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Les Inrocks : Où est passé Diaspora, le réseau social "anti-Facebook"?

Le réseau social open-source, un peu vite catalogué porte-drapeau anti-Facebook, lance une nouvelle salve d'invitations aux profanes, après un an d’existence discrète sur le Net.

 

Depuis sa création en 2004, Facebook ne s’est pas fait que des amis. Il y a un peu plus d’un an, quatre étudiants new-yorkais en informatique décidaient d’offrir une alternative crédible au tentaculaire réseau social. Aujourd’hui, Diaspora revient à l’attaque en lançant ses premières invitations et promet une nouvelle version pour bientôt. Mais le site reste un "work in progress".

L’idée de ce réseau social était née au lendemain d’une conférence de droit donnée à l’Université de Columbia. Le professeur Eben Moglen avait su convaincre son audience que Mark Zuckerberg avait fait "plus de mal à l’humanité que quiconque à son âge en espionnant ses utilisateurs". La réplique de Daniel Grippi, Raphael Sofaer, Max Salzberg et Ilya Zhitomirskiy n’allait pas tarder.

Engouement populaire

Le 24 avril 2010, les quatre "talentueux jeunes nerds" autoproclamés dévoilent leur intention de créer une plateforme qui permettra à chacun de profiter de la sociabilité du Web sans abandonner la protection de sa vie privée, ni voir ses données personnelles être transmises au plus offrant.
A l’époque, il leur suffit de quelques jours pour lever des fonds via le site Kickstarter. Les fondateurs souhaitent atteindre 10.000 dollars pour lancer leur projet, ce sont finalement des milliers de supporteurs qui affluent et avec eux plus de 200.000 dollars. Une somme pas forcément exceptionnelle dans le monde des nouvelles technologies, mais le signe d’un véritable engouement populaire.
"Finally, it’s here"

Il y a un an, le réseau social open-source est lancé sur Internet dans sa version alpha. S'ensuit une sorte de silence discret pendant plusieurs mois. Au printemps 2011, Google+ chipe la vedette à Diaspora dans les médias.

Mais depuis quelques jours, le réseau, toujours en version alpha, a lancé une nouvelle vague d'invitations, avec pour entrée en matière un soulagé "Finally, it’s here" ("enfin, le voilà").

 

Entre temps, Diaspora avait à nouveau sollicité la générosité des supporteurs du projet. Le mois dernier, les administrateurs du réseau social ont envoyé un mail à la communauté. Un long message plein de bons sentiments où étaient même compilés quelques commentaires extrêmement élogieux d’utilisateurs.

La conclusion est audacieuse, après un an d’attente :

"[Diaspora] est un effort collectif. C’est pourquoi tant de personnes contribuent comme elles peuvent et c'est pourquoi nous espérons que vous prendrez un moment pour donner 25 dollars, ou un montant à hauteur de vos moyens, pour soutenir cette vision."
Alors, à quoi ressemble Diaspora ? Formellement, l’interface est claire. Pour s’y retrouver dans les conversations, les membres sont invités à utiliser des hashtags (#tags), comme sur Twitter. L’idée est d’ailleurs non pas uniquement de retrouver des proches et des personnes perdues de vue, mais surtout de rencontrer de nouvelles personnes qui partagent les mêmes centres d’intérêt. On peut donc rechercher des personnes ou des #tags dans la barre de menu supérieure de l’écran.

Libres de se cacher

Les membres sont autorisés à utiliser un pseudonyme plutôt que leur vrai nom (ce qui, pour le moment, n'est pas encore possible sur Google+, le réseau social de Google). Quant aux contacts, ils sont classés en "aspects" apparaissant dans la colonne de gauche, sous la photo de profil : il y a d’abord la famille, les amis (les "vrais" pour ainsi dire), les collègues et puis les "connaissances". Une liste qui ressemble comme deux gouttes d'eau au classement proposé par Facebook et Google+.
Chose étonnante, Diaspora invite dès l’inscription à indiquer son profil Facebook, pour remplir plus vite les informations de son compte. Ce qui tranche un peu avec la volonté originelle de se démarquer du numéro un mondial.
La concurrence débarque

Diaspora aura d'autant plus de mal à se faire connaître que les alternatives à Facebook se multiplient depuis peu. Derniers en date à proposer une nouvelle expérience du Web : Unthink et Chime.in. Le premier se qualifie de "socialement responsable", pro-développement durable et revendique carrément l’émancipation par le réseau et la volonté de changer le monde. Rien que ça !
Pendant ce temps, Chime.in adopte une vision plus capitaliste des échanges virtuels. Le site, sur lequel les publications des internautes s’approchent parfois plus du billet de blog que du micro-blogging, compte ainsi fidéliser ses utilisateurs en les rétribuant. La plateforme a en effet promis de reverser à ses membres 50% des sommes perçues grâce à la pub transitant par leurs profils.

Avec cette fragmentation de la sociabilité en ligne, pas sûr que la "décentralisation" des données façon Diaspora gagne la partie. Facebook garde de toute façon un atout énorme sur ses concurrents : la force de l’habitude.

 

Sandrine Ducros

 

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