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Google annonce la mort du moteur de recherche et l’avènement de l’Age de l’assistance

Google annonce la mort du moteur de recherche et l’avènement de l’Age de l’assistance | Toulouse networks | Scoop.it

Au très sélect salon professionnel E-commerce One To One 2017Google a fait sensation durant sa plénière en déclinant sa nouvelle présentation «The age of assistance» (l’âge de l’assistance – l’ère de l’assistance). Credo de cet axe déterminant en terme de communication, marketing et vente: Google s’extrait peu à peu du modèle du moteur de recherche tel que nous le connaissons encore aujourd’hui pour entrer de l’ère de l’assistance.

 

L’économie de l’assistance en 3 points

Ce nouveau temps est aussi l’avènement d’une économie de l’assistance qui prend en compte 3 déterminants principaux dans un modèle renouvelé de la recherche:

  • la personnalisation de la relation avec le mobinaute (plus encore que l’internaute),
  • le Web sémantique: posez la question et l’on vous répond directement, en capacitation également d’anticiper vos questions avec un système adaptatif qui apprend de vos habitudes (machine learning – apprentissage automatique),
  • le Web vocal: 20% des requêtes formulées aujourd’hui sur Google (via un mobile sur Android) sont vocales : un chiffre qui dépassera les 50% en 2020. Aux Etats-Unis, 25% des 16-24 ans utilisent la recherche vocale sur mobile.

 

La voix devient une interface à part entière pour chercher, une interface qui s’affranchit de composer une requête via un clavier tactile ou physique et qui va jusqu’à oublier d’afficher les résultats sous la forme d’une liste ; ceci pour vous proposer un seul résultat à entendre et/ou à afficher: «Il n’y a plus une étape de recherche, puis une étape de transaction, mais une seule étape d’action» indique l’intervenant Guillaume Bacuvier de Google.

On comprend mieux les bouleversements en perspective notamment en matière de référencement (et SEO – optimisation pour les moteurs de recherche) car cette composante est depuis plus de 20 ans baignée via une démarche textuelle et image de positionnement s’affichant dans une liste de résultats. Et Google va tuer cette liste de résultats.

 

 

Du moteur de recherche à l’assistance individuelle et personnalisée

En parallèle, le machine learning s’introduit dans le business de la solution: pour la traduction de textes, images et voix ou encore pour la recherche de photos.

Le moteur de recherche Google a bien évolué avec le temps: de la recherche de réponses, on recherche aujourd’hui des solutions… Dès demain, on apportera avant tout de l’aide.

Google est un compagnon de vie et l’assistance se niche de plus en plus dans des objets connectés différenciés: vitrines, montres, assistance à domicile (tel Google Home)…

 

Une assistance plurielle au coeur de nos vies

Cette aide se traduit au quotidien par un assistant individuel et personnalisé placé au coeur de notre vie et de la famille. C’est ce que la firme de Mountain View propose avec Google Home (un concurrent en point de mire: Echo par Amazon). Une assistance aux formats multiples: texte, image, vidéo, réalité augmentée/réalité virtuelle qui reconnaît les voix de la famille, présente et délivre une réponse hyper-personnalisée à chaque individu.

Consultez cette vidéo pour mieux comprendre comment Google s’insère dans nos vies,  nos comportements et nos choix… C’est un assistant décisionnel auquel nous déléguons une grande partie de nos choix:

L’assistance est ambiante car elle s’insère dans notre quotidien à tous les instants de la vie: vie professionnelle, vie privée (où elle imprègne profondément la vie au foyer) et vie de loisir. Elle s’affranchit d’ailleurs des barrières de ces temps de vie.

 

Ne parlons plus d’internaute ou du mobinaute mais de socionaute

Dans cette vision exprimée et matérialisée par Google en terme de business, c’est la logique écosystémique qui prime: l’aide est géolocalisée, personnalisée, tient compte de vos habitudes d’interrogation et d’aide apportée (via le machine learning) car l’assistance «made in Google» se place dans une logique d’apprentissage: apprendre de l’internaute et apprendre au mobinaute.

D’ailleurs, à ce stade, il ne s’agit plus d’un internaute ou d’un mobinaute mais plutôt d’un socionaute: un individu aidé et «plongé» dans un Internet en continu qui évolue bien entendu en société, peu importe l’interface qu’il utilise.

En fait, nous sommes en train de sortir de ce cycle du mobile qui devient une interface parmi d’autres.

 

3 points principaux pour être agile dans l’Age de l’Assistance

Dans cette ère de l’assistance, qu’est-ce qui va compter en terme de business pour réellement créer une différence? 3 points principaux auxquels il va falloir rapidement s’adapter (pour «survivre» indique en filigrane Google):

 

1.La vitesse:

Dans l’ère de l’assistance, il y a une problématique/question à résoudre via une interrogation et avec juste une étape d’action. Cela demande de la part de l’entreprise de déclencher une réponse instantanée et de façon très rapide. Les situations d’attente ne sont plus tolérées par le socionaute.

Trois chiffres qui importent actuellement pour les sites e-commerce:

  • Le temps moyen de chargement des sites mobiles est de 19 secondes avec une connexion 3G,
  • 53% des visites sont abandonnées si les pages prennent plus de 3 secondes à charger sur mobile,
  • Les annonceurs dont le site mobile charge en 5 secondes gagnent jusqu’à 2 fois plus de revenus sur mobile que ceux dont les sites chargent en 19 secondes.

 

 

2.La visibilité:

On réfléchit désormais en terme de flux et non pas de destination. Le socionaute ne part pas d’une situation A pour arriver à une situation B.

De par l’information qu’on lui apporte, qu’on lui suggère de façon permanente, il évolue dans son approche et ses choix dans son quotidien. La mise en relation du client avec un produit ou un service peut se faire à tout moment de vie.

Pour les ecommerçants, il est donc nécessaire pour être vu de penser en continu:

  • flux magasins : connaître vos stocks produits,
  • flux clients : utiliser les data online et offline,
  • flux produits : être présent sur tous les formats.

 

 

3.La pertinence:

Quand on aide, on ne veut pas et on ne peut pas être déçus. La force est dans l’adaptation et l’expérience utilisateur devient essentielle. Dans l’ère de l’assistance, le socionaute est encore plus sélectif.

Approfondir la connaissance client en 13 points

Cette ère de l’assistance demande d’approfondir la connaissance client et prospect sur 13 points essentiels:

  • Connexion
  • Historique de navigation
  • Durée de visionnage
  • Utilisation de l’app
  • Démographie
  • Catégorie d’app
  • Sessions
  • Requêtes
  • Localisation
  • Horaire
  • Jour
  • Age et genre
  • Vidéos visionnées

 

… Sans oublier que le client est nécessairement un co-créateur de son produit/service tel dans le «projet Muze» solution d’intelligence artificielle de Google permettant de créer son propre style selon sa personnalité.

Une expérience récente «projet Muze» menée avec Zalando permet ainsi via un «compagnon mode» en ligne – en fait un assistant – de «découvrir une tenue créée à partir de sa personnalité en 5 minutes grâce à l’intelligence artificielle».

 

En résumé

L’heure est grave car cette nouvelle façon de «rechercher» va bouleverser le monde du e-commerce et plus encore largement l’économie des produits et des services dans les années à venir… avec de nouvelles compétences et stratégies à prendre en compte.

 

  • L’expert:

 

Jean-Luc Raymond est Social Media Manager Senior. Il conseille des grandes entreprises, institutions et organisations non gouvernementales sur leur stratégie de présence en ligne. Il traite des tendances numériques professionnelles et d’usages sur son blog.

Son compte sur Twitter

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Ce que Facebook va faire pour limiter la désinformation

Ce que Facebook va faire pour limiter la désinformation | Toulouse networks | Scoop.it

L’élection présidentielle aux Etats-Unis est certes terminée, mais la polémique concernant la désinformation qui a circulé sur les réseaux sociaux (notamment Facebook, et qui aurait un peu aidé Donald Trump) ne fait que commencer.

Le PDG du réseau social insiste toujours sur le fait que la désinformation ne représente qu’une maigre part du contenu qui est partagé sur Facebook (99 % des infos ne seraient pas fausses), mais face à toutes les réactions qui ont suivi l’élection de Donald Trump, Mark Zuckerberg a décidé d’annoncer quelques mesures que Facebook compte appliquer pour « prendre ses responsabilités ».

Mark Zuckerberg rappelle que son réseau social a toujours combattu les fake news. Et comme il l’explique, « tout le monde peut signaler un lien comme faux ». Ces signaux permettent à Facebook de repérer la désinformation, en plus des sites spécialisés dans le fact-checking comme Snopes, aux Etats-Unis.

En fin de comte, ce que l’entreprise laisse entendre, c’est que les nouvelles mesures annoncées ne sont que des évolutions de celles qui ont déjà été prises précédemment. Le PDG explique d’ailleurs que généralement, ce genre de mise à jour du fil d’actualité ne devrait pas faire l’objet d’une annonce aussi prématurément. Mais pour répondre aux différents articles qui ont accusé Facebook d’être l’une des causes de la victoire de Donald Trump, il a fait une exception.

Facebook promet ainsi d’améliorer ses outils de détection de canulars, sur le plan technique, et de faciliter le signalement de ceux-ci par les utilisateurs du réseau social. D’autre part, s’il n’entend visiblement pas interdire la publication de ces articles de désinformation, il envisage de mettre en place un système d’avertissement sur les articles qui ont été signalés comme mensongers. Sinon, Facebook entend également faire le ménage dans sa fonctionnalité « articles similaires », qui suggère d’autres articles à l’utilisateur en-dessous des liens sur le fil d’actualité.

Et comme nous l’évoquions plus tôt, Facebook, ainsi que Google, ont déjà pris l’initiative de priver les sites mensongers de revenus publicitaires, en les excluant de leurs réseaux d’annonceurs.

 

Facebook refuse de jouer un rôle d’éditeur

Voilà, en substance, ce que Facebook entend prochainement faire pour limiter la portée des sites de fausses informations. Mark Zuckerberg se montre optimiste, mais avertit tout de même que certaines de ces mesures pourraient être inefficaces.

En tout cas, ce qui est clair, c’est que le numéro un des réseaux sociaux ne souhaite pas devenir « l’arbitre » et préfère se baser sur les signalements de sa communauté ainsi que sur les sites spécialisés dans la vérification des faits pour identifier ce qui est mensonger sur le fil d’actualité.

Lors d’une récente conférence économique à Lima, au Pérou, Mark Zuckerberg a d’ailleurs aussi évoqué le problème des fausses informations. « Je suis optimiste. Mais en tant qu’ingénieur, je sais à quel point ce sera difficile », a-t-il déclaré.

 

(Source)

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Pourquoi Google veut remettre à la mode les cabines téléphoniques

Pourquoi Google veut remettre à la mode les cabines téléphoniques | Toulouse networks | Scoop.it

Du haut de son mètre 98, Bill de Blasio est souvent bien plus grand que ses interlocuteurs. Mais par cette froide journée de février, le maire de New York est au coin de la Troisième Avenue et de la 16e Rue, en pleine conversation avec un bloc de verre et de métal aux courbes élégantes de 2,70 m. Il est apparu depuis peu sur le trottoir, devant le restaurant Mariella Pizza. Le maire est en train d’évaluer les connaissances du monolithe. sait-il où se trouve la crèche la plus proche de son domicile de Park Slope ? La machine passe glorieusement le test et le maire se tourne vers les micros tendus.

« Vous venez d’assister à un moment historique », dit-il aux journalistes rassemblés autour de lui. « Il s’agissait du premier appel officiellement passé de l’une de nos bornes LinkNYC dernier cri. »

(...)

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La folle annonce de Google passée quasiment inaperçue (et qui menace Intel et Nvidia)

La folle annonce de Google passée quasiment inaperçue (et qui menace Intel et Nvidia) | Toulouse networks | Scoop.it

Des serveurs de Google dédiés à l'intelligence artificielle.

 

Les annonces et les images du casque de réalité virtuelle, des applications intelligentes de messagerie et de l'assistant domestique de Google à Google I/O ce 18 mai en ont éclipsé une sans doute encore plus importante…

 

 

Toute la presse a repris les annonces de la conférence développeurs deGoogle, Google I/O, qui s'est déroulé ce 18 mai à San Francisco : Intelligence artificielle, réalité virtuelle et nouvelles applis étaient dans tous les titres. Y compris les nôtres. Et c'est normal, ces nouveautés présentées par Sundar Pichai, le PDG de Google, et sa cohorte de VPs concernent directement tout le monde : elles vont arriver sur nos téléphones, dans nos maisons…

 

TROIS GÉNÉRATIONS DE PROCESSEUR D'AVANCE

Une autre révélation faite par le CEO a fait beaucoup moins de bruit. C'est peut-être pourtant la plus impressionnante : celui qui est né moteur de recherche conçoit désormais ses propres puces (baptisées TPU pour Tensor Processing Unit), optimisées pour les applications de deep learning et pourrait bien menacer les fournisseurs du secteur, Intel etNvidia. Le géant de Mountain view travaillait secrètement depuis des années sur du matériel capable de supporter les plus puissants algorithmes d'intelligence artificielle. Il a inséré ces unités de traitements dans les racks de ses data centers depuis un an. "Si vous utilisez de la reconnaissance vocale sur le cloud, cela passe par nos TPU. Si vous utilisez la reconnaissance vocale Android, cela passe par nos TPU", a donné comme exemple Urs Hözle, vice-président en charge de l'infrastructure lors d'une conférence de presse à Google I/O.

 

Un billet posté sur le blog de Google par l'un de ses ingénieurs alors que se déroulait l'événement explique que "plus de 100 équipes utilisent déjà le machine learning chez Google aujourd'hui" mais surtout qu'en accélérant les charges de travail des applications d'IA, la technologie de puce conçue en interne a sept ans d'avance, soit trois génération de Loi de Moore. Lors de la keynote d'ouverture, Sundar Pichai a affirmé, graphique à l'appui, que ses TPUs ont un ratio performance/consommation énergétique treize fois supérieur à ceux d'un GPU traditionnel (Graphics processing unit ou processeur graphique).

 

C'est d'ailleurs sur cette formule 1 du calcul de l'apprentissage que tournait Alpha Go, l'intelligence artificielle mise au point par les chercheurs britanniques de DeepMind (que Google a racheté en 2014)qui a gagné au jeu de go contre le champion (humain) Lee Sedol, en mars dernier.

 

GOOGLE ET FACEBOOK DONNENT LE LA

Nul doute qu'avec la diffusion de l'intelligence artificielle, dont le géant fait son cœur de business, ses efforts sur le sujet ne vont qu'augmenter pour proposer toujours plus de puissance de calcul, sans latence, à un prix (et une consommation énergétique) raisonnable. Ces TPUs montrent, si c'était encore nécessaire, que Google est très vite capable de développer lui-même ce dont il a besoin quand aucune solution sur le marché ne le satisfait.

 

Depuis 2009, Apple conçoit ses propres puces pour ses smartphones. Samsung fait de même. Huawei et LG s'y mettent aussi. De son côté, Microsoft avait annoncé avoir conçu une puce novatrice pour son casque de réalité mixte HoloLens (baptisée HPU pour Holographic processing unit). Mais ces entreprises le font pour des devices (téléphones, tablettes). Ici, Google fait une entrée discrète mais loin d'être anodine dans les technologies d'unités de traitement pour serveurs, jusqu'alors réservée aux grands électroniciens. Seul IBM avait affirmé s'être mis au travail pour faire sortir un nouveau type de puce dédié au deep learning de son laboratoire TJ Watson à New York. Google s'est montré plus rapide, alors même qu'il avait laissé entendre en avril dernier qu'il envisageait d’utiliser le processeur Power de Big Blue sur ses serveurs dès 2017, et de délaisser Intel.

 

En avril dernier, à sa conférence F8, l'autre géant du web, Facebook, avait déjà fait trembler la planète numérique en affichant ses ambitions dans les télécoms. Google vient ici secouer un autre monde d'acteurs bien établis. Le patron d'Intel doit avoir des sueurs froides, tout comme celui de Nvidia, qui voyait pourtant s'offir à lui le marché du deep learning sur un plateau.

 

CHARLES FOUCAULT

@LetTweetBe

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Twitter s'embarque (un peu plus) dans Google

Twitter s'embarque (un peu plus) dans Google | Toulouse networks | Scoop.it

Le partenariat entre le réseau social et le moteur de recherche, pour faire apparaître les contenus du premier dans les résultats du second, continue à s'étendre.

 

https://twitter.com/google/status/634779580100943872

  

https://twitter.com/twitter/status/634779747445276672

  

En clair : le partenariat entre le géant de Moutain View et le site de microblogging de San Francisco vient de franchir un nouveau cap. Bientôt, quand vous consulterez le moteur de recherche depuis votre ordinateur, des tweets complets apparaîtront dans les résultats. C'est d'ailleurs déjà le cas en langue anglaise sur les applications pour iOS et Android, les deux systèmes d'exploitation qui équipent l'immense majorité des smartphones. Et ça l'était aussi entre 2009 et 2011, avant que l'accord entre les deux entreprises, arrivé à expiration, ne soit pas renouvelé.

UNE AUDIENCE À LA PEINE

Pour le réseau social, le timing est tout sauf neutre. Rien ne va plus chez l'oiseau bleu : depuis la fin juillet, son action a perdu 30 % de sa valeur, pour tomber, jeudi dernier, au niveau du prix d'introduction en Bourse en novembre 2013 (soit 26 dollars). La faute aux derniers résultats trimestriels, jugés décevants. Le directeur financier de l'entreprise, Anthony Noto, avait alors prévenu que le nombre d'utilisateurs ne croîtrait pas de manière importante tant que Twitter ne toucherait pas le grand public – ce qui prendra, avertissait-il, «un temps considérable». Le réseau social revendique 316 millions d'abonnés, dont 44 % seulement se connectent tous les jours, loin des résultats d'un Facebook (près de 1,5 milliard d'utilisateurs, dont 65 % en usage quotidien).

S'y ajoute une crise de gouvernance depuis que le directeur général de l'entreprise, Dick Costolo, a démissionné en juin dernier, l'intérim étant pour l'heure assuré par Jack Dorsey, l'un des cofondateurs de Twitter. Bref, il y a péril en la demeure pour convaincre les investisseurs de la capacité du réseau social à «monétiser» une audience à la peine.

RUMEURS DE RACHAT

Quant à l'intérêt pour Google, il est moins immédiat, mais sans doute pas négligeable. Dans une étude récente, la société d'analyse américaine Parse.ly, qui compte quelque 400 clients dans les médias (dont WiredThe Atlantic,Reuters ou le «pure player» Business Insider), explique qu'au mois de juillet, les réseaux sociaux ont pesé pour 43 % du trafic apporté à ses clients, contre 38 % pour les outils Google. A lui seul, Facebook en représente près de 40 % – soit deux fois plus qu'en janvier 2014. Twitter, lui, ne pèse que pour moins de 5 %, mais la firme de Moutain View voit peut-être dans cette mutualisation un outil parmi d'autres pour lui réassurer sa place de porte d'entrée numéro un dans l'accès à l'information en ligne, et plus globalement aux contenus numériques.  

Sans compter que les rumeurs de rachat de Twitter vont bon train, et que la démission de Costolo n'a fait que les renforcer. Le nom de Google revient régulièrement dans les pronostics. En juin dernier, un investisseur de longue date dans Twitter, Chris Sacca, estimait sur CNBC qu'un rachat serait «une manière fantastique d'utiliser le cash de Google»«C'est ce que Google n'a jamais eu, ajoutait-il. Ils n'ont jamais compris les médias sociaux, ils n'ont jamais compris ces interactions personnelles» – en témoigne l'échec cuisant de Google +. A ce stade, aucun détail financier sur le partenariat en cours n'a filtré, mais les grandes manœuvres ne sont certainement pas terminées.

  


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oliviersc's comment, August 24, 2015 11:13 AM
Maintenant, G+ n'a plus qu'à travailler avec T comme le fait FB...
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Google affole la Bourse en gagnant 65 milliards de dollars en un jour

Google affole la Bourse en gagnant 65 milliards de dollars en un jour | Toulouse networks | Scoop.it
Google a engrangé vendredi plus de 65 milliards de dollars de capitalisation en une seule séance boursière, ce qui constitue un nouveau record pour une entreprise américaine.

Google a battu un record détenu jusqu'ici par Apple. La valeur du géant internet a grimpé de 65,1 milliards de dollars en une unique séance boursière, une performance inédite pour une société américaine. L'action de l'entreprise a conclu à un plus haut historique de 699,92 dollars, soit un bond de 16,26% par rapport à la veille. 

Ce record s'explique par la volonté affirmée de Ruth Porat, nouvelle directrice financière, de mieux maîtriser les dépenses, ainsi que par des résultats meilleurs que prévu grâce notamment à la filiale de vidéos en ligne YouTube

 

Le record d'Apple battu

Le précédent record était détenu jusqu'ici par le groupe informatique Apple avec 46 milliards de dollars gagnés en une seule séance en avril 2012. 

A titre de comparaison, le gain de Google représente davantage que la valeur estimée en Bourse de l'ensemble du constructeur automobile Ford, quelque 58 milliards de dollars, ou du groupe informatique Hewlett Packard, près de 55 milliards. 

Selon Howard Silverblatt, chez S&P Dow Jones Indices, Google a ainsi "facilement établi un record" en engrangeant 65,1 milliards de dollars de capitalisation en une seule journée, portant la valorisation de l'ensemble du groupe à 468,3 milliards de dollars. 

La marque à la pomme reste en revanche largement en tête en terme de capitalisation totale (746,7 milliards vendredi soir), suivi par Google puis le géant des logiciels Microsoft (378 milliards). 

 

Quatre milliards de dollars pour les co-fondateurs de Google

La séance boursière record de Google a parallèlement permis à ses co-fondateurs, Larry Page et Sergey Brin, d'ajouter plus de quatre milliards de dollars à leurs fortunes personnelles, relève l'agence Bloomberg. 

D'après le Bloomberg Billionaires Index, MM. Page et Brin ont vu leur fortune grimper de 24% cette année, ce qui représente un gain d'environ sept milliards de dollars chacun. Celle du président du conseil d'administration Eric Schmidt a pour sa part augmenté de 22%, soit de 10,1 milliards de dollars. 


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Google supprime le lien vers Google+ situé en haut du moteur de recherche et des autres services

Google supprime le lien vers Google+ situé en haut du moteur de recherche et des autres services | Toulouse networks | Scoop.it

Cette fois, ça y est : Google+ est devenu un service Google comme un autre. On définissait souvent Google+ comme « le service à part » chez Google, une surcouche sociale intégrée à l’ensemble des autres services. Aucun autre service ne pouvait se vanter d’être si intégré. Google aura essayé d’employer la manière forte pour imposer Google+, mais il semblerait que la firme de Mountain View ait décidé de faire marche arrière. Le lien vers Google+, situé en haut à droite du moteur de recherche et de l’ensemble des services Google, a été supprimé hier soir.

Le screenshot ci-dessus correspond au moteur de recherche. En haut à droite, le « +Prénom » a laissé place au simple prénom. Aucun lien n’est présent sur le prénom de l’utilisateur connecté. Deux services populaires sont proposés : Gmail et Google Images. Pour accéder à Google+, vous devrez cliquer sur le symbole aux 9 petits carrés. YouTube, Google Maps, Agenda, Google+ et les autres sont désormais sur un pied d’égalité. Une fonctionnalité de Google+ est cependant toujours présente : les notifications. Elles sont accessibles depuis la petite cloche, située à gauche de la photo de profil.

Le lien vers Google+, autrefois situé sur le prénom de l’utilisateur, était également présent sur Gmail, Agenda, Google Actualités et de nombreux autres services Google. Il a totalement disparu. C’était aussi un moyen pour Google d’attirer l’utilisateur vers Google+, qui doit maintenant cliquer 2 fois pour y accéder. Le clics accidentels et les clics de curiosité seront désormais moins nombreux.

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200 facteurs de ranking sur Google - le Guide Détaillé

200 facteurs de ranking sur Google - le Guide Détaillé | Toulouse networks | Scoop.it
A ne pas Manquer : Le Guide Complet de l'Algorithme de Google ~ 200 Points analysés par un Expert SEO
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App Stores Growth Accelerates in 2014 - Developer Economics

App Stores Growth Accelerates in 2014 - Developer Economics | Toulouse networks | Scoop.it

Looking at the chart above we can see all three stores really expanded their app catalog. It’s the kind of healthy growth you’d expect from an industry that’s still relatively new. The most obvious takeaway here, however, is that Google finally closed the gap and actually jumped ahead of Apple, ending the year with more than 1.43 million apps compared to 1.21 million. Amazon, although a distant third, grew its catalog by nearly 90% to 293k apps.

 


2014 was quite an eventful year in our industry. Apple finally gave in to the big screen but also teased us with the small screen of the upcoming Apple Watch, and even surprised developers with Swift. Google wasn’t quiet either, revealing their vision for the future of UI with Material design and tackling wearables head-on. To celebrate such a great year, we’ll be taking a look at app store growth in 2014.

In this report we’ll be exploring the growth of each of these stores in 2014, but let’s start by establishing a baseline of how big each of the stores are, in number of apps, and how they got to where they are today.

 

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Comment éviter d’être pénalisé par Google ?

Comment éviter d’être pénalisé par Google ? | Toulouse networks | Scoop.it

Voici nos conseils pour ne pas vous faire pénaliser par Google éviter d’atterrir dans les dernières pages du moteur de recherche !

 

Vous avez un site internet et vous vous souciez de son référencement ?   Vous avez  déjà entendu parler de Penguin et de Panda, les algorithmes de Google qui pénalisent les sites de mauvaises qualités ?
Si vous êtes pénalisé, il est bien entendu possible de rectifier le tir mais la levée de la pénalité peut être très longue. Mieux vaut donc prévenir que guérir, voici quelques conseils afin d’éviter la pénalisation.

1. PRENEZ GARDE À VOS MOTS-CLEFS

Avoir de bons mots-clés, c’est bien. Les placer judicieusement, c’est mieux. Et surtout : gare au stuffing ! Il faut trouver le bon dosage : si votre mot-clef revient comme un tic de langage, vous n’êtes pas sur la bonne voie…

2. BANNISSEZ LE DUPLICATE CONTENT

Ne copiez ni le texte d’un autre site, ni l’un de vos propres pages. Il est important de toujours proposer du contenu unique, à valeur ajoutée. Ne serait-ce que pour celui qui vous lit.
3. Proposez un contenu de qualité
Google aime le contenu mais encore faut-il qu’il soit de qualité… Pour cela, commencez par vous mettre à la place de votre lecteur et tentez de répondre à ses attentes. Vos publications doivent être régulières et votre contenu :

  • structuré (titres, intertitres…),
  • dynamique (schémas, vidéos…),
  • d’une longueur raisonnable (Google n’indexe pas les contenus de moins de 700 caractères, mais vos lecteurs ne seront peut-être pas partants pour lire un texte de plus de 3000 mots…)
4. CHECKEZ VOTRE TEMPS DE CHARGEMENT

Le temps de chargement des pages de votre site doit être le plus rapide possible. Pour y arriver, ne gardez que l’essentiel ! Une bonne idée pour aller dans ce sens : regrouper les différentes feuilles de style CSS en 1 seul fichier unique.

5. NETTOYEZ VOTRE PROFIL DE LIEN

Pour éviter que Penguin vous fasse du mal, pensez à vérifier et à nettoyer vos listes de liens au moins une fois par mois. Veillez notamment à ce que les backlinks proviennent de sites ayant la même thématique que la vôtre.

6. SOIGNEZ VOS URL

Vos url doivent être lisibles et avoir du sens car les moteurs de recherche en tiennent compte. Si ce n’est pas le cas, il va falloir les réécrire.

7. N’OUBLIEZ PAS LES BALISES

Pensez à bien renseigner les balises Title et Meta description. Elles aiguillent les moteurs de recherche, mais aussi vos visiteurs. N’oubliez pas aussi de renseigner vos images et notamment la balise Alt qui sert à les décrire.

8. PARTAGEZ SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX

Votre présence sur les réseaux est un élément de plus qui renseigne Google sur votre notoriété et celle de vos contenus et vous pouvez être sûr qu’il en tiendra compte !
Si vous suivez scrupuleusement ces conseils, vous ne devriez pas avoir de problèmes avec Google. Mais n’oubliez pas vos visiteurs pour autant ! Si vous avez besoin de conseils pour mettre au point votre stratégie sur le web, contactez-nous !

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List of Discontinued Google Projects

List of Discontinued Google Projects | Toulouse networks | Scoop.it
Google projects don't always see the light of day. Here's an ongoing list of Google services that rest in the Google Graveyard.
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Une brève histoire de Google+

Une brève histoire de Google+ | Toulouse networks | Scoop.it

Après avoir tenté d'imposer à tous ses utilisateurs ce service, qui aura connu trois patrons en un an, Google a fait lentement machine arrière. Car personne, ou presque, ne comprend son but.

 

A la fin de juin 2011, lorsque Google commence à distribuer des invitations pour la version bêta privée de Google+, c'est une effervescence mêlée de craintes qui saisit ses fans. Personne ne veut passer à côté d'un nouveau Gmail, grande réussite de Google, et dont les invitations ont longtemps été diffusées au compte-gouttes. Mais, un peu plus d'un an auparavant, Google a aussi connu l'un de ses pires fiascos avec le lancement mal préparé de Google Buzz — un véritable désastre en matière de vie privée, dont les paramètres par défaut avaient rendu publique quantité d'informations personnelles d'utilisateurs…
 

Pour ses premiers utilisateurs, Google+ est plutôt une bonne surprise. Le service propose un concept innovant et séduisant sur le papier : les « cercles ». On peut créer facilement des groupes, « famille », « collègues », « amis » ou autre, y ranger ses différents contacts, et choisir de ne partager les photos du petit dernier qu'avec ses cousins et celles de la soirée du samedi uniquement avec ses amis. Mais personne ou presque ne comprend le but de Google+. Et Google ne facilite pas la tâche de ses utilisateurs : alors que tout le monde y voit un concurrent de Facebook, le géant du Web répète à l'envi qu'il ne s'agit pas du tout d'un réseau social, mais plutôt d'une « couche sociale », un « Google 2.0 » visant à rassembler tous les services de Google. Personne n'y comprend rien.

Il faut dire que Google+ intègre une grande quantité de nouveautés, certaines réellement des nouveautés, ou intéressantes, mais aussi déstabilisantes. Les « vidéos-bulles », par exemple, permettent de lancer des discussions en vidéo avec… toutes les personnes de vos cercles qui souhaitent se joindre à la conversation. Comme à une terrasse de café, affirme Google, mais la transition est pleine de confusion pour des utilisateurs habitués aux discussions de groupe de Gmail, qui existe depuis 2007.

Pourtant, les utilisateurs affluent. Ils sont 25 millions en moins d'un mois, 150 millions en six, affirme Google, qui refuse pourtant de donner des détails ou des chiffres réguliers sur ces utilisateurs « actifs » de Google+. Si l'outil compte un noyau d'utilisateurs qui y sont très présents, la plupart des pages semblent désertes : peu de publications, peu d'activités, pas ou peu de commentaires...

Pseudonymes et comptes obligatoires

Ces débuts en demi-teinte se doublent d'une première polémique, liée à l'utilisation de pseudonymes. Contrairement à Facebook, Google+ n'impose pas l'utilisation des noms et prénoms réels ; mais ses règles prévoient qu'un pseudonyme ne peut être utilisé que s'il est bien établi par ailleurs — par exemple, si la personne l'utilise déjà sur un blog ou un autre site. L'appréciation est laissée aux équipes de modération de Google — et les utilisateurs n'y comprennent rien. Quelques fermetures, jugées arbitraires, de comptes très suivis finissent par contraindre Google à faire machine arrière : les pseudonymes sont finalement autorisés en janvier 2012.

image: http://s1.lemde.fr/image/2015/03/02/644x322/4586090_3_71f6_la-page-google-du-monde-fr_ecf6e966dc492863ecbb1fc728f392a0.png

La page Google+ du Monde.fr. Google

A la même époque, Google sort l'artillerie lourde pour convertir ses utilisateurs à Google+ : il rend obligatoire la création d'un profil Google+ lors de l'ouverture d'un compte Google. Un internaute se voit donc « offrir » un compte Google+ quand il crée une adresse Gmail ou qu'il s'inscrit sur YouTube… Un « cadeau forcé » qui fait mécaniquement grimper le nombre d'utilisateurs, mais diminue encore le ratio entre « inscrits » et « utilisateurs actifs ». Surtout, avec le développement d'Android, le système d'exploitation mobile de Google, qui nécessite un compte Google, et dont le succès se fait vraiment sentir à partir de 2012, les inscriptions explosent. L'application Google+ est, bien sûr, installée par défaut sur les téléphones Android — et impossible à désinstaller, même s'il est toujours possible de supprimer son compte Google+.

 Dans l'intervalle, Google « vend » de plus en plus Google+ comme un outil d'authentification pour se connecter à d'autres sites Web. En mai 2013, il fusionne plusieurs services de communication dans un outil intégré à Google+ : Google Hangouts rassemble désormais les messageries instantanées de Gmail, Google+, les hangouts vidéo, et même, sur mobile, les SMS. L'accueil de ce « hub centralisé » de toutes les communications est, là encore, en demi-teinte : l'interface est esthétique, mais perturbe aussi une partie des utilisateurs qui se perdent entre SMS et chats. Au début de 2014, Hangouts sera d'ailleurs au centre d'une polémique lorsqu'une transsexuelle croyant envoyer un texto à un collègue enverra à la place un message Google, qui donne accès à son profil Google — et donc à des informations sur son changement de genre.

Bronca sur YouTube

En novembre 2013, Google prend une décision qui va liguer contre Google+ une partie très écoutée de ses utilisateurs : les stars de YouTube. Poursuivant toujours ses efforts pour amener la quasi-totalité des internautes utilisant ses services sur Google+, il remplace l'outil de commentaires de YouTube par Google+. Le changement soulève une vague de protestations, de la part des commentateurs, mais aussi de la part des créateurs de vidéos — la nouvelle interface de modération est jugée beaucoup moins simple, les notifications arrivent désormais sur Google+ et non plus sur YouTube, et le système demande avec insistance à ses utilisateurs d'abandonner leur pseudonyme YouTube pour leur nom véritable.

A la fin de 2013, le géant du Web continue de publier des chiffres en hausse : peu après ses deux ans, Google+ dépasse, officiellement, les cinq cents millions d'utilisateurs. Pourtant, en avril 2014, surprise : le responsable de Google+ démissionne. Vic Gundotra avait suivi le projet depuis ses débuts. « J'ai une dette éternelle envers l'équipe Google+. Ce sont des gens qui ont construit tout ce qui est social à Google, envers et contre le scepticisme de beaucoup de personnes », écrit-il dans son message de départ.

Vic Gundotra est remplacé par l'un des vice-présidents de Google chargé de l'ingénierie, David Besbris, et la direction de l'entreprise assure que les investissements dans le produit continueront. Moins d'un an après, le 2 mars 2015, nouveau changement : c'est Bradley Horowitz, le bras droit de Vic Gundotra, qui prend la tête du « réseau social ». Ou presque. Un mot est étrangement absent du message publié par M. Horowitz pour annoncer sa nomination : Google+. « Je suis très excité de diriger les produits Photos et Streams de Google», les deux principales composantes de Google+, écrit-il. Après avoir tenté de regrouper dans Google+ l'ensemble de ses services, Google s'apprête-t-il à les séparer à nouveau ?


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/03/02/une-breve-histoire-de-google_4585853_4408996.html#TcuIvuqJ5wIeMKEQ.99
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Google suit la tendance en morcelant Google+

Google suit la tendance en morcelant Google+ | Toulouse networks | Scoop.it

Lancé il y a plus de 4 ans avec un certain retard sur la concurrence, Google+ n’a jamais vraiment réussi à s’imposer face aux autres grandes plateformes sociales. Force est de constater que même Google et ses ressources quasi illimitées n’ont pas été en mesure d’assumer plusieurs fronts en même temps (cf. Google+ est mort, vive Universal Analytics). Suite aux départs successifs de plusieurs responsables, la direction de Google s’est enfin décidée à reconnaitre l’échec de sa plateforme sociale et à morceler les fonctionnalités les plus populaires : Google+ officially splits into Photos and Streams. La marque « Google+ » disparait, mais cette annonce ne sonne pas nécessairement comme une défaite.

Certes, Google+ en tant que destination, au même titre que Facebook ou autres « portails », n’a jamais vraiment passionné les internautes, quelques millions d »utilisateurs actifs selon les dernières estimations (How many people are publicly using Google Plus?). Google a bien réussi à forcer la création de milliards de comptes, mais les internautes se sont rebellés contre cette tactique, notamment avec l’affaire des commentaires de YouTube. Depuis, Google a été obligé de faire marche arrière (Google is no longer forcing new users into making Google+ accounts). Au final, que reste-t-il de Google+ ? Un peu plus que vous ne pourriez le penser…

L’annonce faite ce matin parle de scinder Google+ en deux services : Stream pour le flux de messages et Photos pour les… photos. Certes, le flux de message peut difficilement être comparé à des services beaucoup plus visibles comme Twitter ou Reddit, mais il permet à de très nombreuses communautés d’exister en leur fournissant une plateforme technique robuste et simple à utiliser. J’ai d’ailleurs du mal à expliquer pourquoi Google a opté pour « Stream » et non « Communities« .

Exemple de communauté dans Google+

Au sujet de Photos, là encore, si ce service n’a pas la même visibilité qu’Instagram ou Pinterest, il reste un moyen redoutablement efficace pour conserver et retoucher ses photos, toutes ces photos. L’idée n’étant pas de partager des selphies ave le reste de la planète, mais plutôt de se constituer une base de souvenirs, en capitalisant sur le succès de Picasa. Et de ce point de vue là, ça fonctionne parfaitement, d’autant plus que les ambitions de Google ne s’arrêtent pas là, notamment avec le rachat récent de l’application mobile OdysseGoogle Acquires Odysee, An App For Private Photo/Video Backup And Sharing, Team Joins Google+.

L’interface d’Odysse

Il y a ensuite Hangouts, la plateforme de messagerie unifiée qui absorbe petit à petit les autres services de Google (Google Talk for Windows will close down tomorrow to make room for Hangouts). Initialement dédié aux conversations vidéo, Hangouts a rapidement pris de l’ampleur, sans toutefois égaler des applications comme WhatsApp ou WeChat (How journalists are using Slack and Hangouts, instead of email, to stay connected). Là où ça devient très intéressant, c’est que Google l’utilise maintenant dans son offre dédiée aux entreprises (Hangouts Now Works Without Google+ Account, Becomes Part Of Google Apps For Business), et qu’ils l’exploitent même comme un outil de support pour les produits « maison » (Google introduces a virtual ‘Genius Bar’ to answer device questions). Plus récemment, des tests ont été effectués auprès de commerçant et prestataires de proximité : Experimental Hangouts Feature In Google Search Allows You To Chat With Businesses.

La fonctionnalité de clic-to-chat de Hangout

Au final, si Google n’a pas réussi à faire de Google+ une grande plateforme sociale, certains services ont réussi à trouver leurs publics. Mais nous vous y trompez pas, ces services ne sont que des « danseuses » pour Google qui voulait initialement associer chaque contenu et interaction à un profil. De ce point de vue là, l’opération est une réussite, car de milliards de comptes ont été créés, et, car le système d’authentification de Google remporte un vif succès (Q4 social login report: Facebook losing ground to Google).

Évolution des parts de marché des systèmes d’authentification

Conclusion : la marque « Google+ » s’efface au profit de services isolés (Communities, Photos, Hangouts). En ce sens, Google suit la tendance du « unbunlding » (cf. Why large tech companies are hopping on the app ‘unbundling’ trend et App Unbundling: Simplifying Apps by Breaking Out Their Experiences), tout en déployant de gros efforts sous le capot pour imposer ses profils. Une tactique qui fonctionne bien jusqu’à présent, même si certains tentent une manoeuvre de contournement (Twitter launches its phone-number based login system, Digits for the web).

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Intox etc. : Google, Facebook, Twitter vont-ils réagir?

Intox etc. : Google, Facebook, Twitter vont-ils réagir? | Toulouse networks | Scoop.it

La semaine dernière, Google, Facebook et Twitter ont promis de lutter, chacun à sa manière, contre les informations erronées, les discours haineux et autres exagérations, suite aux nombreuses critiques sur l’impact de leurs algorithmes sur l’issue des élections présidentielles américaines. Mais ce débat, qui aurait dû avoir lieu plus tôt, laisse sans réponse de nombreuses interrogations préoccupantes.

 

Google a promis qu’il empêcherait les sites web véhiculant des contenus invérifiés d’accéder à sa plateforme publicitaire AdSense, qui aide ces sites à profiter de recettes publicitaires. Facebook a déclaré qu’il n’intégrerait, ou ne diffuserait sur la toile, aucune annonce présentant un contenu illégal, trompeur ou visant délibérément à induire en erreur, comme les intox ou les informations inexactes. Twitter a déclaré dans un communiqué qu’il supprimerait les comptes de tout utilisateur affichant un contenu offensant, en s’appuyant sur les fonctionnalités qui permettent aux utilisateurs de « rendre muets » (mute) de tels contenus et de signaler un abus, confirmant ainsi sa politique relative aux discours de haine et autres contenus offensants.

Frapper au portefeuille est la bonne stratégie pour prévenir de tels abus, note Jennifer Golbeck - directrice de l’Intelligence Social Lab, professeure de sciences de l’information à l’Université du Maryland et auteure du livre Social Media Investigation: A Hands-on Approach. Les nouvelles mesures prises par ces entreprises ont, dit-elle, « incontestablement privé ces sites de leur principale source de revenus, ces perspectives de rémunérations étant souvent la raison même de leur existence ». Jennifer Golbeck fait aussi remarquer que bon nombre d’individus et d’organisations ayant mis en ligne les fausses informations en question, particulièrement lors des récentes élections, ne sont pas basées aux États-Unis et ne se soucient pas des idéologies qui se cachent derrière ces contenus. « Leur seul souci est de gagner de l’argent, et de créer les flux de clics qui le leur permettront. »

Ces mesures sont permises par une loi (plus précisément l’article 230 du Communications Decency Act) qui leur donne « un minimum de protection juridique sur les contenus visibles sur leurs plateformes, tant qu’ils ne vont pas trop loin dans l’édition de ces contenus, explique Andrea Matwyshyn, professeur de droit à la Northeastern University et affilié au Center for Internet and Society de la Faculté de Droit de Stanford. « Ils font quelques pas dans la direction d’un contexte légal qui, de leur point de vue, sera le meilleur, un environnement qui n’ira pas à l’encontre des dispositions prévues par l’article 230 du CDA qui leur garantit une protection juridique ».

Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, qui avait pourtant démenti les accusations selon lesquelles son entreprise aurait involontairement permis à de fausses infos de proliférer, n’est aujourd’hui plus dans le déni. Dans un message posté sur son site le 18 novembre dernier, il décrit comment son entreprise s’apprête à déployer un front pluridimensionnel visant à prévenir la prolifération d’informations erronées. Il a tout de même reconnu les limites de son action: « Nous ne voulons pas nous poster en arbitres de la vérité, mais plutôt nous appuyer non seulement sur notre communauté, mais aussi sur des acteurs extérieurs à qui nous voulons pouvoir faire confiance. »

 

Jusqu’où pourraient-ils aller?
La question importante est, selon Kevin Werbach, professeur de droit et d’éthique des affaires à l’Université de Wharton, de savoir si Facebook et les autres médias sociaux assument leur responsabilité dans le modelage de l’environnement informationnel. « Ils ne veulent pas se considérer comme des médias à proprement parler, mais jouent le même rôle que les médias traditionnels dans l’influence qu’ils exercent sur l’opinion publique. De cette influence naît leur responsabilité. »

Le gouvernement devrait-il s’associer aux réseaux sociaux et construire un front plus fort? Les lois et règlementations pourraient y contribuer, mais le défi réside dans leur élaboration, explique Jonah Berger, professeur de marketing à Wharton. « Ce qui est pornographie pour l’un est chef d’œuvre pour l’autre », a-t-il déclaré. « Dans le domaine des croyances religieuses, la vérité de l’un est le mensonge d’un autre. C’est là que les choses se compliquent. »

Les réseaux sociaux ont cependant quelques options pour éviter de propager des infos erronées, explique Pinar Yildirim, professeure de marketing à Wharton. « Les journaux sérieux – jusque-là gardiens de l’information – sont généralement bien plus efficaces dans la vérification des faits avant la publication d’une info », a-t-elle déclaré. « Étant donné que les barrières à la diffusion de l’information ont été considérablement abaissées ces dernières années, il devient d’autant plus difficile à des plateformes comme Twitter et Facebook de filtrer les contenus disponibles dans de tels volumes et à une telle échelle. Elles ne veulent pas non plus froisser leurs utilisateurs en bloquant leurs contenus. »

 

L’appât du gain
Donner aux utilisateurs le pouvoir de décider de ce qu’ils veulent voir ou de ce qu’ils veulent ignorer est aussi un argument commercial conséquent. « Après les élections polarisées de 2016, il est devenu évident qu’il est nécessaire de donner aux utilisateurs un plus grand contrôle sur le type d’information auxquels ils souhaitent être exposés, si l’on souhaite qu’ils continuent à utiliser ces plateformes », explique Pinar Yildirim. « En l’absence de ces outils, les utilisateurs auraient plus tendance à se désinscrire ou à moins fréquenter la plateforme pour éviter de subir des contenus non désirés. »

Les efforts de Twitter visent à protéger non seulement ses utilisateurs, mais aussi son image de marque, sérieusement égratignée en raison des discours haineux et des trolls désobligeants qui prolifèrent sur ce réseau. Golbeck a fait observer que Twitter avait, la semaine dernière, suspendu les comptes de certains membres d’organisations suprématistes blanches et de groupes néonazis.

Matwyshyn est moins enthousiaste sur les motivations que cachent ces initiatives. Elle fait remarquer que Twitter est lié par contrat avec ses utilisateurs, qui se voient imposer des clauses comprnent désormais l’interdiction de discours de haine. « Les mesures qu’il prend maintenant ne sont ni plus ni moins qu’une stricte mise en application de clauses déjà prévues au contrat », note-t-elle

Peut-être plus significatif encore, les perspectives de Twitter pourraient également être accrues par ces récentes mesures, car l’entreprise est en pleine recherche d’un acquéreur. Twitter a vu sa plateforme se transformer « sous de nombreux rapport en un bourbier glauque, considère Jennifer Golbeck, en raison de la prolifération de comptes anonymes qui en ont fait un endroit parfois dangereux pour beaucoup d’utilisateurs ».

« Par souci pour son image, et pour la façon dont toute cette affaire pourrait affecter durablement l’entreprise et l’idée qu’on se fait de sa valeur, il ne pouvait y avoir de meilleur moment pour que Twitter lance cette campagne », pointe Jennifer Golbeck. Au cours des derniers mois, plusieurs prétendants – dont Google et Disney – auraient envisagé d’acheter Twitter, mais auraient apparemment remis ce rachat à plus tard en raison des discours haineux et des débordements auxquels on assiste sur le site.

En plus de ses récents efforts pour lutter contre les abus, Twitter a également expérimenté une autre piste, note Matwyshyn : la notion d’identité de l’utilisateur comme marqueur de crédibilité. Selon cette proposition, la plateforme ne filtrerait pas les idées, mais permettrait d’évaluer les utilisateurs en leur affectant une crédibilité ou une note de confiance, a-t-elle ajouté. Ce concept pourrait être étendu à d’autres plateformes, a-t-elle fait remarquer.

Jennifer Golbeck note que cette fonction de fiabilité pourrait également être intégrée aux résultats de recherche Google. « Google part traditionnellement du principe que le nombre de personnes se connectant à votre page est l’indice que vous êtes digne de confiance », fait-elle fait remarquer, ajoutant que cela ne tombe pas sous le sens par les temps qui courent.

Les réseaux sociaux ont-ils attendu trop longtemps pour agir sur la question du relayage d’informations erronées ? Kevin Werbach rappelle que Facebook, comme d’autres sites publicitaires, a « un modèle d’affaires qui récompense l’activité plutôt que la qualité ou l’exactitude ». Cela pourrait présenter un conflit d’intérêt dans l’étendue de leur lutte contre les fausses infos ou les propos injurieux. « Le fait que Facebook et Google aient attendu la fin de l’élection – et que les revenus publicitaires provenant de ces sites aux contenus douteux aient été engrangés – avant de prendre des mesures, est assez accablant », ajoute-t-il.

D’autres veulent accorder aux entreprises le bénéfice du doute. « Je pense que les dirigeants de Twitter sont sensibles à la liberté d’expression, même lorsque cette parole est désagréable ou pose problème. Leur position ayant toujours été par défaut d’encourager le libre échange des contenus », explique Matwyshyn. Leurs efforts récents sont une « révolution » pour cette entreprise, « qui passerait d’un échange de contenus sans entraves à la création sur sa plateforme d’un environnement assaini et plus propice au respect. »

« Pour un observateur extérieur, il est facile de dire qu’ils auraient dû agir plus tôt », admet Berger. « Personnellement, j’aimerais qu’ils se penchent sérieusement sur la question, surtout sur la question des discours haineux ou de l’intox. » Cependant, il a ajouté que puisque les réseaux sociaux veulent dans un même temps favoriser la liberté d’expression, il est difficile de déterminer une limite sous ce rapport. « Comment savez-vous que tel discours est un discours de haine ou contient des informations fausses? », a-t-il demandé. « Une fois que vous commencez à restreindre certaines de ces acquis, vous vous placez sur une pente glissante et vous vous exposez à des poursuites judiciaires. »

 

Les contenus abusifs : une guerre interminable
« C’est une bataille que les moteurs de recherche livrent inlassablement », explique Jennifer Golbeck. « Ils trouvent un moyen de classer les contenus de qualité, et les utilisateurs qui cherchent à promouvoir des contenus fallacieux trouvent moyen de déjouer les garde-fous du système. La tâche de Google sera maintenant de signaler les contenus erronés qui apparaissent pourtant en premier dans les résultats de recherche, puis de les rétrograder. »

Mais Pinar Yildirim souligne aussi un autre inconvénient. Elle s’inquiète de ce que ces nouveaux outils susciteront « une ségrégation des internautes » et contribuera ainsi à créer des « chambres d’écho ».

Par exemple, un utilisateur avec des penchants d’extrême droite peut, selon Pinar Yildirim, bloquer les contenus des partisans du Parti Démocrate, et s’exposer alors à d’autres vues potentiellement biaisées. « Il va donc constamment tomber sur des contenus exprimant à quel point l’ObamaCare est nuisible, combien les impôts sont élevés, que les emplois industriels pourraient être relocalisés aux États-Unis, etc. », expliqu-t-elle. « Il va finir par croire que tout le monde pense comme lui, et il sera moins en mesure de remettre en question certaines de ses croyances pourtant erronées. »

Les entreprises de médias avaient pris des mesures pour filtrer les contenus choquants bien avant la récente controverse, mais ces mesures se sont avérées insuffisantes. Elles impliquent généralement un algorithme initial qui recherche et supprime automatiquement certains commentaires, processus suivi par des vérifications manuelles exécutées par un personnel dédié et des modérateurs de conversations.

 

Quand l’information est inexacte
Les dégâts que peuvent faire de fausses informations sont bien entendu considérables. Une récente histoire relatée dans le New York Times évoquait ce faux post sur des manifestants emmenés en car à une réunion de Trump à Austin, Texas. Eric Tucker, co-fondateur d’une agence de marketing à Austin, avait tweeté que des personnes transportées à des manifestations anti-Trump avaient été payées pour le faire. Il n’avait pas vérifié son information, et son tweet avait été partagé au moins 16 000 fois sur Twitter, et plus de 350 000 fois sur Facebook. « Il a alimenté une théorie du complot à l’échelle nationale – conspiration sur laquelle M. Trump s’est empressé de surfer », écrit le NYT.

« Personne ne contrôle plus ses sources – Voilà comment Trump a été élu », a déclaré Paul Horner, l’éditeur d’un de ces sites de fausses infos (qui tirent l’essentiel de leurs revenus de la publicité et ont donc intérêt à jouer le sensationnalisme), dans un entretien pour le Washington Post. Et de battre sa coulpe : « Je suis l’un des responsables de l’élection de Trump. »

Les auteurs de fausses informations pourraient également compromettre le fonctionnement de navigateurs web et autres dispositifs en ligne utilisés par les internautes afin de relier ces derniers à des botnets, par exemple. Comme le rappelle Andrea Matwyshyn, « une partie de la bataille consiste ici à protéger les utilisateurs contre les atteintes invisibles à leur sécurité, en plus de la question du contenu ». Elle rappelle la récente affaire des hackers qui connectaient des appareils domestiques connectés, par exemple des webcams, à un botnet qui à son tour désactivait Twitter et quelques autres sites web populaires pendant toute une journée, voire plus.

S’attaquer aux fausses infos, comme à d’autres formes de pratiques ayant cours sur les plateformes de médias sociaux, sera un processus à multiples facettes, pense Kevin Werbach, qui ajoute qu’aucune solution miracle n’est encore en vue. « Faire plus exigera probablement un ensemble de moyens combinant une surveillance humaine, des algorithmes conçus pour détecter et éliminer le mensonge ou les dérives, et des outils permettant de donner encore plus la main à l’utilisateur », a-t-il ajouté.

Andrea Matwyshyn a indiqué que la Federal Trade Commission, où elle a travaillé comme conseillère, n’a à ce jour envisagé aucun filtrage de cet ordre. On s’attend d’abord à une évolution dans le secteur privé, avant que le gouvernement ne s’implique davantage pour contrecarrer de telles menaces de sécurité, a-t-elle fait remarquer. « Une réponse trop marquée du gouvernement serait, à ce stade, prématurée. »

En tout état de cause, les réseaux sociaux ne peuvent se permettre de ne rien faire dans la lutte contre les fausses informations. « À un moment donné, s’il ne reconnaît pas les effets néfastes des fausses infos, Facebook subira un retour de bâton de la part des utilisateurs et des régulateurs », précise Werbach. « La seule raison pour laquelle ces entreprises ne sont pas tenues pour juridiquement responsables des contributions et contenus inexacts ou malveillants de leurs utilisateurs, est que le Congrès a inclu une disposition dans sa tentative de 1996 d’interdire les contenus indécents en ligne pour protéger les ‘bons samaritains’ et encourager la croissance des plateformes en ligne. »

Au fur et à mesure que les plateformes de médias sociaux tenteront de limiter le harcèlement des contenus et l’intox en ligne, elles seront « vivement critiquées par les conservateurs », prédit Werbach. En fait, il a souligné que plusieurs évaluations indépendantes ont laissé transparaitre que les informations erronées en ligne étaient beaucoup plus répandues et crues chez les pro-Trump. « J’espère que les plateformes de médias sociaux auront le courage de rester fermes », a-t-il dit. « Elles doivent être ouvertes dans leur démarche, et être prêtes à faire évoluer leurs dispositifs en tenant compte des effets qui en résulteront. »

 

Cet article a été publié par notre partenaire Knowledge@Wharton, sous le titre « Fake news, hate speech and social media abuse: what’s the solution? » Copyright Knowledge@Wharton. Tous droits réservés. Traduit et publié sur autorisation.

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Infographie : Google n'affiche plus que 8,5 liens bleus en moyenne dans ses SERP 

Infographie : Google n'affiche plus que 8,5 liens bleus en moyenne dans ses SERP  | Toulouse networks | Scoop.it
Une infographie qui présente les résultats d'une étude SearchMetrics proposant une radiographie des SERP de Google en 2016 : recherche universelle, Knowledge Graph, Featured snippets, pack local, etc.

Notre infographie du vendredi est proposée aujourd'hui par la société SearchMetrics qui a publié cette semaineune étude sur le contenu des SERP de Google en 2016 : recherche universelle, featured snippets, carousels, pack local, etc.

En voici les principaux résultats :
- Le nombre de liens organiques (SEO) n'est plus égal à 10 en moyenne dans une SERP mais à 8,59 sur desktop et 8,50 sur mobile. Un phénomène évident lorsqu'on explore souvent les résultats de Google depuis quelques mois : les SERP proposent très souvent 8 ou 9 "liens bleus" au lieu de 10. La raison est certainement le foisonnement d'autres informations Google proposées (actualités, images, featured snippets, knowledge graph, etc.)
- L'apparition d'informations issues de la recherche universelle (Vidéo, Images, Shopping, Actualités, Maps) a baissé de façon globale pour tous les types d'informations en 2016.
- Le taux d'apparition des informations en "position zéro" (avant les liens bleus) est très variable selon le type d'info et le support (desktop ou mobile) (cliquez sur l'image pour en obtenir une version agrandie) :


Infographie : Etude SearchMetrics sur les SERP Google en 2016... Source de l'image : SearchMetrics
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Les mouchards d’un million de sites Web analysés

Les mouchards d’un million de sites Web analysés | Toulouse networks | Scoop.it

Une étude de l’université de Princeton montre que les « trackers » de Google sont présents sur la vaste majorité des sites les plus fréquentés.

Pendant plusieurs mois, deux chercheurs de l’université de Princeton (New Jersey), Steven Englehardt et Arvind Narayanan, se sont livrés à la plus vaste étude (en PDF) jamais publiée sur les trackers, des morceaux de code utilisés pour identifier ou suivre la navigation des internautes, en passant au peigne fin un million de sites Web.

Pour ce faire, les chercheurs ont utilisé des programmes simulant la visite d’un site, et effectué pour chacun quinze mesures pour déterminer quelles données étaient collectées, et par quel biais. Ce robot a visité les un million de sites les plus fréquentés, selon le classement Alexa, et a listé l’ensemble des trackers qui y étaient présents.

Première conclusion : un vaste mouvement de consolidation a eu lieu ces dernières années, et seule une minorité d’acteurs bien connus sont présents sur la grande majorité des sites – seuls 123 trackers, sur un total de plus de 80 000, sont présents sur plus de 1 % des sites. Sans surprise, on trouve, largement en tête, Google, qui collecte de vastes quantités de données personnelles pour afficher des publicités ciblées et dont le seultracker Google Analytics figure sur un peu moins de 70 % des sites analysés. Juste derrière se trouvent Facebook (20 % des sites) et Twitter (10 %).


L’étude montre également que d’un type de site à l’autre, le nombre de trackers externes, utilisés pour la publicité ciblée ou les statistiques d’audience, varie grandement. Les sites comportant le moins de trackers sont les sites associatifs ou gouvernementaux, qui n’affichent pas de publicité, suivis par… les sites pornographiques, avec une moyenne de six trackers par site.

En revanche, les sites d’information sont de loin les plus gros utilisateurs de trackers externes, avec un peu moins de quarante mouchards par site, soit le double du nombre moyen constaté.

 

Porosité des données collectées

L’analyse des données collectées donne également un éclairage intéressant sur la porosité des données collectées et le nombre de tiers auxquels elles peuvent être transmises. La question est loin d’être anodine, d’autant plus que des documents rendus publics par le lanceur d’alerte Edward Snowden ont montré que la NSA américaine utilisait aussi à l’occasion les données collectées par des trackers « commerciaux » pour ses programmes de surveillance de masse.

Les chercheurs ont identifié des cookies — de petits fichiers qui stockent les informations collectées — qu’ils qualifient de « cookies faciles », parce qu’ils synchronisent leurs informations avec un très grand nombre de services différents. « Les raisons pour lesquelles ces cookies sont régulièrement mis à jour et partagés ne sont pas encore claires, écrivent les chercheurs. Mais si un assaillant parvient à identifier une personne par le biais d’un cookie de ce type, sa capacité à le surveiller ou à le cibler avec des logiciels espions sera particulièrement bonne. »

L’étude comporte cependant une bonne nouvelle pour les personnes soucieuses de leur vie privée en ligne : conduite sur un très grand nombre de sites, l’une des expériences des chercheurs montre que les outils de blocage des trackers, comme le module Ghostery, sont très efficaces dans la grande majorité des cas. Seuls certains trackers utilisant des méthodes peu courantes de fingerprinting — consistant à bâtir un « profil unique » en fonction des spécificités graphiques, sonores ou autres d’une machine — échappent à Ghostery, principalement, jugent les auteurs, parce que ces mouchards particulièrement intrusifs sont peu répandus.



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Twitter and Google Are Back In Bed With One Another (How You Can Optimize Your Tweets To Take Advantage)

Twitter and Google Are Back In Bed With One Another (How You Can Optimize Your Tweets To Take Advantage) | Toulouse networks | Scoop.it
The announcement was made earlier this year between Twitter and Google about integrating content in search results. A search on Google will now display relevant tweets from Twitter in addition to its other results, a move aimed at adding a real-time element to Google.For businesses, though, it’s an opportunity to get content to show up organically in the search results, which can increase traffic from people who are SEARCHING for a solution to a problem your business solves.Pretty cool, right?There are a few simple things you can do to optimize your tweets and increase your chances of showing up in search (not to mention Twitter search) and have Twitter and Google working for you.1. Know your keywords.In order to optimize your profile and tweets for keywords, you have to have a list of keywords that you want to rank for.It may sound obvious but many people don’t know where to start with this.What keywords do you have in the meta data on your website?What keywords do you have in your bio on your website and on Twitter?While they may not translate perfectly to tweets, they’re definitely a good place to start.After you come up with your initial set of keywords, you’ll need to expand your list.Start by using hahstagify to find hashtags that people are using on Twitter that are related to your keywords. The Google keyword planner and Keyword.io are also good resources for expanding your list of keywords.2. Include all your social profiles in search results.Google allows you to place its markup code on your website so that your social profile information appears in the Google Knowledge Panel in some searches.All you have to do is grab the code from the Developer’s site.3. Start using keywords in your tweets.While your tweet may not last in the search results as long as a website, it’s still an opportunity for free traffic.You also will have many more chances to provide relevant content through your tweets.Once you’ve started using your keywords in your tweets regularly, monitor your Twitter analytics to see what your audience is responding to best.Once you’ve established what is working you can create more content around that topic.Consider using Twitter cards to provide more information for users and help your content stand out from the other 140-character updates.4. Optimize your profile.It’s just a good idea, in general, to have your profile optimized for search.While Google is, for now, just showing actual tweets, your profile should be optimized for Twitter search. Use the keywords you want to be found for in your Twitter bio, along with some personal information to make you more relatable on Twitter and Google for your prospects.Include a link to something enticing like a lead magnet that Twitter users will WANT to click on.It’s also important to use a name and username that matches your website and other online profiles.If your Twitter handle has a bunch of numbers in it, that WILL impact whether or not you are ranked in Google.When the Google algorithm scans Twitter it will often completely disregard usernames that have lots of numbers, since it’s more difficult to know if it’s a real account or a spammer.Make sure your username is both unique and professional and ideally, that is matches your other online profiles.What other steps have you taken to optimize your tweets or your Twitter profile?Let us know in the comments below!
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Oui, Google peut savoir où vous êtes allé... et ça fait plus de six ans que ça dure

Oui, Google peut savoir où vous êtes allé... et ça fait plus de six ans que ça dure | Toulouse networks | Scoop.it

Cette semaine, Google évoquait un « nouveau » service au sein de Maps : votre timeline. Derrière ce petit nom se cache en fait une version revue et corrigée de l'historique de vos déplacements, mis en place il y a plus de six ans.

Il y a quelques jours, Google publiait un billet sur son blog dédié à Google Maps. Intitulé « Votre timeline : revisitez le monde tel que vous l'avez exploré », il évoque une fonctionnalité de Google Maps qui vous permet de revivre l'ensemble de vos déplacements, notamment à travers les lieux que vous avez visités, les photos que vous avez pu y prendre, etc. La fonction est disponible au sein de Maps sur Android et sur ordinateur de bureau.

Suivi de ses utilisateurs : Google laisse le choix

De quoi indigner ceux qui militent pour une défense plus forte de la vie privée, à raison. Pour autant, Google se veut rassurant : « Votre timeline est privée et visible uniquement par vous, et vous contrôlez les lieux que vous choisissez de garder. Cela signifie que vous pouvez facilement supprimer une journée ou l'ensemble de votre historique à tout moment. Vous pouvez éditer tout lieu qui apparaît au sein de votre timeline, que ce soit pour en retirer un en particulier ou donner à un endroit fréquent un nom que vous jugez moins précis. »

Bien entendu, il est possible de désactiver cette fonctionnalité au sein de votre compte Google, comme de très nombreux paramètres relatifs à votre vie privée. Contrairement à l'historique de recherche, elle est d'ailleurs désactivée par défaut pour les nouveaux comptes (on a vérifié). Le géant de Mountain View a d'ailleurs récemment revu ses outils de gestion, accessibles par ici. Pour désactiver ce suivi géographique ou vous assurer que vous ne l'avez pas activé par erreur, ce qui peut très vite arriver, cela se passera par là.


Les paramètres d'un compte Google qui vient d'être créé

Votre timeline : une version plus sexy de votre historique de localisation

Et si tout cela vous dit quelque chose, c'est tout à fait normal. En effet, Google a commencé à tous nous suivre il y a déjà... six ans ! Petit rappel des faits. En 2007, Google ajoutait une fonctionnalité permettant d'estimer votre position à travers votre smartphone, même si vous n'aviez pas de GPS actif. Une solution devenue largement commune depuis, et que nous avions évoquée dans notre article surla géolocalisation des internautes par les sites de presse en ligne.

Deux ans plus tard, en février 2009, la société annonçait Latitude. Son objectif à l'époque ? Ne pas se laisser déborder par des services qui étaient en train d'émerger comme Foursquare, créé en mars de la même année. Comme nous l'expliquions alors, le principe était ainsi de vous localiser de manière constante pour indiquer à vos amis si vous étiez proche, pour peu qu'ils disposent eux aussi d'un compte Google.

Même à l'époque, il avait rapidement été soulevé des questions concernant la vie prvée et l'utilisation des données récoltées, Google précisant que l'on pouvait tout régler comme on le shouaitait. Et c'est en novembre 2009 que le « second effet Kiss-cool » est arrivé : Location History. Vous pouviez alors retracer l'ensemble de vos déplacement heure par heure, système de tri et carte à l'appui. Des alertes de proximité de vos amis pouvaient aussi être mises en place, et c'est en 2011 que des « Check-ins » sont apparus, avec la possibilité de les effectuer de manière automatique.

Latitude n'est plus, mais la volonté de vous suivre reste

On connait la suite : Latitude a été liquidé comme de nombreux autres services de Google qui ont cherché à mimer ce qui existait ailleurs. Depuis, Location History a continué d'exister, avec la possibilité de le désactiver au sein de votre compte, ou même de l'application Android permettant de gérer votre compte Google. Cette semaine, ce service a donc simplement changé de look, de nom et a gagné quelques fonctionnalités.

Mais, derrière le bruit médiatique plus ou moins justifié, cette annonce est l'occasion de se rendre compte de ce que contient un compte Google comme informations, recoltées depuis des années, et surtout de ce que vous pouvez décider de partager ou non avec le géant de la recherche. N'hésitez donc pas à passer quelques minutes à fouiller au sein du nouveau gestionnaire de compte afin de vous assurer qu'il n'y a pas d'autres vieilles fonctionnalités que vous avez oubliées de désactiver.

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La lampe solaire qui sert à éclairer les poissons-chiens des nuages

La lampe solaire qui sert à éclairer les poissons-chiens des nuages | Toulouse networks | Scoop.it

La machine y voit, entre autres joyeusetés, un chien-amiral (comme le poisson du même métal), un cochon-escargot, un chameau-oiseau et un chien-poisson

 

Le blog BigBrowser du Monde, dans un article intitulé Quand les ordinateurs voient des formes dans les nuages, ainsi que Rue89 dans un article intitulé Ce que voit un ordinateur quand il rêve, nous parlent des recherches de Google à propos de la reconnaissance de formes dans les images. C'est ainsi que les machines apprennent à reconnaître des objets… qui n'existent pas !

 

Le moteur de recherche d’images inversé de Google est capable de reconnaître des formes simples telles que la Tour Eiffel ou des visages de célébrités. Mais les ingénieurs de Google ne s'arrêtent pas là, ils entraînent leurs machines à repérer des formes beaucoup plus complexes et pour l'instant, cela donne lieu à des résultats pour le moins étranges.

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Comment l’Europe veut mettre les GAFA au pas

Comment l’Europe veut mettre les GAFA au pas | Toulouse networks | Scoop.it

Pratiques anticoncurrentielles, optimisation fiscale, remise en question de l’utilisation des données personnelles… les griefs de l’Europe contre les géants américains du web se multiplient. Tout comme les pressions pour les forcer à rentrer dans le rang. L’initiative d’Amazon, qui va payer des impôts dans chaque pays où il dispose de filiales au lieu de centraliser ses revenus au Luxembourg, prouve l’efficacité de la pression européenne, à l’heure où le Vieux continent ambitionne lui aussi de devenir un géant du numérique.

 

Il ne fait pas bon être un GAFA en ce moment en Europe. Les Google, Amazon, Facebook et Apple (auxquels on peut ajouter le géant de l'informatique Microsoft) sont scrutés de toutes parts par les régulateurs européens. Leur domination inquiète. En une quinzaine d'années seulement, ces compagnies américaines, parfois créées dans un garage par quelques "geeks" à l'image de Facebook, ont conquis le monde, et notamment l'Europe, grâce à leurs innovations.

Les GAFAM ont su se rendre indispensables dans chaque compartiment de notre vie numérique. Google, créé en 1998, capte 94% du marché de la recherche en ligne en Europe et investit à tout va dans des secteurs prometteurs comme la réalité augmentée ou la voiture sans conducteur. Amazon est le leader mondial du commerce en ligne, loin devant ses concurrents. Facebook, le plus grand média du monde, dispose de 260 millions d'utilisateurs en Europe, davantage même qu'aux Etats-Unis, et contrôle d'autres plateformes populaires comme WhatsApp, Facebook Messenger et Instagram. Après avoir révolutionné la musique en ligne avec l'iTunes en 2003, Apple a popularisé les smartphones puis les tablettes et se lancera cet été dans le streaming musical. Quant à Microsoft, son système d'exploitation Windows domine toujours le secteur informatique.

 

Nouvelle stratégie numérique

Pendant des années, l'Europe a accepté cette domination américaine. Contrairement à la Chine (Baidu, Alibaba)  et à la Russie (Yandex), elle n'a pas favorisé l'essor d'une entreprise leader capable de concurrencer Google ou Facebook. Et si Microsoft ou encore Intel ont déjà subi de grosses amendes de la part de Bruxelles pour abus de position dominante, les initiatives contre les géants américains restaient plutôt isolées.

Ce n'est plus le cas. Depuis 2010 et encore plus depuis l'arrivée de la nouvelle Commission, en 2014, des voix s'élèvent dans toute l'Europe contre la "colonisation numérique" venue des Etats-Unis. La France et l'Allemagne, l'aigle à deux têtes sans qui rien ne se fait à Bruxelles, multiplient les appels pour "encadrer" les géants du web. Après un courrier commun envoyé à l'automne dernier à la Commission européenne, le ministre de l'Economie Emmanuel Macron et son homologue allemand Sigmar Gabriel ont de nouveau sollicité Bruxelles, en avril, pour mettre en place un "cadre réglementaire assurant une concurrence équitable entre les acteurs numériques".

Benoît Thieulin, le président du Conseil national du numérique (CNN), explique:

"Le contexte a changé ces dernières années. Il y a une prise de conscience en Europe, et notamment du couple franco-allemand, que le numérique révolutionne tous les secteurs et devient un enjeu stratégique majeur. Le fait que des champions européens de l'automobile, de la banque, de l'assurance, des transports ou encore du tourisme se considèrent challengés par les géants américains d'Internet car ils s'immiscent dans leurs secteurs d'activités via de nouveaux services, a poussé l'Europe à réfléchir sur la question de sa souveraineté numérique".

La nouvelle Commission européenne, issue des élections de l'an dernier, a "pleinement conscience" de ces enjeux, selon Benoît Thieulin. D'autant plus que le numérique s'est immiscé au cœur du débat public depuis l'affaire Snowden, qui a attiré l'attention sur l'exploitation des données des citoyens par l'Etat américain, et, par ricochet, par les entreprises comme Google et Facebook qui savent tout ou presque sur nos centres d'intérêts, nos déplacements et nos habitudes de consommation.

L'agenda digital de l'UE, révélé au début du mois, prouve que l'Union européenne veut enfin se doter d'une véritable politique numérique. Au cœur des priorités de la nouvelle mandature, le Marché unique numérique, portée par le Commissaire Günther Oettinger, ambitionne d'uniformiser les réglementations européennes afin de lever les blocages qui empêchent l'émergence d'un futur champion européen du numérique.

En étant amenée à légiférer sur des sujets comme la régulation et la concurrence dans les télécoms, le commerce électronique et son développement transfrontalier, ou encore la protection des données personnelles, cette nouvelle politique va forcément se heurter aux intérêts des GAFA, qui profitent à plein du statut quo.

 

Margrethe Vestager, la terreur des GAFA

En attendant la mise en place de ce programme ambitieux (au mieux à la fin de 2016), les initiatives pour encadrer -et recadrer-  les GAFA se multiplient. Notamment depuis la prise de poste de la nouvelle Commissaire européenne en charge de la concurrence, Margrethe Vestager. En moins d'un an, la Danoise de 47 ans est devenue la terreur de géants américains. Le 15 avril dernier, elle a porté un coup dur à Google en faisant brutalement avancer une procédure d'enquête pour abus de position dominante, qui traînait depuis 2010.

Pour la première fois de son histoire, le célèbre moteur de recherche s'est vu accusé d'avoir enfreint la loi antitrust en favorisant ses propres services de shopping au détriment de ceux des autres entreprises. « Je crains que l'entreprise n'ait injustement avantagé son propre service de comparaison de prix, en violation des règles de l'Union européenne en matière d'ententes et d'abus de position dominante », a-t-elle déclaré pour justifier son acte d'accusation. Une enquête officielle a été ouverte dans la foulée, visant le système d'exploitation mobile Android, qui concentre 69,9% de la part de marché dans le mobile.

Si cette décision ne préjuge pas d'une sanction à venir, elle va à contre-courant de celle de la Federal Trade Commission (FTC), l'autorité américaine qui gère la concurrence et la protection du consommateur, qui avait blanchi Google en 2013 des mêmes griefs. Elle envoie surtout un signal fort aux GAFA: la récréation est terminée, il faudra désormais jouer selon les règles.

 

Sous pression, Amazon change ses pratiques fiscales

La décision d'Amazon, révélée ce mardi, de changer ses pratiques fiscales en Europe, est à marquer d'une croix blanche par sa dimension symbolique. Jusqu'à présent, le numéro un mondial du commerce en ligne optimisait sa fiscalité en faisant converger ses ventes européennes au Luxembourg, où se situe son siège européen. Les "LuxLeaks", des documents confidentiels exposés par la presse l'an dernier, avaient révélé que l'entreprise y bénéficiait depuis 2003 d'un accord de « tax ruling », qui lui permettait d'être taxé à moins d'1% de ses revenus, selon le Financial Times.

Désormais, Amazon va comptabiliser ses ventes dans chaque pays où il a une filiale (Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Espagne, bientôt France) et s'acquitter des taxes sur les sociétés directement dans les pays concernés. L'initiative intervient alors que Margrethe Vestager décortique depuis octobre dernier, dans le cadre d'une enquête menée par la Commission européenne, les accords fiscaux conclus par Amazon et Fiat au Luxembourg, Apple en Irlande ou encore Starbucks aux Pays-Bas. « La décision d'Amazon me paraît être un acte de bonne volonté, un message envoyé à Bruxelles pour montrer patte blanche et dire qu'ils ont compris les nouvelles règles du jeu », décrypte un analyste contacté par La Tribune.

 

Google, Apple et Facebook toujours dans le collimateur

D'autres procédures européennes ont abouti ou sont toujours en cours. En mai 2014, la Commission européenne avait déjà obtenu de Google la mise en place du "droit à l'oubli". Ce dispositif permet aux citoyens de demander la destruction de certaines données personnelles. Il a fêté la semaine dernière son premier anniversaire, avec un bilan mitigé.

Google fait aussi l'objet de pressions de la part de plusieurs Etats membres, qui veulent davantage le taxer sur ses profits. La France a ainsi tenté d'instaurer une "taxe Google" pour l'obliger à payer des impôts dans le pays, et a poussé l'adoption par l'UE d'une directive qui oblige le paiement de la TVA acquittée lors de l'achat d'une chanson ou d'un film via Apple ou Google, directement dans le pays de l'acheteur.

De son côté, Apple fait toujours l'objet d'une enquête concernant des hypothétiques accords fiscaux en Irlande, et d'une autre enquête autour d'éventuelles pratiques anti-concurrentielles avec des maisons de disques.

Facebook n'est pas en reste. La France, l'Italie et l'Espagne ont annoncé début avril l'ouverture d'enquêtes sur la nouvelle police de confidentialité du réseau social, soupçonnée d'avoir été mise en place sans informer suffisamment les utilisateurs sur l'exploitation de leurs données personnelles. Et au début du mois prochain, la Cour européenne de justice doit rendre une décision préliminaire pour statuer sur l'autorisation de Facebook de transférer les données personnelles de ses utilisateurs européens aux Etats-Unis.

 

Ne pas verser dans « l'anti-GAFA isme » primaire

L'Union Européenne, qui a longtemps aidé les entreprises américaines se déployer comme bon leur semblait sur le continent, deviendrait-elle "anti-GAFA" au fur et à mesure que ses ambitions dans le domaine du numérique se développent? Les géants du web le craignent. Selon le Wall Street Journal, Facebook, Google, Apple et Amazon, "prises sous les tirs croisés en Europe", dépensent de plus en plus d'argent dans le lobbying auprès des institutions communautaires.

Et certaines déclarations, notamment de la part de la Commissaire en charge de la concurrence, ont effectivement de quoi les inquiéter. "Si vous voulez manger un éléphant, vous devez avoir une stratégie. Si vous tentez de l'avaler en une seule bouchée, vous allez vous étouffer", expliquait récemment Margrethe Vestager au magazine Fortune, pour expliquer sa stratégie du "coup par coup" dans ses attaques contre Google.

Mais Bruxelles aurait-il intérêt à déclarer la guerre aux géants du web ? "L'UE tente simplement de protéger ses intérêts et ceux du consommateur, comme elle aurait dû le faire depuis longtemps", nuance Benoît Thieulin. Et de rappeller les bienfaits de ces entreprises pour l'économie européenne. "Il ne faut pas oublier que Google, Facebook, Apple et Amazon, entre autres acteurs, tirent l'innovation et encouragent la création de richesse grâce à leurs nouveaux services", rappelle le président du CNN.

Reste que les GAFA semblent avoir compris que l'Union européenne est désormais à prendre au sérieux. L'intensification de leur lobbying et l'initiative fiscale d'Amazon le prouvent. Une nouvelle ère, assurément.

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Voici comment Twitter nous rapproche des objets connectés

Voici comment Twitter nous rapproche des objets connectés | Toulouse networks | Scoop.it

A l’instar de Google et Facebook, Twitter est également très intéressé par l’avènement des objets connectés, et leurs possibilités de communication avec les utilisateurs. Autant de gazouillis en plus pour le site de micro-blogging.

Tandis que Google et Facebook ont déclaré leurs intentions de longue date dans le secteur de l’internet des objets, Twitter est plutôt resté dans une position d’observateur en 2014 vis à vis des objets connectés. Il reste encore au site de micro-blogging devenu roi de l’instantané à déterminer une stratégie cohérente face aux prochaines révolutions technologiques qui se préparent.

De son coté, Google a multiplié les initiatives dans le domaine des objets connectés, en lançant une plateforme pour la maison (via le programme Works With Nest) pour les wearables (Android Wear), pour les télévisions connectées (Android TV) et son pendant pour les voitures intelligentes (Android Auto) tandis que Facebook se positionne davantage comme une plateforme de connexion dans le cloud, en plus du rachat médiatisé d’Oculus Rift l’an dernier.

 

Les objets connectés et les réseaux sociaux :

Si de prime abord, les réseaux sociaux peuvent paraitre négligeable au regard des innovations apportées par les objets connectés que nous découvrons progressivement, ils ne le sont pas tant. Les réseaux sociaux rapprochent les individus et connectent les amis, les membres d’une même famille ou les collègues d’une même société. Pour rester pertinents, ces réseaux sociaux ont besoin de détenir une grande quantité de données personnelles sur chacun d’entre nous, mais également de les maintenir à jour dans le temps.

Les données contextuelles apportées par les objets connectés sont un moyen simple et efficace de maintenir ces données à jour, permettant d’alimenter leurs modèles économiques reposant souvent sur la publicité ciblée.

Mais Twitter, parce qu’il est le réseau de l’information instantanée, peut rêver de faire un peu plus que cela. Déjà, les objets connectés envoient des tweets par millions. Grâce à sa propre API ou à des services tiers comme celui d’IFTTT, vos objets connectés peuvent vous alerter en tweetant le message de votre choix. C’est simple, gratuit (comparé au SMS) et plutôt efficace. Les caméras de surveillance vous tweetent des alertes, des bracelets de sports vous notifient de votre performance par un rapide gazouillis… tout ça fonctionne.

 

Twitter avec les objets connectés :

Pour aller plus loin, Michael Wolf imagine que les services tiers seront bientôt capables de lire des tweets plutôt que de simplement envoyer des informations et de vous laisser le soin de les interpréter. Ainsi, on peut imaginer que d’ici peu, des objets connectés ou des services en ligne pourront interpréter des données twittées par d’autres objets, afin de déclencher des actions ou des prises de décisions. On n’est plus très loin d’une forme d’intelligence artificielle collective.

Imaginez qu’un simple tweet d’AirParif (le service de surveillance de la qualité de l’air) puisse être interprété par votre système domotique, déclenchant la fermeture des fenêtres et l’activation du purificateur d’air. 

Au delà, on peut imaginer que Twitter se positionne entre les évènements IRL et les objets connectés pour permettre aux marques d’exploiter ces nouveaux accessoires. Votre équipe de foot favorite pourrait ainsi tweeter une ambiance de couleur à répercuter sur vos ampoules Hue ou un cadran de montre personnalisé à appliquer à votre Apple Watch.

Une version personnelle et sociale d’IFTTT ?

Parce que Twitter est à la rencontre de l’actualité, du commerce et du réseau de contacts, il pourrait tout à fait se positionner comme une version sociale d’IFTTT, pour relier les services tiers et les objets connectés de différents fabricants.

Via – image : shutterstock
Merci Denis Roditi

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Et donc Google est désormais un opérateur mobile…

Et donc Google est désormais un opérateur mobile… | Toulouse networks | Scoop.it

Google a levé le voile sur Project Fi. Sous cette appellation se cache de grandes ambitions, puisqu’il s’agit d’une offre de téléphonie et d’Internet mobile exploitant les réseaux cellulaires de Sprint et T-Mobile aux Etats-Unis.

Google est donc un opérateur, ou presque. En effet, le projet n’en est qu’à ses balbutiements, est n’est accessible que sur invitation, aux Etats-Unis, pour les seuls possesseurs d’un smartphone Nexus 6. Google garantit une couverture 4G essentiellement dans la partie est des Etats-Unis : Floride, Louisiane, Ohio, New York, Caroline du Nord…

Le service a été officiellement lancé hier, et il faut noter que Google n’exploite pas sa propre  infrastructure, il est donc considéré comme opérateur mobile virtuel (MVNO), grâce à l’exploitation des réseaux cellulaires de Sprint et T-Mobile. L’offre se veut d’abord traditionnelle, pour 20 dollars HT par mois, les clients bénéficieront de l’illimité pour les appels et les SMS en local, ainsi que les textos vers l’international. Le tout sans engagement, ni frais de résiliation. En revanche, l’offre sur la data est intéressante, l’utilisateur paiera 10 dollars par Go de données consommé, mais se fera rembourser au prorata du forfait non utilisé, de façon mensuelle.

En d’autres termes 10 dollars seront restitués à quiconque ne consommera que 1Go sur un forfait de 2Go.

A l’inverse, si l’internaute dépasse le forfait prévu, il ne verra pas son débit bridé et la data supplémentaire ne sera pas su-facturée. Le supplément sera simplement ajouté à la note de fin de mois. Un forfait d’une grande flexibilité, qui permet beaucoup de personnalisation et d’adaptation. Google aurait déjà des vues sur l’international, mais rien de concret pour le moment.

 
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Comment Google faisait passer ses services en tête dans ses résultats

Comment Google faisait passer ses services en tête dans ses résultats | Toulouse networks | Scoop.it

Dans un rapport confidentiel que s’est procuré le Wall Street Journal, on apprend que Google a délibérément « privilégié ses propres services » sur son moteur de recherche, au détriment des autres. Google a placé ses services – comme Google Shopping, Google Product Search, Google Flight [son comparateur de vol] ou son système de recherche de commerces locaux, Google Local – en haut de ses résultats de recherche.

En sus, le moteur de recherche est également accusé d’avoir volontairement rétrogradé les services concurrents aux siens dans les pages de résultats. Pire, Google aurait « illégalement pris des informations de sites rivaux afin d’améliorer ses propres résultats de recherche, et placé des restrictions sur certains sites et annonceurs », selon Reuters.

Google Boost

Le rapport émane de la Federal Trade Commission [FTC, l’équivalent de l’Autorité de la concurrence aux Etats-Unis], et détaille la façon dont Google s’y prenait pour faire passer ses services en haut des résultats de recherche. S’appuyant sur le témoignage de Marissa Mayer, à l’époque vice-présidente de Google, les membres de la FTC expliquent que pour indexer ses services dans les résultats, le moteur de recherche ne prenait plus en compte le nombre de clics, comme il le fait d’habitude pour les autres sites.

« A la place, Google “ boostait automatiquement ” ses propres sites pour certaines recherches spécialisées, alors qu’en temps normal, les sites rivaux apparaîtraient en haut de la liste. Si un comparateur de prix était bien référencé, Google Product était placé au-dessus. Quand Yelp était considéré pertinent lors d’une requête, c’était Google Local qui apparaissait tout en haut. »

Il y a encore plus vicieux, dit le Wall Street Journal :

« En même temps qu’il boostait ses services, le moteur de recherche rétrogradait ceux de ses rivaux. Par exemple, Google dressait une liste de comparateurs de prix et “ les enlevait des dix premiers résultats ”, écrivent les membres de la FTC. […]

Les efforts de Google ont payé, selon la FTC. Ses membres disent que les manœuvres de Google ont réduit le trafic de ses rivaux, et augmenté celui de ses services. »

20 mois d’investigation

Si de telles accusations ne sont pas nouvelles, la divulgation du contenu de ce document interne – envoyé par erreur au Wall Street Journal, par la FTC elle-même ! – fait grincer des dents les concurrents de Google, qui en avaient gros sur la patate depuis 2013.

En effet, au-delà du détail des pratiques douteuses de Google, ce rapport montre que des « membres clés » de la FTC recommandaient, en 2012, de traîner Google en justice pour violation des lois de la concurrence... ce que la FTC n’a jamais fait.

Retournons en 2011, lorsque la FTC lance une enquête sur Google pour abus de position dominante. Après 20 mois d’investigation et plus de 9 millions de documents épluchés, l’agence fédérale conclut à l’unanimité que Google a bien utilisé ses algorithmes pour booster un peu ses services... mais pas dans le but de noyer les services rivaux. Non, c’était seulement pour le « bénéfice » des utilisateurs du moteur de recherche.

Un accord est trouvé entre la FTC et Google : le moteur de recherche « modifie certaines de ses pratiques », – Google ne peut plus se permettre, par exemple, de recopier tout ou partie des informations de Yelp et les afficher directement dans sa page de résultat, comme il le faisait avant – et le dossier est enterré.

Sur la base de cette décision, les services rivaux en question (Yelp, Expedia, TripAdvisor, Amazon...), n’ont pas eu de preuves pour attaquer Google en justice, et l’ont dès lors un peu en travers de la gorge. La décision avait également ulcéré Microsoft qui, lui, avait eu droit à plusieurs procès aux Etats-Unis et en Europe, où la société avait été condamnée à payer des centaines de millions d’euros pour abus de position dominante.

« La FTC avait bel et bien des preuves »

Les révélations du Wall Street Journal, et en particulier la recommandation d’un procès contre Google par des « membres clés » de la FTC ravivent donc les rancœurs des concurrents du moteur de recherche, qui accusent la FTC de s’être couché devant le géant américain, en dépit des recommandations de certains de ses membres. Le New York Times cite Luther Lowe, vice-président des relations publiques de Yelp :

« Cela montre que la FTC avait bel et bien des preuves que Google truquait ses résultats de recherche. Avec sa faible décision [de 2013, ndlr] contre l’avis de ses membres, la FTC a tacitement donné un feu vert à un comportement allant à l’encontre de l’intérêt des consommateurs aux Etats-Unis. »

De son côté, la ligne de défense principale de Google s’effrite, explique le Wall Street Journal :

« Google disait que le fait de promouvoir ses propres services de recherche spécialisés permettait aux utilisateurs d’avoir plus d’information, plus rapidement. […] Les membres du FTC ont trouvé que Google privilégiait ses propres services en partie parce qu’il avait peur de perdre des visiteurs, et donc des revenus publicitaires, au bénéfice de rivaux tels que Yelp ou TripAdvisor. »

« Ce rapport pourrait soulever des questions concernant la direction de l’agence fédérale », écrit le New York Times. Trois des cinq membres de la direction de l’époque sont toujours en fonction. »

En attendant les suites de cette affaire aux Etats-Unis, Google fait toujours l’objet d’une enquête par la Commission européenne depuis 2010. Motifs : soupçons d’abus de position dominante dans la recherche en ligne et la publicité.

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Goodbye, Google+: Social Network Broken Into Streams and Photos Products

Goodbye, Google+: Social Network Broken Into Streams and Photos Products | Toulouse networks | Scoop.it

Horowitz didn't specifically mention Google+ in his post, but the writing is on the wall. Considering these two products make up much of the Google+ network user experience, their separation pretty much spells the end of Google's foray into social.

Google has given a lot of clues pointing to the demise of its social network over the past 18 months, including the shelving of mandatory Google+ registration when signing up for new Google services, the death of Authorship, moving much of the Google+ team to Android when G+ godfather Vic Gundotra left the company.

Even so, Google+ had continued expanding some services. For example, it wasn't that long ago +Post ads were made available to all advertisers.

Maybe Google hopes to continue using Google+ for advertising only? It seems ludicrous – without a social network, where's the audience to make it worth it for businesses to stay? Ah, there's the beauty of Google though; it was never just a social network. It's primarily an advertising network, then a search engine.

Sure, the social aspect of it would be a ghost town (as we've been proclaiming since its earliest days), but they have such reach across Search, YouTube, Gmail that it may not matter. Google+ was never getting the social engagement and activity Facebook enjoys, but their ad business is still exponentially larger and more lucrative.

If you take Photos and Streams away, there's really not much left to interest users, is there? Hangouts already became a standalone app in the fall. With this latest announcement, it's crystal clear Google has abandoned their plan to build a social network to rival Facebook.

Google+ will now join a host of products that have been killed off before it, in the Google Graveyard. We've said goodbye to Aardvark, Google Buzz, Labs, Google Answers and more.

That's what's amazing about Google, though. They take massive risks that don't always pan out, but they are free to try.

Their plans for the network always seemed somewhat patched together – often, it seemed they were trying too hard to be like Facebook and not getting it quite right. The parts they nailed, like Hangouts, aren't integral or exclusive to the network anymore. Taking on Facebook for the social media heavyweight belt was probably their most ambitious effort to date, but also their most publicized and notorious failure. The concept wasn't bad and you can't blame them for trying – it just never came together.

Goodbye, Google+.

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Vers le crépuscule de Google+ ? Des projets alternatifs émergent en interne s

Vers le crépuscule de Google+ ? Des projets alternatifs émergent en interne s | Toulouse networks | Scoop.it

Bradley Horowitz reprend les rênes du réseau social de Google, qui pourrait faire l’objet d’une exploitation par thèmes comme la photo ou le streaming.

Google veut-il tourner la page de Google+ ? Plusieurs indices tendant à démontrer que le groupe Internet cherche à renouveler l’expérience avec son réseau social qui manque de dynamisme face à Facebook.

Bradley Horowitz remplace David Besbris à la direction de Google Plus.

On recense un vrai turn over à ce poste. Puisque David Besbris avait été nommé en avril 2014 pour remplacer Vic Gundotra, le fondateur de Google Plus (l’origine du réseau social remonte à l’été 2011).

Quelles sont les intentions de Bradley Horowitz ? Dans une contribution sur Google Plus justement, l’ex-Vice-Président Produits en charge de Google Plus répond à TechCrunch qui avait dévoilé son nom. « Je voulais juste vous dire que les rumeurs sont vrais. Je vais diriger Google’s Photos et Streams. », déclare l’intéressé.

Mais dans quelle mesure Google + sera remodelé ? Il est encore trop tôt pour en savoir plus…

Mais le virage se confirme : « Je le pense de plus en plus : vous allez voir que nous allons nous concentrer sur les communications, les photos et Google+ Stream comme trois importantes domaines plutôt que les considérer comme un tout », a déclaré Sundra Pichai, Vice-Président Senior de Google en charge de Chrome, d’Android et des applications, dans les colonnes de Forbes.

Facebook a terrassé Google Plus. Sur le papier, le réseau social de Mark Zuckerberg remporte le match indéniablement : 1,35 milliard d’utilisateurs dont 890 millions d’utilisateurs actifs par jour au dernier pointage (compteur de décembre 2014). Pour Google Plus, à la date d’octobre 2013, on arrivait à 30 millions d’utilisateurs par mois.

Certes, la firme Internet a essayé de monter des synergies entre Google+ et d’autres services complémentaires comme Gmail (messagerie) ou Hangout (vidéo conférence et messagerie instantanée). Mais cela ne semble pas suffire pour revenir dans la course.


 
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