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Élections départementales en Haute-Garonne : le Conseil général pourrait-il passer à droite ?

Élections départementales en Haute-Garonne : le Conseil général pourrait-il passer à droite ? | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it


Les 54 élus du Conseil général de Haute-Garonne vont être renouvelés les 22 et 29 mars


 

L’UMP finalise actuellement la liste des candidats qui feront campagne sur les 27 cantons de Haute-Garonne en vue des élections des 22 et 29 mars prochains. Le Conseil général, bastion socialiste présidé par Pierre Izard depuis 1988, pourrait passer entre les mains de la droite et du centre à la faveur du contexte national. Afin de "gagner le département", l’UMP s'allie pour la première fois au Modem et à l’UDI. Arnaud Lafon, maire Modem de Castanet-Tolosan, semble même favori pour présidence du Conseil général en cas de victoire. Découvrez tous les candidats.

La liste UMP-Modem-UDI pour les départementales en Haute-Garonne sera présentée officiellement en janvier, après les derniers ajustements. "Le PS a un peu d’avance sur nous concernant le calendrier", concède Xavier Spanghero, secrétaire départemental adjoint de l’UMP 31 (les socialistes ont en effet présenté leurs candidats il y a plus d’une semaine). Dans l'espoir de remporter la majorité au Conseil général, l’UMP s’allie au Modem et à l’UDI. Ainsi, depuis plusieurs semaines, Laurence Arribagé, secrétaire départementale de l’UMP 31 et Xavier Spanghero négocient avec Jean-Luc Lagleize (président du Modem 31) et Jean Iglesis (président de l’UDI 31) pour présenter une liste commune de 54 candidats (et 54 suppléants). L'accord est selon toutes les parties prenantes "historique".

"La droite et le centre peuvent gagner"
"Il y a encore deux mois, nous partions en campagne pour reprendre des positions. Aujourd’hui, nous partons en campagne pour gagner." Xavier Spanghero, secrétaire départemental adjoint de l’UMP 31, voit dans "l’effondrement du PS" une réelle chance pour la droite de remporter le Conseil général de Haute-Garonne en mars prochain, une terre pourtant acquise à la gauche depuis 1945. "Il y a encore deux mois, c’était un bastion imprenable. Mais la gauche est désunie et nous avons de notre côté conclu un accord unique avec le centre. Beaucoup de bastions PS vont sauter", prédit le cadre de l’UMP 31. "Il y a deux paramètres importants à prendre en compte, développe Jean Iglesis : le taux d’abstention et la montée du FN. Nous ne pouvions pas nous permettre de présenter séparément nos candidats. Il est important de faire front." Même si le président de l’UDI 31 avoue que "quelques arbitrages ont été compliqués sur certains cantons", aujourd’hui la campagne se fait "dans un esprit conquérant". Jean-Luc Lagleize, président du Modem 31, confirme que "le centre et la droite ensemble peuvent gagner le Conseil général", précisant "pas la droite seule".

Qui pour succéder à Pierre Izard en cas de victoire ?
"Tous les candidats qui ont déjà exercé des fonctions exécutives ou qui sont maires de leur commune peuvent prétendre à la présidence du Conseil général en cas de victoire", annonce Xavier Spanghero.

Ainsi, selon ce critère, Philippe Plantade (maire sans étiquette de Bruguières), Pierre-Alain Dinthilac (maire sans étiquette de Labastide-Clermont), Alain Sottil (ancien maire UDI d’Eaunes), Patrick Lasseube (ancien maire Modem de Saint-Lys), Louis Palosse (maire sans étiquette de Mauremont), Michel Aujoulat (ancien maire UMP de Cugnaux), Jean-Marc Dumoulin (maire de Villemur-sur-Tarn, apparenté UDI), Élisabeth Barral (maire sans étiquette de Clermont-le-Fort), Jennifer Courtois (maire sans étiquette de Rieumes), Magali Mirtain Schardt (maire sans étiquette de Castelmaurou), et Marie-Helène Champagnac (ancienne maire sans étiquette de Fronton) peuvent concourir.

Mais un nom revient avec plus d’insistance : celui d’Arnaud Lafon, maire Modem de Castanet-Tolosan depuis 2001. "C’est une personnalité qui a de l’étoffe", selon Jean-Luc Lagleize. Le principal intéressé ne cache pas son ambition : "Je suis disponible si je peux être une valeur ajoutée pour la droite et le centre. Je fais partie de ceux qui ont l’expérience et une vision pour le département", affiche Arnaud Lafon. "Mais pour le moment, l’objectif est de remporter ce département !"

Les candidats
Les conseillers départementaux sont élus au scrutin majoritaire binominal mixte. La droite présente donc 27 binômes en Haute-Garonne (54 candidats auxquels s'ajouteront 54 suppléants). Sur la liste qui sera présentée en janvier, et sous réserve de modifications, 19 candidats sont issus de l’UMP.
Huit candidatures sont réservées à l’UDI, sept pour le Modem, une pour Debout la République (Olivier Arsac). 19 candidats sont "sans étiquette", ou issus de la société civile. "Jean-Luc Moudenc voulait placer ses adjoints et maires de quartiers, des gens de terrain, c’est chose faite", commente Jean Iglesis.

Toulouse 1 : Christophe Alvès (UMP - maire de quartier Lardenne-Pradettes-Basso-Cambo), Marthe Marti (Modem - Maire de quartier Fontaine-Bayonne, Cartoucherie)

Toulouse 2 : Olivier Arsac (Debout La République- adjoint en charge de la sécurité à Toulouse), Ghislaine Delmond (sans étiquette - Maire de quartier Amidonniers, Compans-Cafarelli)

Toulouse 3 : Emilion Esnault (Sans étiquette), Hélène Costes-Dandurand (sans étiquette - Maire de quartier Bonnefoy - Roseraie - Gramont )

Toulouse 4 : André Ducap (UMP), Jacqueline Winnepenninckx (Modem - Maire de Les Chalets, Bayard, Belfort, Saint-Aubin, Dupuy )

Toulouse 5 : Jean-Louis Chavoillon (UMP), Florie Lacroix (UDI - Maire de quartier Rangueil, Sauzelong, Pech-David, Pouvourville )

Toulouse 6 : Franck Biasotto (Sans étiquette - Maire de quartier Saint-Cyprien Croix-de-Pierre - Route d'Espagne), Marie-Jeanne Fouqué (sans étiquette - Maire de quartier Mirail, Reynerie, Bellefontaine )

Toulouse 7 : Laurent Laurier (UDI), Anne Boriello (UMP)

Toulouse 8 : Maxime Boyer (UMP - Maire de quartier du secteur Minimes-Barrière de Paris-Pont-jumeaux), Françoise Roncato (sans étiquette - Maire de quartier Trois Cocus, Borderouge, Croix-Daurade, Paleficat, Grand Selve)

Toulouse 9 : Laurent Lesgourgues (UMP - Maire de quartier Jolimont, Soupetard, Bonhoure), Christine Genarro (UMP) 

Toulouse 10 : Jean-Baptiste de Scorraille (UMP - Maire de quartier Côte Pavée, L'Hers, Limayrac), Sophie Lamant (UDI)

Toulouse 11 : Serban Iclanzan (UMP), Marion Lalanne de Laubadère (sans étiquette)

Auterive : Gérard Oneda (UDI), Françoise Borret (sans étiquette)

Escalquens : Hervé Bocco (UDI), Chantal Gauthier (UMP)

Léguevin : Jean-Marc Valette (UMP), Patricia Pialet (UDI)

Muret : Alain Sottil (UDI), Alexandra Bernard (UMP)

Tournefeuille : Michel Aujoulat (UMP), Sylvie Deguine (Modem)

Portet-sur-Garonne : Eric Gautier (Modem), Élisabeth Pouchelon (UMP)

Castanet-Tolosan: Arnaud Lafon (Modem), Elisabeth Barral (sans étiquette)

Castelginest : Philippe Plantade (sans étiquette), Claudine Machado (sans étiquette)

Plaisance-du-Touch : Patrick Lasseube (Modem), Florence Fabry (UMP)

Blagnac : David Gerson (UMP), Marie-Agnès Espa (Modem)

Saint-Gaudens : Philippe Casamitjana (UMP), Martine Rieugriffe (UMP)

Cazères : Pierre-Alain Dinthilac (sans étiquette), Jennifer Courtois-Périssé (sans étiquette)

Pechbonnieu : Jean-Bernard de Cools (UMP), Magali Mirtain-Schardt (sans étiquette)

Bagnère de Luchon : Philippe Maurin (UDI) + place réservée pour une femme UMP

Villemur-sur-Tarn : Jean-Marc Dumoulin (sans étiquette), Marie-Hélène Champagnac (sans étiquette)

Sophie Arutunian

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Municipales à Toulouse, le Modem lâche la candidate UDI : les réactions

Municipales à Toulouse, le Modem lâche la candidate UDI : les réactions | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it
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Christine de Veyrac

La nouvelle est tombée ce mercredi matin par communiqué de presse : le Modem 31, dirigé par Jean-Luc Lagleize, "suspend sa participation" à la campagne de Christine de Veyrac, au bout de 6 mois. La candidate UDI le regrette, mais affirme "ne pas être ébranlée" par cette décision. De son côté l’UMP Jean-Luc Moudenc confirme que "sa porte est ouverte", tendant une nouvelle fois la main au Modem. Le parti centriste prendra sa décision avant la fin du mois.

"Je regrette la décision du Modem, mais cela me conforte dans ma démarche de faire campagne en dehors des arrangements politiques que d’ailleurs plus personne ne supporte." Christine de Veyrac, qui vient de perdre le soutien du Modem 31 dans sa campagne pour les municipales, reste droite dans ses bottes. La candidate UDI continue de faire campagne comme si de rien n’était puisqu'elle a envoyé aujourd’hui une lettre ouverte aux employés municipaux de Toulouse pour témoigner de son intérêt pour leurs conditions de travail. Modem ou pas, le discours de la candidate ne bouge pas depuis six mois. "Je fais campagne avec les Toulousains, en dehors des codes, et sans me laisser mener par un microsome politico-médiatique qui ne s’intéresse qu’à lui même."

Pourquoi le Modem a changé d’avis
Une candidature "qui n’émerge pas" et une "démarche trop personnelle" sont au cœur des critiques du Modem, qui soutient pourtant Christine de Veyrac depuis l’annonce de sa candidature en février dernier. "La décision de suspendre notre participation à cette campagne a été prise hier soir, de façon collective" précise Jean-Luc Lagleize, qui dirige le Modem 31. Dans son communiqué, le parti centriste explique que "la campagne de Mme de Veyrac n’a pas réellement démarré, sans doute en grande partie à cause de l’absence d’un large soutien de l’ensemble de ceux qu’elle entendait rassembler. Ce qui aurait pu constituer une offre crédible ne s’impose pas dans le paysage toulousain. À ces données s’ajoute la logique d’un affrontement personnel qui ne saurait rendre crédible la perspective d’une alternative à Toulouse." Bref, "cette candidature ne marche pas", conclut Jean-Luc Lagleize.

Le Modem va-t-il rejoindre Jean-Luc Moudenc ?


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Veyrac évoque une 3e ligne de métro et un tramway aérien pour Toulouse

Veyrac évoque une 3e ligne de métro et un tramway aérien pour Toulouse | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it
Christine de Veyrac

 

Ironie du sort… Christine de Veyrac qui avait prévu ce mardi de présenter les points forts de son programme pour moderniser les transports en commun de Toulouse et de son agglomération, est arrivée en retard à son rendez-vous avec la presse parce le métro dans lequel elle circulait a subi une panne. L’incident est tombé à point nommé pour la candidate UDI aux élections municipales qui juge le métro de la Ville rose au bord de l’asphyxie. «C’est le moyen de transport préféré des Toulousains. Mais voilà, pour répondre aux besoins, on impose aux machines des cadences infernales alors que d’autres solutions existent. Le doublement des rames et des quais en est une, et c’est une urgence», a déclaré Christine de Veyrac qui ne s’interdit pas non plus de réfléchir à la création d’une troisième ligne de métro financée par un partenaire privé (PPR).

Elle plaide également pour une remise à plat complète du réseau de bus urbains et pour une nouvelle approche de ce service de transport en commun. «Tisséo doit s’adapter aux travailleurs et aux usagers, et pas le contraire, comme nous le constatons aujourd’hui», observe la candidate centriste. S’inspirant de l’exemple lyonnais où après deux ans de consultation démocratique et d’études, le réseau a été modifié en 48 heures, elle veut engager une réflexion qualitative et quantitative sur les liaisons entre bassins d’emplois et zones d’habitation dense.

Au fléau des embouteillages, Christine de Veyrac veut répondre par l’audace. «Soyons inventifs !», ordonne l’élue de Bruxelles qui convoite le Capitole, et utilise son mandat européen pour regarder «comment ça marche ailleurs». Favorable au projet de tramway aérien imaginé par Pierre Cohen entre Rangueil et l’Oncopole, elle croit aux vertus de ce moyen de transport pour lequel elle a d’autres ambitions. «Pourquoi ne pas relier le Pont des Demoiselles à Matabiau en longeant le canal par aérotram ?», propose Christine de Veyrac, qui suggère aussi de privilégier le tram/train au tram ordinaire. «Il suffirait de construire un tronçon de voie ferrée entre la Vache et Les Ramassiers pour obtenir le contournement complet de Toulouse sur lequel pourraient circuler rames de trains et de tramway», suggère enfin la candidate en considérant que la deuxième rocade évoquée par Jean-Luc Moudenc «ne résoudrait rien…».

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