Toulouse veut faire rouler des bus sur les bandes d’arrêt d’urgence de sa rocade. | Toulouse La Ville Rose | Scoop.it
À Toulouse, les élus envisagent de faire rouler des bus sur la bande d'arrêt d'urgence de la rocade afin de favoriser les transports en commun.

 

Par David Saint-Sernin

Faire rouler des bus sur la bande d’arrêt d’urgence de la rocade à Toulouse. L’idée fait son chemin. En visite il y a quelques jours à Toulouse, le ministre des Transports Frédéric Cuvillier a lui même donné un coup de pouce en annonçant une expérimentation prochaine du dispositif sur certaines autoroutes et rocades urbaines.

L’idée est d’autoriser les bus de transport en commun à emprunter, seulement en cas de bouchon, les Bandes d’arrêt d’urgence (BAU).

Dispositif seulement utilisé en cas de bouchons

« Ce qui est très intéressant pour garantir des temps de trajet et avoir une offre de transport efficace », assure Régis Godec, élu Europe Écologie- Les Verts à la mairie de Toulouse. Concrètement, la BAU ne serait utilisée par les bus qu’en cas de ralentissement de la circulation, en dessous de 30 km/h, comme il est écrit dans la réglementation actuelle. Seuls les bus parfaitement identifiés et conduits par des agents formés pourraient rouler sur cette voie. La vitesse maximale autorisée y serait limitée à 50 km/h pour des raisons évidentes de sécurité. Suffisant pour rendre le bus attractif quand les voitures sont à l’arrêt. À Londres ce dispositif testé sur une voie d’autoroute de 6 km a permis aux bus de gagner plusieurs minutes de temps de trajet.

De toute évidence, Toulouse, qui cherche des alternatives au tout voiture, pourrait être intéressée. Elle est même « candidate », selon Pierre Cohen, le maire de Toulouse

Pierre Cohen va en discuter avec le ministre

Pour l’élu, l’annonce de Frédéric Cuvillier a été « une agréable surprise ». Mais pour l’heure, la réflexion n’en est qu’à ses balbutiements aussi bien sur le plan technique que financier. « C’est un débat qui existe depuis très longtemps à Toulouse, notamment avec les écologistes et à partir du moment où la proposition n’entraîne pas une réduction des voies de circulation, nous sommes prêts à réfléchir à la mise en place du dispositif à Toulouse, d’autant plus dans le cadre d’une expérimentation conduite par l’État. C’est quelque chose dont je rediscuterai avec le ministre prochainement », explique l’édile.

Les Verts pensent déjà à un tracé

Un Pierre Cohen qui n’exclut pas de s’emparer de la proposition dans son programme électoral. De leur côté, les Verts sont déjà dans les starting-blocks. « Il y a bien sûr à prendre à compte la réalité des difficultés techniques sur les bretelles d’accès mais ces difficultés peuvent être surmontées. Avec cette mesure, on pourrait très bien imaginer une ligne entre Saint-Martin du Touch et Ramonville qui permettrait de relier plusieurs bassins d’emplois comme l’Oncopole et Basso Cambo et de se connecter à plusieurs lignes de transport en commun. On obtiendrait ainsi une radiale qui fonctionne dans le sud et l’ouest toulousain », explique Régis Godec.

 

(L’article dans son intégralité est à retrouver dans le numéro 7001 de Voix du Midi Toulouse en kiosque jusqu’à ce mercredi 11 décembre)