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Unix: la fin du monde informatique est déjà prévue | fin du monde 2012

Unix: la fin du monde informatique est déjà prévue | fin du monde 2012 | Toulouse networks | Scoop.it

Le monde ne s’est pas arrêté vendredi 21 décembre, de la même manière que rien ne s’est passé en l’an 2000, quand certains prédisaient un mégabug qui allait paralyser notre vie. Mais cela ne veut pas dire que le monde ne s’arrêtera jamais. En fait, s’il y a bien une chose dont nous sommes sûrs, c’est qu’il s’arrêtera un jour.

Chacun est donc retourné à ses calculs et à ses enquêtes historiques pour déceler dans les connaissances humaines des indices sur la date de la vraie apocalypse. L’une d’entre elles en particulier ressurgit, celle de la fin du monde informatique.

 

Si nous gardons les systèmes d’exploitation que nous avons aujourd’hui, la date exacte de la fin du monde informatique est déjà connue, écrit le journaliste Jesus Diaz sur le site Gizmodo:

 

le 4 décembre de l’an 292.277.026.596.

 

Soit la date à laquelle «le temps Unix dépassera la plus grande valeur qui peut être contenue dans un nombre entier de 64 bit».

Unix est le système d'exploitation qui alimente la plupart  des systèmes informatiques vitaux pour la vie humaine contemporaine sur Terre, des banques aux appareils de maintien en vie médicaux en passant par les réseaux d’électricité, les satellites et Internet. Et votre téléphone Apple ou Androïd.

Le temps Unix est le nombre de secondes écoulées depuis le lancement du système, le 1er janvier 1970. Un nombre qui est aujourd'hui de plus d'un milliard, et qui deviendra un jour plus grand que le maximum représentable sur un espace de stockage de 64 bits, supporté par tous les systèmes d'exploitation au monde.

Bien sûr, aucun des gadgets d’aujourd’hui ne sera encore là en 292.277.026.596, notamment parce que la Terre ne sera peut-être plus. Le Soleil devrait littéralement dévorer la Terre avant cela, dans plus de sept milliards d’années, quand il sera à l’apogée de sa taille, comme l’explique le magazine Scientific American:

«Le Soleil est lentement en train de s’étendre et de s’illuminer, et au cours des quelques prochains milliards d'années, il finira par dessécher la Terre, la laissant chaude, roussie et inhabitable. Dans environ 7,6 milliards d'années, le Soleil va atteindre sa taille maximale en géante rouge: sa surface s’étendra de 20% au-delà de l'orbite terrestre actuelle et brillera 3.000 fois plus. Dans sa phase finale, le Soleil va s'effondrer en une naine blanche.»

Mais cette autre fin du monde ne devrait pas trop vous inquiéter non plus: selon les théories futuristes du physicien Michio Kaku, les humains auront déjà colonisé la Voie lactée et seront capables d’exploiter toute l’énergie de la galaxie, et votre smartpone sera toujours en marche grâce à Unix.

Il y a donc de très bonnes chances pour que l’année 292.2777.026.596 arrive un jour. Et il y a aussi beaucoup de chances pour qu’Unix ait été abandonné d’ici là. «Mais sait-on jamais, écrit Jesus Diaz. Le système a été inventé il y a 43 ans et il est toujours le meilleur et le plus robuste des systèmes d’exploitation jamais créé.»

Jacques Le Bris's insight:

La fin de "Le Monde Informatique" sera bien antérieure.

http://www.lemondeinformatique.fr/

 

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HidnSeek : le capteur connecté sous Sigfox lancé sur Kickstarter

HidnSeek : le capteur connecté sous Sigfox lancé sur Kickstarter | Toulouse networks | Scoop.it

Développé et produit en France, HidnSeek est un traqueur GPS opensource qui permet de géolocaliser les objets à faible coût. Le produit est depuis lundi sur Kickstarter.

 

Présentation

HidnSeek prend l’apparence d’un capteur qui, connecté via le réseau Sigfox, permet toute une gamme de service personnalisés centrés autour de la géolocalisation par GPS. Lors de la Connected Conference, nous avons rencontré Stéphane Driussi et Xavier Torres-Tuset, les deux co-fondateurs (français !) de HidnSeek. Ils nous ont expliqué les multiples usages qui se cachent derrière le capteur GPS HidnSeek :

Avec HidnSeek, nous misons sur la polyvalence des usages. Bien plus qu’un tracker GPS, nous apportons de la valeur au client, lui permettant par exemple d’assurer la sécurité de ses objets ou de ses proches. Grâce à notre technologie intégrée, nous offrons aux utilisateurs la possibilité de multiplier et personnaliser les usages en créant par exemple un système de notifications basées sur le mouvement ou la géolocalisation des objets liés à notre capteur.

 

Après avoir développé des prototypes fonctionnels (et établi un partenariat avec Sigfox pour doter les capteurs d’une capacité de communication en France et à l’international), les deux fondateurs ont lancé une campagne Kickstarter en début de semaine. L’objectif est de passer à la vitesse supérieure et d’entrer dans la phase de production du produit.

 

Fonctionnement

La solution HidnSeek se compose d’une carte open-source intégrée dans un boitier qui peut s’attacher à n’importe quel objet nécessitant d’être surveillé.

Le traqueur se compose d’un accéléromètre (pour capter le mouvement), d’un récepteur GPS, d’une batterie et d’un port micro-USB permettant de la recharger, d’un modem radio et d’une antenne (pour communiquer les données récoltées via Sigfox).

HidnSeek a choisi le réseau Sigfox (plutôt que des solutions GSM standards) car le réseau permet de communiquer les données à moindre coût et donne plus d’autonomie au capteur. HidnSeek utilise le réseau Sigfox pour faire remonter les données du capteur jusqu’au Cloud et envisage également d’utiliser le sens retour (du Cloud vers l’objet, voir notre article : Le Réseau Sigfox est bidirectionnel, en voici la preuve). Les données récoltées sont ensuite stockées et gérées dans un Cloud et accessible depuis une application mobile (compatible iOS, Android et Windows Phone).

Des usages B2B, des usages B2C

Les usages que proposent HidnSeek peuvent toucher à la fois le marché B2B et le marché B2C.

Les fondateurs ont créé des fonctionnalités pouvant intéresser le grand public : envoi d’alertes, par exemple si le dispositif reste immobile pendant une période prolongée (fontion Body Guard), ou si celui-ci a détecté un mouvement (fonction Motion Sensor). Les utilisateurs peuvent également accéder à un historique des données mesurées : des usages de surveillance d’objet ou de personnes sont donc visés.

Les usages professionnels sont quant à eux favorisés par l’ouverture du code en open-source : chaque entreprise peut se baser sur le hardware de la solution développée et personnaliser la couche software pour l’adapter à son marché. Les deux fondateurs de HidnSeek nous ont expliqué leurs motivations quant aux cibles professionnelles :

Nous ouvrons notre code pour permettre à n’importe quel développeur de créer des services se basant sur notre capteur GPS. Les entrepreneurs sont également les bienvenus pour imaginer leurs propres solutions sur la base de notre produit.

Prix et disponibilité

HidnSeek est d’ores-et-déjà disponible en précommande sur Kickstarter(retrouvez la page du projet Kickstarter icipour le prix de 109€ (soit une économie de 40€ sur ce que sera le prix de HidnSeek).


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Les réseaux sociaux montent en puissance dans le recrutement des cadres

Les réseaux sociaux montent en puissance dans le recrutement des cadres | Toulouse networks | Scoop.it

Réseaux sociaux, cooptation, chasse de tête, publication d'une offre de poste, candidature spontanée: quel est le moyen le plus efficace, lorsqu'on est un DRH, pour embaucher un cadre? L'étude annuelle de l'Apec sur le sourcing des cadres, publiée ce jeudi, apporte plusieurs confirmations et bat en brêche quelques idées reçues.

La publication d'une offre d'emploi reste le moyen le plus sûr de réussir un recrutement. L'année dernière, plus de 8 recrutements sur dix ont donné lieu à la diffusion d'une offre de poste. «Comme les années précédentes, l'offre d'emploi reste le moyen le plus efficace pour recruter un cadre», explique l'Apec. Une fois publiée, elle permet le recrutement dans 63% des cas (61% en 2013).

Cette année marque aussi la montée en puissance desréseaux sociaux professionnels. Plus de 28% des recruteurs les utilisent, soit 6 points de plus que l'an dernier, ce qui prouve l'ampleur de la progression. L'évolution est d'autant plus à souligner que, lors de la précédente étude de l'Apec, les recruteurs avaient indiqué que l'usage des réseaux sociaux se révélait parfois trop chronophage. En outre, les recruteurs y ont plus fréquemment recours (43% conrtre 32% un an plus tôt) pour vérifier ou compléter des informations mentionnées par les candidats dans leurs CV.

Une nouvelle fois, l'étude de l'Apec met en lumière un recul du marché dit «caché», c'est à dire les recrutements qui se réalisent via les réseaux de relations, la cooptation, les associations d'anciens élèves ou encore la chasse de tête. En 2014, cette technique de recrutements de candidats ne représente plus que 5% de l'ensemble du sourcing, en baisse de 3 points par rapport à 2013. La cooptation s'avère ainsi moins efficace que l'an passé , indique notamment l'Apec, puisque lorsqu'elle est activée, elle aboutit à un recrutement dans 20% des cas contre 23% l'année dernière. Quant aux candidatures spontanées, elles permettent de réaliser 10% des sourcings de candidats et 6% des recrutements.

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L'impression 3D plastique passe (enfin) au multicolore ?

L'impression 3D plastique passe (enfin) au multicolore ? | Toulouse networks | Scoop.it

Les imprimantes 3D grand public se démocratisent petit à petit et de nombreux projets d’innovation essaient de repousser les limites de ce que ces petites machines peuvent faire, tout en continuant à en baisser le coût. Aujourd’hui, nous allons vous parler de 2 initiatives visant à ramener de la couleur à vos impressions qui sont souvent monotones…

La première est un projet lancé depuis quelques jours sur Kickstarter. Son objectif est intéressant : vous permettre de transformer votre machine à une tête d’impression en une imprimante 3D capable de réaliser des impressions 3D en plusieurs couleurs (jusqu’à 4). L’idée est simple, mais il fallait y penser et personne ne l’a proposé comme The Palette (le nom du projet) le propose aujourd’hui.

The Palette est une petite machine prenant en entrée jusqu’à 4 filaments de couleurs différentes, et fournissant en sortie un seul filament réalisé pour vous permettre d’imprimer votre objets en utilisant ces 4 couleurs.

En utilisant cette machine, vous pouvez donc transformer votre machine à 1 tête d’impression en une machine à 4 têtes d’impression. The Palette calcule la longueur exacte de filament dont vous allez avoir besoin pour chaque partie de couleur et recrée donc un seul filament multicolore à partir des données de votre fichiers STL.

On reste aujourd’hui sur une première itération de machine, et il est probable que ce genre d’initiative évolue pour créer une sorte d’adaptateur universel, permettant d’imprimer en plastique en autant de couleurs que l’on veut.

Une autre initiative nous vient de Hong Kong, de l’université de Zheijiang. Des chercheurs de cette université ont mis au point un procédé d’hydrographie numérique permettant d’ajouter de la couleur en post-traitement à une impression monocolore. Au contraire de la méthode précédente, l’objet ne sera pas teinté dans la masse, mais une couche de couleur sera ajoutée sur l’objet.

On comprend bien que les 2 méthodes vont avoir leurs cas d’utilisation distincts, l’une permettant seulement 4 couleurs, mais utilisant un plastique teinté dans la masse, avec une couleur durable. L’autre permet d’aller chercher des nuances de couleurs permises par l’impression couleur 2D…

Donc cette méthode pourrait s’avérer très adaptée pour réaliser des prototypes de façon plus automatisée que par peinture à la main.

Le fonctionnement est donc le suivant : les chercheurs ont travaillé sur un logiciel modélisant la déformation de la surface de l’eau quand on y plonge un objet. A partir de cela, ils calculent la façon dont ils doivent imprimer l’image à transférer sur le produit qui va être plongé dans l’eau. Une fois l’impression faite sur un film transparent spécifique, ils apposent l’image imprimée à la surface d’un bac d’eau, y ajoutent quelques éléments chimiques pour commencer une réaction et plongent ensuite l’objet à colorer directement sur l’image. Cette image est alors accollée sur le produit par réaction avec l’image imprimée.

Jusqu’à maintenant, ce sont les technologies d’impression qui avaient le vent en poupe. Aujourd’hui et pour aller plus loin sur la fabrication elle-même, il va falloir probablement inventer de nouvelles technologies, ou des catalyseurs pour les technologies existantes.

Une nouvelle vague semble arriver, travaillant sur le rendu et sur la post-production.

Pour aller plus loin sur ThePalette, vous pouvez vous rendre sur leur page de campagne Kickstarter, où ils ont détaillé le fonctionnement de leur machine. Pour accélérer l’innovation, ils souhaitent d’ailleurs rendre leur hardware et leur software opensource.

Pour aller plus loin sur la technologie d’hydrographie numérique, vous pouvez aller visiter la page suivante.

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Ti'Fox : balise GPS connectée reliée au réseau Sigfox

Ti'Fox : balise GPS connectée reliée au réseau Sigfox | Toulouse networks | Scoop.it

Ceux qui se sont fait voler leur scooter ou vélo pour la énième fois y verront peut-être une solution à envisager pour leur prochain achat. Ticatag annonce l'arrivée de la première balise GPS connectée au réseau Sigfox. Objectif :  géolocaliser sur une carte Google Maps, depuis un ordinateur ou une application mobile (Android et iOS), un vélo, un scooter, une voiture, un chien, un sac de randonnée, bref, n'importe quel objet, y compris en extérieur. L'opérateur de réseau qui utilise les bandes fréquences libres garantit une couverture nationale française opérationnelle. 

 

Jeune société française basée en Bretagne (ce qui explique pourquoi son nom et celui de ses créations commencent par "ti'"), Ticatag propose des solutions de géolocalisation pour permettre à chacun de retrouver ses affaires, comme le Ti'Be, un porte-clés conçu pour localiser les objets dans un rayon de 40 m. Son principe de balise connectée rappelle les concepts de Wistiki ou Gablys, mais à la différence de ses concurrents, le Ti'Be repose sur une application iBeacon et disponible tant sur iOS qu'Android. 

Avec Ti'Fox, le spécialise des technologies de géolocalisation va plus loin puisqu'il propose un objet connecté équipé d'une balise GPS. Ici, on ne perd plus la trace de l'objet dès que l'on sort du périmètre Bluetooth. Contrairement à la plupart des modèles du marché, ce nouveau boîtier de géolocalisation basse consommation n'a pas besoin de carte SIM ou d'abonnement chez un opérateur : à l'instar du détecteur de fumée connecté Smockeo, il repose sur le réseau Sigfox, l'opérateur de réseau dédié à l'Internet des objets.

Fabriqué en France, le Ti'Fox mesure 70 x 67 x 29 mm (H x L x P). Destiné à être placé en extérieur, il est conçu à partir de matériaux résistants aux caprices climatiques. Il dispose d'un bouton d'alerte pour remonter une alerte géolocalisée par SMS : il suffit d'appuyer sur ce bouton pour que la position du boîtier soit envoyée par SMS à un numéro prédéfini. Son autonomie dépend de l'utilisation. Le fabricant garantit une autonomie de 3 ans à raison de 1 position par heure. Attention, elle se réduit à 6 mois pour 1 position toutes les 10 minutes. 

La balise GPS connectée sera disponible en fin d'année en grandes surfaces, magasins de motos et scooters, magasins d'articles de sport et de loisirs, de chasse, animaleries, etc. à 149 €. Un tarif qui comprend la balise et 1 an d'abonnement "gratuit" au réseau. Le tarif mensuel sera ensuite de 4,90 €.

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Open data : Toulouse Métropole met davantage de données à disposition des startups

Open data : Toulouse Métropole met davantage de données à disposition des startups | Toulouse networks | Scoop.it

Recensement, horaires de bus, résultats d'élections...les startups de Toulouse Métropole ont désormais un accès libre à ces données

 

Toulouse Métropole met à disposition certaines de ses données (recensement, équipements, élections...) sur internet. Dans une nouvelle version de son site mise en ligne le 12 mai, elle présente une centaine de jeux de données publiques supplémentaires sur une plateforme plus facile d'utilisation. Objectif, aider le mouvement open data prendre de l'ampleur dans la région, mais avant tout booster l'économie numérique.

 

L'open data, qu'est-ce que c'est ? Apparu aux alentours de 2010 en France, ce mouvement consiste pour les collectivités locales (mairies, intercommunalités, conseils généraux, régionaux...) et leurs partenaires (régie de transports en commun, distributeur d'eau...) à mettre à disposition des entreprises et des habitants toute une série de données qu'elles produisent. Par exemple, les équipements, les recensements quartier par quartier, les résultats électoraux bureau de vote par bureau de vote, les horaires de bus, etc. Ces données sont libres, c'est-à-dire qu'elles peuvent être réutilisées par les entreprises du numérique pour produire des application pour smartphones, par exemple.

 

Nouvelle plateforme

Pionnière de ce mouvement, Toulouse Métropole a mis en ligne une nouvelle version de sa plateforme Toulouse-metropole.data, le 12 mai. Outre un moteur de recherche pour naviguer dans les quelque 200 jeux de données libérées et un accès à une "interface de programmation" (API) pour les entrepreneurs, elle propose un historique de la démarche de Toulouse Métropole, un recensement des communes impliquées dans la démarche et des réutilisations des données par les entreprises, ainsi qu'un agenda des événements liés à l'open data dans l'agglomération toulousaine.

"L'idée était de mieux communiquer autour de l'open data, en libérant de nouvelles données publiques et en les rendant accessibles au plus grand nombre grâce à une interface plus simple et plus pédagogique", explique Bertrand Serp, vice-président de Toulouse métropole en charge de l'Économie numérique et de la robotique et président de l'association Open Data France.

 

Mille euros par an

Ce nouveau portail été conçu par l'entreprise parisienne OpenDataSoft, spécialisée dans le développement de platesformes pour l'open data. Cette société, qui compte aujourd'hui 12 salariés et espère 1,2 million d'euros de chiffre d'affaires en 2015, a créé un portail-type qu'elle "loue" aux entreprises et aux collectivités territoriales, tout en continuant à le perfectionner. Toulouse Métropole s'est abonnée à la plateforme pour une durée de trois ans, à raison de "10 000 euros par an", indique-t-on à la mairie de Toulouse.

"Les collectivités territoriales ont des besoins spécifiques, observe Jean-Marc Lazard, directeur général d'OpenDataSoft. Les processus doivent être simples pour qu'un maximum de services soient autonomes dans la mise en ligne des données. La plateforme doit pouvoir s'ouvrir facilement aux partenaires. Il faut aussi faire le grand écart entre des visualisations interactives assez claires et des données utiles pour le grand public, sur les bornes vélo par exemple, et des accès API où les entrepreneurs peuvent brancher leurs applications pour récupérer les mises à jour en direct."

 

Toulouse, métropole "French Tech"

Un premier portail open data avait été ouvert le 22 octobre 2011. La régie de transports en commun Tisséo s'est associée à la démarche en fournissant des données, suivie par La Poste, en juin 2012, et l'Office de tourisme de Toulouse, le 18 juillet 2013. L'association de promotion de la libération des données publiques Open Data France a été créée le 9 octobre 2013, et Bertrand Serp en a été nommé président le 9 juillet 2014. En novembre 2014, Toulouse Métropole a obtenu le label Métropole French Tech.

Aujourd'hui, 9 des 37 communes de la métropole se sont engagées dans la libération de leurs données. "7 ou 8 entreprises ont déjà réutilisé les données libérées", calcule Bertrand Serp. Parmi lesquelles les startups GéOVélO (calcul d'itinéraires cyclistes à Toulouse), La ville sonore (balade créative à Toulouse), Coovia (covoiturage) et Bus31 (horaires de bus en temps réel).

"C'est un mouvement qui ne demande qu'à être amplifié, insiste Bertrand Serp. Mon ambition est que toutes les communes de la métropole libèrent leurs données, et que d'ici 5 ans, environ 300 startups spécialisées dans l'exploitation de ces données soient créées, soit 3 800 emplois."

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13 start up ouvrent leurs portes à Toulouse du 28 au 30 mai

13 start up ouvrent leurs portes à Toulouse du 28 au 30 mai | Toulouse networks | Scoop.it

13 start up toulousaines hautes technologies ouvrent leurs portes au public et aux curieux à la fin du mois.

 

1000 startups ouvriront leurs portes au grand public en France, dans le cadre du projet Startup Assembly soutenu par la French Tech. A Toulouse, 13 entreprise du secteur des Hautes Technologies participent à ces rencontres avec le public programmées du 28 au 30 mai.

Durant ces trois jours, plus de mille entrepreneurs français organiseront des évènements partout en France pour promouvoir l’entrepreneuriat, l’innovation et pourquoi pas, permettre à ceux qui en cherchent de trouver un emploi. C’est l’occasion de découvrir de l’intérieur le quotidien de toutes ces entreprises, d’apprendre à monter sa boite, et de passer un bon moment avec les entrepreneurs et leurs équipes. Et c’est entièrement gratuit !

Les entreprises toulousaines participantes : Quelques entreprises toulousaines qui ouvrent leurs portes
Wiseed, Unitag, Lymo, Yestudent, Minute Papillote, WiSEED, AXIBLE TECHNOLOGIES, TableOnline, La Ruche qui dit Oui!, INTESENS, Meet My Designer, Objectif Libre, OpenAirlines, Payname, Boxmyjob, Willty,
GiroSense, Geovast 3D, ECOBOLELEND, Simitless, TIC Valley, Le Camping Toulouse

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Twitter : pourquoi des robots mettent inlassablement vos tweets en favori ?

Twitter : pourquoi des robots mettent inlassablement vos tweets en favori ? | Toulouse networks | Scoop.it

C’est un spam d’un nouveau genre : les comptes qui mettent en favori vos tweets sans relâche. Mais quel est leur objectif ?

 

Une étoile, deux étoiles, trois étoiles : au début, vous êtes heureux de voir que les gens chérissent vos tweets au point de les ajouter à leurs favoris sur Twitter. Jusqu’à ce que cette démarche devienne intempestive. Voilà que des comptes sauvegardent toutes vos paroles, jusqu’aux plus insignifiantes. Vous répondez "oui" à un contact ? Favori ! Vous lui envoyez un ";-)" ? Favori ! Mais où cela s’arrêtera-t-il ?

Quand vous allez voir de plus près ce profil qui vous harcèle, vous tombez souvent sur une photo d’oeuf (la photo par défaut sur Twitter), un nom tout à fait générique et des tweets curieusement formulés, qui renvoient parfois vers de sites de perte de poids ou vers des entreprises qui vendent du follower. C’est que ces comptes ne lisent pas du tout vos tweets : ils vous spamment.

Il suffit de cocher l’étoile en bas à droite d’un tweet pour le placer dans son onglet Favoris à retrouver sur son profil. Si les retweets servent à diffuser un message à son audience, les favoris, ou "fav", remplissent d’autres fonctions.

 

25 raisons de "faver"

Une équipe de chercheurs britanniques et allemands avait défini 25 raisons différentes de "faver" : accuser réception d’un message, remercier une personne, apprécier un bon mot ou encore sauvegarder le lien d’un texte pour le lire plus tard. Les favoris ne sont pas privés : vous pouvez consulter ceux de chaque utilisateur sur sa page. Mais en soi, l’action de "faver" reste assez discrète. Sauf à aller les chercher volontairement, les favoris ne sont connus que par celui qui "fave" et celui qui est "favé".

Exemple de spam : Elizabeth Walkera a "favé" mon tweet. Son nom est d’autant plus douteux qu’une série de comptes avec des noms qui pourraient sembler ordinaires s’ils ne se finissaient pas par un A m’ont déjà fait le même coup (Lisa Johnsona, Dorothy Williamsa, Nancy Andersona). En allant sur son profil cette @Laurap1791 est louche : tête d’oeuf, neuf tweets à peine sans cohérence aucune, pas de followers. Idem pour le compte @iras_opuxojim74, qui est d’autant plus suspect qu’il a tweeté six fois, dans quatre langues différentes.

 

Un business rentable

Quel est le but de ces spammeurs qui "favent" à droite et à gauche sans réfléchir ? Quand vous voyez une notification dans l’onglet dédié, vous ne pouvez pas vous empêcher pour regarder de plus près le profil - car qui n’est pas intéressé par qui s’intéresse à lui ? On peut même imaginer que vous cliquiez sur le lien indiqué dans sa bio et cela vous emmènera vers du spam. Absurde ? Pas tant que ça.

Comme l'explique "Ad Week", Followgen par exemple s'était bâti un beau succès sur ce business en 2013, même s’il a depuis disparu. Le principe : il "favait" automatiquement les tweets de quelqu’un dans le but que celui-ci les voit et décide de suivre la personne en retour. Pour 12 cents, il vous trouvait un nouveau follower. "Selon mes clients (un mélange de marques et de particuliers), le ciblage et les données étaient meilleures [que sur Twitter Ads]", expliquait même son PDG. Un blogueur s’était aussi emparé du sujet et a découvert que derrière les liens de ces faux profils se trouvaient un site qui vendaient des followers sur Twitter : 1.000 followers pour 20 dollars, 100.000 followers pour 420 dollars.

 

Signalement humain et automatique

S’il est aussi facile de créer des robots sur Twitter, c'est que son API (interface de programmation) est ouverte : les développeurs peuvent s'en servir pour leurs projets. C'est par exemple le cas de @maree_info, un robot conçu pour répondre automatiquement aux demandes sur les horaires de marée. Twitter considère cet usage comme positif. En revanche, le réseau social a mis en place une détection automatisée pour repérer les comptes malveillants. Il effectue de grands "nettoyages" de comptes qui ont le même mode de fonctionnement et les ferme en masse.

Bien sûr, il est toujours possible de signaler en tant que spam et bloquer ces comptes. "Notre équipe antispam ne cesse d'évoluer pour adapter sa riposte aux nouvelles formes de spam, afin de garantir un environnement sans spam aux utilisateurs de Twitter. En complément des systèmes et outils de détection du spam dont nous disposons, nous comptons sur les utilisateurs pour nous signaler les cas de spam dont ils auraient connaissance", fait savoir un porte-parole de Twitter.

Mais ils ne sont pas toujours faciles à repérer. Dans un post publié sur le blog de Meshfire, le PDG Eli Israel écrit : "Contrairement aux anciennes méthodes de 'spam par mention', 'faver' un tweet ne laisse pas de preuve dans la timeline du faveur permettant aux utilisateurs de le repérer, et à moins de dépasser les limites imposées par Twitter (un très généreux 1.000 favoris par compte par jour), ils peuvent passer inaperçu assez longtemps pour atteindre leurs objectifs." En attendant, ils ennuient uniquement les profils visés. 

 

Amandine Schmitt

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Le FBI confirme qu’un hacker a pu pirater les moteurs d’un avion de ligne en passant par le système de loisir de son siège

Le FBI confirme qu’un hacker a pu pirater les moteurs d’un avion de ligne en passant par le système de loisir de son siège | Toulouse networks | Scoop.it

Un hacker a affirmé avoir pu prendre momentanément le contrôle des moteurs d’un avion de ligne en plein vol en passant par le système de loisir de son siège.

 

Un hacker a affirmé avoir pu prendre momentanément le contrôle des moteurs d’un avion de ligne en plein vol en passant par le système de loisir de son siège.

Une situation qui peut sembler incroyable, mais le FBI confirme que Chris Robert a bien eu la possibilité de faire ce qu’il prétend, en utilisant tout bonnement son ordinateur portable et un câble Ethernet.

Chris Roberts, un hacker bien connu par le FBI

Chris Roberts ne fait pas partie des hackers qui ont tendance à clamer de faux exploits incroyables sur tous les toits. Il est le fondateur de One Worlds Labs et il est considéré comme étant un expert reconnu sur les sujets de la sécurité informatique.

Tout est parti d’un tweet que Chris a envoyé durant son vol, où il affirme avoir réussi à accéder à certaines fonctionnalités sensibles de l’avion dans lequel il se trouvait :

Ce tweet lui a valu d’être attendu à son arrivée par des agents du FBI zélés, qui ont alors procédé à son interrogatoire.

Roberts a alors affirmé qu’il a pu pirater plusieurs fois par le passé des avions en utilisant le système de loisir embarqué à son siège, que ce soit des appareils de marque Airbus ou Boeing., et ce entre 15 à 20 fois, de 2011 à 2014.

« Il a déclaré qu’il a commandé avec succès le système et qu’il avait pu accéder à la commande Grimper. Il a déclaré qu’il a commandé de ce fait à l’un des moteurs d’avion de grimper, résultant en un déplacement latéral de l’avion lors d’un de ces vols » affirme l’agent du FBI Mike Hurley.

Notre hacker a déclaré n’avoir utilisé pour son piratage que son ordinateur portable et un câble Ethernet.

Il est intéressant de noter que Chris Roberts tente d’alerter les autorités depuis de nombreuses années en ce qui concerne les failles de sécurité présentes dans les systèmes de loisir embarqués dans les avions. Il aura fallu un tweet pour qu’on le prenne enfin au sérieux.

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Tony Marchand : « Nous ambitionnons de diffuser le label cloud de DigitalPlace au niveau national »

Tony Marchand : « Nous ambitionnons de diffuser le label cloud de DigitalPlace au niveau national » | Toulouse networks | Scoop.it

Directeur du cluster DigitalPlace depuis février dernier, Tony Marchand, 42 ans, se réjouit d'animer une structure dans laquelle les entreprises sont particulièrement impliquées et qui poussent pour que leurs idées soient reconnues à l'échelle nationale.

 

Tony Marchand, pourquoi avoir postulé à cette fonction ?

Parce que c’est le poste qui correspond à mon parcours !

J’ai débuté comme chercheur en ergonomie à l’institut universitaire d’informatique de Toulouse. Là, j’ai côtoyé des grands groupes, tel France Télécom, comme des PME.

Puis, je suis devenu (...)

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Comment maîtriser Twitter en 1 dessin (ou presque) ?

Comment maîtriser Twitter en 1 dessin (ou presque) ? | Toulouse networks | Scoop.it

Après avoir maîtrisé LinkedIn, Twitter est LE réseau social à utiliser pour : suivre l'actualité et rester à la pointe de son activité, agrandir son réseau, augmenter sa visibilité et sa notoriété, et ... beaucoup s'amuser aussi !


Via Frédéric DEBAILLEUL, Yves Carmeille "Libre passeur"
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Joachim du Bellay's curator insight, May 11, 2:31 AM

Un exemple...... @technojoachim

Julie Simoës's curator insight, May 11, 6:14 AM

#communication #web #twitter #community 

DocAten's curator insight, May 19, 1:54 PM

Pas mal fait !

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Twitter : les annonceurs retrouvent leurs pubs sur des pages porno

Twitter : les annonceurs retrouvent leurs pubs sur des pages porno | Toulouse networks | Scoop.it

Nielsen, spécialiste des études et informations marketing, a ainsi mis un terme à l’une de ses campagnes de « tweets promus » cette semaine, après que ses annonces soient apparues sur des pages pornographiques sur le réseau social. Selon Adweek, un de ses tweets s’est ainsi retrouvé sur les pages de profils nommés  » Homemade Porn  » et « Daily Dick Pictures ».



Twitter est le champion de la liberté d'expression. Pourtant le réseau social se confronte aujourd'hui à un nouveau problème de taille : le porno ! Les annonceurs présents sur le réseau social commencent à réagir.

 

D’autres annonceurs auraient été confrontés à ce type de problème, comme NBC Universal. Un porte-parole de Twitter explique ainsi : « Nous sommes conscients que les tweets publicitaires sont affichés sur certains profils qui contiennent du contenu inapproprié. Nous nous engageons à fournir un environnement sûr pour les marques, afin de bâtir leur entreprise. Notre équipe travaille actuellement à la résolution de ce problème.»

Twitter est dans une position particulièrement difficile. Le réseau social doit en effet surveiller 300 M de comptes actifs remplis de contenu généré par les utilisateurs. Il a récemment introduit un filtre qui élimine les tweets abusif ou offensants de la timeline d’un utilisateur, mais cela n’est apparement pas encore suffisant. L’analyste Robert Peck estime ainsi qu’il pourrait y avoir, à ce jour, jusqu’à 10 M de comptes Twitter dédiés au partage de la pornographie.

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200 facteurs de ranking sur Google - le Guide Détaillé

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A ne pas Manquer : Le Guide Complet de l'Algorithme de Google ~ 200 Points analysés par un Expert SEO
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Des assiettes spécialement conçues pour prendre le plat en photo avec son smartphone

Des assiettes spécialement conçues pour prendre le plat en photo avec son smartphone | Toulouse networks | Scoop.it

A Tel Aviv, le restaurant Catit and Carmel Winery a surfé sur cette tendance en imaginant des assiettes spécialement conçues pour prendre les plats en photo

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Ce que réserve la nouvelle version d'Android

Ce que réserve la nouvelle version d'Android | Toulouse networks | Scoop.it

TECHNO - La nouvelle version d'Android, le système d'exploitation mobile de Google, veut rendre vos smartphones encore plus intelligents, a annoncé le groupe jeudi 28 mai lors d'une présentation devant la presse.

L'objectif est également de s'assurer que le moteur de recherches conserve sa place dans un monde où les applications gagnent de plus en plus de terrain. Lors de sa conférence annuelle avec les développeurs à San Francisco, Google a présenté un avant-goût d'Android M, dont la sortie est prévue dans le courant de l'année.

 

Commande vocale et économie d'énergie

Cette version contient une nouvelle mouture de "Google now", un assistant personnel activé par la voix qui veut concurrencer Siri d'Apple et Cortana de Microsoft. Autre façon de concurrencer Apple, le système devrait être peu gourmand en batterie. Pour ce faire, le système d'exploitation compte sur le gestionnaire appelé Doze, préciseNumérama. Celui-ci a la capacité de d'arrêter l'activité de vos applications quand le mobile est considéré comme inactif (posé sur une table). Seules les applications "utiles" sont maintenues comme le réveil ou des notifications, détaille le site spécialisé.

 

Mais la version d'Android veut aller plus loin: elle permettra d'activer le logiciel d'assistance même si d'autres applications sont actives, et de récolter des informations dans leur téléphone. "Votre téléphone intelligent devrait être plus intelligent", a commenté Aparna Chennapragada, directrice de Google Now, en faisant la démonstration de ces fonctionnalités. Quelques détails dans la vidéo ci-dessous:

"Pourquoi ne peut-il pas vous dire de ramener le lait que votre conjoint vous a demandé de rapporter dans un SMS", a-t-elle interrogé. Pour l'heure, il permet déjà de puiser dans l'agenda, les emails et ailleurs, avec la permission de l'utilisateur, pour certaines actions, comme par exemple rappeler qu'il est temps de partir pour prendre un avion ou retrouver l'endroit où sa voiture est garée.

Aparna Chennapragada a fait une démonstration en écoutant une chanson en streaming sur Spotify et en demandant à voix haute qui chantait. La nouvelle fonction "Now on tap" a répondu en montrant une photo de l'artiste, ainsi que des informations puisées sur internet sur lui et son groupe. "Vous pouvez obtenir des informations de manière instantanée", a-t-elle relevé.

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Comment l’Europe veut mettre les GAFA au pas

Comment l’Europe veut mettre les GAFA au pas | Toulouse networks | Scoop.it

Pratiques anticoncurrentielles, optimisation fiscale, remise en question de l’utilisation des données personnelles… les griefs de l’Europe contre les géants américains du web se multiplient. Tout comme les pressions pour les forcer à rentrer dans le rang. L’initiative d’Amazon, qui va payer des impôts dans chaque pays où il dispose de filiales au lieu de centraliser ses revenus au Luxembourg, prouve l’efficacité de la pression européenne, à l’heure où le Vieux continent ambitionne lui aussi de devenir un géant du numérique.

 

Il ne fait pas bon être un GAFA en ce moment en Europe. Les Google, Amazon, Facebook et Apple (auxquels on peut ajouter le géant de l'informatique Microsoft) sont scrutés de toutes parts par les régulateurs européens. Leur domination inquiète. En une quinzaine d'années seulement, ces compagnies américaines, parfois créées dans un garage par quelques "geeks" à l'image de Facebook, ont conquis le monde, et notamment l'Europe, grâce à leurs innovations.

Les GAFAM ont su se rendre indispensables dans chaque compartiment de notre vie numérique. Google, créé en 1998, capte 94% du marché de la recherche en ligne en Europe et investit à tout va dans des secteurs prometteurs comme la réalité augmentée ou la voiture sans conducteur. Amazon est le leader mondial du commerce en ligne, loin devant ses concurrents. Facebook, le plus grand média du monde, dispose de 260 millions d'utilisateurs en Europe, davantage même qu'aux Etats-Unis, et contrôle d'autres plateformes populaires comme WhatsApp, Facebook Messenger et Instagram. Après avoir révolutionné la musique en ligne avec l'iTunes en 2003, Apple a popularisé les smartphones puis les tablettes et se lancera cet été dans le streaming musical. Quant à Microsoft, son système d'exploitation Windows domine toujours le secteur informatique.

 

Nouvelle stratégie numérique

Pendant des années, l'Europe a accepté cette domination américaine. Contrairement à la Chine (Baidu, Alibaba)  et à la Russie (Yandex), elle n'a pas favorisé l'essor d'une entreprise leader capable de concurrencer Google ou Facebook. Et si Microsoft ou encore Intel ont déjà subi de grosses amendes de la part de Bruxelles pour abus de position dominante, les initiatives contre les géants américains restaient plutôt isolées.

Ce n'est plus le cas. Depuis 2010 et encore plus depuis l'arrivée de la nouvelle Commission, en 2014, des voix s'élèvent dans toute l'Europe contre la "colonisation numérique" venue des Etats-Unis. La France et l'Allemagne, l'aigle à deux têtes sans qui rien ne se fait à Bruxelles, multiplient les appels pour "encadrer" les géants du web. Après un courrier commun envoyé à l'automne dernier à la Commission européenne, le ministre de l'Economie Emmanuel Macron et son homologue allemand Sigmar Gabriel ont de nouveau sollicité Bruxelles, en avril, pour mettre en place un "cadre réglementaire assurant une concurrence équitable entre les acteurs numériques".

Benoît Thieulin, le président du Conseil national du numérique (CNN), explique:

"Le contexte a changé ces dernières années. Il y a une prise de conscience en Europe, et notamment du couple franco-allemand, que le numérique révolutionne tous les secteurs et devient un enjeu stratégique majeur. Le fait que des champions européens de l'automobile, de la banque, de l'assurance, des transports ou encore du tourisme se considèrent challengés par les géants américains d'Internet car ils s'immiscent dans leurs secteurs d'activités via de nouveaux services, a poussé l'Europe à réfléchir sur la question de sa souveraineté numérique".

La nouvelle Commission européenne, issue des élections de l'an dernier, a "pleinement conscience" de ces enjeux, selon Benoît Thieulin. D'autant plus que le numérique s'est immiscé au cœur du débat public depuis l'affaire Snowden, qui a attiré l'attention sur l'exploitation des données des citoyens par l'Etat américain, et, par ricochet, par les entreprises comme Google et Facebook qui savent tout ou presque sur nos centres d'intérêts, nos déplacements et nos habitudes de consommation.

L'agenda digital de l'UE, révélé au début du mois, prouve que l'Union européenne veut enfin se doter d'une véritable politique numérique. Au cœur des priorités de la nouvelle mandature, le Marché unique numérique, portée par le Commissaire Günther Oettinger, ambitionne d'uniformiser les réglementations européennes afin de lever les blocages qui empêchent l'émergence d'un futur champion européen du numérique.

En étant amenée à légiférer sur des sujets comme la régulation et la concurrence dans les télécoms, le commerce électronique et son développement transfrontalier, ou encore la protection des données personnelles, cette nouvelle politique va forcément se heurter aux intérêts des GAFA, qui profitent à plein du statut quo.

 

Margrethe Vestager, la terreur des GAFA

En attendant la mise en place de ce programme ambitieux (au mieux à la fin de 2016), les initiatives pour encadrer -et recadrer-  les GAFA se multiplient. Notamment depuis la prise de poste de la nouvelle Commissaire européenne en charge de la concurrence, Margrethe Vestager. En moins d'un an, la Danoise de 47 ans est devenue la terreur de géants américains. Le 15 avril dernier, elle a porté un coup dur à Google en faisant brutalement avancer une procédure d'enquête pour abus de position dominante, qui traînait depuis 2010.

Pour la première fois de son histoire, le célèbre moteur de recherche s'est vu accusé d'avoir enfreint la loi antitrust en favorisant ses propres services de shopping au détriment de ceux des autres entreprises. « Je crains que l'entreprise n'ait injustement avantagé son propre service de comparaison de prix, en violation des règles de l'Union européenne en matière d'ententes et d'abus de position dominante », a-t-elle déclaré pour justifier son acte d'accusation. Une enquête officielle a été ouverte dans la foulée, visant le système d'exploitation mobile Android, qui concentre 69,9% de la part de marché dans le mobile.

Si cette décision ne préjuge pas d'une sanction à venir, elle va à contre-courant de celle de la Federal Trade Commission (FTC), l'autorité américaine qui gère la concurrence et la protection du consommateur, qui avait blanchi Google en 2013 des mêmes griefs. Elle envoie surtout un signal fort aux GAFA: la récréation est terminée, il faudra désormais jouer selon les règles.

 

Sous pression, Amazon change ses pratiques fiscales

La décision d'Amazon, révélée ce mardi, de changer ses pratiques fiscales en Europe, est à marquer d'une croix blanche par sa dimension symbolique. Jusqu'à présent, le numéro un mondial du commerce en ligne optimisait sa fiscalité en faisant converger ses ventes européennes au Luxembourg, où se situe son siège européen. Les "LuxLeaks", des documents confidentiels exposés par la presse l'an dernier, avaient révélé que l'entreprise y bénéficiait depuis 2003 d'un accord de « tax ruling », qui lui permettait d'être taxé à moins d'1% de ses revenus, selon le Financial Times.

Désormais, Amazon va comptabiliser ses ventes dans chaque pays où il a une filiale (Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Espagne, bientôt France) et s'acquitter des taxes sur les sociétés directement dans les pays concernés. L'initiative intervient alors que Margrethe Vestager décortique depuis octobre dernier, dans le cadre d'une enquête menée par la Commission européenne, les accords fiscaux conclus par Amazon et Fiat au Luxembourg, Apple en Irlande ou encore Starbucks aux Pays-Bas. « La décision d'Amazon me paraît être un acte de bonne volonté, un message envoyé à Bruxelles pour montrer patte blanche et dire qu'ils ont compris les nouvelles règles du jeu », décrypte un analyste contacté par La Tribune.

 

Google, Apple et Facebook toujours dans le collimateur

D'autres procédures européennes ont abouti ou sont toujours en cours. En mai 2014, la Commission européenne avait déjà obtenu de Google la mise en place du "droit à l'oubli". Ce dispositif permet aux citoyens de demander la destruction de certaines données personnelles. Il a fêté la semaine dernière son premier anniversaire, avec un bilan mitigé.

Google fait aussi l'objet de pressions de la part de plusieurs Etats membres, qui veulent davantage le taxer sur ses profits. La France a ainsi tenté d'instaurer une "taxe Google" pour l'obliger à payer des impôts dans le pays, et a poussé l'adoption par l'UE d'une directive qui oblige le paiement de la TVA acquittée lors de l'achat d'une chanson ou d'un film via Apple ou Google, directement dans le pays de l'acheteur.

De son côté, Apple fait toujours l'objet d'une enquête concernant des hypothétiques accords fiscaux en Irlande, et d'une autre enquête autour d'éventuelles pratiques anti-concurrentielles avec des maisons de disques.

Facebook n'est pas en reste. La France, l'Italie et l'Espagne ont annoncé début avril l'ouverture d'enquêtes sur la nouvelle police de confidentialité du réseau social, soupçonnée d'avoir été mise en place sans informer suffisamment les utilisateurs sur l'exploitation de leurs données personnelles. Et au début du mois prochain, la Cour européenne de justice doit rendre une décision préliminaire pour statuer sur l'autorisation de Facebook de transférer les données personnelles de ses utilisateurs européens aux Etats-Unis.

 

Ne pas verser dans « l'anti-GAFA isme » primaire

L'Union Européenne, qui a longtemps aidé les entreprises américaines se déployer comme bon leur semblait sur le continent, deviendrait-elle "anti-GAFA" au fur et à mesure que ses ambitions dans le domaine du numérique se développent? Les géants du web le craignent. Selon le Wall Street Journal, Facebook, Google, Apple et Amazon, "prises sous les tirs croisés en Europe", dépensent de plus en plus d'argent dans le lobbying auprès des institutions communautaires.

Et certaines déclarations, notamment de la part de la Commissaire en charge de la concurrence, ont effectivement de quoi les inquiéter. "Si vous voulez manger un éléphant, vous devez avoir une stratégie. Si vous tentez de l'avaler en une seule bouchée, vous allez vous étouffer", expliquait récemment Margrethe Vestager au magazine Fortune, pour expliquer sa stratégie du "coup par coup" dans ses attaques contre Google.

Mais Bruxelles aurait-il intérêt à déclarer la guerre aux géants du web ? "L'UE tente simplement de protéger ses intérêts et ceux du consommateur, comme elle aurait dû le faire depuis longtemps", nuance Benoît Thieulin. Et de rappeller les bienfaits de ces entreprises pour l'économie européenne. "Il ne faut pas oublier que Google, Facebook, Apple et Amazon, entre autres acteurs, tirent l'innovation et encouragent la création de richesse grâce à leurs nouveaux services", rappelle le président du CNN.

Reste que les GAFA semblent avoir compris que l'Union européenne est désormais à prendre au sérieux. L'intensification de leur lobbying et l'initiative fiscale d'Amazon le prouvent. Une nouvelle ère, assurément.

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Mon ordi était bon pour la poubelle. Puis j’ai découvert les « Repair cafés »

Mon ordi était bon pour la poubelle. Puis j’ai découvert les « Repair cafés » | Toulouse networks | Scoop.it

L’atelier électronique au Repair café d’Ixelles, en avril 2015

 

Dans les Repair cafés, les bénévoles tentent de donner une deuxième vie aux amplis, housses de guitare, vêtements ou ordinateurs abîmés. Pour lutter contre le gaspillage et l'obsolescence programmée.

 

(De Bruxelles) Le mois dernier, mon ordinateur portable a décidé qu’il était temps pour lui de rendre l’âme. Quand je l’ai ouvert, le cadran qui entoure l’écran s’est fissuré, des vis sorties de nulle part se sont répandues un peu partout, et je n’ai plus jamais pu le refermer.

Après avoir tapé « charnière cassée » sur Google, j’ai envoyé un e-mail au fabricant. Un certain Anchev m’a répondu. Il m’a transmis « toutes ses excuses » et m’a annoncé que l’appareil n’était plus couvert par la « garantie standard ».

 

On me conseille d’en acheter un neuf

Sur ses conseils, j’ai fait une demande de devis, par téléphone. Une conseillère m’a demandé quel était mon problème, une fois, deux, trois fois.

« Alors ça fera 186 euros. Je prépare la commande ? »

Je lui ai dit que j’allais réfléchir encore un peu. Elle a alors évoqué des « promotions » que l’on m’accorderait si je rachetais un ordinateur de la marque au lieu de faire réparer le mien.

J’ai alors contacté le magasin où j’avais acheté mon ordinateur, pour obtenir un second devis.

« Ah mademoiselle, le problème c’est que ça va prendre du temps, et que ça va vous coûter cher… 200, 300 euros, en général c’est ce qu’on facture pour des charnières cassées. »

C’est plus de la moitié du prix de mon appareil neuf. On m’a conseillé là encore, d’en acheter un neuf.

Fidèle à mon vieux PC, je suis allée chez l’opticien du coin, qui m’a gentiment donné quelques vis, et j’ai fixé la charnière comme je le pouvais. Mais mon ordinateur, malgré ce bricolage bancal et quelques bouts de scotch, ne fermait toujours pas.

 

Imprimante, étui à guitare : tout y passe

C’est alors que j’ai entendu parler des Repair cafés. Des endroits où des bénévoles peuvent redonner vie à vos objets gratuitement, et où l’on pouvait manger des tartes et boire du thé. J’ai patienté, et le jour de la session est arrivé.

Devant moi, dans le hall du Repair café d’Ixelles, tout près de Bruxelles, il y a un homme d’une quarantaine d’années, puis une jeune femme, foulard noué dans les cheveux. Elle ne tarde pas à être rejointe par son copain et leur imprimante.


Frédux, Olivier et Clara (Perrine Signoret)

Clara et Olivier viennent ici régulièrement. La fermeture (en Belgique, on dit « tirette ») d’un blouson, un étui à guitare, un lecteur CD, une ampli, tout y passe.

Souvent, c’est une réussite, mais il arrive aussi qu’on ne puisse plus réparer l’objet qu’ils amènent. « Ils ne peuvent pas non plus faire de miracles », me dit Clara. « En général, quand ce sont des échecs, c’est parce que le matériel de base est de mauvaise qualité ». Dans ce cas, même les recettes de grand-mère ne peuvent plus grand-chose.

Ce que ces deux comédiens trentenaires aiment par dessus tout, c’est regarder les bénévoles tenter de résoudre le problème. Olivier explique :

« C’est comme une enquête policière, tu vois vraiment tout le processus qui est fait pour trouver d’où vient la panne. »

En tentant de comprendre comment fonctionnent les objets de son quotidien, le jeune homme se sent « dans un nouveau rapport à l’objet, qui est beaucoup moins dans la consommation ».

 

On attend André, un « vrai magicien »

Aujourd’hui, Clara et lui sont venus avec un ordinateur qui est devenu un peu trop lent au fil des années et, donc, une imprimante. Pour cette dernière, ils espèrent qu’André, qu’on me décrit comme un « vrai magicien », sera là. On me dit qu’il connaît un code pour remettre la machine à zéro, et faire en sorte qu’elle fonctionne même quand un logiciel lui demande de s’arrêter.

« On nous a expliqué qu’il ne serait pas là avant 16 heures mais on va attendre. »

On me glisse dans la main un petit papier bleu. Je suis le numéro 207.


Le planning de Post-it (Perrine Signoret)

Mon ordinateur passe d’abord entre les mains de Bernard Fox, cogestionnaire du lieu, qui pose un premier diagnostic. Il soulève l’appareil, le scrute, m’interroge sur les circonstances du drame :

« Quand on voit arriver un fer à repasser avec le fil effiloché, on sait tout de suite qu’il y a de fortes chances pour qu’on puisse le réparer. Là, c’est plus compliqué, je ne suis pas tranquille, je ne vous promets rien. »

Je passe alors entre les mains d’une autre bénévole, qui me fait remplir un formulaire, signer le règlement, qui stipule, entre autres, que la réussite n’est pas garantie, et me tend un Post-it de couleur, avec, cette fois, mon prénom.

 

Des pâtisseries revendues à prix doux

La salle d’attente du Repair café (Perrine Signoret)

Avec son parquet qui grince, ses moulures d’époque et ses grandes baies vitrées, la salle d’attente où je patiente ensuite (car on se presse au stand informatique) ressemble aux salons de nos grands-mères.

D’un côté, il y a des fauteuils depuis lesquels on peut regarder de petits reportages, de l’autre, une grande table où traînent différents magazines traitant de l’économie collaborative ou des modes de consommation alternatifs. Et puis il y a le coin café, avec Cristilla. Les gourmands s’y agglutinent, autour des gâteaux à la noix de coco, quiche lorraine et autres tartes aux canneberges.

Cristilla est là « depuis le début », et elle ne manque jamais une session, « sauf en cas de force majeure ». Ancienne animatrice cuisine, le Repair café, c’est son « action citoyenne » du mois. Ce qu’elle cuisine est revendu à prix doux, tout juste assez pour acheter un peu de matériel et renouveler les outils de l’association.


Cristilla et ses pâtisseries (Perrine Signoret)

Bernard se souvient de ses débuts au Repair café d’Ixelles. Il se déroulait alors dans la même rue, mais dans une salle bien plus petite.

« Il y avait tellement de monde autour de moi quand je réparais que je ne pouvais même plus me lever. »

 

Chacun peut lancer son propre Repair café

En quelques années, les Repair cafés ont connu, ici et partout dans le monde, une forte expansion. Martine Postma, la Néerlandaise à l’origine du concept, ne s’attendait pas à un tel succès. Ancienne journaliste, elle a toujours tenté, à travers ses articles, de sensibiliser les autres à la réduction des déchets :

« Je trouvais ça honteux que l’on jette autant d’objets alors que certains pourraient être réparés. Le neuf, c’est devenu tellement bon marché... Les gens, eux, sont constamment incités à céder, à cause de la publicité, des magazines aussi. »

Pour ceux qui lui demandent comment ouvrir leur propre Repair café, elle crée un manuel, un kit de démarrage, et bientôt une fondation. Aujourd’hui, il existe aux Pays-Bas environ 275 de ces lieux. Dans le monde, on en compterait plus de 700, répartis en Europe mais aussi au Canada, au Brésil, au Chili, au Japon, aux Etats-Unis...

En Belgique, celui d’Ixelles fut le premier. Bernard s’est lui aussi laissé surprendre par le succès.

« C’était amusant, parce que dès le début, des gens sont venus en disant : “On veut faire la même chose dans notre quartier.” »

 

« Je sais réparer, je peux vous aider ? »

Les bénévoles affluent également. Ce sont d’abord « les amis des amis », puis des personnes attirées là par le bouche-à-oreille, qui viennent un jour armées de leurs outils, et disent à Bernard : « Je sais réparer, je peux vous aider ? ».

Une voix appelle :

« Perrine ? C’est vous ? C’est votre tour. Là-bas, côté informatique, la table tout au fond. »

J’y retrouve Django, cheveux grisonnants et sweat-shirt à moustache. Sur sa table, il a étalé ses quelques tournevis, il n’attend plus que mon ordinateur, qu’il regarde d’un coin de l’œil. Non sans inquiétude. J’ai à peine le temps de lui expliquer les raisons de ma venue qu’il a déjà démonté le cadran :

« Oh là là ! Ben oui, tout est sorti là, et puis ça, c’est tordu. Là, vous voyez, ça s’est désolidarisé de l’arrière. Ah ! Mais c’est cassé aussi. Bon sang, ça va être la merde, parce que ça veut dire qu’on va devoir tout démonter. »

A la vue des minuscules vis qu’il va falloir manipuler, Django s’exclame :

« Non mais attends, tu as vu mes doigts, tu as vu les écrous ? Non seulement j’ai une mauvaise vue, mais j’ai aussi de trop grosses mains ! Bonjour les dégâts... »

 

« Ils méritent une deuxième chance »

Il aura fallu très exactement 3 minutes et 32 secondes pour que l’on se tutoie. Une bénévole vient proposer une part de tarte au réparateur. « T’aurais pas plutôt un calmant très fort ? », lui demande ce dernier.

Il continue de démonter mon ordinateur, pièce par pièce. L’appareil, son constructeur, les tournevis, chacun en prend un peu pour son grade. Qu’à cela ne tienne, Django part s’équiper. Rien ne lui résiste. Une loupe lumineuse et une petite pause cigarette plus tard, il revient s’asseoir plus déterminé que jamais. Je tiens les charnières, il visse. J’attrape les écrous, il se charge de les remettre à leur place.


Django (Perrine Signoret)

Entre deux pièces assemblées, Django, ancien professeur de droit et d’économie, m’explique que la réparation, chez lui, c’est une affaire de famille.

« Je tiens ça de mon père, quand il bricolait, il récupérait tout, comme les clous : il les arrachait, les redressait au marteau, puis il les réemployait sur autre chose. »

Sa sœur, qui n’est qu’à quelques mètres de nous, et son frère, gérant de plusieurs Repair cafés en France, ont été piqués par la même fièvre. Django dit :

« Ça me paraît évident de faire ça, parce que je trouve qu’il y a beaucoup de choses qui méritent une deuxième chance. »

Cela fait dix ans, depuis sa retraite, qu’il s’est mis à ouvrir des ordinateurs. Son constat sur ces appareils est sans appel :

« Au bout de quatre ans, ou avant si vous avez des animaux domestiques, ils s’encrassent. Comme la ventilation ne fonctionne plus correctement à cause de la poussière accumulée, le processeur se protège et diminue sa vitesse : ils se mettent alors à fonctionner au ralenti. »

 

Des appareils durs à réparer

Il me désigne d’un signe de la tête Clara et Olivier. C’est exactement le problème qu’ils rencontrent avec leur ordinateur. Apparemment, ce serait l’un des plus courants au Repair café. Django m’explique qu’il suffit pourtant de souffler sur la poussière pour régler le problème :

« Mais pour aller là où se trouve le ventilateur, il faut démonter toute la machine. Ça, c’est un truc qui est fait pour t’emmerder. »


Bernard observe une réparation (Perrine Signoret)

Il constate le même problème avec les fiches d’alimentation, qui se cassent souvent à l’intérieur de l’ordinateur en cas de chute. La pièce détachée pour remédier à cela ne coûterait que quelques dizaines de centimes. Mais le plus souvent, la fiche est soudée à la carte mère. Une soudure si précise qu’elle est impossible à réaliser à la main. Django explique :

« Il existe bien quelques solutions alternatives, mais la plupart du temps, tu es obligé de racheter une carte mère. »

Dans la série des appareils difficiles voire impossibles à réparer, il y a un nom qui revient souvent : Apple.

A l’image de l’iPod Shuffle, ou de « leur dernier ordinateur ultra-plat », certains produits de la marque n’ont pas de vis apparentes. « Les techniciens sont unanimes », me dit-on, « on ne peut pas les ouvrir, c’est impossible ».

D’après Django, les entreprises ne sont pas les seules à devoir être blamées. Ce serait aussi un peu de la faute du consommateur, celui qui veut des produits toujours plus petits, toujours plus plats, mais toujours plus performants.

Bernard vient d’ailleurs nous demander comment se porte mon treize pouces : « Eh bien, pour l’instant, ça va, on espère que ça puisse durer », répond mon sauveur.

A défaut de trouver une tirelire en forme de cochon sur la table, je glisse toute ma monnaie dans le faux lingot d’or qui y trône.


Bernard et Philippe Van Nieuwerburgh, cogestionnaires du Repair café d’Ixelles (Perrine Signoret)

 

Lutter contre l’obsolescence programmée

A la table d’à côté, je trouve un autre bénévole, qui se fait appeler Frédux, et Yannick, dont l’ordinateur affiche ses premiers signes de faiblesse.

« Vous interrompez un moment très intime », me dit Yannick en souriant. Lui et le réparateur en sont persuadés : le fait que les objets sont promis à une mort certaine et précoce, ce n’est pas une invention, mais une réalité. C’est ce qu’on appelle l’obsolescence programmée, l’hypothèse selon laquelle les fabricants cherchent à réduire la durée de vie d’un produit pour en augmenter le taux de remplacement.

Frédux me parle notamment de ce fameux « code » contenu dans les imprimantes :

« Il y a un programme, un logiciel dans ces appareils qui va comptabiliser le nombre de copies qui sont faites. Quand tu vas arriver à un certain nombre de copies, il va dire stop à la machine. Certains ont trouvé ça abusif, et ont mis au point des parades, au point de développer qui programmes qui peuvent discuter avec la partie logiciel de l’imprimante, et la remettre à zéro. »

PRÈS DE CHEZ VOUS ?
Sur le site RepairCafe.org, vous pouvez localiser les Repair cafés près de chez vous, et trouver toutes les infos pour ouvrir le vôtre.

Au Repair café d’Ixelles, on ne s’inquiète pas que de la fabrication du matériel high-tech. Marie-Odette, la sœur de Django, me confie ses craintes à l’atelier couture. Cela fait 53 ans qu’elle redonne vie aux tissus de ses petits doigts de fée.

Parmi les vêtements qu’on lui apporte, elle voit toujours un peu les mêmes problèmes, des poches cassées, ou des fermetures qui se rebellent. A chaque session, elle répare celles de quatre ou cinq personnes, parfois un peu plus. Entre deux explications sur les machines à coudre, elle m’avoue trouver les vêtements actuels « très mal faits ».

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La TIC Valley devient IoT Valley et se spécialise dans les objets connectés

La TIC Valley devient IoT Valley et se spécialise dans les objets connectés | Toulouse networks | Scoop.it

En devenant IoT Valley, le concentré d'entreprises high-tech de Labège près de Toulouse confirme sa spécialisation dans l'internet des objets. L'association, qui surfe sur le succès grandissant de Sigfox, s'apprête aussi à déménager et à accueillir les filiales de grands groupes industriels. Le CEO de Sigfox, Ludovic Le Moan, laisse par ailleurs entendre qu'il pourrait accueillir de nouveaux actionnaires d'envergure internationale.

 

TIC Valley devient IoT Valley. "En ligne de mire, un objectif : fédérer tout un écosystème spécialisé dans l'internet des objets à Toulouse, et le faire rayonner dans le monde entier", explique Ludovic Le Moan, président de l'association IoT Valley et CEO de Sigfox, leader dans le secteur des réseaux bas débit pour objets connectés.

L'IoT Valley qui a changé de nom le 21 mai accueille l'incubateur de startups Le Camping, un espace baptisé "la Passerelle" pour les entreprises en croissance, ainsi que des bureaux. Il devrait continuer à accueillir des projets qui ne sont pas directement liés à l'internet des objets, précise Ludovic Le Moan, "mais nous allons communiquer principalement sur notre activité autour des objets connectés. En province, pour être visible, il faut choisir son camp. Ce changement de nom traduit une spécialisation."

Portée par la notoriété grandissante de Sigfox, l'IoT Valley suscite l'intérêt d'entreprises mondiales. "De grands groupes industriels souhaitent installer des filiales spécialisées dans notre structure", indique Ludovic Le Moan.

"Aujourd'hui, nous finalisons des contrats avec trois d'entre eux. Ils vont utiliser la connectivité Sigfox, puiser dans le réseau de l'association pour trouver les compétences dont ils ne disposent pas en interne et bénéficier de tout l'écosystème que nous avons mis en place."

 

Un déménagement à l'étude

Pour être en capacité d'accueillir ces nouvelles entités, IoT Valley compte déménager dans des locaux plus grands. "Nous travaillons actuellement avec des architectes sur des plans neutres, précise Ludovic Le Moan, qui avait déjà évoqué le projet en décembre dernier lors d'une Matinale Objectif News. L'ensemble pourrait être composé de plusieurs bâtiments connectés entre eux, dont un de 5 000 m2 réservé à Sigfox." Le CEO de l'entreprise ne laisse cependant rien filtrer sur l'emplacement de ce complexe. "Pour l'instant, nous sommes encore libres, élude-t-il. Nous discutons avec tout le monde, nous avons de nombreuses pistes. Soit nous trouverons une vraie dynamique avec Labège, soit nous irons ailleurs."

 

De nouveaux actionnaires pour Sigfox ?

Une chose est sûre, l'IoT Valley bénéficie de la croissance explosive de Sigfox. En février dernier, la société parvenait à lever 100 millions d'euros. Aujourd'hui, "elle se structure et compte une centaine de salariés, déclare Ludovic Le Moan. 150 embauches sont encore prévues voire plus, étant donnés tous les contrats que nous signons actuellement."

L'opérateur qui vise une entrée au Nasdaq en 2016 continue à déployer ses antennes dans le monde entier. De nouveaux actionnaires d'envergure internationale, "cotés en bourse", pourraient la rejoindre. "Des annonces vont être faites dans les deux prochaines semaines", confie le dirigeant.

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Twitter vous laisse désormais envoyer des messages directs à qui vous voulez

Twitter vous laisse désormais envoyer des messages directs à qui vous voulez | Toulouse networks | Scoop.it

Twitter a annoncé aujourd’hui que tous les utilisateurs pourraient à présent envoyer des messages directs (DM) à qui ils le souhaitent. Cela implique aussi la possibilité d’en recevoir de parfaits inconnus. Cette option avait déjà été activée en 2013, mais n’a été disponible que pour une infime partie des utilisateurs de Twitter. Depuis cet après-midi, c’est 288 millions d’utilisateurs actifs qui vont pouvoir s’en donner à coeur joie.

Rassurez-vous, cette option est désactivée par défaut. Si vous cherchez où cette fonctionnalité se trouve, elle n’est disponible pour le moment que chez nous amis anglophones.


Cette fonction marche aussi dans le sens inverse : vous pouvez envoyer des messages privés aux personnes qui vous suivent, mais que vous ne suivez pas. Cela se concrétise par l’apparition d’un logo sur le profil de l’utilisateur.

Bien qu’abandonné en 2013, Twitter se relance sur le sujet de l’ouverture des messages privés. Comme s’il l’oiseau bleu craignait pour la survie de son service de messagerie face à la croissance d’autres, plus plébiscités par les internautes…
À suivre.

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Les inconvénients de travailler pour Facebook

Les inconvénients de travailler pour Facebook | Toulouse networks | Scoop.it

Pendant les périodes de garde, les ingénieurs sont responsables de maintenir le service en fonctionnement.

 

Malgré les sondages plaçant le géant des réseaux sociaux parmi les meilleurs endroits au monde où travailler, tout n'est pas rose dans la vie professionnelle des employés Facebook. Voici quelques griefs cultivés à son encontre.

 

On a souvent considéré Facebook comme l'une des meilleures entreprises où travailler dans l'industrie des nouvelles technologies. Après tout, les stagiaires y gagnent à l'année 25 000$ de plus qu'un citoyen américain moyen. Sur le site Glassdoor, les employés ont d'ailleurs placé Facebook à la tête des entreprises où il est le plus agréable de travailler d'un point de vue général.

 

Pas si mal, n'est-ce pas ?

Et bien cette idée serait fausse d'après certains employés, anciens et actuels, qui s'expriment dans des fils de discussion sur le site Quora. Ingénieurs, développeurs logiciel et sources anonymes de première ligne divulguent en détail les pires aspects d'être employé chez Facebook.

Soyons clair, ces plaintes ne reflètent sans doute pas l'expérience moyenne. Ce sont juste les opinions d'un petit nombre de personnes. Toute grande entreprise a des détracteurs, y compris Facebook. Voici ce qu'ils ont à dire.

Jacques Le Bris's insight:

Voir le dossier :

http://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/1153055-inconvenients-travail-facebook/1154507-semaine-de-garde


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“Un Escape Game comme les Toulousains en rêvaient sans le savoir !”

“Un Escape Game comme les Toulousains en rêvaient sans le savoir !” | Toulouse networks | Scoop.it

AdventureRooms Toulouse


La première salle d'Adventurerooms à Toulouse offre un très bon challenge, aux joueurs confirmés comme aux novices. Nous avons tenté l'expérience à 3 (un joueur expérimenté, deux novices) et nous avons réussi à sortir, sans toutefois avoir une énorme marge, donc le défi fut à la hauteur des espérances de chaque joueur.
La difficulté des énigmes est bien dosée, et elles sont surtout variées (logique, dextérité, manipulations, recherche d'objets cachés...). Avec des moyens moindre que certaines grosses structures parisiennes, Adventurerooms offre une expérience très satisfaisante et pleine de surprises. Bref, on a adoré !

A côté de ça, l'accueil fut très chaleureux et la gérante très ouverte à toute remarque afin de vraiment tenter d'offrir la meilleure expérience. Nous sommes venus après quelques jours d'ouverture et des améliorations avaient déjà été apportées. Personnellement, j'attends la prochaine salle (annoncée pour l'été 2015) avec grande impatience !

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Comment débrancher le nouveau mouchard de Windows - Korben

Comment débrancher le nouveau mouchard de Windows - Korben | Toulouse networks | Scoop.it

Si vous êtes sous Windows 10, vous l'aviez déjà. Mais si vous êtes sous Windows 8.1, Windows Server 2012 R2, Windows 7 Service Pack 1 (SP1), ou Windows Server 2008 R2 SP1, sachez que lors d'une mise à jour récente, Microsoft vous a collé un petit mouchard.

Youpi !

Alors, mouchard c'est un bien grand mot... Disons plutôt un outil de diagnostic qui renvoie de la donnée à Microsoft pour améliorer leur système d'exploitation :-D. Baptisé "Diagnostics Tracking Service", ce service n'est malheureusement pas détaillé par Microsoft et on ne sait pas quelles sont les données qu'il collecte et qu'il transmet.

Et comme bien sûr, il a été installé et activé par défaut lors de la dernière mise à jour Windows Update, méfiance.

Pour le bloquer, voici comment faire. Je vous rassure, tous ceux qui l'ont fait n'ont pas remarqué de bug ou d'instabilité de leur système. C'est donc à tenter.

Il suffit de vous rendre dans l'outil de gestion des Services (Tapez "services" dans la recherche Windows), et double cliquez sur le service baptisé Diagnostics Tracking Service. Et passez son statut de démarrage à «désactivé» (DISABLED).

Pouvez ensuite le stopper ou tout simplement redémarrer votre machine. Et voilà, n'a pu mouchard !

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TweetDeck de Twitter permet de confirmer un Tweet avant de le poster

TweetDeck de Twitter permet de confirmer un Tweet avant de le poster | Toulouse networks | Scoop.it

Quoi de plus embarrassant lorsqu’une entreprise ou un Community Manager qui gère plusieurs comptes Twitter se trompte de profil au moment de publier une information sur Twitter.

Notamment quand il s’agit d’un Tweet à partager en interne qui se retrouve dans la Timeline publique des Followers d’un autre profil à usage public.



En général, ce genre d’erreurs d’aiguillage survient lorsqu’un profil utilise son compte personnel pour publier un Tweet qui aurait dû être publié avec un compte professionnel.

Pour éviter que ce type d”erreurs ne surviennent le plus souvent, TweetDeck propose désormais une option à activer afin que les utilisateurs confirment que c’est le bon profil au moment de poster.

Ainsi, une fois la fonctionnalité activée, tant que vous ne confirmez pas votre Tweet, le temps de vérifier de vous-même, le Tweet ne pourra pas être publié.


Comment activer l’option de confirmation


Bien entendu, cette nouvelle fonctionnalité dans TweetDeck ne s’adresse qu’aux entreprises ou aux personnes gérant au moins deux profils Twitter.

Et surtout aux entreprises et marques qui gèrent plusieurs profils à partir d’un seul compte à l’aide de la fonctionnalité TweetDeck Team.

Pour activer l’option de confirmation des Tweets et éviter toute erreur avant publication, depuis l’application web ou mobile de TweetDeck, vous cliquez dans la barre de navigation latérale sur l’icône “Accounts” (Comptes).

Vous sélectionnez le bon compte pour lequel vous souhaitez activer la fonctionnalité avant de cliquer sur le bouton “Confirmation step”.

Il faut préciser que cette fonctionnalité ne pourra pas être utilisée en l’état actuel sur Twitter qui ne propose pas comme TweetDeck et sa fonctionnalité Team la gestion de comptes et profils multiples à partir d’un compte principal.

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Qui sont les utilisateurs de Twitter en France ?

Qui sont les utilisateurs de Twitter en France ? | Toulouse networks | Scoop.it

Sur le blog, nous vous donnons régulièrement des chiffres sur les utilisateurs des principaux réseaux sociaux. Malheureusement, nous manquons souvent de données fiables sur les utilisateurs français et leurs habitudes d’usage. Twitter vient de mettre en ligne une infographie qui compile de nombreuses données sur les utilisateurs français : profil socio-démographique, influence, niveau scolaire, centres d’intérêt, usages mobiles… Voici les chiffres principaux de l’étude Twittter, ainsi que des données plus générales qui nous éclairent sur le réseau social :

  • les utilisateurs français sont des hommes à 55% et des femmes à 45%
  • les 16-24 ans sont majoritaires et représentent 33% des utilisateurs
  • les 35-44 ans sont eux aussi bien présents et sont 25% des utilisateurs
  • 40% des utilisateurs français sont célibataires, 25% sont mariés
  • au niveau des diplômes, 36% des utilisateurs sont allés à l’école jusqu’à 18 ans, 19% ont un BTS ou Bac Pro et 29% un diplôme universitaire
  • le principal centre d’intérêt est la musique suivi du cinéma
  • 3 utilisateurs sur 4 utilisent leur mobile pour accéder à Internet
  • les marques sont suivies principalement pour avoir des informations sur les nouveaux produits et services
  • 1 utilisateur français sur 2 utilise régulièrement Twitter avec la TV

Pour rappel, Twitter dans le monde c’est :

  • 302 millions d’utilisateurs actifs mensuels, 80% d’utilisateurs sur mobile,
  • 60 000 annonceurs
  • 9 millions de TPE et PME ont un compte Twitter
  • 500 millions de visiteurs mensuels uniques visitent Twitter sans avoir de compte
  • 500 millions de tweets sont envoyés chaque jour
  • plus de 300 milliards de tweets ont été envoyés depuis la création de Twitter
  • 3900 employés dont 50% d’ingénieurs
  • 40 millions d’inscrits sur Vine, et 1,5 milliard de boucles par jour
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La NSA a un programme d'espionnage appelé... Skynet

La NSA a un programme d'espionnage appelé... Skynet | Toulouse networks | Scoop.it
Oui, comme dans «Terminator».

 

Dans la saga Terminator, Skynet est le programme d’intelligence artificielle du ministère de la Défense américain, responsable de la fin du monde dans une apocalypse nucléaire. Autant dire que ce nom n’inspire pas vraiment la confiance dans les forces armées. Ce qui n’a pas empêché les cadres de la National Security Agency (NSA), peu cinéphiles ou adeptes de l’humour noir, de nommer l’un de leurs protocoles d’espionnage Skynet, comme le révèle le site de journalisme d’investigation The Intercept

 

En principe, le Skynet de la NSA traque les métadonnées téléphoniques d’individus soupçonnés d’activités terroristes. Ce type d’espionnage algorithmique, basé sur l’aspiration à grande échelle des données personnelles, a été vivement critiqué depuis les révélations de l’ex-analyste de la CIA Edward Snowden. Dans le cas de Skynet, un journaliste du bureau pakistanais d’Al Jazeera s’est retrouvé sur écoute après une série de déplacements lors d’interviews avec des hauts responsables d’Al Qaeda.

Le magazine WIRED fait remarquer que, selon Snowden, la NSA aurait néanmoins développé un autre programme se rapprochant beaucoup plus du Skynet fictionnel et dystopique. Intitulé «MonsterMind», ce système de surveillance serait capable de lancer automatiquement des opérations de neutralisation de terroristes, en se basant sur des algorithmes. 

 


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micro @HalluFMR #33 : Fablab

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Chronique lue en direct dans Mach Bio du 08/05/2015.
Avec Olivier Hag, Dominique Burdin.

Bonjour à toi, enfant du futur immédiat, toi qui nous écouteras dans quelques secondes, le temps que le son rebondisse dans les cables de La Serre/Multiple/Artilect Fablab jusqu'à notre émetteur.

Nous sommes donc aujourd'hui en direct du 4ème Fablab Festival, et oui, je fais ma chronique un vendredi matin à 11h, dans l'émission MachBio de Dominique Burdin. La dernière fois, ce bougre a tenté de me faire manger un tofu fermenté au Penicillium roqueforti. L'année suivante, Dominique s'attaquait à la souffrance des légumes qu'on assassine et était passé de végétalien à minéralien. Il a tenté de me faire manger une omelette aux ersatz d'œuf composés exclusivement d'éléments ni animaux, ni végétaux.
J'ai tenu bon.

Cette fois-ci, c'est bien parce qu'il m'a promis un direct depuis le fablab festival que je suis venu. Et j'ai bien crû que je n'allais finir le câblage à temps  : Pour la première fois en 20 ans de production radio, on me demande de tirer les câbles exclusivement dans les canalisations prévues à cet effet. Oui, j'ai eu droit à la visite d'une commission sécurité. Dans un fablab pour Radio <FMR>, je n'en reviens toujours pas !
Mais il faut dire que le Fablab Festival est un événement qui reçoit des médias, je veux dire des vrais médias sérieux et du grand public. Oui, nous sommes dans un événement politique soigneusement camouflé.

Car si nous, nous sommes convaincus que le futur industriel et créatif de la France viendra en grande partie par le mouvement des makers et des hackerspaces, et enfant du futur immédiat je t'en ai déjà parlé dans ce même lieu le 1er Octobre dernier, crois-moi que les hommes et femmes politiques n'en sont pas encore franchement persuadés.

Car si Mardi dernier est passé cette attaque hallucinante sur la démocratie qu'est la Loi sur le Renseignement, laquelle va mettre sous surveillance globale toute la population Française, il n'est pas sûr qu'il y aie une 5ème édition du Fablab Festival l'année prochaine, et ceci malgré le prestigieux parrainnage de la Secrétaire d'État à l'Économie Numérique. Car si je devais résumer rapidement ce qui se passe ce week-end dans ces lieux, on a surtout des imprimantes 3D et des drones.

Figure-toi que les imprimantes 3D sont directement attaquées par le groupe socialiste au Sénat, confortés par un rapport émis il y a 15 jours par le Conseil Économique, Social et Environnemental. Effectivement, il y a selon ces personnes hautes-placées et carrément perchées, urgence de réguler l'impression 3D. Je ne résiste pas à la tentation d'en résumer les 5 points proposés à l'assistance ci-présente devant nos micros tellement que ces prositions sont space :

  • traquer l'échange de fichiers modèles d'impression 3D, et menacer de couper la liaison internet, oui, comme le fait la Hadopi sur les musiques et les films ;
  • obliger les plate-formes d'échanges de modèle 3D à se conformer au paiement d'une taxe spécifique et à être régulés ou sinon censurés en France, oui exactement comme le fait l'ARJEL avec les sites de jeux d'argent ;
  • l'obligation de mettre des DRM sur les fichiers d'impression 3D afin d'en assurer le suivi par d'éventuels ayants-droits. Oui, exactement comme le souhaite le SNE vis-à-vis des e-books ;
  • imposer l'obligation d'avoir une marque ou un poinçon sur tout objet imprimé en 3D, en identifiant le propriétaire de l'imprimante dans le cadre de poursuites, un peu comme le furent obligé les bijoutiers du temps de Louis XIV  ;
  • créer une redevance à la copie privée taxant la construction d'imprimantes 3D et l'achat de matière première, un peu comme tout support numérique par la SDRM.

Pour ce qui est des drones, la peur qu'a généré dans certains ministères le survol de monuments touristiques parisiens entraîne actuellement une réflexion qui obligerait à faire passer un permis spécifique pour piloter un drone, assorti d'amendes voire de peines de prison en cas d'infraction, et le dépôt préalable d'un plan de vol auprès de l'aviation civile.

Ah ben non, vous savez quoi ? c'est déjà en partie le cas !
C'est juste que l'on a demandé à différentes entreprises d'étudier des systèmes automatisés capables de stopper un drône loup solitaire qui transporterait une éventuelle bombe atomique. Les réflexions en cours vont du brouillage hertzien, à l'usage de canons à eau.
Je vous jure que pour écrire ma chronique, je n'ai même pas eu besoin de forcer le trait !

Oui, dans notre pays, les bricoleurs et la technologie sont encore vus par les politiques comme suspects, terroristes voire même carrément salafistes en diable. Heureusement que je n'ai pas encore parlé de la mouvance intégriste open-source dans l'informatique,...

Enfant du futur immédiat, il fut une époque la France a été très en pointe sur les autres pays Européens pour ficher les gens pour débusquer les terroristes. Quelques mois plus tard, suite à un glissement sémantique et de point de vue de l'opinion publique, ces terroristes étaient devenus de valeureux résistants.
La victoire sur l'Allemagne Nazi eu lieu il y a très exactement 70 ans, jour pour jour.

Donc, oui, le Fablab Festival est un événement politique, et je doute que cela soit un hasard que nous fassions cette émission un 8 Mai…

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