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Ludovic Le Moan prépare une levée de fonds record pour l'internet des objets

Ludovic Le Moan prépare une levée de fonds record pour l'internet des objets | Toulouse networks | Scoop.it
Ludovic Le Moan n'exclut pas de déménager Sigfox (Crédits : Rémi Benoit)Ludovic Le Moan annonce dans cet entretien exclusif que Sigfox prépare une nouvelle levée de fonds inégalée. Elle pourrait atteindre 200 à 300 millions d'euros, afin d'accélérer le déploiement de son réseau. Il menace de quitter Toulouse si son projet de Silicon Valley des objets connectés n'est pas davantage soutenu. Entretien.

La Tribune - Quel est votre regard sur l'IoT (Internet of Things, l'Internet des objets) que beaucoup considèrent comme la prochaine grande révolution ?

Ludovic Le Moan - Au-delà de Sigfox, je pense qu'on assiste à la prise de conscience que l'IoT devient une réalité. Il y a un vrai besoin de connecter le monde réel au monde virtuel et d'introduire dans le cloud tout ce qui nous entoure. On parle d'industrie 4.0, avec toutes les applications liées à la maintenance prédictive, mais aussi de santé connectée. De nombreux secteurs sont concernés, ainsi que potentiellement des milliards d'objets. À terme, pour moi, il n'y aura pas un objet qui ne sera pas connecté. C'est gigantesque, on ne connaît pas les limites de ce marché aujourd'hui.

Par ailleurs, l'IoT est aussi perçu comme un relais économique, en particulier pour les opérateurs mobiles qui, en panne de croissance, y voient l'opportunité de se relancer. Voilà pourquoi, en ce moment, ça bouillonne. Tout le monde veut faire de l'Internet des objets. De notre côté, nous avons démarré les premiers, avec la conviction que l'IoT ne pourrait pas dépendre des réseaux existants [les réseaux mobiles, ndlr]. C'est la raison pour laquelle nous misons sur des réseaux bas débit à basse consommation.

 

Depuis les débuts de Sigfox en 2010, vous avez fait le choix d'exploiter votre technologie en tant qu'opérateur, avec l'ambition de devenir un "Google de l'IoT". Quel est votre modèle économique ?

Notre objectif est simple : avoir une cou-verture mondiale. Aujourd'hui, nous sommes dans 24 pays [dont la France, l'Espagne et les États-Unis, ndlr]. Notre ambition, c'est d'être au moins dans une trentaine de pays d'ici à la fin de l'année. Sigfox doit être un opérateur mondial pour une raison simple : l'IoT ne peut pas être local. Pour que notre modèle économique soit viable, nos abonnements sont très peu coûteux, autour de 1 dollar par an. C'est pourquoi un opérateur local ne pourra jamais avoir la masse critique pour faire décoller ce business.

 

Votre stratégie repose sur le développement d'un écosystème fermé avec une technologie propriétaire. Ce qui nécessite un abonnement pour l'utiliser et avoir accès au réseau...

Non, nous sommes beaucoup plus ouverts que beaucoup d'autres, et notamment ceux qui essayent de nous concurrencer [notamment Orange et Bouygues Telecom, qui déploient des réseaux bas débit concurrents grâce à LoRa, une technologie ouverte, ndlr]. Pourquoi ? Parce que l'on ne s'occupe que des tuyaux et que l'on ne fournit pas du tout les matériels et dispositifs à utiliser. Chez nous, les clients sont libres de travailler avec n'importe quel fournisseur de matériels. À l'opposé de nos concurrents qui arrivent avec des solutions propriétaires sur ce créneau.

 

Résultat, votre stratégie agace les opérateurs mobiles qui soutiennent que votre modèle économique n'est pas le bon. À leurs yeux, avec une connectivité qui ne vaut presque rien, il faut tout miser sur les services et les matériels associés...

Et donc pour eux, ça ne sert à rien de faire un Sigfox ! Je vois les choses autrement : dans quelques années, le marché mondial de l'IoT avoisinera les 50 ou 100 milliards d'objets. Si Sigfox en possède une bonne part, et à raison de 1 dollar l'abonnement par objet et par an, nous réaliserons quelques milliards de dollars de chiffre d'affaires... Je n'en serai pas triste ! Et plutôt que de gaspiller leur argent en créant de nouveaux réseaux concurrents, ils gagneraient à utiliser le nôtre...

C'est ce qu'a fait SFR qui a signé cette année un partenariat avec Sigfox. Patrick Drahi [à la tête d'Altice, maison mère de l'opérateur au carré rouge, ndlr] nous a dit qu'il préférait utiliser un réseau existant et développer pour ses clients des services à valeur ajoutée. C'est un choix plus pragmatique que celui d'Orange ou de Bouygues Telecom, qui tentent, chacun de leur côté, de monter un réseau qui n'est toujours pas là.

 

Qui sont vos clients ?

Pour l'instant, on fait très majoritairement du B to B. Il faut comprendre que, même dans les années à venir, ce sera difficile de s'adresser directement au grand public. Imaginez, pour un objet, si je vous fais une facture à un euro par an, celle-ci coûtera plus cher que l'abonnement ! Parmi nos clients, il y a des groupes, comme Securitas, qui connectent plusieurs millions de dispositifs, telles les alarmes à incendie. On a Engie qui utilise notre réseau pour mesurer la performance énergétique des bâtiments, le groupe australien Silicon Controls ou le français Otio qui veut connecter un million d'objets sur le marché de la maison intelligente. Bref, notre solution fonctionne. N'en déplaise à nos concurrents qui, eux, n'ont rien à proposer.

 

Aujourd'hui, vous ressentez une coalition du monde des télécoms contre vous ?

Oui. Parce que globalement, aucune technologie alternative ne fonctionne. Rien ne marche.

 

Mais Bouygues Telecom et Orange, par exemple, déploient actuellement des réseaux concurrents sous LoRa, une technologie très similaire à la vôtre...

Ah oui ? Où ça ?

 

En France.

Mais où ? Honnêtement, je suis provocateur. Mais c'est vrai. Le protocole LoRa fonctionne, mais la technologie ne marche pas parce qu'initialement, elle n'a pas été conçue pour faire du bas débit, mais du haut débit. C'est simplement une technologie qui a été poussée par défaut par les opérateurs parce qu'ils ont voulu faire comme nous et que c'était la seule disponible.

 

Pourquoi LoRa n'a-t-elle pas, d'après vous, de potentiel ?

Je vais vous le dire différemment. Nous avons dépensé quelques millions d'euros pour couvrir la France. C'est chose faite depuis un an et demi, et le réseau fonctionne. Alors pourquoi Orange et Bouygues Telecom n'ont-ils pas fait de même avec leurs réseaux LoRa ? Après tout, ils ont déjà les points hauts [les antennes qui leur servent déjà à émettre en 3G ou en 4G, ndlr], et ont un peu plus d'argent que Sigfox, quand même. Donc normalement, ça devrait marcher...

 

Selon vous, Orange et Bouygues Telecom ne cherchent qu'à gagner du temps, et attendent que des technologies mobiles destinées à l'IoT soient disponibles ? À l'instar de la 5G, qui permettra de connecter des objets en bas débits dans les années 2020 ?

Oui, c'est ça. Pour eux, LoRa n'est qu'une technologie d'attente.

 

Et le Narrow Band-IoT, qui permet aussi de connecter les objets, et qui vient d'être validé par le 3GPP, le consortium des industriels des télécoms ?

C'est différent. Pour moi, cette technologie va être complémentaire de Sigfox et adaptée aux services qui nécessitent un certain débit. Contrairement à nous, qui nous concentrons sur le bas débit.

 

Vos détracteurs disent que votre positionnement en tant qu'opérateur mondial, c'est du bluff destiné à faire grimper la valeur de Sigfox pour revendre sans trop tarder la société et encaisser un gros chèque. Qu'en dites-vous ?

Pour moi, cette agressivité est un bon signal. Cela veut dire qu'on dérange énormément. À mes yeux, l'agressivité et le niveau de bashing sont proportionnels au succès que l'on a et à la pertinence de notre solution. Reste, bien sûr, qu'on n'a pas créé Sigfox pour la revendre.

 

Dans la perception du marché, y a-t-il un avant et un après la levée de fonds de 100 millions d'euros de 2015 ?

Oui, parce qu'à l'époque, avant que Blablacar ne lève 200 millions de dollars, c'était la plus grosse levée de fonds pour une boîte française. Beaucoup ont pris l'avion pour venir nous voir à Labège et constater que notre réseau fonctionnait, que ce n'était pas du bullshit. Ce financement nous a aussi permis de gagner en crédibilité, et de convaincre certains industriels, comme Engie, de faire des affaires avec nous. C'est essentiel, parce que lorsqu'on met des millions d'objets sur un réseau, on doit être sûr qu'il tienne la route. En outre, la levée de fonds nous a permis d'accélérer notre développement et d'étendre vite notre couverture. L'objectif étant de rester premier et de s'imposer comme un standard.

 

Pour conserver ce leadership, visez-vous une nouvelle levée de fonds ?

Effectivement, si l'on veut aller plus vite, il faut remettre du charbon dans la machine. Tout va dépendre du coût de l'argent. Mais c'est vrai que le marché est assez propice. Si on se met d'accord sur un bon deal, on pourrait lever entre 200 et 300 millions d'euros. Cela pourrait nous permettre de couvrir le reste du monde, ou du moins tous les pays représentant 90 % du PIB mondial à l'échéance de dix-huit à vingt-quatre mois.

 

Quand pourrait intervenir cette levée de fonds ?

D'ici à la fin de l'année, ou au début 2017.

 

Lors de la précédente levée de fonds, trois opérateurs téléphoniques mondiaux, trois industriels et un fonds américain avaient rejoint les investisseurs historiques de l'entreprise. Qui vous rejoindra cette fois-ci ?

Il est trop tôt pour le dire. Plusieurs types d'acteurs sont intéressés par Sigfox. Cela va des industriels - comme des opérateurs  -aux fonds de capital-investissement. À nous de trouver le bon équilibre.

 

Sigfox va-t-elle rester française ?

Je ne sais pas, tout est possible. J'essaie de faire en sorte que l'entreprise reste française. J'ai toujours l'objectif de montrer qu'on peut développer une grande entreprise en France. Mais tout va dépendre du type d'actionnaires que nous choisirons.

 

SFR pourrait entrer au capital de Sigfox ?

Je n'en ai pas discuté avec Patrick Drahi. Il est sur d'autres projets.

 

Est-il toujours question d'une entrée en bourse ?

Cela dépendra de la situation économique. Aujourd'hui, il est plus pertinent de lever des fonds auprès d'investisseurs. Peut-être que d'ici à quelques années, il sera plus pertinent d'entrer en Bourse. On verra.

 

Pour développer Sigfox vous comptez aussi sur l'IoT Valley, un projet visant à rassembler à Labège - non loin de Toulouse -, un écosystème de startups et d'entreprises dévolues à l'Internet des objets... Peut-on même dire que c'est vital ?

C'est vital à terme, d'ici à trois à cinq ans. Il ne faut pas se leurrer : aujourd'hui ce que l'on cherche pour doper notre croissance, ce sont des industriels qui commandent au moins 100 000 pièces et autant de connexions. Voire plus. Jamais des startups ne s'engageront sur de telles commandes. Mais demain, si elles ont du succès, ce sont elles qui nous permettront de faire de plus gros volumes. L'IoT Valley permet surtout à des startups qui viennent ici de rencontrer des industriels et donc potentiellement d'avoir accès à des clients. Il y a encore tout à faire, mais c'est une belle opportunité pour les startups et les porteurs de projets.

 

Toulouse peut-elle devenir la Silicon Valley des objets connectés ?

Oui, si Sigfox reste à Toulouse...

 

Parce qu'il est question que Sigfox quitte Toulouse ?

Oui, car aujourd'hui je constate que Toulouse et sa région ne sont pas toujours conscientes qu'il y a, autour de Sigfox, un véritable enjeu économique. Il y a l'opportunité que Toulouse devienne la référence nationale, européenne ou mondiale des objets connectés. Mais je ne vois pas de dynamique.

 

Vous songez donc à déménager ?

Oui, pourquoi pas à Angers... ou Bordeaux ? Ce pourrait être aussi à Barcelone. En fait, Sigfox et le projet d'IoT Valley ne sont pas accrochés à Labège. Il pourrait très bien s'installer n'importe où. Il suffit de trouver les terrains. Pour Sigfox, l'objectif est de réussir à l'échelle mondiale. Je suis donc pragmatique, et ma question est : où va-t-on pouvoir créer un vrai écosystème ?

J'ai eu des propositions en France, mais aussi à l'étranger. Il y a des discussions avancées, mais pas d'engagement, même si de toute façon Sigfox ne quittera pas complètement Labège.

 

La localisation du siège est-elle liée à la future levée de fonds ?

Il y a une corrélation. Le choix des investisseurs peut influer sur le choix du futur siège. Il nous faut un investisseur et un engagement des pouvoirs publics qui soit autre chose que des bonnes paroles. Beaucoup de startups frappent à la porte de l'IoT Valley, mais pour que le deuxième bâtiment (IoT Valley 2) ouvre ses portes cet été, il faut savoir que c'est l'association qui a dû emprunter 300  000 euros.

 

Le Sicoval, la communauté de communes du Sud-Est toulousain, ne vous soutient-il pas ?

Oui, mais le Sicoval n'a pas de moyens financiers. Il faudrait un accord global pour qu'il n'y ait plus de clivages entre Toulouse Métropole, le Sicoval et la Région, ainsi qu'un plan de financement. Carole Delga [la présidente du conseil régional d'Occitanie, ndlr] a fait un pas vers nous. La Région et l'État m'ont confié au printemps une lettre de mission, afin que je livre ma vision du développement de l'IoT. Je vais y travailler avec Hervé Schlosser et Pierre-Olivier Bessol, président et vice-président de l'IoT Valley, qui font tous les deux un très bon travail.

 

Sigfox ne veut pas prendre le risque de lancer seul le campus IoT ?

Non, je ne suis pas l'abbé Pierre. Ce que l'IoT Valley peut rapporter à Sigfox à l'échelle mondiale, c'est marginal. En revanche, ce serait un vrai plaisir de voir l'écosystème se développer ici, avec des startups, une école et des logements.

Aujourd'hui, je considère que Sigfox et l'IoT Valley ont plus donné qu'ils n'ont reçu. Nous avons recruté 300 personnes en quelques années, ça compte quand même. On a embauché plus d'une centaine de personnes depuis un an, et 200 personnes devraient l'être dans les douze mois à venir.

 

La crainte que Sigfox ne remporte pas à l'avenir la guerre des standards dans les télécoms peut refréner les collectivités ?

Les paris sont ouverts et je n'ai pas de boule de cristal. Quand Sigfox sera leader mondial avec 10 milliards d'euros de chiffre d'affaires, ceux qui auront misé au départ seront contents. Je reste humble, mais je sais qu'on a tout le potentiel pour réussir.

Notre objectif est simple : avoir une couverture mondiale. Aujourd'hui nous sommes dans 24 pays [dont la France, l'Espagne ou les États-Unis, NDLR]. Notre ambition, c'est d'être au moins dans une trentaine de pays d'ici à la fin de l'année. Sigfox doit être un opérateur mondial, pour une raison simple : l'IoT ne peut pas être local. Pour que notre modèle économique soit viable, nos abonnements sont très peu chers, autour de 1 dollar par an. C'est pourquoi un opérateur local ne pourra jamais avoir la masse critique pour faire décoller ce business.

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La Mêlée Numérique lance "starter", un programme destiné aux jeunes patrons du numérique

La Mêlée Numérique lance "starter", un programme destiné aux jeunes patrons du numérique | Toulouse networks | Scoop.it

La Cantine Toulouse abrite en son sein une dizaine de start-up


La Mêlée numérique a lancé en janvier dernier "Starter". Ce programme s'adresse aux porteurs de projets qui vont franchir le cap de l'entrepreneuriat, et aux start-up qui souhaitent renforcer leur structure pour pouvoir évoluer dans les meilleurs conditions.

 

La Mêlée Numérique, en collaboration avec Toulouse Métropole, va mettre à profit son réseau d'experts et de professionnels du numérique, pour les mettre en relation avec des start-up et porteurs de projet. Ce programme, lancé en janvier dernier, est en phase d'expérimentation. Il devrait être véritablement mis en place au sein de la Cantine Numérique à partir du mois de juin 2015.

"C'est une étape qui vient en amont de l'incubateur et de la pépinière d'entreprises. Nous mettons en relations des porteurs de projets qui ont intégré La Cantine avec des personnes qualifiées qui ont l'envie et les compétences d'amener leurs expertises" précise Denis Tordo, coordinateur du programme Starter.

En fait, ce programme existait déjà depuis plusieurs années mais sous différentes appellations. Le "Co-working+" permettait, de la même manière, la mise en relation entre professionnels et porteurs de projet. Le Step (STudent Entrepreneurship Program) était un programme qui s'adressait aux étudiants intéressés par l'entrepreneuriat. Ces différentes structures sont désormais réunies sous la même appellation : "Starter". "Nous avons tout regroupé pour avoir une meilleur visibilité" précise Denis Tordo.

Des projets sélectionnés

" Chaque projet est soumis à un jury d'experts", explique Édouard Forzy, co-président de La Mêlée Numérique.

"Ce "Crash Test" soumet le projet à un jury d'experts qui va appuyer là où ça fait mal et trouver les failles dans le modèle économique d'un projet" détaille Denis Tordo.

Ainsi, 21 start-up et porteurs de projets, dont une dizaine d'entre elles est déjà hébergée par la Cantine, ont été sélectionnés pour recevoir cet accompagnement. Ils participeront à plusieurs ateliers pour pouvoir comprendre les rouages d'une entreprise. Au programme : stratégie de communication, formation au community management, création d'un business model, rencontre avec un "business angel".

Les ateliers sont gratuits pour les étudiants et payants pour les entrepreneurs (de 100 à 300 € en fonction de l'accompagnement). Pour les jeunes entrepreneurs, cet investissement leur permet de s'assurer de la pérennité économique de leur projet.

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Des start-up "poussent" avec la métropole

Des start-up "poussent" avec la métropole | Toulouse networks | Scoop.it
Toulouse Métropole a accueilli 8 start-up innovantes sur le salon de la 17ème édition de la Mêlée Numérique les 5 et 6 juin. Elle démontre ainsi son soutien à la création d'entreprises et au territoire "économique" de la communauté urbaine.
Jacques Le Bris's insight:

 Des start-up "poussent" avec la métropoleToulouse Métropole a accueilli 8 start-up innovantes sur le salon de la 17ème édition de la Mêlée Numérique les 5 et 6 juin. Elle démontre ainsi son soutien à la création d'entreprises et au territoire "économique" de la communauté urbaine.

Aujourd'hui le numérique est devenu un enjeu économique majeur, essentiel et incontournable de ces prochaines années. Les organisations doivent donc se réinventer pour s'adapter à ce nouveau paradigme. Partant de ce constat, Toulouse Métropole  en a fait un de ses piliers stratégiques forts dans l'optique de devenir la  « ville intelligente » et innovante de demain. Pour favoriser l'émergence d'une créativité innovante tournée vers le numérique au sein de son territoire économique, la communauté urbaine peut s'appuyer sur son partenariat avec la Mêlée Numérique qui est devenue en quelques années l'événement de référence du numérique en France.  Par ce biais, la communauté urbaine  propose ainsi chaque année à des entreprises  innovantes présentes sur son territoire de se rendre visibles en les accueillant sur son stand et en leur réservant un espace de communication;  favorisant ainsi les rencontres, les échanges et stimulant l'intelligence collective créatrice de valeur. Sur ce stand, étaient notamment présentes des entreprises appartenant aux pépinières et hôtels d'entreprises de la métropole.  Depuis 1986, Toulouse Métropole a accueilli plus de 300 entreprises dans ses pépinières et hôtels d'entreprises. Cela représente aujourd'hui plus de 1600 emplois crées, 20 000 m⊃2; de locaux consacrés à l'innovation et plus de 80 entrerpises hébergées chaque année.   

Présentation des 8 start-up à l'honneur et présentes sur le salon de la 17ème édition de la Mêlée Numérique :

 

- Coovia développe des solutions de mobilité innovantes qui vous permettent de trouver instantanément le meilleur trajet en combinant en temps-réel les transports publics et le covoiturage.http://www.coovia.fr/

 

-  Aestetype imagine une réponse créative et originale pour une stratégie innovante de communication visuelle. http://www.aestetype.com/

"La Mêlée Numérique c'est LE rendez-vous annuel incontournable de l'écosystème des entreprises du numérique !" Frédéric Daubagna, Designer, Aestetype   

 

- MobiGIS, spécialisée dans les Systèmes d'Information Géographique (SIG) est une Jeune Entreprise Innovante dans les domaines du Développement Durable et du Transport. http://www.mobigis.fr/

 

- MOBIX propose des solutions de gestion des équipes mobiles et de flotte de véhicules à tous les acteurs professionnels des secteurs du transport de voyageurs et de marchandises, de la maintenance et du bâtiment. http://www.mobix-consulting.com/

"La Mêlée Numérique c'est pour nous un moyen de se structurer, de rencontrer des gens, d'asseoir notre crédibilité, de montrer aux gens que l'on évolue". Thomas Soulier, Dirigeant Mobix 

 

- Platinnes accompagne les acteurs du domaine de la e-santé durant toutes les étapes critiques du développement d'un projet : définition de stratégie e-santé, montage et management de projets collaboratifs, évaluation et expérimentation, recherche de financements, mise sur le marché.http://www.platinnes.com/

 

- Onde Numérique prépare le déploiement à l'échelle nationale d'un bouquet premium de 63 radios et programmes thématiques, dont plus de 50 nouveaux programmes, exclusifs et sans publicité.http://www.onde-numerique.fr/

"Quand on monte une start-up, il est important de rencontrer d'autres entrepreneurs qui traversent les mêmes expériences, difficultés comme bonheur !"

Franz Cantarano, Président Ondes Numériques

 

- GUIDE est un laboratoire GNSS. Cette plateforme d'innovation vise à fournir aux développeurs de solutions, l'instrumentation et les compétences requises pour aborder les marchés les plus exigeants de la Géolocalisation par satellite. http://www.gnss.guide.org/

 

- Wattlet développe, fabrique et commercialise des produits électroniques permettant de programmer son installation électrique en un seul geste.http://www.wattlet.fr 

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Open data : Toulouse Métropole met davantage de données à disposition des startups

Open data : Toulouse Métropole met davantage de données à disposition des startups | Toulouse networks | Scoop.it

Recensement, horaires de bus, résultats d'élections...les startups de Toulouse Métropole ont désormais un accès libre à ces données

 

Toulouse Métropole met à disposition certaines de ses données (recensement, équipements, élections...) sur internet. Dans une nouvelle version de son site mise en ligne le 12 mai, elle présente une centaine de jeux de données publiques supplémentaires sur une plateforme plus facile d'utilisation. Objectif, aider le mouvement open data prendre de l'ampleur dans la région, mais avant tout booster l'économie numérique.

 

L'open data, qu'est-ce que c'est ? Apparu aux alentours de 2010 en France, ce mouvement consiste pour les collectivités locales (mairies, intercommunalités, conseils généraux, régionaux...) et leurs partenaires (régie de transports en commun, distributeur d'eau...) à mettre à disposition des entreprises et des habitants toute une série de données qu'elles produisent. Par exemple, les équipements, les recensements quartier par quartier, les résultats électoraux bureau de vote par bureau de vote, les horaires de bus, etc. Ces données sont libres, c'est-à-dire qu'elles peuvent être réutilisées par les entreprises du numérique pour produire des application pour smartphones, par exemple.

 

Nouvelle plateforme

Pionnière de ce mouvement, Toulouse Métropole a mis en ligne une nouvelle version de sa plateforme Toulouse-metropole.data, le 12 mai. Outre un moteur de recherche pour naviguer dans les quelque 200 jeux de données libérées et un accès à une "interface de programmation" (API) pour les entrepreneurs, elle propose un historique de la démarche de Toulouse Métropole, un recensement des communes impliquées dans la démarche et des réutilisations des données par les entreprises, ainsi qu'un agenda des événements liés à l'open data dans l'agglomération toulousaine.

"L'idée était de mieux communiquer autour de l'open data, en libérant de nouvelles données publiques et en les rendant accessibles au plus grand nombre grâce à une interface plus simple et plus pédagogique", explique Bertrand Serp, vice-président de Toulouse métropole en charge de l'Économie numérique et de la robotique et président de l'association Open Data France.

 

Mille euros par an

Ce nouveau portail été conçu par l'entreprise parisienne OpenDataSoft, spécialisée dans le développement de platesformes pour l'open data. Cette société, qui compte aujourd'hui 12 salariés et espère 1,2 million d'euros de chiffre d'affaires en 2015, a créé un portail-type qu'elle "loue" aux entreprises et aux collectivités territoriales, tout en continuant à le perfectionner. Toulouse Métropole s'est abonnée à la plateforme pour une durée de trois ans, à raison de "10 000 euros par an", indique-t-on à la mairie de Toulouse.

"Les collectivités territoriales ont des besoins spécifiques, observe Jean-Marc Lazard, directeur général d'OpenDataSoft. Les processus doivent être simples pour qu'un maximum de services soient autonomes dans la mise en ligne des données. La plateforme doit pouvoir s'ouvrir facilement aux partenaires. Il faut aussi faire le grand écart entre des visualisations interactives assez claires et des données utiles pour le grand public, sur les bornes vélo par exemple, et des accès API où les entrepreneurs peuvent brancher leurs applications pour récupérer les mises à jour en direct."

 

Toulouse, métropole "French Tech"

Un premier portail open data avait été ouvert le 22 octobre 2011. La régie de transports en commun Tisséo s'est associée à la démarche en fournissant des données, suivie par La Poste, en juin 2012, et l'Office de tourisme de Toulouse, le 18 juillet 2013. L'association de promotion de la libération des données publiques Open Data France a été créée le 9 octobre 2013, et Bertrand Serp en a été nommé président le 9 juillet 2014. En novembre 2014, Toulouse Métropole a obtenu le label Métropole French Tech.

Aujourd'hui, 9 des 37 communes de la métropole se sont engagées dans la libération de leurs données. "7 ou 8 entreprises ont déjà réutilisé les données libérées", calcule Bertrand Serp. Parmi lesquelles les startups GéOVélO (calcul d'itinéraires cyclistes à Toulouse), La ville sonore (balade créative à Toulouse), Coovia (covoiturage) et Bus31 (horaires de bus en temps réel).

"C'est un mouvement qui ne demande qu'à être amplifié, insiste Bertrand Serp. Mon ambition est que toutes les communes de la métropole libèrent leurs données, et que d'ici 5 ans, environ 300 startups spécialisées dans l'exploitation de ces données soient créées, soit 3 800 emplois."

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Ville & séniors : Toulouse en tête

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Les ateliers « Séniors et Ville de Demain », organisés par Toulouse Métropole et les Laboratoire des Usages, ont réunis plus de 50 participants. Daniel Rougé, Adjoint au Maire de Toulouse en charge de la Santé Publique et Pierre-Marie Chapon, représentant du réseau francophone des villes « Amies des Aînés », Carole Maurage, responsable du Laboratoire des Usages, en amont des ateliers.


 

Toulouse, première métropole française à recevoir le certificat « Ville Amie des Aînés », a organisé le premier atelier « Séniors et Ville de Demain » le 24 février 2015. Présentation.

En ce début d’année d’année 2015, Toulouse est devenue la première métropole française à être certifiée “Ville Amie des Aînés”. Daniel Rougé, Adjoint au Maire de Toulouse, chargé de la Santé Publique, a reçu le certificat des mains de Pierre-Marie Chapon, représentant du réseau francophone des villes « Amies des Aînés », qui a été créé en 2010 à l’initiative de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

La remise du certificat avait lieu en préambule de l’atelier « Seniors et Ville de Demain », organisé par Toulouse Métropole en partenariat avec La Mêlée et le Laboratoire des Usages, remerciés par Daniel Rougé pour leur implication dans ce projet. Plus de 80 personnes ont pris part à ce rendez-vous, dont des élus des collectivités de la région. Il s'agit d'une étape importante dans la mise en oeuvre du programme "Smart City" lancé par Toulouse Métropole, notamment afin de mettre en évidence les nouveaux usages qui se font jour dans les villes pour favoriser l'autonomie.
Le premier objectif de cette démarche était en effet de fédérer des citoyens autour de cette thématique, avant de préciser la mise en œuvre de projets et d’actions à la mesure des défis démographiques à relever pour les villes, le principal étant le vieillissement de la population.

Certes, Daneil Rougé a rappelé quelques uns des services lancés à Toulouse à destination des seniors, comme la création de nouveaux restaurants dédiés, de maisons de retraite, du système « Allo Senior », de l’adaptation des transport en commun, ainsi que des actions menées dans le domaine de la recherche, comme celles qui sont aujourd’hui conduites à l’Oncopole (l’IUCT, Institut Universitaire du Cancer de Toulouse). « Mais nous savons qu’il faut aller plus et notamment lutter contre l’image négative du vieillissement, c’est-à-dire combattre contre une importante forme discrimination », a-t-il rappelé. De fait, en France « l’âgisme » est la troisième cause de discrimination, après le racisme et le sexisme.

Pour sa part, Pierre-Marie Chapon a salué la pertinence de l’intégration de cette démarche dédiée aux séniors dans le projet global « Smart City » initié par Toulouse. « On ne peut pas concevoir un projet sans considérer l’intergénérationnel ! ». Dans son intervention, il a également félicité Toulouse d’intégrer le club des « Villes Amies des Aînés », qui réunit d’ores et déjà de nombreuses grandes villes du monde, dont New-York, « et j’espère que Toulouse devienne un modèle pour les autres grandes villes de France », a-t-il conclu

Maria Navarro et Pascal Boiron, MID e-news

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Allez y ! Votez ! Votez ! Ou mieux, proposez !

Allez y ! Votez ! Votez ! Ou mieux, proposez ! | Toulouse networks | Scoop.it
Bonjour, Comme ce lieu est déjà, ou sera bientôt, le vôtre à Toulouse, il est important que vous participiez à la définition de son slogan qui représentera au mieux cet endroit culte et l'usage que vous en ferez.

 

La Cantine Toulouse est selon sa propre définition un "Tiers-lieu* d'animation numérique et de CoWorking**".

Ce lieu est géré par l'Association La Mêlée, l'organisme basé à Toulouse qui anime la vie numérique sur le Sud-Ouest de la France et qui a l'ambition de devenir dans un avenir proche le N°1 en France et en Navarre. Pour en savoir plus, abonnez-vous à Mid e-news , sa lettre d'information hebdomadaire.

Déjà très fréquentée par tous les Acteurs du numérique de Toulouse, de Midi-Pyrénées, du Sud-Ouest et par les Pro des TIC*** de la Région Parisienne venant assurer leur promotion sur la Région Toulousaine, La Cantine aidée par Toulouse Métropole va changer de lieu et de dimension pour être, au coeur de La Ville Rose, le pouls de la vie numérique du Sud-Ouest.

(...)

La Cantine Toulouse fait donc appel à vous pour définir son futur slogan ; plus de 70 Propositions jusqu'à présent pour représenter La Cantine Toulouse...

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