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Les réseaux sociaux, comme leviers des mobilisations et des révolutions

Les réseaux sociaux, comme leviers des mobilisations et des révolutions | Toulouse networks | Scoop.it
Le Monde.fr -

Depuis six mois, émergent des mouvements initiés à partir des réseaux sociaux : le "printemps arabe" en a été le révélateur. Plus près de nous, la mobilisation d'Espagnols sur les places des villes ainsi que celle des Italiens afin qu'ils participent aux référendums populaires, l'illustre également. Au-delà de l'exemple arabe, cet article interroge leur impact sur nos démocraties, susceptible de consacrer "l'extension du domaine des luttes" et de nous faire entrer dans la "démocratie 2.0".

L'exemple égyptien a, le premier, révélé l'impact très réel des réseaux virtuels. C'est une singularité que ces gouvernements, prévenus au préalable et disposant du pouvoir économique et militaire, soutenus par les diplomaties occidentales et des milices de citoyens aient pu s'effondrer comme châteaux de carte dans les sables tunisiens et égyptiens.

En effet, à l'origine les émeutes tunisiennes et égyptiennes étaient parties de revendications malheureusement "classiques" – chômage, prix du pain, inégalités – et nul n'aurait pu imaginer qu'elles ne fussent maîtrisées par les pouvoirs en place, comme le montre la tergiversation des diplomaties occidentales. Rappelons que, le 6 décembre 2010 encore, le second tour des élections législatives en Egypte avait été boycotté par la plupart des partis sans que cela ne déclenche d'émotion. Et pourtant, l'exemple égyptien montre que les contestations n'ont jamais concerné qu'une partie minoritaire de la population. La place Tahrir n'a pas accueilli les 80 millions d'Egyptiens, puisque au maximum un million d'entre eux a constitué de près ou de loin la minorité agissante.

Force est donc de constater qu'il s'est produit une sorte d'"effet levier" des réseaux sociaux, permettant de "soulever les masses". Le regroupement via l'Internet de milliers de personnes à un endroit donné a agi comme un coup de bélier décisif, asséné aux piliers du régime qui les a fait vaciller.

Un tel effet a toujours été l'apanage des médias émergents, déstabilisant les pouvoirs en place, spirituels ou temporels. Le livre d'imprimerie et sa diffusion propagèrent les idées de la réforme, le foisonnement et la lecture des journaux et feuilles d'opinion jouèrent un rôle dans les révolutions du XVIIIe et XIXe siècles, ainsi que la radio et la télévision au XXe siècle dans l'émergence des masses à l'ère totalitaire puis dans la communication politique.

D'où provient donc cet effet levier ? On peut avancer que l'image de modernité de ces médias rejoint celle des aspirations politiques et s'identifie avec elle, l'une alimentant et amplifiant l'autre. De plus, ces médias offrent une réactivité dans la diffusion des informations et la fixation des lieux de manifestation qui se joue des lourdes organisations policières.

Le "printemps arabe" n'annonce-t-il pas l'été des démocraties occidentales ? Jusqu'à présent, de telles mobilisations avaient été festives en Occident, à l'image des apéros géants ou des rave-party sauvages. La mobilisation des jeunes Espagnols exprime cette "extension des domaines de la lutte" à nos démocraties. Partie de rien, elle a été gonflée par les réseaux numériques. De même, en Italie, la mainmise berlusconienne sur l'ensemble des médias "classiques" a été mise en échec par ces médias parallèles.

Avec les réseaux sociaux les modalités traditionnelles de mobilisation, les syndicats, le multipartisme, le droit de manifestation, voire la représentation par l'élection, prennent "un coup de vieux". Les "flash-mobs", l'agora des "chats" et des "tweets", sont un nouvel espace d'expression et de mobilisation peu ou pas régulé ni intégré dans le champ politique. Le temps de l'action politique est bouleversé par leur instantanéité qui provoque une opinion et un effet de masse immédiat.

Notons que cet effet est binaire à l'image du simpliste "j'aime" de Facebook et qu'il se concilie difficilement avec la complexité des réponses à apporter aux problèmes contemporains. Dans cet univers, l'espace public d'expression et de formation des opinions est, à tous égards, compressé, tant dans son horizon temporel que dans l'algorithme des choix possibles.

Ce sont donc les équilibres traditionnels de la démocratie qui sont questionnés. Cela pourrait se traduire par une "démocratie 2.0", davantage participative mais dont le degré d'implication et d'adhésion des participants aux mobilisations est variable, changeant et moins durable, voire éphémère. Une "démocratie 2.0" où aux côtés de la société civile émerge une "société numérique".

Ni opposition aux formes classiques de contestation ni simple renouvellement de leurs modalités, les réseaux sociaux apparaissent comme un monde propre, avec ses codes et ses usages dont l'impact en termes de démultiplication médiatique en fait une force émergente, sorte de démocratie d'opinion de percussion et au caractère potentiellement déstabilisateur.
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#Botzaris36, la twitt-campagne pour les migrants tunisiens

#Botzaris36, la twitt-campagne pour les migrants tunisiens | Toulouse networks | Scoop.it
http://fr.twitter.com/#!/MsTeshi/status/82709722398064640

http://fr.twitter.com/#!/MsTeshi/status/76366711300960256

- Libération :

Après l'évacuation d'une quarantaine de Tunisiens de l'ancien local parisien du parti de Ben Ali, des militants et des citoyens ont lancé une mobilisation sur le réseau social.

#Botzaris36 au deuxième rang des tophashtags français après #fetedelamusique sur Twitter, mardi. Pour les créateurs du mot clé, ce résultat est la consécration de trois semaines d'exploitation intensive du site de microblogging.

http://fr.twitter.com/#!/MsTeshi/status/80682890186326016

http://fr.twitter.com/#!/Menilmuche/status/79163921256284160

http://fr.twitter.com/#!/Paul_Da_Silva/status/80384787596058625

http://twitter.com/#!/search/%23Botzaris36

http://fr.twitter.com/#!/leclown/status/81660301329707008

http://fr.twitter.com/#!/leclown/status/82136325700071424

http://lepuzzle.eu/2011/06/17/une-soiree-presque-ordinaire-au-36-rue-botzaris-paris/

L'objectif lorsqu'ils ont crée #Botzaris36? Alerter l'opinion publique sur la situation de migrants tunisiens arrivés en France via Lampedusa et installés dans l'ancien local du RCD, le parti du dictateur Ben Ali, depuis le 31 mai. Il fallait raconter les événements qui avaient conduit ces migrants à s'installer au 36 de la rue Botzaris, une adresse au passé trouble. Il fallait mobiliser citoyens, journalistes et élus pour régulariser leur situation.

La twitt-mobilisation s'est accélérée ces derniers jours, depuis l'évacuation de la quarantaine d'occupants, le jeudi 16 juin. A la question sensible des archives dénichées dans cet immeuble, s'ajoute le problème du sort des migrants laissés dehors.

A l'origine du combat, deux gazouilleurs patentés: @MsTeshi et @Paul_da_Silva. La première, jeune militante libertaire, s'intéresse depuis longtemps au sort des migrants tunisiens échoués à Paris, comme elle le raconte ici. Le second, ex-président du Parti pirate France, a aussi «de nombreux amis tunisiens» et a suivi leur révolution de très près. Militant contre la censure, il a dénoncé celle mise en place par Ben Ali.
(...)

http://twitter.com/#!/leclown/status/82378922817359872

http://fr.twitter.com/#!/jeanmarcayrault/status/83182351907172352

http://fr.twitter.com/#!/Menilmuche/status/83568717895712768

http://fr.twitter.com/#!/Pierrederuelle/status/83571293135454210
@paul_da_silva @Ooouups @MsTeshi @leclown @Menilmuche @joueurs et d'autres auront fait plus pour #Botzaris36 que tous nos politiques.



[Note du Curateur] Il serait temps d'interdire Twitter sur le territoire français, car bientôt c'est le Peuple qui va commander ici. Ce serait la fin de tout ! ;-)
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