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La Mêlée Numérique 2013

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Networking in Toulouse - Réseautage de la Ville Rose
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Axelle Lemaire à Toulouse vendredi pour parler spatial et numérique

Axelle Lemaire à Toulouse vendredi pour parler spatial et numérique | Toulouse networks | Scoop.it

Axelle Lemaire sera vendredi 13 février à Toulouse. C'est la première fois que la secrétaire d'État au Numérique se rend dans la Ville rose depuis la labellisation "French Tech" acquise en novembre dernier. Elle devrait notamment visiter La Cantine et la Tic Valley.

 

C'est "une super nouvelle" pour Bertrand Serp, vice-président de Toulouse Métropole en charge du Numérique, et pour tous les acteurs du secteur à Toulouse.
Après plusieurs rendez-vous manqués, Axelle Lemaire a enfin confirmé sa venue dans la Ville rose, ce vendredi 13 février. "Axelle Lemaire souhaite venir à Toulouse pour rencontrer les acteurs du numérique et du spatial", précise Bertrand Serp. À noter que la secrétaire d'État a rendez-vous mercredi matin (11 février) pour un entretien avec Jean-Paul Herteman, président directeur général du Groupe Safran (aéronautique, astronautique, défense et sécurité).

Visite de La Cantine

Si le programme de la secrétaire d'État à Toulouse n'est pas encore défini, on sait déjà qu'elle sera présente toute la journée. Elle visitera notamment La Cantine, rue d'Aubuisson, lieu "totem" de Toulouse French Tech (qui déménagera bientôt sur le Quai des Savoirs), ainsi que la Tic Valley. "C'est une vraie reconnaissance, se réjouit Bertrand Serp. La preuve qu'on bouge, qu'on fait du bon boulot."

La secrétaire d'État pourrait notamment déjeuner avec Jean-Luc Moudenc et plusieurs start-upper toulousains. Hasard du calendrier, l'accélérateur de start-up privé Ekito, moteur de la French Tech Toulouse, inaugure le soir-même son nouveau bâtiment, le  Grand Builder. Va-t-elle s'y rendre ? En raison de son statut de secrétaire d'État, c'est la préfecture qui gère désormais le planning d'Axelle Lemaire.

Pour rappel, Toulouse fait partie des premières métropoles françaises labellisées French Tech. C'est Philippe Coste, directeur d'Epitech Toulouse, qui a endossé le rôle de directeur délégué French Tech Toulouse. Lui aussi se réjouit, car, il l'a avoué devant 200 personnes le 20 janvier (lors de la table ronde "Numérique, la troisième révolution industrielle") : "Axelle Lemaire, je l'adore !".

Après Fleur Pellerin, qui occupait le même poste avant elle, Axelle Lemaire est un des membres du gouvernement les plus appréciés des entrepreneurs.

Jacques Le Bris's insight:

@FrenchTech_Tlse

@LaCantine_Tlse

@La_Melee

@TICVALLEY

@scoopit

@sigfox

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Rassemblement international de Fablabs à Toulouse pour un festival innovant

Rassemblement international de Fablabs  à Toulouse pour un festival innovant | Toulouse networks | Scoop.it

De nombreux ateliers seront proposés durant le festival./

 

Ils vont venir, ils seront tous là. Du 6 au 10 mai, Toulouse accueillera le Fablab festival, un rassemblement de l'ensemble des Fablabs français – des laboratoires de fabrication ouvert à tous –, et même au-delà (Espagne, Hollande, Russie, Grèce, Brésil, Burkina Fasso…). L'occasion, annonce le président du Fablab toulousain, Nicolas Lassabe, de fédérer enfin le réseau français.

 

Ce festival, ouvert aux professionnels et au public, permettra de découvrir ce qui se cache derrière ce terme à la mode mais dont la finalité échappe à beaucoup (voire l'encadré). Il donnera aussi la possibilité aux curieux de découvrir un monde innovant et bouillonnant : expositions, ateliers pratiques, conférences, le tout dans un espace de plus de 3000m2.

 

De la volière de drones à l'imprimante 3D à pizzas

Les visiteurs pourront manipuler un robot-marionette, imprimer en 3D, réaliser des boomerangs en bois par gravure laser, créer des objets électroniques, s'initier au dessin mural à l'aide d'un robot-traceur, découvrir la volière de drones ou écouter Anjan Contractor, l'inventeur de l'imprimante 3D alimentaire (notamment pour imprimer des pizzas) pour le compte de la Nasa.

Cette rencontre de haut niveau, sous le marrainage d'Axelle Lemaire, secrétaire d'Etat au Numérique, se place dans l'esprit «do it yourself», soit «faites-le vous-même». Un leitmotiv pour les adhérents des Fablabs, qui ambitionnent de bouleverser les modes de consommation : arrêter de jeter un objet dès qu'il est cassé, mais plutôt tenter de le réparer, notamment grâce à l'impression 3D.

www.fablabfestival.fr


Olivier Auradou

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Terrorisme, appel aux meurtres des salariés de Twitter...

Terrorisme, appel aux meurtres des salariés de Twitter... | Toulouse networks | Scoop.it

Jack Dorsey, le fondateur de Twitter, ainsi que ses employés sont la cible de menaces de mort de la part de terroristes de l’état islamique. Ces derniers reprochent à Twitter la fermeture de comptes de Daech.

 

Depuis les attentats en France, le ministre de l’intérieur encourage les acteurs américains du Web à se montrer plus réactifs dans la lutte contre les contenus liés au terrorisme. Bernard Cazeneuve s’est même rendu en février dans la Silicon Valley.

Mais premier amendement oblige, ces services ont souvent une politique qui autorise des propos qui dans d’autres pays tomberaient sous le coup de la loi. Néanmoins les actions menées par Twitter en matière de fermeture de comptes d’internautes se revendiquant de l’état islamique (EL) valent à la firme des menaces.

Déjà des menaces de mort en 2014

BuzzFeed a en effet constaté la mise en ligne sur le site JustPaste.it de menaces de mort dirigées contre le fondateur de Twitter, Jack Dorsey, et les employés du service de microblogging. Ce message est justifié par la fermeture de comptes de Daech. Il comporte ainsi une image, avec viseur, de Dorsey et appelle les djihadistes d’EL à s’en prendre aux salariés de Twitter.

« Vous avez commencé cette guerre échouée. Nous vous avons prévenus depuis le début que ce n’était pas votre guerre, mais vous n’avez pas compris et continué à fermer nos comptes sur Twitter, mais nous revenons toujours… » est-il notamment écrit.

Ces menaces de mort ne sont cependant pas nouvelles. En octobre 2014, Daech appelait déjà à assassiner dirigeants et employés de Twitter du fait des nombreux blocages de comptes de membres ou sympathisants du mouvement terroriste, très actif sur les réseaux sociaux.

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Twitter interdit les utilisateurs de Tor, sauf à renoncer à l'anonymat

Twitter interdit les utilisateurs de Tor, sauf à renoncer à l'anonymat | Toulouse networks | Scoop.it
Désormais, les utilisateurs de Twitter qui souhaitent s'inscrire en masquant leur adresse IP réelle par l'utilisation du réseau Tor devront fournir un numéro de téléphonemobile valide.

 

Twitter passe la seconde dans son combat contre les trolls. Décidé à combattre les harceleurs qui sont désormais pointés du doigt comme une priorité par le PDG de Twitter, le réseau social a mis en place de nouvelles mesures censées dissuader les internautes d'utiliser le service pour publier des messages à mauvais escient. La plus spectaculaire est l'utilisation du numéro de téléphone mobile pour tracer les utilisateurs au comportement suspect.

Actuellement, le réseau social donne la possibilité aux internautes de confier à Twitter leur numéro de téléphone, principalement pour activer la double authentification par mot de passe et SMS, mais la saisie est optionnelle. Cependant, comme le rapporte The Verge, Twitter a décidé d'exiger le numéro de portable d'un membre dont le compte est suspendu provisoirement, pour vérifier qu'il n'a pas déjà fait l'objet de sanctions par le passé, et ainsi accélérer ses procédures de fermeture définitive.

Or Techcrunch ajoute que Twitter interdit désormais aux utilisateurs de Tor de s'inscrire sur le réseau social sans fournir de numéro de téléphone. Cela revient donc à interdire l'utilisation anonyme de Twitter, le numéro de téléphone pouvant toujours être fourni sur requête ou sur dénonciation aux autorités judiciaires, lesquelles peuvent demander une identification de l'abonné auprès de l'opérateur mobile : 

(...)

Nos propres tests n'ont cependant pas confirmé la mise en place de la mesure sur la version française de Twitter, le réseau social ayant plus brutalement encore refusé notre inscription réalisée à partir d'une connexion sécurisée par Tor. "Nous ne pouvons pas créer de nouveau compte depuis cet ordinateur", dit un message sibyllin qui conseille de passer "à la place" par les applications pour téléphone mobile :

(...)

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oliviersc's comment, March 3, 11:32 AM
Parallèlement : Twitter interdit les utilisateurs de Tor, sauf à renoncer à l'anonymat = https://plus.google.com/u/0/114108954249717412482/posts/bqsSVhxVUCP
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Vers le crépuscule de Google+ ? Des projets alternatifs émergent en interne s

Vers le crépuscule de Google+ ? Des projets alternatifs émergent en interne s | Toulouse networks | Scoop.it

Bradley Horowitz reprend les rênes du réseau social de Google, qui pourrait faire l’objet d’une exploitation par thèmes comme la photo ou le streaming.

Google veut-il tourner la page de Google+ ? Plusieurs indices tendant à démontrer que le groupe Internet cherche à renouveler l’expérience avec son réseau social qui manque de dynamisme face à Facebook.

Bradley Horowitz remplace David Besbris à la direction de Google Plus.

On recense un vrai turn over à ce poste. Puisque David Besbris avait été nommé en avril 2014 pour remplacer Vic Gundotra, le fondateur de Google Plus (l’origine du réseau social remonte à l’été 2011).

Quelles sont les intentions de Bradley Horowitz ? Dans une contribution sur Google Plus justement, l’ex-Vice-Président Produits en charge de Google Plus répond à TechCrunch qui avait dévoilé son nom. « Je voulais juste vous dire que les rumeurs sont vrais. Je vais diriger Google’s Photos et Streams. », déclare l’intéressé.

Mais dans quelle mesure Google + sera remodelé ? Il est encore trop tôt pour en savoir plus…

Mais le virage se confirme : « Je le pense de plus en plus : vous allez voir que nous allons nous concentrer sur les communications, les photos et Google+ Stream comme trois importantes domaines plutôt que les considérer comme un tout », a déclaré Sundra Pichai, Vice-Président Senior de Google en charge de Chrome, d’Android et des applications, dans les colonnes de Forbes.

Facebook a terrassé Google Plus. Sur le papier, le réseau social de Mark Zuckerberg remporte le match indéniablement : 1,35 milliard d’utilisateurs dont 890 millions d’utilisateurs actifs par jour au dernier pointage (compteur de décembre 2014). Pour Google Plus, à la date d’octobre 2013, on arrivait à 30 millions d’utilisateurs par mois.

Certes, la firme Internet a essayé de monter des synergies entre Google+ et d’autres services complémentaires comme Gmail (messagerie) ou Hangout (vidéo conférence et messagerie instantanée). Mais cela ne semble pas suffire pour revenir dans la course.


 
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Google suit la tendance en morcelant Google+

Google suit la tendance en morcelant Google+ | Toulouse networks | Scoop.it

Lancé il y a plus de 4 ans avec un certain retard sur la concurrence, Google+ n’a jamais vraiment réussi à s’imposer face aux autres grandes plateformes sociales. Force est de constater que même Google et ses ressources quasi illimitées n’ont pas été en mesure d’assumer plusieurs fronts en même temps (cf. Google+ est mort, vive Universal Analytics). Suite aux départs successifs de plusieurs responsables, la direction de Google s’est enfin décidée à reconnaitre l’échec de sa plateforme sociale et à morceler les fonctionnalités les plus populaires : Google+ officially splits into Photos and Streams. La marque « Google+ » disparait, mais cette annonce ne sonne pas nécessairement comme une défaite.

Certes, Google+ en tant que destination, au même titre que Facebook ou autres « portails », n’a jamais vraiment passionné les internautes, quelques millions d »utilisateurs actifs selon les dernières estimations (How many people are publicly using Google Plus?). Google a bien réussi à forcer la création de milliards de comptes, mais les internautes se sont rebellés contre cette tactique, notamment avec l’affaire des commentaires de YouTube. Depuis, Google a été obligé de faire marche arrière (Google is no longer forcing new users into making Google+ accounts). Au final, que reste-t-il de Google+ ? Un peu plus que vous ne pourriez le penser…

L’annonce faite ce matin parle de scinder Google+ en deux services : Stream pour le flux de messages et Photos pour les… photos. Certes, le flux de message peut difficilement être comparé à des services beaucoup plus visibles comme Twitter ou Reddit, mais il permet à de très nombreuses communautés d’exister en leur fournissant une plateforme technique robuste et simple à utiliser. J’ai d’ailleurs du mal à expliquer pourquoi Google a opté pour « Stream » et non « Communities« .

Exemple de communauté dans Google+

Au sujet de Photos, là encore, si ce service n’a pas la même visibilité qu’Instagram ou Pinterest, il reste un moyen redoutablement efficace pour conserver et retoucher ses photos, toutes ces photos. L’idée n’étant pas de partager des selphies ave le reste de la planète, mais plutôt de se constituer une base de souvenirs, en capitalisant sur le succès de Picasa. Et de ce point de vue là, ça fonctionne parfaitement, d’autant plus que les ambitions de Google ne s’arrêtent pas là, notamment avec le rachat récent de l’application mobile OdysseGoogle Acquires Odysee, An App For Private Photo/Video Backup And Sharing, Team Joins Google+.

L’interface d’Odysse

Il y a ensuite Hangouts, la plateforme de messagerie unifiée qui absorbe petit à petit les autres services de Google (Google Talk for Windows will close down tomorrow to make room for Hangouts). Initialement dédié aux conversations vidéo, Hangouts a rapidement pris de l’ampleur, sans toutefois égaler des applications comme WhatsApp ou WeChat (How journalists are using Slack and Hangouts, instead of email, to stay connected). Là où ça devient très intéressant, c’est que Google l’utilise maintenant dans son offre dédiée aux entreprises (Hangouts Now Works Without Google+ Account, Becomes Part Of Google Apps For Business), et qu’ils l’exploitent même comme un outil de support pour les produits « maison » (Google introduces a virtual ‘Genius Bar’ to answer device questions). Plus récemment, des tests ont été effectués auprès de commerçant et prestataires de proximité : Experimental Hangouts Feature In Google Search Allows You To Chat With Businesses.

La fonctionnalité de clic-to-chat de Hangout

Au final, si Google n’a pas réussi à faire de Google+ une grande plateforme sociale, certains services ont réussi à trouver leurs publics. Mais nous vous y trompez pas, ces services ne sont que des « danseuses » pour Google qui voulait initialement associer chaque contenu et interaction à un profil. De ce point de vue là, l’opération est une réussite, car de milliards de comptes ont été créés, et, car le système d’authentification de Google remporte un vif succès (Q4 social login report: Facebook losing ground to Google).

Évolution des parts de marché des systèmes d’authentification

Conclusion : la marque « Google+ » s’efface au profit de services isolés (Communities, Photos, Hangouts). En ce sens, Google suit la tendance du « unbunlding » (cf. Why large tech companies are hopping on the app ‘unbundling’ trend et App Unbundling: Simplifying Apps by Breaking Out Their Experiences), tout en déployant de gros efforts sous le capot pour imposer ses profils. Une tactique qui fonctionne bien jusqu’à présent, même si certains tentent une manoeuvre de contournement (Twitter launches its phone-number based login system, Digits for the web).

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Twitter veut vous faire perdre des «followers»

Twitter veut vous faire perdre des «followers» | Toulouse networks | Scoop.it

Préparez-vous à voir fondre votre nombre de followers. Twitter a annoncé jeudi qu'il allait accentuer ses efforts contre les faux comptes et contre le vol d'informations personnelles sur le réseau social. Selon certaines estimations, près d’un compte sur deux serait de faux comptes sur le réseau social.

Cette annonce intervient après que Twitter eut annoncé en décembre un renforcement de la sécurité. «Nous avons simplifié la procédure pour signaler le harcèlement sur Twitter récemment, à présent nous effectuons des améliorations similaires pour ce qui est du signalement d'autres problèmes, comme les faux comptes ou le partage d'informations privées et confidentielles», a expliqué Tina Bhatnagar dans une publication sur un blog du site de microblogging.

 

Des équipes spéciales pour gérer les signalements

Ces changements ont déjà commencé et devraient être complètement effectuées d'ici à quelques semaines. «Au global nous gérons cinq fois plus de signalements qu'auparavant, et nous avons triplé nos équipes chargées de s'occuper de ces problèmes», a assuré Tina  Bhatnagar.

Twitter grandit moins vite que certains de ses rivaux. Le réseau social, qui revendique 288 millions d'utilisateurs actifs mensuels, effectue de gros efforts pour améliorer la confiance de ses utilisateurs.

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Média et contenu : quand les robots raconteront des histoires

Média et contenu : quand les robots raconteront des histoires | Toulouse networks | Scoop.it

Le stylo n'est plus à la page, l'écriture à défaut d'être cursive est devenue furtive. Et maintenant le rédacteur va peut-être passer la main à un robot... Pourquoi ? Et bien pour transformer de la data en histoire écrite. La boucle est bouclée par le logiciel Quill !

 

La robotique comme réponse à la révolution technologique des modes de consommation et de production de l’information ? Le L.A Times et Tribune Company ont déjà montré la voie en 2014, l’un avec un algorithme programmant l’écriture automatique d’un article quasi en temps réel, l’autre avec Newsbeat, une application permettant à l’utilisateur de se faire lire son journal comme s’il écoutait la radio. L’intelligence artificielle pour produire des rapports financiers et de renseignements, c’est encore inédit et l’innovation nous vient encore des Etats-Unis.

 

Développé par Narrative Science à Chicago, le logiciel se nomme Quill. Il transforme de la data numérique en histoire écrite, sans la moindre intervention humaine bien évidemment. Très rapidement utilisé par des chaînes de télévision pour pondre des rapports utiles aux commentaires des matches de baseball, mais aussi par un média de référence comme Forbes, qui lui dédie une section sur son site web, Quill s’est déjà attiré l’ire de détracteurs qui voient en ce logiciel la preuve que la machine remplacera un jour le travail de l’Homme. « Beaucoup de gens se sentent menacés par ce que nous faisons et cela nous a valu une grande couverture médiatique. C’était une bénédiction car cela a mené à plein de demandes de différentes industries et à l’évolution vers un marché différent », commente Stuart Frankel, le CEO de Narrative Science, sur le site web du MIT Technology Review.

 

 

Même la CIA a été séduite

 

Créée en 2010 pour commercialiser les technologies développées à l’université de Northwestern, Narrative Science loue désormais les services de Quill pour des mastodontes de la finance comme T. Rowe Price, le Créduit Suisse ou USAA. Son talent ? Savoir écrire des rapports en profondeur sur les performances de fonds communs de placement qui seront ensuite distribués aux investisseurs et régulateurs. « Quill arrive à produire des documents de 10 à 15 pages en quelques secondes, là où il faudrait une armée d’analystes pendant plusieurs semaines », résume Stuart Frankel. Sur l’utilisation du logiciel par certaines agences de renseignement, dont In-Q-Tel, la division investissement de la CIA, le CEO se montre plus manichéen dans ses explications.

 

Comme le rappelle la MIT Technology Review, Quill ne peut pas écrire sans s’appuyer sur de la data numérique, sur laquelle il se base pour réaliser des analyses statistique. Pour mieux comprendre comment fonctionne le logiciel, le chef scientifique de Narrative Science, et professeur en science de l’informatique à Northwestern, Kristian Hammond explique que le software est programmé avec des règles d’écriture qu’il utilise pour structurer ses phrases, paragraphes et pages. « Nous savons comment présenter une idée sans se répéter et comment être concis », précise Kristian Hammond.

 

 

Un robot pour remplacer le planneur strat ?

 

Quill n’est pas le premier logiciel dit de « génération de langage naturel » à sortir des cerveaux humains. Toujours chez l’Oncle Sam, la start-up de Pittsburgh OnlyBoth prévoit de lancer son logiciel d’écriture cette année. Au Royaume-Uni, l’entreprise Arria travaille également sur cette technologie. D’après Michael White, professeur à l’université d’Ohio State aux Etats-Unis, sollicité par Technology Review, « cette technologie de logiciel constitue un sujet de recherche depuis plusieurs années mais commence depuis récemment seulement à afficher des promesses de commercialisation. Il existe une prise de conscience croissante que les données et leur visualisation ne sont pas très utiles si elles ne peuvent pas être expliquées et rendues plus pertinentes. » Après le robot-journalisme l’heure serait donc venue pour l’intelligence artificielle de robotiser la production de rapports ? Forcément la question doit intriguer les agences et les planneurs stratégiques.

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Qui développe et investit le noyau Linux ?

Qui développe et investit le noyau Linux ? | Toulouse networks | Scoop.it

Plus de 80% des développements du noyau Linux sont réalisés par des développeurs rémunérés. De grands groupes les emploient.

 

Selon le rapport annuel que publie la Fondation Linux, plus de 80% des développements du noyau sont désormais réalisés par des développeurs rémunérés pour leur travail. Des groupes comme Intel, Red Hat, Linaro, Samsung et IBM les emploient. Linus Torvalds s’en réjouit.

Le noyau Linux a été lancé en 1991. Il est le fruit de développements collaboratifs et de puissants soutiens commerciaux. Le rapport de la Fondation Linux en témoigne (« Linux Kernel Development » – février 2015). Selon le consortium à but non lucratif, qui compte parmi ses membres le créateur du noyau, Linus Torvalds (en photo), le développement du noyau est plus que jamais une affaire de professionnels et de grands groupes. Les contributions bénévoles sont en repli continu.

1 400 développeurs et 200 entreprises par version

Le rapport couvre les développements réalisés jusqu’au 7 décembre 2014 et met plus particulièrement l’accent sur les versions 3.11 à 3.18 du noyau, sorties respectivement en septembre 2013 et décembre 2014. On notera qu’une nouvelle version majeure est proposée tous les 2 à 3 mois. Plus de 1 400 développeurs travaillant pour plus de 200 entreprises distinctes ont contribué au développement du noyau pour chaque version récente et correctifs associés. Ces derniers mois, ce sont plus de 4 100 développeurs qui se sont engagés, dont plus de la moitié pour la première fois.

Des bénévoles passés professionnels

Certains développements sont effectués par des contributeurs indépendants proposant leurs services sans contrepartie financière. Mais le volume des contributions bénévoles au noyau est en repli constant, passant de 14,6% en 2012 à 13,6% en 2013 et 11,8% aujourd’hui. Pourquoi ? Les développeurs du noyau Linux sont relativement peu nombreux. Ceux qui démontrent des capacités en la matière « sont embauchés très rapidement » par des recruteurs à la recherche de profils techniques sur Linux, a expliqué Linus Torvalds à Network World. Après tout, pourquoi travailler gratuitement quand on peut être rémunéré pour cela ? « Nous avons peut-être commencé en tant que bénévoles, mais nous sommes heureux d’être employés à ‘faire du Linux’ aujourd’hui », a-t-il ajouté.

De Intel à Samsung, tous sponsors

Désormais, plus de 80% des développements du noyau Linux sont réalisés par des développeurs rémunérés pour leur travail. Le top 10 des entreprises qui les emploient et sponsorisent leurs développements est le suivant : Intel (qui emploie environ 10,5% des développeurs du noyau Linux), Red Hat (8,4%), Linaro (5,6%), Samsung (4,4%), IBM (3,2%), SUSE (3,0%), Texas Instruments (2,4%), Vision Engraving Systems (2,2%), Google (2,1%) et Renesas Electronics (2,1%). La présence de Linaro et Samsung dans le top 10 témoigne de la montée en puissance des architectures ARM et Android.



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Cartes Sim hackées, un groupe français parmi les victimes collatérales

Cartes Sim hackées, un groupe français parmi les victimes collatérales | Toulouse networks | Scoop.it

Peu après 10 heures ce vendredi, l'action du groupe français perdait 4,93 euros à 69,04 euros, dans un marché en léger repli de 0,26 %.


Le titre de Gemalto a chuté à la Bourse de Paris, après des révélations sur un piratage massif orchestré par les renseignements américains et britanniques.

 

Mauvaise journée pour le groupe français Gemalto. Le titre du leader mondial de la sécurité numérique a décroché vendredi matin à la Bourse de Paris après la mise en cause de l'inviolabilité de ses cartes à puces. Peu après 10 heures, l'action perdait 4,93 euros à 69,04 euros, dans un marché en léger repli de 0,26 %. Le contrecoup des révélations d'un vaste piratage de clefs de cryptage de cartes Sim par la NSA (National Security Agency) et son homologue britannique, le GCHQ (Government Communications Headquarters).

Selon le site américain de journalisme d'investigation The Intercept, les deux officines de surveillance électronique sont parvenues à rentrer dans les réseaux informatiques de fabricants de cartes Sim pour dérober ces clefs, dont celui du géant mondial Gemalto. "Le GCHQ, avec le support de la NSA, a puisé dans les communications privées" d'ingénieurs et d'autres salariés du groupe "dans de multiples pays" pour parvenir à dérober ces clefs, écrit The Intercept (animé par Glenn Greenwald, qui avait publié les révélations d'Edward Snowden). D'autres fabricants de cartes Sim ont été visés, dans des intrusions visant à intercepter les clefs de cryptage de chaque puce au moment où l'industriel qui l'a fabriquée l'envoie à l'opérateur de télécommunications qui l'a achetée.

Une réputation ternie

"Il est impossible de savoir combien de clefs ont été volées par la NSA et le GCHQ, mais même en utilisant des hypothèses conservatrices, le nombre est sidérant", selon le site d'information. La NSA, par exemple, était déjà capable en 2009 de "traiter entre 12 et 22 millions de clefs par seconde", pour pouvoir les utiliser plus tard au besoin pour écouter des conversations ou intercepter des mails, selon The Intercept. Gemalto a indiqué qu'elle prenait "très au sérieux" les affirmations de The Intercept. "Nous allons consacrer toutes les ressources nécessaires (...) pour comprendre la portée de ces techniques sophistiquées utilisées pour intercepter les données sur les cartes Sim", a indiqué l'entreprise.

"Clairement, pour le leader mondial de la sécurité numérique, une telle infraction, si elle est avérée, ternirait au bas mot sa réputation", estiment dans une note les analystes de la banque Barclays, qui jugent "incertain" l'impact de ces informations. Chaque carte Sim est dotée de clefs de cryptage pour coder les communications avec l'opérateur de télécommunications. Détenir les clefs d'une carte permet de reconstituer toutes ces communications.

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1990-2015 : Photoshop, gomme d'habitude

1990-2015 : Photoshop, gomme d'habitude | Toulouse networks | Scoop.it

Pour faire ses démonstrations, John Knoll utilisait systématiquement la photo de cet élégant dos féminin, dorant au soleil paradisiaque de Bora Bora…

D’après Knoll, ce n’était pas un choix prémédité, ni une volonté d’exhiber sa petite amie de l’époque : il a simplement scanné la seule photo 10x15 qui traînait dans son sac quand il a montré le logiciel aux employés d’Apple.

Le jour du cliché, John a demandé Jennifer en mariage…

Un bon souvenir qui a valu à la photo le titre affectueux de «Jennifer in paradise.tiff» et un statut relativement iconique.



Il y a vingt-cinq ans sortait la première version de l'indétrônable logiciel de retouche d'images.

 

Nous sommes le 19 février 1990 et le petit monde de la micro-informatique vient de s’enrichir d’un outil formidable : Photoshop, tout nouveau logiciel de traitement d’images, sort en version 1.0 sur disquette. Sur une unique disquette ! Avec ses 745 kilo-octets, le petit programme avait été compressé tout spécialement pour tenir sur la disquette double face de l’époque. Vingt-cinq ans plus tard, le mastodonte de la retouche photo pèse 1,3 gigaoctet… Bon anniversaire, Photoshop.

(...)

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L’Ecosse proclame son indépendance numérique

L’Ecosse proclame son indépendance numérique | Toulouse networks | Scoop.it

À défaut d’avoir obtenu son indépendance il y a quelque mois lors d’un référendum, l’Ecosse vient de proclamer sa « e-indépendance ». Adieux .uk, welcome .scot

 

La Reine Élisabeth II reste reine en son royaume, les Écossais ayant voté majoritairement en septembre dernier pour refuser la scission avec le Royaume-Uni et ainsi rester des sujets de la couronne britannique.

Cependant, le gouvernement écossais a choisi de proclamer son indépendance numérique en se délestant de son nom de domaine gov.uk pour lui préférer gov.scot., prenant à leur compte l’expression écossaise : « Mieux vaut faire les choses que d’espérer qu’elles se feront. »

 

Désormais, les citoyens pourront se rendre sur le site internet du gouvernement grâce à cette adresse www.gov.scot, même si l’ancienne, www.gov.uk, reste active pour le moment.

L’occasion pour le vice-Premier ministre John Swinney de fédérer une communauté écossaise internationale :
« L’utilisation du domaine .scot nous réunit avec la communauté écossaise à travers le monde qui a choisi d’exprimer ainsi son identité ou ses affinités ».
Selon Libération, depuis son introduction en septembre, plus de 8000 noms de domaine en .scot sont utilisés.

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Pourquoi Manuel Valls confie à Cisco des clés de la France du numérique

Pourquoi Manuel Valls confie à Cisco des clés de la France du numérique | Toulouse networks | Scoop.it

Manuel Valls a annoncé la signature d’un étonnant partenariat entre l’État français et l’américain Cisco. Outre 100 millions de dollars d’investissement dans les start-up françaises, l’Américain va aussi apporter sa force de frappe en matière de formation et pourrait mettre en place des centres d’excellence sur la cybersécurité.

 

Dans l’effervescence qui entoure la loi Macron, le rendez-vous entre Manuel Valls et John Chambers est passé quelque peu inaperçu. Avant de s’afficher au Medef pour louer l’économie numérique mardi 17 février, le patron du géant américain des équipements de réseau Cisco a rencontré le Premier ministre, lundi 16, pour fixer les grandes lignes d’un partenariat entre l’État français et son entreprise : formation, ville intelligente, cybersécurité et investissement dans la French Tech.

Vrai-faux partenariat

Le communiqué du Premier ministre, diffusé le soir même, fait état de "coopérations dans le domaine de l’éducation et de la formation professionnelle aux métiers des réseaux numériques, avec un objectif de formation de 200 000 personnes en trois ans, du financement de plusieurs chaires d’excellence, […] et de collaborations académiques et industrielles dans les domaines de la cybersécurité, des réseaux intelligents et de la ville intelligente". Il annonce également un projet pilote de "smart city" dans une ville française. Mais aussi "l’investissement de Cisco dans des start-up françaises à hauteur de 100 millions de dollars."

Selon une source proche du dossier, l’État servirait de facilitateur entre Cisco, les administrations et les entreprises et start-up. Ce partenariat a fait l’objet d’un imposant travail en amont d’une petite équipe projet comprenant des représentants de Cisco et de plusieurs ministères dont celui d’Axelle Lemaire, secrétaire d’État chargée du Numérique, celui de l’Éducation nationale, etc. De nombreux aller-retour entre les différentes parties engagées ont été et sont encore nécessaires pour aller plus loin que les têtes de chapitre énoncées dans le communiqué. Il faudra attendre encore entre trois semaines et un mois pour que les détails des processus soient établis.

Cisco Network Academy, la grande école numérique ?

C’est la puissance de feu historique de Cisco en matière de formation et de certification technologique sur les réseaux qui aurait conduit la France à proposer à l’américain de former 200 000 personnes en trois ans. Sa plate-forme d’éducation Netacad (la Cisco Networking Academy dispense des cours en ligne, planifie des séances de formation, permet la mise en place d’académies locales…), qui affiche plusieurs centaines de milliers d’étudiants formés annuellement dans 165 pays, pourrait en être le support. S'agirait-il de la grande Ecole numérique annoncée par François Hollande ?

Ce sont les besoins urgents de compétences dans le numérique en général et les réseaux en particulier, mais aussi les perspectives de création d’emplois associées, qui ont conduit à cette partie du partenariat. Un accord qui n’exclurait pas que d’autres entreprises participent, comme le français du secteur, Alcatel-Lucent, par exemple.

Imposer une vision américaine de la cybersécurité ?

Quant à la "collaboration académique et industrielle dans la cybersécurité", elle concernerait entre autres l’installation de centres d’excellence en France et l’accompagnement d’administrations et d’entreprises. Pour mémoire, Cisco équipe la quasi-totalité des réseaux des États-Unis et le chinois Huawei n’a pas le droit de vendre des équipements réseaux aux États-Unis pour raison de sécurité. Du côté des smart cities, Cisco investit en France depuis déjà longtemps, en particulier dans les projets d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) où il a son siège.

La démarche de l’équipementier américain, forcément attiré par un marché intéressant, est une forme de reconnaissance du potentiel de la French Tech, comme l’indiquait déjà Manuel Valls en octobre dernier lors du lancement de la grande concertation numérique et plus globalement de la France numérique. On veut le croire.

Emmanuelle Delsol

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Axelle Lemaire défend la French Tech à Barcelone

Axelle Lemaire défend la French Tech à Barcelone | Toulouse networks | Scoop.it
  • La secrétaire d’Etat en charge du numérique Axelle Lemaire s’est rendue au Mobile World Congress de Barcelone.

 
La secrétaire d’Etat à l’Economie numérique est venue soutenir les start-up françaises au Mobile World Congress. Elle rappelle la nécessité d’appliquer des règles équitables entre fournisseurs d’accès et les géants du web.
 

Baptême du feu pour Axelle Lemaire. Deux mois après avoir arpenté les allées du CES à Las Vegas, la secrétaire d’Etat en charge du numérique s’est rendu pour la première fois au Mobile World Congress de Barcelone. Arrivée lundi après-midi dans la capitale catalane, elle devait repartir mercredi à Paris. Elle a profité de ces deux jours pour prendre le pouls de l’industrie des télécoms, s’informer des dernières innovations, mais aussi rendre visite aux nombreuses sociétés françaises présentes sur le salon. Au total, elles sont 184 à exposer leurs technologies au MWC. Parmi elles figurent évidemment les grands groupes comme Orange et Gemalto, mais aussi les étoiles montantes comme Criteo et Sigfox. Le plus gros contingent a trouvé refuge sous le pavillon de la « French Tech », la bannière gouvernementale créée pour la promotion du numérique à la française, avec 120 PME et start-up rassemblées. « Dès que je peux, je viens soutenir les entrepreneurs français du numérique », confie Axelle Lemaire aux « Echos ».

 

Outre le volet soutien aux start-up, la ministre a aussi pris le temps de rencontrer les nombreux responsables politiques présents sur le salon. Elle a ainsi pu échanger avec ses homologues tunisiens et brésiliens sur des sujets de coopération économique mais aussi de gouvernance de l’Internet mondial. La rencontre avec le ministre espagnol du numérique fut l’occasion d’évoquer les avancées sur l’Agenda numérique européen, qui représente l’un des chantiers prioritaires de la nouvelle Commission.

Géants du net
 

Pas de rencontre, en revanche, avec les géants du net, curieusement, alors même que Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, et Sundar Pichai, le responsable produits de Google, étaient sur place. « J ’ai vu un petit stand Google derrière un gros stand Sigfox », sourit Axelle Lemaire. La ministre a toutefois croisé, par hasard, un représentant de Twitter lundi soir, avec qui elle s’est entretenue sur les possibilités de coopérations concernant le signalement de contenus illicites sur le web. « Ils sont plus réceptifs qu’avant », souligne la ministre. « Il faut une meilleure coopération et une conscience plus claire de cette responsabilité des plateformes », dit-elle, tout en se déclarant « très sensible à l’expression des opinions de manière libre ».

 

Les débats, au Mobile World Congress, ont aussi porté sur l’intérêt croissant des géants du web pour le secteur des télécoms. Google a par exemple confirmé à Barcelone son intention de devenir opérateur de téléphonie mobile virtuelle aux Etats-Unis. Pour la ministre, « tout reste ouvert ». « Les géant du web ne sont rien sans les réseaux des opérateurs télécoms et la réponse de ces derniers doit être celle de l’innovation », considère-t-elle. « Mon rôle est de m’assurer que les conditions d’accès au marché sont égales pour tous, ce qui n’est pas le cas à l’heure actuelle », les acteurs du Net étant nettement moins régulés que les opérateurs télécoms. La ministre plaide par conséquent en faveur d’une adaptation du droit de la concurrence européen. « Non, monsieur Obama, ce n’est pas être protectionniste que de dire cela, c’est défendre la libre concurrence », pointe-t-elle, en référence à la récente sortie du président américain sur les relations entre l’Europe et les GAFA.


Derrière ce débat, se cache celui qui ne fait que commencer sur la neutralité du net ou l’accès équitable de tous les acteurs au réseau. Le régulateur des télécoms américain a annoncé de nouvelles règles en la matière, interdisant notamment aux opérateurs télécoms de prioriser certains contenus passant par leur réseau moyennant paiement. Refusant la comparaison avec les Etats-Unis, un marché très différent de la France, la ministre reste générale, se déclarant « pour l’affirmation forte au niveau européen d’un principe de neutralité du net ». Reste à le définir clairement.


Romain Gueugneau / Journaliste et Fabienne Schmitt / Chef de service adjoint
 
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Ville & séniors : Toulouse en tête

Ville & séniors : Toulouse en tête | Toulouse networks | Scoop.it

Les ateliers « Séniors et Ville de Demain », organisés par Toulouse Métropole et les Laboratoire des Usages, ont réunis plus de 50 participants. Daniel Rougé, Adjoint au Maire de Toulouse en charge de la Santé Publique et Pierre-Marie Chapon, représentant du réseau francophone des villes « Amies des Aînés », Carole Maurage, responsable du Laboratoire des Usages, en amont des ateliers.


 

Toulouse, première métropole française à recevoir le certificat « Ville Amie des Aînés », a organisé le premier atelier « Séniors et Ville de Demain » le 24 février 2015. Présentation.

En ce début d’année d’année 2015, Toulouse est devenue la première métropole française à être certifiée “Ville Amie des Aînés”. Daniel Rougé, Adjoint au Maire de Toulouse, chargé de la Santé Publique, a reçu le certificat des mains de Pierre-Marie Chapon, représentant du réseau francophone des villes « Amies des Aînés », qui a été créé en 2010 à l’initiative de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

La remise du certificat avait lieu en préambule de l’atelier « Seniors et Ville de Demain », organisé par Toulouse Métropole en partenariat avec La Mêlée et le Laboratoire des Usages, remerciés par Daniel Rougé pour leur implication dans ce projet. Plus de 80 personnes ont pris part à ce rendez-vous, dont des élus des collectivités de la région. Il s'agit d'une étape importante dans la mise en oeuvre du programme "Smart City" lancé par Toulouse Métropole, notamment afin de mettre en évidence les nouveaux usages qui se font jour dans les villes pour favoriser l'autonomie.
Le premier objectif de cette démarche était en effet de fédérer des citoyens autour de cette thématique, avant de préciser la mise en œuvre de projets et d’actions à la mesure des défis démographiques à relever pour les villes, le principal étant le vieillissement de la population.

Certes, Daneil Rougé a rappelé quelques uns des services lancés à Toulouse à destination des seniors, comme la création de nouveaux restaurants dédiés, de maisons de retraite, du système « Allo Senior », de l’adaptation des transport en commun, ainsi que des actions menées dans le domaine de la recherche, comme celles qui sont aujourd’hui conduites à l’Oncopole (l’IUCT, Institut Universitaire du Cancer de Toulouse). « Mais nous savons qu’il faut aller plus et notamment lutter contre l’image négative du vieillissement, c’est-à-dire combattre contre une importante forme discrimination », a-t-il rappelé. De fait, en France « l’âgisme » est la troisième cause de discrimination, après le racisme et le sexisme.

Pour sa part, Pierre-Marie Chapon a salué la pertinence de l’intégration de cette démarche dédiée aux séniors dans le projet global « Smart City » initié par Toulouse. « On ne peut pas concevoir un projet sans considérer l’intergénérationnel ! ». Dans son intervention, il a également félicité Toulouse d’intégrer le club des « Villes Amies des Aînés », qui réunit d’ores et déjà de nombreuses grandes villes du monde, dont New-York, « et j’espère que Toulouse devienne un modèle pour les autres grandes villes de France », a-t-il conclu

Maria Navarro et Pascal Boiron, MID e-news

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Hack the Factory Étape #3: Innovation Jam à La Cantine Toulouse les 12, 13 et 14 Mars 2015

Hack the Factory Étape #3: Innovation Jam à La Cantine Toulouse les 12, 13 et 14 Mars 2015 | Toulouse networks | Scoop.it

Un marathon de l'innovation pour reconstruire l'usinePermis de reconstruire l’usine

#HackTheFactory_Tlse


le 12, 13 et 14 Mars 2015 - Fablab Artilect, 27bis Allée Maurice Sarraut, 31300 Toulouse

KICK OFF - jeudi 12 mars à 18h30

Participer à Hack The Factory pour vous approprier le monde de l’usine et développer ensemble des solutions concrètes pour la transformer.

L'objectif de cette dernière étape est de développer des solutions innovantes et de ré-inventer l'usine en 48 heures.

Un Jamarathon pour monter une start-up ou simplement vivre une expérience inoubliable !

L’Innovation Jam Hack The Factory c’est :

  • 48 heures : pour développer des solutions nouvelles et des start-upsen acceleré
  • Des mentors : pour faciliter le travail de groupe et la créativité
  • Des experts : pour donner des infos que l’on n’a pas
  • Des dotations : pour les gagnants
  • Des consolations : pour les non-gagnants (pas de perdants chez nous)
  • De la communication : pour se faire connaître et lancer le démarrage du projet.
  • Des bons plats : pour la convivialité et booster son énergie
  • Des oreillers : pour dormir un peu
  • De l’énergie : à revendre
  • De la bonne humeur : à tous les étages

Hack The Factory, une démarche du laboratoire des usages :

L’Innovation Jam est la 3ème étape d’un programme structuré d’innovation ouverte qui permet d’innover à partir des véritables besoins :

  • Vision Camp : Le 18 décembre 2014, les gens de tous horizons sont venus participer et partager leur vision sur ce que doit être l'usine du futur.

L'objectif: Faire émerger les visions et les besoins croisés des utilisateurs et des acteurs du marché.

  • Challenge Workshop : Le 30 janvier, des participants experts sur les problématiques de l'usine ont discuté ensemble pour formaliser les visions sous forme de problématiques concrètes et réalisables.

L'objectif: une confrontation collaborative des besoins et des visions à la réalité́ des savoir-faire et enrichissement des défis.

  • Innovation Jam : Le jeudi 12 mars, afin de trouver des réponses à ces défis, nous vous donnons rendez vous au Fablab Artilect à partir de 18h pour le lancement du marathon. Laissons libre cours à votre imagination et soyez innovant.

Les défis:

Les défis proposés par les participants du Challenge Workshop présenteront les problématiques et défis à relever pendant cette dernière étape. Un document complet sera communiqué une semaine avant le concours et contiendra les premières idées pour répondre aux défis, mais aussi des technologies ou des données à utiliser. Restons attentifs!

Comment s'y prendre pour participer?

Vous pouvez vous inscrire seul ou à plusieurs, avec une équipe constituée entièrement ou partiellement.

Les groupes devraient comporter au moins 3 profils différents :

1-technicien (développeur par exemple)

2-manager projet/ marketing/communication

3-designer ou assimilé!

Une adresse de google doc vous sera communiquée la semaine précédant le Jam afin que vous puissiez commencer à repérer et contacter les talents qui vous manquent.


Attention

NE RATEZ PAS LE KICK OFF jeudi 12 mars à 18h30 :

constitution officielle des équipes et attribution des défis !

Connectez-vous dès maintenant sur #HackTheFactory_Tlse!

Contacts :

Joanna Emery, chargée de projet et de communication

Carole Maurage, directrice Laboratoire des Usages

Didier Bichard, expert référent comité scientifique Hack The Factory

Caroline Roussel, co-facilitatrice Hack The Factory

Virginie Portes, responsable partenaires Laboratoire des Usages

Jacques Le Bris's insight:


Inscription :

http://lacantine-toulouse.org/inscriptionHtf


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Une brève histoire de Google+

Une brève histoire de Google+ | Toulouse networks | Scoop.it

Après avoir tenté d'imposer à tous ses utilisateurs ce service, qui aura connu trois patrons en un an, Google a fait lentement machine arrière. Car personne, ou presque, ne comprend son but.

 

A la fin de juin 2011, lorsque Google commence à distribuer des invitations pour la version bêta privée de Google+, c'est une effervescence mêlée de craintes qui saisit ses fans. Personne ne veut passer à côté d'un nouveau Gmail, grande réussite de Google, et dont les invitations ont longtemps été diffusées au compte-gouttes. Mais, un peu plus d'un an auparavant, Google a aussi connu l'un de ses pires fiascos avec le lancement mal préparé de Google Buzz — un véritable désastre en matière de vie privée, dont les paramètres par défaut avaient rendu publique quantité d'informations personnelles d'utilisateurs…
 

Pour ses premiers utilisateurs, Google+ est plutôt une bonne surprise. Le service propose un concept innovant et séduisant sur le papier : les « cercles ». On peut créer facilement des groupes, « famille », « collègues », « amis » ou autre, y ranger ses différents contacts, et choisir de ne partager les photos du petit dernier qu'avec ses cousins et celles de la soirée du samedi uniquement avec ses amis. Mais personne ou presque ne comprend le but de Google+. Et Google ne facilite pas la tâche de ses utilisateurs : alors que tout le monde y voit un concurrent de Facebook, le géant du Web répète à l'envi qu'il ne s'agit pas du tout d'un réseau social, mais plutôt d'une « couche sociale », un « Google 2.0 » visant à rassembler tous les services de Google. Personne n'y comprend rien.

Il faut dire que Google+ intègre une grande quantité de nouveautés, certaines réellement des nouveautés, ou intéressantes, mais aussi déstabilisantes. Les « vidéos-bulles », par exemple, permettent de lancer des discussions en vidéo avec… toutes les personnes de vos cercles qui souhaitent se joindre à la conversation. Comme à une terrasse de café, affirme Google, mais la transition est pleine de confusion pour des utilisateurs habitués aux discussions de groupe de Gmail, qui existe depuis 2007.

Pourtant, les utilisateurs affluent. Ils sont 25 millions en moins d'un mois, 150 millions en six, affirme Google, qui refuse pourtant de donner des détails ou des chiffres réguliers sur ces utilisateurs « actifs » de Google+. Si l'outil compte un noyau d'utilisateurs qui y sont très présents, la plupart des pages semblent désertes : peu de publications, peu d'activités, pas ou peu de commentaires...

Pseudonymes et comptes obligatoires

Ces débuts en demi-teinte se doublent d'une première polémique, liée à l'utilisation de pseudonymes. Contrairement à Facebook, Google+ n'impose pas l'utilisation des noms et prénoms réels ; mais ses règles prévoient qu'un pseudonyme ne peut être utilisé que s'il est bien établi par ailleurs — par exemple, si la personne l'utilise déjà sur un blog ou un autre site. L'appréciation est laissée aux équipes de modération de Google — et les utilisateurs n'y comprennent rien. Quelques fermetures, jugées arbitraires, de comptes très suivis finissent par contraindre Google à faire machine arrière : les pseudonymes sont finalement autorisés en janvier 2012.

image: http://s1.lemde.fr/image/2015/03/02/644x322/4586090_3_71f6_la-page-google-du-monde-fr_ecf6e966dc492863ecbb1fc728f392a0.png

La page Google+ du Monde.fr. Google

A la même époque, Google sort l'artillerie lourde pour convertir ses utilisateurs à Google+ : il rend obligatoire la création d'un profil Google+ lors de l'ouverture d'un compte Google. Un internaute se voit donc « offrir » un compte Google+ quand il crée une adresse Gmail ou qu'il s'inscrit sur YouTube… Un « cadeau forcé » qui fait mécaniquement grimper le nombre d'utilisateurs, mais diminue encore le ratio entre « inscrits » et « utilisateurs actifs ». Surtout, avec le développement d'Android, le système d'exploitation mobile de Google, qui nécessite un compte Google, et dont le succès se fait vraiment sentir à partir de 2012, les inscriptions explosent. L'application Google+ est, bien sûr, installée par défaut sur les téléphones Android — et impossible à désinstaller, même s'il est toujours possible de supprimer son compte Google+.

 Dans l'intervalle, Google « vend » de plus en plus Google+ comme un outil d'authentification pour se connecter à d'autres sites Web. En mai 2013, il fusionne plusieurs services de communication dans un outil intégré à Google+ : Google Hangouts rassemble désormais les messageries instantanées de Gmail, Google+, les hangouts vidéo, et même, sur mobile, les SMS. L'accueil de ce « hub centralisé » de toutes les communications est, là encore, en demi-teinte : l'interface est esthétique, mais perturbe aussi une partie des utilisateurs qui se perdent entre SMS et chats. Au début de 2014, Hangouts sera d'ailleurs au centre d'une polémique lorsqu'une transsexuelle croyant envoyer un texto à un collègue enverra à la place un message Google, qui donne accès à son profil Google — et donc à des informations sur son changement de genre.

Bronca sur YouTube

En novembre 2013, Google prend une décision qui va liguer contre Google+ une partie très écoutée de ses utilisateurs : les stars de YouTube. Poursuivant toujours ses efforts pour amener la quasi-totalité des internautes utilisant ses services sur Google+, il remplace l'outil de commentaires de YouTube par Google+. Le changement soulève une vague de protestations, de la part des commentateurs, mais aussi de la part des créateurs de vidéos — la nouvelle interface de modération est jugée beaucoup moins simple, les notifications arrivent désormais sur Google+ et non plus sur YouTube, et le système demande avec insistance à ses utilisateurs d'abandonner leur pseudonyme YouTube pour leur nom véritable.

A la fin de 2013, le géant du Web continue de publier des chiffres en hausse : peu après ses deux ans, Google+ dépasse, officiellement, les cinq cents millions d'utilisateurs. Pourtant, en avril 2014, surprise : le responsable de Google+ démissionne. Vic Gundotra avait suivi le projet depuis ses débuts. « J'ai une dette éternelle envers l'équipe Google+. Ce sont des gens qui ont construit tout ce qui est social à Google, envers et contre le scepticisme de beaucoup de personnes », écrit-il dans son message de départ.

Vic Gundotra est remplacé par l'un des vice-présidents de Google chargé de l'ingénierie, David Besbris, et la direction de l'entreprise assure que les investissements dans le produit continueront. Moins d'un an après, le 2 mars 2015, nouveau changement : c'est Bradley Horowitz, le bras droit de Vic Gundotra, qui prend la tête du « réseau social ». Ou presque. Un mot est étrangement absent du message publié par M. Horowitz pour annoncer sa nomination : Google+. « Je suis très excité de diriger les produits Photos et Streams de Google», les deux principales composantes de Google+, écrit-il. Après avoir tenté de regrouper dans Google+ l'ensemble de ses services, Google s'apprête-t-il à les séparer à nouveau ?


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/03/02/une-breve-histoire-de-google_4585853_4408996.html#TcuIvuqJ5wIeMKEQ.99
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Publier des tweets qui s'auto-détruisent avec Daytweet

Publier des tweets qui s'auto-détruisent avec Daytweet | Toulouse networks | Scoop.it

Nos tweets pourront bientôt être indexés par Google dès leur publication. Cela ne va pas drastiquement changer notre vie, mais cela doit nous pousser à faire davantage attention aux contenus partagés sur Twitter. Tweeter sans réfléchir peut avoir une réelle incidence sur notre carrière : on pense à cet employé de Paypal, licencié après avoir dénigré ses collègues sur Twitter. Un RT peut parfois suffire, un basketteur de Rouen l’a appris récemment. Pour éviter que de vieux tweets remontent à la surface et nuisent à notre e-réputation, une nouvelle mode est apparue sur Twitter : l’auto-destruction des tweets. Sur Fusion, Matthew Lazin-Ryder explique pourquoi il supprime systématiquement ses tweets, 1 semaine après leur publication. Si vous souhaitez faire partie du mouvement des « tweet-deleters », vous devriez être intéressé par Daytweet, un outil qui permet de planifier la suppression des tweets.

 

Daytweet est un outil très simple à utiliser : un simple Twitter Sign-In permet d’accéder à l’interface. Ensuite, vous n’avez que deux choses à indiquer : le contenu de votre tweet et sa durée de vie (entre 5 minutes et une semaine). L’outil se charge ensuite de publier votre tweet et de le supprimer une fois sa durée de vie expirée.  Pour le moment, on ne peut pas partager d’image sur Twitter via Daytweet. Mais le développeur travaille dessus ! Sinon c’est plutôt pratique, même si cela ne doit pas nous pousser à publier n’importe quoi…

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bt.tn -- the Simplest Internet User Interface in the World

Introducing the bttn - A smart button that lets your control almost any Internet-enabled service or device.
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Les ‘moutons’ précipitent l’arrivée de Linux 4.0 (silicon.fr)

Les ‘moutons’ précipitent l’arrivée de Linux 4.0 (silicon.fr) | Toulouse networks | Scoop.it

Linux 3.20 cède la place à Linux 4.0. Un changement de numéro de version décidé par Linus Torvalds, suite à consultation de la communauté.

 

Linus Torvalds, créateur du noyau Linux, a décidé de basculer la prochaine version de cette offre en mouture 4.0. Un changement lié à la volonté de ne pas multiplier à l’infini les v3.x. Afin d’appuyer sa décision, un sondage en ligne a été mis en place.

Les résultats du sondage sont en faveur d’une version 4.0 du noyau Linux. Linus suivra donc les recommandations des internautes, même s’il aurait aimé que moins de personnes ayant participé à ce sondage n’aient rien à voir avec ce projet open source. Les ‘moutons’ forment ainsi le gros des troupes des votants, explique Linux Torvalds, n’hésitant pas à user une nouvelle fois de son ton polémique et fort peu diplomatique.

Des applications critiques aux objets

Linux 4.0-rc1 « Hurr durr I’ma sheep » (sic.) devrait apporter plusieurs nouveautés importantes dans les secteurs des systèmes de fichiers et des cartes graphiques. De nouvelles plates-formes seront supportées, aux deux bouts de la chaîne : les z13 d’IBM, derniers mainframes de la firme, et les Quark d’Intel, des SoC dédiés au monde de l’Internet des Objets.

Une large fournée de SoC ARM sera également ajoutée à cette édition du noyau Linux. Le support de nombreuses nouvelles puces ARM 32 bits et 64 bits sera en effet de la partie : Alphascale ASM9260, CSR Atlas7, Freescale LS2085, Hisilicon HiP01, Marvell Armada 388, Mediatek MT8173, Samsung Exynos 7, ST STiH418 et TI Davinci DM816x.


En savoir plus sur http://www.silicon.fr/les-moutons-precipitent-larrivee-de-linux-4-0-109217.html#VRHeV46E9AS4ubhd.99
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Imprimer la lumière sur du papier est devenu possible

Imprimer la lumière sur du papier est devenu possible | Toulouse networks | Scoop.it

La société Rohinni, une start-up américaine, a réussi à imprimer de la lumière sur du papier. Une première ! 

 

Les récentes imprimantes 3D peuvent être utilisées pour de nombreuses applications, que ce soit dans le domaine médical ou industriel par exemple. Rohinni, une société américaine située dans l’Idaho, a inventé la technologie « Lightpaper » qui permet de fixer la lumière sur du papier en utilisant ce type d’imprimante.

Lumière sur la technologie Lightpaper

La technologie Lightpaper est rendue possible grâce à une extrême miniaturisation de diodes. En effet, Rohinni a réussi la prouesse de créer des diodes dont la taille ne dépasse pas 8 micromètres, soit pas plus gros qu’un globule rouge. Il est alors possible de les fixer sur un support aussi fin qu’une feuille de papier. C’est le support lui-même qui génère ainsi de la lumière, une fois alimenté. L’entreprise américaine précise tout de même que le support doit être conducteur.

Cette première version n’est pas parfaite car les LED étant appliquées aléatoirement sur le support, il est encore difficile d’uniformiser l’éclairage. Ce petit problème devrait être réglé dans une 2ème version de Lightpaper, précise le responsable marketing de la société, Nick Smoot.

Quels sont les types d’applications d’une telle technologie ?

Nick Smoot déclare que, dans un premier temps, cette technologie ne sera mise à la disposition que des industriels. Sur le site web de la compagnie, on peut voir différentes possibilités d’utilisation : des écrans de télévision et de smartphone ultra-fin, l’éclairage de logos ou de devantures d’établissements de commerce, des murs d’éclairage pour la maison, etc. M. Smoot précise que la commercialisation de cette technologie innovante devrait commencer dans le courant de l’année.

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Nouveau : la publicité (classique) sur Presse-citron, c'est fini

Nouveau : la publicité (classique) sur Presse-citron, c'est fini | Toulouse networks | Scoop.it

Vous aviez remarqué qu’il n’y a plus aucune bannière publicitaire sur Presse-citron depuis 10 jours ? Non ? Et pourtant, à l’aube de ses dix ans, c’est peut-être le virage le plus important dans l’histoire du site. Et ouais.

Presse-Citron fait partie des médias « pure player » parmi les plus suivis de la sphère high-tech française. Une audience qui place le site parmi les leaders francophones sur sa thématique et qui, après avoir observé un palier dans sa progression pendant plusieurs mois, connait de nouveau un rebond spectaculaire depuis le dernier trimestre 2014.

Une histoire de modèle économique

Essentiellement financée par la publicité et ses classiques bannières, la croissance régulière du site et la notoriété de la « marque »  nous ont permis de rassembler une petite équipe de cinq personnes, deux à plein temps, les autres à temps partiel ou en tant que pigistes. Un équilibre toujours fragile, mais finalement pérenne.

Si rien ne remettait en cause ce mode de monétisation qui suffisait à faire vivre le média à peu près tranquillement, nous avons pensé qu’il était temps d’essayer autre chose. Le lecteur ne voit plus la pub, ou se sent agressé par les bannières, pour une transmission du message de moins en moins satisfaisante pour l’annonceur. Du coup l’utilisation des bloqueurs de publicités – que nous n’avons jamais combattus car nous respectons le choix de nos lecteurs et « faisons avec » – croit de façon importante et plus personne n’est satisfait : ni l’annonceur, ni le lecteur, ni l’éditeur du site. Par conséquent, nous pensons que les bannières publicitaires devaient disparaître du site.

Dans l’année de son dixième anniversaire (que nous fêterons avec vous dignement en juillet prochain), Presse-Citron décide de prendre un nouveau tournant en optant pour la mise en place d’un modèle économique innovant fondé sur trois axes :

  • 12 Entreprises Premium
  • 120 startups
  • 1200 Lecteurs Premium

Explications…

Jacques Le Bris's insight:


Personnellement, face à l'agression des pubs, je finissais par renoncer même à regarder une video ou lire un article.

Et je pestais contre l'annonceur en me jurant d'aller voir ailleur en cas de besoin...

Votre initiative devrait être suivie par d'autres médias plus pollueurs qu'informateurs.

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Capter un signal au milieu de l'océan : le défi de Sigfox et Airbus Defence and Space

Capter un signal au milieu de l'océan : le défi de Sigfox et Airbus Defence and Space | Toulouse networks | Scoop.it

La société toulousaine Sigfox participe au projet Mustang, piloté par Airbus Defence and Space. Objectif : développer un réseau bas débit hybride pour les objets connectés, à la fois terrestre et satellite. Ainsi, un conteneur déposé sur un bateau au milieu de l'océan ou perdu dans le désert pourra envoyer sa position. Sigfox poursuit donc sa stratégie : conquérir le monde.

 

La Terre seule ne suffit plus à Sigfox ! La société dirigée par Ludovic Le Moan et Anne Lauvergeon se lance dans une aventure spatiale. Elle annonce ce jeudi 19 février sa coopération au programme Mustang, piloté par Airbus Defence and Space et financé dans le cadre des investissements d'avenir.

"Le projet Mustang repose sur l'utilisation de satellites en complément des réseaux cellulaires terrestres afin d'offrir une couverture globale et continue. Le terminal bi-mode satellite / terrestre permettra de basculer automatiquement entre ces deux modes de communication en fonction de la disponibilité des ressources selon l'endroit où se trouve l'objet connecté", explique un communiqué.

Concrètement, il s'agit de pouvoir connecter n'importe quel objet à tous coins de la planète.

"Jusqu'à maintenant, Sigfox est capable de connecter tous les objets, mais pas partout. Avec le projet Mustang, nous pourrons connecter des objets là où nous n'avons pas encore de réseau terrestre. En plein milieu du désert, ou dans les pays en développement par exemple", complète Thomas Nicholls, responsable marketing de Sigfox.

Par exemple, un conteneur positionné à quai dans un port peut actuellement envoyer sa position grâce au réseau terrestre bas débit de Sigfox. Une fois sur le bateau au milieu de l'océan, il pourra aussi le faire grâce au relai satellite.


Sigfox, qui vend de la "connectivité", étend ainsi sa zone d'influence, et casse les prix : "Une communication satellite coute très cher et demande beaucoup d'énergie. Le but est de proposer un service optimisé à faible coût", explique Thomas Nicholls.

Difficile d'obtenir des éléments de calendrier, tant le projet est confidentiel, mais Sigfox travaille sur ce projet depuis plus d'un an. D'une durée de trois ans, Mustang comprend "le développement du circuit intégré de communication du terminal", "l'optimisation des protocoles associés" et la validation du système "au travers d'applications aéronautiques", notamment.

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Kickstarter va enfin mettre un pied en France - FrAndroid

Kickstarter va enfin mettre un pied en France - FrAndroid | Toulouse networks | Scoop.it

Jusqu’à aujourd’hui, si vous vouliez lancer une campagne de financement participatif, plusieurs solutions étaient envisageables : les plateformes françaises, comme Ulule et KiskissBankBank (et MyMajorCompany dans une autre catégorie), votre famille et vos amis, la plateforme Indiegogo avec une renommée internationale… Mais pour Kickstarter, c’était bien plus complexe. Il fallait pousser un projet avec une entreprise immatriculée aux États-Unis, avoir un compte bancaire également là-bas… Des démarches loin d’être compliquées, mais qui nécessitent du temps et de l’organisation.

Heureusement, Kickstater va simplifier la vie de nos entrepreneurs français : l’entreprise américaine recrute en France afin de constituer une équipe. L’information a été livrée lors d’un débat dans l’émission Tech24 de France 24, que l’on peut retrouver sur YouTube.

 

https://www.youtube.com/watch?v=WnVCj3WKSbc



Kickstarter est une des principales plateformes de financement participatif, avec près de 1,5 milliard d’euros générés pour des projets très divers. En près de cinq ans, 9 millions de personnes dont 165 000 en France ont apporté leur soutien à un film, un chanteur, une exposition ou un produit techno, pour plus de 103 000 projets financés. Un des projets les plus impressionnants reste Pebble, la montre connectée qui a reçu plus de 10 millions de dollars, pour plus de 68 000 contributeurs.

Comment est né Kickstarter ? C’est une anecdote que l’on entend souvent : l’idée a germé lors de l’organisation d’une soirée dans le cadre du Jazz Fest de la Nouvelle Orléans. Il a fallu huit ans pour que Kickstater voit le jour, en 2009. Les premiers projets étaient essentiellement culturels, et plusieurs années après, ce sont les projets technologiques qui remportent le plus de succès.

Enfin « succès, « succès ». Pour être un contributeur plutôt actif, la plupart des campagnes prennent du retard. Les 10 projets financés à titre personnel ne sont pas représentatifs, néanmoins Kickstater a donné des chiffres : sur les 50 projets « technologiques » les plus populaires, la plateforme enregistre 85 % de retard sur les livraisons de produits.

En tout cas, l’arrivée de Kickstarter est une bonne chose pour l’écosystème français. Cette plateforme d’envergure internationale a permis à de nombreux français de financer le développement de produits, comme Prizm, ou encore Goetia. Je vous encourage à investir quelques euros dans ce dernier projet de jeu, développé par des amis bretons.

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Animation et jeux vidéo : une production toulousaine qui devient sérieuse !

Animation et jeux vidéo : une production toulousaine qui devient sérieuse ! | Toulouse networks | Scoop.it

Animation, 3D, jeu vidéo, production audiovisuelle… Toulouse compte des fleurons et des pépites qui connaissent de beaux succès sur toute la planète.

 

Maurice, le pingouin-tigre et sa bande de joyeux amis déjantés ont conquis le monde. C’est en 2012 qu’ont débarqué sur France 3 Les as de la Jungle nés au sein du studio toulousain TAT Productions. Déclinée en long métrages et en séries, cette production a fait un carton dans 120 pays. Une reconnaissance internationale couronnée par le Kidscreen Award, du meilleur film d’animation 2013.

Créé en 2000 par deux frères, Jean-François et Éric Tosti, et David Alaux, le studio a d’abord produit des courts métrages et connu un premier succès au-delà de nos frontières avec la série Spike. La jeune société a grandi à la vitesse de la lumière, les productions de TAT occupent aujourd’hui une centaine de personnes. « Nous avons acquis une réelle reconnaissance en réalisant des produits 100% français avec un savoir-faire local, grâce au soutien de la Région et du CNC. Toulouse est désormais reconnu comme un pôle dynamique dans l’animation. Il y a des entreprises très complémentaires avec qui nous travaillons, notamment pour des versions jeux ou mobiles. »

L’aventure continue avec Les As de la jungle à la rescousse, coproduite par une autre société toulousaine, Master Films, déjà pré-vendue dans 180 pays et nominée aux International Emmy Kids Award 2014. France Télévisions vient de confirmer la commande d’une nouvelle saison II de cinquante-deux épisodes, actuellement en cours de réalisation, pour un budget de 7 millions d’euros. Plusieurs projets, dont quatre longs métrages pour le cinéma, sont lancés. « Nous avons des projets calibrés pour maintenir notre activité jusqu’en 2020. Désormais nous inspirons confiance et nous pouvons réunir des financements (télévision, CNC, Région, crédit d’impôt, partenaires, NDLR). La prévente à l’international nous garantit 30% sur les
ventes futures. » TAT réalisait en 2011 (vingt personnes) 600.000 euros de ventes de droits de diffusion, en 2015, les 5 millions d’euros seront dépassés.

Dynamisme contagieux

D’autres pépites toulousaines émergent dans ce domaine de l’animation. En 2003, naissait Xbo Films, créée par Dominique Deluze et Luc Camilli.
Après plusieurs films sélectionnés dans les festivals ou diffusés en télévision,
Xbo tourne actuellement plusieurs programmes en partenariat avec le studio La Ménagerie, dont la deuxième saison de la série pour jeune public Kiwi diffusée sur France 5. « Cette série de cinquante-deux fois cinq minutes représente un budget de deux millions d’euros et nécessite une vingtaine d’équivalents temps pleins sur un an », expliqueLuc Camilli. « Elle est en prévente à l’international. »

Une autre société toulousaine, Anoki, vient d’entrer dans la cour des grands. Elle assure la post-production (montage, bruitage, etc.) d’une série pédagogique pour France 4 produite par Milan Presse. 200 épisodes de Un jour, Une question ont été achetés par la chaîne. Mannuela Marque et Alwa Deleuze préparent d’autres projets pour le jeune public mais aussi des films et documentaires. Anoki vise ainsi un chiffre d’affaires de 300.000 euros pour 2014.

L’ensemble des acteurs de la filière animation, gaming, audiovisuel et 3D tente de s’organiser pour croiser les compétences, mutualiser les outils et faire fructifier un secteur en pleine ébullition au travers d’un futur cluster, en lien avec l’association La Mêlée. La seule production audiovisuelle représenterait près de 900 emplois dans la région. Audio Gaming, du son pour Tarantino Image 3D, simulation, réalité virtuelle…
Dans une filière transversale par nature, la rencontre entre le monde du divertissement et l’industrie peut s’avérer très fructueuse.

La start-up AudioGaming, spécialiste de la modélisation du son, travaille pour la télévision, le jeu vidéo et de très grands noms du cinéma. « Nous avons innové dans la synthèse sonore en temps réel avec la création d’une bibliothèque de vent qui a été utilisée pour le film de Tarantino Django Unchained, explique Amaury Laburthe, l’un des responsables de la société fondée en 2009 à Toulouse. « Nous travaillons aussi avec Lucas Films qui a produit la série Stars Wars. » Belle reconnaissance internationale pour la technologie d’AudioGaming qui développe également des projets avec Arte et participe à la coproduction de jeux vidéo. La société, positionnée d’autre part sur le Serious game, emploie sept personnes. Depuis 2012, elle double chaque année son chiffre d’affaires. Il devrait atteindre 300.000 euros en 2014.
La rédaction

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La ville intelligente annonce-t-elle un monde urbain meilleur ?

La ville intelligente annonce-t-elle un monde urbain meilleur ? | Toulouse networks | Scoop.it

La "ville intelligente" n'est plus un rêve futuriste, l'impact du numérique dans le développement urbain est désormais une réalité. Voici pourquoi.

 

La ville du futur ne relève plus de la science-fiction. Elle est désormais à portée de main. Cette ville  entièrement connectée - surnommée  "ville intelligente" ou smart city- proposera des services publics plus performants et durables dans les domaines de la santé, des infrastructures, des transports ou encore de l'énergie. Elle aura aussi un impact beaucoup plus important sur les citadins via le partage numérique de données. "Le numérique ne sera plus subi mais maîtrisé", explique l'architecte Rudy Ricciotti.

La smart city fait désormais partie des préoccupations des grands groupes informatiques, à l'image de Microsoft qui a consacré une partie de ses Tech Days (organisés début février à Paris) à cette thématique. 

Aux origines de la "ville intelligente"

Le rêve de villes entièrement connectées s'est concrétisé en 2003 en Corée du Sud, avec le projet U-Korea, s'appuyant sur le concept d'ubiquitous computing ("informatique omniprésente").  A quelques kilomètres d'une capitale surpeuplée, la U-City ultramoderne de Songdo pousse en quelques années au bord de la mer Jaune. Le maillage Wi-Fi est total, la vidéo surveillance omniprésente et, entre autres, des systèmes innovants de gestion de l'énergie sont mis en place.

Ce n'est cependant qu'en 2005 que le terme de smart city a fait son apparition, utilisé par Bill Clinton à l'occasion d'un défi lancé par sa fondation au géant du numérique Cisco. L'ancien président des Etats-Unis avait alors appelé l'entreprise à "développer des plans de décongestion des villes, à commencer par San Francisco, Séoul et Amsterdam" afin de "diminuer les émissions de CO2 et économiser à la fois pour les citoyens et les communautés locales du temps et de l'argent", selon son livre Giving: How Each of Us Can Change the World.

L'entreprise américaine investit donc à l'époque 25 millions de dollars dans un programme de recherche en Connected Urban Development (développement urbain connecté). Au terme de son engagement à la Clinton Foundation en 2010, Cisco décide de poursuivre l'aventure en lançant son département Smart and Connected Communities (communautés intelligentes et connectées) dans le but de commercialiser les produits et services nés du programme.

Depuis ces premiers projets, d'autres géants du numérique ainsi que des start-up se sont saisis de l'opportunité en lançant leurs propres programmes de développement, notamment IBM avec son programme "Smarter Cities" lancé en 2009 et Microsoft avec "Microsoft CityNext" en 2013.

Le marché encore relativement peu exploré de la "ville intelligente" a en effet de quoi séduire puisqu'il devrait représenter d'ici 2020 plus de 1.500 milliards de dollars, selon une étude de Frost&Sullivan. L'énergie "intelligente" représente un quart de ce nouveau marché grâce au développement des smart grids et autres solutions d'optimisation de la consommation énergétique pour les villes.  Selon le cabinet de conseil australien, on devrait par ailleurs dénombrer d'ici dix ans 26 "villes intelligentes", dont la moitié localisées en Europe et en Amérique du Nord.

Des villes pionnières

"Le numérique n'est pas une fin en soi ; la question est plutôt de savoir en quoi il va aider les villes à se  transformer et se développer", insiste Laurence Lafont, Directrice Secteur Public chez Microsoft France. Deux villes européennes pionnières en la matière ont ainsi adopté des modes de gestion innovants, au service de la communauté. 

 

  •          Barcelone,  ville sensible

La ville catalane s'est lancée un nouveau défi en voulant devenir le modèle universel de la ville intelligente. Pour cela, elle a multiplié les services connectés. "Le principal enjeu, ce sont les transports", martèle Lluis Sanz Marco, le directeur des systèmes d'information de la ville de Barcelone. A peu de frais, la municipalité espère considérablement fluidifier les déplacements dans la métropole, en permettant à la fois des économies de temps mais aussi une réduction des émissions de gaz à effet de serre. 

Selon une étude dévoilée par l'Observatoire IDC à l'occasion des Tech Days de Microsoft, les DSI devraient faire partie des profils les plus recherchés lors des recrutements par les entreprises dans les années à venir et pour cause, l'étude des interactions des Barcelonais avec leur territoire fait espérer une nette amélioration du fonctionnement des services de la ville.

Plusieurs mesures ont ainsi été expérimentées. Un système de géolocalisation des places de parking vides a notamment été mis en place dans certains quartiers. A l'aide d'une application téléchargeable sur leur smartphone, les conducteurs peuvent ainsi s'épargner de longues minutes d'errance en quête d'un endroit où garer leur véhicule. D'autre part, l'étude des déplacement quotidiens des usagers des transports en commun a permis à la municipalité d'optimiser son réseau de bus, grâce à des dessertes organisées sur un plan "orthogonal", limitant à un seul changement tout voyage d'un point à un autre de la ville.

Selon une étude à l'échelle mondiale publiée en février 2015 par l'application de planification de trajets Moovit, Barcelone ferait ainsi figure de meilleure élève avec en moyenne "seulement" 18 minutes de temps d'attente par jour dans les transports.

LIRE : Comment Barcelone veut devenir le modèle de ville intelligente

 

  •          Issy-les-Moulineaux et l'intelligence énergétique

La ville d'Issy-les-Moulineaux entend elle aussi gagner le qualificatif de "smart city". Le projet IssyGrid de gestion énergétique "intelligente" à l'échelle d'un quartier en est une preuve.

Incluant le quartier d'affaire de Seine Ouest ainsi que l'éco-quartier du Fort d'Issy,  le projet à pour but de mutualiser et d'optimiser les consommations en énergie de plusieurs entreprises - Alstom, Bouygues Immobilier, Bouygues Télécom énergies et services, EDF, ERDF, Microsoft, Schneider Electric, Steria et Total - ainsi que des habitants du quartier. Entrent plus particulièrement en ligne de mire les pics de consommation, souvent difficiles à gérer par les fournisseurs.

"La connaissance de la consommation énergétique de ces bâtiments -équipés d'appareils domotiques- nous aide à réguler la consommation en mettant les habitants du quartier à contribution", explique Eric Legale, Directeur Général d'Issy Média, société chargée de la communication et de l'innovation de la ville d'Issy-les-Moulineaux.

Des lampadaires intelligents ont également été installés par Bouygues Energie. Equipés de détecteurs de présence, ils peuvent adapter leur éclairage. "En France, 40% de la facture énergétique d'une ville est liée à l'éclairage ; à Issy, nous dépensons deux fois moins que dans la moyenne des villes françaises", s'exclame Eric Legale.

Pour la municipalité d'Issy-les-Moulineaux, comme pour celle de Barcelone, l'enjeu reste à présent de recueillir le soutien des citadins eux-mêmes, parfois frileux à l'idée de relayer certaines données. "La smart city, c'est aussi l'assurance d'une plus grande transparence de la gouvernance", précise Eric Legale en évoquant entre autres la publication des budgets publics sur la plateforme d'open data d'Issy-les-Moulineaux. "L'accès encore limité à certaines informations constitue le seul frein réel au développement de la smart city", reconnaît Lluis Sanz Marco. 

En effet, sans même évoquer le risque de l'avènement d'une société totalitaire à la 1984, entièrement sous contrôle du numérique, comment ne pas s'interroger sur la question de la protection des données personnelles, quand la progression du big data tend à faire disparaître la frontière entre données publiques et privées ? Comment aussi ne pas redouter leur piratage par un hacker, à l'image de celui du jeu vidéo Whatch Dogs ? Sur ces questions, les discours des grands défenseurs de la smart city se font plus évasifs...

 

Justine Babin

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