Datarmine sur la vague du « social business » | Toulouse networks | Scoop.it
La start-up toulousaine lancera le 28 janvier, à l’occasion de la journée européenne de la protection des données, sa solution de protection de la vie privée sur les réseaux sociaux, basée sur un modèle économique novateur.

Offrir aux utilisateurs des réseaux sociaux un outil leur permettant de protéger leurs données personnelles et de garantir leur droit à l’oubli. Telle est la vocation de Datarmine (contraction de data are mine), start-up toulousaine créée à l’initiative de Willy Lafran et Christian Barras.
Le principe de ce service ?  L’utilisateur télécharge directement sur son navigateur l’extension Datarmine qui fonctionne sur tous les réseaux sociaux et lui permet de créer ses propres listes privées d’amis. Les publications entre les membres de ces listes sont chiffrées, et donc uniquement lisibles par les destinataires sélectionnés. « De notre côté, nous n’avons pas accès aux données de l’utilisateur, auquel nous ne demandons aucune information nominative lors de l’inscription. Et pour plus de transparence, le code de l’extension est open source », souligne Willy Lafran.

Innovant techniquement, le service proposé par la start-up toulousaine se distingue également par sa vocation sociale. De fait, si ce service est accessible gratuitement pour les particuliers et les associations à but non lucratif, l’internaute qui l’utilise s’engage en contrepartie à soutenir des associations caritatives. Ainsi, seuls ses « vrais amis » (ceux qu’il a sélectionnés dans sa liste privée) sont destinataires du message authentique ; les autres, en revanche, reçoivent un message de substitution, une incitation à cliquer sur le lien d’une association partenaire de Datarmine. Pour l’instant, la start up s’est engagée aux côtés de 7 associations en France, en Afrique et au Brésil, dont L’enfant bleu et l’association de soins pédiatriques palliatifs Vela à Toulouse. Et cette liste devrait s’allonger encore dans les mois à venir.

Un cercle vertueux


En l’occurrence, si cette composante humaine est au cœur de la démarche entrepreneuriale de Willy Lafran (par ailleurs co-fondateur de Formel SAS, dédiée à la formation et aux services web pour les salariés aidants familiaux), il y a derrière Datarmine un véritable business model économique. « Aujourd’hui, 1 milliard de personnes utilisent Facebook, dont 30 millions en France. Quant à Twitter, il totalise 300 millions d’utilisateurs dans le monde, soit l’équivalent de la population des USA. La protection de la vie privée et le droit à l’oubli sur les réseaux sociaux sont devenus un véritable enjeu de société. Avec Datarmine, nous proposons à l’internaute de protéger ses données personnelles, tout en gagnant de l’argent et en soutenant une cause humanitaire. » Ainsi, dans un premier temps, l’utilisateur n’a accès qu’aux sources des associations partenaires de la start-up. Mais après avoir leur avoir offert un certain nombre d’incitations, il peut sélectionner des annonceurs privés et recevoir une partie du chiffre d’affaires publicitaire généré... à condition qu’il reverse, en retour, un pourcentage de ses gains aux associations qu’il soutient.

 

« Dans un deuxième temps, nous proposerons aux annonceurs une version payante de Datarmine qui présente l’avantage de fonctionner sur tous les réseaux sociaux et d’offrir un outil de publicité au clic à fort taux de conversion. Aujourd’hui, notre priorité est de constituer une communauté engagée », ajoute Willy Lafran, qui vise la barre des 800 000 utilisateurs dans l’année.
Hébergée au Camping, l'incubateur à start-ups de la TIC Valley, Datarmine (en cours de création) est par ailleurs en contact avec deux business angels et des fonds d’investissement parisiens pour soutenir son développement.

Chantal Delsouc, Midenews