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Dr Jean-Pierre Armand :
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L'INSTITUT CLAUDIUS-REGAUD
L'Institut Claudius-Regaud a été labellisé le mois dernier par l'institut national du cancer. Est-ce une reconnaissance ?

Nous avons été labellisés pour la conduite des essais cliniques en phase précoce ce qui permet de dire que Toulouse est un bon endroit pour développer les médicaments. Nous sommes le deuxième site en France après l'institut Gustave-Roussy de Villejuif. Toulouse aurait même pu être le premier centre mondial du médicament il y a 30 ans. Lorsque j'ai lancé le projet - j'étais alors le plus jeune chef de service de France à Claudius- Regaud- toutes les autorités ont dit non. Six mois après, le projet s'est monté à Villejuif où je suis parti… L'objectif aujourd'hui c'est de promouvoir Toulouse.

LE CANCÉROPÔLE
Où en est le chantier de la clinique universitaire du cancer ?

L'avancée se mesure en pourcentage de matériel utilisé. Aujourd'hui, 80 % du béton a été coulé, le dernier étage est atteint. Les ouvriers ont travaillé en 3x8, comme les infirmières. Comme on n'a trouvé ni bombe ni site inondé, le chantier marche très bien. Il sera terminé en 2013 et il faudra attendre six mois de plus, fin 2013, après tous les contrôles et les études de normes, pour que la clinique soit occupée par les malades. C'est un beau bâtiment et, pour une fois, un hôpital n'aura pas la forme d'un cube. Celui-là, on le distinguera des autres.

La grande difficulté concernera la gouvernance…

Pour les immeubles, on est bon. On a réglé la question de l'affectation des malades, on ouvrira d'un seul coup et complètement. Ensuite, on voudrait que naisse un hôpital avec une gouvernance originale. Nous allons amener nos valeurs et travailler avec le CHU qui amène un petit morceau de l'hôpital mais qui n'a pas les mêmes logiques que nous. Le mariage des deux est difficile. Ce que je souhaite c'est une autorité avec une seule personne à sa tête qui s'occupe de l'hôpital et de la recherche, qui soit directeur du soin et de la recherche fondamentale.

On a parlé de Cancéropôle, maintenant d'Oncopôle. Cette terminologie est-elle si importante ?

Non. D'ailleurs, au tout départ, lorsque personne ne croyait à ce projet, tout le monde riait en évoquant la « Doustopôle ». Au moment où le Cancéropôle a été lancé, d'autres projets ont aussi vu le jour dans le grand sud-ouest et certains se sont fâchés d'entendre parler de Toulouse comme capitale du Cancéropôle. On va quand même être les meilleurs mais il ne faut pas le dire… Pour l'international, il faut dire Oncopôle mais ici on dit toujours Cancéropôle : c'est ce qui parle aux gens et c'est là qu'amène le bus !

LE DÉMÉNAGEMENT À LANGLADE
Quitter un site pour un autre va vous demander une sacrée organisation…

Il existe des experts, des spécialistes dans le déménagement des hôpitaux. On quitte un site mais surtout on crée un hôpital neuf. Les chambres seront nouvelles, les meubles aussi. Les machines seront remplacées. J'ai dans l'idée de faire un deal avec l'école vétérinaire, les machines pourraient servir pour les animaux. C'est trop compliqué de les faire transporter jusqu'au Brésil où dans les pays qui en manquent. Quant aux dossiers des patients, ils sont tous sur ordinateur.

LE RAYONNEMENT DE TOULOUSE
Avec le Cancéropôle, Toulouse pourra-t-elle prétendre à une stature internationale dans le domaine de la santé ? (...)