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Laissez passer la pluie !

Laissez passer la pluie ! | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Source : Lionel Tressens

https://twitter.com/ltr/status/291101435901390849

 

Jacques Le Bris's insight:

Toulouse la ville où les automobilistes s'arrêtent pour laisser passer les gouttes de pluie.

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Thierry's comment, January 15, 2013 5:32 AM
LOL c'est exactement ça
Toulouse La Ville Rose
From pastel to aerospace
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Toulouse au détail

Une vidéo pour regarder Toulouse autrement et pour la scruter dans ses moindres recoins.
Parce que Tou(louse) est dans le détail.

Réalisée par Manon Bril et Bart dans le cadre du concours de courts-métrages, organisé par l'association Périples, pour les 2000 ans de la ville.


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Régionales 2015 : le FN en tête en Midi-Pyrénées - Languedoc-Roussillon selon un sondage exclusif

Régionales 2015 : le FN en tête en Midi-Pyrénées - Languedoc-Roussillon selon un sondage exclusif | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

C’est le premier sondage sur les élections régionales en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon. En cela, il constitue un repère important dans la bataille politique qui commence et qui devrait s’achever lors du scrutin de décembre.

 

Mais ce n’est qu’une photographie à six mois de l’élection. Elle peut encore bouger. Tous les éléments ne sont pas encore fixés. Ce sondage ne prend en compte que les listes déjà déclarées, d’autres pouvant s’ajouter, susceptibles de modifier plus ou moins les rapports de force. Mais déjà une tendance très nette se dégage : le Front national est en tête au premier tour dans les intentions de vote. Avec 27 %, il devance largement ses principaux adversaires, Les Républicains-UDI (23 %) et le PS (22 %). Il réalise une progression spectaculaire, notamment en Midi-Pyrénées.

Il faut dire qu’à gauche, le paysage politique se révèle très éclaté. Jusqu’à présent, les négociations entre le PRG et le PS qui a désigné Carole Delga comme sa tête de liste, n’ont pas abouti à un accord ; elles ont même tourné au conflit.Les radicaux de gauche constitueront-ils une liste emmenée par Sylvia Pinel ou s’allieront-ils à Philippe Saurel ?Ce sont des hypothèses auxquelles ils travaillent.À défaut de trouver un accord rapidement avec le PS, le PRG est décidé à forcer le destin.

En se lançant dans la bataille, l’ex-socialiste Philippe Saurel, le maire de Montpellier, a décidé d’enrôler des candidats de différents horizons, de droite, de gauche, de l’écologie, du centre. Aura-t-il les moyens politiques et financiers de mener à bout son entreprise ?Réponse sans doute à l’automne.En attendant, il brouille le jeu et pourrait récupérer des candidats dans différentes familles politiques, et mordre un peu dans chaque électorat.Cela est loin de déboucher sur une victoire comme l’indique notre sondage. De leur côté, les écologistes s’efforcent de nouer une alliance avec le parti de gauche.Alors qu’au niveau national, les dirigeants de la gauche ne cessent d’appeler au « rassemblement », c’est la désunion qui prime en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon.

En revanche, les deux composantes de la droite ont réussi à s’entendre pour présenter une liste unique Les Républicains-UDI, pilotée par Dominique Reynié. Mais en coulisses, cette candidature ulcère des élus locaux qui goûtent peu la manière dont le politologue dirige les opérations. Au point que Nicolas Sarkozy a été obligé de « recadrer » Reynié même si celui-ci s’en défend.

Bien que la gauche semble en position de l’emporter au final si elle parvient à fusionner dans de bonnes conditions entre les deux tours, les jeux sont encore loin d’être faits.La dynamique de la campagne qui s’enclenchera au mois de septembre fera certainement bouger les lignes. Les socialistes annoncent le déploiement d’un « dispositif puissant » bien que leur base militante soit affaiblie.Les deux partis de gouvernement (le PS et Les Républicains-UDI)présentent des équipes renouvelées, à l’image de leurs têtes de liste respectives, puisque Carole Delga succède à Martin Malvy et que Dominique Reynié provient de la société civile.Ces changements favoriseront-ils un regain de participation ?A droite comme à gauche, on redoute une forte abstention.Dont on sait qu’elle fait toujours le jeu du Front national.

JEAN-PIERRE BÉDÉÏ

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5 conseils pour affronter la canicule

5 conseils pour affronter la canicule | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Conseil n°1 : Protégez-vous de la chaleur

  • Évitez les sorties et toutes activités physiques (sport, jardinage, bricolage) aux heures les plus chaudes. Si vous devez sortir, restez à l'ombre. Portez un chapeau, des vêtements légers, amples, en coton et de couleurs claires. Emportez avec vous une bouteille d'eau.
  • Fermez les volets et les rideaux des façades exposées au soleil.
  • Maintenez les fenêtres fermées tant que la température extérieure est supérieure à la température intérieure. Ouvrez-les la nuit, en provoquant des courants d'air.

 

Conseil n°2 : Rafraîchissez-vous

  • Restez à l'intérieur de votre domicile dans les pièces les plus fraîches.
  • Si vous ne disposez pas d'une pièce fraîche chez vous, rendez-vous dans des endroits climatisés, dans des lieux ombragés ou frais (supermarchés, cinémas, musées…). Restez-y au moins deux heures.
  • Prenez régulièrement des bains ou des douches et/ou humidifiez-vous le corps plusieurs fois par jour à l'aide d'un brumisateur ou d'un gant de toilette. Vous pouvez également humidifier vos vêtements.

 

Conseil n°3 : Buvez et continuez à manger

  • Buvez le plus possible, même sans soif : eau, jus de fruit…
  • Mangez comme d'habitude en fractionnant les repas (des fruits, des légumes, du pain, de la soupe…).
  • Ne consommez pas d'alcool.

 

Conseil n°4 : Demandez conseil à votre médecin, votre pharmacien

  • Si vous prenez ou si vous voulez prendre des médicaments, même s'ils sont en vente sans ordonnance.
  • Si vous ressentez des symptômes inhabituels.

 

Conseil n°5 : Veillez et aidez les personnes les plus fragiles

  • Demandez de l'aide à un parent ou à un voisin si la chaleur vous met mal à l'aise.
  • Informez-vous de l'état de santé des personnes isolées, fragiles ou dépendantes de votre entourage et aidez-les à manger et à boire.
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L’acquéreur de Toulouse-Blagnac, accusé de corruption, disparaît dans la nature

L’acquéreur de Toulouse-Blagnac, accusé de corruption, disparaît dans la nature | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Mike Poon, le PDG de Symbiose qui a signé l’acquisition de 49,9 % de la société de gestion de l’aéroport de Toulouse-Blagnac (ATB), ferait l’objet d’une procédure de justice en Chine pour corruption. Il a disparu de la circulation depuis un mois. Les opposants au projet de privatisation se délectent de l’affaire.

 

Le 18 avril dernier, Mike Poon déclarait encore à la Dépêche du Midi : « Vous verrez que nous tiendrons les promesses que nous avons faites ». Il déclarait vouloir «  favoriser le développement de vols internationaux et en particulier en provenance de l’Asie et de la Chine » et investir 1,4 milliard d’euros d’ici 2020. Sauf que le nouveau PDG de Symbiose traverse de graves turbulences avec des soupçons de corruption qui pèsent sur lui, entraînant sa démission le 17 juin dernier de la présidence de la direction générale d’une de ses sociétés, en l’occurence, China Aircraft Leasing Company (CALC). Plus troublant encore, selon  le South China Morning Post, le milliardaire chinois aurait disparu depuis plus d’un mois, soit avant l’annonce officielle de sa démission

« Rien ne changera » concernant la reprise de l’aéroport, a assuré le 23 juin, Anne-Marie Idrac, présidente du conseil de surveillance d’ATB à travers la société CASIL Europe, nouveau nom du consortium Symbiose. « Je ne sais pas où est Mike Poon mais, à vrai dire, cela ne m’importe pas tellement. Il est président de Calc. Calc est un loueur d’avion qui n’a rien à voir avec l’aéroport et avec qui je n’ai pas de relations d’affaires », a-t-elle ajouté.

Mais du côté des opposants à la reprise de la plateforme aéroportuaire toulousaine, l’affaire est trop délétère pour ne pas réagir. «Comment peut-on accepter qu’un outil aussi important soit entre les mains d’une entreprise aussi légère et nébuleuse?», s’interroge dans la Dépêche, Marc Péré, maire de l’Union (divers gauche), qui relève, en outre, que la société compte un capital de « 10 000 €, aucun salarié et deux dirigeants».

Chantal Beer Demander, la présidente du Collectif d’opposants à la privatisation, a aussi lâché quelques salves dans les colonnes de la Tribune: « La vente de l’aéroport était déjà sulfureuse avec la présence du groupe Lavalin, interdit de marché public pendant 10 ans par la banque mondiale [...] mais la nouvelle de la démission du PDG de ce groupe ne fait que renforcer les doutes sur la probité des intervenants de cette opération. Les suspicions de corruption doivent amener le gouvernement à publier le pacte d’actionnaires et le projet industriel pour l’aéroport et à renoncer à  contre la privatisation de l’aéroport de Toulouse-Blagnac la vente, sans attendre le recours au conseil d’État que nous avons déposé ». Le collectif  contre la privatisation de l’aéroport de Toulouse-Blagnac ironise sur cette situation rocambolesque au moyen de plusieurs affiches « Wanted ».

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Le confluent Garonne-Ariège est «préservé»

Le confluent Garonne-Ariège est «préservé» | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Le lieu où se rejoignent la Garonne et l'Ariège, très prisé des Toulousains et qui doit être préservé.

 

Le conseil régional Midi-Pyrénées a classé la confluence Garonne-Ariège, aux portes de Toulouse, en «Réserve naturelle régionale». La biodiversité qui a souffert est à préserver.

environnement

Un bel espace occupé par la nature, aux portes de Toulouse, le confluent de la Garonne et de l'Ariège vient d'être classé, le 4 juin dernier, «Réserve naturelle régionale» lors d'un vote du conseil régional Midi-Pyrénées. C'est un lieu prisé des Toulousains qui y viennent faire trempette, se promener, pique-niquer, flâner, surtout le week-end. Les réserves naturelles, végétales et animales, y sont encore nombreuses pour ceux qui savent les observer sur cette longue bande de végétation qui s'étale sur une vingtaine de km depuis Venerque sur l'Ariège et Pinsaguel sur la Garonne, jusqu'à la chaussée de la Cavaletade à Toulouse (au total 600 ha).

L'objectif de cette réserve est d'en préserver davantage la biodiversité, estiment les conseillers régionaux, déjà «mis à mal depuis près de vingt ans», répond un agriculteur, amoureux de la flore et de la faune et déplorant «l'absence de papillons» au bord des chemins.

La biodiversité est ici partout : arbres des ripisylves – forêt riveraine de cours d'eau – est le terrain de jeux favori des reptiles, amphibiens et autres anguilles argentées qui font leur dévalaison dans la Garonne, à l'automne, pendant que les grands saumons remontent le cours du fleuve.

En classant le confluent en réserve naturelle, la Région cherche à optimiser «des moyens de gestion globale, cohérente et partenariale à la mesure de cet espace remarquable» et ainsi «assurer sa préservation». L'eau est un bien qui ne se ménage pas. La convention Ramsar (traité intergouvernemental adopté en 1971 en Iran), rappelle ici en permanence l'importance de la préservation des zones humides. Ces dernières «constituent le type d'écosystème contribuant le plus à la subsistance et au développement humain ; paradoxalement c'est également le plus menacé par l'action de l'homme.»

«Les nombreux services écologiques rendus (épuration et régulation du régime des eaux – 80 % de l'eau potable toulousaine y est prélevée, protection des berges…) et la forte dynamique territoriale sont également des atouts de ce territoire. En plus d'être un cadre de vie de qualité pour la population de l'aire urbaine toulousaine, sa complexité et sa richesse font de lui un support idéal pour l'éducation à l'environnement», explique le conseil régional.

Car sur les nombreux sentiers de pleine nature de la confluence qui invitent à la détente, «les pratiques agricoles doivent être orientées vers une démarche de développement durable», assure l'association Confluence.

 

Espèces menacées

La confluence Garonne-Ariège est un territoire qui fait déjà l'objet de différentes mesures de protection, de valorisation et d'inventaire (sites Natura 2000, inventaires ZNIEFF, arrêtés préfectoraux de protection de biotope, etc.). Confluence Garonne-Ariège est aussi une association qui a milité depuis belle lurette pour le classement de la zone du confluent en réserve naturelle régionale. «Nous avons la chance de vivre à proximité d'une nature exceptionnelle que nous pouvons nous approprier en la respectant», estime Jean-Louis Coll, président de l'association. Zones de divagation des cours d'eau, continuités écologiques, latérales et longitudinales des cours d'eau et espèces «remarquables et menacées» sont au centre du dispositif de cette réserve naturelle, la sixième de Midi-Pyrénées.

Gérald Camier

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Bigflo & Oli - Nous aussi etc.

Bigflo & Oli - Nous aussi etc. | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it
Ajoutée le 16 mars 2015

Premier album "La cour des grands" disponible partout ! http://am.lnk.to/LaCourDesGrands
« Nous aussi » 1er extrait de l’album " L A C O U R D E S G R A N D S "

On y est ! L'album est enfin là ! ;) On a vraiment besoin de vous !
On compte sur vous pour le choper ;)
Merci à tous pour votre soutien et vos partages !!!
Abonnez-vous à la chaine pour ne rater aucun nouveau clip

Rendez-vous sur :
Facebook: https://www.facebook.com/bigfloetoli
Instagram / Snapchat / Twitter : bigfloetoli

En concert à Toulouse au Bikini et à Paris à la Maroquinerie : http://tinyurl.com/datesbfo
Et dans toute la France, on se croise en concert ;)
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Réalisation: Julien HOSMALIN
Production: LORDS - REEPOST

Assistant Réal: Olbek MARTEL
Chef Op: Nils RUINET

Producteur: Florent BOIX
Directeur de production : Tom BERTRAND

Responsable VFX: Olivier Zibret
Graphistes FLAME: Matthieu PLESSIS - Phillippe COURTINAT
Assistants VFX: Melin MILLIASSEAU - Simon GADREY
Coordinatrice VFX: Cécile HOURNAU

1er assistant camera: Maxime MAUJEAN

Chef Electro: Antoine DEPEYRE
Electro: François LANGUILLE

2nd Assistant Réal: Karine MORALES
Accessoiriste: Clémence HAMEL
Maquilleuse: Aurore KRAFT

Montage: Thomas Bonnel - REEPOST
Etalonnage: Anne SZYMKOWIAK
Régisseur: Mickael FELDMAN
Remerciements: Coralie DUARTE - Tarek MAALOUF - Adrien LÉPINEAU - Fiona de RVZ et Djamel des Studios de l'Olivier

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Rugby. Le Stade Toulousain confirme la nomination de Fabien Pelous au poste de directeur sportif

Rugby. Le Stade Toulousain confirme la nomination de Fabien Pelous au poste de directeur sportif | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Fabien Pelous va probablement rejoindre le Stade Toulousain en tant que directeur sportif


Selon le Midi-Olympique, l'ex-capitaine du Stade Toulousain rejoindrait le staff en qualité de directeur sportif. Ce que l'on sait.

Alors que la Ville de Toulouse se prépare à remettre la médaille d’honneur de la Ville à Guy Novès fraîchement (dans les deux sens du terme) débarqué du Stade Toulousain, la vie continue chez les Rouge et Noir. Ainsi, selon le nouveau site du Midi Olympique, Fabien Pelous aurait acté son retour du côté d’Ernest Wallon au poste de directeur sportif. L’ex-capitaine du XV de France rejoindrait ainsi le Stade Toulousain, qu’il a marqué de son empreinte en tant que joueur en y gagnant trois boucliers de Brennus et deux coupes d’Europe.

Une information confirmée, vendredi 12 juin, par le Stade Toulousain, dans un communiqué :

Vendredi 12 juin 2015, le Stade Toulousain a confirmé la nomination de Fabien Pelous au poste de directeur sportif.

Quelle relation avec Ugo Mola ?

Toujours selon le Midi-Olympique, il aurait été préféré à son ancien co-équipier, Emile Ntamack. C’est un nouveau poste qui voit le jour dans l’organigramme du Stade Toulousain. On attend maintenant les précisions quant aux nouvelles missions de Fabien Pelous.

Elles devraient intervenir lundi 22 juin, quand Jean-René Bouscatel, le président du Stade Toulousain, présentera l’organisation prévue pour la saison prochaine. Les observateurs du rugby attendent en effet de savoir quelle articulation sera mise en place avec le nouvel entraîneur, Ugo Mola.

 

Xavier Lalu

Journaliste, chef de projet à Côté Toulouse
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Toulouse. Les premières réalisations du Grand parc Garonne bientôt livrées

Toulouse. Les premières réalisations du Grand parc Garonne bientôt livrées | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

le restaurant flottant éphémère, en place sur le quai de Tounis dès cet été.

 

Le projet de Grand parc Garonne est relancé avec un calendrier établi jusqu'en 2020, pour un budget de plus de 28 millions d'euros. Le réaménagement des trois ports historiques du centre-ville toulousain en fait partie.

 

La reconquête des bords de Garonne, confiée à l’agence TER du paysagiste Henri Bava, avait été actée en 2012 par l’ancienne municipalité toulousaine. L’équipe du nouveau maire Jean-Luc Moudenc a désormais repris le dossier. Mais les objectifs restent les mêmes : mieux articuler ville et nature, valoriser le patrimoine fluvial et paysager, renforcer les usages en lien avec l’eau, établir des continuités piétonnes pour la détente et les loisirs. Le tout en adéquation avec la refonte du centre-ville et de son patrimoine historique, orchestrée par l’architecte catalan Joan Busquets. « L’austérité que nous avons annoncée a aussi pour objectif de porter des projets ambitieux comme celui-ci », a justifié Jean-Luc Moudenc, également président de Toulouse Métropole, faisant allusion à l’augmentation des impôts locaux en 2015.

Sous le mandat de son prédécesseur Pierre Cohen, quarante opérations pilotes sur douze sites identifiés avaient été programmées sur trois ans pour ce Grand parc Garonne, pour un budget de 30 millions d’euros. Certaines, comme la place Saint-Pierre et ses gradins, sont aujourd’hui achevées.

 

Rendre l’île du Ramier accessible

Un nouveau calendrier a été arrêté jusqu’en 2020, et les travaux se chiffrent à 28,7 millions d’euros. Ils concernent trois secteurs : la Garonne aval (6 millions d’euros), Toulouse centre et ses ports historiques (15 millions d’euros), et la partie nord de l’île du Ramier (7 millions d’euros). Il faudra attendre le déménagement du parc des expositions pour envisager l’aménagement de la totalité de l’île et la pérennisation des équipements sportifs, ainsi que la création de la Cité de l’extrême. « Les 3000 hectares du Grand Parc Garonne existent déjà, mais il faut ouvrir les lieux. Le but est que la Garonne soit un point de repère fort pour les habitants, qu’elle retrouve la même place qu’au XIXe siècle, à l’époque des moulins et des barques », explique Henri Bava.

La réappropriation de ce bien commun passe par la valorisation d’un axe principal, nommé Via Garonna, qui s’étend sur 32 kilomètres de berges et traverse sept commune, de Toulouse à Saint-Jory. « Je souhaite connecter des passerelles piétonnes aux berges du Ramier, afin que ces berges ne soient plus à l’arrière-cour », justifie le paysagiste. Les activités nautiques, de pêche, et d’observation de l’environnement seront confortées, et il se pourrait même qu’on puisse de nouveau louer des barques. Le parc situé sur l’île aura également son parcours de santé. La livraison de la partie nord du Ramier est programmée pour 2019.

 

Ginestous-Sesquières et une guinguette quai de Tounis

Les premières opérations de ce vaste projet, envisagé à l’horizon 2030, seront livrées en 2015 : aménagement de la zone Ginestous-Sesquières, reliant, en aval, le Canal du Midi à la Garonne, et installation d’une guinguette flottante sur le quai de Tounis à partir de cet été. « La partie aval de la Garonne est probablement la plus champêtre », assure le maire de Blagnac Bernard Keller. « Nous voulons établir une circulation verte au plus près de la Garonne, et aménager des pistes cyclables et piétonnes, avec une signalétique sur le patrimoine ». La guinguette flottante fonctionnera pour sa première saison, du 18 juillet au 15 septembre, avec 130 couverts et des animations musicales type musette. Des points d’amarrage pour les bateaux seront installés, afin de permettre aux kayakistes de faire une pause.

L’aménagement des trois ports historiques du centre-ville et l’embellissement de leurs quais s’étaleront quant à eux jusqu’en 2018. Le port Saint-Pierre sera le premier livré en 2016, suivi de celui de la Daurade, et enfin de Port Viguerie, à Saint-Cyprien. Pour ce dernier, l’aménagement comporte la suppression du parking et la création d’un circuit piétonnier au-dessus de la Garonne.

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Orages : Le sud-ouest en vigilance orange jeudi après-midi

Orages : Le sud-ouest en vigilance orange jeudi après-midi | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Illustration de grêle tombée sur une école de Toulouse en 2008.

 

Treize départements du sud-ouest de la France seront placés en vigilance orange à partir de 16h ce jeudi et ce jusqu'à minuit vendredi, a annoncé Météo France dans son bulletin de jeudi matin. Il s'agit des départements de la région Aquitaine, de l'Ariège, de la Charente, de la Charente-Maritime, de la Haute-Garonne, du Gers, des Hautes-Pyrénées, du Tarn-et-Garonne et de la Vendée.

 

Une vague orageuse venue d'Espagne

A partir du milieu d'après-midi jeudi, une vague orageuse plus organisée remontera d'Espagne et balaiera une partie sud-ouest du pays, précise Météo France. Sur les départements placés en vigilance orange, ces orages pourront s'accompagner de fortes rafales de vent (voisines de 100 km/h), de chutes de grêle marquées, ainsi que de précipitations intenses en des périodes de temps très courtes. Une accalmie interviendra par le sud-ouest la nuit prochaine, selon le prévisionniste.

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Le candidat de la droite Dominique Reynié veut "suspendre la fusion" entre Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon

Le candidat de la droite Dominique Reynié veut "suspendre la fusion" entre Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Le candidat Les Républicains (ex-UMP) à la présidence de la future grande région, Dominique Reynié, a annoncé aujourd'hui à Toulouse qu'il "demande la suspension de la fusion des régions" jusqu'aux élections de décembre prochain. Il fustige en effet le déroulement de la fusion, pointant notamment "les discussions entre socialistes auxquelles les autres candidats ne sont pas associés". Il désignera néanmoins 13 "référents départementaux" lors d'une réunion à Narbonne dans quelques jours.


"Je demande la suspension de la fusion entre Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon jusqu'aux prochaines élections, et le retour aux affaires courantes." Dominique Reynié (candidat de la droite aux régionales de 2015, investi par l'UMP en avril dernier) a organisé une conférence de presse ce vendredi matin à Toulouse, pour faire cette annonce. Son argument : "la démocratie".

"Je ne trouve pas légitime qu'un État en fin de mandat s'arroge le droit, avant la consultations des électeurs, de déterminer la configuration future du pouvoir régional. Cela n'est pas recevable. Les conseils régionaux doivent travailler à la gestion des affaires courantes. Ils n'ont pas, avant l'été et en catastrophe, à formaliser une région qui n'est à fonder qu'après l'expression de la souveraineté populaire. Nous devons dire aux citoyens comment nous souhaitons travailler et les laisser choisir, et non pas les mettre devant le fait accompli quand plus rien ne pourra bouger."

Pour le candidat néanmoins, cette suspension ne concernerait pas le travail des préfets préfigurateurs, seulement les conseils régionaux. "Que les services de l'État continuent leur travail de proposition, cela ne pose aucun problème." Interrogé sur l'énorme chantier déjà mis en place par les services des conseils régionaux, le candidat balaye le problème d'un revers de main :

"L'état d'avancement du chantier est tellement pitoyable qu'il ne sera pas difficile de le suspendre. On sait déjà que le travail d'harmonisation des services ne sera pas prêt à temps."

 "Mettre les candidats à égalité"

Autre argument avancé par Dominique Reynié : le PS ne joue pas fair-play.

Le politologue-candidat n'a pas été invité à Carcassonne quand François Hollande s'y est rendu le 19 mai, et il le fait savoir :

"Il y a des discussions entre Alary, Delga et Hollande, des discussions entre le gouvernement et les candidats socialistes, sans que jamais aucun autre candidat ne soit invité à débattre. La majorité sortante prépare la fusion dans des réunions privées, c'est inacceptable. Pourrait-on mettre tous les candidats à égalité ? Cette campagne est un match de tennis où l'un des joueurs a les yeux bandés."

Calendrier et programme

Dominique Reynié demande la suspension du processus de la fusion, mais accélère quand même le rythme de sa campagne. Hier, à Toulouse, le candidat a tenu une première réunion "avec des experts, des élus et la société civile" sur l'élaboration de son programme. Son principal cheval de bataille : mettre l'accent sur les ressources financières de la future région et se déplacer en personne à l'étranger pour convaincre les investisseurs de venir sur le territoire. Il a également assisté au meeting de François Fillon. Ce matin, il a tenu une conférence de presse, la première depuis sa désignation à Sète le 25 avril, et prévoit l'ouverture d'un bureau à Toulouse ("pas un local de campagne mais un bureau pour réfléchir", précise-t-il).

Prochaine étape le 13 juin prochain lors d'une réunion à Narbonne : Dominique Reynié y annoncera ses 13 référents départementaux. "Ils ne seront pas forcément candidats eux-mêmes, ce sont des personnes qui connaissent le territoire et qui proposeront des listes départementales", affirme-t-il. Un calendrier plus précis de la campagne sera également annoncé le 13 juin.

Embarras à Toulouse

À Toulouse, la section locale de Les Républicains (ex-UMP) semble quant à elle embarrassée par la conférence de presse donnée ce matin par le candidat (qui confirme avoir sa carte du nouveau parti). "Nous savions qu'il y aurait une conférence de presse mais nous ne savions pas quand. Dominique Reynié autogère sa campagne", affirme une source. "Il aurait pu nous inviter, mais il a six mois pour s'améliorer", souffle un autre cadre du parti.

 

Sophie Arutunian

@SoArutunian

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Le sol violette veut trouver un nouvel équilibre

Le sol violette veut trouver un nouvel équilibre | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it


"Le simple fait d’exister encore est déjà un point positif", lance Bruno de Menna, coordinateur du Sol violette à la veille des quatre ans de la monnaie locale. Lancée en 2011, la monnaie toulousaine compte aujourd’hui plus de 2000 utilisateurs dans l’agglomération. Ces derniers échangent leurs euros au Crédit municipal ou au Crédit coopératif avec un taux de change fixé à 1 euro = 1 Sol. Cette monnaie a pour objectif de stimuler l’économie locale.

 

Une monnaie utilisée à 70 % dans l’alimentaire

Après quatre ans d’existence, elle circule surtout pour les courses du quotidien. Alors qu’elle compte 200 commerçants et prestataires, répartis notamment entre épiceries, librairies, imprimeries, professionnels de santé ou du bien-être, tous n’enregistrent pas des paiements en sol quotidiennement. "70 % des achats se font dans le domaine alimentaire. Pour le reste, l’utilisation du sol n’est pas encore devenue un réflexe" souligne Bruno de Menna. Ce que confirme Fabrice Domingo, gérant de la librairie Terra Nova : "1 % des paiements se font en sol, en majorité chez des personnes militantes ou qui ont le temps de passer dans les comptoirs d'échange".

 

Diversifier les sources de financement

Signe que la monnaie peut encore sortir "du cercle des convaincus" selon les mots de Bruno de Menna. Le paiement grâce à des cartes numériques qui se heurte encore à des obstacles légaux ou le règlement de services municipaux en sols sont pour cela à l’étude. L’association distribue également 30 Sols Violettes par mois à 30 familles suivies par des maisons des chômeurs. "Lorsque l’on a peu de revenu on se dirige vers les produits les moins chers, l'air de rien, la monnaie locale créé du lien entre elles et les questionne sur le sens de leur consommation".

Mais pour s'inscrire dans la durée, le Sol Violette souhaite désormais équilibrer ses sources de financements. De 2011 à 2015, la part du financement par la mairie de Toulouse est passée de 100 % à 55%. Cette année, l’association peut toujours compter sur le soutien du Capitole qui a accordé 85 000 euros de subventions cette année, la même somme qu’en 2014. Toutefois, l’association compte progressivement passer à un tiers de financement public, un tiers de financement privé via des fondations, le reste proviendrait des adhésions. 

 

Delphine Tayac

Jacques Le Bris's insight:
Agenda

Pour fêter ses quatre ans d'existence, l'association Sol violette organise une fête à la prairie des filtres samedi de 10 heures à 22 heures. Agora citoyenne, disco soupe, concerts et dégustation de produits régionaux seront au programme.

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Avis de grosses chaleurs sur le Grand Sud… avant l’arrivée des orages

Avis de grosses chaleurs sur le Grand Sud… avant l’arrivée des orages | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

L’été approche à grands pas et pour la première fois depuis plusieurs semaines, le soleil va s’installer durablement sur le Grand Sud, faisant grimper considérablement les températures ces prochains jours.

Ce mardi, le thermomètre affiche en moyenne 27 degrés à Toulouse, 28 à Albi, Narbonne et Carcassonne. L’atmosphère va encore se réchauffer à partir de mercredi avec des températures proches des 30 degrés dans tous les départements de Midi-Pyrénées, ainsi que dans le Lot-et-Garonne et l’Aude. Les soirées seront lourdes et les nuits beaucoup moins fraîches que ces dernières semaines.

 

Une fin de semaine brûlante

Vendredi, un gros coup de chaud est attendu sur le Grand Sud, avec des températures qui pourraient dépasser les 35 degrés en Aquitaine, notamment dans les Landes. A Toulouse, il fera dans les 31 degrés.

Quelques nuages viendront voiler le ciel de Midi-Pyrénées samedi et faire redescendre le mercure de quelques degrés mais cette baisse ne sera que provisoire puisque Météo France nous promet un dimanche très ensoleillé avec 30 à Toulouse, 31 à Montauban et Narbonne, 30 à Cahors, et 32 à Agen.

 

Un temps lourd et orageux

Mais qui dit grosses chaleurs, dit généralement arrivée des orages. Si lundi sera encore placé sous le signe d’un ciel dégagé, Météo France annonce des intempéries dans tout le Sud-ouest mardi et mercredi prochains. Les prévisions restent à prendre au conditionnel, mais il devrait faire très lourd au cours de ces deux journées marquées par des orages sur l’ensemble de Midi-Pyrénées, l’Aude et le Lot-et-Garonne.

En attendant ces perturbations, profitez de l’ambiance estivale : à vos maillots et crèmes protectrices !

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Economie : Toulouse, la ville phénomène

Economie : Toulouse, la ville phénomène | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Toulouse est le 1er bassin de France en termes de créations d’emplois et d’intentions d’embauche, grâce à un secteur aéronautique très porteur, mais aussi à un écosystème à succès. Grandes entreprises et start-up se côtoient pour faire de Toulouse une ville productive, dynamique et compétitive.

Avec un PIB de 30 Mds€, l’agglomération toulousaine est une métropole régionale relativement riche. Contrairement aux autres grandes villes de France, Toulouse n’a pas connu la révolution industrielle aux XVIIIème  XIXème  siècles. Son essor remonte à l’arrivée de l’aéronautique, il y a environ un siècle. Cette situation historique originale explique d’une part que l’agglomération compte peu d’industries traditionnelles dans les secteurs chimique, métallurgique ou textile.

 

En 2001, la tragique explosion de l’usine AZF a fait disparaître l’une des rares usines de la ville. D’autre part, Toulouse, à la différence de Lille ou de Lyon, n’a pas connu de crise et a pu voir se développer des industries dans des secteurs de pointe, très exigeantes en ressources humaines de haut niveau.

 

 

 

Une métropole puissante  

Toulouse est la 4ème  aire urbaine française. Un habitant de la région Midi-Pyrénées sur trois habite dans l’agglomération toulousaine. «L’aire d’influence de Toulouse se développe spectaculairement en étoile », analyse l’Insee. Dans une région très vaste (la plus grande de l’Hexagone) et très rurale, les couronnes urbaines de Midi-Pyrénées croissent deux fois plus vite que la moyenne nationale.

 

Conséquence, l’aire urbaine de Toulouse concentre 1 emploi salarié sur 2 en Midi-Pyrénées. Et Toulouse est le 1er  bassin de France en termes de créations d’emplois (+29,7% sur 10 ans) et d’intentions d’embauche, grâce à un secteur aéronautique très porteur, mais aussi à un écosystème à succès.

 

 

Toulouse : une ville productive, dynamique, compétitive

«Toulouse est un des fers de lance de la  “France qui gagne”, productive, dynamique, compétitive », explique l’économiste Laurent Davezies. Un dynamisme contagieux, qui ruisselle sur les départements voisins, comme le Gers. De nombreux nouveaux projets de développement ont été lancés pour les 10 ans à venir. La Ligne à grande vitesse permettra de rapprocher Toulouse de Paris (moins de 3 heures) et de créer un nouveau noeud ferroviaire vers l’Espagne.

 

Toulouse : attractivité économique et qualité de vie

L’attractivité économique et la qualité de vie attirent de nouveaux arrivants. Dans la région, la population a augmenté de 1,2% en moyenne par an entre 1999 et 2009, contre +0,6% dans les autres régions françaises, hors Îlede- France, principalement en raison des flux migratoires. Face à cet afflux, la ville est confrontée à un problème : ce qui fait sa force est également sa faiblesse.

 

L’activité industrielle est peu diversifiée et les services sont majoritairement liés au secteur aéronautique, qui représente directement 1 emploi sur 10. Il est nécessaire de diversifier le tissu économique. Pour cela, la métropole mise sur l’innovation et le transfert des compétences, non seulement à partir de l’aéronautique, mais aussi de la bio-santé et de la chaîne agroalimentaire, avec le pôle de compétitivité Agrimip.

 

Le tertiaire en force  

La ville est un important centre d’activités du tertiaire. Un quartier des affaires régional, Compans-Caffarelli, a été créé à cet effet pour répondre à l’importante demande de bureaux dans la cité. Ce quartier comprend 200.000 mÇ de bureaux, 1 centre commercial de 40 boutiques, 1 hôtel 4 étoiles, 1 centre de congrès et la cité administrative. En outre, un nouveau pôle multimodal dans le secteur Marengo-Périoles-Raynal, actuellement à l’étude, a vocation à devenir le quartier d’affaires international de la ville.

 

Informatique et numérique

De nombreuses entreprises du secteur informatique sont implantées à Toulouse, bénéficiant de la qualité de la formation universitaire et des grandes écoles locales, notamment les SSII Atos Origin, Capgemini, IBM, Neo-Soft Services, Osiatis, Sopra Group, Steria et Unilog. La communauté d’agglomération du Grand Toulouse s’est dotée depuis fin 2001 d’une infrastructure métropolitaine de télécommunications (IMT), ce qui dope l’activité dans le secteur numérique. Le fabricant américain de microprocesseurs Intel a même ouvert début de 2012 un centre européen de recherche et développement dédié au smartphone.

 

 

Grands groupes et start-up

Aux côtés des grands groupes, la ville mise aussi sur le dynamisme de la création d’entreprise, à l’image de la TIC Valley, un regroupement de 23 entreprises des technologies numériques implantées à Labège. Des start-up qui ont levé 30 M€  réalisent 17 M€  de CA et ont créé 330 emplois. La TIC Valley vient de lancer le 3ème  appel à candidatures pour le Camping Toulouse, où les entrepreneurs de la TIC Valley coachent de jeunes pousses pour les aider à devenir de vraies PME.

 

Une «super-région» en perspective  

Dans le cadre de la réforme territoriale, dont le premier volet a été adopté par les députés en juillet dernier, la création d’une super-région du Sud-Ouest par la fusion entre Midi- Pyrénées et Languedoc-Roussillon suscite des réactions pour le moins diverses. Martin Malvy, président (PS) de la région Midi-Pyrénées, lui, est persuadé des avantages : «Quand on a comme voisins Provence-Alpes- Côte d’Azur (PACA), Rhône-Alpes et la Catalogne, qui comptent parmi les plus puissantes régions d’Europe, je pense qu’il faut savoir regarder en face l’intérêt général. La seule question qui se pose consiste à savoir si, pour soutenir le développement économique, l’innovation, la recherche et l’enseignement supérieur, bref l’emploi, il vaut mieux avoir ce qui serait la 3ème région de France en population et en richesse, au lieu de se situer en milieu de tableau. Une grande région Midi- Pyrénées et Languedoc-Roussillon de près de 6 millions d’habitants a la capacité d’affronter la compétition avec ces territoires ».

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À Toulouse, l'été de tous les travaux

À Toulouse, l'été de tous les travaux | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Ne pas croire que la circulation sera plus fluide en juillet et en août en ville ou sur le périphérique. De nombreux travaux de voirie sont programmés tandis que le trafic du métro sera interrompu sur la ligne A.

 

Diminution de trafic en ville pendant la période des grandes vacances oblige, l’été reste propice à la multiplication des travaux sur les voies comme sur les infrastructures. Toulouse Métropole, la mairie de Toulouse et Tisséo vont donc déployer toute une série de chantiers dès les prochains jours. Ces travaux auront des conséquences tant en termes de circulation automobile que de mobilité pour les usagers des transports en commun.

Des modifications de circulation sont à prévoir du fait d’entretien, d’aménagement ou de réaménagement des voiries et d’enfouissement des réseaux aériens. Parmi les points noirs à éviter, le Grand Rond, les carrefours Lafourcade et Ozenne-Jules-Guesdes : les pavés blancs sont remplacés car trop glissants. Une opération budgétisée à 200.000 euros. En continuant, un tourne-à-gauche réservé aux bus va être créé au niveau du Fer à cheval. De quoi commencer à désengorger ce rond-point devenu le principal nœud d’embouteillages de la ville selon Jean-Michel Lattes, vice-président de Toulouse Métropole en charge des transports et des déplacements. L’élu indique par ailleurs que ce rond-point fera encore l’objet d’aménagement dans les mois à venir pour améliorer sa traversée.

L’échangeur de Borderouge, en création lui aussi, entraîne un rétrécissement des voies du périphérique et la neutralisation de la bande d’arrêt d’urgence. Cet aménagement perdurera pendant toute la durée des travaux qui prendront fin dans un peu plus d’un an, quand le tablier du pont de franchissement de la rocade sera achevé

 .

La ligne A du métro fermée pour la première fois

Côté transport en commun, les travaux des carrefours Lafourcade et Ozenne-Jules-Guesdes vont affecter le trafic du tramway, qui sera interrompu quelques jours. Une navette prendra le relais. Une autre desservira également la gare Matabiau depuis la station de métro Jean-Jaurès. Car la ligne A sera fermée à partir du 15 juillet. Dans une première phase du 15 juillet au 2 août pour sa partie nord, puis du 3 au 23 août entre Arènes et Basso Cambo. Il s’agit de changer des traverses en bois qui auraient pourries, pour un coût de 1,3 million d’euros.

« C’est la première fois depuis la mise en circulation en 1993 de cette ligne historique du métro toulousain qu’elle sera fermée aussi longtemps », souligne Alexandre Blaquière, le directeur général adjoint au patrimoine et aux investissements de Tisséo SMTC, l’autorité organisatrice des transports dans l’agglomération. De fait, au-delà de soulever l’aiguillage pour remplacer les traverses, nombre de travaux seront opérés, jusqu’à la réfection des parkings silos des Argoulets et de Jolimont. Jean-Michel Lattes précise qu’un service de bus de substitution gratuit est mis en place.

Enfin la station des Carmes fermera tout l’été à partir de 20h, à l’exception des week-ends, pour remettre en état l’éclairage généré par la voûte céleste. La restauration de cette œuvre d’art coûtera 470.000 euros. Une facture qui agace Jean-Michel Lattes, décidé à introduire une clause de pérennité de l’œuvre dans les prochains contrats : « Ces œuvres d’art nous coûtent beaucoup, pas question de ne plus en commander mais je veux que leur entretien soit budgétisé par les artistes. » Retour à la normale le 31 août.


Nathalie Malaterre

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Régionales : le maire de Montpellier Philippe Saurel annonce sa candidature

Régionales : le maire de Montpellier Philippe Saurel annonce sa candidature | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Le maire de Montpellier et président de sa Métropole a officiellement annoncé, le 29 juin, qu'il se présentera aux prochaines élections régionales.

 

"Je confirme mon intention d'être candidat aux élections régionales, a-t-il annoncé face à la presse régionale à Montpellier. Il faut un vrai projet de territoire fondé sur les compétences de la région. Mais aussi une équité territoriale dans l'aménagement et la distribution des compétences, des pouvoirs."

L'annonce intervient après plusieurs mois de teasing savamment entretenus, notamment lors du dernier point presse en date de Philippe Saurel, le 16 juin au lendemain d'une réunion à Matignon où il avait rejeté toute idée d'union de la gauche, et où il disait consulter, attendant que "tous les voyants passent au vert" en vue de cette candidature.

Elle intervient également 48h après que Carole Delga, candidate du PS, a lancé sa campagne, samedi dernier à Montpellier. L'ex-secrétaire d'État avait elle aussi appelé à l'union de la gauche, avant qu'un communiqué de Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG), ne rejette sèchement cette option, en accusant le PS d'hégémonie.

"Si je n'y vais pas, on me dira que je n'ai rien fait"

Philippe Saurel se défend de toute démarche politicienne :

"Je ne suis pas un parti, et je ne discute pas avec les partis. La seule chose qui pourrait faire que je ne sois pas présent au 1er tour des élections régionales, c'est de ne pas avoir réussi à réunir les 186 colistiers dans les 13 départements."

Philippe Saurel indique que les listes départementales seront présentées en octobre. D'ici là, il endossera le rôle du défenseur du Languedoc-Roussillon et de Montpellier, dans un contexte qu'il estime actuellement déséquilibré :

"Actuellement, tous les préfigurateurs de la future grande région sont de Midi-Pyrénées. Ça va être difficile pour le Languedoc-Roussillon d'exister dans ce contexte-là. C'est normal que Toulouse soit la capitale de région, c'est la 4e ville de France. Mais il faut de l'équité. Si je n'y vais pas, s'il n'y a pas de candidat issu de Languedoc-Roussillon, alors on me dirait quoi ? Que je n'ai rien fait."

 Le rôle de l'outsider

Maire de Montpellier, président de Montpellier Méditerrannée Métropole, et candidat aux élections régionales. Alors que Philippe Saurel estime, un an après avoir annoncé qu'il serait maire de Montpellier à plein temps, qu'il "ne peut pas pas mieux défendre Montpellier qu'en allant la représenter à l'élection régionale", il se positionne volontiers dans le rôle d'outsider :

"Le financement de la campagne se fera uniquement par les dons, avec très peu de documents, sans dépenses. Une campagne comme celle-ci, c'est au minimum 700 000 ou 800 000 euros. Nous n'avons pas les chars de Solferino, nous n'avons pas la puissance de feu de l'UMP (désormais Les Républicains, NDLR), nous n'avons pas les réseaux des Verts. Nous n'avons rien."

Pour mener une campagne dans laquelle il sera son propre directeur ("comme dit Podémos, on ne peut rien déléguer en politique"), il sera notamment épaulé par François Delacroix (directeur de cabinet de la ville et de la métropole, mis en disponibilité pour la campagne, ancien directeur de cabinet de George Frêche).

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3 monnaies alternatives à Toulouse

3 monnaies alternatives à Toulouse | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

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l’exemple de Toulouse qui compte trois monnaies locales.

 

Le Sel Cocagne

Le Sel Cocagne est la doyenne des monnaies alternatives toulousaines. Les membres s’échangent sans argent des biens, des services et des compétences en se basant sur le principe du crédit mutuel. Pour obtenir des cocagnes, les usagers doivent proposer un service à la communauté. Sur leur site, ils donnent un exemple : « Jacques entretient le jardin de Marie et reçoit 90 cocagnes. Marie garde les enfants de Pascale et reçoit 80 cocagnes. Pascale tient à jour l’annuaire de l’association et reçoit 300 cocagnes. Plus tard, lors d’une bourse d’échange, Pascale se procurera auprès de Jacques une table à repasser pour 100 cocagnes. » Après l’échange, ils inscrivent la transaction sur le site web afin de mettre à jour leurs soldes de cocagnes.

A travers le monde, il existe environ 2500 associations de ce type réparties dans 25 pays dont 600 en France. Le Sel est appelé monnaie sociale, parce que les usagers décident des règles et peuvent générer eux-mêmes la monnaie qui sera utilisée sur un territoire déterminé. Le prix des biens et services proposés ne correspond pas forcément à leur tarif dans le commerce mais à la valeur que les usagers décident de lui donner.

Généralement, au sein des Sel, l’unité de mesure choisie est le temps (par exemple : 1 heure de travail = 60 cocagnes). Mais les usagers peuvent décider de donner plus de valeur à une activité pénible ou qui nécessite du temps de transport ou une longue formation. Les selistes (nom des usagers) se mettent également d’accord sur le fonctionnement de la monnaie et notamment le débit et le crédit maximum autorisé ou le type de produits et services acceptés.

Comme le Sel Cocagne n’est pas lié à l’euro, tout le monde peut participer sans considération pour la taille de son portefeuille. Chacun est amené à se demander ce qu’il pourrait bien apporter au collectif, ce qui permet de valoriser des compétences non reconnues par le marché (cours de langue ou de musique, garde d’enfants, coup de main au jardin...).

A la fin des années 90, trois selistes ont été traînés devant les tribunaux pour travail au noir. Il ont été relaxés en appel car les conditions retenues pour le travail clandestin n’étaient pas réunies. En règle générale, la pratique du SEL est légale tant que les personnes et les services proposés ne sont pas répétitifs et ne rentrent pas dans le cadre de leur activité professionnelle.

 

Sol Violette

En 2011, une nouvelle monnaie alternative a été lancée à Toulouse. Elle fait partie de la trentaine de Monnaies locales complémentaires (MLC) en circulation en France. Selon Andrea, une des fondatrices, « la monnaie locale complémentaire vient compléter un vide laissé par les monnaies-temps comme le SEL Cocagne. Certaines personnes ne vont pas aller au SEL car ils ont la sensation de ne pas avoir de temps », analyse-t-elle. En effet, la plupart des Sel, après une phase de croissance initiale, voient stagner le nombre de membres et d’échanges. Le Sol Violette entend donc toucher d’autres publics.

Pour obtenir des Sols, il suffit d’adhérer à l’association et de les échanger contre des euros dans une des deux banques partenaires (Crédit coopératif et Crédit municipal) sur la base de 1 € = 1 Sol. Une fois les billets sécurisés en main, les solistes (nom des usagers) peuvent les utiliser pour acheter une baguette, des produits d’épicerie, payer l’imprimeur ou encore le restaurant… En dépensant leur monnaie citoyenne auprès des 188 prestataires reconnus « respectueux de l’homme et de l’environnement », les 1 600 solistes actuels savent que leur argent servira à soutenir les commerces des environs.

Actuellement, plus de 60 000 Sols sont en circulation avec pour vocation de redonner à la monnaie son utilité première : fluidifier les échanges. Ainsi, les monnaies locales complémentaires sont en général fondantes, c’est-à-dire qu’elles perdent de leur valeur au cours du temps. Ceci afin de pousser à l’échange plutôt qu’à l’accumulation. Par exemple, le Sol Violette circule environ trois fois plus que des euros et donc de permettre plus d’échanges avec la même quantité de monnaie.

Autre atout, la monnaie locale permet de placer son argent auprès de banques « éthiques » plutôt qu’auprès de banques crapuleuses, permettant ainsi de développer la force de frappe des premières et de limiter la capacité de nuisance des secondes. En outre, les euros déposés dans les banques partenaires sont utilisés pour financer des projets locaux et solidaires.

Même si elle est encore un lilliputien monétaire, ses créateurs la voient comme un outil « d’éducation populaire » qui permet aux utilisateurs de se réapproprier la monnaie et de comprendre son fonctionnement. Andrea parle « d’aventure apprenante ». En effet, les usagers, répartis en quatre collèges (solistes, prestataires, partenaires et fondateurs) décident ensemble des règles de fonctionnement et des grandes orientations de la monnaie. Pour cette femme énergique, cela « revient à reconstituer une communauté politique, à se poser la question des valeurs, se demander ce qui compte pour nous. On apprend à trouver un consensus ou le consentement, et même à rédiger des motions parlementaires. »

En effet, le mouvement Sol, à Toulouse et ailleurs, a réalisé un travail de lobbying citoyen auprès des autorités pour faciliter la reconnaissance et le développement de cette monnaie. Il a d’abord obtenu l’agrément de la Banque de France et, l’année dernière, les monnaies locales complémentaires ont obtenu un statut légal dans la loi sur l’Economie sociale et solidaire. Un rapport commandé par deux ministères encourage également le développement des monnaies locales. Les membres du Sol veulent maintenant pousser les collectivités à accepter des paiements en MLC. Certaines se sont déjà lancées notamment à Boulogne-sur-mer où les usagers peuvent payer leurs transports en Bou’sol.

 

L’Oseille

Depuis quelques mois, les Toulousains peuvent opter pour une troisième monnaie alternative, l’Oseille, créée par les membres de la Coopérative intégrale Toulousaine. Après avoir longuement étudié le Sel Cocagne et le Sol Violette, ils ont décidé de lancer leur propre moyen d’échange.


« Ce qui me gêne d’abord, c’est que le Sol est indexé sur l’euro, ce qui veut dire que pour obtenir des Sols il faut avoir des euros et qu’on subit ses variations », fait remarquer Vincent, un des premiers utilisateurs. A l’inverse l’Oseille n’a aucun lien avec l’euro, c’est une monnaie sociale qui fonctionne sur le même principe que le Sel Cocagne. Les membres génèrent eux-mêmes leur monnaie en proposant des activités à la communauté sans avoir besoin des banques et la comptabilité est tenue grâce à un logiciel open source (dont le code est accessible à tous) dédié.


« Je vois l’Oseille comme la possibilité d’une monnaie sociale indépendante des pouvoirs politiques, ce qui n’est pas le cas du Sol », poursuit Vincent. Les membres de l’Oseille arguent que les monnaies locales complémentaires sont grandement dépendantes de la volonté politique locale (pour les subventions) et nationale (pour la réglementation). A Toulouse par exemple, pas loin de la moitié du budget de fonctionnement provient des collectivités et notamment de la mairie. Ainsi, lorsque celle-ci a changé de bord l’année dernière, les membres ont cru qu’ils allaient devoir faire une croix sur une partie de leurs financements.

Une dépendance que Frédéric, un des fondateurs du Sol Violette, revendiquait lors d’un entretien en 2013 : « Les intérêts des consommateurs et des producteurs sont différents et peuvent même s’opposer, tandis que la collectivité est censée être garante de l’intérêt général », tentait-t-il de convaincre.

Au sein de l’Oseille et du Sel, il n’y a pas différence entre les producteurs et consommateurs, ils ont tous les mêmes prérogatives et échangent entre eux sur un pied d’égalité. Il ne s’agit pas simplement de consommer local et éthique, « c’est un autre modèle de société », défend Vincent.

Les initiateurs de l’Oseille reconnaissent par contre que les différences avec le Sel Cocagne sont minimes mais selon eux, dans le Sel, la démocratie interne est imparfaite et le logiciel utilisé pour les échanges n’est pas un logiciel libre. « L’Oseille est une expérimentation où on essaie de comprendre ensemble le fonctionnement de la monnaie, les avantages, les limites. Pour expérimenter les choses de façon fine, il est plus intéressant de repartir de zéro », justifie Romain.

Qui va payer pour les hôpitaux ?

C’est sur le terrain politique que ces monnaies se distinguent. Selon Smaïn Laacher, auteur de Les SEL, une utopie anticapitaliste en pratique, cette forme d’échange est « une critique du statut et de la vocation de l’argent comme mode dominant de régulation de l’économie capitaliste ». Pour autant, les Sel revendiquent rarement un positionnement politique clair. Les utilisateurs de l’Oseille, eux par contre, ne cachent pas leur radicalité. Leur but : se passer progressivement de l’euro, de l’Etat et des banques.

Le Sol Violette affiche des ambitions plus modestes. Il veut relocaliser l’économie et la rendre plus humaine en développant l’économie sociale et solidaire. Comme son nom l’indique, cette monnaie locale complémentaire vient en complément de l’euro dont elle pallie aux manquements et aux dysfonctionnements. Pour autant, les défenseurs du Sol Violette sont également très critiques envers l’euro et le système bancaire, mais ils considèrent qu’il est important d’être indexé à l’euro pour ne pas se soustraire à la solidarité nationale. Les prestataires du Sol Violette versent en effet la TVA à l’Etat et paient leurs charges en euros, contrairement aux utilisateurs de l’Oseille et du Sel Cocagne qui eux ne versent rien au Fisc pour les prestations proposées, considérées comme des coups de main occasionnels.

« Mais qui va s’assurer des solidarités ? On n’aura plus d’hôpitaux tels qu’on les connaît ? L’éducation gratuite pour tous, elle va passer où ? Je pense qu’on a besoin d’un Etat pour définir collectivement des minimums communs comme l’éducation ou la santé. Et aujourd’hui, tout cela se paie encore en euros », argue Andrea. Les membres de l’Oseille font le pari inverse. De sensibilité libertaire, ils entendent mettre en place des services publics coopératifs contrôlés par les usagers et qui ne nécessiteraient plus d’intervention étatique.

Une question de pureté

« Le Sol est moins propre et pur que l’Oseille car il est encore en lien avec l’euro et essaie de composer avec le monde actuel : on ne change pas le monde du soir au matin. On a besoin de pureté car ça contribue à aller de l’avant, mais il faut des gens qui se salissent les mains », défend Andrea.

Du côté de l’Oseille, même discours. « On s’enrichit dans la diversité. Maintenant que les deux modèles existent, on peut communiquer et s’enrichir mutuellement. Je pense que chaque groupe a des choses à apporter à l’autre », avance Fredo, qui a passé six mois avec l’équipe du Sol Violette avant d’opter pour l’Oseille.

« Il est amusant d’avoir un éventail de monnaies sociales avec des noms différents qui forment un paysage bigarré, reflet de toutes ces communautés qui s’essayent à d’autres modes de partage et de solidarité. C’est aussi une garantie contre la mainmise et le contrôle d’un petit groupe sur un élément partagé par une plus grande communauté », ajoute Jean-Louis qui précise qu’une parité entre Sel et Oseille est envisagée afin que des utilisateurs partageant des mêmes buts puissent échanger entre eux. Les membres du Sol Violette ont également engagé la réflexion avec le Sel Cocagne pour voir s’ils pourraient rendre compatibles les deux monnaies.

Ensemble ou chacun de leur côté, ces banquiers alternatifs proposent à ceux qui le veulent des voies diverses pour reprendre leur vie en main en utilisant la monnaie, outil qui a servi jusque là à nous asservir.

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Aéroport de Toulouse-Blagnac : Mike Poon, le PDG de Symbiose, démissionne et disparaît

Aéroport de Toulouse-Blagnac : Mike Poon, le PDG de Symbiose, démissionne et disparaît | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Depuis vendredi dernier, Mike Poon, a démissionné de la présidence direction générale de la société China Aircraft Leasing Company (CALC), l'un des plus gros clients d'Airbus en Chine (143 commandes à ce jour) loueur d'avions. Mike Poon était également le PDG de Symbiose, la société chinoise qui s'est portée acquéreur de 49,9% des parts de l'aéroport de Toulouse-Blagnac pour 308 M€. Le directeur financier de CALC a également démissionné. Deux départs soudains qui ont fait plonger le cours de Bourse de CALC de 20% à Shanghaï. L'action a été suspendue depuis jeudi dernier.

 

Des proches du dossier en Chine assurent que Mike Poon avait disparu depuis plus d'un mois soit aux environs du 19 mai en raison d'une enquête lancée par les autorités chinoises au sujet de présomption de corruption entre CALC et son principal client, la China Southern Airlines. Toutefois, la direction de CALC assure n'avoir trouvé aucune irrégularité dans ses relations avec la compagnie aérienne China Southern Airlines et n'avoir reçu aucune demande de la part du gouvernement chinois sur ce sujet. Mike Poon est directement actionnaire de CALC à hauteur de 33% à travers sa société Friedmann Pacific Asset Management. Le gouvernement chinois s'est lancé depuis plusieurs mois dans de vastes opérations anti-corruption à travers tout le pays.

 

Le collectif contre la privatisation de l'aéroport ce Toulouse-Blagnac n'a pas manqué de réagir dans un communiqué: "Il s'agit d'un événement considérable. Cette nouvelle, si elle est avérée, doit faire réfléchir le gouvernement qui ne nous a toujours pas communiqué le pacte d'actionnaire qui lie l'Etat avec CASIL Europe, ni le projet industriel pour l'aéroport. Les suspicions de corruption doivent amener le gouvernement à les publier et à renoncer à la vente, sans attendre le recours au conseil d'Etat que nous avons déposé". 


GIL BOUSQUET

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Toulouse Fête de la Musique 2015 : le programme complet à Toulouse

Toulouse Fête de la Musique 2015 : le programme complet à Toulouse | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Jeudi 28 mai, le programme complet de la Fête de la Musique à Toulouse a été dévoilé avec les têtes d'affiche qui vont jouer place du Capitole, de 18 h à 1h du matin, le 21 juin.

 

« Familiale, festive et bon enfant », c’est la manière dont Frédéric Brasilès, conseiller délégué en charge des fêtes et manifestations à la mairie de Toulouse, définit la soirée de la Fête de la Musique 2015 qui va se dérouler le 21 juin prochain dans la ville rose. « Exigeante », complète Marie Déqué, conseillère déléguée en charge des musiques.

Rendez-vous à 18 h, place du Capitole

Jeudi 28 mai 2015, la mairie a présenté la soirée du 21 juin à Toulouse. Après une journée qui aura vu Rio Loco se délocaliser sur le quai de la Daurade et dans le Jardin Raymond VI pour mettre à l’honneur l’accordéon et rendre hommage à Nougaro, la soirée débutera à 18 h place du Capitole avec le groupe Kanazoe Orkestra. Il jouera environ 45 minutes comme l’ensemble des artistes programmés.

À 19 h, c’est Common Diamond qui prendra le relais dans une parenthèse très années 80 puisqu’il revisitera les tonalités musicales de cette période haute en couleurs. Le groupe a notamment fait partie de la sélection Midi-Pyrénées aux Inouïs du Printemps de Bourges 2015.

Les habitués de Tempo Latino et Jazz in Marciac dans le Gers les ont déjà écoutés. La salsa moderne de Conga Libre enflammera le parvis du Capitole à partir de 20 heures.

À 21 h, Ludivine Aubourg – qui a été mise sur le devant de la scène par l’émission TV de TF1 The Voice et qui est actuellement à l’affiche de Las Vegas Academy sur w9 – sera sur scène avec des musiciens toulousains pour des reprises de grands succès d’artistes internationaux comme Beyoncé et Katy Perry.

Comme nous vous l’avions annoncé en avant-première le 21 mai dernier, les Toulousains de Kid Wise seront chargés de faire monter la température à partir de 22 h. Initialement programmés lors de la Fête de la Musique 2014 par l’ancienne équipe municipale de Pierre Cohen, les Kid Wise, comme le groupe Sidilarsen, avaient fait les frais du changement de municipalité. L’équipe Moudenc souhaitant, à l’époque, remettre à plat le processus du choix des artistes. Depuis cet épisode douloureux, Kid Wise s’est fait une belle réputation dans l’Hexagone, certains qualifiant le groupe de « nouvelle sensation pop francophone ».

Le groupe est notamment passé par le printemps de Bourges en avril 2015. Il a surtout sorti son premier album en mars dernier, un album qui figure déjà parmi les incontournables des sites de téléchargement.


Pour terminer, après 23 heures, c’est la Djette Maeva Carter qui aura la lourde charge de clôturer la soirée avec un bon Mix dont elle a le secret. La jeune femme qui s’est déjà faite une place auprès des rois que sont Bob Sinclar, Antoine Clamaran et David Guetta a notamment été la première femme à mixer sur une base militaire de l’OTAN en Afghanistan.

La Fête de la Musique se déroulant le dimanche soir, la manifestation se terminera officiellement à 1 h du matin.

Jacques Le Bris's insight:


> LIRE AUSSI : Fête de la Musique : tout le programme dans l’agglomération toulousaine


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Carole Delga quitte le gouvernement pour préparer les élections régionales

Carole Delga quitte le gouvernement pour préparer les élections régionales | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

La présidence de la République vient d'annoncer ce mercredi 17 juin un "remaniement technique" qui permet à la secrétaire d'État au Commerce de quitter sa fonction pour se consacrer à la campagne des régionales. La socialiste Carole Delga forme un ticket avec l'actuel président de Languedoc-Roussillon Damien Alary et devrait annoncer son équipe de campagne d'ici à quelques jours.

 

L'annonce était dans les tuyaux depuis quelques jours. Sur proposition du Premier ministre Manuel Valls, François Hollande annonce dans un communiqué ce mercredi 17 juin un "remaniement technique". La secrétaire d'État au Commerce Carole Delga quitte le gouvernement. Elle est remplacée par Martine Pinville. Le poste de ministre de l'Enseignement supérieur, laissé vacant par Geneviève Fioraso pour des raisons de santé, est confié à Thierry Mandon. Ce dernier était jusqu'à présent secrétaire d'État chargé de la Réforme de l'État et de la simplification auprès du Premier ministre, il est remplacé par Clothilde Valter. Enfin, Laurence Rossignol, secrétaire d'État en charge de la Famille, de l'autonomie et des personnes âgées, récupère le portefeuille de l'Enfance.

Ce mini-remaniement va permettre à la tête de liste PS pour les régionales de se dédier entièrement à sa campagne. Le 5 février dernier, elle a été désignée par les militants socialistes pour former un ticket avec l'actuel président de la région Languedoc-Roussillon Damien Alary en vue des élections de décembre prochain.

Une coordinatrice et deux directeurs de campagne

Carole Delga devrait organiser d'ici à la fin de la semaine une première conférence de presse et présenter la composition de son équipe de campagne dans les jours qui viennent. Sa coordinatrice de campagne est déjà connue. Il s'agit de Ghislaine Lala-Alquier, actuellement directrice générale adjointe au Conseil départemental de la Haute-Garonne et qui a pris ses fonctions le 1er juin dernier. Karine Traval-Michelet, maire socialiste de Colomiers, et Alain Bertrand, sénateur PS de la Lozère, seront de leur côté les deux directeurs de campagne. "Ghislaine Lala-Alquier aura un rôle organisationnel, d'intendance alors que les deux directeurs de campagne auront un rôle plus politique", précisait il y a quelques semaines l'entourage de Carole Delga. Un premier comité politique s'est tenu le 25 avril dernier pour commencer à travailler sur le projet socialiste.

Dans une interview accordée à La Tribune-Objectif News le 19 mars dernier, l'ancienne députée de Haute-Garonne confiait déjà ses priorités pour la Région :

"La question du développement économique est centrale. Nous souhaitons qu'il soit basé sur une économie de proximité tournée vers le développement durable, avec un travail d'irrigation par les TPE et les PME, au service de l'emploi. Nous devons par ailleurs être très actifs sur les questions de la culture, du tourisme et de la mise en valeur des ressources naturelles. Notre projet est d'assurer une égalité territoriale sur les treize départements. Bien sûr, nous travaillerons en coopération avec les métropoles. Mais le rôle de la Région est de permettre l'irrigation de l'ensemble des territoires."

Un début de campagne mouvementé

La campagne officielle des régionales ne débutera qu'au mois de septembre, mais les échanges sont déjà musclés entre les candidats. Le 21 mai dernier, Carole Delga s'est montrée favorable à un futur Hôtel de Région divisé entre Toulouse et Montpellier pour répondre à l'inquiétude des élus de Languedoc-Roussillon qui redoutent une politique trop favorable à Toulouse. Ce positionnement a fait l'effet d'une bombe à gauche. Parmi ses concurrents, le candidat d'EE-LV Gérard Onesta, Louis Alliot pour le FN et Dominique Reynié pour les Républicains ont critiqué tous les trois une telle répartition du pouvoir institutionnel.

 

Florine Galéron

@florinegaleron

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Lancement de l'enquête publique unique - ZAC Montaudran Aérospace

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L’enquête publique unique sur la ZAC Toulouse Montaudran Aérospace débute. Vous pouvez y participer du 10 juin au 17 juillet 2015
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Les scénarios pour la 3e ligne de métro

Les scénarios pour la 3e ligne de métro | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Les ingénieurs de Tisséo, de l'AUAT et de la Smat travaillent sur tous les tracés, les stations et les modes de transport de la 3e ligne. Le point sur les différentes variantes.

 

Quelle longueur, combien de stations ?

Les variantes Tisséo que nous avons pu voir vont de 18 km à 25 km de long et de 19 à 24 stations.

 

Quels terminus ?

À l'ouest, deux terminus semblent avoir la faveur : Gare de Colomiers ou Ramassiers, branchés sur la ligne SNCF. À l'est, c'est soit Astrium-Palays, soit Malepère, avec aussi possibilité d'aller jusqu'à Labège La Cadène SNCF.

 

Des rames pas forcément utilisables sur les lignes A et B ?

Les rames de la 3e ligne pourront être différentes de celles utilisées sur les lignes A et B du métro toulousain (Val de Siemens). Métro automatique ou tram-train, les grands fabricants (Siemens, Alstom ou Bombardier…) proposent tous des modèles de métro, tram-train voire de tramway. Un appel d'offres fera jouer la concurrence pour tenter de faire baisser les prix et être plus exigeant sur le cahier des charges.

Le métro a pour atout d'être entièrement souterrain donc sans impact sur la circulation et l'esthétique en surface. Il est plus coûteux à réaliser. Un tram-train peut rouler sur des voies de tram (d'Aéroport à Jean-Maga, par exemple, en utilisant l'infrastructure T2) ou SNCF (le long de la future super-gare Matabiau, de Raynal à Terre-Cabade, ou d'Astrium-Palays à Labège). C'est moins coûteux mais peut-être compliqué à gérer (SNCF). Le tram totalement aérien ou un métro type Val en aérien semblent écartés a priori.

 

Combien de parkings relais ?

Chaque tracé prévoit deux ou trois parcs relais, soit au total sept possibilités : Fontaine-Lumineuse, Ramassiers ou La Crabe côté Ouest ; avenue de la Marcaissonne, Clément-Ader, Cité de l'Espace ou Labège Cadène, côté Est.

 

Combien et avec quel argent ?

Rien n'a filtré sur un éventuel chiffrage de tel ou tel tracé ou de tel ou tel mode. On reste sur 1,7 milliard d'euros annoncés par Moudenc lors de sa campagne (2 milliards en fourchette haute). Les aides de l'état, du département, de la région sont incertaines. L'aide de l'état (20 M€) au prolongement de la ligne B, lui est spécifique. Un partenariat public privé serait rejeté par la Cour des Comptes.

 

Quel calendrier ?

Annoncé pour 2024, on évoque désormais 2028, voire 2030.


Philippe Emery

Jacques Le Bris's insight:

Deux fois plus de passagers sur la ligne A en 2019

La concertation préalable au lancement des travaux prévus sur la ligne A du métro s'est achevée le 3 juin. Saturée aux heures de pointe, elle doit recevoir des rames de quatre wagons, au lieu de deux, à horizon 2019. Quatre stations vont être allongées. Cette saturation de la ligne A, les élus toulousains en ont pris acte il y a 10 ans déjà, en 2005, avec des travaux prévus à horizon 2011. Mais en 2008, la précédente municipalité a choisi de porter ses efforts sur le tramway. Changement de cap avec le changement de majorité : le 25 mars dernier, le comité syndical de Tisséo a acté la modernisation de la ligne A. Conséquence de cette décision, les stations, trop courtes de Basso Cambo, Mermoz, Fontaine Lestang et Patte d'Oiela ligne A vont être allongées. Les travaux nécessiteront la fermeture totale de la ligne A du métro pendant trois étés, de mi-juillet à fin août, en 2017, 2018 et 2019.

 

Philippe Emery

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Pourquoi Toulouse Métropole et le Sicoval ne sont pas près de fusionner

Pourquoi Toulouse Métropole et le Sicoval ne sont pas près de fusionner | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it

Les collectivités de Toulouse Métropole et du Sicoval ont une relation qui oscille entre la coopération et la compétition. Complémentaires sur certaines compétences, elles sont en revanche concurrentes en ce qui concerne le développement économique, le but étant d'attirer le plus d'entreprises sur leurs territoires respectifs. Et si les deux fusionnaient, ne serait-ce pas plus simple ? Pour les présidents des deux collectivités Jean-Luc Moudenc et Claude Ducert, la réponse est nuancée. Une chose est sûre : la question du PLB vient considérablement compliquer les relations entre les deux élus.

 

(...)

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Undiz Machine à Toulouse : un magasin "phygital"

Vidéo Grande Conso à Toulouse où je vous propose de visiter un micro magasin de 45 m2 qui, sous l’enseigne Undiz Machine, propose une expérience d’achat très originale.

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François Fillon : «Il me faut plus que quelques sifflets…»

François Fillon : «Il me faut plus que quelques sifflets…» | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it



François Fillon : «Je suis toujours debout»./Archives DDM, Michel Viala
 


Candidat à l'investiture pour l'élection présidentielle de 2017, François Fillon est ce soir à Toulouse. Entretien avec l'ancien Premier ministre, rival de Nicolas Sarkozy.

À l'invitation de son club Force républicaine, François Fillon, candidat à l'investiture des Républicains pour l'élection présidentielle de 2017, animera une réunion publique ce soir à 19 h 45 salle Barcelone en présence du maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc. Au lendemain du congrès fondateur des Républicains, entretien avec l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, aujourd'hui son rival.

 

Le congrès fondateur des Républicain a eu lieu le week-end dernier. Comment avez-vous vécu les sifflets qui comme Alain Juppé, ont accompagné votre arrivée sur scène ?

Il faut plus que quelques sifflets pour me déstabiliser. D'autant plus que les encouragements ont rapidement pris le dessus. Beaucoup de militants et sympathisants ont été choqués et ils n'acceptent pas ces dérives. Ce qui est dommageable, c'est que ce congrès n'a pas été aussi rassembleur et populaire que prévu. Notre mouvement doit donner l'image d'un parti ouvert à tous les débats et tous les talents.

 

Avez-vous voté pour ou contre le nom des «Républicains» ?

J'étais favorable à ce nom. Mais ce nom nous oblige car quand on prend la République pour étendard on ne la déçoit pas. Le divorce entre les citoyens et la politique est inquiétant. Les Français attendent de nous un comportement digne et des propositions. Les Français veulent des idées et des actes, pas de l'esbroufe.

 

Dans la perspective de la Présidentielle 2017, faut-il organiser des primaires ouvertes à droite pour que les Républicains soient aussi des démocrates ?

Je me suis battu pour instaurer des primaires ouvertes et elles sont désormais dans nos statuts. C'est la méthode la plus transparente, la plus démocratique, pour désigner celui qui sera candidat à la présidentielle de 2017. J'ajoute que c'est le moyen le plus raisonnable pour éviter la dispersion de la droite et du centre.

 

Comment pensez-vous exister au sein d'un mouvement autocentré sur son président, Nicolas Sarkozy ?

Que Nicolas Sarkozy soit apprécié dans notre mouvement est parfaitement compréhensible. Mais nos militants, sympathisants et électeurs ne sont pas uniformes. Ils n'ont pas oublié la défaite de 2012. Ils s'interrogent, attendent que nous fassions tous nos preuves.

 

Qu'est-ce qui vous différencie aujourd'hui de MM. Juppé et Sarkozy dans la course à l'investiture pour 2017, dans votre démarche comme dans vos propositions ?

Je ne juge pas mes concurrents et amis. J'avance avec mes convictions et mon style. Les Français jugeront le moment venu.

 

Vous avez évoqué la possibilité d'abroger la loi sur les 35 heures. Comment procéderiez-vous ?

Il faut arrêter de tourner autour du pot. Les 35 heures, c'est un verrou pour notre productivité et un frein pour les salariés qui veulent améliorer leur situation. Dès le début du quinquennat, il faut le faire sauter. Je propose de le faire par le biais d'accords d'entreprise qui définiront le seuil effectif de déclenchement des heures supplémentaires, l'annualisation ou la modulation du temps de travail et la compensation salariale éventuelle. La loi fixera la seule durée maximum du travail hebdomadaire selon la norme européenne, ce qui constituera en soi une incitation à négocier des accords d'entreprise.

 

Dans l'affaire qui vous oppose à Jean-Pierre Jouyet et aux journalistes du «Monde», pensez-vous toujours que l'on a cherché à vous décrédibiliser ?

Pourquoi le secrétaire général du Gouvernement s'est-il confié à des journalistes en me prêtant des propos infamants que je n'ai jamais tenus ? Certains disent que c'est par maladresse. Moi je crois qu'il y a des raisons politiques à cela. Ma candidature gêne certains. J'ai saisi la justice car je n'accepte pas qu'on me prête des attitudes abjectes que toute ma vie politique vient démentir. Depuis trois ans, je reçois des coups bas. Je suis toujours debout, et j'entends bien aller au bout de mon combat pour relancer notre pays.

 

Propos recueillis par Sébastien Marti

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