) Amazonie durable qui a initié le projet.

La FAS espère que le projet exposera les beautés de l'Amazonie mais fera aussi comprendre qu'on peut vivre en harmonie avec la forêt.

« La déforestation n'est pas le résultat de la stupidité, c'est une décision économique. Il faut que nous fassions en sorte que les habitants gagnent de l'argent en conservant la forêt », plaide M. Viana, avec l'écotourisme, la pêche et la gestion durable des forêts. •

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Qui contrôle Internet ?

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La carte des pays "ennemis d'Internet" ou "sous surveillance", d'après l'organisation Reporters sans frontières.RSF

 

- LeMonde.fr :


Après la publication de notre article consacré au projet Commotion, qui permet de créer des réseaux informatiques non censurés et faciles à déployer dans des pays dictatoriaux, de nombreux lecteurs nous ont interpellés pour savoir qui contrôle aujourd'hui Internet. En raison de sa nature décentralisée, Internet n'est pas "contrôlé" par un unique organisme, état, ou entreprise. Contrairement à une idée répandue, le réseau n'est pas non plus une "jungle" totalement libre : à tous les échelons, de nombreux organismes exercent ou peuvent exercer un contrôle ou une censure sur les informations qui y circulent.

 

AU NIVEAU MONDIAL

 

Les stuctures les plus fondamentales d'Internet sont sous le contrôle de l'Icann, l'Internet corporation for assigned names and numbers. Cet organisme a un statut particulier, puisqu'il s'agit d'une société à but non lucratif, soumise au droit californien. Composé de nombreuses commissions, qui gèrent des problématiques structurelles, l'Icann encadre notamment les noms de domaine ou le fonctionnement des adresses IP (Internet Protocol, les "adresses" de machines et de sites sur le réseau).
La gouvernance de cet organisme stratégique fait l'objet de nombreux débats : plusieurs pays lui reprochent notamment la sur-représentation des Américains dans les différentes commissions. L'Europe et la Chine, notamment, demandent depuis plusieurs années une plus grande ouverture dans la gestion de la fonction Iana, la "racine" d'Internet, qui gère par exemple les noms de domaine en .com. Le pouvoir de l'Icann est fondamental, puisque l'organisation peut suspendre des noms de domaines entiers, comme elle l'avait fait pour le .iq irakien ou pour le domaine afghan.
Pour le bon fonctionnement du réseau, un organisme distinct de l'Icann est également chargé de fixer les normes techniques des technologies les plus courantes sur Internet, comme le langage HTML : le World Wide Web Consortium (W3C). Sa gestion est assurée conjointement par des experts américains, européens et japonais.

 

AU NIVEAU NATIONAL

 

S'il est décentralisé, le réseau reste cependant tributaire de la présence de câbles pour son bon fonctionnement : en l'absence de "tuyaux" suffisamment grands, le trafic peut être très fortement ralenti. Or, de nombreux pays sont dépendants, pour leur accès au réseau, d'un ou deux câbles sous-marins ou souterrains. En Afrique, des pays entiers voient leur accès tributaire des décisions des pays voisins ou des choix des entreprises privées.
Surtout, les pays disposent techniquement de la capacité de bloquer ou de censurer tout ou partie d'Internet. Durant les manifestations qui ont précédé la chute de Hosni Moubarak, l'Egypte a pu couper quasi-instantanément l'accès au réseau en faisant pression sur les fournisseurs d'accès à Internet (FAI). En bloquant deux protocoles d'échange d'information vitaux, le pays a été coupé du reste de la Toile en quelques heures.
Sans aller jusqu'à ces extrémités, de nombreux pays exercent aussi un contrôle très fort sur le réseau. Des contenus contraires aux lois nationales sont ainsi bloqués dans la plupart des pays autoritaires, mais aussi dans des démocraties : en France, la loi sur les jeux d'argent en ligne permet d'ordonner le filtrage des sites qui n'ont pas reçu un agrément. En Australie, un vaste projet de filtre a été repoussé à plusieurs reprises devant les difficultés techniques et politiques. Ces systèmes de filtrage ne sont en effet pas infaillibles, mais les solutions de contournement peuvent être relativement complexes à utiliser.
L'organisation de défense de la liberté d'expression Reporters sans frontières publie chaque année un classement des pays qui censurent Internet. Dix pays sont classés par RSF comme "ennemis d'Internet" en raison de la censure draconienne qu'ils exercent sur le réseau. Parmi eux, la Chine, la Birmanie et l'Iran, où les activités des internautes sont également espionnées. La Russie, le Venezuéla ou la France sont, eux, classés comme "pays sous surveillance" en raison de lois en vigueur qui permettent de filtrer des sites Web.

 

POUR CHAQUE ORDINATEUR

 

Au sein d'un même pays, plusieurs acteurs peuvent exercer un contrôle sur la manière dont les utilisateurs accèdent à Internet. Les fournisseurs d'accès disposent théoriquement d'importants pouvoirs : ils peuvent par exemple bloquer ou ralentir certains types de trafic, par exemple le téléchargement en P2P. Depuis la création du Web, une règle non-écrite, dite de "neutralité du Net", prévoit que les opérateurs ne font pas de discrimination des contenus circulant sur le réseau : quel que soit l'utilisateur ou le type de données, toutes les informations doivent théoriquement circuler à la même vitesse.
Mais les FAI, qui se plaignent d'engorgements suite au développement exponentiel du Web, souhaitent pouvoir, dans certains cas, s'affranchir de cette règle. Pour des raisons de gestion du réseau, estiment-ils, il serait par exemple souhaitable de pouvoir donner la priorité à certains "paquets" d'informations au détriment d'autres, comme les vidéos en ligne par exemple. Dans certains pays, et notamment aux Etats-Unis et au Canada, les FAI brident également la vitesse de connexion et la quantité de données téléchargeables par les internautes.
En bout de chaîne, l'internaute est également soumis au contrôle de son réseau local, s'il n'est pas directement connecté à Internet. En pratique, ce sont souvent les entreprises qui détiennent le plus de pouvoir sur la connexion d'un internaute. Il est en effet plus simple de filtrer un réseau de petite taille que de le faire à l'échelle d'un pays.
Damien Leloup

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Internet illimité : "aucune restriction de l'accès à Internet" (Besson)

Internet illimité : "aucune restriction de l'accès à Internet" (Besson) | Toulouse networks | Scoop.it
Le ministre de l'Economie numérique Eric Besson a rejeté dimanche l'hypothèse d'un plafonnement de l'internet illimité, évoquée dans un document de la Fédération française des télécoms (FFT).

 

- Actu High-Tech en continu - TF1 News :

 

Le ministre de l'Economie numérique Eric Besson a rejeté dimanche l'hypothèse d'un plafonnement de l'internet illimité, évoquée dans un document de la Fédération française des télécoms (FFT). "Le gouvernement travaille à encadrer l'utilisation du terme 'illimité' par les opérateurs, afin de protéger les consommateurs contre certains abus", affirme le ministre. "Certains consommateurs ayant souscrit des offres prétendument 'illimitées' ont en effet pu constater des débits qui n'avaient rien d'illimité", précise-t-il. "Le gouvernement n'envisage aucune restriction de l'accès à Internet et travaille bien au contraire au développement du très haut débit fixe et mobile sur l'ensemble du territoire et pour l'ensemble des Français", a-t-il encore expliqué dans un communiqué.

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Ce qui va changer avec les noms de domaine sur Internet

Ce qui va changer avec les noms de domaine sur Internet | Toulouse networks | Scoop.it
La libéralisation des adresses Internet a été approuvée lundi à Singapour. Crédits photo : ROSLAN RAHMAN/AFP

Pour gagner en visibilité, les entreprises et les collectivités pourront remplacer le «.com» le «.fr» par les noms de leur choix, comme «.canon» ou «.paris». Un changement à la fois historique et contesté.
«Le lundi 20 mai pourra rester dans les livres d'Histoire comme le jour où Internet a changé profondément.» L'Icann, l'organisation en charge de la gestion des noms de domaine, ne fait dans la demi-mesure lorsqu'il s'agit d'évaluer les répercussions de sa réforme, approuvée lundi par son conseil d'administration à Singapour. L'an prochain, les entreprises privées pourront donc obtenir leurs propres extensions de nom de domaine, en remplacement du «.fr» ou du «.com».
• Les trois éléments d'une adresse Internet. Les adresses Internet servent à accéder facilement aux pages Internet, sans devoir entrer les adresses IP des serveurs, plus compliquées à retenir. Une adresse comme «www.lefigaro.fr» est composée de trois segments. Le «www» renvoie au répertoire, géré directement par le propriétaire du site. Ce dernier peut ajouter autant de dossiers qu'il le souhaite, comme «golf.lefigaro.fr» ou «iphone.lefigaro.fr». Le segment «lefigaro» est le nom de domaine enregistré auprès du responsable du domaine de premier niveau. En France, c'est l'Association française pour le nommage Internet en coopération, l'Afnic, qui gère l'extension «.fr».
• Des extensions jusqu'alors encadrées. Alors que les deux premières pouvaient être personnalisées, il existait jusqu'alors peu de liberté dans le choix du troisième élément. On compte actuellement environ 300 domaines de premier niveau, répartis entre ceux réservés aux pays, comme le «.fr» français ou le «.de» allemand, et des domaines génériques, comme le «.com» et le «.net», dont la gestion est le plus souvent confiée à des sociétés privées. Sous la pression de divers lobbies, qui souhaitaient mieux se différencier sur Internet, l'Icann en a autorisé quatorze nouveaux depuis l'an 2000, comme le «.xxx» pour les sites pornographiques ou le «.mobi» pour les services mobiles.
• Une libéralisation totale. Avec la réforme adoptée lundi, l'Icann va autoriser toutes les entreprises privées et les organismes à gérer leurs noms de domaine. Concrètement, cela signifie que Canon pourra déposer un «.canon» et gérer l'ensemble de son site comme il l'entend, avec ensuite un nom de domaine de deuxième niveau pour chacun de ses appareils. Les candidats pourront soumettre leur demande à partir du 12 janvier 2012 à l'Icann, lors d'une première phase de 90 jours. Les premiers dossiers seront acceptés à la fin de l'an prochain, pour une mise en ligne début 2013. La ville de Paris est déjà candidate pour déposer un «.paris».
• Une manne financière. D'après l'Icann, quelque 120 entreprises et collectivités ont déjà fait part de leur intérêt, et entre 300 et 1000 réservations sont attendues au cours de la première vague. Les candidats souhaitent principalement réserver des marques. Mais certains montrent aussi un intérêt pour les termes génériques, comme le «.bank». Même si l'Icann s'en défend, cette libéralisation des noms de domaine apparaît comme une excellente affaire pour la société américaine à but non lucratif. Les entreprises intéressées devront payer 185.000 dollars, auxquels s'ajouteront 25.000 dollars de frais de gestion annuels.
• Des craintes pour la protection des marques. Avant même de chercher à se démarquer, les grandes marques devraient réserver leur domaine pour des raisons défensives. L'Icann espère dissuader les enregistrements abusifs grâce au coût et à la complexité de la procédure (il faudra remplir un dossier de près de 200 pages). Cela permettra par exemple d'éviter qu'un candidat obtienne l'extension «office» et crée un site «buy.Microsoft.office». Les nouveaux gestionnaires des noms de domaine devront par ailleurs faire respecter une période pendant laquelle les sociétés pourront préempter leurs marques (dite «sunrise»). Mais à chaque fois, il faudra payer.
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Que se passe-t-il pendant 60 secondes sur Internet ? - PC INpact

Que se passe-t-il pendant 60 secondes sur Internet ? - PC INpact | Toulouse networks | Scoop.it
Que se passe-t-il en moyenne sur Internet Durant une minute, c’est-à-dire 60 secondes ?
L’image répond en partie à cette question, et certains chiffres ont de quoi faire tourner les têtes.
On peut regretter l'exclusion des données sur Wikipédia, le P2P et... les sites pornos.


Parmi les données les plus impressionnantes, on retrouve :
168 millions d’emails envoyés : malgré le succès des messageries instantanées et des réseaux sociaux, le courrier électronique reste toujours très utilisé à travers le monde. Ce nombre de 168 millions d’emails par minute, soit 242 milliards par jour, est assez explicite.
695 000 statuts Facebook mis à jour. En y réfléchissant, cela ne fait qu’un membre sur 1000 mettant à jour son statut. Ce n’est donc pas si impressionnant, même si ce nombre est en 60 secondes, il faut le rappeler. Facebook compte d’ailleurs environ 510 000 commentaires publiés et 79 000 messages sur les murs mis en ligne. Des chiffres étourdissants.
694 445 recherches sur Google. Toutes les 60 secondes. Soit environ 1 milliard par jour. C’est étonnant, j’aurai parié bien plus.
370 000 minutes d’appels vocaux sur Skype. Il faut dire que le fameux logiciel, désormais propriété de Microsoft, compte des centaines de millions de membres, et il lui arrive de compter 27 millions de membres connectés simultanément. Ces 370 000 minutes ne sont donc pas si étonnantes.
98 000 tweets publiés par minute sur Twitter, soit plus de 141 millions par jour. Twitter enregistre de plus 320 nouveaux comptes par minute, soit tout de même 460 000 par jour…
13 000 heures de musique sont écoutées sur Pandora chaque minute. Preuve que le service continue d’attirer massivement les internautes.
13 000 applications iPhone sont téléchargées en une minute sur l’App Store. Cela fait tout de même près de 19 millions par jour.
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Histoire des moteurs de recherche [Infographie]

Histoire des moteurs de recherche [Infographie] | Toulouse networks | Scoop.it
Voici l'histoire des moteurs de recherche sur Internet de 1990 à 2009. Plus de 20 ans déjà depuis le défunt Archie, moteur de recherches d'archives
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