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Métro : la 3e ligne a déjà un nom

Métro :  la 3e ligne  a déjà un nom | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Toulouse Aerospace Express a été présenté hier au comité de pilotage chargé du projet : collectivités du SMTC, Etat, Département, Région, CCIT, SNCF et Airbus.

«On avait lancé une idée, ça devient un projet», a affirmé Jean-Luc Moudenc. Le maire de Toulouse et président de la Métropole a ainsi résumé, hier, le travail effectué, depuis plusieurs mois, par les ingénieurs et spécialistes de Tisséo, de la Smat (société de la mobilité de l'agglomération) et de l'AUAT (agence d'urbanisme et d'aménagement de Toulouse aire urbaine). Des techniciens qui ont planché sur le projet de troisième ligne du métro placé au centre de la campagne municipale de Moudenc, début 2014. Ce projet a déjà un nom : TAE, pour Toulouse Aerospace Express, qui signe la vocation de transport en commun rapide destiné à relier l'arc économique majeur de l'agglomération toulousaine.

L'étude en cours sera terminée d'ici la fin d'année, a précisé Jean-Michel Lattes, président du SMTC Tisséo. Elle a fait l'objet, hier, d'une «restitution d'étape» aux membres du comité de pilotage, qui devra débattre, à terme, du fuseau préférentiel du projet, de son coût, de ses objectifs et de son calendrier. Ce comité comprend les quatre collectivités membres du SMTC (Toulouse Métropole, Sicoval, Murétain et SITPRT), l'Etat, la Région, le Département, la CCI de Toulouse, le groupe Airbus et l'aéroport.

Le projet présenté, de 20 à 25 km de long, relierait le pôle économique de l'Ouest toulousain, soit la seconde ville du département, Colomiers, la zone aéroportuaire de Blagnac, et les sites d'Airbus, au sud-est de l'agglomération, avec le futur campus de Montaudran Aerospace, le site d'ex Astrium (Airbus Defence and Space), et, peut-être, Labège-Innopole (voir ci-contre), en passant par le futur quartier Teso qui doit être aménagé autour de la gare TGV de Matabiau. Il concernerait 230 000 habitants et 200 000 emplois, présents dans le corridor d'études (voir notre carte ci-contre). Soit près d'un emploi sur deux du périmètre des transports urbains (PTU).

Son coût est estimé par l'étude entre 1,5 et 1,7 milliard d'euros, le financement n'est pas défini pour l'instant (lire encadré). L'objectif de fréquentation est de 200 000 voyages par jour, soit un peu moins que chacune des lignes A et B existantes ; Jean-Luc Moudenc et Jean-Michel Lattes affirment que le calendrier initial du projet, qui prévoit une mise en service en 2024, pourra être tenu. Avec choix du tracé et des stations fin 2015, concertation publique et études préliminaires en 2016, études opérationnelles et enquête publique entre 2017 à 2019 et lancement des travaux en 2019. Reste bien des incertitudes que cette réunion d'hier n'a pas vraiment levées.

 

Des pistes de financement

Quand on interroge Jean-Michel Lattes, président du SMTC Tisséo, sur le financement du projet, le vice-président de Toulouse Métropole en charge des déplacements reconnaît : «C'est un chantier en cours». Il se fait précis sur le montant à financer, «entre 1,5 et 1,7 milliard d'euros». Un montant à comparer au coût de la ligne B : 1,4 milliard pour 15 km de ligne. Là, il faudra en réaliser 20 à 25 km. «Oui, mais il devrait y avoir davantage de portions aériennes ou en tranchée couverte, moins coûteuses que les portions enterrées nécessitant un tunnelier», rétorque Jean-Michel Lattes, «surtout si les fuseaux nord, plus éloignés du centre-ville, sont préférés». Le responsable se fait plus évasif sur le financement «pas finalisé à ce jour», mais il avance «de nombreuses pistes» : «Le ministre de l'économie, Emmanuel Macron, travaille sur des outils facilitateurs». L'élu toulousain désigne ainsi un possible partenariat public/privé. Il évoque par ailleurs une capacité d'emprunt améliorée par une maîtrise des coûts de Tisséo, l'appel aux collectivités locales, à l'état, aux crédits européens du plan Juncker… Piste confirmée par Moudenc : «Avec la 4e ligne de métro de Lyon, la 3e ligne de Toulouse est le principal projet de transport de France». Hors Grand Paris.

Philippe Emery

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Expérience de téléportation dans le métro à Toulouse

Japan in subway.
Changement complet de la signalétique d'une rame du métro de Toulouse pendant l'espace d'une heure.
Cette initiative artistique et récréative a pour but de désorienter les habitués du métro, les faire voyager au Japon l'espace d'un déplacement.
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Le Sicoval débloque plus de 100 millions pour avoir son métro en 2018 - La Dépêche

Le Sicoval débloque plus de 100 millions pour avoir son métro en 2018 - La Dépêche | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Le Sicoval a décidé de la jouer modeste. Mais au cours de la conférence de presse sur « l'actualité » de la communauté d'agglomération du Sud-Est toulousain, Christian Lavigne, vice-président chargé des Transports, a lâché une bombe : le métro arrivera à Labège Innopole en 2018. Pour en arriver à prolonger la ligne B, projet qui constitue la priorité des priorités, l'intercommunalité a décidé de mettre la main à la poche et de mettre plus de 100 millions d'euros au pot commun. « Le montage financier n'est pas si simple. Et le fait qu'une intercommunalité y participe constitue une première en France. Mais nous avons enfin clarifié le coût de l'opération et le dossier a changé de nature. »

 

Le coût total de l'opération se montera à 350 millions d'euros (valeur estimée au 1er janvier 2 011), frais de main-d'œuvre non inclus.

Et le Sicoval propose de partager la poire en trois : un tiers pour lui, un tiers pour le conseil général, un tiers pour Tisséo-SMTC.

Christian Lavigne se montre confiant : « Pour en arriver là, nous avons déjà travaillé avec Tisséo. Quant au conseil général, il a toujours été en appui du Sicoval. Et tout compte fait, sa participation paraît raisonnable, environ du même ordre que les investissements routiers qu'il avait prévus sur le secteur ».

 

UN ACCORD EN DÉCEMBRE

 

Reste à déterminer la marche à suivre et à signer un accord. « Il est évident que Tisséo-SMTC conservera la maîtrise d'ouvrage. Il va falloir aussi que le plan de déplacement urbain (PDU) soit modifié de façon définitive dans le sens su prolongement de la ligne B du métro. Le compte à rebours a d'ores et déjà commencé », lance, optimiste, Christian Lavigne.

Selon le calendrier « prudemment élaboré », un accord entre les trois parties doit être signé dès le mois décembre. Ensuite, il restera six ans et demi de chantier pour prolonger la ligne. De quoi, probablement, provoquer de joyeux embouteillages. Mais les habitants du Sud-Est toulousain ont tellement envie et besoin du métro qu'ils sont prêts, comme le Sicoval, à tous les sacrifices.

 

Le Grand Toulouse : "On va étudier le montage financier"

 

Le projet de prolongation de la ligne B a longtemps suscité la polémique entre le Sicoval et les autres collectivités, notamment le Grand Toulouse. Le ton s'est apaisé. « Le climat est plus constructif qu'auparavant » reconnaît Joël Carreiras, vice-président du Grand Toulouse. Par ailleurs président de la SMAT, il rappelle la délibération du syndicat Tisseo, avant l'été : « Nous étions favorables à un bus à un haut niveau de service (BHNS), évolutif, pour un passage en métro vers 2020. Nous sommes prêts à réviser le calendrier, sans passer par la case BHNS, si le Sicoval trouve des financements complémentaires ». Pour le vice-président du Grand Toulouse, « la balle est dans le camp du Sicoval. On va se rencontrer, voir comment on peut élaborer le montage financier pour un projet estimé à 370 M€, hors maîtrise d'œuvre. Par contre, sur le VAL de Labège, Tisseo ne pourra mettre guère plus que l'enveloppe affectée à un BNHS, soit 90 M€. Il n'est pas question de remettre en cause les autres projets de transports de l'agglomération, d'autant qu'avec la crise, il est difficile de trouver des liquidités auprès des banques ».

 

LE CONSEIL GÉNÉRAL ATTEND LA CONCERTATION

 

De son côté, le conseil général reste prudent. « Aucun commentaire tant qu'une table ronde entre toutes les collectivités partenaires n'aura pas eu lieu et que rien n'aura été décidé, en particulier une éventuelle participation financière du conseil général. Nous sommes dans l'attente de cette concertation » indique le cabinet du président Izard.

J.-F. Lardy-Gaillot

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