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Facebook lance un système anti-fraude 

Facebook lance un système anti-fraude  | Toulouse networks | Scoop.it

Après avoir été accusé de la victoire de Donald Trump aux Etats Unis, Facebook semble vouloir éviter ce genre d’accusations en Allemagne. En effet, le réseau de Mark Zuckerberg annonce qu’il sortira dans les semaines à venir un dispositif de lutte contre les articles trompeurs en Allemagne. Ce sera la première incursion en Europe.

Facebook vient de dévoiler son Journalism Project, un large dispositif censé rapprocher le réseau social des médias, en leur fournissant plus de moyens d’entrer en contact au travers d’outils. Le but est de reconquérir un public, qui s’est montré très déçu de Facebook suite à la multiplication des articles « bidon » sur le réseau social. Ces articles aurait joué un rôle important dans l’élection de Donald Trump.

La plateforme à succès a rapidement décidé de redorer son image en mettant en avant sa lutte contre les articles trompeurs. Comme expliqué dans un article publié le 15 janvier, Facebook annonce le déploiement en Allemagne et aux Etats Unis de ses outils pour combattre les informations éronées.

Les utilisateurs du premier réseau social au monde pourront signaler des contenus qui leur semblent suspects, qui seront ensuite vérifiés par des journalistes issus « de médias indépendants », se conformant aux règles de l’institut Poynter. Une fois un article déclaré douteux, des alertes apparaitront au moment de le partager et des sanctions pourront être appliquées.

 

MARGAUX PONTHIEUX

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Alliance de Facebook, Microsoft, YouTube et Twitter contre les « contenus terroristes »

Alliance de Facebook, Microsoft, YouTube et Twitter contre les « contenus terroristes » | Toulouse networks | Scoop.it

Facebook, Microsoft, Twitter et YouTube (filiale de Google/Alphabet) ont annoncé lundi un partenariat à l'échelle mondiale visant à identifier plus rapidement les "contenus à caractère terroriste" sur leurs plateformes, et ainsi freiner leur propagation.

 

Facebook, Microsoft, Twitter et YouTube (filiale de Google/Alphabet) ont annoncé lundi un partenariat à l'échelle mondiale visant à identifier plus rapidement les "contenus à caractère terroriste" sur leurs plateformes, et ainsi freiner leur propagation. Les quatre entreprises américaines ont prévu de créer une base de données commune comprenant les "empreintes digitales" numériques de photos ou vidéos de propagande et de recrutement retirées de leurs plateformes, d'après un message commun relayé sur leurs sites respectifs.

"En partageant ces informations les unes avec les autres, nous pouvons utiliser (ces empreintes numériques) pour aider à identifier des contenus potentiellement terroristes sur nos plateformes grand public respectives", expliquent-elles. Aucun message ne sera toutefois retiré ou bloqué automatiquement: il reviendra à chaque entreprise d'évaluer si les contenus identifiés enfreignent ses propres règles.

Chacune décidera également indépendamment des images et des vidéos qu'elle décide d'ajouter à la base commune. Elles précisent vouloir commencer avec les images et vidéos "les plus extrêmes et flagrantes" retirées de leurs plateformes, et donc "les plus susceptibles de violer les règles de toutes nos entreprises".

Microsoft, Facebook, Twitter et YouTube disent aussi vouloir examiner "comment impliquer des entreprises supplémentaires à l'avenir", mais insistent sur le fait que chacun d'entre eux continuera de traiter de manière indépendante les demandes d'informations ou de retrait de contenus émanant des gouvernements ou des forces de l'ordre. L'initiative intervient alors que les Etats-Unis, la Commission européenne et une série d'autres gouvernements ont multiplié les appels ces derniers mois à ce que les réseaux sociaux intensifient leur lutte contre la propagande djihadiste en ligne.

 

Pas d'algorithme "magique"

Suite à ces appels, Twitter a notamment indiqué avoir suspendu depuis mi-2015 plus de 360.000 comptes faisant la promotion du terrorisme, et il a observé une diminution de l'usage de sa plateforme par les djihadistes, selon Sinead McSweeney, vice-présidente chargée des politiques publiques du réseau social dans la région Europe/Moyen-Orient/Afrique. Dans un commentaire, elle a précisé qu'une grande partie des suspensions de comptes effectuées par Twitter avaient été détecté par des moyens techniques comme des outils anti-spams, mais que le partage d'empreintes numériques avec la base de données commune se ferait "manuellement" et "de manière périodique".

"Il n'y a pas une seule approche qui convienne à tous pour s'attaquer à ce type de matériel; chaque plateforme est différente", a-t-elle souligné. La plupart des réseaux sociaux interdisent dans leurs règles d'utilisation les contenus appelant à la violence ou faisant l'apologie du terrorisme.

Même s'ils ont amélioré leurs outils de détection automatique, les acteurs du secteur réaffirment régulièrement n'avoir pas d'algorithme "magique" pour identifier les contenus problématiques et se reposent beaucoup sur le signalement par leurs utilisateurs des contenus litigieux.

 

La diffusion en ligne de contenus de nature "terroriste" est "un problème pressant qui nécessite une attention particulière des entreprises technologiques", et justifie donc l'initiative commune annoncée lundi, a relevé une des entreprises participantes. Elle a toutefois insisté sur le fait que cela ne représentait pas une "nouvelle norme" pour s'attaquer à tous les types de contenus litigieux en ligne (violence, pornographie, etc.).

 

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Intox etc. : Google, Facebook, Twitter vont-ils réagir?

Intox etc. : Google, Facebook, Twitter vont-ils réagir? | Toulouse networks | Scoop.it

La semaine dernière, Google, Facebook et Twitter ont promis de lutter, chacun à sa manière, contre les informations erronées, les discours haineux et autres exagérations, suite aux nombreuses critiques sur l’impact de leurs algorithmes sur l’issue des élections présidentielles américaines. Mais ce débat, qui aurait dû avoir lieu plus tôt, laisse sans réponse de nombreuses interrogations préoccupantes.

 

Google a promis qu’il empêcherait les sites web véhiculant des contenus invérifiés d’accéder à sa plateforme publicitaire AdSense, qui aide ces sites à profiter de recettes publicitaires. Facebook a déclaré qu’il n’intégrerait, ou ne diffuserait sur la toile, aucune annonce présentant un contenu illégal, trompeur ou visant délibérément à induire en erreur, comme les intox ou les informations inexactes. Twitter a déclaré dans un communiqué qu’il supprimerait les comptes de tout utilisateur affichant un contenu offensant, en s’appuyant sur les fonctionnalités qui permettent aux utilisateurs de « rendre muets » (mute) de tels contenus et de signaler un abus, confirmant ainsi sa politique relative aux discours de haine et autres contenus offensants.

Frapper au portefeuille est la bonne stratégie pour prévenir de tels abus, note Jennifer Golbeck - directrice de l’Intelligence Social Lab, professeure de sciences de l’information à l’Université du Maryland et auteure du livre Social Media Investigation: A Hands-on Approach. Les nouvelles mesures prises par ces entreprises ont, dit-elle, « incontestablement privé ces sites de leur principale source de revenus, ces perspectives de rémunérations étant souvent la raison même de leur existence ». Jennifer Golbeck fait aussi remarquer que bon nombre d’individus et d’organisations ayant mis en ligne les fausses informations en question, particulièrement lors des récentes élections, ne sont pas basées aux États-Unis et ne se soucient pas des idéologies qui se cachent derrière ces contenus. « Leur seul souci est de gagner de l’argent, et de créer les flux de clics qui le leur permettront. »

Ces mesures sont permises par une loi (plus précisément l’article 230 du Communications Decency Act) qui leur donne « un minimum de protection juridique sur les contenus visibles sur leurs plateformes, tant qu’ils ne vont pas trop loin dans l’édition de ces contenus, explique Andrea Matwyshyn, professeur de droit à la Northeastern University et affilié au Center for Internet and Society de la Faculté de Droit de Stanford. « Ils font quelques pas dans la direction d’un contexte légal qui, de leur point de vue, sera le meilleur, un environnement qui n’ira pas à l’encontre des dispositions prévues par l’article 230 du CDA qui leur garantit une protection juridique ».

Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, qui avait pourtant démenti les accusations selon lesquelles son entreprise aurait involontairement permis à de fausses infos de proliférer, n’est aujourd’hui plus dans le déni. Dans un message posté sur son site le 18 novembre dernier, il décrit comment son entreprise s’apprête à déployer un front pluridimensionnel visant à prévenir la prolifération d’informations erronées. Il a tout de même reconnu les limites de son action: « Nous ne voulons pas nous poster en arbitres de la vérité, mais plutôt nous appuyer non seulement sur notre communauté, mais aussi sur des acteurs extérieurs à qui nous voulons pouvoir faire confiance. »

 

Jusqu’où pourraient-ils aller?
La question importante est, selon Kevin Werbach, professeur de droit et d’éthique des affaires à l’Université de Wharton, de savoir si Facebook et les autres médias sociaux assument leur responsabilité dans le modelage de l’environnement informationnel. « Ils ne veulent pas se considérer comme des médias à proprement parler, mais jouent le même rôle que les médias traditionnels dans l’influence qu’ils exercent sur l’opinion publique. De cette influence naît leur responsabilité. »

Le gouvernement devrait-il s’associer aux réseaux sociaux et construire un front plus fort? Les lois et règlementations pourraient y contribuer, mais le défi réside dans leur élaboration, explique Jonah Berger, professeur de marketing à Wharton. « Ce qui est pornographie pour l’un est chef d’œuvre pour l’autre », a-t-il déclaré. « Dans le domaine des croyances religieuses, la vérité de l’un est le mensonge d’un autre. C’est là que les choses se compliquent. »

Les réseaux sociaux ont cependant quelques options pour éviter de propager des infos erronées, explique Pinar Yildirim, professeure de marketing à Wharton. « Les journaux sérieux – jusque-là gardiens de l’information – sont généralement bien plus efficaces dans la vérification des faits avant la publication d’une info », a-t-elle déclaré. « Étant donné que les barrières à la diffusion de l’information ont été considérablement abaissées ces dernières années, il devient d’autant plus difficile à des plateformes comme Twitter et Facebook de filtrer les contenus disponibles dans de tels volumes et à une telle échelle. Elles ne veulent pas non plus froisser leurs utilisateurs en bloquant leurs contenus. »

 

L’appât du gain
Donner aux utilisateurs le pouvoir de décider de ce qu’ils veulent voir ou de ce qu’ils veulent ignorer est aussi un argument commercial conséquent. « Après les élections polarisées de 2016, il est devenu évident qu’il est nécessaire de donner aux utilisateurs un plus grand contrôle sur le type d’information auxquels ils souhaitent être exposés, si l’on souhaite qu’ils continuent à utiliser ces plateformes », explique Pinar Yildirim. « En l’absence de ces outils, les utilisateurs auraient plus tendance à se désinscrire ou à moins fréquenter la plateforme pour éviter de subir des contenus non désirés. »

Les efforts de Twitter visent à protéger non seulement ses utilisateurs, mais aussi son image de marque, sérieusement égratignée en raison des discours haineux et des trolls désobligeants qui prolifèrent sur ce réseau. Golbeck a fait observer que Twitter avait, la semaine dernière, suspendu les comptes de certains membres d’organisations suprématistes blanches et de groupes néonazis.

Matwyshyn est moins enthousiaste sur les motivations que cachent ces initiatives. Elle fait remarquer que Twitter est lié par contrat avec ses utilisateurs, qui se voient imposer des clauses comprnent désormais l’interdiction de discours de haine. « Les mesures qu’il prend maintenant ne sont ni plus ni moins qu’une stricte mise en application de clauses déjà prévues au contrat », note-t-elle

Peut-être plus significatif encore, les perspectives de Twitter pourraient également être accrues par ces récentes mesures, car l’entreprise est en pleine recherche d’un acquéreur. Twitter a vu sa plateforme se transformer « sous de nombreux rapport en un bourbier glauque, considère Jennifer Golbeck, en raison de la prolifération de comptes anonymes qui en ont fait un endroit parfois dangereux pour beaucoup d’utilisateurs ».

« Par souci pour son image, et pour la façon dont toute cette affaire pourrait affecter durablement l’entreprise et l’idée qu’on se fait de sa valeur, il ne pouvait y avoir de meilleur moment pour que Twitter lance cette campagne », pointe Jennifer Golbeck. Au cours des derniers mois, plusieurs prétendants – dont Google et Disney – auraient envisagé d’acheter Twitter, mais auraient apparemment remis ce rachat à plus tard en raison des discours haineux et des débordements auxquels on assiste sur le site.

En plus de ses récents efforts pour lutter contre les abus, Twitter a également expérimenté une autre piste, note Matwyshyn : la notion d’identité de l’utilisateur comme marqueur de crédibilité. Selon cette proposition, la plateforme ne filtrerait pas les idées, mais permettrait d’évaluer les utilisateurs en leur affectant une crédibilité ou une note de confiance, a-t-elle ajouté. Ce concept pourrait être étendu à d’autres plateformes, a-t-elle fait remarquer.

Jennifer Golbeck note que cette fonction de fiabilité pourrait également être intégrée aux résultats de recherche Google. « Google part traditionnellement du principe que le nombre de personnes se connectant à votre page est l’indice que vous êtes digne de confiance », fait-elle fait remarquer, ajoutant que cela ne tombe pas sous le sens par les temps qui courent.

Les réseaux sociaux ont-ils attendu trop longtemps pour agir sur la question du relayage d’informations erronées ? Kevin Werbach rappelle que Facebook, comme d’autres sites publicitaires, a « un modèle d’affaires qui récompense l’activité plutôt que la qualité ou l’exactitude ». Cela pourrait présenter un conflit d’intérêt dans l’étendue de leur lutte contre les fausses infos ou les propos injurieux. « Le fait que Facebook et Google aient attendu la fin de l’élection – et que les revenus publicitaires provenant de ces sites aux contenus douteux aient été engrangés – avant de prendre des mesures, est assez accablant », ajoute-t-il.

D’autres veulent accorder aux entreprises le bénéfice du doute. « Je pense que les dirigeants de Twitter sont sensibles à la liberté d’expression, même lorsque cette parole est désagréable ou pose problème. Leur position ayant toujours été par défaut d’encourager le libre échange des contenus », explique Matwyshyn. Leurs efforts récents sont une « révolution » pour cette entreprise, « qui passerait d’un échange de contenus sans entraves à la création sur sa plateforme d’un environnement assaini et plus propice au respect. »

« Pour un observateur extérieur, il est facile de dire qu’ils auraient dû agir plus tôt », admet Berger. « Personnellement, j’aimerais qu’ils se penchent sérieusement sur la question, surtout sur la question des discours haineux ou de l’intox. » Cependant, il a ajouté que puisque les réseaux sociaux veulent dans un même temps favoriser la liberté d’expression, il est difficile de déterminer une limite sous ce rapport. « Comment savez-vous que tel discours est un discours de haine ou contient des informations fausses? », a-t-il demandé. « Une fois que vous commencez à restreindre certaines de ces acquis, vous vous placez sur une pente glissante et vous vous exposez à des poursuites judiciaires. »

 

Les contenus abusifs : une guerre interminable
« C’est une bataille que les moteurs de recherche livrent inlassablement », explique Jennifer Golbeck. « Ils trouvent un moyen de classer les contenus de qualité, et les utilisateurs qui cherchent à promouvoir des contenus fallacieux trouvent moyen de déjouer les garde-fous du système. La tâche de Google sera maintenant de signaler les contenus erronés qui apparaissent pourtant en premier dans les résultats de recherche, puis de les rétrograder. »

Mais Pinar Yildirim souligne aussi un autre inconvénient. Elle s’inquiète de ce que ces nouveaux outils susciteront « une ségrégation des internautes » et contribuera ainsi à créer des « chambres d’écho ».

Par exemple, un utilisateur avec des penchants d’extrême droite peut, selon Pinar Yildirim, bloquer les contenus des partisans du Parti Démocrate, et s’exposer alors à d’autres vues potentiellement biaisées. « Il va donc constamment tomber sur des contenus exprimant à quel point l’ObamaCare est nuisible, combien les impôts sont élevés, que les emplois industriels pourraient être relocalisés aux États-Unis, etc. », expliqu-t-elle. « Il va finir par croire que tout le monde pense comme lui, et il sera moins en mesure de remettre en question certaines de ses croyances pourtant erronées. »

Les entreprises de médias avaient pris des mesures pour filtrer les contenus choquants bien avant la récente controverse, mais ces mesures se sont avérées insuffisantes. Elles impliquent généralement un algorithme initial qui recherche et supprime automatiquement certains commentaires, processus suivi par des vérifications manuelles exécutées par un personnel dédié et des modérateurs de conversations.

 

Quand l’information est inexacte
Les dégâts que peuvent faire de fausses informations sont bien entendu considérables. Une récente histoire relatée dans le New York Times évoquait ce faux post sur des manifestants emmenés en car à une réunion de Trump à Austin, Texas. Eric Tucker, co-fondateur d’une agence de marketing à Austin, avait tweeté que des personnes transportées à des manifestations anti-Trump avaient été payées pour le faire. Il n’avait pas vérifié son information, et son tweet avait été partagé au moins 16 000 fois sur Twitter, et plus de 350 000 fois sur Facebook. « Il a alimenté une théorie du complot à l’échelle nationale – conspiration sur laquelle M. Trump s’est empressé de surfer », écrit le NYT.

« Personne ne contrôle plus ses sources – Voilà comment Trump a été élu », a déclaré Paul Horner, l’éditeur d’un de ces sites de fausses infos (qui tirent l’essentiel de leurs revenus de la publicité et ont donc intérêt à jouer le sensationnalisme), dans un entretien pour le Washington Post. Et de battre sa coulpe : « Je suis l’un des responsables de l’élection de Trump. »

Les auteurs de fausses informations pourraient également compromettre le fonctionnement de navigateurs web et autres dispositifs en ligne utilisés par les internautes afin de relier ces derniers à des botnets, par exemple. Comme le rappelle Andrea Matwyshyn, « une partie de la bataille consiste ici à protéger les utilisateurs contre les atteintes invisibles à leur sécurité, en plus de la question du contenu ». Elle rappelle la récente affaire des hackers qui connectaient des appareils domestiques connectés, par exemple des webcams, à un botnet qui à son tour désactivait Twitter et quelques autres sites web populaires pendant toute une journée, voire plus.

S’attaquer aux fausses infos, comme à d’autres formes de pratiques ayant cours sur les plateformes de médias sociaux, sera un processus à multiples facettes, pense Kevin Werbach, qui ajoute qu’aucune solution miracle n’est encore en vue. « Faire plus exigera probablement un ensemble de moyens combinant une surveillance humaine, des algorithmes conçus pour détecter et éliminer le mensonge ou les dérives, et des outils permettant de donner encore plus la main à l’utilisateur », a-t-il ajouté.

Andrea Matwyshyn a indiqué que la Federal Trade Commission, où elle a travaillé comme conseillère, n’a à ce jour envisagé aucun filtrage de cet ordre. On s’attend d’abord à une évolution dans le secteur privé, avant que le gouvernement ne s’implique davantage pour contrecarrer de telles menaces de sécurité, a-t-elle fait remarquer. « Une réponse trop marquée du gouvernement serait, à ce stade, prématurée. »

En tout état de cause, les réseaux sociaux ne peuvent se permettre de ne rien faire dans la lutte contre les fausses informations. « À un moment donné, s’il ne reconnaît pas les effets néfastes des fausses infos, Facebook subira un retour de bâton de la part des utilisateurs et des régulateurs », précise Werbach. « La seule raison pour laquelle ces entreprises ne sont pas tenues pour juridiquement responsables des contributions et contenus inexacts ou malveillants de leurs utilisateurs, est que le Congrès a inclu une disposition dans sa tentative de 1996 d’interdire les contenus indécents en ligne pour protéger les ‘bons samaritains’ et encourager la croissance des plateformes en ligne. »

Au fur et à mesure que les plateformes de médias sociaux tenteront de limiter le harcèlement des contenus et l’intox en ligne, elles seront « vivement critiquées par les conservateurs », prédit Werbach. En fait, il a souligné que plusieurs évaluations indépendantes ont laissé transparaitre que les informations erronées en ligne étaient beaucoup plus répandues et crues chez les pro-Trump. « J’espère que les plateformes de médias sociaux auront le courage de rester fermes », a-t-il dit. « Elles doivent être ouvertes dans leur démarche, et être prêtes à faire évoluer leurs dispositifs en tenant compte des effets qui en résulteront. »

 

Cet article a été publié par notre partenaire Knowledge@Wharton, sous le titre « Fake news, hate speech and social media abuse: what’s the solution? » Copyright Knowledge@Wharton. Tous droits réservés. Traduit et publié sur autorisation.

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First Draft : réseaux sociaux et titres de presse s'engagent contre les fausses informations

First Draft : réseaux sociaux et titres de presse s'engagent contre les fausses informations | Toulouse networks | Scoop.it

 

Plusieurs dizaines d’entreprises de médias ou de réseaux sociaux viennent de s’associer dans un grand réseau dont l’objectif est de lutter contre les fausses informations. Ces acteurs ambitionnent d’accorder leurs violons sur cette vaste thématique, tout en fournissant des formations et des conseils.

Les réseaux sociaux ont changé la manière dont l’information est consommée, au moins en partie. Les utilisateurs sont devenus eux-mêmes des relais d’actualités. La dimension sociale, qui prend aussi en compte la réaction émotionnelle et parfois le désir de faire parler de soi, a ouvert la voie à une certaine course à l’information la plus visible. Qui n’est pas toujours la plus pertinente.

Les fausses informations circulent abondamment, alimentées par plusieurs phénomènes. On trouve bien sûr celles fabriquées de toute pièce, pour les raisons exposées précédemment, ou encore des informations qui étaient initialement véridiques, mais ont été déformées ou mal comprises, puis diffusées sans vérification. Au-delà des réseaux sociaux, les rumeurs enflent puis explosent en plein vol sur de nombreux sites, comme en témoigne la récente histoire du bus chinois capable de passer au-dessus de la circulation routière. Dirty Biology a d'ailleurs publié une vidéo sur le problème des articles scientifiques publiés dans la presse. On lira également le billet de Yann Guégan sur les histoires qui perduent sur certains sites alors même qu'elles se sont révélées fausses. 

Le First Draft Partner Network pour lutter contre les « fake news »

Pour contrer ce phénomène, la First Draft Coalition a été créée en juin 2015. Bellingcat, Dig Deeper Media, Emergent, Storyful, Reportedly, Meedan, Verification Junkie et Eyewitness Media Hub en étaient les membres fondateurs, soutenus par Google à travers son News Lab. Depuis plus d’un an, ce groupe publiait déjà régulièrement des billets de blog, des études de cas ou encore différents contenus visant à s’entrainer à la détection des faux contenus.

La Coalition est passée hier à l’étape supérieure, avec l’annonce du First Draft Partner Network. Plus d'une trentaine d’entreprises de tous bords ont annoncé leur participation. On trouve des organes de presse tels que le New York Times, le Washington Post, l’AFP, Les Décodeurs (Le Monde), France Info, proPublica, The Telegraph ou encore l’American Press Institute, des chaines de télévision comme CNN et Channel 4 ou encore des réseaux médiatiques tels qu’Aljazeera Media Network ou l’Eurovision News Exchange.

 

 

Facebook et Twitter en première ligne

Surtout, on trouve dans le lot Facebook, Twitter et YouTube, trois acteurs largement impliqués aujourd’hui dans la diffusion des informations. Dans le communiqué de presse de l’annonce, on peut lire ainsi que « Google, Facebook, Twitter, YouTube, Instagram et Periscope sont désormais centraux dans la manière dont les nouvelles sont découvertes, rapportées et diffusées ».

Une boucle sera mise en place pour collecter des retours, permettant aux « représentants des réseaux sociaux de se mettre en relation avec des journalistes », pour « développer des idées sur les manières dont le processus de vérification pourrait être rendu plus fluide, améliorer l’expérience de surveillance » et surtout augmenter le niveau de qualité pour les utilisateurs de réseaux sociaux.

Jenni Sargent, l’une des responsables du réseau, ajoute que le FDPN est dans « une position unique pour coordonner les efforts et faciliter de réels progrès dans la confrontation avec certains défis clés que rencontrent les journalistes et leur audience ».

 

Un engagement visible, des résultats à surveiller

La présence de Facebook est particulièrement importante. Le Graph, c’est-à-dire l’algorithme présidant à la composition du flux, a été retouché à de multiples reprises, prenant en compte les contenus partagés par les proches, le nombre de partages, le temps de lecture nécessité, sans parler des vidéos. Il y a environ deux ans, Facebook ouvrait déjà un premier front dans les contenus dits « clickbait » afin de lutter contre les titres racoleurs.

En août dernier, l’éditeur annonçant un renforcement de cette lutte, notamment à travers une analyse des titres, en plus du simple temps qui sépare l’ouverture d’un contenu et son départ. Nous regrettions alors que ce mouvement se focalise sur les titres et pas sur les contenus, ce genre de mesure pouvant facilement provoquer une adaptation. La question est donc de savoir si sa participation au FDPN aura une réelle influence sur les contenus partagés. L’interrogation est la même pour Twitter, royaume du partage des réactions à chaud et des informations non vérifiées.

Au cours des prochains mois, le réseau publiera de nombreuses ressources visant à améliorer la détection des faux contenus et leur qualité globale. Elles seront librement accessibles aux internautes.

 

Publiée le 14/09/2016 à 17:10
 
Vincent Hermann

Rédacteur/journaliste spécialisé dans le logiciel et en particulier les systèmes d'exploitation. Ne se déplace jamais sans son épée.

 

 

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Pour Mark Zuckerberg, l’avenir à moyen terme de Facebook se jouera dans les cieux

Pour Mark Zuckerberg, l’avenir à moyen terme de Facebook se jouera dans les cieux | Toulouse networks | Scoop.it
Onze ans après avoir lancé Facebook, Mark Zuckerberg est aujourd’hui convaincu que l’expansion à moyen terme – sur les dix prochaines années – du réseau social se jouera dans les cieux. Le lancement réussi du drone solaire Aquila jeudi 21 juillet au soir, qui est resté en l’air pendant quatre-vingt-dix minutes, n’est que la première étape d’un vaste programme qui vise, à terme, à offrir un accès à Internet au plus grand nombre, comme Mark Zuckerberg l’explique au site The Verge dans une longue interview :
« Aujourd’hui, l’étape la plus importante est celle de l’accessibilité [des 1,6 milliard de personnes qui n’ont pas de réseau], et nous ne pouvons plus utiliser les solutions trop coûteuses pour les opérateurs téléphoniques. (…) Il fallait donc créer quelque chose de moins cher. C’est comme ça que nous en sommes venus à construire ces drones solaires, qui sont l’équivalent de relais téléphoniques dans les cieux. »
L’Inde, un marché stratégique

Le patron de Facebook, qui compte plus d’un milliard et demi d’utilisateurs, espère que des « milliers de drones solaires » seront bientôt stationnés au-dessus des villes et villages situés en périphérie des grandes agglomérations pour leur fournir un accès à Internet pour une durée de quatre-vingt-dix jours renouvelable.

Il vise explicitement l’Inde et son « milliard d’utilisateurs sans accès en ligne », le pays ayant récemment interdit le déploiement du programme Free Basics de Facebook qui consistait à donner un accès gratuit mais limité à Internet – moteur de recherche, météo, actualités et outils Facebook – aux populations les plus pauvres.

Si cette mission d’universalisation de l’accès à Internet sert évidemment les intérêts du réseau social – qui pourrait, s’il remplit sa mission, proposer ses services publicitaires à sept milliards d’utilisateurs potentiels –, Mark Zuckerberg la présente comme une occasion pour les plus démunis, qui trouveraient « selon plusieurs études » plus facilement accès à l’emploi grâce à cette connexion.

Le patron de Facebook ne précise cependant pas comment il envisage de généraliser ces outils aériens, il dit simplement que son but n’est pas « de créer un réseau » mais simplement de prouver que cela fonctionne, pour que d’autres acteurs (gouvernements, ONG…) s’en emparent.

Mark Zuckerberg mise aussi sur le développement de son service Terragraph, un complément à la fibre, qui permet d’offrir une connexion réseau stable dans des zones géographiques saturées, notamment lors d’événements comme des concerts ou des matchs.

La réalité virtuelle, suite de la vidéo

L’outil doit aussi permettre d’accéder rapidement à des contenus en réalité virtuelle, l’autre domaine technologique dont l’entreprise s’empare. « Il y a encore dix ou quinze ans, si vous vous rappelez bien, tout le mondene partageait que du texte sur Internet », souligne le fondateur de Facebook, qui rappelle que la démocratisation de la photo, puis de la vidéo, n’était pas une fin en soi.

« L’autre grande tendance favorable à la réalité virtuelle, c’est qu’il y a un nouveau paradigme informatique important qui apparaît tous les dix ou quinze ans », dit-il aussi. Il reste à convaincre les utilisateurs. En février dernier, la publication d’une photo de Mark Zuckerberg marchant d’un air triomphal au milieu d’un public plongé dans un univers virtuel avait suscité l’inquiétude de nombreux internautes.



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Enquête sur l’algo le plus flippant de Facebook

Enquête sur l’algo le plus flippant de Facebook | Toulouse networks | Scoop.it

Si la section « Vous connaissez peut-être » vous faisait parfois flipper en vous proposant des profils précis et éloignés de vos réseaux habituels, vous n’avez encore rien vu.

 

La section « Vous connaissez peut-être » (« People you may know ») de Facebook est une source inépuisable de spéculations. Cette fonction, en apparence sympathique puisqu’elle nous propose d’ajouter de nouveaux amis, semble détenir des informations très personnelles sur chacun d’entre nous.

  • Une journaliste de la rédaction s’est ainsi vu proposer un flirt dont elle n’avait pas noté le téléphone dans son portable ;
  • un autre collègue s’est vu proposer un pote qu’il n’a pas revu depuis 10 ans et qui venait de lui envoyer un mail ;
  • une autre enfin, sa femme de ménage, dont elle a le numéro de téléphone dans son portable, mais avec laquelle elle n’a jamais eu aucune interaction en ligne.

Beaucoup ont aussi vu apparaître des gens rencontrés sur des applis de rencontre comme Tinder ou Grindr. Plutôt embarrassant, non ?

Folles rumeurs

Entre nous, les mots de « magie noire » et « espionnage » sont prononcés. Sur Internet, les rumeurs les plus folles circulent sur la façon dont cet algorithme plutôt intrusif fonctionnerait.

  • Il existerait un « profil fantôme » de chacun d’entre nous, pré-rempli et automatiquement activé dès notre inscription.

C’est la théorie d’un utilisateur de Reddit. Il raconte avoir créé un profil anonyme avec un mail jamais utilisé et s’être vu proposer plein de contacts connus.

  • A Rue89, on en formule une autre pour se faire peur : Facebook nous proposerait aussi les personnes qui nous « stalkent » (espionnent en ligne) ou que nous avons récemment « stalkées ».

Je découvre que cette rumeur existe déjà, et que beaucoup d’utilisateurs y croient dur comme fer. Facebook l’a toujours démentie.

  • Dans le même genre, la sérieuse BBC affirmait, via des témoignages concordant et une société de sécurité informatique, que Facebook se connectait à des applications type Tinder ou Grindr pour vous faire des suggestions d’amis.

Un journaliste du Huffington Post a fait la même hypothèse. Ce que le réseau social a nié avec force.

Fabrice Epelboin, spécialiste des médias sociaux et entrepreneur du Web, croit les dires de Facebook, comme Vincent Glad :

« Ce serait très dangereux économiquement. Facebook n’est pas une société idiote, elle prend des risques calculés. »

Pour lui, l’explication est beaucoup plus simple :

« Quand on “date” quelqu’un sur Tinder, on lui donne bien son numéro avant, non ? Facebook se connecte en fait à votre répertoire. »

Ah bon ?

Un aspirateur à données, via votre téléphone

On résume. Il faut imaginer l’algorithme de Facebook comme un aspirateur à données géant.

Visages et Facebook - Pixabay/CC0

Dans un article du Washington Post, qui fait référence en la matière, il est expliqué que l’algorithme de « Vous connaissez peut-être » est basé sur la « science des réseaux ».

En définissant les réseaux auxquels on appartient, Facebook calcule nos chances de connaître telle ou telle personne. Et il peut même prédire nos futures amitiés. Un peu de probabilités et c’est dans la boîte.

« Ce n’est pas de la magie, mais juste des mathématiques très pointues », apprend-on.

Avertissement de Messenger, dont la « synchronisation » permet au contact de « se connecter sur Facebook »

En fonction des amis que l’on a, de nos interactions plus ou moins fortes et fréquentes avec eux, de l’endroit où on vit, des lieux où on a étudié et travaillé, l’algorithme fait ses calculs. Il tente aussi de définir les personnes « clés » de votre réseau, celles qui vous présentent aux autres. Enfin, il utilise votre géolocalisation, ce qui a probablement mené ce lundi à l’arrestation du voleur de la voiture d’un internaute, qui est apparu dans ses suggestions d’amis.

Surtout, depuis qu’il est arrivé sur votre mobile, via les applis Facebook et Messenger, le réseau social a un tas d’autres informations à mettre sous la dent de leur algo :  vos contacts téléphoniques et vos mails.

Vous l’avez autorisé, probablement sans en avoir conscience, au moment de l’installation de l’une et/ou l’autre application.

Le test ultime : le Nokia de Xavier de La Porte

Comme c’était un jour de pluie, j’ai voulu tester la puissance de cet algorithme qui marche donc sur deux pieds :

  • La « science des réseaux » ;
  • des tonnes de données « scrapées » de notre mobile notamment.

Je décide de créer un compte avec un numéro de téléphone et avec un faux nom. Le mien est déjà lié à un compte, donc Facebook le refuse.

En effet, il est interdit, en théorie, de créer un faux compte ou de doublonner, selon sa politique de « l’identité réelle » – les transsexuels ensavent malheureusement quelque chose.

Il y a une personne dans ces bureaux qui n’a pas lié son compte Facebook à son numéro. J’ai nommé : Xavier de La Porte. Il possède un charmant Nokia cassé sur le dessus.

Le téléphone de Xavier, bolide de la protection des données

« J’ai 20 contacts dessus, seulement ma famille et mes amis proches », jure-t-il.

Il n’est évidemment pas question d’applications quelconques. Avec le numéro de Xavier, Facebook accepte la création du compte de « Mathilde Machin », 21 ans.

« Mathilde Machin », couverture très discrète

Et là, un truc vraiment effrayant arrive : des dizaines de contacts sont proposés, amis, famille, collègues de bureau, sources de Xavier. Ils ne sont pas dans son répertoire. Et ne sont pas non plus tous amis avec lui sur Facebook. A partir de là, deux hypothèses s’offrent à moi :

  • Son compte a été lié un jour à ce numéro de téléphone, et Facebook se rend compte qu’il s’agit de la même personne. Il lui propose logiquement d’ajouter les amis du compte de Xavier.

Mais, Facebook refuse d’ouvrir deux comptes avec le même mail ou le même numéro. Il s’agirait d’une sorte de faille de sécurité, puisque le téléphone sert justement à sécuriser votre compte. Et cela n’expliquerait pourquoi Mathilde Machin se voit proposer des personnes qui ne sont pas dans les amis Facebook de Xavier.

  • Les contacts proposés sont ceux qui possèdent le numéro de Xavier dans leur répertoire. Et qui ont donné à Facebook l’autorisation de scraper leurs données. Ce qui veut dire que l’algorithme de suggestion est tellement puissant qu’il réussit, en quelques secondes, à « inverser » la recherche.

Facebook, après s’être creusé les méninges un moment – c’est un peu technique –, me confirme la dernière hypothèse.

C’est vertigineux. Mais inscrit noir sur blanc dans les flippantes« Confidentialités et conditions » de Facebook. Qui autorisent l’application à utiliser les « données que vous importez ou synchronisez de votre appareil », type répertoire, mais aussi : 

« Les contenus et informations que les autres personnes fournissent lorsqu’elles ont recours à nos services notamment des informations vous concernant, par exemple lorsqu’elles partagent une photo de vous, vous envoient un message ou encore lorsqu’elles téléchargent, synchronisent ou importent vos coordonnées. »

Un algo gourmand

Facebook m’explique donc que l’algorithme se nourrit aussi des données que les autres ont sur vous (votre mail, votre numéro). Pour le dire autrement, quelqu’un qui a votre contact et l’importe dans son appli Facebook va probablement apparaître dans vos suggestions d’amis. C’est aussi fou que les rumeurs. Facebook insiste sur le fait que :

  • Le processus est transparent ;
  • l’algorithme, gentil, ne cherche qu’à vous faire retrouver vos amis et échanger avec eux ;
  • « Facebook ne possède pas et n’utilise pas » votre numéro de téléphone, il s’en sert pour mettre en relation des profils ;
  • et les paramètres de votre compte sont personnalisables.

Un samedi soir, vous êtes tombée amoureuse d’un ami d’ami. Le lendemain, vous demandez à l’ami commun son numéro. Vous hésitez à envoyer un message, vous bloquez plusieurs jours. Sachez donc que ce mec, à qui vous n’avez rien envoyé, vous a peut-être déjà vu apparaître dans « Vous connaissez peut-être ». Et qu’il a déjà peur de vous.

Jacques Le Bris's insight:

Personnellement je n'ai jamais aimé Facebook, mais ce n'est pas ceci qui me fera cesser de le haïr.

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Sur Facebook, de nouveaux boutons pour dire la colère, la tristesse et l'amour

Sur Facebook, de nouveaux boutons pour dire la colère, la tristesse et l'amour | Toulouse networks | Scoop.it

Le réseau social va proposer de nouveaux types de réactions en plus du bouton «J'aime», pour manifester des émotions supplémentaires.

 

De nouveaux emojis pour manifester l'amour, la tristesse, l'étonnement, l'hilarité et la colère sur Facebook. Dans les «prochaines semaines», le réseau social va enrichir le champ des réactions en ajoutant cinq nouvelles interactions rapides en plus du bouton «J'aime».

C'est là un petit bouleversement. Cela fait sept ans que les utilisateurs de Facebook doivent choisir entre deux types de réponses à un message: apposer un commentaire ou cliquer sur le bouton «J'aime». Ce pouce levé, ajouté en 2009, est l'une des clés du succès de Facebook, en particulier sur le mobile, puisqu'il permet de manifester un intérêt pour une publication sans s'appesantir à rédiger de texte. Pour les membres du réseau social, comme pour les marques, le nombre de «likes» est devenu un indicateur de popularité à bon compte. Il permet aussi à Facebook de jauger l'intérêt des publications pour mettre en avant les plus populaires dans les flux d'actualités. Plus de 6 milliards de «J'aime» sont distribués chaque jour.

Des émotions négatives

La polysémie du «like», utilisé pour signaler tout autant du soutien, un assentiment, des félicitations ou juste rappeler à un vieil ami que l'on existe encore, trouvait dans certaines situations ses limites. Il n'a jamais été convenable d'ajouter un «J'aime» sur une nouvelle triste publiée par l'un de ses amis, sauf à vouloir manifester une certaine forme d'ironie. Après avoir écarté l'idée de créer un bouton «dislike» («Je n'aime pas», pouce vers le bas) comme on en trouve sur YouTube, trop négatif à son goût, Mark Zuckerberg a enjoint ses équipes de travailler sur d'autres formes de réponses. De là sont nées cinq nouvelles réactions, pour manifester la tristesse, l'affection, l'étonnement, l'hilarité et la colère.

Ces nouvelles réponses ont été lancées l'automne dernier en Espagne, en Irlande, au Chili, aux Philippines, au Portugal et en Colombie, où elles ont reçu un écho positif. Elles ont ensuite été testées au Japon et seront prochainement étendues dans le monde entier. Une sixième réaction, l'exclamation («yay») a été supprimée, car elle n'était pas universellement compréhensible dans tous les pays, a expliqué une porte-parole de l'entreprise. Facebook dit s'être renseigné sur le champ des émotions humaines auprès de sociologues, pour arbitrer ses choix, raconte Bloomberg dans un long article sur le sujet.

Les cinq réactions ne seront pas immédiatement visibles dans l'application de Facebook. Elles apparaîtront en appuyant longuement sur le bouton «J'aime» et s'animeront au passage du doigt. Le nombre de cœurs, de smileys tristes ou rieurs figurera ensuite sous les messages, aux côtés des commentaires et des «j'aime». Même s'ils en ont l'apparence, ces petits avatars ne sont pas techniquement des emojis, qui appartiennent à un langage de caractères, compatible entre différents sites et applications. L'emprise de Facebook, utilisé par 1,6 milliard de personnes chaque mois dans le monde, s'apprête néanmoins à les rendre universels.

 

Benjamin Ferran

Journaliste au Figaro • Adjoint du service Médias et Technologies • Responsable du FigaroTech
Sur Twitter: @benjaminferran

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Comment Facebook va vous forcer à publier vos articles directement sur son réseau

Comment Facebook va vous forcer à publier vos articles directement sur son réseau | Toulouse networks | Scoop.it

Cela n’est plus un secret, Facebook souhaite que les internautes restent le plus longtemps sur son site. À cet effet, le réseau social s’est mis en tête de donner tous les outils aux entreprises pour proposer du contenu intégré, afin que leurs abonnés puissent les consulter, sans sortir du site.

La plateforme veille déjà à ce que les articles s’ouvrent au sein de son site et offre, depuis quelques mois, la possibilité d’intégrer directement les vidéos. Il était donc logique qu’elle finisse par permettre aux professionnels (et aux particuliers) de publier des articles directement sur leur page !

Vous allez dire que cela existait déjà, mais que personne ne l’utilisait, c’est vrai ! Facebook Articles avait fait un flop et chaque éditeur de contenu préférait encore publier sur son site.

Mais pourtant, lorsque Linkedin a lancé sa plateforme « Linkedin Publishing », les professionnels n’ont pas hésité une seconde à l’utiliser pour gérer leur e-réputation.

Il n’en fallait pas plus à Facebook pour comprendre que son service avait un avenir, mais sous une forme différente…

 

La naissance de la nouvelle idée

Cette idée avait déjà émergé et il était possible de créer des articles via sa page Facebook. Cependant, cette option n’a jamais rencontré le succès escompté, puisque les entreprises ont continué de rédiger des articles sur leur propre blog, pour ensuite les partager sur leur page.

Facebook avait donc délaissé cette fonctionnalité, le temps de trouver un moyen de la rendre plus attractive et surtout, de lui donner une seconde jeunesse.

Mais pour redorer le blason de sa plateforme de blogging, le réseau social est passé par une tendance qui concerne tous les grands éditeurs de contenus : le contenu mobile.

En effet, Facebook a jugé que les articles partagés sur son site mettaient beaucoup trop de temps à s’ouvrir. Or, cela est pénalisant pour le réseau social, car cela incitait finalement les internautes à quitter le site.

C’est aussi pénalisant pour les entreprises qui avaient des difficultés à toucher les mobinautes. Surtout quand on sait qu’à l’heure actuelle plus de 844 millions de personnes surfent quotidiennement sur Facebook depuis leur mobile et que ce trafic représente à lui seul 64% du chiffre d’affaires du réseau social !

 

La création d’Instant Articles

Facebook a donc eu l’idée lumineuse de relancer la possibilité d’héberger intégralement ses contenus, via Instant Article. Pour cela, le réseau social a peaufiné son outil pour faire en sorte de simplifier au maximum la vie des éditeurs, afin de les encourager à s’en servir.

Tout d’abord, Instant Articles ne sert que les intérêts mobiles. C’est-à-dire que les internautes surfant depuis leur ordinateur auront une publication classique, qui les invitera à suivre un lien les redirigeant vers le site internet.

À l’inverse, ceux qui sont sur mobile pourront lire directement l’article sur Facebook, sans avoir à charger une page supplémentaire et donc à perdre du temps. C’est pile ce que le réseau social souhaitait !

Pour lancer ce nouveau service, le géant américain a personnellement démarché des grands noms du secteur de l’actualité : New York Times, BuzzFeed, National Geographic, The Atlantic et NBC News. Chacun de ces médias propose désormais aux mobinautes de lire leurs articles de presse directement dans un statut Facebook.

 

 

Les avantages d’Instant Articles

Pour vanter les mérites de cette nouvelle fonction, Facebook a surtout mis en avant la rapidité d’ouverture de l’article. Puisque les mobinautes n’ont pas à charger un nouveau lien, ils accèdent au contenu complet 10 fois plus rapidement. Les pages peuvent ainsi bénéficier d’une meilleure portée, mais surtout générer beaucoup plus d’engagement.

Par ailleurs, il faut savoir que les contenus intégrés dans Facebook permettent une bien meilleure interactivité : zoom sur les images, inclinaison en mode paysage pour faciliter la lecture, vidéo en auto-play, etc.

 

 

De plus, il faut savoir que le principal frein à publier directement sur Facebook était la monétisation. En effet, les sites de médias ne vivent presque que grâce à leurs revenus publicitaires. Pour contrer cette objection, Facebook les autorise à diffuser leurs propres publicités sur les pages de contenu et leur propose de reverser 100% des recettes générées.

Enfin, pour rendre le plus simple possible l’utilisation de ce service, le réseau social autorise les éditeurs à proposer du duplicate content. En fait, les articles s’intègrent de manière automatique, grâce à un système de flux RSS. Autrement dit, les articles consultés sur Facebook sont calqués sur ceux proposés sur le site internet de l’éditeur.

 

 

Facebook Articles : le besoin de concurrencer Linkedin

Étant donné que la mayonnaise a vite pris sur mobile et que la fonctionnalité Instant Articles est bien accueillie par les médias, Facebook a décidé de ne pas s’arrêter en si bon chemin.

Facebook a donc relancé son idée de blogging directement sur son réseau social, surtout qu’il a constaté que cette recette avait fonctionné pour son concurrent Linkedin.

En effet, le leader des réseaux sociaux professionnels propose à ses membres le service « Linkedin Publishing » qui permet d’ajouter un blog à son profil et donc d’y poster ses contenus personnalisés.

L’objectif étant de relier son expertise à des preuves concrètes sous forme d’articles pertinents. Cela offre alors la possibilité aux professionnels, qui n’ont pas forcément de blogs et qui ne souhaitent pas en créer un, de disposer tout de même d’une section où intervenir sur leur spécialité.

Par exemple, Richard Branson n’hésite pas à utiliser Linkedin Publishing pour gérer son image grâce à des contenus de qualité :

 

 

Étant donné que ce service fonctionne très bien pour Linkedin, puisque le réseau social se targue que plus d’1 million de personnes ont déjà publié près de 3 millions d’articles, Facebook s’est dit qu’il pouvait relancer cette fonctionnalité, mais dotée d’une nouvelle interface.

Donc en plus de cette proposition à destination de grands éditeurs de contenus, Facebook est en train de relancer sa plateforme de blogging, Facebook Articles, pour tous.

 

La création de Facebook Articles

Après tout, si les professionnels sont prêts à publier des articles sur leur profil Linkedin, pourquoi ne le feraient-il pas également sur Facebook ?

Rappelons que ce réseau social, même s’il est moins connoté B2B que le premier, reste utilisé par de nombreux professionnels à titre professionnel aussi.

Rappelez-vous que vous disposez tous d’une fonction « S’abonner » sur votre profil, qui permet à n’importe qui de suivre vos actualités publiques et de les recevoir comme n’importe quelle autre publication dans son fil.

Ainsi, un professionnel aura le loisir de gérer ses publications personnelles à destination de ses proches et pourra publier des articles corporate à ses abonnés.

Cette fonction est déjà accessible à tous. C’est-à-dire que sur vos profils, si vous vous rendez sur le menu et l’onglet « Plus », vous verrez une option « Articles ».

 

 

En cliquant dessus, vous arrivez sur une interface où vous pouvez facilement ajouter un article. Celui-ci comprendra un titre, un contenu et des images.

Vous pourrez y intégrer des liens et différents médias pour le rendre attractif.

 

 

Au final, vous publierez un article en bonne et due forme dans le fil d’actualité Facebook et vous permettrez à chacun de lire votre contenu, de le liker, de le commenter et de le partager.

 

 

Mais cette fonction n’a jamais pris son envol ! Suite au déploiement avec succès d’Instant Articles et de Linkedin Publishing, Facebook a décidé de remettre au goût du jour son service de blogging, grâce à un joli lifting.

Dans un design plus épuré et moderne, il sera possible pour le blogueur de personnaliser son blog avec une photo de couverture.

Pour le moment, seuls les États-Unis bénéficient complètement de cette nouvelle version de Facebook Articles (nommée Facebook Notes, chez eux), mais si les tests sont concluants, il n’y aucune raison pour que cette modernisation n’arrive pas dans nos contrées françaises.

 

 

Néanmoins, la version française a tout de même subi une évolution positive. Les contenus sont bien mieux présentés et vous pouvez aisément ajouter des liens, des hashtags et des légendes à vos illustrations.

Ils sont mis en valeur dans le fil d’actualités, en affichant en grand une illustration, suivi du texte.

Ils incitent donc tout de même à l’interaction et se chargent plus rapidement qu’un article en dehors du site.

À noter que cette fonction est aussi disponible sur vos pages, si vous souhaitez aussi publier vos articles de marque directement sur Facebook.

Pour l’activer, vous devez vous rendre sur votre menu, sur l’onglet « Plus » également. Sélectionnez alors « Gérer les onglets ».

 

 

Puis cliquez sur « Ajouter ou supprimer des onglets ».

 

 

Vous arriverez sur une page avec vos applications et vous devrez normalement voir l’application « Articles » suggérée. Cliquez sur le bouton « Ajouter une application ».

 

 

Vous aurez alors accès à la même interface que sur votre profil, pour créer des contenus personnalisés.

Alors, faut-il intégrer ses articles ou non dans Facebook ? Difficile de répondre à cette question de manière générale. Cela va dépendre de votre activité et de vos objectifs.

Si vous souhaitez que le réseau social continu de vous apporter du trafic, il est évident que vous devrez continuer à publier des articles sur vos sites et ensuite poster le lien sur Facebook.

Néanmoins, on peut supposer que, comme il l’a fait pour les vidéos, Facebook risque de diminuer la portée des liens, au profit des articles intégrés.

À voir alors comment couper la poire en deux, en proposant, par exemple, un extrait ou une version résumée via Facebook Articles avec un lien en fin de page renvoyant vers le contenu complet sur votre site.

Vous pourrez aussi vous doter d’une double stratégie de contenus, en proposant certains articles sur votre blog et d’autres sur Facebook.

Dans tous les cas, la plupart des changements sont en cours de déploiement aux États-Unis et ne sont pas totalement arrivés en France. Cela laisse encore le temps d’observer l’utilisation des grandes marques américaines et les retombées, avant de réfléchir à l’évolution de sa propre stratégie social media sur Facebook.

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Facebook : attention à Magnet, un virus dangereux

Facebook : attention à Magnet, un virus dangereux | Toulouse networks | Scoop.it

Un virus très puissant (qui peut vous piquer votre code de carte bleue) s'apprête à faire son retour sur Facebook. Méfiance !

 

Attention, le virus Magnet revient en force sur Facebook. Des utilisateurs belges et espagnols en ont été victimes ces derniers jours. Les pages Facebook des gendarmeries relayent ces dernières heures des messages de prudence. 

Magnet est un logiciel malveillant qui avait infecté des centaines de milliers d'ordinateurs en février dernier, en se propageant sur Facebook par une vidéo porno. Si vous voyez sur votre fil une vidéo qui a l'air à caractère pronographique ou à sensation (Vidéos de faits improbables, de "jeunes femmes" dénudées, de situations dégoutantes, etc...), passez votre chemin même si cela vient d'un de vos amis. De plus, si vous cliquez, tous vos amis recevront à leur tour la vidéo-virus. 

 

Carte de crédit

Magnet est un virus très puissant qui s'installe sur votre ordinateur et est capable de surveiller vos mouvements de clavier et votre souris pour obtenir des informations précieuses, comme par exemple votre numéro de carte de crédit.

En février, Facebook qui compte 1,2 milliards d'utilisateurs avait indiquait qu'il travaillait à l'éradication de Magnet. Il y a encore du travail...

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Comment l’Europe veut mettre les GAFA au pas

Comment l’Europe veut mettre les GAFA au pas | Toulouse networks | Scoop.it

Pratiques anticoncurrentielles, optimisation fiscale, remise en question de l’utilisation des données personnelles… les griefs de l’Europe contre les géants américains du web se multiplient. Tout comme les pressions pour les forcer à rentrer dans le rang. L’initiative d’Amazon, qui va payer des impôts dans chaque pays où il dispose de filiales au lieu de centraliser ses revenus au Luxembourg, prouve l’efficacité de la pression européenne, à l’heure où le Vieux continent ambitionne lui aussi de devenir un géant du numérique.

 

Il ne fait pas bon être un GAFA en ce moment en Europe. Les Google, Amazon, Facebook et Apple (auxquels on peut ajouter le géant de l'informatique Microsoft) sont scrutés de toutes parts par les régulateurs européens. Leur domination inquiète. En une quinzaine d'années seulement, ces compagnies américaines, parfois créées dans un garage par quelques "geeks" à l'image de Facebook, ont conquis le monde, et notamment l'Europe, grâce à leurs innovations.

Les GAFAM ont su se rendre indispensables dans chaque compartiment de notre vie numérique. Google, créé en 1998, capte 94% du marché de la recherche en ligne en Europe et investit à tout va dans des secteurs prometteurs comme la réalité augmentée ou la voiture sans conducteur. Amazon est le leader mondial du commerce en ligne, loin devant ses concurrents. Facebook, le plus grand média du monde, dispose de 260 millions d'utilisateurs en Europe, davantage même qu'aux Etats-Unis, et contrôle d'autres plateformes populaires comme WhatsApp, Facebook Messenger et Instagram. Après avoir révolutionné la musique en ligne avec l'iTunes en 2003, Apple a popularisé les smartphones puis les tablettes et se lancera cet été dans le streaming musical. Quant à Microsoft, son système d'exploitation Windows domine toujours le secteur informatique.

 

Nouvelle stratégie numérique

Pendant des années, l'Europe a accepté cette domination américaine. Contrairement à la Chine (Baidu, Alibaba)  et à la Russie (Yandex), elle n'a pas favorisé l'essor d'une entreprise leader capable de concurrencer Google ou Facebook. Et si Microsoft ou encore Intel ont déjà subi de grosses amendes de la part de Bruxelles pour abus de position dominante, les initiatives contre les géants américains restaient plutôt isolées.

Ce n'est plus le cas. Depuis 2010 et encore plus depuis l'arrivée de la nouvelle Commission, en 2014, des voix s'élèvent dans toute l'Europe contre la "colonisation numérique" venue des Etats-Unis. La France et l'Allemagne, l'aigle à deux têtes sans qui rien ne se fait à Bruxelles, multiplient les appels pour "encadrer" les géants du web. Après un courrier commun envoyé à l'automne dernier à la Commission européenne, le ministre de l'Economie Emmanuel Macron et son homologue allemand Sigmar Gabriel ont de nouveau sollicité Bruxelles, en avril, pour mettre en place un "cadre réglementaire assurant une concurrence équitable entre les acteurs numériques".

Benoît Thieulin, le président du Conseil national du numérique (CNN), explique:

"Le contexte a changé ces dernières années. Il y a une prise de conscience en Europe, et notamment du couple franco-allemand, que le numérique révolutionne tous les secteurs et devient un enjeu stratégique majeur. Le fait que des champions européens de l'automobile, de la banque, de l'assurance, des transports ou encore du tourisme se considèrent challengés par les géants américains d'Internet car ils s'immiscent dans leurs secteurs d'activités via de nouveaux services, a poussé l'Europe à réfléchir sur la question de sa souveraineté numérique".

La nouvelle Commission européenne, issue des élections de l'an dernier, a "pleinement conscience" de ces enjeux, selon Benoît Thieulin. D'autant plus que le numérique s'est immiscé au cœur du débat public depuis l'affaire Snowden, qui a attiré l'attention sur l'exploitation des données des citoyens par l'Etat américain, et, par ricochet, par les entreprises comme Google et Facebook qui savent tout ou presque sur nos centres d'intérêts, nos déplacements et nos habitudes de consommation.

L'agenda digital de l'UE, révélé au début du mois, prouve que l'Union européenne veut enfin se doter d'une véritable politique numérique. Au cœur des priorités de la nouvelle mandature, le Marché unique numérique, portée par le Commissaire Günther Oettinger, ambitionne d'uniformiser les réglementations européennes afin de lever les blocages qui empêchent l'émergence d'un futur champion européen du numérique.

En étant amenée à légiférer sur des sujets comme la régulation et la concurrence dans les télécoms, le commerce électronique et son développement transfrontalier, ou encore la protection des données personnelles, cette nouvelle politique va forcément se heurter aux intérêts des GAFA, qui profitent à plein du statut quo.

 

Margrethe Vestager, la terreur des GAFA

En attendant la mise en place de ce programme ambitieux (au mieux à la fin de 2016), les initiatives pour encadrer -et recadrer-  les GAFA se multiplient. Notamment depuis la prise de poste de la nouvelle Commissaire européenne en charge de la concurrence, Margrethe Vestager. En moins d'un an, la Danoise de 47 ans est devenue la terreur de géants américains. Le 15 avril dernier, elle a porté un coup dur à Google en faisant brutalement avancer une procédure d'enquête pour abus de position dominante, qui traînait depuis 2010.

Pour la première fois de son histoire, le célèbre moteur de recherche s'est vu accusé d'avoir enfreint la loi antitrust en favorisant ses propres services de shopping au détriment de ceux des autres entreprises. « Je crains que l'entreprise n'ait injustement avantagé son propre service de comparaison de prix, en violation des règles de l'Union européenne en matière d'ententes et d'abus de position dominante », a-t-elle déclaré pour justifier son acte d'accusation. Une enquête officielle a été ouverte dans la foulée, visant le système d'exploitation mobile Android, qui concentre 69,9% de la part de marché dans le mobile.

Si cette décision ne préjuge pas d'une sanction à venir, elle va à contre-courant de celle de la Federal Trade Commission (FTC), l'autorité américaine qui gère la concurrence et la protection du consommateur, qui avait blanchi Google en 2013 des mêmes griefs. Elle envoie surtout un signal fort aux GAFA: la récréation est terminée, il faudra désormais jouer selon les règles.

 

Sous pression, Amazon change ses pratiques fiscales

La décision d'Amazon, révélée ce mardi, de changer ses pratiques fiscales en Europe, est à marquer d'une croix blanche par sa dimension symbolique. Jusqu'à présent, le numéro un mondial du commerce en ligne optimisait sa fiscalité en faisant converger ses ventes européennes au Luxembourg, où se situe son siège européen. Les "LuxLeaks", des documents confidentiels exposés par la presse l'an dernier, avaient révélé que l'entreprise y bénéficiait depuis 2003 d'un accord de « tax ruling », qui lui permettait d'être taxé à moins d'1% de ses revenus, selon le Financial Times.

Désormais, Amazon va comptabiliser ses ventes dans chaque pays où il a une filiale (Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Espagne, bientôt France) et s'acquitter des taxes sur les sociétés directement dans les pays concernés. L'initiative intervient alors que Margrethe Vestager décortique depuis octobre dernier, dans le cadre d'une enquête menée par la Commission européenne, les accords fiscaux conclus par Amazon et Fiat au Luxembourg, Apple en Irlande ou encore Starbucks aux Pays-Bas. « La décision d'Amazon me paraît être un acte de bonne volonté, un message envoyé à Bruxelles pour montrer patte blanche et dire qu'ils ont compris les nouvelles règles du jeu », décrypte un analyste contacté par La Tribune.

 

Google, Apple et Facebook toujours dans le collimateur

D'autres procédures européennes ont abouti ou sont toujours en cours. En mai 2014, la Commission européenne avait déjà obtenu de Google la mise en place du "droit à l'oubli". Ce dispositif permet aux citoyens de demander la destruction de certaines données personnelles. Il a fêté la semaine dernière son premier anniversaire, avec un bilan mitigé.

Google fait aussi l'objet de pressions de la part de plusieurs Etats membres, qui veulent davantage le taxer sur ses profits. La France a ainsi tenté d'instaurer une "taxe Google" pour l'obliger à payer des impôts dans le pays, et a poussé l'adoption par l'UE d'une directive qui oblige le paiement de la TVA acquittée lors de l'achat d'une chanson ou d'un film via Apple ou Google, directement dans le pays de l'acheteur.

De son côté, Apple fait toujours l'objet d'une enquête concernant des hypothétiques accords fiscaux en Irlande, et d'une autre enquête autour d'éventuelles pratiques anti-concurrentielles avec des maisons de disques.

Facebook n'est pas en reste. La France, l'Italie et l'Espagne ont annoncé début avril l'ouverture d'enquêtes sur la nouvelle police de confidentialité du réseau social, soupçonnée d'avoir été mise en place sans informer suffisamment les utilisateurs sur l'exploitation de leurs données personnelles. Et au début du mois prochain, la Cour européenne de justice doit rendre une décision préliminaire pour statuer sur l'autorisation de Facebook de transférer les données personnelles de ses utilisateurs européens aux Etats-Unis.

 

Ne pas verser dans « l'anti-GAFA isme » primaire

L'Union Européenne, qui a longtemps aidé les entreprises américaines se déployer comme bon leur semblait sur le continent, deviendrait-elle "anti-GAFA" au fur et à mesure que ses ambitions dans le domaine du numérique se développent? Les géants du web le craignent. Selon le Wall Street Journal, Facebook, Google, Apple et Amazon, "prises sous les tirs croisés en Europe", dépensent de plus en plus d'argent dans le lobbying auprès des institutions communautaires.

Et certaines déclarations, notamment de la part de la Commissaire en charge de la concurrence, ont effectivement de quoi les inquiéter. "Si vous voulez manger un éléphant, vous devez avoir une stratégie. Si vous tentez de l'avaler en une seule bouchée, vous allez vous étouffer", expliquait récemment Margrethe Vestager au magazine Fortune, pour expliquer sa stratégie du "coup par coup" dans ses attaques contre Google.

Mais Bruxelles aurait-il intérêt à déclarer la guerre aux géants du web ? "L'UE tente simplement de protéger ses intérêts et ceux du consommateur, comme elle aurait dû le faire depuis longtemps", nuance Benoît Thieulin. Et de rappeller les bienfaits de ces entreprises pour l'économie européenne. "Il ne faut pas oublier que Google, Facebook, Apple et Amazon, entre autres acteurs, tirent l'innovation et encouragent la création de richesse grâce à leurs nouveaux services", rappelle le président du CNN.

Reste que les GAFA semblent avoir compris que l'Union européenne est désormais à prendre au sérieux. L'intensification de leur lobbying et l'initiative fiscale d'Amazon le prouvent. Une nouvelle ère, assurément.

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Voici comment Twitter nous rapproche des objets connectés

Voici comment Twitter nous rapproche des objets connectés | Toulouse networks | Scoop.it

A l’instar de Google et Facebook, Twitter est également très intéressé par l’avènement des objets connectés, et leurs possibilités de communication avec les utilisateurs. Autant de gazouillis en plus pour le site de micro-blogging.

Tandis que Google et Facebook ont déclaré leurs intentions de longue date dans le secteur de l’internet des objets, Twitter est plutôt resté dans une position d’observateur en 2014 vis à vis des objets connectés. Il reste encore au site de micro-blogging devenu roi de l’instantané à déterminer une stratégie cohérente face aux prochaines révolutions technologiques qui se préparent.

De son coté, Google a multiplié les initiatives dans le domaine des objets connectés, en lançant une plateforme pour la maison (via le programme Works With Nest) pour les wearables (Android Wear), pour les télévisions connectées (Android TV) et son pendant pour les voitures intelligentes (Android Auto) tandis que Facebook se positionne davantage comme une plateforme de connexion dans le cloud, en plus du rachat médiatisé d’Oculus Rift l’an dernier.

 

Les objets connectés et les réseaux sociaux :

Si de prime abord, les réseaux sociaux peuvent paraitre négligeable au regard des innovations apportées par les objets connectés que nous découvrons progressivement, ils ne le sont pas tant. Les réseaux sociaux rapprochent les individus et connectent les amis, les membres d’une même famille ou les collègues d’une même société. Pour rester pertinents, ces réseaux sociaux ont besoin de détenir une grande quantité de données personnelles sur chacun d’entre nous, mais également de les maintenir à jour dans le temps.

Les données contextuelles apportées par les objets connectés sont un moyen simple et efficace de maintenir ces données à jour, permettant d’alimenter leurs modèles économiques reposant souvent sur la publicité ciblée.

Mais Twitter, parce qu’il est le réseau de l’information instantanée, peut rêver de faire un peu plus que cela. Déjà, les objets connectés envoient des tweets par millions. Grâce à sa propre API ou à des services tiers comme celui d’IFTTT, vos objets connectés peuvent vous alerter en tweetant le message de votre choix. C’est simple, gratuit (comparé au SMS) et plutôt efficace. Les caméras de surveillance vous tweetent des alertes, des bracelets de sports vous notifient de votre performance par un rapide gazouillis… tout ça fonctionne.

 

Twitter avec les objets connectés :

Pour aller plus loin, Michael Wolf imagine que les services tiers seront bientôt capables de lire des tweets plutôt que de simplement envoyer des informations et de vous laisser le soin de les interpréter. Ainsi, on peut imaginer que d’ici peu, des objets connectés ou des services en ligne pourront interpréter des données twittées par d’autres objets, afin de déclencher des actions ou des prises de décisions. On n’est plus très loin d’une forme d’intelligence artificielle collective.

Imaginez qu’un simple tweet d’AirParif (le service de surveillance de la qualité de l’air) puisse être interprété par votre système domotique, déclenchant la fermeture des fenêtres et l’activation du purificateur d’air. 

Au delà, on peut imaginer que Twitter se positionne entre les évènements IRL et les objets connectés pour permettre aux marques d’exploiter ces nouveaux accessoires. Votre équipe de foot favorite pourrait ainsi tweeter une ambiance de couleur à répercuter sur vos ampoules Hue ou un cadran de montre personnalisé à appliquer à votre Apple Watch.

Une version personnelle et sociale d’IFTTT ?

Parce que Twitter est à la rencontre de l’actualité, du commerce et du réseau de contacts, il pourrait tout à fait se positionner comme une version sociale d’IFTTT, pour relier les services tiers et les objets connectés de différents fabricants.

Via – image : shutterstock
Merci Denis Roditi

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C'est officiel, Bruxelles recommande de quitter Facebook !

C'est officiel, Bruxelles recommande de quitter Facebook ! | Toulouse networks | Scoop.it

Lors de la première audience de l'affaire Maximilian Schrems devant la CJUE, l'avocat de la Commission européenne a conseillé au procureur général de quitter Facebook s'il voulait vraiment bénéficier de la protection censée être offerte par le droit européen aux données personnelles envoyées vers les Etats-Unis.

 

"Vous devriez songer à fermer votre compte Facebook, si vous en avez un". La petite phrase envoyée mardi au procureur général de la Cour de Justice de l'Union Européenne (CJUE) pourrait passer pour un simple effet d'audience d'un avocat taquin, si elle n'avait pas été prononcée très sérieusement par Bernhard Schima, l'avocat de la Commission européenne, lors d'un procès sur la confidentialité des données des Européens exportées vers des services en ligne américains.

L'affaire en cause (C-362-14) oppose un activiste autrichien, Maximilian Schrems, au commissaire irlandais à la protection des données. L'an dernier, la justice a demandé à la CJUE si l'homologue irlandais de la CNIL était "absolument lié par la constatation de l’Union (européenne) contenue dans la décision de la Commission du 26 juillet 2000", selon laquelle les Etats-Unis offriraient un "niveau de protection adéquat" pour garantir le respect de la protection des données personnelles exportées outre-Atlantique.

Le requérant s'oppose en effet à ce que ses données d'utilisateur des services d'Apple, Facebook, Microsoft, Skype et Yahoo puissent être envoyées aux Etats-Unis en raison des accès que s'octroierait secrètement la NSA. En principe l'exportation vers un tiers non membre de l'UE est interdite sauf si une "protection adéquate" est garantie et vérifiée comme telle par Bruxelles.

La Haute Cour d'Irlande demande donc à la CJUE si le commissaire à la protection des données d'un pays de l'Union européenne peut "mener sa propre enquête en s’instruisant de la manière dont les faits ont évolué depuis (le 26 juillet 2000)", ou s'il est contraint de croire sur parole les affirmations de la Commission. En somme, c'est le procès du Safe Harbor, cet artifice juridique contractuel négocié il y a quinze ans entre les USA et l'Union Européenne qui autorise l'exportation des données des Européens vers les Etats-Unis si les entreprises américaines importatrices s'engagent auprès de l'administration à respecter un certain nombre de principes de protection. 

Depuis les révélations d'Edward Snowden, plus personne ne croit que ce niveau est adéquat, y compris la Commission européenne qui tente de renégocier les termes du Safe Harbor.

LE PROCÈS DU SAFE HARBOR

Lors de l'audience en début de semaine, Bernhard Schima a reconnu que la législation actuelle "ne peut pas garantir une protection adéquate des données citoyens européens", et conseillé à tous les internautes qui voulaient échapper aux grandes oreilles de la NSA de ne pas utiliser de services américains comme Facebook. La négociation est toujours en cours pour obtenir une révision du Safe Harbor, mais elle patine.

L'avis de l'avocat de la Commission est au moins autant une claque reçue bien malgré lui par Facebook qu'une nouvelle baffe contre la CNIL, qui avait déjà dû subir en 2013 un rapport cinglant du Parlement européen. Suite aux révélations d'Edward Snowden, la CNIL avait en effet été pointée du doigt pour avoir elle-même favorisé les mécanismes permettant l'export de données d'Européens vers les Etats-Unis. Elle avait été accusée de naïveté dans sa défense des BCR (Binding Corporate Rules), ces codes de conduite censés selon elle "assurer un niveau de protection suffisant aux données transférées hors EU au regard des données personnelles et des droits fondamentaux", comme "alternative aux principes du Safe Harbor pour les transferts vers les Etats-Unis".

Selon le récit d'audience livré par EU Observer, la quasi totalité des intervenants ont appuyé le recours de Maximilian Schrems. Sauf l'administration irlandaise, sans doute soucieuse de ne pas fâcher les nombreuses entreprises américaines qui établissent à Dublin leur siège européen, pour des raisons essentiellement fiscales. L'avocat du commissaire irlandais à la protection des données s'est même voulu moqueur, en assurant qu'aucun préjudice n'avait été subi par Schrems par l'activité de surveillance de la NSA, car l'agence américaine "n'est pas actuellement intéressée par des essais écrits par des étudiants en droit en Autriche".

L'avocat général doit rendre son avis le 24 juin prochain.

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Facebook veut devenir le maître de l’info, et personne ne va pouvoir l’en empêcher

Facebook veut devenir le maître de l’info, et personne ne va pouvoir l’en empêcher | Toulouse networks | Scoop.it

Les médias sont face à un pacte faustien: le réseau social les pousse à hypothéquer leur avenir à long terme en échange d’un gain à court terme.

 

Le projet de Facebook de prendre le pouvoir des médias a été verbalisé pour la première fois en octobre 2014 par David Carr, journaliste au New York Times. Le réseau social est devenu une source dominante d’actualités en ligne pour son milliard et quelques d’utilisateurs. Or, il a découvert que ces derniers étaient frustrés par la lecture des infos sur Facebook, tout particulièrement sur leurs téléphones. La démarche nécessite en effet de cliquer sur les liens de sites de médias tiers dont les pages sont longues à charger, criblées de publicités et qui souvent ne sont pas à la hauteur de leurs unes racoleuses.

Se passer du clic sur le lien

Facebook a tenté de résoudre ce problème depuis plusieurs angles différents, et j’ai d’ailleurs déjà écrit sur pas mal d’entre eux. Mais la solution finale est celle exposée par Carr: le réseau social va tout simplement héberger des contenus de sites d’information sur sa propre plateforme, puis partager une partie des revenus publicitaires générés.

En janvier j’ai écrit en profondeur sur le projet de Facebook de se passer d'intermédiaire, en expliquant comment cela pourrait fonctionner et pourquoi les éditeurs allaient se sentir obligés de participer au mouvement.

A l’époque, Facebook venait juste de publier une note de blog encourageant les éditeurs à poster des vidéos de façon native sur sa plateforme pour qu’elles puissent être vues directement dans les fils des utilisateurs (les algorithmes de Facebook accordent une grande priorité aux posts de vidéos natives par rapport, par exemple, aux vidéos YouTube). Et j’avais prédit que nous finirions par voir Facebook encourager les sites de médias à poster également des articles d’actualité entiers directement sur Facebook—peut-être d’ici «fin 2016».

D’un coup, cette prédiction semble beaucoup trop prudente. Le New York Times a rapporté le 23 mars que Facebook «a discrètement mené des discussions avec au moins une demi-douzaine de compagnies de médias autour de l’idée d’héberger leur contenu dans Facebook plutôt que d’obliger les utilisateurs à cliquer sur un lien qui les mène à un site extérieur». Et il va commencer à tester ce nouveau projet «dans les prochains mois» avec le New York Times, le National Geographic et BuzzFeed entre autres partenaires probables au moment du lancement. Nul doute que d’autres vont se porter volontaire pour marcher sur leurs traces.

Le secteur de l'édition est en train de vivre son moment iTunes

Mat Yurow, NYT

Les sceptiques hurlent qu’il s’agit là d’un pacte faustien –que les médias hypothèquent leur avenir à long terme en échange d’un gain à court terme.

Sur le site de Fusion, Felix Salmon, (contributeur à Slate.com), avertit que les sites d’actualité risquent de sacrifier leur marque –et, au passage, leur goût de l’exactitude et du parti-pris éditorial– en octroyant à Facebook le contrôle de leur distribution.

John Battelle brandit quant à lui l'émergence et la chute de Zynga comme un avertissement pour les éditeurs tentés d’appuyer leur business sur Facebook.

Mat Yurow, du New York Times, compare la position du secteur des actualités d’aujourd’hui à celle de l’industrie du disque en 2003. C’est à cette époque que Steve Jobs avait approché les principaux labels pour leur proposer de vendre leur musique par le biais de la plateforme d’Apple. «Le secteur de l'édition est en train de vivre son moment iTunes», écrit Yurow. «Et on est en train de tout rater» (l’opinion de Yurow, souligne-t-il, ne reflète pas celle de son employeur).

On comprend facilement pourquoi BuzzFeed peut vouloir participer. Contrairement à la plupart des sites d’actualité, BuzzFeed ne gagne pas d’argent en affichant des publicités à côté de ses articles mais en créant des publicités personnalisées qui sont elles-mêmes de véritables articles. Sa stratégie a toujours consisté à distribuer ces publicités sur des plateformes autres que son propre site Internet.

On comprend moins bien en revanche les motivations d’éditeurs comme le New York Times et le National Geographic sautant sur l’occasion de conclure un accord avec Facebook.

Les sites d'info sont des concurrents, pas des alliés

En bref, Facebook pose aux médias d’actualité un problème d’action collective.

Les sites d’actualité ne sont pas aveugles. Ils savent qu’ils n’ont aucun intérêt à céder à Facebook le contrôle de leur contenu –et par extension, leurs relations avec les lecteurs et les annonceurs. Par conséquent, s’ils pouvaient tous se réunir et décider, en tant que groupe, quoi faire au sujet de Facebook, nul doute qu’ils prendraient le temps de vraiment réfléchir aux sacrifices à long terme signalés par Salmon, Battelle et Yurow. 

Collectivement, les médias seraient fous de remettre leur sort entre les mains de Facebook. Individuellement, ils seraient fous de ne pas le faire

 

Mais les sites d’actualité ne fonctionnent pas comme des collectifs. Bien au contraire, ils sont en concurrence pour les mêmes publics et les mêmes annonceurs. Et Facebook a été très clair: les premiers à signer bénéficieront d’une immense croissance de la portée de leurs publications sur Facebook.

Si cela se vérifie, les autres vont se jeter dans la mêlée même lorsqu’il apparaîtra clairement que leurs retours diminuent. Pendant ce temps, ceux qui auront résisté vont voir leur audience Facebook se flétrir et mourir, à mesure que les algorithmes de Facebook rétrograderont progressivement les posts menant à des sites Internet de tiers. Au final, les liens pourront finir par devenir à peu près obsolètes dans le fil d’actualité Facebook –un peu comme c’est déjà le cas pour les vidéos YouTube.

L’article du New York Times laisse deviner que quelques médias d’actualité prônent la coopération pour faire face à la stratégie diviser pour mieux régner de Facebook (c’est The Guardian qui est cité).

Mais même si c’était réaliste, il est peut-être déjà trop tard. Pas plus tard que le 23 mars, Facebook et Vox ont publié une étude de cas montrant comment la volonté de Vox de concevoir son contenu autour de Facebook –notamment en y postant des vidéos natives– lui a rapporté d’énormes gains en termes d’audience.

Imaginez maintenant que vous gériez un site d’actualités en difficulté, que vous soyez obligé de procéder à des licenciements si vous n’arrivez pas à redresser rapidement la situation. Allez-vous vous engager dans une sorte d’accord de coopération potentiel nébuleux avec des concurrents qui menacent de vous mettre sur la paille? Ou prenez-vous ce que Facebook vous propose en disant merci, et remettez-vous à plus tard les inquiétudes sur votre avenir à long terme?

Les sceptiques ont raison: collectivement, les médias d’actualité seraient fous de remettre leur sort entre les mains de Facebook. Individuellement en revanche, ils seraient fous de ne pas le faire.

Will Oremus

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Les 50 chiffres à connaître sur les médias sociaux en 2017 

Les 50 chiffres à connaître sur les médias sociaux en 2017  | Toulouse networks | Scoop.it

Chaque année, nous publions un récapitulatif des 50 statistiques clés des réseaux sociaux. Cela permet de faire le point sur les principales forces en présence, pour bien commencer l’année. Pour accéder à tous les chiffres régulièrement mis à jour, rendez-vous sur notre page dédiée : Chiffres réseaux sociaux – 2017.

Les chiffres clés des réseaux sociaux en 2017

Moins d’un humain sur trois utilise les réseaux sociaux. On l’oublie souvent, ces chiffres permettent de remettre en perspective leur usage. En revanche, nous remarquons que le mobile est omniprésent : plus de cinq utilisateurs sur six mobilisent leur téléphone pour accéder aux réseaux sociaux.

  • 2,307 milliards de personnes utilisent les réseaux sociaux
  • Cela représente 31% de la population mondiale
  • 1,968 milliard de personnes accèdent aux réseaux sociaux depuis un mobile
  • Cela représente 85% des utilisateurs des réseaux sociaux
  • 3,419 milliards de personnes sont des internautes
  • Cela représente 46% de la population mondiale

Le top 10 des réseaux sociaux en 2017

Durant l’année 2016, Facebook n’a fait qu’accroître son avance sur ses concurrents. Les autres services de l’écosystème de Mark Zuckerberg ont également le vent en poupe, qu’il s’agisse d’Instagram ou de WhatsApp (non-inclus dans ce classement, car considéré comme une application de messagerie et non un réseau social). Autre remarque : les plateformes asiatiques sont très puissantes.

  • 1,8 milliard d’utilisateurs actifs par mois : Facebook
  • 653 millions : Qzone
  • 600 millions : Instagram
  • 555 millions : Tumblr
  • 317 millions : Twitter
  • 300 millions : Baidu Tieba
  • 222 millions : Sina Weibo
  • 150 millions : Snapchat*
  • 150 millions : Pinterest
  • 106 millions : LinkedIn

* Les chiffres ci-dessus correspondent aux utilisateurs actifs par mois – sauf pour Snapchat, utilisé par 150 millions de personnes chaque jour.

 

Le top 5 des applications de messagerie en 2017

Du côté des plateformes dédiées à la messagerie, force est de constater (aussi) la puissance de Facebook. Messenger et WhatsApp sont les deux seuls services de messagerie à avoir atteint le milliard d’utilisateurs chaque mois.

  • 1 milliard : Facebook Messenger
  • 1 milliard : WhatsApp
  • 860 millions : QQ
  • 650 millions : WeChat*
  • 300 millions : Skype*

* Si les chiffres de Messenger, WhatsApp et QQ sont relativement récents, ceux de WeChat et Skype sont plus anciens et sans doute plus élevés aujourd’hui.

 

Les réseaux sociaux en France en 2017

Et la France dans tout ça ? Comme chaque année, le CRÉDOC a publié son étude de référence au mois de décembre. Réalisée en partenariat avec le CGE, l’ARCEP et l’Agence du Numérique, elle permet de faire le point sur l’usage d’Internet en France. Voici les 5 chiffres à retenir sur les réseaux sociaux.

  • 56% des Français sont membre d’au moins un réseau social
  • 84% des Français de moins de 40 ans utilisent les réseaux sociaux
  • 32% des Français utilisent les messageries instantanées
  • 60% des 12-17 ans utilisent ces plateformes de messagerie
  • Pour 53% des 12-17 ans, les réseaux sociaux sont l’un des deux services dont ils auraient le plus de mal à se passer (avec les films et les vidéos sur Internet)

L’audience des réseaux sociaux en France

Médiamétrie publie régulièrement les statistiques d’usage des sites les plus populaires en France. Deux classements sont réalisés : un premier sur desktop, un second sur mobile (web mobile et applications). Le classement desktop n’est pas très représentatif, car seuls 4 réseaux sociaux sont présents dans le top 50 :

  • 27,4 millions de visiteurs uniques par mois : Facebook (8,4 millions par jour)
  • 25,0 millions de visiteurs uniques par mois : YouTube (4,4 millions par jour)
  • 6,9 millions de visiteurs uniques par mois : Pinterest (500 000 par jour)
  • 5,8 millions de visiteurs uniques par mois : Twitter (600 000 par jour)

Sur mobile, c’est plus intéressant. Voici les réseaux sociaux les plus populaires.

  • 31,2 millions de visiteurs uniques par mois : Facebook
  • 26,0 millions : YouTube
  • 13,6 millions : Twitter
  • 11,9 millions : Instagram
  • 10,1 millions : Snapchat
  • 9,0 millions : LinkedIn

À noter les bons résultats de la plateforme de messagerie WhatsApp, qui accueille chaque mois plus de 9 millions de visiteurs uniques sur mobile en France.

 

Les réseaux sociaux en détail : Facebook

  • 1,8 milliard d’utilisateurs par mois
  • 1,7 milliard d’utilisateurs par mois sur mobile
  • 1,2 milliard d’utilisateurs par jour
  • 17,9 milliard de dollars de chiffre d’affaires en 2015
  • 3,7 milliard de bénéfice en 2015

 

Les réseaux sociaux en détail : Twitter

  • 317 millions d’utilisateurs par mois
  • 80%, c’est le taux d’utilisateurs actifs sur mobile
  • 100 millions d’utilisateurs actifs quotidien (estimation)
  • En France, 55% des utilisateurs sont des hommes
  • En France, 33% des utilisateurs ont entre 16-24 ans (26% entre 25-34 ans)

 

Les réseaux sociaux en détail : Snapchat

  • 150 millions d’utilisateurs par jour
  • 8 millions d’utilisateurs par jour en France
  • 10,1 millions d’utilisateurs par mois en France
  • 71% des utilisateurs ont moins de 25 ans
  • 25-30 minutes en moyenne sur Snapchat par jour

 

Les réseaux sociaux en détail : Instagram

  • 600 millions d’utilisateurs par mois
  • Dont 80% en dehors des États-Unis
  • 300 millions d’utilisateurs par jour
  • 70% des membres français s’y connectent tous les jours
  • 4,2 milliards de Like sont comptabilisés chaque jour

 

Les réseaux sociaux en détail : YouTube

  • 25 millions d’utilisateurs en France sur desktop, 26 millions sur mobile
  • 1 Français sur 2 regarde YouTube tous les jours
  • 48% de 25-49 ans en en France
  • Segments les plus consommés : Musique, Lifestyle, Sport, Bricolage, Comédie
  • 1/3 des acheteurs sur Internet ont vu une vidéo YouTube avant d’acheter

 

Les réseaux sociaux en détail : LinkedIn

  • 467 millions d’inscrits pour 106 millions d’utilisateurs actifs
  • 35% des utilisateurs actifs s’y connectent tous les jours
  • 34% des utilisateurs sont situés aux États-Unis
  • 12 millions d’utilisateurs en France
  • Temps passé sur LinkedIn : 17 minutes par mois
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Si vous utilisez Facebook, vous vivrez potentiellement plus longtemps

Si vous utilisez Facebook, vous vivrez potentiellement plus longtemps | Toulouse networks | Scoop.it

Les travaux dans le métro de Toulouse devraient commencer cet hiver.

 

Les utilisateurs réguliers de Facebook auraient 12% de chances en moins de mourir prématurément. - MATHIEU PATTIER/SIPA

 

 

Il est décrié surtout ces derniers temps, mais il pourrait finalement vous faire gagner quelques années de vies. Une étude menée par les universités de Yale et de San Diegomontre que les utilisateurs réguliers de Facebook vivraient plus longtemps que la moyenne.

>> A lire aussi : Hollande renonce: Les éditorialistes politiques se font «troller» pour leurs mauvais pronostics

Les chercheurs ont suivi 12 millions d’utilisateurs nés entre 1945 et 1989 et ont comparé leur état de santé à celui de personnes au même profil mais non utilisatrices du réseau social créé par Mark Zuckerberg. Leur conclusion est sans appel : les utilisateurs de Facebook ont 12 % de risque en moins de mourir prématurément.

 

Des interactions sociales bonnes pour la santé

On avait déjà conscience de la puissance du réseau social, mais de là à allonger l’espérance de vie des ses utilisateurs… C’est en fait les interactions sociales engendrées par Facebook qui permettent à ses utilisateurs de rester en bonne santé. Les chercheurs ont analysé les statuts, les photos, les demandes d’amis des utilisateurs du réseau. Ils ont découvert que les personnes qui acceptaient de nombreuses demandes d’amis avaient moins de chance de mourir de maladies cardio-vasculaires, de suicides ou de pathologies liées à l’isolement. Même chose, pour ceux qui postent beaucoup de photos et qui se font « taguer ».

« Avoir des interactions sociales en ligne semble être bon pour la santé quand votre activité sur le web est modérée et complétée par d’autres interactions dans la vie réelle », explique l’un des auteurs de l’étude, William Hobbs. Dès 1979, la chercheuse Lisa Berkman avait fait le lien entre le fait d’avoir un réseau social solide et être en bonne santé. 37 ans, plus tard, les chercheurs ont donc montré qu’en matière d’espérance de vie et de relations sociales, ce qui est valable dans le monde réel l’est aussi dans une certaine mesure avec le monde numérique.

 

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Ce que Facebook va faire pour limiter la désinformation

Ce que Facebook va faire pour limiter la désinformation | Toulouse networks | Scoop.it

L’élection présidentielle aux Etats-Unis est certes terminée, mais la polémique concernant la désinformation qui a circulé sur les réseaux sociaux (notamment Facebook, et qui aurait un peu aidé Donald Trump) ne fait que commencer.

Le PDG du réseau social insiste toujours sur le fait que la désinformation ne représente qu’une maigre part du contenu qui est partagé sur Facebook (99 % des infos ne seraient pas fausses), mais face à toutes les réactions qui ont suivi l’élection de Donald Trump, Mark Zuckerberg a décidé d’annoncer quelques mesures que Facebook compte appliquer pour « prendre ses responsabilités ».

Mark Zuckerberg rappelle que son réseau social a toujours combattu les fake news. Et comme il l’explique, « tout le monde peut signaler un lien comme faux ». Ces signaux permettent à Facebook de repérer la désinformation, en plus des sites spécialisés dans le fact-checking comme Snopes, aux Etats-Unis.

En fin de comte, ce que l’entreprise laisse entendre, c’est que les nouvelles mesures annoncées ne sont que des évolutions de celles qui ont déjà été prises précédemment. Le PDG explique d’ailleurs que généralement, ce genre de mise à jour du fil d’actualité ne devrait pas faire l’objet d’une annonce aussi prématurément. Mais pour répondre aux différents articles qui ont accusé Facebook d’être l’une des causes de la victoire de Donald Trump, il a fait une exception.

Facebook promet ainsi d’améliorer ses outils de détection de canulars, sur le plan technique, et de faciliter le signalement de ceux-ci par les utilisateurs du réseau social. D’autre part, s’il n’entend visiblement pas interdire la publication de ces articles de désinformation, il envisage de mettre en place un système d’avertissement sur les articles qui ont été signalés comme mensongers. Sinon, Facebook entend également faire le ménage dans sa fonctionnalité « articles similaires », qui suggère d’autres articles à l’utilisateur en-dessous des liens sur le fil d’actualité.

Et comme nous l’évoquions plus tôt, Facebook, ainsi que Google, ont déjà pris l’initiative de priver les sites mensongers de revenus publicitaires, en les excluant de leurs réseaux d’annonceurs.

 

Facebook refuse de jouer un rôle d’éditeur

Voilà, en substance, ce que Facebook entend prochainement faire pour limiter la portée des sites de fausses informations. Mark Zuckerberg se montre optimiste, mais avertit tout de même que certaines de ces mesures pourraient être inefficaces.

En tout cas, ce qui est clair, c’est que le numéro un des réseaux sociaux ne souhaite pas devenir « l’arbitre » et préfère se baser sur les signalements de sa communauté ainsi que sur les sites spécialisés dans la vérification des faits pour identifier ce qui est mensonger sur le fil d’actualité.

Lors d’une récente conférence économique à Lima, au Pérou, Mark Zuckerberg a d’ailleurs aussi évoqué le problème des fausses informations. « Je suis optimiste. Mais en tant qu’ingénieur, je sais à quel point ce sera difficile », a-t-il déclaré.

 

(Source)

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« Facebook n’assume pas son statut d’éditeur culturel »

« Facebook n’assume pas son statut d’éditeur culturel » | Toulouse networks | Scoop.it

La censure par Facebook d’une photographie éminemment célèbre prise lors de la guerre du Vietnam surprend et choque. Il faut être choqué, il ne faut pas être surpris.

En premier lieu, cette censure est prévisible, terriblement prévisible. Ce n’est pas la première fois. Ce ne sera pas la dernière. Le réseau social, victime de son succès, confie davantage de modération à des algorithmes automatiques. C’est d’ailleurs son principal argument de défense : « Si nous reconnaissons que cette photo est iconique, il est difficile de faire une distinction et d’autoriser la photo d’un enfant nu dans un cas et pas dans d’autres. »

La société fondée par Marc Zuckerberg a pris un poids important dans la vie de ses utilisateurs, dans notre vie collective tout court, qui en fait l’un des nouveaux intermédiaires quasi monopolistiques de nos expériences culturelles en ligne. Nos rencontres avec la musique, la vidéo, l’image et, bien sûr, l’information sont désormais organisées et régulées par quelques plates-formes numériques, au premier rang desquelles Facebook.

Internet a aboli l’édition et la production culturelles du monde réel. Mais mécaniquement, parce que l’immensité de l’offre culturelle d’Internet appelait une hiérarchisation des œuvres,...


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/09/13/il-est-temps-de-controler-facebook_4996657_3232.html#3AxlXtI8oCcXfADb.99

 

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Facebook écoute-t-il les conversations grâce au micro des smartphones ?

Facebook écoute-t-il les conversations grâce au micro des smartphones ? | Toulouse networks | Scoop.it

Facebook précise qu’il accède au micro des téléphones seulement si les mobinautes ont autorisé l’application à le faire et s’ils utilisent des fonctionnalités bien précises nécessitant de l’audio

 

 Un reportage diffusé sur une chaîne américaine affirme que le réseau social espionne les conversations de ses utilisateurs via le micro de leur mobile afin de proposer des publicités ciblées. Ses auteurs sont peut-être allés trop vite en besogne.

Le public le sait depuis longtemps : Facebook a accès à tout ce que les internautes font en ligne et utilise ces informations, anonymisées et agrégées, à des fins publicitaires. Mais le réseau social va-t-il jusqu'à épier les conversations orales de ses utilisateurs lorsqu'ils se trouvent à proximité de leur smartphone, via le micro du téléphone ?

Si la fonctionnalité microphone est activée sur Facebook, ce que vous dites est entendu très clairement par Facebook, a affirmé une journaliste de la chaîne américaine locale News Channel 8 (basée à Tampa, en Floride) à la télévision, avant d'introduire un reportage sur le sujet dans lequel Kelli Burns, professeure en communication à l'université de Floride du Sud, intervient en tant qu'experte. « A chaque fois que vous utilisez votre téléphone, Facebook le sait », dit la professeure d'université. La voix off renchérit : « Le site lui-même admet : 'Nous utilisons votre micro pour identifier ce que vous écoutez ou ce que vous regardez.' Mais quand le micro est activé, il écoute les mots-clés, et agit sur votre fil d'actualité. »

 

Coïncidence ou Big Brother ?

La journaliste annonce alors avoir « testé cette théorie » avec l'aide de Kelli Burns. L'experte en communication dit à haute voix, à proximité de son téléphone, être intéressée par un safari en Afrique en jeep. La voix off souligne, image de l'écran à l'appui, qu'une minute après avoir prononcé ces quelques mots, le premier post affiché dans le fil d'actualité de l'universitaire est une publication au sujet d'un safari, mise en ligne à l'origine trois heures auparavant par un de ses contacts. Et donc remonté par l'algorithme de Facebook. Le reportage fait ensuite mention d'une publicité pour une voiture, en faisant le lien avec la mention de la « jeep ». Coïncidence ou Big Brother ?

Publiée sur le site Internet de News Channel 8 fin mai, l'expérience est devenue virale ces derniers jours. De nombreux médias ont repris l'information, alertant leurs lecteurs que Facebook espionnait ses utilisateurs grâce au micro de leur téléphone. Face à ce raz-de-marée, le réseau social a publié un communiqué pour s'expliquer . « Facebook n'utilise pas le micro de votre téléphone à des fins publicitaires ou pour changer ce que vous voyez dans le fil d'actualité. De récents articles ont suggéré que nous écoutions les conversations des gens pour leur proposer de la publicité ciblée. Ce n'est pas vrai », se défend la firme américaine avant de poursuivre : « Nous montrons des publicités basées sur les centres d'intérêt des gens et autres informations contenus sur leur profil - et pas sur ce qu'ils disent à voix haute. »

Facebook précise qu'il accède au micro des téléphones seulement si les mobinautes ont autorisé l'application à le faire et s'ils utilisent à ce moment-là des fonctionnalités bien précises nécessitant de l'audio, comme l'enregistrement d'une vidéo, par exemple.

 

Une mini-expérience montée en épingle

De son côté, Kelli Burns tente de se faire entendre sur Twitter depuis plusieurs jours, affirmant que tout cela a été « mal interprété par les médias du monde entier ». « Je n'ai jamais dit que Facebook espionnait », a écrit la professeure.


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/0211001305192-facebook-ecoute-t-il-les-conversations-grace-au-micro-des-smartphones-2004161.php?5VAG4ZZCzm1Oqomk.99#xtor=CS1-33

 



 

 

 

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Les mouchards d’un million de sites Web analysés

Les mouchards d’un million de sites Web analysés | Toulouse networks | Scoop.it

Une étude de l’université de Princeton montre que les « trackers » de Google sont présents sur la vaste majorité des sites les plus fréquentés.

Pendant plusieurs mois, deux chercheurs de l’université de Princeton (New Jersey), Steven Englehardt et Arvind Narayanan, se sont livrés à la plus vaste étude (en PDF) jamais publiée sur les trackers, des morceaux de code utilisés pour identifier ou suivre la navigation des internautes, en passant au peigne fin un million de sites Web.

Pour ce faire, les chercheurs ont utilisé des programmes simulant la visite d’un site, et effectué pour chacun quinze mesures pour déterminer quelles données étaient collectées, et par quel biais. Ce robot a visité les un million de sites les plus fréquentés, selon le classement Alexa, et a listé l’ensemble des trackers qui y étaient présents.

Première conclusion : un vaste mouvement de consolidation a eu lieu ces dernières années, et seule une minorité d’acteurs bien connus sont présents sur la grande majorité des sites – seuls 123 trackers, sur un total de plus de 80 000, sont présents sur plus de 1 % des sites. Sans surprise, on trouve, largement en tête, Google, qui collecte de vastes quantités de données personnelles pour afficher des publicités ciblées et dont le seultracker Google Analytics figure sur un peu moins de 70 % des sites analysés. Juste derrière se trouvent Facebook (20 % des sites) et Twitter (10 %).


L’étude montre également que d’un type de site à l’autre, le nombre de trackers externes, utilisés pour la publicité ciblée ou les statistiques d’audience, varie grandement. Les sites comportant le moins de trackers sont les sites associatifs ou gouvernementaux, qui n’affichent pas de publicité, suivis par… les sites pornographiques, avec une moyenne de six trackers par site.

En revanche, les sites d’information sont de loin les plus gros utilisateurs de trackers externes, avec un peu moins de quarante mouchards par site, soit le double du nombre moyen constaté.

 

Porosité des données collectées

L’analyse des données collectées donne également un éclairage intéressant sur la porosité des données collectées et le nombre de tiers auxquels elles peuvent être transmises. La question est loin d’être anodine, d’autant plus que des documents rendus publics par le lanceur d’alerte Edward Snowden ont montré que la NSA américaine utilisait aussi à l’occasion les données collectées par des trackers « commerciaux » pour ses programmes de surveillance de masse.

Les chercheurs ont identifié des cookies — de petits fichiers qui stockent les informations collectées — qu’ils qualifient de « cookies faciles », parce qu’ils synchronisent leurs informations avec un très grand nombre de services différents. « Les raisons pour lesquelles ces cookies sont régulièrement mis à jour et partagés ne sont pas encore claires, écrivent les chercheurs. Mais si un assaillant parvient à identifier une personne par le biais d’un cookie de ce type, sa capacité à le surveiller ou à le cibler avec des logiciels espions sera particulièrement bonne. »

L’étude comporte cependant une bonne nouvelle pour les personnes soucieuses de leur vie privée en ligne : conduite sur un très grand nombre de sites, l’une des expériences des chercheurs montre que les outils de blocage des trackers, comme le module Ghostery, sont très efficaces dans la grande majorité des cas. Seuls certains trackers utilisant des méthodes peu courantes de fingerprinting — consistant à bâtir un « profil unique » en fonction des spécificités graphiques, sonores ou autres d’une machine — échappent à Ghostery, principalement, jugent les auteurs, parce que ces mouchards particulièrement intrusifs sont peu répandus.



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Facebook teste six nouveaux emojis en plus du bouton "j'aime"

Facebook teste six nouveaux emojis en plus du bouton "j'aime" | Toulouse networks | Scoop.it
En Espagne et en Irlande, le réseau social teste à partir d'aujourd'hui six nouveaux boutons permettant une plus grande palette de réactions aux publications: "j'adore", "haha", "yay", "wow", "triste", et "en colère".

Facebook va tester à partir de ce vendredi, en Irlande et en Espagne, l'élargissement des réactions aux messages sous forme d'émojis, en plus du bouton "like" (j'aime). Six nouvelles options seront accolées au bouton "j'aime": "love" (j'adore), "haha", "yay", "wow", "sad" (triste), et "angry" (en colère), toutes représentées par une émoticône. Ces réactions ont été notamment choisies en analysant les messages et les "stickers" les plus souvent postés dans les commentaires. 

"Tous les moments ne sont pas de bons moments"

"Les gens vont sur Facebook pour partager toutes sortes de choses, que ce soit des nouvelles heureuses, tristes, drôles ou cherchant à provoquer la réflexion (...). Voilà pourquoi nous testons 'Réactions', une extension du bouton 'like', pour donner (aux utilisateurs) plus de manières de partager (leurs) réactions à un message sur Facebook", a déclaré un porte-parole de Facebook, sans préciser la durée du test. 

"Tous les moments ne sont pas de bons moments, et parfois vous voulez simplement pouvoir exprimer de l'empathie", a commentéMark Zuckerberg, PDG et fondateur du groupe, sur sa propre page Facebook. "Ce sont des moments importants où vous avez besoin de pouvoir partager plus que jamais, et un 'j'aime' n'est pas forcément la meilleure façon de vous exprimer", a-t-il relevé. "Il ne s'agit pas d'un bouton 'j'aime pas' mais cela vous donne la possibilité d'exprimer rapidement votre tristesse et votre empathie --en plus du plaisir ou d'une réaction chaleureuse", a-t-il ajouté. 

  

Pas de "j'aime pas" pour ne pas transformer Facebook en un forum "pour ou contre"

Pressé depuis des années d'ajouter un bouton "j'aime pas", Facebook avait annoncé mi-septembre être en train de travailler sur la question. "Nous ne voulions pas seulement construire un bouton 'j'aime pas'parce que nous ne voulons pas transformer Facebook en un forum où les gens votent pour ou contre les publications des gens", avait-il souligné. 

Cette nouvelle palette d'émotions, comme le bouton "j'aime", permettront de faire du ciblage publicitaire. "Si vous aimez le contenu humoristique et que vous dites "haha" à des vidéos drôles de chats, nous pourrions l'utiliser pour vous proposer plus de vidéos de chats. Mais pas pendant la phase de test", a expliqué Chris Toss, responsable produit chez Facebook, à la radio irlandaise RTE. 

L'Irlande et l'Espagne ont été choisis comme cobayes car dans ces deux pays, les utilisateurs de Facebook ont très peu d'amis à l'étranger, explique The Verge. Ils peuvent ainsi servir de groupes tests de grande envergure, tout en étant relativement "étanches".  

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Et maintenant, Facebook vous suggère même de quoi parler

Et maintenant, Facebook vous suggère même de quoi parler | Toulouse networks | Scoop.it
Facebook expérimente la suggestion de mots-clés, afin d'inciter ses membres à prendre la parole. Mais l'affichage de thèmes de discussion risque d'orienter les prises de position des utilisateurs au détriment d'une certaine spontanéité des conversations.
 
En panne d'inspiration ? Facebook veut maintenant vous aider à prendre la parole, en vous suggérant quelques thèmes de discussion via des mots-clés. Des membres du réseau social ont en effet découvert l'existence d'une nouvelle fonctionnalité – encore expérimentale – qui propose plusieurs sujets dans le champ de saisie où l'on rédige ses statuts.

Ces tags sont générés en fonction de l'actualité, mais ils prennent aussi en compte l'activité des usagers sur le site communautaire. Par exemple, un internaute a constaté la présence d'un mot-clé en rapport avec une équipe de basketball (qui disputait un match à ce moment-là) une semaine après avoir commenté le statut d'un ami concernant la finale de la NBA.

Cinq mots-clés sont suggérés par défaut (ceux montrés dans les captures d'écran peuvent s'avérer assez longs, comme #NativeAmericanCitizenshipDay ou #NationalPeanutButterCookieDay), mais il est possible d'en afficher d'autres avec l'option "More...".


image: http://www.numerama.com/media/attach/suggestedtopics2.jpg

L'apparition des mots-clés sur Facebook fait bien sûr penser à Twitter, qui inclut aussi un système de tags, d'autant qu'il s'agit d'une fonctionnalité qui intéresse le réseau social depuis quelques années maintenant.

Mais à la différence du service conçu par Mark Zuckerberg, le site de micro-blogging ne propose pas lui-même des thèmes de discussion : c'est aux utilisateurs de créer leurs propres hashtags ou de participer à ceux qui existent déjà. La seule suggestion se trouve dans la liste des sujets tendances, qui indique les conversations qui sont actuellement les plus populaires, par zone géographique.

La fonctionnalité, dont la généralisation à l'ensemble du site n'est pas garantie puisqu'il ne s'agit que d'un test pour l'instant, permet bien sûr de combattre l'effet "page blanche" et de pousser les usagers à prendre plus souvent la parole (ce qui permet ensuite à Facebook de mieux connaître ses membres) en proposant d'aborder un thème qui plaît a priori ou qui a un rapport avec l'actualité.

Cela étant dit, l'on peut aussi se demander si cela ne va pas nuire à la spontanéité, puisque le simple affichage des mots-clés est susceptible d'influencer l'usager en lui mettant en tête des sujets choisis par algorithme.



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Condamnation pour usurpation d’identité sur Facebook

Condamnation pour usurpation d’identité sur Facebook | Toulouse networks | Scoop.it

F.Z., bien que vivant en couple depuis 2010, a entretenu une relation amoureuse avec une collègue de bureau, A.S., qu'il a quittée en février 2012.
Le 28 février, il constate la disparition de son téléphone portable. Le 14 mars,  il découvre, sur Facebook, la présence d’un profil public présentant son nom, son prénom, et des photographies de lui ainsi que de sa compagne en petites tenues.

Les photographies de sa compagne, enceinte, ont été prises sur son téléphone portable. Le faux profil  le présente comme ayant un « CAP de lécheur de ch... » Il décrit sa compagne en termes vulgaires.

Le 20 septembre 2012, F. Z. et sa compagne déposent plainte avec constitution de partie civile pour usurpation d’identité, ce qui déclenche l’ouverture d’une information judiciaire. Les investigations menées sur commission rogatoire montrent que le compte a été ouvert avec une adresse email dont le titulaire est un ami de la maîtresse.

A.S. et cet ami finissent par reconnaître devant les services de police qu'ils sont à l’origine de la création du faux compte. A.S. souligne qu’elle a voulu nuire à F. Z., après la rupture de leur relation; elle admet qu'elle a volé son téléphone portable et qu'elle a utilisé les photographies qui s'y trouvaient. Son ami, K. G. avoue avoir participé à la création du faux compte,dans un cybercafé de La Défense, en mettant à profit ses connaissances informatiques.

Lors de l'audience devant la 17e chambre correctionnelle du  tribunal de grande instance de Paris, l'avocat de F.Z. et de sa compagne sollicite la condamnation des prévenus à verser à chacune des deux parties civiles la somme de 25 000 euros, en réparation de leur préjudice moral, en plus du  remboursement du téléphone portable, soit 509 euros.

Il demande également la condamnation solidaire des deux prévenus à verser aux parties civiles la somme de 10 000 euros en application des dispositions de l’article 475-1 du code de procédure pénale.

L'avocat d’A. S. sollicite l’indulgence du tribunal, la non-inscription de la condamnation au bulletin n°2 du casier judiciaire, et la modération des sommes demandées au titre des dommages et intérêts.

Sur l’infraction reprochée :

En application des dispositions de l’article 226-4-1 du code pénal, le fait d’usurper l’identité d’un tiers ou de faire usage d’une ou plusieurs données de toute nature permettant de l’identifier en vue de troubler sa tranquillité ou celle d’autrui, ou de porter atteinte à son honneur ou à sa considération, est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.

Cette infraction est punie des mêmes peines lorsqu’elle est commise sur un réseau de communication au public en ligne.

La matérialité des faits n’est pas contestée par les deux prévenus, qui ont non seulement usurpé l’identité de F. Z. , mais ont aussi mis en ligne des photographies de celui-ci et de sa compagne,  le tout accompagné de termes vulgaires, en vue de troubler leur tranquillité et de leur nuire.  Ainsi, le délit poursuivi est parfaitement constitué. Il y a donc lieu de déclarer A. S. et K. G. coupables des faits qui leur sont reprochés.

Sur la peine :

Les juges  condamnent l’instigatrice de l’opération à 4 000 euros  d’amende et son ami à 3 000 euros, mais ces peines sont assorties de sursis eu égard à leur absence d’antécédents  judiciaires. 

Ils doivent cependant verser 3 000 euros  à l’homme et 2 000 euros à sa compagne,  en  réparation du préjudice moral.

Jacques Le Bris's insight:


Il est possible de lire le jugement, en date du 24 mars, sur le site Legalis, qui l'a révélé

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Les inconvénients de travailler pour Facebook

Les inconvénients de travailler pour Facebook | Toulouse networks | Scoop.it

Pendant les périodes de garde, les ingénieurs sont responsables de maintenir le service en fonctionnement.

 

Malgré les sondages plaçant le géant des réseaux sociaux parmi les meilleurs endroits au monde où travailler, tout n'est pas rose dans la vie professionnelle des employés Facebook. Voici quelques griefs cultivés à son encontre.

 

On a souvent considéré Facebook comme l'une des meilleures entreprises où travailler dans l'industrie des nouvelles technologies. Après tout, les stagiaires y gagnent à l'année 25 000$ de plus qu'un citoyen américain moyen. Sur le site Glassdoor, les employés ont d'ailleurs placé Facebook à la tête des entreprises où il est le plus agréable de travailler d'un point de vue général.

 

Pas si mal, n'est-ce pas ?

Et bien cette idée serait fausse d'après certains employés, anciens et actuels, qui s'expriment dans des fils de discussion sur le site Quora. Ingénieurs, développeurs logiciel et sources anonymes de première ligne divulguent en détail les pires aspects d'être employé chez Facebook.

Soyons clair, ces plaintes ne reflètent sans doute pas l'expérience moyenne. Ce sont juste les opinions d'un petit nombre de personnes. Toute grande entreprise a des détracteurs, y compris Facebook. Voici ce qu'ils ont à dire.

Jacques Le Bris's insight:

Voir le dossier :

http://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/1153055-inconvenients-travail-facebook/1154507-semaine-de-garde


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Facebook vous demande de dénoncer vos amis à pseudonyme…

Facebook vous demande de dénoncer vos amis à pseudonyme… | Toulouse networks | Scoop.it

Facebook continue d’accumuler les bourdes, et la dernière m’a paru particulièrement choquante…

Vous savez que les conditions d’utilisation de Facebook imposent normalement que vous utilisiez votre véritable nom sur votre profil, afin de mieux vous cataloguer.

Je me connecte ce matin sur mon compte, et le réseau social me demande de dénoncer si un de mes amis est actuellement inscrit avec un pseudonyme ! J’en suis resté coi.

 

Facebook me demande ouvertement « S’agit-il du véritable nom de votre ami(e) ? ».

J’ai répondu que je ne souhaitais pas répondre à cette question (normal), que je trouve particulièrement choquante… Me demander de dénoncer si un ami est inscrit sous un pseudonyme sur Facebook ? Et ça sera quoi la prochaine étape ? Le signaler pour avoir osé entrer de fausses informations sur un réseau social ?

Malgré le fait que je n’ai pas souhaité répondre, le site m’a reposé encore la même question pour la même personne jusqu’à ce que je donne une vraie réponse. Facebook insiste donc jusqu’à ce que je lui donne l’information qui le satisfasse…

Pourquoi Facebook a-t-il osé poser cette question sur mon ami ? Est-ce parce qu’il a un prénom d’origine exotique ? Ce qui voudrait alors dire que les algorithmes de Facebook ne sont clairement pas au point pour la détection de pseudonymes, et qu’ils pratiquent carrément une certaine discrimination… Si vous avez un prénom louche, vous êtes considéré comme suspect par le réseau social.

Je vous invite à propager cette information le plus largement possible pour que des comptes soient vraiment demandés au réseau social, car là on touche à un problème véritablement grave à mon sens.

Mise à jour : Un porte-parole de Facebook France m’a contacté pour me faire part de la réaction officielle du réseau social sur ce sujet :

« La mission de Facebook est de rendre le monde plus ouvert et connecté. Les internautes utilisent Facebook pour rester en contact avec leurs amis et leur famille, pour savoir ce qu’il se passe dans le monde et pour partager et exprimer ce qui importe à leurs yeux. Ils tireront le meilleur du site en utilisant leur véritable identité. Cela permet une responsabilité plus importante et un environnement plus sécurisé et digne de confiance pour les internautes. Utiliser un faux nom ou une fausse identité est une violation de nos principes, nous encourageons donc les internautes à signaler toute personne qui pourrait agir ainsi, soit via les liens à cet effet présents sur le site, soit en nous contactant via le formulaire de notre rubrique dédiée aux questions des utilisateurs. Nous avons une équipe qui s’occupe spécifiquement de ces questions, qui lit toutes les remarques envoyées, les signalements d’éventuels faux profils et agit en conséquence. Ainsi, nous envisageons de supprimer un profil si et seulement si nous estimons qu’il n’est pas authentique et qu’il comporte de fausses informations. »

En gros : oui, on vous demande bien de dénoncer les profils avec des pseudonymes !

Précision importante :  Je préfère être clair quant à toute suspicion sur la consonance « exotique » du nom de l’utilisateur en question. Au regard de la culture Facebook, fondée sur l’échange et l’ouverture, cela n’a aucun sens.

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Facebook fait une nouvelle déclaration de guerre à YouTube

Facebook fait une nouvelle déclaration de guerre à YouTube | Toulouse networks | Scoop.it

Lors de sa conférence annuelle F8, destinée aux développeurs, Facebook a annoncé qu’il permettrait désormais l’intégration de vidéos à l’extérieur de sa plateforme. Jusqu’à présent, il n’était possible d’intégrer une vidéo qu'avec le statut complet et l’habillage Facebook, incluant notamment le nombre de commentaires et "j'aime". Désormais, une nouvelle option permet d’intégrer son lecteur vidéo sur d’autres sites.

Un simple clic sur une vidéo Facebook permet de récupérer son code d’intégration HTML, qu’il suffit de copier/coller dans le site de son choix pour y afficher la vidéo.

Un moyen pour Facebook de concurrencer YouTube, dont il estime que la plateforme est « moins sociale » que la sienne. Le réseau social peut également conserver la main sur les contenus diffusés et la publicité qui les précède.

Lors de l’ouverture de sa conférence développeurs, Facebook a également annoncé vouloir renforcer son service avec 40 nouvelles applications permettant d’intégrer aux conversations sur Messenger des images animées (GIFs), des vidéos, des clips audio, etc.

David Marcus, vice-président de Facebook chargé des services de messagerie du groupe, a de son côté présenté un nouvel outil intégré à Messenger, qui permettra aux commerçants d’envoyer une confirmation de commande via le service de messages, plutôt que par courriel comme c’est le cas généralement.

Enfin, il sera en effet désormais possible de poster et visionner des vidéos interactives à 360° sur le réseau social.

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