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Fitness à la Dépêche : pas de licenciements, suppressions de postes

Fitness à la Dépêche : pas de licenciements, suppressions de postes | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it
Le groupe de presse la Dépêche du Midi devait annoncer en janvier les détails d'un plan social afin de "dégraisser" la masse salariale. La direction se contentera  finalement de départs à la retraite non-remplacés.
Jacques Le Bris's insight:

Concernant les centres de pertes, la « Semaine du Lot » va cesser de paraître.

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From pastel to aerospace
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Ma belle Toulouse.....

Ma belle Toulouse..... | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Charming French windows, ornate street lamps, medieval red brick buildings – unmistakably Toulouse!




La ville rose (or ‘the pink city’ as it is called) is located on the banks of the Garonne river. The lifeline of Toulouse, this river springs from a source in the Pyrenees, flows right through the city and ultimately, joins the Atlantic Ocean.

The La Grave hospital complex (built in the 1600s) on the banks of the Garonne river

A key landmark of Toulouse is the Canal du Midi (a UNESCO World heritage site) which connects Toulouse to the Mediterranean Sea. This 240km long canal built in the 17th century, facilitated trade between the Atlantic and the Mediterranean. Today, the Canal du Midi is a popular waterway for cruises and sightseeing.

The tree-lined banks of the Canal du Midi

Toulouse is a city with character and soul. The poetry in the air is palpable. Here, ancient cathedrals co-exist harmoniously with the headquarters of the European aerospace industry.

The Basilica of St. Sernin, a UNESCO World Heritage site – a key stop on the Way of St. James (Santiago de Compostela), built from the 11th to the 14th century

Retired Air France Concorde F-BVFC on display at the Toulouse-Blagnac airport

A full scale model of the Ariane 5 rocket at the Cite de l’espace (City of Space) theme park

Toulouse’s recorded history goes way back to 2BC. Its magnificent churches are silent witnesses to all that has transpired over the ages.

St. Etienne’s Cathedral, built from the 13th to the 17th century

The stunning ‘palm tree’ architecture of the Jacobins Convent (built in the 13th/14th century)

Modern day Toulousians are a friendly bunch, enjoying a relaxed pace of life. Their favorite food includes gourmet specialties like the Toulouse cassoulet, Margret de canard and duck confit along with some of the finest local wines.

Margret de canard (duck breast)

No discussion about Toulouse is complete without a mention of its colorful markets.

The clothing & accessories market at the Place du Capitole square

Fresh produce market near Place St. Georges

The highlight of our time in Toulouse was spotting this rainbow crowning the 16th century Capitole building.


(Rainbow spotting has now become a regular feature with us. Remember the double rainbow in Seychelles?)

The south of France has inspired so many legendary painters (including Cezanne, Van Gogh, Renoir, Matisse and more recently, Picasso). After my visit to Toulouse and the surrounding countryside, I finally understood why!


Adieu ma chère Toulouse! À bientôt!


Must buy: The soaps, perfumes, bonbons and other confectionaries made with touches of the violet flower. The delicate violet is the official flower of Toulouse.

Jacques Le Bris's insight:

From Travel Junkie by Anne Pinto

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Jour de colère dans les facs : Mirail bloqué et manifestations en centre-ville

Jour de colère dans les facs : Mirail bloqué et manifestations en centre-ville | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it


Une zone d'interpellation et de conversation (ZIC) a été dressée, hier, à l'entrée de l'université Jean-Jaurès sur le campus du Mirail, qui doit être bloqué ce matin.
 


C'est le jour J pour le comité de mobilisation du campus du Mirail qui a appelé au blocage de la fac, ce matin. Avec une inconnue : la détermination des étudiants.

Un pâle soleil d'automne inonde les pelouses du campus de l'université Jean-Jaurès où quelques jeunes gens indolents se réchauffent en improvisant une petite sieste. À quelques pas de la grande arche marquant l'entrée de la fac, l'air vibre des tambours lancinants qui rythment la construction d'un village éphémère : «la zone d'interpellation et de conversation». Une ZIC sur le modèle des ZAD (Zones à défendre) où une trentaine d'étudiants ont improvisé la construction d'une cabane au milieu de quelques toiles de tentes. «Pour être visibles», explique l'un des «campeurs». Pas facile de faire passer l'info au cœur d'une communauté de 25 000 âmes. L'info ? la grève et le blocage de l'université décidés la semaine dernière par une assemblée générale de 1 200 étudiants pour protester contre leurs conditions d'études, le manque de moyens de la fac, mais aussi les violences policières et la répression des manifs autour du projet de barrage de Sivens. Quentin, un étudiant en première année de sociologie vient aux nouvelles. Il est plutôt d'accord avec les revendications, mais n'a pas vraiment suivi les événements. Quant à la question du blocage, c'est pas simple. «J'ai quatre heures de TD, je peux pas me permettre de les rater», souffle-t-il. «Mais si on bloque l'entrée, les cours n'auront pas lieu et les enseignants ont déposé un préavis de grève», plaide un convaincu. Pour les leaders du mouvement, là est la question. La mobilisation attendue ce matin sera-t-elle à la hauteur des enjeux ? «Nous avons un très bon accueil auprès des étudiants explique Agnès, du syndicat Solidaires, mais il n'y a pas eu de lutte universitaire depuis un moment et comme à chaque fois, le blocage interpelle. Il y a les boursiers qui ont peur de perdre les bourses, ceux qui ne veulent pas rater leurs partiels, mais beaucoup ne sont pas au courant de ce qui se passe et des menaces qui pèsent sur l'université à court et à long terme. On est tous concernés, d'autant qu'il y a des choses graves. Il ne faut pas occulter non plus les autres débats. Un étudiant est mort». Pour le comité de mobilisation, le préavis de grève déposé par le syndicat Sud pour les administratifs et les enseignants est considéré comme un signe fort. Comme le ralliement de l'université Paul Sabatier ou de l'Institut d'études politiques : «ça bouge, constate Agnès, il y a beaucoup de problématiques qui se rejoignent». Cette étudiante en master fait remonter les difficultés de l'enseignement supérieur au processus d'autonomie des établissements, engagé il y a déjà quelques années, mais elle ne met pas tout sur le dos de l'État. «Tout le monde se renvoie la balle et le président de la fac, Jean-Michel Minovez, refuse d'assumer ses responsabilités. Ici au Mirail, il y a des choix qui ont été faits et qui ne sont pas forcément judicieux».

Une manif au Capitole

Outre le blocage des entrées de l'université Jean-Jaurès, dès 7 heures, les étudiants du comité de mobilisation du Mirail ont appelé à une manifestation conjointe avec l'université Paul-Sabatier et l'université Capitole 1, notamment l'Institut d'études politiques (IEP). La manifestation devrait commencer vers 9 h 30 sur la place du Capitole.

Quatre actions ce jeudi à Toulouse

Pas moins de quatre manifestations sont prévues ce jeudi à Toulouse.

A 9 h 30, place du Capitole, les étudiants de l'université Jean-Jaurès (Mirail), qui ont prévu de bloquer la fac, se rassemblent place du Capitole. Mille deux cent étudiants réunis le 13 en assemblée générale ont voté la grève «contre l'austérité universitaire, le barrage de Sivens et les violences policières»

A 11 h 30, devant le palais de justice, les avocats se rassemblent. Puis ils se dirigeront vers la préfecture. Objectif : protester contre la réforme de leur profession envisagée par Bercy.

A 13 h 30, à la Médiathèque, a l'appel de la CGT des personnels de la mairie de Toulouse et de la communauté urbaine, un rassemblement est programmé, suivi d'un défilé jusqu'au Capitole, pour protester contre les mesures d'économie qui les concernent prises par la municipalité.

A 14 heures, devant le rectorat, les enseignants des écoles maternelles et primaires se réunissent. Trois syndicats appellent à une grève à propos des moyens alloués à l'école. La contestation porte aussi sur la sortie des écoles d'Empalot et Littré du dispositif d'aide prioritaire.

Grève aujourd'hui dans les écoles

Certaines écoles maternelles et primaires du département seront fermées aujourd'hui dans le cadre d'une grève lancée par le SNUipp-FSU, la CGT et Sud. Les syndicats s'inquiètent des conséquences des mesures de désendettement de l'État. Avec les suppressions de postes au niveau national et la hausse démographique de notre département, «nous craignons que les besoins ne soient pas couverts», souligne Jean-Philippe Gadier (SNUipp). La contestation prend une tournure particulière avec la sortie des écoles d'Empalot et de l'école Littré (Saint-Martin-du-Touch) du dispositif d'éducation prioritaire. Un rassemblement est prévu à 14 heures devant le rectorat. Les grévistes ne devraient pas être majoritaires, selon les estimations d'hier. Une participation importante est cependant attendue dans les quartiers populaires. La mairie de Toulouse n'avait pas reçu de consigne de la part de l'Éducation nationale pour instaurer un service d'accueil. Toutefois, les garderies gratuites municipales seront organisées. Il n'y aura pas de cantine.

Gilles-R. Souillés

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Le PS31 se prépare aux cantonales sans Pierre Izard. Entretien avec Sébastien Vincini, le 1er secrétaire départemental

Le PS31 se prépare aux cantonales sans Pierre Izard. Entretien avec Sébastien Vincini, le 1er secrétaire départemental | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it


Sébastien Vincini


 

Alors que le Parti socialiste lance la désignation de ses candidats aux élections cantonales organisées les 22 et 29 mars 2015, Pierre Izard, le président du Conseil général de Haute-Garonne, décide de ne pas se représenter. Pour Sébastien Vincini, premier secrétaire du PS31, "c'est une page de l'histoire de la gauche en Haute-Garonne qui se tourne". Entretien.

 

Pierre Izard est président le Conseil général de Haute-Garonne depuis 1988. Avez-vous été surpris par sa décision de ne pas se présenter à nouveau ?
C'est une décision que nous avons prise avec solennité et émotion. C'est une page d'histoire commune des socialistes et du département qui se tourne. C'est difficile d'imaginer la Haute-Garonne sans lui. Nous prenons acte.

 

Qui au Parti Socialiste pourrait lui succéder ?
Il y a des prétendants mais le temps n'est pas venu. Je demande à chacun d'être digne. Nous sommes dans le temps de la désignation de chaque candidat. Nous ne sommes pas dans le cadre d'une liste avec la nomination d'un chef de file. Parmi ceux qui siègeront sera désigné le premier d'entre nous et celui qui présidera l'assemblée du département. Il est présomptueux de dire aujourd'hui "untel ou untel sera le prochain président". Les citoyens détermineront leurs conseillers généraux. C'est comme cela que cela fonctionne et que cela a toujours fonctionné. Je rappelle que Pierre Izard s'est lui-même toujours soumis au vote en interne, même si, incontesté, il était le seul candidat.

 

Comment va s'organiser la désignation des candidats ?
Ce lundi, tous les prétendants ont déposé des tickets paritaires formés de 4 candidats dont 2 titulaires et 2 suppléants : 108 noms au total, pour les 27 cantons. On observe un grand renouvellement puisque seuls 21 conseillers généraux sur 39 sortants aspirent à un nouveau mandat. Sur les 27 cantons, seuls ceux de Léguevin, Plaisance-du-Touch, Portet, Revel, Toulouse 6 et Toulouse 9 verront l'organisation de primaires pour départager les candidats. Dans les 21 autres, les militants seront appelés à ratifier le ticket en lice le mercredi 3 décembre.

 

Après les résultats décevants des sénatoriales, comment voyez-vous la campagne qui s'annonce ?
Elle a déjà commencé pour un certain nombre d'entre nous qui défendons nos bilans. Nous sommes lucides sur le contexte difficile, lié au contexte national. Nous ne sommes ni sourds, ni aveugles. Nous avons à cœur de de démontrer que nous pouvons améliorer le quotidien des Haut-Garonnaises et des Haut-Garonnais.

 

Serez-vous candidat à la présidence si vous êtes êtes élu conseiller général ?
Il faut rester humble. Je ne brûle pas les étapes. Après avoir travaillé à l'union du Parti socialiste, je travaille à l'union de la gauche avec nos partenaires habituels. Nous devons voir ce que chacun peut apporter pour permettre la reconduction d’une majorité pluraliste de la gauche en mars prochain.
Là, c'est le temps des échéances. Viendra ensuite celui de la gouvernance. J'engage d'ailleurs la nouvelle génération à imaginer ce que peut être le département de demain.

Propos recueillis par Gael Cérez

Jacques Le Bris's insight:

En savoir plus.
Président socialiste du conseil général de la Haute-Garonne depuis 1988, Pierre Izard est un fermement opposé à la suppression des départements. Lors d'une interview qu'il avait accordée à Objectif News, il avait ainsi déclaré : "J’étais effondré lorsque j’ai entendu le discours de politique générale de Manuel Valls. Je suis un départementaliste convaincu." Selon lui, le département est "une institution indispensable qui allie proximité, équilibre et solidarité".
Élève du lycée Pierre-de-Fermat puis à la fac de médecine de Toulouse, il obtient son diplôme de pédiatre en 1966. Une profession qu'il exercera jusqu’en 1988. Sa carrière politique débute en 1967 lorsqu’il devient conseiller général du canton de Villefranche-de-Lauragais dont il sera élu maire quatre ans plus tard. Un poste qu’il a occupé jusqu’en 2001, date à laquelle il passe 1er adjoint pour respecter le non-cumul des mandats. Pierre Izard a dédié quasiment toute sa vie à la politique locale. Souvent décrit comme autoritaire, il est reconnu pour son opiniâtreté.

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Une visite des Arènes Romaines à Toulouse

Une visite des Arènes Romaines à Toulouse | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Il y a quelques semaines, j’ai eu le plaisir d’être invitée via mon association les SO Blogueuses à une visite guidée de l’Amphithéâtre romain de Purpan et des thermes d’Ancely, il faisait un grand soleil, c’était vraiment très agréable, les enfants m’y ont accompagné.

L’amphithéâtre romain de Purpan-Ancely est un amphithéâtre de l’époque romaine situé près de Toulouse entre le quartier de Purpan et la commune de Blagnac. Il est classé monument historique depuis le 23 octobre 1974 et placé sous la responsabilité du Musée Saint-Raymond de Toulouse. C’est l’un des seuls édifices romains pratiquement entiers de Toulouse.

L’édifice a été construit en brique et mesure 115 m de long et 59 m et 49 m pour le grand et petit axe de l’arène.

Construit vers le milieu du 1er siècle de notre ère en même temps que les autres édifices du sanctuaire rural auquel il appartenait, l’Amphithéâtre a été le cadre de jeux de gladiateurs jusqu’à l’extrême fin du IVe siècle. Il est le seul monument antique de Toulouse encore visible dans sa globalité.

Les Arènes romaines, on connaît à Toulouse, on y passe à côté avec le tramway sans prendre vraiment conscience du lieu, de son histoire, alors j’ai été vraiment ravie de cette visite commentée, à faire absolument avec un guide, sinon je vous confirme cela n’a aucun sens. Avec le guide, vous apprenez l’histoire d’un Amphithéâtre, et surtout que celui-ci ne se contente pas de ce lieu !


Effectivement, l’histoire continue dans la cave d’un immeuble habité, où une piscine a été découverte ! incroyable non ?

(...)

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▶ Un groupe de jeunes du quartier de Mohamed Merah visite le musée juif à Bruxelles

Ajoutée le 12 nov. 2014

Ce mercredi 5 novembre, 25 jeunes venant d'un club de football des Izards, à Toulouse, ont visité le musée juif de Belgique. Invités par le député européen José Bové, et en présence de Daniel Cohn-Bendit, ils se sont rendus sur les lieux où Mehdi Nemmouche a perpétré son attentat en mai 2014. Un déplacement qui prend un relief particulier lorsque l'on sait que les Izards est le quartier de Mohamed Merah, qui avait également commis une attaque antisémite en mars 2012.

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Rosetta. Comment Toulouse a suivi le robot Philae et son atterrissage sur la comète Tchouri

Rosetta. Comment Toulouse a suivi le robot Philae et son atterrissage sur la comète Tchouri | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it
Ce mercredi 12 novembre, la Cité de l'espace a vécu en direct l'atterrissage du robot Philae sur la comète Tchouri. Une grande première dans le domaine spatial, et une cerise sur le gâteau pour les entreprises toulousaines partenaires de l'opération.

Le pari, très risqué, a été remporté. Ce mercredi 12 novembre, vers 16h30, le robot Philae de la mission Rosetta a bel et bien atterri sur la comète Churyumov-Gerasimenko, surnommée Tchouri et située à 500 millions de kilomètres de la Terre. A Toulouse, à la Cité de l’espace, ouverte gratuitement au public pour l’occasion, un tonnerre d’applaudissements a suivi la confirmation de l’information en direct du poste de contrôle de l’agence spatiale européenne (Esa) à Darmstadt, en Allemagne.

L’événement couronne des années de travail, pour l’Esa, pour le Centre national d’études spatiales (Cnes), et surtout pour les nombreux ingénieurs qui ont participé à la conception de la sonde spatiale.

« Un évènement majeur du siècle »

« On est dans le domaine de l’incertitude, car on ne sait pas la nature du sol de la comète », rappelait en début d’après-midi Marc Pricher, le directeur du Centre spatial de Toulouse, le principal site du Cnes. Une fois largué, la descente du robot a duré sept heures. Tandis que le compte à rebours défilait sous les yeux du public de la Cité de l’espace et de la centaine d’invités, les intervenants se sont succédé pour commenter l’épopée et ses enjeux.

« Si Philae atterrit, ce sera un événement majeur du siècle, et pourra faire un cocorico pour Toulouse », a estimé Michel Bouffard, l’ancien directeur des programmes d’observation de la Terre et des sciences chez Astrium, qui a piloté l’équipe d’une cinquantaine d’ingénieurs toulousains ayant élaboré le « cerveau » de la sonde à partir de 1998.

« Quantité de défis technologiques pour les PME et les groupes industriels »


« Les images que nous avons déjà eues concrétisent des années d’efforts », souligne de son côté Blaise Jaeger, le directeur de la division aérospatial et défense de Capgemini. Selon Jean-Claude Dardelet, issu de l’industrie du spatial, vice président de la Cité de l’espace et élu aux affaires européennes et internationales de la mairie de Toulouse, c’est l’aboutissement de « quantité de défis technologiques pour les PME et les groupes industriels en Europe ».

Le responsable actuel des programmes d’observation de la Terre et des sciences chez Airbus Defence and Space (ex-Astrium), Jean Dauphin, ne tient plus en place une fois l’atterrissage confirmé. « Durant les dix ans de voyage de la sonde, nous avons eu de nombreux moments de stress, mais toujours trouvé les solutions. Toucher la comète est la cerise sur le gâteau ! », s’exclame t-il.

Philae étudiera la comète jusqu’en mars 2015, grâce aux panneaux solaires qui alimenteront sa batterie. En perspective, une dizaine d’années d’analyses scientifiques, et autant de nouvelles connaissances sur notre système solaire.
Armelle Parion

Jacques Le Bris's insight:


Pour suivre la saga d'un ménage à 3, Philae, Rosetta & Tchouri

http://bit.ly/1EFlA02

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Impôts locaux : Toulouse Métropole se prépare à voter une augmentation en 2015

Impôts locaux : Toulouse Métropole se prépare à voter une augmentation en 2015 | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it


Toulouse Métropole : hausse d'impots en vue


 

En décembre prochain, Toulouse Métropole votera le budget 2015 de la collectivité. Ce budget, fortement impacté par la baisse des dotations de l’État, sera discuté jeudi prochain par le Conseil communautaire. Pour maintenir l’investissement tout en faisant des économies, une augmentation des impôts locaux va être proposée, de l’ordre de +1,5 %. Les élus socialistes n'y sont pas opposés mais ne "signeront pas de chèque en blanc à Jean-Luc Moudenc". Explications.

Exercice de pédagogie imposé aujourd’hui pour Sacha Briand et Joseph Carles, respectivement vice-président de Toulouse Métropole délégué aux Finances, et président de la commission Finances au sein de la Communauté d’agglomération. Les deux élus ont expliqué aux journalistes le contexte budgétaire qui va probablement les contraindre à faire voter une augmentation des impôts lors de l’adoption du budget 2015. Leurs propositions sont issues d’un groupe de travail composé d’élus de la majorité et de l’opposition.

Dotations de l’État : - 54 M€ d’ici 2020 pour Toulouse Métropole

La baisse des dotations de l’État "à un rythme important" représente une diminution des recettes de Toulouse Métropole "de l’ordre de 14 M€ par an jusqu’en 2017", expose Sacha Briand. "Cette baisse se poursuivra jusqu’en 2020 à un rythme plus faible pour atteindre une baisse totale de 54 M€." Ce premier point s’accompagne d’une autre contrainte. "Sur la totalité du mandat, nous avons estimé notre capacité d’investissement à 1,5 Md€ (240 M€ par an). Or, il y a 2,5 Md€ de projets recensés. Il va falloir faire des choix stratégiques." Le contexte est posé. Sachant que 45 % de l’investissement de Toulouse Métropole sont financés par l’emprunt, "il va falloir dégager 104 M€ pour faire face à la baisse des dotations et au remboursement de l’emprunt", estime l’élu UMP.

Augmentation des impôts
Parmi les pistes étudiées, l’augmentation de la fiscalité est celle qui va nécessiter le plus de pédagogie. "Si cette mesure est votée, nous devrons expliquer aux citoyens le contexte de baisse des dotations de l’État et montrer que cet effort est équilibré et responsable", anticipe Sacha Briand. Le calcul est le suivant : "dans l’hypothèse où la fiscalité permet de trouver 54 M€ (le montant de la baisse des dotations de l’État, NDLR), il faudrait une augmentation des impôts qui correspondrait à 25 € par an et par personne", annonce Joseph Carles. Autrement dit, 1,80 euro par mois et par personne. "Cela correspond grosso modo à une augmentation de 1,5 %", complète Sacha Briand. Seraient concernées la taxe d’habitation, la taxe sur le foncier bâti et la contribution foncière des entreprises (29 € par an et par entreprise selon les calculs présentés).

Autres pistes
D’autres solutions seront présentées aux élus du Conseil communautaire pour faire des économies lors du débat d’orientation budgétaire :
-    la mise en place de la redevance spéciale sur l’enlèvement de déchets industriels
-    remonter au niveau métropolitain certains équipements gérés par la Ville de Toulouse (le Stadium et l’Orchestre national du Capitole par exemple)
-    demander aux communes de réduire leurs dépenses de voirie pour dégager des financements pour les "grands projets métropolitains" (le rond point du Ritouret ou l’échangeur de Borderouge par exemple)
-    réduire les dépenses des organismes "satellites" : Tisséo et Décoset (le syndicat mixte de traitement des déchets)
-    ne pas remplacer certains départs à la retraire ou départs volontaires.

"Pas de chèque en blanc" pour les socialistes
Jeudi prochain, le Conseil communautaire procèdera au débat d’orientation budgétaire. Les discussions promettent d'être animées. En effet, le groupe socialiste de Toulouse Metropole a réagi aujourd’hui par la voix de Claude Raynal. "Nous ne signerons pas de chèque en
blanc
à Jean-Luc Moudenc pour augmenter les impôts de Toulouse
Métropole. La question à ce stade n'est pas de s'entendre sur un
scénario financier qui est par ailleurs techniquement correct, mais de
mettre en débat les priorités et les projets qui pourraient justifier,
aux yeux de la majorité de droite mais aussi et surtout aux yeux de
nos concitoyens, une augmentation de la fiscalité. Ce débat sur les politiques publiques que doit conduire notre métropole doit maintenant s'engager sans tarder."

Le vote aura lieu au mois de décembre.

Sophie Arutunian

Jacques Le Bris's insight:


En savoir plus :

Le groupe de travail  les finances de la collectivité est coprésidé par :
 
•    Sacha Briand, adjoint au maire de Toulouse, vice-président délégué aux Finances ;
•    Joseph Carles, adjoint au maire de Blagnac, président de la commission finances.

Il est composé de :
•    Claude Raynal, maire de Tournefeuille, vice-président délégué à la Culture ;
•    Michel Aujoulat, adjoint au maire de Cugnaux, 1er vice-président délégué à l'Environnement et au développement durable ;
•    Grégoire Caeneiro , maire de Castelginest et 11e vice-président en charge de la Voirie
•    Marc Péré, maire de L'Union, vice-président délégué aux Déchets urbains ;
•    Raymond-Roger Stramare, maire de Saint-Alban ;
•    Éric Julla, directeur Sud du cabinet Ressources consultants finances ;   
•    Sandrine Dussenty, DGA Finances et Administration Générale Toulouse Métropole ;
•    Élisabeth Laskawiec, direction Finances Toulouse Métropole.

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Décès d'Évelyne-Jean Baylet, ancienne présidente de La Dépêche et première femme présidente d'un Conseil général

Décès d'Évelyne-Jean Baylet, ancienne présidente de La Dépêche et première femme présidente d'un Conseil général | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it


Évelyne-Jean Baylet a dirigé le groupe La Dépêche pendant 36 ans


 

Évelyne Baylet est décédée ce jeudi à l'âge de 101 ans. La mère de Jean-Michel Baylet, actuel président du groupe La Dépêche et président du Conseil général du Tarn-et-Garonne, était toujours présidente d'honneur de La Dépêche du Midi. Elle a dirigé le groupe de 1959 à 1995, cédant alors la place à son fils. Évelyne-Jean Baylet a également été la première femme à la tête d'un Département, après avoir été élue présidente radicale du Conseil général du Tarn-et-Garonne en 1970. 

Née en 1913 en Algérie dans une famille d'origine alsacienne, Évelyne Baylet était une figure de Midi-Pyrénées. Professeure agrégée de français, de latin et de grec, elle épouse en 1940 Jean Baylet, alors PDG du groupe La Dépêche. À la mort de ce dernier en 1959 dans un accident de voiture, Évelyne Baylet fait le choix d'accoler le prénom de son mari au sien et prend la direction du groupe. Une direction qu'elle quittera en 1995, laissant le poste à l'un de ses trois enfants, Jean-Michel Baylet. Jusqu'en 2012, elle restera directrice de la publication, fonction occupée désormais par son petit-fils Jean-Nicolas Baylet. Évelyne-Jean Baylet était, jusqu'à sa mort, présidente d'honneur de La Dépêche du Midi.

 

Carrière politique
Évelyne Baylet a également mené une carrière politique dans la région en prenant la succession de son mari à la mairie de Valence d'Agen pour le Parti radical de gauche. Conseillère générale du Canton de Valence de 1959 à 1985, elle sera la première femme présidente d'un Département en étant élue présidente du Conseil général du Tarn-et-Garonne en 1970. Un poste qu'elle occupera jusqu'en 1982. Comme au sein de son groupe, elle a ensuite assuré sa succession en abandonnant ses mandats au profit de son fils Jean-Michel, actuel président du Conseil général du Tarn-et-Garonne, ancien sénateur et président du Parti radical de gauche. Élue régionale dès 1972, Évelyne-Jean Baylet a occupé la vice-présidence du Conseil régional pendant plusieurs années. Deux ans plus tard, elle est nommée membre du Conseil économique et social.

Soutien de l'ancien président de la République François Mitterrand, qui la qualifiait d'"intelligente et courageuse", Évelyne-Jean Baylet aura en effet toujours lutté pour conserver l'indépendance de son groupe de presse. Elle souhaitait "maintenir le cap, suivre la voie tracée par Jean". Figure forte de la vie publique régionale, Évelyne-Jean Baylet aura mené de nombreux combats tout au long de sa vie, notamment pour les femmes au travers du planning familial. Elle a également défendu la presse en étant vice-présidente du syndicat de la presse quotidienne régionale. Évelyne-Jean Baylet est commandeur de la Légion d'honneur, Officier de l'ordre national du Mérite, commandeur des Palmes académiques et Chevalier du Mérite agricole.

Jean-Michel Baylet est aujourd'hui PDG du groupe La Dépêche. Le poste de directeur général adjoint est occupé par son fils Jean-Nicolas, qui est par ailleurs directeur de la publication. Marie-France Marchand-Baylet occupe quant à elle la fonction de présidente du comité financier.

 


Réactions
Le président de la République François Hollande a réagi par communiqué. "Évelyne Baylet était une femme exceptionnelle. En 1959, la vie de cette professeure de lettres issue d'une famille juive alsacienne, bascule avec la mort accidentelle de son mari. Du jour au lendemain, elle assume l'héritage de celui-ci sur tous les fronts : celui de la presse, en prenant les rênes de La Dépêche du Midi ; celui de la politique (...) Ses engagements politiques, notamment en faveur de François Mitterrand, furent constants. Mais, plus que tout, développer et assurer la pérennité de son groupe de presse aura été l’œuvre de sa vie."

Le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc a tenu à rendre hommage à Évelyne-Jean Baylet, "une haute figure qui a marqué la région à travers les importantes responsabilités qu'elle a exercées. Présidente du groupe La Dépêche pendant 36 ans, cette femme cultivée a laissé son empreinte sur la presse quotidienne régionale française. Femme de caractère et de convictions, cette agrégée de Lettres a aussi marqué l’histoire de la politique française. Première femme élue à la tête d'un Conseil général en France, Evelyne Jean-Baylet a dirigé le département du Tarn-et-Garonne de 1970 à 1982. Evelyne Jean-Baylet fait partie de ceux et celles qui ont écrit l’histoire de notre région au XXe siècle. J’adresse nos sincères condoléances à Jean-Michel Baylet, à sa famille, à ses proches ainsi qu’aux salariés du groupe de La Dépêche du Midi."

Martin Malvy, président du Conseil régional de Midi-Pyrénées, a lui salué "le départ d'une grande dame. C’est une femme d’exception qui nous quitte, qui aura dominé pendant plusieurs décennies la vie politique et économique de Midi-Pyrénées. Après la disparition soudaine et dramatique de Jean Baylet, en 1959, Évelyne-Jean Baylet s'est imposé avec l'autorité et le charisme que chacun lui reconnaissait, "patronne" de presse et femme politique, femme de culture que l'on rencontrait encore il y a peu aux concerts de la Halle aux grains. Maintenir la Dépêche du Midi dans sa tradition et sa culture républicaines, moderniser et adapter l'entreprise, tenir compte des évolutions mais ne pas dévier auront guidé son action et contribué à forger le respect que tous lui portaient. Première femme à présider un conseil général, celui du Tarn-et-Garonne, soutien de François Mitterrand dans son accession à la présidence de la République, Évelyne-Jean Baylet fut aussi parmi celles et ceux qui anticipèrent avec Alain Savary la Région naissante dont elle fut, dès 1972, l'une des vice-présidentes. Son nom est à associer à d'autres qui ont incarné l'histoire de la République pendant plusieurs décennies."

Adversaire politique de Jean-Michel Baylet, Brigitte Barèges, maire de Montauban et présidente de la Communauté d'agglomération du Grand Montauban a elle aussi adressé "ses très sincères condoléances". "Nous ne pouvons oublier que Madame Evelyne Jean Baylet fut la première femme élue Maire de Valence d’Agen, à la tête d’un Conseil Général en France. Elle présida en effet le Conseil Général de Tarn-et-Garonne de 1970 à 1982. Femme de tête et de combat, elle s’est investie avec force et ténacité au décès de son époux pour reprendre les rênes de La Dépêche du Midi. Présidente d’honneur de La Dépêche jusqu’à sa disparition, elle est toutefois restée l’ombre bienveillante et la fidèle conseillère de son fils et ensuite de son petit-fils pour leur confier son héritage à la tête du plus grand groupe de presse de Midi-Pyrénées. Elle restera une figure emblématique en Tarn-et-Garonne, une grande dame, et plus largement pour de nombreuses femmes un exemple de réussite."

Le maire PRG de Blagnac Bernard Keller s'est également exprimé. "J’ai fait sa connaissance en 1975 quand, jeune Chef de Cabinet d’Alain SAVARY à la Région Midi-Pyrénées, je suis devenu son interlocuteur concernant les affaires du Tarn et Garonne qu’elle présidait. Femme de caractère et d’autorité naturelle, elle forçait l’admiration par la rigueur de sa démarche professionnelle et politique. Une rigueur toujours trempée dans un pragmatisme de bon aloi et dans une fidélité inébranlable dans ses idées « Radicales » comme dans ses amitiés."

Paul Périé

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Assemblée plénière tendue au Conseil régional de Midi-Pyrénées, Sivens et la réforme territoriale au cœur des débats

Assemblée plénière tendue au Conseil régional de Midi-Pyrénées, Sivens et la réforme territoriale au cœur des débats | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Ambiance électrique lors de l’Assemblée plénière du Conseil régional de Midi-Pyrénées ce mercredi. Le dossier de Sivens a été mentionné par plusieurs élus, provoquant le départ des représentants EE-LV de l’hémicycle. Cette séance consacrée aux orientations budgétaires 2015 sur fonds de réforme territoriale a aussi été marquée par une minute de silence en hommage à l’ancien vice-président en charge de l’Économie, Bernard Raynaud. C’est le PRG Claude Gaits qui prend sa succession. Récit.

Sivens, dans tous les discours
Sivens. C’est avec le lourd dossier du barrage tarnais que Martin Malvy a ouvert ce matin l’Assemblée plénière du Conseil régional (l’avant dernière de 2014). Dénonçant la mort de Rémi Fraisse, "un événement tragique", le président du Conseil régional a appelé l’ensemble des élus à respecter la volonté des parents du jeune homme : l’apaisement. En vain. C’est lors du discours de Jean-Louis Chauzy que la tension est montée d’un cran : le président du Ceser a affirmé qu’ "entre l’anarchie et la démocratie, on choisit la démocratie", ce qui a provoqué un tollé chez les élus EE-LV et Front de gauche, dont certains ont quitté l’hémicycle. "Ce n’est pas l’anarchie sur le site de Sivens, explique Guillaume Cros (EE-LV). Le mouvement est pacifiste mais rien n’a été mis en place pour éviter la crise malgré nos avertissements. Jean-Louis Chauzy est une caricature de la politique à l’ancienne, qui ne prend pas en compte les réalités du terrain." Mais le président du Ceser n’en démord pas : "la remise en question quotidienne de l’État de droit s’appelle l’anarchie".
Plusieurs élus, dont l’UMP Élisabeth Pouchelon, ont dénoncé "l’instrumentalisation politique du drame de Sivens". Martin Malvy lui-même a fait remarqué qu’il n’a pas apprécié les panneaux "Stop Sivens" installés sur les bancs des élus EE-LV.

Claude Gaits succède à Bernard Raynaud

À la demande de Martin Malvy, une longue minute de silence a été observée en début de séance en hommage à Bernard Raynaud, ancien vice-président en charge du Développement économique, décédé le 3 octobre d’un cancer, un instant également dédié à la mémoire de Rémi Fraisse. "Martin Malvy est très affecté. Il comptait beaucoup sur lui, lui faisait confiance", murmure un collaborateur. Son successeur a été désigné ce mercredi, il s’agit du PRG Claude Gaits, président de la commission Artisanat, commerce et très petites entreprises (depuis 1998). Ancien chef d’entreprise, Claude Gaits a "accepté cette désignation, en souvenir de Bernard Raynaud". Ses priorités : "rattraper le retard en matière de robotique et de numérique". Il sera donc chargé du nouveau plan Usine du futur (lire notre article).

Cette nomination politique (Bernard Raynaud était PRG, c’est donc un PRG qui lui succède) a provoqué plusieurs remarques sceptiques. "Bernard Raynaud était un homme exceptionnel. La succession sera difficile", prévoit Gérard Trémège (président du groupe d’opposition Républicains et Territoires). Didier Cujives, un temps pressenti pour le poste, se montre plus indulgent : "Claude Gaits a de l’expérience. Et puis, on apprend en marchant !" Le conseiller régional reconnaît que sa propre désignation "est passée à un cheveu" mais "accepte le jeu politique".

Gérard Poujade a quant à lui été élu à la vice-présidence chargée des Sports et de la vie associative, succédant ainsi à Jean-Claude Traval, décédé il y a quelques mois.

Orientation du budget 2015 : peu de polémique
Les orientations budgétaires présentées aujourd’hui sont marquées par une grande inconnue : la réforme territoriale. "Ce budget est probablement le dernier élaboré sur la base du territoire actuel", a rappelé Martin Malvy. C’est donc dans un contexte d’incertitude juridique et financière que les grandes lignes ont été dévoilées : le budget 2015 prévoit le maintien du niveau d’investissement, avec 3 priorités.
- L’enseignement, la formation et la recherche,
- Le développement économique, à l’innovation et à l’international
- L’aménagement et le développement solidaire équilibré du territoire

L’année 2015 sera la première année de mise en œuvre du programme européen Feder 2014-2020 dont la Région est désormais autorité de gestion et gèrera 1 milliard 792 millions d’euros de crédits européens.

L’épine dans le pied du budget : une perte de 28 M€ de dotations de l’État par rapport à 2013 (- 8 M€ en 2014, - 20 M€ en 2015).
Pour y faire face, Martin Malvy prévoit de recourir à l’autofinancement (le moins d’emprunt possible) et de réduire le budget de fonctionnement.
Alors que les UMP Sacha Briand et Jacques Thouroude se désolent de ne voir "aucune stratégie, aucune perspective claire et très peu de chiffres", Gérard Trémège (groupe d’opposition Républicains et Territoires) reconnaît qu’ "à leur place, on n'aurait pas forcément fait mieux dans un tel contexte". Pour rappel, le budget primitif 2014 s’élevait à 1,8 Md€ (473 M€ étaient consacrés à l’investissement).

Le vote du budget 2015 aura lieu le 20 décembre prochain.

La Réforme territoriale, la grande inconnue
Martin Malvy s’est félicité du discours tenu par Manuel Valls hier soir devant le Sénat (lire notre article). Il s’étonne de la proposition de la commission sénatoriale de ne plus fusionner Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées (lire notre article) : "Je trouve cocasse que les sénateurs du Cantal et du Rhône, en faveur de la fusion de Rhône-Alpes et Auvergne, s’opposent à la fusion entre Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon ! Cette prise de position n’a rien à voir avec l’intérêt général. C’est minable, piètre, lamentable et moche."

Une fusion qui inquiète Jacques Thouroude (Osons Midi-Pyrénées), pour qui la dette de la région voisine risque de pénaliser Midi-Pyrénées : "la dette représente 400€/hab en Languedoc, moins de 100€/hab chez nous !". Réponse de Martin Malvy : "je n’ai pas voulu utiliser cet argument jusqu’à présent, mais on ne pourra plus m’accuser de vouloir mettre la main sur le magot". 

À noter qu'un groupe de travail d’élus régionaux, présidé par Gérard Onesta, a proposé une contribution au débat national, à l’issue de 4 mois de travail. Midi-Pyrénées est la seule Région à avoir mis en place ce type de commission.
Les conclusions adoptées cet après-midi par l’assemblée régionale seront transmises notamment au gouvernement, et aux présidents des assemblées parlementaires.

Sophie Arutunian

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Le centre-ville de Toulouse va changer, que propose l'architecte Joan Busquets ? Interview

Le centre-ville de Toulouse va changer, que propose l'architecte Joan Busquets ? Interview | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it


Joan Busquets

 


L'urbaniste et architecte Joan Busquets a présenté ses projets pour Toulouse devant les élus de la commission de suivi du centre-ville, vendredi 24 octobre. Saint-Sernin, Port Viguerie, le quai de Tounis, l’axe rue de Metz-République sont ses prochains quartiers cibles. Sur le principe, les élus sont d’accords, mais le calendrier de réalisation ne sera connu que mi-novembre.

 

Vous venez de présenter vos prochaines orientations pour la Ville de Toulouse devant les élus de la commission de suivi du centre-ville, quel est le verdict ?
J’ai présenté en effet ma réflexion et ma vision sur le centre-ville et sur l’ensemble de la ville, je suis en phase avec ce qu’attendent les élus. Mais le centre-ville s’étend sur plus de 600 hectares, on ne pourra donc pas tout refaire en quatre ans. La stratégie consiste à choisir quelques endroits clé et à travailler la fluidité entre ces endroits. Je ferai une deuxième présentation à Jean-Luc Moudenc début novembre. Il arrêtera alors un planning de travail avec des priorités.

Quels seront les quartiers concernés par vos propositions dans les prochains mois ?
Il y  en a plusieurs. Par exemple, Saint-Sernin : un espace clé dans la ville dans lequel le monument tient toute sa place. Notre travail va consister à trouver un moyen de le mettre en valeur. Un diagnostic archéologique, sans fouille, va être lancé afin de retrouver l’emplacement de l’ancien cloître. Je réfléchirai ensuite à trouver un moyen de le matérialiser par un jardin ou un aménagement minéral.
Je cherche aussi à redonner des usages à la Garonne, en aménageant des systèmes d’amarrage, j’envisage le fleuve comme un cheminement possible avec des navettes fluviales. Port Viguerie, rive gauche, est un endroit vide dont il faut s’occuper pour que les gens y viennent. Mon projet prévoit la création d’une rampe de descente pour faciliter l’accès aux piétons, une végétalisation des espaces et un point d’amarrage pour permettre à des bateaux de s’y arrêter. 
Même chose Quai de Tounis avec, pourquoi pas, l’aménagement de services et de buvettes sur des quais flottants pendant l’été.
Enfin, j’ai parlé aussi de l’axe qui va de la rue de Metz à la place de la république : je voudrais améliorer la fluidité transversale. On ne peut aujourd’hui traverser la place Esquirol sans ressentir une vraie coupure et de même la station de bus du cours Dillon n’est peut-être pas nécessaire.

 

Où en sont les autres projets : le lien entre le centre ville et Matabiau par l’axe rue Bayard ? Le réaménagement de Jean-Jaurès ? La place de la voiture ? La valorisation des boulevards ?
La priorité en ce moment reste vraiment le centre-ville, la réflexion sur l’octogone se fera à plus long terme. La rue Bayard et les allées Jean-Jaurès font bien le lien entre Matabiau et le centre-ville et l’on peut imaginer qu’avec la nouvelle gare LGV, la façade moderne de la gare sera côté Marengo, accessible depuis Jean-Jaurès, tandis que la façade historique restera le parvis de Matabiau, accessible depuis la rue Bayard.
La rue Bayard n’a pas vocation à devenir piétonne, elle reste simplement un axe plus local et je pense qu’il faut changer l’image de Matabiau dès aujourd’hui en redessinant un parvis plus noble. Nous travaillons par ailleurs avec Europolia sur le projet de Toulouse Euro Sud Ouest et j’espère pouvoir présenter les premiers éléments courant décembre. 
Enfin, concernant la place de la voiture dans la ville, je pense qu’il faut tenir compte du fait que la voiture évolue : dans dix ans la plupart des véhicules seront électriques et non polluants. Les gens qui habitent au centre-ville ont le droit de venir en voiture en ville. Ce qu’il faut éviter en revanche, ce sont les déplacements qui ne servent qu’à traverser la ville.  

Propos recueillis par Béatrice Girard

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Réforme territoriale. La commission du Sénat retoque la fusion de Midi-Pyrénées avec Languedoc-Roussillon

Réforme territoriale. La commission du Sénat retoque la fusion de Midi-Pyrénées avec Languedoc-Roussillon | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it
La commission spéciale du Sénat chargée de la réforme territoriale a modifié, ce mardi 21 octobre, la nouvelle carte des régions dessinée cet été par l'Assemblée nationale. Elle propose aux sénateurs de voter en deuxième lecture pour quinze régions au lieu de treize.

 


Rétablir Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon comme deux entités séparées, mais aussi créer la région Alsace, qui devait, selon le premier vote de l’Assemblée nationale, être associée à Champagne-Ardenne et à la Lorraine. C’est ce qu’a décidé la commission spéciale du Sénat chargée de la réforme territoriale ce mardi 21 octobre.

Pour Midi-Pyrénées, il s’agit du troisième scénario envisagé, après celui de la fusion avec l’Aquitaine et celui de sa fusion avec le Languedoc-Roussillon. Le conseil économique, social et environnemental (Ceser) de Midi-Pyrénées, qui a rendu une étude pour tenter de peser dans le débat sur la réforme territoriale, se prononçait plutôt pour un grand sud-ouest réunissant les trois régions. Car si les affinités historiques et culturelles sont avérées avec le Languedoc-Roussillon, les coopérations avec l’Aquitaine se sont renforcées depuis dix ans, autour de projets comme la MGV Paris-Toulouse via Bordeaux et le pôle de compétitivité Aerospace Valley.

"Il ne faut pas que la question devienne un combat"

« Le problème des régions n’est pas leur taille, mais leurs compétences et leurs moyens financiers. Si les régions s’agrandissent, il leur faut des projets communs. Quoi qu’il advienne, nous militerons pour solidifier notre coopération avec l’Aquitaine », souligne Jean-Louis Chauzy, le président du Ceser de Midi-Pyrénées. Et de reconnaître, en assumant la contradiction avec l’idée de grand sud-ouest, que « le danger, en ajoutant des kilomètres, c’est que les gens se sentent éloignés des prises de décision ». « A force, il ne faut pas que la question devienne un combat et fasse perdre aux concitoyens leur sentiment d’appartenance territoriale », ajoute-t-il.

L’examen du texte en deuxième lecture débutera au Sénat le 28 octobre. Des négociations peuvent s’engager, mais c’est l’Assemblée nationale qui aura, au final, le dernier mot. La nouvelle carte des régions sera arrêtée d’ici les élections régionales de décembre 2015, et devrait accorder davantage de compétences aux conseils régionaux.
Armelle Parion

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Un record de chaleur a été battu ce dimanche à Toulouse

Un record de chaleur a été battu ce dimanche à Toulouse | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it
Ce dimanche 19 octobre, avec 26,3° en moyenne, c'est un record de température qui a été battu à Toulouse et en Haute-Garonne selon Météo France.


Par David Saint-Sernin

Météo France nous l’avait annoncé la semaine dernière. C’est bien un record de chaleur qui est tombé ce week-end en Haute-Garonne.

Avec une moyenne de 26,3° enregistrée ce dimanche, Toulouse a effacé le précédent record.

Des températures bien au-dessus des moyennes de saison qui tournent autour de 20-21°.

 

Encore très chaud ce lundi

Un phénomène qui va se poursuivre ce lundi puisqu’on attend encore 29° cet après-midi, place du Capitole. De quoi potentiellement battre le record de température pour un 20 octobre qui date de 1926 (26,5°).

Le mercure devrait redescendre d’un cran cette semaine même si les températures resteront agréables selon Météo France.

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Réforme territoriale : la fusion Midi-Pyrénées / Languedoc-Roussillon aura bien lieu

Réforme territoriale : la fusion Midi-Pyrénées / Languedoc-Roussillon aura bien lieu | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Les députés ont voté en deuxième lecture, dans la nuit de mercredi à jeudi, l’article 1er de la réforme territoriale, le plus symbolique : il définit la future carte de France. Le scénario à 13 régions est acté. Dès janvier 2016, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon ne feront qu’une seule et même grande région.

L'article 1er du projet de loi de la réforme territoriale a été adopté par l'Assemblée nationale dans la nuit de mercredi 19 à jeudi 20 novembre. Les députés ont ainsi voté en deuxième lecture la carte à 13 régions (22 actuellement), dont la mise en place est prévue pour 2016. Sur la soixantaine d'amendements défendus pour supprimer ou réécrire le projet de loi, aucun n'a été adopté.

Les députés devraient probablement achever jeudi la deuxième lecture de ce texte, qui prévoit aussi de repousser les régionales de mars à décembre 2015, et fera l'objet d'un vote solennel le 25 novembre.

Les réactions

"Le débat a moins porté sur la fusion Midi-Pyrénées / Languedoc-Roussillon que sur le Nord-Pas de Calais et la Picardie, remarque le député socialiste Christophe Borgel. Je ne crois pas qu'il y ait eu d'amendement la-dessus, contrairement à ce qu'avait proposé le sénat. Aujourd'hui, nous réfléchissons à la manière dont va se faire la fusion. Comment se construirons les complémentarités et l'articulation entre Toulouse, Montpellier et les autres villes." Et de conclure : "C'est un moment très important pour la France. L'évolution des métropoles hier et des régions aujourd'hui participe à la construction de l'efficacité territoriale."

"Cette nouvelle région sera très forte sur le plan économique et touristique, se réjouit Catherine Lemorton, députée socialiste de Haute-Garonne. Elle disposera d'une ouverture sur la Méditerranée et de deux centres universitaires importants avec Toulouse et Montpellier." Elle reconnaît cependant qu'une "période d'adaptation et d'adoption mutuelle sera nécessaire entre les deux régions fusionnées".

Au moment où les députés votaient la nouvelle carte des régions, Damien Alary, le président du conseil régional du Languedoc-Roussillon, était "en tête à tête" avec Manuel Valls, le Premier ministre. "Il m'a dit que la loi serait sans doute promulguée à la mi-décembre, explique l'élu socialiste. Je suis légaliste. Je vais donc y travailler tout en défendant ma région, ses habitants et nos politiques actuelles. Il va falloir discuter car il y a beaucoup de flou, poursuit Damien Alary. Quelle sera la capitale ? Où iront le rectorat, l'ARS, la chambre régionales des comptes ? Le Premier Ministre n'a pas encore décidé, mais le gouvernement aura une responsabilité dans ces choix. Préférant parler "d'union" plutôt que de "fusion", Damien Alary conclut : "Il faudra des années pour que les choses se fassent".

Favorable à la réforme, Martin Malvy, président du conseil régional de Midi-Pyrénées, a quant à lui déclaré : "Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon formeront bientôt une seule et même nouvelle région. Il nous reste un an pour nous y préparer. Je souhaite que nous nous mettions le plus rapidement possible au travail, pour faire de cette nouvelle étape de la décentralisation une pleine réussite, au service de nos concitoyens."

Sophie Arutunian, Gael Cérez et Paul Perié

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Les étudiants bloquent l'Université Jean Jaurès à Toulouse

Les étudiants bloquent l'Université Jean Jaurès à Toulouse | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it
Le campement est arrivé dans la nuit au coeur de l'Université. Les étudiants ont établi leur "ZIC", Zone d'Interpellation Citoyenne", une abréviation qui fait écho à la ZAD des opposants au barrage de Sivens.


Le blocage s'est organisé jusqu'au lever du jour. Ce matin, de nombreux cours ont été annulés. 
Les mots d'ordre : condamnation des violences policières et manque de moyens budgétaires pour les Universités. 
Une assemblée générale doit décider dans l'après-midi de la suite qui sera donnée au mouvement.

Une manifestation est prévue cet après-midi dans le centre-ville avec les élèves de Sciences Po et les étudiants de l'Université Paul Sabatier.

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Entretien avec Jean-Luc Moudenc : " Toulouse ne doit pas être oubliée "

Entretien avec Jean-Luc Moudenc : " Toulouse ne doit pas être oubliée " | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse détaille son plan et demande à l'Etat de s'investir plus.

 

Le Point : Redoutez-vous une escalade de la violence à Toulouse ?

Jean-Luc Moudenc : Oui, je la redoute. Depuis près d'un an, nous sommes confrontés, à des faits de diverse nature. Aux guerres entre groupes rivaux liées au trafic de drogue s'ajoute la multiplication des campements illégaux dans la ville. Les gens y vivent dans des conditions très précaires, inacceptables, et cela dégénère comme ce 17 octobre quand une bagarre a provoqué 13 blessés dont un mort. Une telle violence, c'est du jamais-vu à Toulouse.

Que pouvez-vous faire ?

En l'occurrence, ce campement illégal est installé depuis 2012. Nous avons diligenté une enquête sociale depuis plusieurs mois pour en préparer l'évacuation. Mais celle-ci ne pourra se faire que s'il existe une solution de relogement pour les occupants. D'une manière générale, en matière de sécurité, l'Etat fait beaucoup de choses, mais cela ne suffit pas. Il faut redoubler d'efforts. Je ne veux pas que nous soyons les seuls à en produire.

Philippe Saurel, le maire de Montpellier a obtenu le renfort de 20 policiers après avoir comparé sa ville à Chicago. A Bordeaux, qui ne fait guère la une pour des faits divers, la ville dispose de 100 policiers de plus que Toulouse, selon les syndicats. Vous sentez-vous mal traité ?

Je suis très heureux que Bordeaux bénéficie de policiers en nombre et que Montpellier ait obtenu des renforts. Mais je demande avec insistance que Toulouse ne soit pas oubliée. Durant le mandat municipal précédent, la sécurité n'était pas une priorité et le discours tenu était très axé sur la prévention sociale. Il y avait un refus de voir la réalité en face. Et, par conséquent, l'Etat n'avait aucune raison de réaliser des efforts qu'on ne lui demandait pas.

Ne devriez-vous pas agiter les médias comme le maire de Montpellier, par des déclarations spectaculaires, pour obtenir des renforts ?

Chacun sa méthode, chacun son style. J'ai choisi de dialoguer dans un esprit ouvert et constructif avec les autorités de l'Etat, à savoir le ministre, le préfet et le directeur de la sécurité publique. Je pense que ce dialogue portera ses fruits.

Mais il y a urgence...

Oui, c'est pourquoi je me suis mobilisé de longue date.

En tant que maire, vous sentez-vous démuni face à l'insécurité ?

Sur nombre de problèmes d'insécurité lourds, le maire n'a pas la clé : la loi attribue à l'Etat le pouvoir de décider et d'agir. Le grand banditisme, la drogue, les cambriolages, le fondamentalisme religieux représentent une délinquance dure qui ne relève pas de l'autorité municipale. Nous pouvons agir sur un point : tout ce qui participe du vivre-ensemble. La mairie de Toulouse a une volonté nouvelle : s'investir sur les questions de sécurité qui concernent la proximité, la tranquillité, les incivilités. Notre objectif est de soulager la police nationale de certaines tâches. Mais j'attends qu'en retour l'Etat s'engage davantage sur son périmètre. Si chacun fait des efforts, ceux-ci produiront forcément une amélioration.

Vous avez fait campagne sur la montée de l'insécurité. Comprenez-vous l'exaspération des Toulousains ?

Depuis six mois, nous avons donné des instructions nouvelles pour que la lutte contre l'insécurité soit davantage dirigée sur des lieux névralgiques du centre-ville. La police municipale y est plus présente et installe un climat dissuasif pour les petits délinquants et ceux qui font preuve de comportements incivils. Et tout cela, nous l'avons réalisé à moyens constants. Dans les deux ans à venir, nous prévoyons une montée en puissance des moyens nouveaux, tant humains que techniques. Les effectifs de terrain vont être doublés, de 150 à 300 policiers. Nous sommes en train de réformer l'Office de la tranquillité et, dans les six mois, le taux de ses interventions passera de 50 à 70 %. Nous allons être plus réactifs.

Quel bilan faites-vous de l'arrêté antiprostitution que vous avez pris en juillet ?

Positif, pour l'instant. L'objectif de cet arrêté n'était pas de s'attaquer à la prostitution, mais de disperser le phénomène afin de combattre les nuisances. Je rappelle que cet arrêté est provisoire et limité dans l'espace. Nous nous sommes donné jusqu'à la fin de l'année pour un bilan plus consistant. On verra à ce moment-là si on le proroge ou pas, s'il convient ou non d'en modifier le périmètre. En matière d'insécurité, il faut être pragmatique.

Comprenez-vous la polémique que cet arrêté a suscitée ?

Quand on prend des mesures volontaristes en matière de sécurité après des années de laxisme, il ne peut y avoir que des polémiques. Mais celles-ci ne feront en rien vaciller la volonté qui est la mienne.

Les chiffres communiqués par la préfecture, sur les huit premiers mois de l'année, marquent une hausse des atteintes volontaires à l'intégrité physique, des cambriolages (+ 68 % dans le centre-ville) et des vols à la tire (+57,68 % dans le centre-ville)... Quelle est votre réaction ?

Ces chiffres soutiennent mes demandes pour des moyens supplémentaires de police nationale, ainsi que pour l'instauration d'une zone de sécurité prioritaire dans le centre de Toulouse. On ne sait pas toujours qu'un fait délictueux sur quatre se déroule en centre-ville. Cela peut paraître étonnant mais c'est plutôt logique, puisque cet endroit est de loin le plus fréquenté.

Le doublement annoncé des effectifs de la police municipale est-il une manière de pallier les carences de l'Etat ?

Non. Je suis pour un respect strict des compétences. Je ne veux pas de confusion des genres. Mais comment pourrais-je demander à l'Etat de s'investir davantage si moi-même, en tant que maire de Toulouse, je ne le faisais pas ? Je ne demande pas à la police municipale d'effectuer le travail de la police nationale, ni l'inverse. Avec l'Etat, nous sommes coproducteurs de sécurité. Nous sommes en train de récrire avec le préfet la convention en matière de sécurité. Et cela se passe très bien, dans un esprit constructif.

La police municipale ira-t-elle patrouiller demain rue de Kiev, au Mirail, ou aux Izards ?

Jusqu'ici, les policiers municipaux n'étaient pas présents dans les zones urbaines sensibles, à part sur les marchés. Je suis favorable à ce que nous allions dans ce sens, mais uniquement dans le cadre de missions de police nationale. Il ne faut pas, je le répète, qu'il y ait d'ambiguïté.

Dominique Baudis s'était toujours refusé à armer la police municipale. Qu'est-ce qui a changé : vous ou la ville ?

Le contexte, évidemment. La dernière fois où Dominique Baudis a été élu maire, c'était en 1995. Depuis, Toulouse et la société française ont bien changé, étant confrontées de plus en plus à une montée des violences. Nous ne devons pas rester figés dans des conceptions d'autrefois. Il faut anticiper l'avenir.

N'est-il pas paradoxal d'investir dans 350 caméras de vidéosurveillance, alors que vous affichez une volonté de rigueur budgétaire dans tous les autres secteurs ?

J'ai donné des instructions pour que les surcoûts soient payés par une subvention de l'Etat - jusqu'à 50 %, comme le prévoit la loi en la matière. Ce qui restera à la charge de la ville devra être autofinancé. Les économies de fonctionnement que nous avons décidées serviront à financer ce dispositif.

Ne serait-il pas judicieux de disposer de moyens de surveillance amovibles plutôt que de multiplier les installations fixes ?

Les caméras ne doivent pas faire l'objet d'une implantation définitive. Nous devons nous adapter à la géographie de la délinquance, qui est mouvante. Quand elle bouge, les caméras doivent la suivre. Nous devrons en permanence observer la délinquance et adapter les dispositifs en fonction de son évolution.

Trois villes de l'ouest de l'agglo (Colomiers, Blagnac, Tournefeuille) sont situées en "zone police" quand les autres communes sont en "zone gendarmerie". Ne peut-on pas revoir cette organisation ?

Cette discussion dépasse la seule volonté du maire de Toulouse. C'est l'Etat qui décide.

Cela ne vous empêche pas de pouvoir faire des propositions...

Je ne suis pas là pour décider à la place de mes collègues. Ce n'est ni dans mes compétences ni dans mes prétentions. S'il y a des démarches à faire, nous pourrons les faire ensemble s'ils le souhaitent, mais auprès de l'Etat, puisque c'est lui qui a la clé.

Une certaine mutualisation des moyens peut-elle être envisagée entre les communes de l'agglo ?

Les politiques de sécurité publique de proximité ne sont pas de la compétence intercommunale. Par contre, il existe des dispositifs intercommunaux en matière de prévention de la délinquance qui ignorent les frontières entre la ville centre et la périphérie. Faut-il aller au-delà et avoir une politique métropolitaine de sécurité ? Je n'en suis pas sûr.

Pourtant, l'heure est aux transferts de compétences entre collectivités...

Oui, mais dans ce domaine la loi ne le prévoit pas. Un tel dispositif apporterait-il davantage ? Je ne dispose d'aucune étude sur le sujet, ce ne serait pas sérieux de me prononcer en fonction d'a priori.

Toulouse est-elle une ville dangereuse ?

Oui, elle l'est devenue. Ne pas considérer cette évolution malheureuse, c'est ne pas voir la réalité en face.

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1, 2, 3. Le métro c'est désormais jusqu'à 3H du matin chaque vendredi et samedi.

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1, 2, 3. Le métro c'est désormais jusqu'à 3H du matin chaque vendredi et samedi. Et c'est toute l'année !

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Santé : une appli pour trouver un médecin en urgence à Toulouse

Santé : une appli pour trouver un médecin en urgence à Toulouse | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it
Le CHU de Toulouse vient de lancer une application sur mobile pour contacter un médecin où que vous soyiez. Les détails de cette innovation.


Par Anthony Assemat

2014, année numérique pour le CHU de Toulouse. Après le CHU de Metz, et depuis un mois, les hôpitaux toulousains (14 000 salariés) ont développé une appli « CHU de Toulouse » pour téléphones mobiles Android et IOS. Une petite révolution copernicienne pour les patients toulousains. « Avant, il existait un annuaire pour les professionnels plus le site internet pour les patients, depuis environ 5 ans. L’application permet de réunir les deux services« , explique la direction de la communication du CHU.

2000 médecins répertoriés

« Cette appli doit permettre de répondre à un besoin urgent de rendez-vous avec un médecin généraliste », développe Sébastien Barré, webmaster du CHU et pilote du projet.

Concrètement, une fois l’appli téléchargée, vous aurez la possibilité de choisir parmi trois critères (par médecin, par site ou par spécialité), avec les mêmes fonctionnalités que le site internet du CHU. « Ce sont environ 2000 médecins qui sont répertoriés de manière alphabétique, avec une fiche de renseignements sur chacun d’entre eux et leur spécialité. Et notre plus-value, c’est le « click to call », c’est-à-dire que vous pouvez appeler directement pour prendre un rendez-vous, et de façon plus simple que depuis un site institutionnel. Enfin, l’appli marche en zone blanche »,  poursuit Sébastien Barré, précisant qu’un service à destination des sourds et malentendants est présent dans l’appli.

Conseils pour éviter les urgences

Cinq volets d’informations sont à disposition du grand public : la prise de rendez-vous, les plans et accès des différents sites du CHU avec notamment les infos pratiques des transports en commun, une liste des interlocuteurs et des conseils de pratiques à réaliser en cas d’urgence (et aussi pour éviter les urgences…), les contacts des associations de familles et de parents, et la promotion des réseaux sociaux.

En parallèle, fin 2015, sera développé le site internet « MyChu », qui se voudra « une interface entre les professionnels de santé et les patients pour réguler les flux et les demandes« , conclut la direction de la communication du CHU.

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Mission Rosetta : dispositif exceptionnel de la Cité de l'espace pour l’atterrissage du robot sur une comète

Mission Rosetta : dispositif exceptionnel de la Cité de l'espace pour l’atterrissage du robot sur une comète | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it


Maquette du robot Philae à la Cité de l'espace


 


Le 12 novembre, à 510 millions de kilomètres de la Terre, la sonde spatiale européenne Rosetta lancera Philae, un instrument chargé d’analyser le noyau d’une comète évoluant à plus de 55 000 km/h. Pour cette première mondiale, la Cité de l’espace met en place un dispositif spécial pour permettre au public de vivre l’événement en direct.

Le programme est à la hauteur de l’événement. Le 12 novembre, la Cité de l’espace accompagne en direct le robot Philae pour son atterrissage sur la comète Churyumov Gerasymenko. L’entrée est gratuite toute la journée.

Ateliers
Outre la maquette en taille réelle du robot Philae (unique au monde), le public va pouvoir évoluer dans un décor "cométaire" entièrement réalisé pour l’occasion. Toute la journée, des animations auront pour but d’expliquer en quoi l’événement est unique et faire comprendre ce qu’est une comète. "Nous proposerons par exemple un atelier de fabrication de mini-comètes, ou encore un atelier qui permet de sentir les odeurs de la comète", explique Xavier Penot, chargé de médiation à la Cité de l’espace. Quelle odeur peut bien avoir une comète ? "Cela dépend des molécules gazeuses. Sur cette comète il y a des odeurs d’amande, agréables, mais aussi des odeurs d’ammoniaque ou de formol, plutôt infectes !"
D’autres ateliers permettront de se rendre compte des différences de vitesse et de poids sur une comète, où tout est 100 000 fois plus léger que sur Terre.

Plateau TV
Un dispositif de plateau TV sera installé au cœur de la Cité de l’espace pour retransmettre en direct l’événement et bénéficier des commentaires d’experts impliqués dans la mission. Olivier Sanguy, rédacteur en chef du site d’actualité de la Cité de l’espace, sera en direct de l’Esoc (European space operations centre) de l’Esa, à Darmstadt. Des visio-transmissions avec le Musée de l’Air et de l’Espace, et des centres de sciences étrangers sont également prévues, ainsi qu’avec le Musée de l’espace de Houston.

Différents spécialistes de l’Esa et du Cnes (entre autres) seront présents, parmi lesquels Marc Pircher, directeur du Centre Spatial de Toulouse et le passionnant Sylvestre Maurice, astrophysicien et planétologue.

Moment T
Moment clé de la journée : l’atterrissage. "Il doit avoir lieu à 16h35. Mais nous ne serons informés par confirmation radio que 28 minutes plus tard. Nous saurons donc à 17h03 si tout s’est bien passé... ou pas" prévoit Xavier Penot.

Sophie Arutunian

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Olivier Corel, l'émir blanc d'Artigat proche de Merah, en garde à vue

Olivier Corel, l'émir blanc d'Artigat proche de Merah, en garde à vue | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Olivier Corel.

Les enquêteurs de la sous direction antiterroriste ont placé deux personnes en garde à vue, dont Olivier Corel, l’émir blanc d’Artigat. Cet homme né en Syrie se trouve au croisement de toutes les affaires liées à l’islam radical depuis le début des années 2000. Inquiété en 2007 lors du démantèlement d’une organisation qui envoyait des jeunes se battre en Irak contre les Américains il n’avait pas été poursuivi. Il était également proche de la famille Merah. C’est dans le cadre des investigations sur les meurtres du "tueur au scooter" qu’il a été placé en garde à vue.

La seconde personne interpellée serait selon nos informations Karim Mesbah, 34 ans. Cet enfant des Izards est le frère de Yaminah Mesbah, épouse d’Abdelkader Merah.

 

JEAN COHADON

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Sivens. Un projet « médiocre »

Sivens. Un projet « médiocre » | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it
Le projet controversé de retenue de Sivens, dans le Tarn, a pris une tournure dramatique ce dimanche 26 octobre avec la mort d'un de ses opposants, un jeune homme qui habitait la région toulousaine. Le conseil général a annoncé la suspension momentanée des travaux.


 

Ce serait donc bien une grenade offensive qui aurait atteint mortellement Rémi Fraisse. Lors d’une conférence de presse ce mardi 28 octobre, le procureur de la République d’Albi, Claude Dérens, a en effet confirmé que les analyses menées par la police scientifique sur les prélèvements effectués avaient permis de retrouver des traces de TNT sur certains scellés des effets du jeune homme.

« Ces résultats même partiels orientent l’enquête de façon significative puisque la mise en œuvre d’un explosif militaire de type grenade offensive semble acquise au dossier », a déclaré le magistrat en précisant que la « TNT figure dans la composition des charges des grenades lacrymogènes ou offensives utilisées par les gendarmes ». Claude Dérens a par ailleurs annoncé qu’il se dessaisissait de l’enquête au profit du parquet de Toulouse, le code de procédure pénale imposant « la compétence de la juridiction militaire », à savoir le pôle de l’instruction de Toulouse.

 

Deux plaintes déposées

Alors que le dossier Sivens suscite une nouvelle polémique entre le gouvernement et les écologistes, ces derniers critiquant le mutisme de l’exécutif au sujet de la mort du jeune homme et le rôle des forces de l’ordre, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a annoncé la suspension de l’utilisation des grenades offensives dans l’attente des résultats d’une inspection sur leurs conditions d’utilisation lors d’opérations de maintien de l’ordre. Et dans la foulée, Thierry Carcenac, président PS du conseil général du Tarn, a arrêté momentanément du chantier. De leur côté, les parents de Remi Fraisse ont déposé deux plaintes, l’une pour « homicide volontaire » et l’autre pour « violences ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner ».

Bénévole au sein de l’association Nature Midi-Pyrénées et passionné de botanique, Remi Fraisse résidait à Plaisance-du-Touch, près de Toulouse, où son père est conseiller municipal. Il s’était rendu sur le site du projet de barrage de Sivens pour le week-end avec sa copine « un peu en touriste » a expliqué son père qui affirme que son fils n’avait « rien de radical ».

Son corps avait été retrouvé dans la nuit de samedi à dimanche après que des affrontements violents eurent opposé des manifestants au projet de retenue aux forces de l’ordre à l’issue d’une manifestation pacifique qui s’était déroulée dans l’après-midi à proximité du chantier.

 

Des mois d’opposition

Plusieurs affrontements ainsi que des rassemblements et des actions d’occupation, notamment du conseil général du Tarn, porteur du projet, avaient déjà eu lieu depuis le 1er septembre dernier, date du début du déboisement et du défrichement sur le site de la future retenue, dans la partie tarnaise de la vallée du Tescou, en bordure de la forêt de Sivens, sur la commune de Lisle-sur-Tarn.

Après avoir été délogés de dizaines d’arbres qu’ils occupaient pour ralentir le chantier, les opposants au réservoir se sont dispersés autour du site mais n’ont pas quitté ce qu’ils appellent la ZAD - la zone à défendre, en référence à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes - qu’ils ont investie en octobre 2013 autour du chantier du barrage.

Militants, associations, élus écologistes, syndicats altermondialistes sont en effet mobilisés depuis plusieurs mois contre le projet de retenue de Sivens. Ils s’opposent à la destruction des treize hectares de la zone humide du Testet, classée parmi les zones naturelles d’intérêt écologique faunistique et floristique, qui doit être ennoyée par le futur ouvrage. Ils dénoncent également le coût de cette retenue, 8,4 millions d’euros, qui encourage selon eux « un modèle d’agriculture irriguée totalement dépassé ».

Le projet de retenue de Sivens est porté par le conseil général du Tarn et son maître d’ouvrage délégué, la Compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne (CACG) pour assurer le soutien d’étiage du Tescou, un affluent du Tarn qui connaît des fréquentes périodes d’assec, et sécuriser l’approvisionnement en eau des agriculteurs de la vallée.


 

Un projet « médiocre »

Le rapport d’expertise réalisé à la demande de la ministre de l’Écologie Ségolène Royal et publié ce lundi 27 octobre juge le projet de barrage « médiocre » mais estime peu réaliste d’arrêter le chantier. Les deux experts ont notamment pointé l’évaluation « contestable » des besoins « réels » d’irrigation et évoqué « une surestimation du volume de substitution destiné à l’irrigation d’au moins 35 % ».

Qualifiant aussi l’étude d’impact de « médiocre » et le financement du projet de « fragile », les techniciens ont regretté que « « le choix d’un barrage en travers de la vallée (ait) été privilégié sans réelle analyse des solutions alternatives possibles ». Un choix selon eux « d’autant plus regrettable que le coût d’investissement rapporté au volume stocké est élevé ».

« Si le conseil général souhaite poursuivre, nous recommandons un certains nombre d’évolution, d’inflexions de façon à bien utiliser la ressource en eau qui serait stockée et réduire l’impact du projet sur l’environnement », ont résumé devant la presse les deux techniciens, pour qui « continuer sans rien changer est à de multiples titres une erreur ».

Dans un communiqué diffusé ce lundi 27 octobre, le conseil général du Tarn a fait savoir qu’il « prendrait en compte » les préconisations du rapport d’expertise portant sur « une nouvelle répartition des volumes en eau, une amélioration des mesures de compensations environnementales, des conditions de gestion et de tarification de l’ouvrage clarifiées ».

De son côté, le Collectif pour la défense de la zone humide du Testet demande toujours « l’abandon immédiat du projet dans sa version actuelle et l’ouverture d’un processus multi-acteurs sur les alternatives qui sont plus nombreuses que celles préconisées par les experts ». Le collectif pourrait organiser en fin de semaine une marche blanche à la mémoire de Rémi Fraisse.
 

Johanna Decorse

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Ce rapport qui remet en cause la ligne à grande vitesse sud-ouest

Ce rapport qui remet en cause la ligne à grande vitesse sud-ouest | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

La Cour des comptes a remis, ce jeudi 23 octobre, un rapport défavorable à l'extension du réseau ferroviaire à grande vitesse. Avec force arguments. En Midi-Pyrénées, les porteurs du projet n'y voient pas de remise en cause.

 


« Il faut s’accrocher à ce projet ! Pour rivaliser mondialement, il faut mettre les centres-villes de Bordeaux et Toulouse à une heure », campe Alain Di Crescenzo, président de la chambre de commerce de d’industrie de Toulouse, fervent défenseur de la construction de la ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse.

C’est en substance ce qui signifiait aussi Martin Malvy depuis la Chine. Dans un communiqué, le président de la Région Midi-Pyrénées répondait au rapport de la Cour des comptes publié ce jeudi 23 octobre : « Le processus continue selon le calendrier que nous avons négocié avec le gouvernement ». En ce mois d’octobre, l’enquête publique relative au GPSO - pour Grand projet ferroviaire du sud-ouest, qui comprend les lignes TGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne - a été lancée en Aquitaine et Midi-Pyrénées. La mise en circulation des premières rames est dorénavant envisagée pour 2024.

Le financement dans le collimateur

Or le rapport de la Cour des comptes remet en cause la pertinence des lignes ferroviaires à grande vitesse en France, depuis leur construction jusqu’à leur exploitation. Une gabegie financière, selon les magistrats rédacteurs, fomentée à partir d’études de faisabilité qui surestiment les prévisions de trafic et les retombées économiques, entérinée par les élus locaux à partir des seules études techniques sans données véritables sur les financements. Est pointé spécifiquement le tronçon Bordeaux-Tours, sans lequel le GPSO n’a pas lieu d’être puisqu’il doit permettre de relier la capitale girondine et Toulouse à Paris : « La recherche de financement intervient douze ans après le lancement des études et seulement quatre ans environ avant le début des travaux ». De fait, on se souvient dans la région des atermoiements de certains territoires lorsque le budget a été présenté. À l’instar du département du Gers qui refusait en février 2012 d’abonder à hauteur des 8 millions d’euros qui lui étaient réclamés, arguant qu’il s’agissait d’un « chantier d’Etat ».

Alain Di Crescenzo en convient : « C’est un problème que de boucler le budget de notre LGV ». Jean-Louis Chauzy, à la tête de l’association Eurosud Transport, le lobby du GPSO, l’affirme aussi : « Oui, il est urgent de régler le mode de financement des infrastructures de transport. » Pour relier Toulouse à Paris en 3h10, il faut compter approximativement 9,5 milliards d’euros au total. Mais le flou autour de ce chiffre discrédite peu ou prou le projet. « Pour boucler le budget, une étude se justifieraient pour véritablement quantifier les retombées économiques. Certes il y a la rentabilité sur laquelle se focalise la Cour des comptes, mais de nombreux éléments sont induits, parmi eux l’équité du territoire par exemple » poursuit le président de la CCI. « Ce serait une bonne idée qu’une telle étude », insiste-t-il. Dommage qu’elle se pose au regard du rapport, lequel préconise de stopper la plupart des projets de LGV.

Le GPSO, une priorité nationale ?

Martin Malvy continue d’y croire lui aussi et rappelle que le GPSO a été retenu comme « seule priorité de rang un du réseau TGV par le rapport Mobilité 21 (chargé de faire le tri dans les grands chantiers de transport hexagonaux, NDLR) ». Comment effectivement remettre en cause la connexion de Toulouse à Paris ? Et celle de Toulouse avec la Méditerranée dans le cadre de la fusion de Midi-Pyrénées avec Languedoc-Roussillon ? Le rapport de la Cour des comptes souligne bien que la vocation de la grande vitesse ferroviaire est de relier les métropoles. Jean-Louis Chauzy enfonce le clou : « Bordeaux et Toulouse atteignent deux fois la démographie d’Aix et Marseille » déjà équipées du TGV… Mais quarante ans après les débuts du projet TGV, le GPSO arrive bien tard : « C’est sûr que cette liaison aurait dû se faire quand la France en avait les moyens financiers », persifle Alain Di Crescenzo.

Et il s’étonne du coût de construction aujourd’hui, tout comme Didier Migaud, le président de la Cour des comptes, qui évoque « un rapport de un à quinze » entre la construction d’une ligne TGV et l’électrification d’une ligne classique. Le tronçon Tours-Bordeaux coûte 26 millions d’euros du kilomètre, la première ligne TGV entre Paris et Lyon avait coûté 4,8 millions d’euros du kilomètre…

Un réseau TER rénové mais guère amélioré

Une question de financements prise en compte par Martin Malvy, et c’est la première chose qu’il met en avant dans son communiqué : « Je ne peux que souscrire à l’analyse qui consiste à rappeler que le développement du réseau à grande vitesse ne doit pas se substituer à l’entretien du réseau classique. » Le président de Région parle en connaissance de cause pour avoir engagé 321 millions d’euros dans la réhabilitation du réseau ferroviaire de Midi-Pyrénées qui s’est achevé en 2013. L’objectif était de parvenir à 20 millions de voyageurs sur le réseau régional en 2020.

Non sans difficulté. Malgré des voies et des rames flambant neuves, la fiabilité des TER reste toujours problématique, au point qu’en février dernier la Région avait suspendu ses paiement à la SNCF. De quoi relancer les débats, quelques jours justement après l’annonce de la libéralisation du secteur de transport en bus par le ministre Emmanuel Macron. Pour qui roule ce rapport ? En attendant en Midi-Pyrénées, qu’il soit d’intérêt général ou à destination du business, le train, quelle que soit sa vitesse, accumule les retards.
Nathalie Malaterre

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Air France lance son premier Toulouse-Orly avec 10% de biocarburant

Air France lance son premier Toulouse-Orly avec 10% de biocarburant | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Un vol Toulouse-Orly d'Air France a été assuré pour la première fois mardi avec 10% d'un biocarburant à base de canne à sucre et l'opération sera renouvelée une fois par semaine pendant un an, a annoncé le PDG de la compagnie lors de l'inauguration

 

Cette opération baptisée "Lab'line" s'inscrit dans une politique générale de développement durable, a assuré Frédéric Gagey  à l'aéroport de Toulouse-Blagnac, partenaire de l'opération.
Tout en assurant que le transport aérien "est très critiqué mais ne représente que 2% des émissions de CO2, moins que l'industrie de l'informatique et des télécommunications", le patron d'Air France a souligné que "constructeurs, motoristes, compagnies sont mobilisés ensemble pour réduire leur pollution", car le transport aérien est en croissance continue.
A chaque génération d'avion, les émissions sont réduites de 15%, a-t-il précisé.
En ce qui concerne le recours aux biocarburants, Air France se dit conscient "qu'ils ne doivent pas être produits en conflit avec les usages agroalimentaires".
"Le biocarburant que nous utilisons est produit par une filiale de Total  au Brésil à partir de pulpe de canne mais nous espérons bientôt pouvoir utiliser des résidus de la presse", a-t-il indiqué.

Toute l'année, une fois par semaine
"Toute l'année, une fois par semaine, un vol Toulouse-Paris embarquera 10%  de biocarburant" dans le cadre de l'expérience Lab'line, qui inclura
aussi de nombreuses informations des passagers sur les innovations pour un transport aérien vert.

60% de CO2 en moins que le kérozène
Lorsqu'il brûle, le biocarburant dégage autant de CO2 que le kérosène, mais le responsable des énergies nouvelles chez Air France, Hervé Duchamps,et le PDG Frédéric Gagey assurent que "la production de cette molécule produit 80% de CO2 en moins que le kérosène, et qu'après prise en compte du temps d'acheminement, on passe de  80% à 60% de gain".

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Jean Tirole : retour sur la folle semaine du prix Nobel d'économie

Jean Tirole : retour sur la folle semaine du prix Nobel d'économie | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

«J'aime TSE»... La photo prise après l'annonce du Nobel a fait le tour du monde. Jean Tirole est entouré de ses étudiants, souvent étrangers, qui l'ont ovationné./

 

Lundi dernier, Jean Tirole s'est vu décerner le «prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel.» Une distinction qui lui confère une autorité morale incontestable. Retour sur la semaine la plus trépidante dans la vie du fondateur de la Toulouse School of Economics.

Depuis lundi, Jean Tirole multiplie les interviews dans les journaux, sur les chaînes françaises et étrangères, répétant inlassablement les conditions dans lesquelles il a appris la nouvelle de sa «nobélisation».

Lundi 13 octobre, 12 h 15. Dans son bureau de la Toulouse School of Economics, allée de Brienne, Jean Tirole étudie une demande de bourse avec un de ses profs lorsque son téléphone vibre : «J'ai mis du temps à réaliser qu'on essayait de m'appeler. En regardant de plus près, je me suis rendu compte que le numéro qui s'affichait commençait par le 46, l'indicatif pour la Suède ; j'ai commencé à m'étonner un petit peu…» En fait, c'était l'Académie royale des sciences de Suède qui cherchait à le joindre. Alors, tout a basculé subitement : «J'étais tellement étonné que je n'ai pas crié de joie. J'ai fini par comprendre que ce n'était pas un gag. On a l'air bête dans ces moments…»

Lui qui fuyait la presse se retrouve dans un «tourbillon médiatique». Jean Tirole appelle son épouse Nathalie, annonce la nouvelle à sa mère de 90 ans, et se laisse avaler par les micros et caméras. Jean Tirole sait alors qu'il doit se préparer à un marathon. Après la médaille Fields (l'équivalent du Nobel pour les mathématiques) attribuée en août au Franco-Brésilien Artur Avila, après le Nobel de littérature décerné à Patrick Modiano, Jean Tirole est, à 61 ans, le porte-voix d'une France économiquement malade, mais que la désespérance ne doit pas atteindre. Le jury suédois porte un coup fatal au French bashing et semble s'en amuser.

Ce lundi, les journalistes prévenus fondent comme un essaim sur l'ancienne manufacture des Tabacs, entre canal de Brienne et Garonne, siège de l'école de Toulouse, où s'improvise une conférence de presse. Jean Tirole, remis de ses émotions, réalise qu'il va devoir prendre sur lui, braver sa timidité, mais aussi se justifier face à une doxa qui ne voit en lui qu'un chantre du libéralisme. A l'image des grands groupes industriels qui participent au financement de sa fondation Jean-Jacques Laffont.

Puis, Tirole enfile un T-shirt aux couleurs de la «TSE» et rejoint ses étudiants enthousiastes.

La journée du 14 octobre démarre tôt. Jean-Pierre Elkabbach est à Toulouse pour Europe 1. Dans la foulée, Tirole enchaîne les interviews. «ça téléphonait de tous les coins du monde», rappelle Jenny Stephenson qui gère sa communication. Mais le Nobélisé veut rester maître de son emploi du temps. Dans l'après-midi, il dispense son cours à ses doctorants et étudiants de licence, avant d'être le héros attendu d'une petite réception avec le préfet et les représentants de l'université.

Jean Tirole est à Paris pour honorer des rendez-vous pris depuis longtemps sur des programmes de recherche. Et toujours des plateaux télé et des micros qui se tendent. La longue journée s'achève sur l'émission «C à vous» de France5. Jean Tirole est plus détendu. Il arrive sur le plateau d'Anne-Sophie Lapix avec un petit sac qui contient un sweat et un T-shirt imprimé du grand cœur rouge comme une déclaration d'amour à la Toulouse School of Economics. Virole se prête au jeu et répond à ses détracteurs qui ne voient en lui qu'un représentant, un de plus, de cette école de Chicago trop libérale et trop souvent récompensée par le Nobel. «Non, je suis un antilibéral partisan d'une économie de marché bien régulée… La preuve, j'ai accueilli pendant une semaine à Toulouse, mon ami Joseph Stiglitz , prix Nobel d'économie en 2001», prend soin de préciser l'invité. Comme lui, Tirole s'est intéressé aux conséquences des inégalités, à la persistance du chômage et à la fréquence des crises financières.

La semaine s'achève au même rythme, mais avec une présence plus assidue à TSE, avant un week-end de repos et la promesse de retrouver un bonheur paisible en famille avec Nathalie. Mais le chercheur prépare déjà une succession de voyages aux États-Unis. Des séjours qui précéderont les cérémonies du Nobel à Stockholm. Ce sera le 10 décembre. La route du prix Nobel est encore loin d'être achevée.

Il recevra son prix le 10 décembre

Jean Tirole entamera début décembre un autre marathon : conférences de presse à Stockolm, allocution lors d'une grande conférence publique qui suivra la remise officielle du prix prévue le 10 décembre. Ce sera aussi l'heure de recevoir la récompense de 8 millions de couronnes suédoises (environ 878 000 €).

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